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Pochette de l'épisode 128 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 128SOLO19 JUILLET 202658 MIN

La pire journée m'a rappelé pourquoi j'écris

Clarté · Intentionactionpourquoi écrire
00:0058:04

FACE A — LES 25 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

Il y a des journées où tout te pousse à rester couché.

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

La mienne avait mal commencé. Une défaite la veille qui reste en travers de la gorge, une nuit sans sommeil, mon chien à emmener chez le véto en urgence, et une facture que je n'avais pas prévue. À 9h du matin, j'aurais pu tout annuler et attendre que ça passe.

Je ne l'ai pas fait. J'ai gardé mon podcast, j'ai gardé mes coachings, et j'ai fini par écrire quelques lignes. Un pas vers ce qui m'anime, puis un autre. Et la journée a basculé, au point que deux personnes m'ont dit que leur trajectoire de vie avait changé.

Voilà ce que je voulais te déposer : quand les doutes et la fatigue prennent toute la place, bouge. Fais un geste concret dans ce qui te plaît. L'écriture peut être ce geste. Une ligne, deux cents mots, et te revoilà en selle.

Et si aujourd'hui tu vas mal, laisse-moi te redire une chose qu'on ne se répète pas assez : tout va bien se passer.

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE — CLIQUE UN SLIDE POUR L'AGRANDIR

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Tu cherches un passage précis ? La table d'écoute passe les transcripts de tous les épisodes au peigne fin.

Teaser : la journée catastrophique qui devient exceptionnelle

Bienvenue dans cet épisode enregistré lors d'une journée qui paraissait absolument catastrophique et qui se révèle être en fait assez exceptionnelle. Et c'est de ça qu'on parle, du pouvoir de l'action, on parle aussi de rythme d'écriture et surtout je vous parle d'un livre que j'aime d'amour, La Belgariade. Je vous souhaite une très bonne écoute et je vous dis à très vite. Moi c'est Sam, Ybelion de mon nom de plume. Je suis écrivain, coach ICF et j'ai créé Ose Écrire, un accompagnement pour celles et ceux qui veulent enfin accomplir leur rêve d'écrire un livre. Ce podcast a la même intention. C'est ton rendez-vous inspiration, discipline et passage à l'action. Et si ça te parle, abonne-toi, mets 5 étoiles et partage autour de toi. Parce que plus il y a de gens qui osent, plus d'autres oseront à leur tour. Allez, c'est parti et bonne écoute. Hello les amis, j'espère que vous allez bien. Vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis heureux de vous retrouver.

Et pour quelle raison ? Parce que j'ai passé une journée de merde. Oh là là, je vous jure. C'est un truc de fou. Vous voyez parfois, il y a des jours où vous vous dites « Eh vas-y, pourquoi je me suis levé en fait ? » Ça arrive de temps en temps. Mais heureusement, et c'est ça que j'ai envie de commencer par vous partager. On est direct dans le vif du sujet. C'est que les jours comme ça arrivent. Et quand on fait quand même un petit pas vers ce qui nous anime. Eh ben, la vie nous met sur notre chemin exactement les choses qu'on a besoin parfois d'entendre. Pour finalement se dire, peut-être que cette journée, elle n'est pas totalement à chier. Et pour tout vous avouer, c'est exactement ce qui s'est passé aujourd'hui. Pour vous donner un peu de contexte. Voilà, vous avez ce teaser. Et c'est vraiment l'introduction. Parce qu'après, en fait, je vous fais tout de suite le plan.

Je vous explique un peu le contexte de cette journée-là. Je vous explique ce qui m'a permis, tu vois, de quelque part remettre le pied à l'étrier. Et ensuite, je vais vous parler que de trucs que j'aime. Parce que là, je suis venu pour passer un bon moment. Je ne sais pas du tout de quoi je vais vous parler. J'ai quelques idées qui me sont venues quand je me suis dit, ok, de quoi j'ai envie de parler pour me détendre.

Perdre avec ou sans espoir : la question posée à sa sœur

Évidemment, je ferai des liens avec l'écriture. Évidemment, ça vous permettra de voir que l'écriture se cache partout. L'écriture est partout. Les histoires sont partout. Et c'est ça qui rend, c'est elle qui rend de la vie magnifique. Bref, voilà pour le contexte, enfin, le plan de l'épisode. Maintenant, le contexte de cette journée catastrophique. Écoutez, déjà, hier, 14 juillet, nous perdons notre match de foot contre l'équipe d'Espagne. Je dis nous parce que, évidemment, tout ça est extrêmement personnel, tu vois. Et on ne perd pas de... Alors, bon, voilà, je ne suis pas un analyste foot, tu vois. J'y connais pas grand-chose. Mais j'ai cette sensation qu'on a perdu sans jouer. Et je me faisais la réflexion hier. Je posais cette question à ma sœur. Une fois le match terminé, je lui demande, c'est quoi le pire entre ne pas avoir d'espoir, tu vois, perdre et ne pas avoir d'espoir, ou perdre, mais en ayant eu un peu d'espoir.

