Le vocabulaire de l'auteur
Un glossaire pour celles et ceux qui écrivent, qui veulent écrire, ou qui écrivent sans savoir qu'ils écrivent.
✦ propre à Ose Écrire·✦✦ Cosmogonie Ose Écrire
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- Agent littéraire
- L'intermédiaire entre un manuscrit abouti et les maisons d'édition. Il défend ton texte auprès des éditeurs, négocie le contrat, et se rémunère sur un pourcentage de tes droits (par exemple).
- Beaucoup moins répandu en France que dans les pays anglo-saxons, où passer par un agent est presque la norme. Si ton texte est propre, fini, et qu'il vise l'édition traditionnelle, c'est vers lui qu'il faut aller et pas vers moi. Le jour où tu cherches un agent, tu as déjà réglé (presque) tout ce sur quoi je travaille.
- Lire : Coach littéraire, book doctor, script doctor : qui fait quoi
- Alpha-lecteur
- Celui qui lit ton texte pendant que tu l'écris, chapitre par chapitre, au fil de l'eau. Il arrive avant le bêta-lecteur, qui découvre lui un premier jet terminé. Voir bêta-lecture.
- Le poste le plus délicat de tous. Un regard extérieur qui arrive trop tôt fabrique un texte qui ressemble à celui qui regarde. Si tu prends un alpha-lecteur, choisis quelqu'un capable de te dire ce qu'il ressent sans te dire ce que tu devrais faire. La nuance est mince et elle change tout.
- Lire : Coach littéraire, book doctor, script doctor : qui fait quoi
- ANCRAGE (L')
- La séance de bouclage dans Ose Écrire. Le moment de planter ses racines dans sa transformation. Après le parcours, on regarde ce qu'on a fait naître, ce qu'on a laissé partir, ce qu'on veut continuer.
- Tu compares ton bilan du jour 1 avec celui du jour 240. En général, tu pleures. Et c'est la lucidité qui fait ça, plus que la tristesse. Le chemin, quand il est là noir sur blanc, ne te laisse plus te raconter que tu n'as « pas tant changé que ça ».
- Antagoniste
- Le personnage ou la force qui s'oppose au protagoniste. Celui qui crée l'obstacle, la tension, le conflit.
- Imagine le mec qui te pousse (sans le faire exprès ?) dans la file d'attente. Tu le détestes. Mais c'est en te rattrapant que tu réalises que tu tiens sur tes jambes. Un bon antagoniste a besoin d'être convaincu d'avoir raison, bien plus que d'être « méchant ». C'est pour ça qu'il fait peur. En coaching, j'ai remarqué que les auteurs qui peinent à inventer des antagonistes sont souvent ceux qui évitent le conflit dans leur propre vie. L'écriture miroir... toujours !
- Écoute : #25 « Tu es ton monstre sous le lit »
- Anti-héros
- Un personnage principal qui n'a pas les qualités du héros : lâche, médiocre, aigri ou perdu, il occupe pourtant le premier rôle. À ne pas confondre avec le personnage morally grey, défini par l'ambiguïté de ses choix.
- Les personnages les plus mémorables de la fiction sont presque tous des anti-héros. On n'est pas Aragorn (enfin, on aimerait bien). On est plutôt celui qui recule au mauvais moment et s'en veut après. Quand j'ai écrit mes propres personnages, les plus justes sont ceux dans lesquels j'ai mis mes propres contradictions. L'anti-héros demande ta compréhension avant ton admiration. Et ça, c'est beaucoup plus excitant à écrire.
- Écoute : #96 « 35 000 mots en une semaine : la pire idée de ma vie »Lire : Le personnage morally grey, son cousin, dans l'encyclopédie
- Arc de transformation
- L'arc spécifique qui montre comment un personnage change en profondeur, dans ses croyances, ses valeurs ou son identité. Ce qu'il devient, au-delà de ce qu'il fait.
- Là, l'écriture devient un VRAI miroir. Le personnage que tu fais évoluer te renvoie souvent à tes propres transformations. J'ai vu des coachés bloquer sur un arc de transformation parce que la blessure du personnage ressemblait trop à la leur. C'est inconfortable. Et c'est exactement là que le livre devient puissant. L'écriture miroir dans toute sa splendeur. (Je dis des coachés mais c'est aussi mon cas mdr)
- Regarde : La vidéo où j'en parle
- Arc narratif
- La trajectoire d'un personnage ou d'une histoire, du point de départ au point d'arrivée. L'évolution qui donne au récit sa colonne vertébrale.
- Un arc, c'est une promesse. Tu poses quelqu'un quelque part au début, et tu le déposes quelque part à la fin (point de non-retour inclus). Si le lecteur sent que le personnage n'a pas bougé, il referme le livre avec un goût de « tout ça pour ça ». L'arc, c'est le chemin. Et comme dans la vraie vie, le chemin est rarement une ligne droite. Quant à la destination...
- Atelier d'écriture
- Un cadre collectif où l'on écrit ensemble, souvent à partir de consignes ou de contraintes, avec un animateur. On y travaille le geste d'écrire, en groupe.
- Une autrice m'a raconté avoir poussé cette porte il y a douze ans et en être repartie plus seule qu'en arrivant. L'atelier était honnête, l'animation sans doute très correcte, et elle n'y cherchait simplement pas ce qu'on y trouve. Elle en a conclu que se faire aider n'était pas pour elle, et son roman est resté dans un tiroir pendant douze ans. Un atelier fait très bien son travail quand on y va pour les bonnes raisons ! Quand ce qui te bloque se situe ailleurs, il ne peut rien pour toi.
- Lire : Coach littéraire, book doctor, script doctor : qui fait quoiDécouvrir : L'accompagnement Ose Écrire
- Auto-édition
- Publier son livre soi-même, sans passer par une maison d'édition. Tu gères tout : la mise en page, la couverture, l'impression ou la mise en ligne, la distribution, la promotion.
- Tu conduis. Personne ne te dit non, personne ne t'attend au bout de la route avec un contrat non plus. Liberté totale, responsabilité totale. Aussi valable que l'édition traditionnelle, juste différent. Ce qui compte, c'est que ton livre existe. Le véhicule est secondaire.
- Écoute : #48 « Auto-édition : le chemin que personne ne valide à ta place »
- Backstory
- Le passé d'un personnage. Tout ce qui est arrivé avant la première page du livre et qui explique pourquoi il est comme il est.
- Le piège ? Vouloir tout raconter. Tu as inventé 35 ans de vie à ton personnage et tu veux que le lecteur le sache. Sauf que le lecteur s'en fiche. Ce qui l'intéresse, c'est le moment où la backstory percute le présent. La cicatrice que le personnage touche sans y penser. La réaction disproportionnée à un événement anodin. Le passé doit se sentir, pas se raconter. J'ai fait cette erreur sur mon premier roman : inventer 300 cantons d'un pays imaginaire pour une histoire qui se passait dans un seul. Résultat ? 3 mois de travail (procrastination active) pour pas grand chose !
- Écoute : #94 « Personnages : leur donner une vie qu'on leur envie »
- Bêta-lecture
- La phase où tu confies ton manuscrit à des lecteurs de confiance (les bêta-lecteurs) pour avoir des retours avant la version finale.
- Tu cuisines un plat pendant trois heures et tu le fais goûter à quelqu'un. Tu veux qu'il dise « c'est délicieux »... Et tu as BESOIN qu'il dise qu'il manque de sel. La bêta-lecture, c'est accepter que ton texte vive en dehors de ta tête, dans les yeux de quelqu'un d'autre. Et ça, c'est un acte de courage autant que de méthode. À noter que les commentaires qui nous intéresse sont les positifs (conditionnels ou inconditionnels) et les négatifs CONDITIONNELS parce que les trucs du genre « j'aime pas », ça sert à rien (et ça en dit beaucoup plus sur l'auteur du commentaire que sur celui du livre).
- Lire : Comment finir son roman quand on a tout essayéÉcoute : #35 « Bêta-lecture : le regard qui change tout »Lire : #83 « Bêta-lecture : les retours qui comptent »Lire : Coach littéraire, book doctor, script doctor : qui fait quoi
- Bloc de l'écrivain
- Une période prolongée pendant laquelle un auteur n'arrive pas à écrire. Plus large et plus profond que la page blanche : ça ressemble moins à un moment de blocage ponctuel qu'à un état qui s'installe et qui dure.
- La page blanche est un mur. Le bloc de l'écrivain, c'est un brouillard. Tu ne vois même plus le mur. Tu ne sais plus par où commencer, ni pourquoi, ni pour qui. En coaching, quand quelqu'un me dit « j'ai un bloc », je ne pose jamais de question sur l'écriture en premier. Je pose des questions sur la vie. Parce que le bloc est presque toujours le symptôme d'autre chose. L'écriture miroir, encore et toujours.
- Lire : Blocage d'écriture : les vraies causes (et quoi faire)Écoute : #45 « Page blanche : ce qu'elle essaie de te dire »
- Book doctor
- Celui qui diagnostique un manuscrit terminé qui ne fonctionne pas. Il lit, il nomme précisément ce qui ne tient pas, et il te rend ton texte. Les corrections restent à ta charge.
- Le mot n'existe quasiment pas en français. En relisant mes notes de rendez-vous, je n'ai trouvé personne qui l'ait prononcé devant moi, pas une seule fois. Les gens disent « une relecture », ou « quelqu'un qui regarde ». Le problème, c'est qu'on choisit son aide dans la liste des mots qu'on connaît, et que la bonne réponse se trouve parfois en dehors de cette liste. C'est aussi la posture que je prends quand je fais la bêta-lecture des auteur.e.s que j'accompagne.
- Lire : Coach littéraire, book doctor, script doctor : qui fait quoi
- Boréal' — Ours polaire
- L'un des dix archétypes de la Cosmogonie Ose Écrire. La créativité instinctive et solitaire, qui rend réel dans le noir et le silence, sans public, sans validation, sans bruit. Animal : l'ours polaire.
- Sa fourrure n'est pas blanche, elle est transparente. Chaque poil est un tube creux qui capte la lumière sans la garder, et dessous la peau est noire. Un animal noir déguisé en blanc, invisible dans son propre monde, qui porte un feu que personne ne soupçonne. Il marche seul sur des centaines de kilomètres, et malgré sa place au sommet de la chaîne, il ne prend que ce dont il a besoin. Dans le mot, il y a « bore », l'élément qui contient la réaction en chaîne sans l'éteindre (un clin d'œil à mes huit ans dans le nucléaire), « boréale » pour l'aurore qui danse sans bruit, et l'apostrophe qui murmure « réalisateur ». Celui qui rend réel.
- Lire : Le manifeste « Créer »Découvrir : L'univers narratif Ose Écrire
- Boucle temporelle
- Un personnage revit sans fin la même période, souvent une seule journée, en gardant le souvenir des boucles précédentes.
- Écoute : #110 « Les deux personnes qu'on doit rendre fiers »Lire : La boucle temporelle, dans l'encyclopédie
- Cercle vicieux (de l'auteur bloqué)
- Le cycle dans lequel tourne un auteur qui n'a pas les 3 Clartés : Confusion → Procrastination → Stagnation → Frustration → Comparaison → Imitation → et retour à la Confusion.
- La machine à laver émotionnelle. Tu tournes, tu tournes, tu tournes, et à la fin t'es toujours mouillé et dans le brouillard. Le piège, c'est que chaque étape du cercle donne l'impression d'être un problème isolé (« je procrastine ») alors qu'en fait c'est un symptôme du système entier.
- Cercle vertueux
- L'inverse du cercle vicieux (qui l'eut cru) : Clarté → Confiance → Action → Résultat → Fierté → Feedback → et retour à la Clarté. Le cercle qui s'installe quand les 3 Clartés sont en place.
- Le moment où tu te brosses les dents sans y penser. Sauf que c'est de l'écriture. Le cercle vertueux ne veut pas dire que tout est facile. Il veut dire que la direction est claire, alors les jours difficiles ne te font plus douter de tout.
- Chambre close
- La chambre close est une énigme policière où le crime semble impossible : une victime dans une pièce verrouillée de l'intérieur, sans issue ni arme visible.