Et bah, en fait, j'ai posé cette question et en me levant ce matin, parce que j'ai passé, du coup, une nuit un peu chaotique. En plus, il faisait chaud. Enfin bref, vraiment la totale, quoi. C'est-à-dire que je me couche tard avec une défaite où zéro espoir. Je me lève super tôt parce que j'avais un podcast à 9h et je devais aller courir 12 km. Donc, éclaté. En plus, je n'ai pas eu le temps de faire la sieste aujourd'hui parce que la journée est folle. La journée est folle. Bref, attendez, je reprends mon fil de pensée. Je recommence et je vais vous expliquer étape par étape. Donc, donc, donc, donc.

L'écriture, ce vecteur d'espoir permanent

Je pose cette question à ma sœur. Et en fait, je me réveille ce matin et c'est clair pour moi. Le pire, c'est de ne plus avoir d'espoir. Et quelque part, on dit l'espoir meurt toujours en dernier. Et heureusement, parce que sinon, putain, ça serait compliqué. En fait, je me rends compte que j'aime trop cette notion d'espoir. J'aime qu'il y ait de l'espoir. Et il y a de l'espoir partout. Et c'est vrai qu'hier, devant ce match de foot, en me sentant totalement impuissant, parce qu'évidemment, je ne vais pas rentrer sur le terrain pour mettre une balayette au goal espagnol ou prendre le ballon et marquer, tu vois. Je me sentais sans espoir, tu vois. Et je voyais dans le visage de nos Français que c'était sans espoir aussi, quelque part. Et putain, c'est dur. C'est dur quand il n'y a plus d'espoir. Et c'est justement ce parallèle que je me fais. C'est que l'écriture, c'est ça qui est génial.

C'est qu'il y a toujours de l'espoir en écriture. Il y a de l'espoir partout. Dans tous les livres, dans tous les messages, partout, il y a de l'espoir. C'est pour ça que l'écriture me touche autant. C'est pour ça que l'écriture, je la sens comme quelque chose d'aussi important. C'est pour ça que c'est vraiment pour moi un cheval de bataille duquel je n'ai pas envie de descendre, quoi. J'ai envie que le plus de personnes au monde écrivent leurs livres, tu vois. Avec, sans moi, ok, c'est un sujet. Mais vraiment, j'ai envie que le plus de gens possibles écrivent des livres. C'est tellement important parce que c'est porteur de tous les messages d'espoir. Toujours, toujours, les mots sont porteurs d'espoir eux-mêmes, tu vois. Dans plein de grands événements historiques, il y a des mots quelque part. Et c'est magnifique. Et c'est pour ça que les citations, même de gens très vieux ou morts depuis des centaines d'années, nous percutent toujours autant aujourd'hui.

Donc voilà. Donc cette fameuse question, est-ce que c'était pire de perdre avec l'espoir ? Eh bien, vous savez quoi ? En ayant vu la finale 2022 et cette demi-finale 2026, franchement, la demi-finale 2026, elle fait beaucoup plus mal. Parce que la finale de la dernière fois, putain, il y a eu l'espoir à un moment, quoi. L'espoir de te dire jusqu'au bout à « alors peut-être », quoi. Alors peut-être. Ça, c'est inestimable. Bref, voilà comment commence cette journée très chaotique du 15 juillet par la défaite la veille du 14 juillet. Jour de fête nationale en plus. Dites-vous, il y a des endroits à Bordeaux, le feu d'artifice a commencé après la fin du match. Eh vas-y, t'es mal à la gueule du feu d'artifice. Comment t'as trop envie de le regarder, quoi ? Enfin bon, ça c'est vrai pour les gens comme moi qui vouent une certaine importance au sport de manière générale. Mais il y a plein de gens qui ont sûrement profité de ce feu d'artifice et c'est tant mieux.

12 km, douche express et un podcast qu'il a failli annuler

Voilà. Donc la première leçon de tout ça déjà que je veux vous véhiculer, parce que je sais que certains ne sont pas forcément fans quand je parle de foot, mais bon, évidemment, j'en parle toujours en essayant d'apporter un certain prisme écriture derrière. C'est que je trouve que l'écriture, et en fait j'en suis convaincu, a ce vecteur d'espoir permanent. Et c'est pour ça aussi que je passe mon temps à dire, même à des gens, quand ça fait 10, 20 ans qu'ils essaient d'écrire leur livre, il y a toujours de l'espoir. C'est-à-dire que la seule chose que tu dois décider, est-ce que c'est suffisamment important pour toi aujourd'hui pour commencer, quoi ? Et si la réponse est oui, et si la réponse inverse de dire, ok, mais si tu ne l'as pas commencé dans un an, s'il n'est toujours pas écrit et que je te rappelle, qu'est-ce qui se passe ? Et là, pour toi, c'est l'effondrement, tu sais du coup par quel bout prendre ce sujet aujourd'hui.

Et tu vois, dans ça, dans ces réponses, dans ces mots-là, il y a de l'espoir. Parce qu'il y a l'écriture derrière. Et l'écriture, voilà, c'est vecteur d'espoir. Bref, du coup, cette journée du 15 juillet commence comme ça. Je me lève très tôt pour aller courir 12 kilomètres d'endurance fondamentale, donc même pas une séance un peu fun, tu vois. C'est vraiment 12 kilomètres, même allure, et tu cours, tu fais l'aller-retour et tu rentres, quoi.