- Écoute : #1 « La naissance d'Ybelion »Lire : La chambre close, dans l'encyclopédie
- Chapitre
- Une unité de découpage du récit. Un bloc narratif qui contient généralement une scène ou un ensemble de scènes liées.
- Mon test perso : si à la fin du chapitre le lecteur peut poser le livre sans frustration, c'est que le chapitre finit trop bien. Un bon chapitre doit donner assez pour satisfaire, et pas assez pour qu'on arrête de lire. Il se termine sur un truc qui gratte. Un épisode de série dont on ne peut pas s'empêcher de lancer le suivant.
- Clarté d'Identité
- La troisième Clarté. Oser se voir comme auteur, assumer son unicité, vaincre le syndrome de l'imposteur.
- La Clarté la plus silencieuse. Celle qu'on repousse le plus longtemps. Parce que travailler son intention ou son rythme, ça ressemble à du « concret ». Travailler son identité, ça demande de se regarder dans le miroir et de dire « je suis auteur » sans baisser les yeux. Et ça, ça remue.
- Lire : Les 3 ClartésÉcoute : #17 « En restant vrai qu'on creuse l'écart »
- Clarté d'Intention
- La première des 3 Clartés. Savoir pourquoi tu écris CE livre, ce qu'il représente pour toi, et ce qu'il va changer.
- Je pense toujours au road trip. T'as le van, le plein, la playlist. Mais pas de destination. Tu restes sur le parking. L'intention, c'est une direction plus qu'une destination précise (tu vas découvrir en route). C'est suffisant pour tourner la clé et partir. Ah ! Et comme c'est difficile d'aller à la fois à Toulouse et Paris en partant de Bordeaux... Par contre c'est en choisissant l'une ou l'autre qu'eventuellement après on pourra aller vers l'autre ou l'une. PS : Bordeaux = toi, Paris = écrire pour être édité, Toulouse = écrire pour accomplir son rêve.
- Lire : Les 3 ClartésÉcoute : #13 « Visualisation livresque »
- Clarté de Rythme
- La deuxième Clarté. Bâtir une discipline d'écriture qui s'intègre à ta vie réelle, sans tout sacrifier.
- Un rythme régulier qui nous correspond, c'est souvent ça le truc qui change tout. Pas 6 heures d'isolement dans un chalet. 30 minutes, même le mardi soir après une journée pourrie peuvent suffire. Le rythme, c'est le colocataire discret de l'écriture. Il est là quand tu rentres. Il ne fait pas de bruit. Et un jour tu réalises qu'il a construit la moitié de ton manuscrit.
- Lire : Les 3 ClartésÉcoute : #20 « Réflexe > Discipline > Motivation »
- Cliffhanger
- Une fin de chapitre (ou de tome) qui laisse le lecteur en suspens sur un moment de tension non résolu. Le crochet qui interdit de poser le livre.
- Tu coupes un épisode de série pile au moment où le personnage ouvre la porte et qu'on ne sait pas ce qu'il y a derrière. Version littéraire. C'est un contrat : tu promets au lecteur que la suite vaut le coup. Si tu ne tiens pas cette promesse, il ne te fera plus confiance. Et un lecteur qui ne te fait plus confiance, c'est un lecteur qui ferme le livre. Le piège que je vois souvent en coaching : le cliffhanger artificiel. Le chapitre qui se termine sur une pseudo-révélation juste pour « accrocher ». Le lecteur n'est pas idiot. S'il sent la ficelle, l'effet s'inverse. Le meilleur cliffhanger est celui qui vient du personnage, pas de l'auteur qui manipule.
- Lire : Le cliffhanger, dans l'encyclopédie
- Climax
- Le point culminant de l'histoire. Le moment de tension maximale où tout converge, où le conflit principal atteint son pic.
- Le moment dans le concert où le chanteur arrête de chanter et laisse le public reprendre le refrain. Tout ce qui précède n'existait que pour arriver là. Si ton climax tombe à plat, c'est rarement un problème de climax. C'est un problème de tout ce qui vient avant. J'ai accompagné une autrice qui avait un climax magnifique en tête depuis le début, sauf que son personnage n'avait pas assez souffert pour y arriver. Résultat : la scène sonnait juste dans sa tête, et creuse sur le papier. On a remonté le fil, ajouté trois scènes de tension en amont. Et là, le climax a fait son boulot. Il a résonné.
- Écoute : #22 « Le chemin narratif »
- Coach littéraire
- Un coach dont le domaine d'application est l'écriture. La posture vient du coaching (tu restes l'expert de ta vie, il est l'expert du processus), le terrain est ton livre. On dit aussi coach en écriture.
- C'est le mot que j'emploie pour moi, et c'est aussi celui qui recouvre le plus de métiers différents. Dans l'usage français, « coaching littéraire » désigne le plus souvent du conseil éditorial : quelqu'un lit ton manuscrit et te dit ce qui ne va pas dedans. C'est un vrai savoir-faire et il rend de vrais services. Il ne correspond pas à ce que le mot « coach » désigne dans le métier du coaching (à mon sens). Une seule question suffit à savoir à qui tu parles : si je ne suis pas d'accord avec ta recommandation, il se passe quoi ?
- Lire : Coach littéraire, book doctor, script doctor : qui fait quoiLire : Le manifeste « Je suis coach »Découvrir : L'accompagnement Ose Écrire
- Comité de lecture
- Le groupe de lecteurs professionnels au sein d'une maison d'édition qui évalue les manuscrits reçus et décide lesquels seront publiés.
- Le videur de la boîte de nuit. Il regarde ton manuscrit, il décide si tu rentres ou pas. Et la file d'attente est longue. C'est un filtre, même si ça semble personnel. Et comme tous les filtres, il laisse passer des trucs géniaux et en bloque d'autres tout aussi géniaux. J'ai vu des coachés paralysés par la perspective du comité de lecture, au point de ne plus écrire. Ils rédigeaient en pensant à ce jury invisible. Et leur texte devenait sage, lisse, inoffensif. C'est un problème de Clarté d'Intention : tu écris pour qui ? Pour toi ou pour un comité ? Si la réponse c'est pour toi, qu'importe le comité. D'abord, le livre doit exister pour ce qu'il représente pour toi.
- Lire : Coach littéraire, book doctor, script doctor : qui fait quoi
- Conflit
- La tension qui fait avancer l'histoire. Peut être externe (entre personnages, contre une force) ou interne (un dilemme, une peur, une contradiction).
- Sans conflit, pas d'histoire. C'est dur à entendre parce qu'on a tendance à vouloir protéger ses personnages. Je le vois tout le temps en coaching : un auteur qui adore tellement son protagoniste qu'il lui épargne tout. Résultat, le lecteur s'ennuie et le personnage ne grandit pas. Le conflit n'a pas besoin d'être spectaculaire. Une hésitation suffit, si elle touche à quelque chose de vrai.
- Écoute : #94 « Personnages : leur donner une vie qu'on leur envie »
- Conseil éditorial
- Le regard professionnel porté sur un manuscrit pour recommander des changements de fond et de structure. On dit aussi accompagnement éditorial, ou conseiller littéraire. C'est très souvent ce que recouvre l'expression « coaching littéraire » en France.
- Utile, et rarement au moment où on le demande. On vient chercher un conseil éditorial alors que ce qui bloque se situe avant le texte, dans l'intention, le rythme ou l'identité. Acheter une réponse correcte à une question qu'on ne se posait pas, c'est le scénario qui revient le plus souvent dans mes rendez-vous.
- Lire : Coach littéraire, book doctor, script doctor : qui fait quoiDécouvrir : L'accompagnement Ose Écrire
- Consultant
- Une posture d'accompagnement où tu paies une analyse et une solution livrée à ta place. Il regarde ton problème, il tranche, tu repars avec sa réponse.
- J'ai été payé huit ans pour ça, en sûreté nucléaire (big up à ma chère Framatome). On t'apporte un problème, tu calcules, tu rends une note avec une conclusion dedans, et ta valeur se mesure à la solidité de cette conclusion. Personne ne te demande jamais ce que la personne en face en pense. Le jour où j'ai voulu accompagner des auteurs, je savais que ce serait un réflexe qui pourrait devenir mon principal défaut, et il m'a fallu une formation entière pour apprendre à fermer ma bouche (j'aime bien le dire comme ça mdr).
- Lire : Coach littéraire, book doctor, script doctor : qui fait quoiLire : Le manifeste « Je suis coach »
- Correcteur
- Le professionnel de la langue. Orthographe, grammaire, typographie, cohérence. Il intervient tout à la fin, sur un texte figé, quand plus rien ne bougera dans le fond.
- « Correcteur » nomme un vrai métier, avec une formation derrière, des règles, et des années passées à apprendre les subtilités d'une langue qui en compte beaucoup. Si tu es en plein premier jet, laisse tes fautes tranquilles. Quelqu'un dont c'est le travail s'en occupera infiniment mieux que toi, beaucoup plus tard. Fais-toi plaisir.
- Lire : Coach littéraire, book doctor, script doctor : qui fait quoi
- Cosmogonie Ose Écrire
- Le système complet qui relie les 10 archétypes, les 20 personnages, les 7 Forces et les 3 Clartés. L'univers symbolique d'Ose Écrire. Un monde en somme.
- J'ai créé un programme de coaching. Et puis le programme a créé un univers... Ou l'inverse ? Des personnages sont nés, des animaux se sont imposés, des mots japonais sont apparus, des archétypes ont émergé. À un moment j'ai arrêté de construire et j'ai commencé à écouter ce qui voulait exister. La cosmogonie, c'est ce qui est sorti. C'est plus grand que moi et c'est exactement comme ça que ça devait être.
- Lire : Le manifeste « Créer »Découvrir : L'univers narratif Ose Écrire
- Cosy mystery
- Le cosy mystery est un roman policier doux : un meurtre survient dans un lieu paisible, village, librairie, salon de thé ou résidence, et une détective amatrice mène l'enquête.
- Écoute : #133 « 112 000 mots en 115 jours »Lire : Cosy mystery, dans l'encyclopédie
- Crisalide — Guépard
- L'un des dix archétypes de la Cosmogonie Ose Écrire. La créativité qui sait qu'elle existe et qui reste enfermée. Rapide, brûlante, prête à jaillir. Il ne lui manque qu'une fissure dans la cage. Animal : le guépard.
- Le guépard n'est pas le plus fort et il n'en a aucun besoin. Il sait bondir, courir sans se précipiter, et surtout s'arrêter quand son instinct le lui dit. Il ne se jette pas sur le papillon qui passe, il garde les yeux sur la gazelle. Dans le mot, il y a « cri », le son de ce qui vient au monde, et « chrysalide », le cocon qui est la transformation elle-même. La cage n'est pas une erreur de parcours. Le Crisalide finit par comprendre que la permission qu'il attend, il peut se la donner. Et quand la fissure arrive, il ne marche pas vers la sortie.
- Lire : Le manifeste « Créer »Découvrir : L'univers narratif Ose Écrire
- Dark romance
- La dark romance met en scène une histoire d'amour traversée par la violence, le danger, le crime ou une relation d'emprise, parfois sans consentement clair.
- Écoute : #131 « Si ça ne me fait pas pleurer, ça ne touchera personne »Lire : Dark romance, dans l'encyclopédie
- Description
- Les passages où le narrateur dépeint un lieu, un personnage, une atmosphère, un objet. L'outil qui donne au lecteur les images, les sons, les odeurs du monde fictif.
- Le curseur le plus délicat de l'écriture. Trop peu : le lecteur est dans un décor de théâtre vide. Trop : il s'endort au milieu d'un paragraphe sur les rideaux. Mon repère (qui m'a sauvé en réécriture) : décris ce que le personnage remarquerait, pas ce que la caméra verrait. Un personnage stressé ne remarque pas la couleur des murs. Il remarque la sortie de secours. Et ça, ça en dit plus sur lui que trois paragraphes de description physique. Autre détail qui n'en est pas vraiment un... le curseur trop peu / trop, c'est aussi une histoire de clarté d'intention... Mettre des mots sur le trio des intentions donne un premier niveau de réponse ! En somme : trop/trop peu... pour QUI ?