Voilà, donc 12 kilomètres d'endurance fondamentale. Je rentre. J'ai à peine le temps, tu vois, de me doucher, de me préparer, d'être présentable pour le podcast, parce que quand même, par respect pour l'invité, qui en plus, et vous voyez, c'est le premier déclencheur. Donc j'arrive pour ce podcast fatigué quand même, et en fait, c'est trop cool. Ça me fait trop de bien. C'est un échange passionnant que vous allez avoir mercredi qui arrive, si je dis pas de bêtises. Non, mercredi d'après, pardon. Et c'était trop cool, tu vois. Et quelque part, c'est ça qui est assez fascinant aussi, c'est que je pense que... Il y avait une partie de moi qui était là en mode, je vais annuler, je vais le décaler, parce que là, c'est pas le moment, quoi. Et en fait, bah si, c'était exactement ce dont j'avais besoin à ce moment-là, c'est de redéclencher le mouvement, de faire un truc que j'aime, interviewer une autrice, de discuter des thématiques qu'elle aborde, de discuter de son rythme, de ses intentions, de ce que l'écriture a changé pour elle.

Voltaire chez le véto en urgence : l'otite

Et ce qui était fou, c'est que c'est vraiment des sujets qu'on a abordés en profondeur ce matin, avec des thématiques comme la mort, par exemple, le rapport à la mort, qui sont des sujets qui me passionnent, parce que pour moi, c'est ça le déclencheur d'énormément de choses. Et donc, ça a été le premier déclencheur positif, tu vois, qui me dit, ok, bon, déjà, voilà, journée vraiment pas ouf, je suis fatigué, je suis déçu des Bleus, enfin, triste, plutôt déçu, quelque part, ça leur fait une belle jambe. Mais voilà, podcast trop cool. Évidemment, juste à la fin du podcast, là, je remarque mon petit toutou Voltaire, qui, vous savez, qui secoue la tête comme ça. Et là, moi, je suis là en mode, oh putain, j'espère que c'est pas des épillets, quoi. Là, j'ai appelé le véto direct, et donc, en urgence, j'ai dû y aller à 13h30, ce qui fait que je n'ai pas pu faire ma sieste entre midi et deux.

Parce que, d'habitude, avec cette chaleur horrible, eh bien, je me lève très tôt pour pouvoir aller courir, et je me couche tard, parce que, du coup, c'est plus agréable. Et donc, je fais la sieste au milieu de la journée. Mais là, j'ai pas eu le temps de faire la sieste, donc là, vous me voyez, je suis déphasé, je suis levé depuis 6h15, j'ai qu'une envie, c'est d'aller me coucher. Mais la journée n'est pas finie, et j'avais besoin d'enregistrer ce podcast pour finir sur une note extrêmement positive. Puisque la dernière note extrêmement positive sera, évidemment, les Anglais qui battent les Argentins, et ça, ça réchauffera mon petit cœur. Je ferme cette parenthèse foot, c'est promis. Bref, Voltaire se secoue la tête, je l'emmène chez le vétérinaire en urgence, et il se trouve que, oui, il a une otite dans l'oreille gauche, le pauvre petit toutou. Donc, voilà, je vais devoir lui mettre des trucs dans l'oreille pour nettoyer, bref.

Enfin, voilà. Les gens qui ont eu des otites ou qui ont des chiens avec des otites savent ce que c'est. Voilà. Mais pas des épillets. Donc, l'un dans l'autre, eh, c'est qu'on est presque chanceux. Mais voilà. Donc, évidemment, tu raques chez le vétérinaire, mais bon, qu'est-ce que tu veux, on les aime, ces petites boules de poils. Quoi qu'elles nous coûtent et quoi qu'elles fassent comme bêtises, évidemment, tout le temps. Et là, je vois qu'il va un peu mieux, il est couché tranquillement. Donc, c'est cool.

Et voilà. Donc, journée en plus où, donc, la défaite d'hier, la fatigue, Voltaire qui a un problème, qui m'oblige à dépenser une somme que je n'avais pas prévue de dépenser. Je ne vais pas mentir. Ça commence à faire beaucoup. Mais, mais, mais, mais, mais, en plus du podcast, il y a eu autre chose. Il y a eu mes coachés. Et c'est ça qui est génial. C'est-à-dire que j'avais deux coachings aujourd'hui et les deux sont arrivés dans une énergie hyper positive. C'est évidemment pas toujours le cas. Parce que parfois, il y a des vrais gros blocages. Il y a des vraies grosses déceptions personnelles. Pas moi qui suis déçu d'eux. Pas du tout. Mais des déceptions personnelles. Ils arrivent en se disant j'ai pas assez écrit. Je m'en veux. Voilà. C'est cet énorme blocage qui... Je comprends pas d'où il vient. Bref. Tu vois, ils arrivent dans des énergies où il y a besoin vraiment de démêler des choses qui parfois sont dures.

Et c'est des séances que, évidemment, j'aime faire. Parce que c'est des séances qui débloquent beaucoup de choses. Mais là, j'avoue que s'il y en avait une qui m'était tombée dessus aujourd'hui, évidemment, je l'aurais adressée comme toutes les autres. Mais à la fin, vous savez, c'est pompant en énergie quand même. Et donc, je me serais dit waouh, ok, la journée est particulièrement rude. Et bah non. Parce qu'en fait, la vie fait super bien les choses. Et toutes ces séances-là sont toujours arrivées des jours où moi, j'avais une énergie extrêmement positive et extrêmement communicative, extrêmement challengeante et extrêmement bienveillante. Et c'est ça qui résonnait bien aussi avec les gros blocages, etc.

Et là, ce sont mes coachés qui sont arrivés. Alors évidemment, je leur dis pas non, ça va pas, je suis fatigué. Évidemment, ça n'aurait aucun sens si je me mettais à faire ça. Mais, eux arrivent avec leur belle énergie, avec des... En ce moment, j'avance super bien en mode machine. Je vais tenir nos délais. Que des choses positives comme ça. En plus, avec des... Voilà, des petites questions. Et tu sens qu'ils se démêlent presque toutes seules, tu vois. Avec deux, trois questions, tout de suite, les liens se font. Enfin voilà, vraiment une énergie de... Vas-y, je suis là pour avancer. Je suis là pour te transmettre que... Je suis là pour te transmettre que... J'avance. Et à la fin, des remerciements. Des... Merci Sam. Sans toi, je me rends compte là que je serai pas là où je suis. Merci parce que je me rends compte en le disant avec toi que y'a ci, que y'a ça, que j'avance, etc.

Et en fait, là, sincèrement, je ressors de ces deux coachings-là. Et je me dis, putain de bordel de merde, c'est pour ça que je fais tout ça. Et toutes les journées compliquées et tous ces trucs-là, finalement, qu'est-ce que c'est par rapport à ça, tu vois ? Qu'est-ce que c'est par rapport au fait de voir quand ça fait déjà trois ou quatre mois que tu travailles avec quelqu'un, qu'il t'en reste encore trois ou quatre, de voir que la personne a déjà évolué, qu'elle s'est déjà transformée, qu'elle est déjà dans un stade qu'elle pensait pas atteindre au début quand t'as commencé à travailler avec elle. Voilà, vous savez, des journées comme j'ai vécu aujourd'hui, avec de la fatigue, etc. Je suis prêt à en encaisser, c'est bon, vas-y. Je signe tous les jours pour ce genre de choses. Et donc, ça m'a fait énormément de bien. Ça m'a fait énormément de bien de partager ce moment-là. Et vous voyez, c'est ce que je disais au début, quelque part.

Le meilleur remède aux doutes : bouger vers ce qui t'anime

Je l'ai glissé, il me semble, quand même au début. Dans des journées où c'est extrêmement difficile, alors, je fais une parenthèse sur... Je parle évidemment pas là d'état dépressif au sens médical du terme ou d'état de burn-out, qui sont des états très particuliers. Et évidemment, dire à quelqu'un qui est dans un état comme ça, il suffit de bouger ou de faire un truc pour que machin. C'est pas comme ça que ça se passe. On le sait très bien. Tibo InShape a déjà pris une sauce pour ça. On n'est pas là pour en rajouter. Par contre, pour des journées, tu vois, comme moi, là, où ça allait pas, où j'aurais très bien pu, au début de la journée, me dire, franchement, I drop it all, tu vois. Je vais pas courir parce que je suis fatigué. J'annule le podcast parce que, voilà, j'ai pas vraiment envie de parler parce que je suis trop déçu de l'équipe de France.

Et puis, j'annule les coachings parce que, vraiment, je me sens pas dans une bonne énergie pour les aider. Et tu vois, voilà. Et bah, tout ça, c'est balayé par le fait de dire, OK, j'avais cet échange en podcast prévu. Et bah, c'est peut-être exactement ce dont j'ai besoin. Je vais y aller avec la curiosité que j'ai comme d'habitude. Et je vais, voilà, accueillir ce qui arrive. Et évidemment, paf, ça te remet en selle. Et puis, les coachings, pareil, de dire, mais Sam, tu supposes, en fait, en disant que tu n'es pas en énergie pour répondre aux besoins avec lesquels ils viendront aujourd'hui. Et évidemment, en laissant cette supposition de côté, en arrivant en séance et en accueillant ce qu'il y a à accueillir, bah, tu te rends compte que ça se passe super bien, que t'avais exactement ce qu'il fallait pour que ça se passe bien. Et qu'en plus, les gens te remettent eux-mêmes sur encore plus en selle.

Et tout ça parce que je fais des... J'ai simplement fait des choses qui me passionnent. Interviewer des auteurs, échanger avec... J'aime pas trop le mot d'interview, vous le savez, discuter avec une autrice et coacher. Voilà. Eh bah, magnifique, je me sens beaucoup mieux. Là, j'enregistre un podcast. Pareil, ça, c'est mon petit kiff égoïste de la journée où, bah, du coup, je... Simplement, je dépose là tout ça en espérant que ça vous parle et que ça vous fasse tilt. Et... Et... après, bah, je vais aller écrire parce que, du coup, j'ai pas pris le temps de le faire ce matin. La journée particulière, j'ai pas pris le temps de le faire ce matin.