- Lire : Pourquoi écrire un livre ? La réponse est déjà en toi
- Deus ex machina
- Une résolution de conflit qui arrive de nulle part, sans avoir été préparée par l'histoire. Un sauveur inattendu, un pouvoir soudain, une coïncidence miraculeuse qui résout tout.
- Le pote qui débarque avec la solution exacte au moment exact sans qu'on l'ait appelé. Dans la vraie vie, on dit « quel bol ». En écriture, on dit « je me suis fait avoir ». Le lecteur pardonne beaucoup de choses. Pas ça. Mon réflexe d'ingénieur parle ici : en sûreté nucléaire, chaque système de secours doit être documenté, testé, prévu. Si un truc sort de nulle part et sauve la mise, c'est un hasard, pas de la sûreté. En écriture, c'est pareil. Chaque sauvetage doit avoir été semé. Si ton héros est sauvé par quelque chose que rien dans le récit n'annonçait, ça ressemble plus à de la triche qu'à du suspense.
- Dialogue
- Les échanges verbaux entre personnages. L'outil qui donne de la vie, du rythme et de l'information sans passer par la narration.
- Un bon dialogue fonctionne comme une partie de ping-pong. Chaque réplique joue avec la suivante. J'aime à croire que les meilleurs dialogues sont simplement ceux qu'on aurait dans la vraie vie. Rien de mieux que de le lire à haute voix pour voir s'il sonne juste. Puis après c'est comme les description et comme tout ce qui se trouve à l'intérieur d'un livre, le crucial c'est que ça serve les intentions du livre... Avec cette congruence la, m'est avis que vos dialogues claqueront, tout autant que les répliques de vos personnages !
- Écoute : #81 « Dialogue et voix : quand tes personnages parlent vraiment »
- Directeur littéraire
- Chez l'éditeur, celui qui accompagne un texte signé jusqu'au livre publié. Il travaille le fond avec l'auteur, arbitre, et porte le titre dans la maison. On parle aussi de direction littéraire.
- Il arrive après la signature, donc tout au bout d'un très long chemin. Et il décide, c'est même son rôle. Un auteur qui n'a jamais réfléchi à ce qu'il défend dans son livre le découvre à ce moment précis, et il est un peu tard pour s'y mettre.
- Lire : Coach littéraire, book doctor, script doctor : qui fait quoi
- Droits d'auteur
- L'ensemble des droits juridiques qui protègent une œuvre littéraire et son auteur. En France, le droit d'auteur naît automatiquement à la création de l'œuvre, sans dépôt nécessaire.
- Bonne nouvelle : tu n'as rien à faire. Ton texte t'appartient dès que tu l'écris. Pas besoin de l'envoyer en recommandé à toi-même (oui, ce mythe circule encore). Maintenant, entre « ça m'appartient juridiquement » et « je sais gérer un contrat d'édition », il y a un gouffre. Si tu signes un jour avec une maison, lis chaque ligne. Ou mieux : fais-toi accompagner par quelqu'un qui sait lire les petites lignes (ce n'est pas mon cas je ne suis pas juriste et je n'ai pas fait d'études de droit, mais j'ai essayé de faire mes contrats avec ChatGPT et je peux vous ASSURER que je suis très très très content qu'une avocate spécialisée en droit commercial et droit d'auteur les ai entièrement refait).
- Dystopie
- La dystopie décrit une société imaginaire devenue oppressive : surveillance, contrôle des corps ou des esprits, castes, pénuries.
- Écoute : #40 « Écriture sur des thèmes aléatoires part. 1 »Lire : Dystopie, dans l'encyclopédie
- Écriture miroir
- L'idée que les enjeux rencontrés en écriture reflètent souvent les enjeux rencontrés dans la vie. Un blocage sur un chapitre peut révéler un blocage personnel.
- LE truc qui m'émerveille le plus en coaching. L'auteur qui n'arrive pas à faire mourir son personnage parce qu'il n'a pas fait le deuil de quelque chose dans sa propre vie. L'autrice qui réécrit en boucle le même chapitre parce qu'elle n'ose pas passer à la suite (dans le livre comme ailleurs). L'écriture est un miroir. S'interroger sur ce qu'on y voit dépasse le cadre du manuscrit. C'est pour ça que l'écriture change la vie (oui ça sonne très dév perso mais je le crierai haut et fort pendant toute la mienne) !
- Écoute : #41 « Être un passeur d'histoires »
- Édition traditionnelle
- Publier son livre via une maison d'édition. L'éditeur finance la production, la distribution et (en théorie) la promotion. L'auteur cède certains droits et touche un pourcentage sur les ventes.
- Le Graal fantasmé. « Je veux être publié. » D'accord. Mais publié par qui ? Pour quoi ? À quelles conditions ? L'édition traditionnelle est un partenariat avant d'être un adoubement. Un éditeur qui croit en ton livre, c'est génial. Un éditeur qui te fait signer un contrat que tu ne comprends pas, c'est dangereux. Et dans tous les cas : le livre doit être écrit d'abord. Le reste, c'est après.
- Écoute : #48 « Auto-édition : le chemin que personne ne valide à ta place »Lire : Coach littéraire, book doctor, script doctor : qui fait quoi
- Élitre — Coccinelle
- L'un des dix archétypes de la Cosmogonie Ose Écrire. La créativité de l'ordinaire au service d'une unicité extraordinaire. Un geste, un pas, un mot de plus chaque jour, loin des éclats spectaculaires. Animal : la coccinelle.
- Tu vois un point rouge sur une feuille verte. Charmant, inoffensif, presque insignifiant. On l'associe à la chance, comme si sa valeur ne pouvait être que magique puisqu'elle est petite. Sous ses élytres il y a des ailes, et chaque jour elle dévore des milliers de parasites qui rongent l'écosystème. Le mot contient « élite », mais une élite cachée qui ne se montre pas, et « élytre », la carapace modeste qui abrite l'envol. L'Élitre pose ses 300 mots sans faire de bruit. Un jour le manuscrit est fini, l'entourage fait « ah bon ? », et il ouvre ses ailes.
- Lire : Le manifeste « Créer »Découvrir : L'univers narratif Ose Écrire
- Ellipse
- Un saut dans le temps dans la narration. On passe de lundi à trois mois plus tard sans raconter ce qui s'est passé entre les deux.
- L'art de faire confiance au lecteur. Tu lui dis « trois mois plus tard » et son cerveau remplit les blancs tout seul. Souvent mieux que tu ne l'aurais fait. C'est contre-intuitif, mais parfois la meilleure chose à écrire, c'est ce qu'on n'écrit pas. Mon ingénieur intérieur a eu du mal avec ça. Il voulait tout documenter. L'auteur a fini par le convaincre que le vide, c'est aussi de l'écriture.
- Élu (L')
- Un personnage, souvent jeune et sans histoire, apprend qu'il est le seul à pouvoir vaincre un grand mal ou changer le monde.
- Écoute : #127 « J'écris pour explorer mes vies parallèles »Lire : L'élu, dans l'encyclopédie
- Enemies to lovers
- Deux personnages qui ne se supportent pas dès leur rencontre terminent le roman ensemble.
- Écoute : #22 « Le chemin est aussi beau que la destination »Lire : Enemies to lovers, dans l'encyclopédie
- Enjeux
- Ce qui est en jeu pour le personnage. Ce qu'il risque de perdre s'il échoue... et très souvent la raison pour laquelle le lecteur a peur pour lui.
- « Et alors ? » Si le lecteur peut poser cette question à n'importe quel moment de ton livre, c'est que les enjeux ne sont pas assez clairs. Les enjeux ne sont pas obligatoirement la mort du monde. Un personnage qui risque de perdre le respect de son vendeur de glace préféré, ça suffit largement. Ce qui compte, c'est que la perte soit réelle et que le lecteur la sente dans ses tripes.
- Exposition
- L'art de donner au lecteur les informations nécessaires pour comprendre l'histoire (contexte, règles du monde, relations entre personnages) sans casser le rythme.
- Le cours d'histoire dont tu as besoin pour comprendre la guerre tout en gardant en tête que personne ne veut s'asseoir en classe. L'info dump (le gros paquet d'infos posé sur la table) est le piège numéro 1. Le truc : distille. Donne l'info quand le lecteur en a besoin, pas quand toi tu as envie de la donner. Si ton personnage entre dans un château, je n'ai pas besoin de 3 pages sur la dynastie des rois qui l'ont construit. J'ai besoin de savoir ce qu'il ressent en y entrant. En coaching, je croise souvent des auteurs de fantasy ou de SF qui ont bâti un monde incroyable et qui veulent tout montrer au chapitre 1. Je leur dis : « Tu as construit la cathédrale. Maintenant que se passerait-il si tu ne montrais que la porte ? » Et ouuuui, le lecteur pourrait y entrer tout seul, fait lui confiance.
- Écoute : #50 « Worldbuilding : construire un monde sans s'y perdre »
- Fake dating
- Deux personnages s'affichent en couple sans l'être, chacun pour ses raisons : rendre jaloux un ex, calmer une famille, décrocher une promotion, sauver une réputation.
- Écoute : #126 « Comment se faire frapper par la foudre pour écrire le livre de nos rêves »Lire : Fake dating, dans l'encyclopédie
- Fantastique
- Le fantastique fait surgir un phénomène inexplicable dans un monde qui ressemble au nôtre : une apparition, un double, une malédiction, un objet qui agit seul.
- Écoute : #101 « Discussion avec Rozenn Savignan »Lire : Fantastique, dans l'encyclopédie
- Fantasy
- La fantasy raconte des histoires dans un monde où la magie, les créatures ou les dieux font partie de l'ordinaire.
- Écoute : #127 « J'écris pour explorer mes vies parallèles »Lire : Fantasy, dans l'encyclopédie
- Fausse piste
- La fausse piste est un indice, un suspect ou une hypothèse qui détourne l'enquête de la vérité.
- Écoute : #8 « Top lecture 2024 »Lire : La fausse piste, dans l'encyclopédie
- Feedback
- Les retours que tu reçois (ou donnes) sur un texte. De tes bêta-lecteurs, de tes pairs, de ton coach, de tes proches.
- Le premier réflexe quand on reçoit un feedback ? Se défendre. « Non mais tu comprends pas, c'est voulu. » Respire. Note tout. Reviens 48 heures plus tard. Si le retour te pique encore, c'est probablement qu'il touche juste. Si il te laisse indifférent, c'est que ce n'était pas pour toi. Et quand tu donnes un feedback : sois précis. « C'est bien » n'aide personne. « Ce dialogue m'a sorti de l'histoire parce que je ne crois pas que ce personnage dirait ça avec l'intention que tu amènes dans le texte » aide beaucoup. PS : les feedback inconditionnels et négatifs n'en sont pas, ceux la on les ignore royalement.
- Écoute : #35 « Bêta-lecture : le regard qui change tout »Lire : #83 « Bêta-lecture : les retours qui comptent »
- Final girl
- Dans un récit d'horreur, et surtout dans le slasher, la final girl est la dernière survivante : celle qui voit tomber ses amis un à un, puis affronte le tueur et reste debout à l'aube.
- Écoute : #92 « Ton cerveau a un fusil à paintball »Lire : La final girl, dans l'encyclopédie
- Flashback
- Un retour en arrière dans la chronologie du récit, pour révéler un événement passé qui éclaire le présent de l'histoire.
- Puissant quand il est bien placé, agaçant quand il est gratuit. J'ai longtemps abusé des flashbacks dans mes premiers textes parce que je trouvais ça « cinématographique ». En fait, je compensais un présent pas assez fort. Mon test maintenant (taux de réussite de 90% ne soyons pas absolutistes) : si tu enlèves le flashback et que le lecteur comprend quand même l'histoire, le flashback n'était pas nécessaire. S'il la comprend mais ressent moins, alors le flashback fait son job.
- Folk horror
- Le folk horror installe la menace dans une campagne, une île ou un village replié sur ses traditions.