Alors que ma routine est du matin, normalement, je ferai un point, tiens, sur ça, sur mon rythme après, parce qu'on m'a posé la question cette semaine. Et... Et je vais écrire et ça va me faire trop du bien parce que je suis sur la fin de mon premier jet, de mon troisième livre et que c'est trop cool et que rien que d'écrire ces 100, 200, 300 mots peut-être aujourd'hui parce que, voilà, je vais pas avoir la blinde de temps, bah, ça va me faire trop de bien. Et à la fin de la journée, quand je ferai le bilan, bah ouais, je verrai les doutes, les peurs, la fatigue, etc., la tristesse, tout ce que vous voulez et, ok, il y a cette balance négative mais tout le reste est tellement positif. Et vous voyez, c'est... Je fais tous les soirs sur ma tablette qui est là, là, l'exercice de noter la victoire du jour. Bah, écoutez, à la fin de la journée, je le ferai et en fait, il y a plein de victoires aujourd'hui.

Et ce qui est fou, c'est que quand je ferai le rétrospectif de ce mois de juillet, quand je ferai la rétrospective de mon année et que je m'arrêterai sur ce jour-là, et bah, parce que j'ai pris le temps de noter mes choses positives, je m'en rappellerai. Parce qu'on se rappelle toujours beaucoup plus du négatif. C'est pour ça que c'est important d'ancrer le positif. Tu vois, toujours. C'est pour ça que j'ai mon petit cahier des victoires, là. Et tous les jours, une victoire. Parce que je me suis rendu compte... Alors, attendez. Est-ce que j'ouvre une nouvelle parenthèse où je clôture, remarque, l'autre est terminé ? C'était simplement de dire... Je vais fermer la parenthèse... Enfin, le premier sujet. C'était simplement de dire... En fait, quand il y a des doutes, quand il y a de la peur, le meilleur remède, c'est bouger. C'est-à-dire, faire un pas dans ce qui nous plaît. Tu vois ? Et c'est ça qui nous remet en action.

Deux personnes dont la trajectoire de vie a changé

C'est ça qui nous fait dire en fait, tout ça, ça vaut le coup. Voilà. C'est trop... C'est magnifique. Je suis trop content. Je suis trop content. Et donc, je passe d'une journée franchement un peu merdique à en fait, franchement, trop cool. Il y a deux personnes qui m'ont dit que grâce à moi, leur trajectoire de vie avait changé. Au moins, celle liée à l'écriture, pour l'instant, évidemment. Et rien que ça, en fait, ça suffit à encaisser tout le négatif. C'est incroyable. Je m'en lasserai jamais de ça. Je m'en lasserai jamais de voir les gens évoluer, se transformer, se challenger, traverser leurs peurs, tu vois. Et voilà. Et ça boucle avec ce que je disais. Quand tu as une peur, comment je la traverse ? Comment je m'autorise à la traverser ? Quel pas j'ai envie de faire pour la traverser ? Voilà. Aujourd'hui, moi, pour traverser toutes ces peurs, toutes ces doutes, toute cette fatigue, j'avais besoin de faire ce qui m'anime.

Le journal des victoires : ancrer le positif

Voilà. Coacher, discuter avec des auteurs et discuter avec vous. Enfin, discuter tout seul, mais avec vous, parce que maintenant, c'est un peu comme si je vous voyais derrière, quand même. Et je suis très content de ça.

Voilà. j'allais ouvrir une parenthèse sur le fameux bilan des victoires quotidiens. En fait, c'est parti d'un constat très simple. C'est quand je faisais mes bilans d'années, j'avais énormément de mal à me remémorer les choses positives. Il y a probablement plein d'études qui ont été faites sur ça, mais sur le fait qu'on ne s'attarde que sur le négatif. Peut-être parce que le positif, on a beaucoup plus tendance à le vivre et donc, on prend peut-être moins le temps de se dire « putain, j'ai la chance de vivre ça ». Alors que le négatif, franchement, on s'en passerait bien. Et donc, on se dit « putain, j'ai la malchance de vivre ça ». Casse les bonbons. Et donc, fort de ce constat, je me suis dit « bon, en fait, il n'y a qu'une seule manière de faire pour lutter contre ça, c'est de prendre le temps de noter ses victoires, ses fiertés, ce qui se passe bien, etc. »

Et donc, c'est ce que j'ai commencé à faire, je crois, je ne sais plus, je pense en 2023, ouais, début 2023 en fait, à peu près comme l'exercice quotidien d'écriture que j'ai fait aujourd'hui, celui-là pour le coup, je le fais toujours en me levant. Je l'ai fait en vidéo d'abord, c'est-à-dire, je me filmais comme ça en disant « eh bien aujourd'hui, je suis… » ce qu'en plus, ah, voilà, je l'avais lu dans un bouquin en anglais de faire ce qu'ils appellent comment ça s'appelait « write or tell what you're grateful for », un truc comme ça. Et donc, je faisais toutes mes vidéos comme ça en disant « eh bien aujourd'hui, je suis grateful de XY ». Donc, si tu devais le faire pour aujourd'hui en direct pour vous donner un exemple, aujourd'hui, je suis grateful du podcast que j'ai enregistré, des deux coachings que j'ai eus, qui m'ont bien rappelé pour quelle raison je faisais tout ce que je fais. Et je suis aussi grateful du fait d'avoir enregistré mon podcast de la semaine parce que ça m'a aussi énormément détendu.

Voilà. Ça, je l'ai fait pendant… bah jusqu'à début 2026. Donc, je l'ai fait 2023, 2024, 2025, quasiment trois ans. Donc, j'ai plus de 1000 vidéos de moi comme ça.

Alors, ça m'a aidé, du coup, dans mes bilans de fin d'année après pour prendre le temps de me rappeler les choses positives qui m'étaient arrivées et les choses dont j'étais fier. Les bilans changent totalement de dynamique quand on voit ça parce qu'on est dans du coup dans une dynamique de changement, dans une dynamique d'évolution, dans une dynamique positive, d'évolution positive, j'entends. Et du coup, on n'a qu'une envie, c'est de maintenir cette courbe, de maintenir cette progression. Et c'est beaucoup plus intéressant pour définir les prochains objectifs qui nous amènent. Parce que si t'es que focalisé sur les choses négatives qui sont arrivées, c'est comme si tu devais te combattre toi-même quelque part, tu vois, et passer ton temps à dire « Ah, je suis nul dans ça, donc il faut que je fasse ça », tu vois. Plutôt de dire « Ok, tout ça, j'ai bien fait, ça vaut peut-être le coup que je continue à creuser », tu vois.

Ou alors « Tout ça, j'ai bien fait, en fait, ça me donne plein d'indications sur tout ce que je pourrais bien faire dans ce domaine-là », tu vois. Ou un truc tout con, par exemple, toute cette année, par exemple, j'ai été hyper performant en sport. Peut-être que tout ça, ça va m'apprendre des choses sur comment être performant en écriture, par exemple, voilà. Donc ça change totalement la dynamique du bilan et des objectifs qu'on se fixe l'année d'après. Et pour quelle raison j'ai arrêté de le faire en vidéo ? Parce que je perdais quelque part un temps fou à le faire en vidéo et j'avais tendance à commencer à l'oublier, du coup. Donc, j'ai pris le pas plutôt de faire cet acte d'écrire que, qui maintenant est un réflexe pour moi, et de me faire plus simplement une ligne de victoire chaque jour. Alors, je fais toujours mon journaling à la fin de la journée, avec, voilà, je fais globalement, c'est un peu, je jette, je jette sur un papier tout ce qui s'est passé dans ma journée, tout ce que j'ai en tête, quoi.

Mais, à côté de ça, j'ai mon journal de victoire, une ligne, une victoire. Et ça, à la fin de cette année-là, je pourrais simplement rebalayer ce document, ça ira beaucoup plus vite, le bilan sera beaucoup plus facile à faire, quoi, en gros. Voilà, et donc, dans ce journal de victoire, tu vois, t'as des trucs extraordinaires, par exemple, le jour du marathon de Paris, il y a marqué marathon 3h18, en gros, et puis t'as des jours moins extraordinaires, où j'écris, genre, voilà, j'ai enregistré un nouveau podcast. Et, on doit se satisfaire de toutes les petites victoires, parce qu'il y en a beaucoup. Voilà. Voilà pour la boucle, sur pour quelles raisons je fais, et j'encourage les gens à faire ce journal de victoire. D'ailleurs, un peu plus de précision sur le journaling, et pour que vous voyez à quel point je suis obnubilé par l'écriture, obnubilé par déposer tout ce qui me passe en tête. Et je me demande parfois ce qui se passerait si je ne le faisais pas.

Les pages du matin de Julia Cameron

Peut-être que j'exploserais, en fait. C'est que, vous voyez, le matin, je fais ce qu'on appelle, ce que Julia Cameron appelle les pages du matin. Oh oui, mon petit toutou. Vous voyez, là, il est, il est, hop, voilà mon petit toutou qui était malade. Attendez, je vais vous le poser là, un peu loin du micro, parce que sinon, il a tendance à, vous allez l'entendre dans le micro, à haleter. À haleter, non, pas du tout à haleter. Haleter. Oh bref, vous m'avez compris quoi, faire avec sa langue. Désolé pour ça. Bref, je disais, je fais ce que Julia Cameron appelle les pages du matin. Je le fais tous les matins. Tous les matins, je dépose, c'est la première chose que je fais en me levant, je dépose ce qui me vient. Ça m'a permis, dans la posture responsabilisante que j'ai amenée il y a quelques épisodes, je vous partage, je ne vous oblige pas du tout à le faire, je vous partage ce que moi, ça m'a permis et ce que ça pourrait vous permettre.

Rêves lucides, balbuzard et messages de l'inconscient

Du coup, peut-être. Moi, ça m'a permis de déposer beaucoup plus facilement toutes mes peurs, tous mes doutes. C'est-à-dire que, généralement, en pleine nuit, tu es quand même, voilà, tu as tout ton inconscient qui te secoue et le matin, en me réveillant, d'avoir la capacité de poser toutes ces choses qui peuvent me faire douter, qui peuvent me prendre une espèce de place, une charge mentale, comme on dit, ça me libère énormément. Et j'ai remarqué que je faisais beaucoup moins de rêves, du coup, parce que moi, j'avais tendance, alors j'ai un rapport au rêve, j'ai essayé plein de trucs, je suis en train de vous ouvrir des parenthèses, c'est un truc de dingue. Mais bref, j'en avais besoin, sûrement, vous voyez, ça me fait du bien. J'ai un rapport au rêve, il y a un moment dans ma vie où j'ai essayé de, j'étais fasciné par le fait de contrôler ses rêves, par les rêves lucides, en gros.