- Lire : Folk horror, dans l'encyclopédie
- Forced proximity
- Une situation oblige deux personnages à partager un espace qu'ils n'ont pas choisi : une chambre d'hôtel, une voiture, un chalet bloqué par la neige, un ascenseur en panne.
- Lire : Forced proximity, dans l'encyclopédie
- Foreshadowing
- Semer des indices dans le récit qui annoncent un événement futur. L'art de préparer le lecteur sans qu'il s'en rende compte.
- Planter une graine au chapitre 3 pour que le lecteur au chapitre 22 dise « MAIS OUI, BIEN SÛR ». Le truc jouissif du foreshadowing, c'est que ça marche même quand on ne l'a pas fait exprès. Je me suis relu en réécriture et j'ai trouvé des indices que mon inconscient avait semés sans me prévenir. L'écriture est plus intelligente que l'écrivain, parfois... souvent même ! Ah, et quand quelqu'un vous demandes si vous l'avez fait exprès... ne vous privez pas de dire oui, le génie, même inconscient, reste du génie !
- Formateur
- Une posture où l'on te transmet un savoir technique que tu ne maîtrises pas encore. Il y a un programme, un contenu à acquérir, et tu repars avec des compétences.
- Une autrice que j'ai reçue avait payé une formation solide, avec de grands noms dedans. Elle m'a dit : « C'est l'aspect technique. C'était compris dedans, et moi, je ne venais pas pour ça. » La formation ne lui avait rien fait de mal. Elle venait chercher la permission d'écrire, on lui a donné de la technique.
- Lire : Coach littéraire, book doctor, script doctor : qui fait quoiLire : Le manifeste « Je suis coach »
- Fossîle — Crocodile
- L'un des dix archétypes de la Cosmogonie Ose Écrire. La créativité ancienne, animale, cachée sous l'eau. Une puissance dormante qui crée dans le chaos, l'humour et l'absurde, sans demander la permission à personne. Animal : le crocodile.
- Le crocodile n'a presque pas changé depuis 200 millions d'années, non pas parce qu'il serait primitif mais parce qu'il est parfait. Immobile sous la surface, les yeux qui dépassent à peine, on le croirait endormi. Puis la gueule se referme et l'eau éclate. Dans le mot, il y a « fosse », ce qu'on creuse en soi, et « île », ce qui émerge de l'océan des possibles. Descendre pour mieux émerger. Si quelqu'un te dit de prendre la vie au sérieux, rappelle-toi qu'il n'y aura aucun survivant. Autant écrire des trucs fous.
- Lire : Le manifeste « Créer »Découvrir : L'univers narratif Ose Écrire
- Found family
- Un groupe de personnages sans lien de sang, souvent des marginaux ou des solitaires, se soude au fil de l'histoire jusqu'à former une famille.
- Écoute : #74 « Discussion avec Françoise Guérin »Lire : Found family, dans l'encyclopédie
- Friends to lovers
- Des amis de longue date découvrent qu'ils s'aiment.
- Écoute : #47 « Écriture sur des thèmes aléatoires part. 3 »Lire : Friends to lovers, dans l'encyclopédie
- Fulgurune — Tigre
- L'un des dix archétypes de la Cosmogonie Ose Écrire. La créativité sauvage livrée avec une précision absolue. Un motif gravé dans le vivant, une audace qui tranche. Animal : le tigre.
- Les rayures du tigre ne sont pas sur sa fourrure, elles sont dans sa peau. Rase un tigre, le texte est encore là. Chaque individu porte une calligraphie que personne d'autre ne porte. Et ces lignes sont verticales, dans un monde d'herbes couchées et de rivières plates. Il n'est pas fait pour se fondre, il est fait pour trancher : 300 kilos qui se déplacent sans bruit et atterrissent sur une cible de la taille d'une main. Dans le mot, il y a « fulgure » pour l'éclair, « rune » pour le symbole sacré gravé dans la chair (celles qu'Odin a payées de neuf nuits suspendu à Yggdrasil), et « ruine » en creux. On ne trace pas du vertical dans un monde d'horizontales sans casser quelques lignes.
- Lire : Le manifeste « Créer »Découvrir : L'univers narratif Ose Écrire
- Fusil de Tchekhov
- Le principe selon lequel chaque élément introduit dans un récit doit servir. Si tu montres un fusil au premier acte, il doit tirer au troisième. Formulé par Anton Tchekhov.
- La loi anti-décoration de l'écriture. Chaque détail que tu poses est une promesse au lecteur. Le lecteur enregistre tout, souvent inconsciemment. Si tu décris longuement un collier ancien au chapitre 2 et qu'il ne joue aucun rôle dans l'histoire, le lecteur ressent un manque sans savoir pourquoi. Et l'inverse est tout aussi puissant : quand le fusil tire, le lecteur ressent une satisfaction profonde. Parce que tout tenait ensemble. Plus largement (et je trouve que c'est moins rigide comme approche) ça rejoint l'idée du tri par intention : si ça sert mes intentions, je laisse, sinon ça sort.
- Lire : Le fusil de Tchekhov, dans l'encyclopédie
- Gênèse — Panda
- L'un des dix archétypes de la Cosmogonie Ose Écrire. La créativité douce et obstinée, qui mute sans se soucier du regard des autres et qui rêve toujours plus grand. Animal : le panda.
- Le panda est un carnivore qui a choisi de rêver autrement. Ses mâchoires pourraient déchirer de la viande, toute sa lignée le destinait à chasser, et il s'est tourné vers le bambou dont personne ne voulait. Pour y arriver, la nature lui a donné un sixième doigt, un os du poignet transformé en pouce, juste pour saisir une tige. Il n'a pas attendu la permission d'être ce qu'il est, il a muté. Et sous son air paisible, il broie du bambou quatorze heures par jour. Trois couches dans le mot : « gêne », l'inconfort qui pousse à changer, « gène », le rêve inscrit dans ton code, « genèse », la création des mondes. Si ton rêve ne gênait personne, mériterait-il d'être rêvé ?
- Lire : Le manifeste « Créer »Découvrir : L'univers narratif Ose Écrire
- Genre littéraire
- Une famille de livres qui partagent une promesse faite aux lecteur·ices : une fin heureuse pour la romance, un monde cohérent pour la fantasy, une vérité loyale pour le polar. Écrire dans un genre revient à accepter ce contrat, puis à le tenir à ta manière.
- Lire : Les genres littéraires, dans l'encyclopédie
- Grumpy / sunshine
- Le trope associe un personnage fermé et méfiant, qui grogne pour tenir le monde à distance, à un personnage chaleureux et optimiste qui va vers les autres les bras ouverts.
- Écoute : #116 « Voltaire, boutons de manchette et bouquins de chevet »Lire : Grumpy / sunshine, dans l'encyclopédie
- Horreur
- L'horreur cherche à provoquer la peur, l'angoisse ou le dégoût chez la personne qui lit.
- Écoute : #128 « La pire journée m'a rappelé pourquoi j'écris »Lire : Horreur, dans l'encyclopédie
- Huis clos
- Le huis clos réunit des personnages dans un lieu fermé qu'ils ne peuvent pas quitter : un manoir isolé par la neige, un train, un bunker, une île, un ascenseur.
- Écoute : #10 « Se parler tout seul »Lire : Le huis clos, dans l'encyclopédie
- In medias res
- Commencer son récit au milieu de l'action, sans exposition préalable. Le lecteur est plongé dans une scène en cours et doit assembler le contexte au fur et à mesure.
- La manière la plus efficace de capter un lecteur en trois lignes. Tu ouvres sur un personnage en train de courir, de saigner, de pleurer, de rire, de se battre. Le lecteur ne sait pas pourquoi. Et c'est exactement pour ça qu'il reste. Le « pourquoi » devient le moteur de la lecture. J'ai ouvert mon premier manuscrit comme ça : une scène en pleine action, sans contexte. Le risque (noooon ça ne m'est jamais arrivé), c'est de tomber amoureux de l'effet et d'oublier d'ancrer le lecteur ensuite. Attention quand même : si tu ne donnes jamais le contexte, le lecteur passe de « intrigué » à « perdu ». Et perdu, il s'en va.
- Incipit
- La toute première phrase d'un livre. Les premiers mots. L'ouverture.
- « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. » « Aujourd'hui, maman est morte. » « Appelez-moi Ismaël. » L'incipit ne résume pas le livre. Il donne le la. C'est une note, un ton, une température. Et la pression que les auteurs se mettent dessus est disproportionnée. Ton incipit a besoin d'exister bien plus que d'être génial au premier jet. Tu le réécriras vingt fois. Et la version finale sera celle que tu n'avais pas prévue. Et un petit repère que j'aime bien pour les incipit ce sont les trois critères suivant : surprise, émotion, action.
- Intrigue
- L'enchaînement des événements qui constitue l'histoire. La suite de causes et de conséquences qui pousse le lecteur à tourner les pages.
- Le « et ensuite ? » permanent dans la tête du lecteur. Si ton lecteur ne se pose plus cette question, t'as un souci. J'ai accompagné un auteur qui pensait que son roman « manquait d'action ». En creusant, le problème n'était pas l'action. C'est que son personnage n'avait rien à perdre. L'intrigue n'est pas obligatoirement un thriller haletant. Un personnage qui hésite à envoyer une lettre, c'est une intrigue. La tension ne vient pas de l'événement, elle vient de ce qui est en jeu. Mon avis perso c'est que la plupart des problèmes d'intrigue n'en sont pas vraiment. Ils sont le symptome en surface mais quand on creuse on identifie souvent un enjeu avec l'une ou les trois clartés (intention, rythme et identité).
- Lire : Les 3 ClartésLire : Comment finir son roman quand on a tout essayé
- Ironie dramatique
- Quand le lecteur sait quelque chose que le personnage ignore. Le lecteur voit le piège se refermer alors que le personnage avance en toute confiance.
- La recette secrète d'un certain genre de suspense. Le personnage ouvre la porte en sifflotant. Le lecteur hurle intérieurement « NON PAS CETTE PORTE ». L'ironie dramatique transforme le lecteur en complice. Il n'est plus spectateur, il est impliqué. Ce qui est fou, c'est que parfois il ne s'agit pas d'ajouter des événements... il suffit de donner au lecteur une information que le personnage n'a pas. Et d'un coup, chaque geste du personnage devient électrique.
- Kill your darlings
- Le conseil (attribué à William Faulkner, Arthur Quiller-Couch et d'autres) de couper les passages qu'on adore mais qui ne servent pas l'histoire. Tes phrases préférées, tes métaphores brillantes, tes scènes adorées : si elles ne font pas avancer le récit, elles doivent partir.
- Le conseil le plus douloureux de l'écriture. Parce que justement, c'est les passages que tu AIMES. Et c'est exactement pour ça qu'il faut les regarder avec méfiance. La seule question qui compte : « est-ce que ça sert le livre et mes intentions ? » Peu importe que ce soit bien écrit. Un paragraphe magnifique qui ralentit le récit, c'est un très beau meuble dans une pièce trop petite. Il faut le sortir. (Mais garde-le dans un fichier à part. Rien ne se perd.)
- Écoute : #23 « Couper du texte : l'art de lâcher prise »
- Les 3 Clartés
- Le cadre central d'Ose Écrire. Trois piliers qui, quand ils manquent, expliquent pourquoi 90% des auteurs abandonnent : Clarté d'Intention (pourquoi ce livre), Clarté de Rythme (comment écrire régulièrement), Clarté d'Identité (oser être auteur).
- Le truc que j'aurais voulu qu'on me dise quand j'ai commencé à écrire mon premier roman. J'avais des tonnes de conseils techniques. Personne ne m'a jamais dit : « est-ce que tu sais pourquoi tu écris ce livre ? est-ce que tu as un rythme qui tient la route ? est-ce que tu t'autorises à te dire auteur ? » Trois questions. Ça a l'air simple. Ça change tout.
- Lire : Les 3 Clartés
- Les 20 personnages Ose Écrire
- 20 personnages fictifs, regroupés en 10 paires, chacune associée à un animal et un archétype. Chaque personnage a son histoire, son mantra, son animal totem et son chemin. Une alternative à la dichotomie réductrice « architecte ou jardinier ».
- J'en avais marre de lire partout « es-tu architecte ou jardinier ? » comme si on pouvait résumer la manière dont un être humain crée en deux cases. Les 20 personnages sont nés de ce refus. Chacun est un archétype, avec ses forces, ses pièges, et son chemin. Quand tu te reconnais dans l'un d'eux... c'est une rencontre bien plus qu'un diagnostic !
- Littérature blanche
- La littérature blanche désigne les romans que les librairies ne rangent sous aucune étiquette de genre : on dit aussi littérature générale.
- Écoute : #138 « J'écris et ma grand-mère ne lit pas de fantasy (mais elle lit la mienne) »Lire : Littérature blanche, dans l'encyclopédie
- Logiciel d'écriture
- L'outil dans lequel tu écris. Word, Scrivener, Google Docs, l'app Notes de ton téléphone, un cahier, des post-it, un mur, un bras.
- Le débat Scrivener vs Word vs Notion vs papier est le débat le plus passionnant et le plus inutile du monde de l'écriture. C'est comme débattre de la meilleure marque de chaussures de running quand tu n'as pas encore couru un seul kilomètre. Le meilleur logiciel, c'est celui que tu ouvres. Point. L'outil n'est pas le chemin. L'outil est la chaussure.
- Lire : Écrire 30 minutes par jour : la fausse question du temps
- MacGuffin
- Un objet, un personnage ou un objectif qui motive l'intrigue mais qui n'a pas de valeur en soi. Le terme vient d'Alfred Hitchcock. Le MacGuffin est le prétexte de l'histoire, rarement sa substance.
- La valise dans Pulp Fiction. L'anneau dans Le Seigneur des Anneaux (bon, un peu plus que ça, ok). Tout le monde la veut, tout le monde court après. Mais ce qui rend l'histoire intéressante, ce n'est pas la carotte. C'est la course (tiens voilà une variante de l'important c'est le chemin et pas la destination). Si tu peux remplacer ton MacGuffin par n'importe quel autre objet sans changer l'histoire, c'est que ton MacGuffin fait bien son boulot quelque part.
- Maison d'édition
- L'entreprise qui sélectionne, produit, distribue et (en principe) promeut des livres. L'intermédiaire entre l'auteur et le lecteur dans le circuit traditionnel.
- Un partenaire commercial qui fait un pari sur ton livre, bien plus qu'un jury qui te donne une note. Ils investissent de l'argent et du temps en espérant le récupérer. Ce n'est ni romantique ni méchant. C'est un business. Et un « non » d'une maison d'édition ne veut pas dire « ton livre est nul ». Ça veut dire « ton livre ne rentre pas dans notre catalogue en ce moment ». La nuance est immense.
- Écoute : #48 « Auto-édition : le chemin que personne ne valide à ta place »Lire : Coach littéraire, book doctor, script doctor : qui fait quoi
- Maison hantée
- La maison hantée est un lieu habité par une présence : fantôme, souvenir d'un crime, malédiction attachée aux murs.
- Écoute : #84 « Dissertation sur un thème wtf »Lire : La maison hantée, dans l'encyclopédie
- Manuscrit
- Le texte de ton livre, de la première à la dernière page. Le document que tu travailles, retravailles, et qui deviendra (ou pas) un livre publié.
- « Manuscrit » ça fait peur. Ça sonne officiel, lourd, définitif. En vrai, ton manuscrit c'est un document Word (ou Scrivener, ou un cahier, ou des post-it collés au mur). C'est vivant, c'est en chantier, et c'est normal qu'il soit moche pendant longtemps. Un manuscrit, c'est un être en train de grandir bien avant d'être un produit fini.
- Lire : Comment finir son roman quand on a tout essayé
- Mentor
- Quelqu'un qui a fait le chemin avant toi et qui te partage son expérience. Il conseille depuis ce qu'il a vécu, là où le coach questionne.
- Le mentor a une valeur immense, à condition de se rappeler que son chemin reste le sien. Une autrice s'était inscrite dans une académie portée par le nom d'un romancier qu'elle admire depuis toujours. Ce qu'elle était allée chercher là-bas, elle a fini par le formuler elle-même : « une validation, une légitimité auprès de personnes que j'admire »... Mais ce n'est pas ce dont elle avait besoin : la permission ne se vend pas, et aucun mentor ne peut te la donner.
- Lire : Coach littéraire, book doctor, script doctor : qui fait quoiLire : Le manifeste « Je suis coach »Lire : Le voyage du héros, dans l'encyclopédie
- Mise en abyme
- L'histoire dans l'histoire. Un personnage qui écrit un roman, un récit qui contient un récit, un miroir dans le miroir. L'effet de poupée russe narrative.
- Le moment où tu te regardes te regarder. Vertigineux quand c'est bien fait, prétentieux quand c'est raté. Le truc pour que ça marche : l'histoire intérieure doit éclairer l'histoire extérieure. Si l'histoire dans l'histoire ne dit rien de plus sur l'histoire principale, c'est juste un détour. (D'ailleurs, Ose Écrire est un peu une mise en abyme permanente. Tu accompagnes des gens qui écrivent des histoires de personnages qui se transforment, et ce faisant, les auteurs eux-mêmes se transforment. L'écriture miroir, poussée à son paroxysme.)
- Morally grey
- Un personnage morally grey agit selon une morale ambiguë : il ment, trahit ou tue parfois, mais pour des motifs qu'on comprend, voire qu'on partage.
- Écoute : #135 « Mon année sabbatique pour écrire est devenue une vie sabbatique »Lire : Morally grey, dans l'encyclopédie
- Motif
- Un élément récurrent dans un récit (image, objet, phrase, couleur, situation) qui crée un effet de résonance et renforce le thème.
- Le fil rouge invisible. L'eau qui revient dans chaque scène clé. La couleur rouge qui apparaît chaque fois que le personnage ment. La phrase qu'un personnage prononce au chapitre 3 et qui revient, transformée, au chapitre 30. Le lecteur ne le repère pas toujours consciemment. Mais son inconscient le capte. Et c'est ça qui donne au livre cette sensation de « tout tient ensemble ». Souvent, des motifs s'installent sans que l'auteur les décide. Et oui, l'inconscient d'écrivain travaille pendant que tu crois juste raconter une histoire.
- Motivation (du personnage)
- Ce que le personnage veut. Son moteur. La raison pour laquelle il agit, parle, se bat, ment, fuit. Le désir fondamental qui anime tout son arc.
- Souvent, le personnage lui-même ne connaît pas sa vraie motivation. C'est ça qui le rend intéressant. La motivation affichée versus le désir profond : c'est dans l'écart entre les deux que le personnage existe et qu'il évolue.
- NaNoWriMo
- National Novel Writing Month. Un défi international qui se déroulait chaque novembre : écrire 50 000 mots en 30 jours. Créé en 1999, suivi par des centaines de milliers de participants dans le monde.
- 50 000 mots en 30 jours, ça fait 1 667 mots par jour. C'est beaucoup. C'est faisable. Et c'est un formidable coup de pied aux fesses. Le NaNoWriMo ne produit pas des chefs-d'œuvre. Il produit des premiers jets. Et un premier jet, même moche, c'est de l'or. Le piège : croire que si tu n'y arrives pas en novembre, tu n'es pas fait pour écrire. Faux. Ton rythme est le tien. Novembre ou pas. PS : personnellement, un rythme NaNoWriMo est le PIRE pour moi. Il est loin de toutes les métriques qui m'excitent en écriture. Un jour je me suis lancé un défi dans ce genre, j'ai réussi mais c'était le pire truc de ma vie mdr, j'ai arrêté d'écrire pendant 3mois ahah
- Lire : Écrire 30 minutes par jour : la fausse question du tempsÉcoute : #96 « 35 000 mots en une semaine : la pire idée de ma vie »
- Narrateur
- La voix qui raconte l'histoire. Peut être un personnage (première personne), un observateur extérieur (troisième personne), ou omniscient (il sait tout).
- Choisir son narrateur, c'est choisir le filtre à travers lequel le lecteur voit tout. Première personne : tu es dans la tête du personnage, tu sens ses tripes. Troisième personne : tu as du recul, tu peux zoomer et dézoomer. Le choix n'est pas technique, il est émotionnel. J'ai écrit mes deux romans à la première personne car l'intériorité du personnage et ce qu'il ne savait pas (et donc ce que le lecteur ne sait pas non plus) était crucial. Souvent, le narrateur que tu choisis en dit long sur ton rapport au livre !
- Lire : Le narrateur non fiable, dans l'encyclopédie
- Narrateur non fiable
- Un narrateur non fiable raconte l'histoire d'une manière qu'on ne peut pas prendre au pied de la lettre.
- Écoute : #133 « 112 000 mots en 115 jours »Lire : Le narrateur non fiable, dans l'encyclopédie
- Névéther — Léopard des neiges
- L'un des dix archétypes de la Cosmogonie Ose Écrire. La créativité impossible qui existe quand même, là où l'air est trop mince pour que quiconque respire. Une unicité pleine, incarnée, contagieuse, et sans rugissement. Animal : le léopard des neiges.
- On l'appelle le fantôme des montagnes. Il traverse les crêtes à 5 000 mètres, bondit de quinze mètres d'un seul élan entre deux falaises, et il ne rugit pas. C'est le seul grand félin qui ne le peut pas. Il ronronne. Chaque individu porte un motif de taches unique au monde, impossible à confondre, impossible à imiter. Dans le mot, il y a « névé », la neige compactée qui devient glacier, le fragile qui devient permanent, et « éther », le cinquième élément, celui qui transcende les quatre autres. C'est aussi celui de L'Étreinte Éthérée : ma saga est entrée dans la cosmogonie sans que je l'aie décidé.
- Lire : Le manifeste « Créer »Découvrir : L'univers narratif Ose Écrire
- Nœud dramatique
- Le point de tension maximale d'une intrigue. Le moment où tous les fils narratifs se resserrent et où la situation semble inextricable. Le nœud doit être dénoué pour que l'histoire trouve sa résolution.
- Imagine un vrai nœud. Tu tires d'un côté, ça serre de l'autre. Plus tu tires, plus c'est serré. Le nœud dramatique fait pareil : chaque action du personnage aggrave la situation. C'est exactement là que le lecteur ne peut pas poser le livre : au moment où tout va mal et qu'il n'y a aucune sortie visible. Si ton nœud a une sortie évidente, ce n'est pas un nœud. C'est un lacet. Et les lacets c'est à peine moins fun (encore une fois tout dépend des intentions) !
- Nombre de mots
- Le repère quantitatif le plus utilisé en écriture. Quelques ordres de grandeur : nouvelle (moins de 40 000 mots), roman court (40 000 à 60 000), roman standard (60 000 à 100 000), roman long (plus de 100 000).
- Le compteur kilométrique de l'écriture. Utile pour savoir où t'en es, dangereux si ça devient une obsession. J'ai vu des coachés se fixer « 80 000 mots » comme objectif et écrire 30 000 mots de remplissage pour y arriver. Ton livre fait la longueur qu'il doit faire. Si ton histoire se raconte en 45 000 mots, c'est un roman de 45 000 mots. Point. Ne remplis pas pour atteindre un chiffre. Chaque mot doit mériter sa place et plus que tout faire du sens avec les intentions que tu as... Si tu vois ton livre comme un accomplissement personnel, qu'importe les eusses et coutumes tant que toi tu es heureux avec le résultat ! PS : le nombre de mots n'est pas la seule métrique qu'on peut utiliser pour suivre son rythme. C'est une mesure tête, mais il y a aussi le coeur et le corps... Pour certains le nombre de mots est opressant et c'est paradoxallement en se concentrant sur ce qui compte pour eux (le kiff ressenti dans la sesssin par exemple) et en lâchant prise sur le nombre de mots... qu'ils en écrivent plus !
- Oser
- Le verbe central de tout ce qu'on fait ici. Oser écrire, oser se montrer, oser se tromper, oser recommencer, oser se dire auteur... parce qu'oser c'est vivre.