Et du coup, j'avais pris le pas de noter tous les rêves que je faisais, ce qui faisait que j'en faisais genre deux ou trois par nuit, que j'avais l'impression de ne plus dormir et que ça devenait presque oppressant. Et donc, à un moment, j'ai arrêté, je me suis dit, franchement, non, ça ne vaut pas le coup. La seule chose qui se rapproche d'un rêve lucide que j'ai pu vivre, ça a été, dans un rêve, j'étais un balbuzard pêcheur, très précisément, et j'avais cette sensation de pouvoir contrôler là où je volais. Et c'était dingue. C'est peut-être le plus beau rêve que j'ai fait, en lien avec ce que je recherchais à l'époque. Puis j'ai arrêté tout ça, donc je me suis mis à moins rêver. Et en fait, je me suis mis à beaucoup rêver quand j'avais des enjeux très importants dans ma vie. J'ai beaucoup rêvé au moment de démissionner de mon travail. J'ai beaucoup rêvé au moment d'oser me lancer à mon compte.

J'ai beaucoup rêvé aussi dans toutes les galères sentimentales que j'ai pu avoir. Et je remarque qu'en faisant les pages du matin et donc en déposant toutes ces doutes, toutes ces peurs, etc., je me suis mis à moins rêver parce qu'en fait, mon inconscient avait sûrement beaucoup moins de messages à me faire passer. Je l'ai toujours vu comme ça, tous ces rêves que je faisais, je les ai toujours analysés en me disant qu'est-ce qu'ils m'apprennent sur la situation que je suis en train de traverser. Qu'est-ce que mon inconscient essaie de me dire que j'ai pas compris ou que j'ai pas vu ou que je veux pas voir. et donc, je me suis toujours amusé à analyser mes rêves au regard de ce qu'aurait pu dire Freud, Adler, Jung, etc., etc. Lacan aussi, je crois, et un dernier dont j'ai oublié le nom et qui me revient pas. Bref, voilà, tous ont une manière d'analyser les rêves, tous ne sont pas convergents, justement, mais c'est ça qui est intéressant.

La divergence est aussi un avis, tu vois, et donc, je me suis toujours beaucoup amusé à faire ça. Et en faisant les pages du matin, je me suis rendu compte que je me mettais à beaucoup moins rêver parce que je pense que mon inconscient a moins besoin de m'envoyer de messages. Voilà, c'est un avis, ça vaut ce que ça vaut, c'est juste mon sentiment parfois. Voilà. Et du coup, moi, je vous fais ce petit partage, quand les gens me racontent, quand des potes ou des gens de ma famille me partagent leurs rêves vraiment loufoques, moi, je peux pas m'empêcher de penser, je pose pas la question parce que c'est pas le sujet, mais je peux pas m'empêcher de penser à chaque fois, mais qu'est-ce que ton inconscient essaie de te dire pour te faire un rêve, pour te produire un rêve pareil, tu vois. C'est fou parfois les rêves, vraiment c'est fou. Et ce qui est dingue, c'est à quel point les tout petits détails, par exemple, je sais pas si quelqu'un vous tend un t-shirt dans votre rêve, et bah si ce t-shirt est blanc, rouge, vert, à pois jaunes, et bah ça aurait une signification différente.

Je trouve ça dingue. Moi, je suis surtout fasciné par tout le travail qu'a fait Jung autour des archétypes dans les rêves, c'est ce qui me fascine le plus. Bref, je disais tout ça pour dire que du coup, les pages du matin, c'est la première étape de mon journaling quotidien, et ça me permet donc ceci, de déposer tout ce que mon inconscient peut avoir le matin, tout ce qui te parasite, tout ce qui est cette espèce de brouillard mental et de charge que t'as, et de commencer la journée beaucoup plus libérée. Et ensuite, je fais deux choses à la fin de la journée. Je fais un journaling le soir, mais là, qui n'est pas dans le format des pages du matin où je m'astreins, tu vois, à écrire une page entière pour vraiment aller déposer. Et si j'ai rien, j'écris « j'ai rien » jusqu'à ce qu'en fait, il y a quelque chose qui sorte, parce que le cerveau déteste écrire « j'ai rien » pendant trois lignes.

Donc à un moment, il fait, bon bah en fait, t'écris ça, quoi. Voilà. Et c'est d'ailleurs, c'est un exercice que je fais faire à certains de mes coachés quand ils me disent vraiment, il n'y a rien qui vient. Ok, bon bah vas-y, écris-moi « j'ai rien » là sur une feuille jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien qui vient. Et tu vas voir, il y a quelque chose qui va arriver. Bref.

Donc le soir, c'est journaling, c'est beaucoup plus libre. C'est beaucoup moins long aussi souvent, parce que du coup, j'y dépose simplement ce que j'ai envie d'y déposer. Et voilà. Et à côté de ça, le journal des victoires, la date, une phrase qui tient sur une ligne et donc à la fin, j'aurai un doc de 365 lignes avec 365 victoires et c'est incroyable. Voilà. Ce partage sur le journaling, je voulais vous faire un partage sur le rythme aussi et je vous ai dit que je n'allais vous parler que de trucs que j'aime, à croire que j'adore écrire et tout ce qui tourne autour de l'écriture parce que je ne vous parle que de ça. Et je ne suis même pas assez près du timer pour voir combien de temps ça fait que je parle. Vous allez devoir me supporter encore un petit peu.