- Oser, c'est pas le grand saut depuis un avion, la poitrine bombée. C'est un geste discret qu'on répète. Oser ouvrir le fichier. Oser écrire une phrase nulle. Oser montrer le texte à quelqu'un. Oser dire « j'écris » dans un bar quand on te demande ta passion. C'est une collection de petits courages. Et c'est exactement comme ça qu'on écrit un livre.
- Lire : Coaching d'écriture : ce que c'est vraiment (et ce que ça change)Lire : Les 3 Clartés
- Pacte avec le diable
- Un personnage conclut un marché avec une puissance surnaturelle, diable, démon ou esprit, pour obtenir un savoir, un amour, la gloire ou la jeunesse.
- Lire : Le pacte avec le diable, dans l'encyclopédie
- Page blanche
- Ce moment où tu es devant ton document et rien ne vient. Le blocage le plus célèbre de l'écriture.
- Une hydre. Elle a plein de têtes (la peur de mal écrire, le perfectionnisme, la fatigue, le doute). Mais toutes ces têtes n'ont qu'une racine. Et la racine, c'est toi. Si personne n'écrit dessus, la page reste blanche pour tout le monde. La vraie question, c'est : « qu'est-ce que cette page blanche essaie de me dire ? » Bien avant « comment la vaincre ».
- Lire : Page blanche : l'hydre de l'écritureÉcoute : #25 « Tu es ton monstre sous le lit »Lire : #45 « Page blanche : ce qu'elle essaie de te dire »
- Passeur d'histoires
- Ce que tu deviens quand tu oses écrire. Dans mon esprit c'est assez loin du fait d'être un « auteur » au sens institutionnel. C'est plutôt quelqu'un qui porte une histoire en soi et qui la transmet. Quelqu'un qui prend la responsabilité de ses mots. Le terme passeur porte aussi tout ce qui nous compose. Nous sommes une somme de notre vie, de nos inspirations et de nos rencontres... Tout ça se mélange en nous et quand on le couche sur papier, le résultat porte toutes les histoires qui nous composent.
- Le mot « auteur » intimide. Le mot « écrivain » fait peur. « Passeur d'histoires », ça dit exactement ce que c'est. Tu as reçu des histoires. T'as désormais quelque chose : ton unicité. Tu la fais passer. D'un côté à l'autre. De toi vers quelqu'un. Et dans ce passage, il se passe un truc que tu ne maîtrises pas : le lecteur reçoit ce que tu n'avais pas forcément l'intention d'envoyer. C'est ça, la magie. On ne sait jamais qui on sauve en écrivant.
- Écoute : #41 « Être un passeur d'histoires »
- Personnage
- Un être fictif qui habite ton histoire. Protagoniste, antagoniste, secondaire : chaque personnage a un rôle et (idéalement) une raison d'exister dans le récit.
- Un personnage, ça va bien au-delà de la fiche signalétique. « Cheveux bruns, 1m86, aime les chiens. » Ça, c'est un casting (ou ma description si j'étais inscrit sur Tinder). Un personnage, c'est : qu'est-ce qu'il veut ? Qu'est-ce qu'il cache ? Qu'est-ce que le lecteur comprend de lui-même en le lisant ? Si ton personnage ne t'apprend rien, c'est souvent parce qu'il ne sert pas ton intention. Ou parce qu'il y a un caillou dans ta chaussure que tu n'as pas encore osé regarder.
- Écoute : #94 « Personnages : leur donner une vie qu'on leur envie »
- Personnage secondaire
- Un personnage qui n'est pas le protagoniste mais qui joue un rôle dans l'histoire. Allié, mentor, obstacle, miroir, comic relief.
- Le batteur dans un groupe de rock. Personne ne vient au concert pour lui. Mais si tu l'enlèves, tout s'effondre. Le piège : un secondaire qui en fait trop. S'il vole la scène au protagoniste, c'est peut-être lui qui devrait raconter l'histoire. L'autre piège : un secondaire qui ne sert à rien. S'il disparaît et que le lecteur ne le remarque pas, c'est qu'il n'avait pas de raison d'être là. PS : je rigole, je vous aime les batteurs et nul doute que vous avez des fans !
- Écoute : #94 « Personnages : leur donner une vie qu'on leur envie »
- Point de non-retour
- Le moment dans l'histoire où le personnage ne peut plus faire machine arrière. La décision est prise, le pont est brûlé, le chemin n'existe plus que vers l'avant.
- C'est vrai dans une histoire mais aussi dans la vie. Avant, on peut encore reculer. Après, tout change... et c'est à partir de là que l'histoire devient irrésistible.
- Point de vue
- La perspective à travers laquelle l'histoire est racontée. Pas qui raconte (ça c'est le narrateur) mais à travers quels yeux on voit les événements.
- La caméra. Première personne : GoPro sur le front du personnage. Tu vois ce qu'il voit, tu ne sais que ce qu'il sait. Troisième personne limitée : caméra sur l'épaule, tu le suis de près mais tu as un poil de recul. Omniscient : drone. Tu vois tout, tu sais tout. Chaque choix change l'expérience du lecteur, bien plus que l'intrigue ou les événements eux-mêmes... Toutes sont intéressantes et au risque de radoter... c'est avant tout une histoire d'intention !
- Polar
- Le polar, ou roman policier, part d'un crime et suit l'enquête qui tente de l'élucider.
- Écoute : #74 « Discussion avec Françoise Guérin »Lire : Polar, dans l'encyclopédie
- Possession
- Dans le trope de la possession, un esprit, un démon ou une force inconnue prend le contrôle d'un corps humain.
- Écoute : #121 « Écrire encore mieux en croyant en l'âme de tes cartes »Lire : La possession, dans l'encyclopédie
- Pouvoir démiurgique
- La capacité de créer un monde. Le pouvoir fondamental de l'auteur : donner vie à ce qui n'existait pas avant lui.
- Tolkien a inventé des langues. Des langues entières. Pour un monde qui n'existait que dans sa tête. Et regardez tout ce qu'il a fait naître... Au delà de simplement ces histoires et encore aujourd'hui ! C'est ça, le pouvoir démiurgique. Pas besoin d'aller aussi loin (personne n'est obligé d'inventer l'elfique). Mais chaque auteur, quand il écrit, crée quelque chose qui n'existait pas. Et ça, c'est dément quand on y pense. Ton fichier Word contient un univers. Il est petit, il est imparfait, mais il est réel parce que tu l'as écrit et ma conviction c'est qu'il changera quelque chose... on ne juste pas quoi !
- Écoute : #19 « Le guide de Tolkien »
- Premier contact
- Le trope raconte la première rencontre entre l'humanité et une intelligence venue d'ailleurs : extraterrestres, machine, espèce inconnue.
- Écoute : #57 « Qu'est ce que j'apprends sur moi ? »Lire : Le premier contact, dans l'encyclopédie
- Premier jet
- La première version complète de ton texte. Du début à la fin, sans revenir en arrière, sans corriger, sans juger. L'objectif : qu'il existe.
- La version la plus laide et la plus précieuse de ton livre. Laide parce qu'il y a des fautes, des incohérences, des dialogues en carton et des descriptions de trois lignes là où il en faudrait trente. Précieuse parce que c'est la seule version qui prouve que tu peux aller jusqu'au bout. On ne réécrit pas ce qui n'existe pas. Un premier jet pourri vaut infiniment plus qu'un premier chapitre parfait.
- Lire : Comment finir son roman quand on a tout essayé
- Premier lecteur
- La première personne à qui tu montres ton texte. Le premier regard extérieur.
- Choisis bien. Le premier lecteur peut allumer ta confiance ou l'éteindre. Quelqu'un qui respecte ton projet suffisamment pour être honnête, et qui te connaît suffisamment pour doser cette honnêteté. Ta mère, peut-être, si elle est capable de dire « ce chapitre ne fonctionne pas ». Ton pire critique, probablement pas. Trouver ce premier lecteur est presque aussi important qu'écrire le livre. Mais c'est plus facile qu'il n'y paraît, c'est finalement une simplement une histoire d'intention... pour trouver la bonne personne (et encore il n'y en a pas qu'une !) tu peux te poser cette question : qu'est ce que j'attends de ce premier lecteur ?
- Écoute : #35 « Bêta-lecture : le regard qui change tout »
- Prête-plume
- Celui qui écrit à ta place, à partir de ce que tu lui racontes. Le livre paraît sous ton nom. On disait autrefois « nègre », et le changement de mot est un progrès.
- Il n'y a rien de honteux là-dedans. Certaines personnes portent une histoire importante et n'ont aucune envie de l'écrire, et le prête-plume existe exactement pour elles. Ce qui coince, c'est de le choisir sans savoir ce qu'on achète. Une autrice avait fait appel à ce qu'elle appelait « une agence », elle a lu les premières pages et m'a dit : « C'est ce que j'ai vécu, oui, mais c'est pas mon écriture. C'est pas moi, quoi. » L'agence avait fait son travail, maaaais ce travail ne pouvait pas produire ce qu'elle, elle cherchait.
- Lire : Coach littéraire, book doctor, script doctor : qui fait quoi
- Prologue / Épilogue
- Le prologue est un texte placé avant le chapitre 1, souvent dans une temporalité ou un point de vue différent. L'épilogue fait la même chose après la fin.
- Le prologue ? Le mec qui arrive à la fête avant tout le monde et qui te dit « tu vas voir, ça va être dingue ». S'il est bon, tu restes. S'il est chiant, tu pars avant que la musique commence. L'épilogue, c'est le message du lendemain matin qui donne un sens à ce qui s'est passé. Ni l'un ni l'autre ne sont obligatoires. Ne les mets que si ton histoire en a besoin, pas par convention. J'ai lu des dizaines de manuscrits avec un prologue qui aurait dû être le chapitre 1, et un épilogue qui aurait dû être la dernière scène du dernier chapitre. Si tu dois coller une étiquette « prologue » pour justifier ta scène, c'est peut-être que la scène peut juste être le début de ton livre.
- Protagoniste
- Le personnage principal de l'histoire. Celui dont on suit le parcours, dont on partage les enjeux, dont l'arc de transformation porte le récit.
- Il a besoin d'être vrai, bien plus que d'être courageux, bon ou sympathique. Et surtout : il a besoin de vouloir quelque chose. Un protagoniste qui ne veut rien, c'est une caméra posée sur un trépied. Ça filme, mais ça ne raconte rien. Donne-lui un désir, donne-lui un obstacle, et l'histoire démarre toute seule. Et je le répète parce que c'est peut-être le plus important pour moi : vive l'authenticité, celle de ton protagoniste !
- Quatrième de couverture
- Le texte imprimé au dos du livre. Son rôle : donner envie de lire sans spoiler. C'est un outil de vente autant qu'un outil narratif.
- Le Tinder de ton livre. Le lecteur le retourne, lit 4 lignes, et décide s'il « swipe right ». Pas de place pour le remplissage. Tu dois poser le personnage, la tension, l'enjeu et le ton en moins de 150 mots. Et surtout, ne raconte pas l'histoire. Pose la question que l'histoire va explorer. Le lecteur achète pour la réponse.
- Lire : Pourquoi écrire un livre ? La réponse est déjà en toi
- Réécriture
- Le travail de reprise du texte après le premier jet. Restructurer, approfondir, couper, affiner. C'est là que le livre se construit vraiment.
- « Écrire c'est réécrire. » Tout le monde dit ça. Personne ne prévient que c'est douloureux. Réécrire, c'est regarder ce que tu as écrit avec enthousiasme il y a trois mois et te dire « non mais sérieusement ? ». Et puis c'est accepter de casser un petit peu pour reconstruire mieux... ou simplement de polir et peaufiner les détails. La réécriture ressemble plus à de la sculpture qu'à de la correction : tu enlèves ce qui n'est pas le livre. PS : se dire « non mais sérieusement ? » c'est la boucle naturel de l'auteur.e qui performe... une joyeuse balance entre se trouver naïvement génial et avoir l'honnêteté intellectuelle de se remettre en question.
- Écoute : #91 « Correction : le moment où ton livre te parle »Lire : #23 « Couper du texte : l'art de lâcher prise »
- Relecture
- L'acte de relire son propre texte. Avant la réécriture, avant la bêta-lecture. Reprendre ce qu'on a écrit avec un regard frais.
- Un rendez-vous avec une version de toi que tu as oubliée. Celle qui a écrit ce chapitre il y a trois semaines à 23h avec un thé froid. Tu la retrouves et parfois c'est « pas mal du tout, je me souviens même pas avoir écrit ça ». Parfois c'est « qu'est-ce qui m'a pris ». Les deux sont utiles. Le truc : laisse passer du temps avant de relire. Le minimum c'est une semaine. Le texte ne change pas. Ton regard si.
- Lire : Coach littéraire, book doctor, script doctor : qui fait quoi
- La Résistance
- Le concept développé par Steven Pressfield dans *The War of Art*. La force invisible, intérieure, qui s'oppose à tout acte de création. La procrastination, le doute, la peur, la distraction, le perfectionnisme : autant de visages d'une même force.
- Pressfield dit un truc qui m'a marqué : plus le projet est important pour toi, plus la Résistance sera forte. Elle ne s'attaque pas aux trucs qui ne comptent pas. Elle s'attaque à ce qui te transformerait si tu le faisais. Donc si tu sens une résistance immense à écrire ton livre, c'est justement le signe qu'il faut l'écrire.
- Lire : Blocage d'écriture : les vraies causes (et quoi faire)Écoute : #25 « Tu es ton monstre sous le lit »
- Retournement / Twist
- Un renversement inattendu dans l'intrigue qui change la compréhension que le lecteur a de l'histoire. La révélation qui force à reconsidérer tout ce qui précède.
- Un twist, c'est un changement de perspective avant d'être une surprise. Le lecteur doit se dire « WOW ! Je ne m'y attendais pas ET maintenant tout ce que j'ai lu prend un autre sens ». La surprise seule, c'est un tour de magie. La surprise qui reconfigure tout le récit, c'est de la littérature. Et le meilleur test : est-ce que l'histoire tient aussi bien si on la relit en connaissant le twist ?
- Lire : Le plot twist, dans l'encyclopédie
- RÉVÉLATEUR (Le)
- La première étape d'Ose Écrire. Un acronyme de 10 lettres qui structure les deux premières semaines de l'accompagnement. C'est la boussole qui clarifie les intentions, pose le fonctionnement, et donne une direction stable à tout le parcours.
- Le moment où tout s'éclaire (d'où le nom). Chaque lettre pose une question que tu ne t'es probablement jamais posée sur ton livre et sur toi. Le RÉVÉLATEUR te montre pourquoi tu écris, pour qui, comment, et ce sur quoi tu as besoin de te donner la permission de faire. L'effet est immédiat puisque en sortie de cette séance on se dit « j'ai juste trop envie d'écrire » !
- Roman d'apprentissage
- Le roman d'apprentissage, ou Bildungsroman, suit un personnage jeune de ses illusions de départ à sa maturité.
- Écoute : #77 « Top lecture 2025 »Lire : Roman d'apprentissage, dans l'encyclopédie
- Romance
- La romance place une histoire d'amour au centre du livre et promet une fin heureuse, ou du moins pleine d'espoir.
- Écoute : #132 « En écriture, le "tout ou rien" est une élégance (comme moi dans Off Campus saison 2...) »Lire : Romance, dans l'encyclopédie
- Romance de Noël
- La romance de Noël est une romance dont l'intrigue se déroule pendant les fêtes de fin d'année, avec le réveillon pour compte à rebours.
- Écoute : #48 « Auto-édition : le chemin que personne ne valide à ta place »Lire : Romance de Noël, dans l'encyclopédie
- Romantasy
- La romantasy mêle les codes de la romance et ceux de la fantasy : un monde magique, des enjeux de royaumes ou de guerres, et au centre une histoire d'amour qui compte autant que la quête.
- Écoute : #132 « En écriture, le "tout ou rien" est une élégance (comme moi dans Off Campus saison 2...) »Lire : Romantasy, dans l'encyclopédie
- Routine d'écriture
- Le système concret que tu mets en place pour écrire régulièrement. L'heure, le lieu, la durée, les rituels, les conditions.
- Déjà, moi je préfère le mot de rythme, ça sonne un peu moins scolaire... Et ton rythme, il ne doit pas obligatoirement ressembler à celui de quelqu'un d'autre. C'est le piège : copier la routine d'un auteur que tu admires. Ça ne marchera pas parce que t'es pas lui. Ton rythme doit s'intégrer à TA vie, à TON énergie, à TES contraintes. C'est exactement ce qu'on construit dans la Clarté de Rythme.
- Lire : Écrire 30 minutes par jour : le seul conseil dont tu as besoin
- Saga familiale
- La saga familiale raconte une famille sur plusieurs générations, et ce qui passe des uns aux autres : une maison, un nom, une faute ou un talent.
- Écoute : #105 « Discussion sportive et littéraire avec @jecrisunroman »Lire : Saga familiale, dans l'encyclopédie
- Scène
- L'unité de base du récit. Un moment continu dans un lieu et un temps donnés, avec un début, un mouvement, et une fin.
- Un micro-film. Elle doit changer quelque chose. Si le monde du personnage est exactement le même à la fin de la scène qu'au début, la scène ne sert à rien (même si elle est bien écrite). Le test : qu'est-ce qui est irréversible ici ? Si rien n'est irréversible, coupe ou réécris (c'est pas forcément un truc GRANDIOSE, ne nous mettons pas non plus la rate au corubouillon).
- Lire : Comment finir son roman quand on a tout essayéÉcoute : #22 « Le chemin narratif »
- Science-fiction
- La science-fiction imagine ce que deviendraient les humains si la science, la technique ou la société changeaient : voyages spatiaux, intelligences artificielles, futurs proches ou lointains.
- Écoute : #3 « Scary ? DO IT ! »Lire : Science-fiction, dans l'encyclopédie
- Scillage — Requin
- L'un des dix archétypes de la Cosmogonie Ose Écrire. La créativité ancrée dans l'authenticité et le mouvement perpétuel. Créer pour respirer, avancer en ligne droite vers sa vérité. Animal : le requin.
- Certaines espèces de requins meurent si elles cessent de nager, car sans mouvement l'eau ne passe plus dans leurs branchies. Le mouvement n'est pas un luxe, c'est de l'oxygène. Sa peau est couverte de denticules orientées dans un seul sens, et sous son museau, les ampoules de Lorenzini détectent les champs électriques de tout ce qui vit. Il perçoit ce que personne ne voit. On le croit mortel, il tue moins que la foudre. Dans le mot, il y a « scie » pour la lame qui découpe sa route, « sillage » pour la trace qui reste derrière lui, et « âge » pour les 450 millions d'années qu'il a traversées sans s'arrêter.
- Lire : Le manifeste « Créer »Découvrir : L'univers narratif Ose Écrire
- Script doctor
- Le book doctor du cinéma. Quand un scénario ne fonctionne pas et que personne autour de la table n'arrive à dire pourquoi, on appelle quelqu'un dont c'est le métier de poser le diagnostic. Il ne réécrit pas le film, il dit où ça casse.
- Le métier existe depuis longtemps dans l'audiovisuel et il reste presque inconnu du côté du livre. Ça dit quelque chose de nos deux mondes. Au cinéma, faire diagnostiquer son scénario par un tiers est une pratique de professionnels, quand un romancier qui demande la même chose a encore l'impression d'avouer une faiblesse.
- Lire : Coach littéraire, book doctor, script doctor : qui fait quoi
- Second chance romance
- Une rupture, un départ ou une décision prise sous la pression a séparé deux personnages qui s'aimaient.
- Écoute : #62 « Discussion avec Orlane Escoffier »Lire : Second chance romance, dans l'encyclopédie
- Shitty first draft
- Le concept popularisé par Anne Lamott dans *Bird by Bird*. La permission de mal écrire. L'idée que le premier jet a le droit d'être mauvais, parce que c'est son job : exister, pas être bon.
- La phrase la plus libératrice de l'histoire de l'écriture. T'as le droit d'écrire de la merde. Non seulement t'as le droit mais c'est ton devoir. Parce que tu ne peux pas réécrire ce qui n'existe pas. Et le premier jet parfait n'existe pas non plus. Donc lâche la bride, écris comme ça vient, et fais-toi confiance : la beauté arrivera en réécriture. PS : Eddings, un de mes auteurs favori, disait : 50 % de nos traits de génie ne trouveront pas leur place. Et c'est tant mieux. C'est grâce à eux que les 50 autres % existent !
- Show don't tell
- Le principe de montrer plutôt que de dire. Au lieu d'écrire « il était triste », montrer les signes de sa tristesse à travers ses actions, son regard, ses silences.
- Le conseil le plus donné en écriture. Et le plus mal compris. « Show don't tell » ne veut pas dire « ne jamais dire ». Parfois, « il était triste » est exactement la bonne phrase. Le vrai principe, c'est : ne dis pas au lecteur quoi ressentir. Donne-lui les éléments pour qu'il ressente par lui-même. Ah et ! Pour radoter une dernière fois... tout ça c'est aussi une histoire d'intention !
- Lire : Trouver sa voix d'auteur : le pilier que personne ne travaille
- Slow burn
- Deux personnages se rapprochent si lentement que leur premier baiser arrive au milieu du livre, parfois au tome suivant.
- Écoute : #86 « Deux ans pour oser tourner une page »Lire : Slow burn, dans l'encyclopédie
- Solstisse — Panthère noire
- L'un des dix archétypes de la Cosmogonie Ose Écrire. La créativité enfouie sous une vie qui fonctionne, puissante et intacte, mais qui couve. Le Solstisse ne sait pas (ou plus) qu'il est créatif, et il remplit le vide avec tout sauf l'essentiel. Animal : la panthère noire.
- La panthère noire n'est pas une espèce. C'est un léopard atteint de mélanisme, une variation unique qui se met à porter une robe noire. Une idée qui existait déjà et qui s'incarne pleinement quand quelqu'un ose s'en vêtir. Le mot dit la suite. « Solstice » pour la nuit la plus longue, le jour exact où la lumière recommence à gagner sans que personne ne voie la différence. « Tisser » pour l'acte de créer, fil après fil. « Sol » pour la lave qui couve sous l'obsidienne. Le Solstisse porte un soleil qu'il ne voit pas, et le jour où on souffle sur la braise, tout change.
- Lire : Le manifeste « Créer »Découvrir : L'univers narratif Ose Écrire
- Sous-texte
- Ce que le texte dit sans le dire. Le sens caché sous les mots. Ce que le personnage pense mais ne prononce pas, ce que la scène raconte au-delà de ce qui se passe en surface.
- Le silence entre les notes de musique. Le couple au restaurant qui parle de la météo mais négocie leur séparation. Le personnage qui dit « je vais bien » avec des mains qui tremblent. L'écriture puissante est souvent celle qui ne dit pas les choses directement. Le lecteur comprend. Et le fait de comprendre par lui-même crée une connexion infiniment plus forte que si tu lui avais tout expliqué. D'ailleurs un exercice très sympa est justement un exercice de sous-texte : « Écris une scène de rupture sans que le mot rupture, ni amour, ni quitter n'apparaisse. » Difficile mais si beau. Dans la vraie vie c'est ce qu'on pourrait le non-verbal !
- Écoute : #81 « Dialogue et voix : quand tes personnages parlent vraiment »
- Structure en 3 actes
- Le modèle narratif le plus ancien et le plus utilisé. Acte 1 : mise en place du monde, du personnage et du conflit. Acte 2 : développement, obstacles, escalade. Acte 3 : climax et résolution.
- Comme le squelette humain. Tout le monde en a un. Personne ne se ressemble. Connaître la structure ne te dit pas quelle histoire écrire. Elle te dit comment la tenir debout. Et le secret que personne ne dit : l'acte 2 est le plus long, le plus dur, et celui où 90% des auteurs abandonnent. Tiens, ça me rappelle un chiffre que je connais bien. En coaching, l'acte 2 du roman coïncide souvent avec l'acte 2 du parcours : le moment où la motivation du début est loin et où il faut quelque chose de plus solide pour continuer (ton rythme d'auteur).
- Lire : Comment finir son roman quand on a tout essayéÉcoute : #22 « Le chemin narratif »
- Suspension d'incrédulité
- Le contrat implicite entre l'auteur et le lecteur : le lecteur accepte de croire à un monde fictif, tant que l'auteur ne brise pas la cohérence interne de ce monde.
- Tu peux avoir des dragons. Tu peux avoir de la magie. Tu peux avoir un système solaire à deux soleils. Le lecteur dira « ok, je marche ». Mais si le personnage qui a peur du feu depuis 200 pages saute joyeusement dans un volcan sans raison, le contrat est rompu. La suspension d'incrédulité ne demande pas que ton monde soit réaliste. Elle demande qu'il soit cohérent. Mon passé d'ingénieur en sûreté nucléaire parle fort ici : la cohérence d'un système, c'est mon obsession. En ingénierie, si un paramètre contredit un autre, l'ensemble s'effondre. En fiction, c'est exactement pareil... et finalement le lecteur ne te demande rien de plus que de ne pas te contredire.
- Symbole
- Un élément concret du récit (objet, lieu, personnage, couleur) qui porte un sens abstrait plus large. La bague qui symbolise l'engagement. La tempête qui symbolise le chaos intérieur.
- Le langage secret de l'écriture. Le lecteur ne l'analyse pas (sauf s'il est en cours de littérature). Il le ressent. L'eau qui revient dans les moments de transformation. La porte fermée qui représente le choix que le personnage refuse de faire... Quelque part, le meilleur symbole est celui qui travaille sans être vu ! Comme l'écriture miroir.
- Synopsis
- Un résumé structuré de ton histoire, de l'introduction au dénouement, spoilers inclus. Utilisé pour les soumissions aux maisons d'édition ou comme outil de planification.
- Le plan de la maison avant de poser les briques. Certains en ont besoin pour écrire (ils planifient tout avant de commencer). D'autres le font après le premier jet pour y voir clair. Les deux sont valides. Le piège : passer six mois sur un synopsis parfait et ne jamais écrire la première ligne du roman. Le synopsis n'est pas le livre. En coaching, je vois deux profils : celui qui ne peut pas écrire sans synopsis (et qui a raison, parce que c'est son fonctionnement), et celui qui se cache derrière le synopsis pour ne pas affronter la page blanche. Si ton synopsis est devenu un refuge, c'est qu'il est temps d'écrire.
- Lire : Comment finir son roman quand on a tout essayéÉcoute : #22 « Le chemin narratif »
- Système de magie
- Le système de magie désigne les règles qui encadrent le surnaturel dans un monde de fantasy : qui peut l'utiliser, comment, à quel prix.
- Écoute : #134 « Ne crois pas en tes rêves d'écriture, réalise-les... merci Damso »Lire : Le système de magie, dans l'encyclopédie
- Tempo narratif
- Le rythme de l'histoire. L'alternance entre les moments d'accélération (action, tension) et les moments de respiration (description, introspection, dialogue posé).
- Comme une playlist. Si tu mets 15 bangers d'affilée, tu fatigues l'auditeur. Si tu mets 15 ballades, il s'endort. Le tempo, c'est savoir quand accélérer et quand laisser respirer. Un bon livre fait les deux. Et souvent, les moments qui restent le plus longtemps dans la tête du lecteur, ce sont les silences entre les explosions. En réécriture, j'ai appris à lire mes chapitres à voix haute pour sentir le tempo. Si je m'essouffle, c'est que le texte s'essouffle. Si je m'ennuie, le lecteur aussi. Le corps ne ment pas ! Encore une fois, ici c'est une question d'intention. Ne venons pas placer de pression inutile. Si tu écris pout toi... le VRAI lecteur a convaincre... bah c'est toi !
- Écoute : #96 « 35 000 mots en une semaine : la pire idée de ma vie »
- Thème
- Le sujet profond de ton livre. Le sens (ce que ça veut dire), au-delà de l'intrigue (ce qui se passe). L'amour, la mort, la liberté, la trahison, le pardon, l'identité.
- La réponse à « de quoi parle VRAIMENT ton livre ? ». Si tu réponds par l'intrigue (« c'est l'histoire d'un mec qui cherche un trésor »), tu n'as pas encore trouvé ton thème. Si tu réponds « ça parle de ce qu'on est prêt à sacrifier pour un rêve », tu y es. Même si je sais que le thème peut naître au fil de l'écriture, j'invite toujours les auteur.e.s à y réfléchir dès le début (lors du révélateur)... ça donne un fuel de fou pour commencer. Et l'élan c'est parfois tout ce dont on a besoin au début !
- Lire : Pourquoi écrire un livre ? La réponse est déjà en toi
- Thérapeute
- Un professionnel du soin, dans un cadre réglementé. Il travaille une souffrance, l'explore, et regarde vers le passé pour comprendre et guérir. Le coach, lui, regarde vers un objectif et vers le futur.
- Écrire remue, et il arrive que ce qui remonte relève du soin plutôt que du livre. Quand c'est le cas, le thérapeute passe avant tout le reste, et te le dire fait partie du code de déontologie auquel j'ai souscrit. C'est une limite que je tiens, et pas une porte de sortie polie.
- Lire : Coach littéraire, book doctor, script doctor : qui fait quoiLire : Le manifeste « Je suis coach »
- Thriller
- Le thriller raconte une menace qui pèse sur un personnage : un tueur, un complot, un enlèvement, une conspiration.
- Écoute : #120 « Tout le monde ne montera pas dans le train »Lire : Thriller, dans l'encyclopédie
- TREMPE (La)
- La séance de mi-parcours dans Ose Écrire. Un moment pour rallumer la braise quand l'énergie du départ s'essouffle. La métaphore vient de la métallurgie : le métal brûlant plongé dans l'eau froide, le choc qui durcit la lame.
- Vers le 3ème ou 4ème mois, il y a toujours un moment de creux. La motivation du début est loin, la fin n'est pas encore en vue. C'est le ventre mou du parcours. La TREMPE, c'est le moment où on regarde en arrière pour mesurer le chemin, et où on regarde devant pour retrouver l'envie. C'est souvent une séance intense.
- Trope
- Un motif de récit que les lecteur·ices reconnaissent d'un livre à l'autre : deux ennemis qui tombent amoureux, un élu désigné par une prophétie, une fin de chapitre qui coupe au pire moment. Il devient un cliché quand on l'écrit sans y mettre sa voix.
- Lire : Les tropes narratifs, dans l'encyclopédie
- Tueur en série
- Le tueur en série tue plusieurs fois, en laissant une signature : un choix de victimes, un mode opératoire, un message.
- Écoute : #132 « En écriture, le "tout ou rien" est une élégance (comme moi dans Off Campus saison 2...) »Lire : Le tueur en série, dans l'encyclopédie
- Vampire
- Le vampire est un mort qui ne meurt pas : il traverse les siècles en se nourrissant du sang des vivants, la nuit le plus souvent, sous des règles qui varient d'un livre à l'autre, soleil, ail, invitation à franchir un seuil.
- Écoute : #46 « Discussion avec Orane Dupont »Lire : Le vampire, dans l'encyclopédie
- Vendeur de méthode
- Celui qui vend une recette et un résultat promis. Un manuscrit en trente jours, un best-seller, des ventes garanties. La promesse tient lieu de cadre.
- La seule posture de la liste qui devienne discutable, et elle le devient surtout lorsqu'elle se déguise en l'une des autres. Trois questions suffisent à la repérer : qui a les réponses, y a-t-il un cadre, et vers quoi est-ce qu'on regarde ? Si la réponse aux trois est « la méthode », tu sais ce que tu achètes.
- Lire : Coach littéraire, book doctor, script doctor : qui fait quoiLire : Le manifeste « Je suis coach »
- Voix narrative
- Le style, le ton, la personnalité de la narration. Ce qui fait que deux auteurs racontant la même histoire produiront deux textes radicalement différents.
- Ta voix, c'est toi. La chose la plus difficile à trouver et la plus impossible à copier. Tu peux imiter la structure de quelqu'un, son rythme, ses thèmes. Tu ne peux pas imiter sa voix. Et la bonne nouvelle, c'est que tu n'as pas à la chercher : elle est déjà là. Tu as juste besoin d'arrêter d'essayer de sonner comme quelqu'un d'autre. Un vrai travail de lâcher prise et une itération permanente, quelque part... ne passerons nous pas notre vie entière à trouver cette voix narrative ?
- Lire : Trouver sa voix d'auteur : le pilier que personne ne travailleÉcoute : #17 « En restant vrai qu'on creuse l'écart »Lire : #81 « Dialogue et voix : quand tes personnages parlent vraiment »
- Voyage dans le temps
- Le trope envoie un personnage dans le passé ou le futur, par une machine, un phénomène naturel ou la magie.
- Écoute : #40 « Écriture sur des thèmes aléatoires part. 1 »Lire : Le voyage dans le temps, dans l'encyclopédie
- Voyage du héros
- La structure narrative identifiée par Joseph Campbell dans *Le Héros aux mille et un visages*. Un schéma universel en 12 étapes (ou 17, selon les versions) que l'on retrouve dans les mythes du monde entier : l'appel de l'aventure, le refus de l'appel, la rencontre avec le mentor, le passage du seuil, les épreuves, etc.
- Star Wars, Harry Potter, Le Seigneur des Anneaux, la majorité des films Marvel. Peut-être la tienne. Campbell a montré que les humains racontent toujours la même histoire, sous mille formes différentes. C'est un squelette, pas une prison et la bonne nouvelle c'est qu'autour de ce squellette il y a de la place pour tout : ta voix, tes personnages, tes thèmes, ton unicité.
- Écoute : #22 « Le chemin narratif »Lire : #19 « Le guide de Tolkien »Lire : Le voyage du héros, dans l'encyclopédie
- Whodunit
- Le whodunit, contraction de l'anglais familier *who done it ?*, est une énigme policière centrée sur l'identité du coupable.
- Écoute : #80 « F.A.Q. »Lire : Le whodunit, dans l'encyclopédie
- Worldbuilding
- La construction de l'univers fictif dans lequel se déroule ton histoire. Géographie, histoire, cultures, règles, langues, systèmes : tout ce qui fait que le monde tient debout.
- Le piège le plus délicieux de l'écriture. Tu peux passer des mois à dessiner des cartes, inventer des monnaies, créer des arbres généalogiques sur 12 générations. Et ne jamais écrire une seule ligne de ton roman. Le worldbuilding est au service de l'histoire, toujours. Si ton lecteur n'a pas besoin de savoir que la pièce de cuivre du royaume nord s'appelle le « kravik », ne le mets pas dans le livre. (Mais garde-le dans tes notes. C'est quand même trop cool le kravik.)
- Écoute : #50 « Worldbuilding : construire un monde sans s'y perdre »Lire : Le système de magie, dans l'encyclopédie
- Young adult
- Le young adult désigne les romans écrits pour les adolescents et les jeunes adultes, avec des héros du même âge.
- Écoute : #18 « De l'idée d'enfant au livre »Lire : Young adult, dans l'encyclopédie
- Zénith' — Lion
- L'un des dix archétypes de la Cosmogonie Ose Écrire. La créativité structurée, qui avance dès l'instant où elle sait où elle va. Il lui faut un cap, une mesure, un système. Animal : le lion.
- On croit le lion roi par la force. Il n'est ni le plus rapide, ni le plus agile, ni le plus discret. Ce qu'il a, c'est un cap. Dans la chasse, il ne court pas devant, il donne le cadre, et le plan existe pour que l'instinct puisse s'exprimer dedans. Le mot tient en trois morceaux. « Zen » pour le calme souverain. « Zénith » pour le point du ciel situé exactement au-dessus de ta tête, unique à l'endroit où tu te tiens. Et l'apostrophe, qui murmure Ithaque sans le dire, le poème de Cavafy : souhaite que le chemin soit long. Le chemin vers le point le plus haut est déjà le point le plus haut.
- Lire : Le manifeste « Créer »Découvrir : L'univers narratif Ose Écrire