Alors, sur le rythme, ce que je voulais dire, je voulais juste repartager autour du rythme avec lequel je fonctionne parce que pas mal de gens m'ont posé la question récemment en retour d'épisode et en coaching aussi. Enfin bref, beaucoup de gens.

J'écris moi le matin principalement entre 6h30 et 9h. Je m'explique pourquoi je donne cette fourchette. Je n'écris pas sur l'entièreté de cette fourchette mais j'écris dans cette fourchette globalement. J'écris le matin parce que j'ai envie de me sentir libéré. Si je n'écris pas le matin, toute la journée j'y pense. Typiquement aujourd'hui, mon doc de mon tome 3 est ouvert sur Scrivener depuis tout à l'heure sur mon écran, depuis ce matin sur mon écran et je n'ai toujours pas écrit. Donc je sais que dans ma tête j'ai quand même un truc qui tourne qui me dit ok, il va falloir que tu écrives. Cette voix est rassurée parce qu'en ce moment je suis en train d'écrire une scène que je surkiffe à mort donc je sais très bien ce que je vais écrire donc elle est rassurée en se disant ok, même si tu n'as que 10 minutes ce soir ça va le faire. Mais c'est pour ça que j'écris le matin pour éviter ce parasitage constant de « putain, mais Sam, l'écriture c'est tellement important pour toi, et tu n'as toujours pas écrit ce matin ».

84 000 mots, 91 jours d'affilée, 915 mots par jour

Elle est insupportable cette voix, elle est comme ça là. Pia pia pia pia pia pia pia. Bref. Je mesure les mots que j'écris, mais le nombre de mots par jour m'intéresse beaucoup moins que l'assiduité, l'assiduité globale. Donc ce que je trace sur mon petit dashboard à moi, là où je mesure mes petits mots, c'est plutôt ok, ça fait pendant… ça fait depuis combien de temps que j'ai commencé à écrire. D'ailleurs, tu vois, vous voyez, je peux aller en direct. Vous me voyez tomber. Ça m'apprendra à faire des cascades. Et ça ne sera pas coupé au montage, vous me verrez avec ma tête effrayée en train de tomber, en me disant putain, mais qu'est-ce qu'il fait cet idiot. Bref. Là, vous voyez, par exemple, j'ai ouvert mon mon dashboard cette semaine. Donc lundi, mardi, j'ai pas mal écrit, en vrai, parce que j'ai déjà écrit 2300 mots au total. Mon premier jet, là, il en fait 84 000. Je suis sur une streak de 91 jours très exactement, et j'ai commencé en fait le 15 avril. Ah putain, et c'est magnifique, ça fait pile avril, mai, juin, c'est ça ? Avril mai, mai juin, juin juillet, trois mois. Oh là là, et c'est compliqué, c'est compliqué, les mathématiques. Attendez, je me suis décalé du coup, du… Et oui, mon toutou. Il est bizarre, ton papa, il tombe tout seul, c'est incroyable. Oui, je suis de ce genre de personne qui voit son chien comme un enfant. Je suis désolé pour ceux qui trouvent ça détestable, mais je sais que certains font pareil. J'ai notamment une coachée qui a aussi un petit cocker noir, elle comprendra tout à fait. Bref. Voilà, donc ça fait pile trois mois. Vous voyez, je dis en moyenne un premier jet, cinq mois. Bon, moi, je l'aurais fini là dans deux semaines, ça sera fini, donc ça fera trois mois et demi en gros. Voilà. Donc je suis sur une streak de 91 jours, j'écris en moyenne 915 mots par jour. Et moi, ce que là je kiffe, c'est de voir 91 jours. Ça fait 91 jours consécutifs que j'écris ce roman, je suis trop content. Voilà. Et donc c'est à peu près tout sur mon rythme. Vous voyez, ce qui est fou, c'est que c'est pas miraculeux. Il n'y a pas de méthode miracle. Il y a simplement ce truc de se connaître le le plus précisément, et d'apprendre, et de continuer à se découvrir, à se connecter. Je sais que quand je rentre dans ce mode là, je peux écrire un livre, ça ne fait, ça ne fait aucun doute. Je sais que je m'accorde le temps le matin, et je mesure cette streak, et je sais que je peux arriver au bout sans problème. Et je me découvre d'ailleurs, assez étonnamment, des moments aussi où en fait ça me prend à comme une envie de pisser. Je me dis tiens, là j'ai envie d'écrire un petit peu, et on est en plein milieu de l'après-midi, et je me fais un petit, un petit paragraphe comme ça. Et c'est fou, parce que je me connaissais pas trop ce truc très instinctif. Et je vois que ça, ça prend de temps en temps, tu vois. Il y a des phases, des moments où je me dis tiens, vas-y, je vais en rajouter une petite couche. Et donc, quelque part, voilà, la colonne vertébrale de ce qui me fait tenir, et ce qui me fait écrire longtemps, et qui me fait arriver au bout de mes manuscrits, n'est pas miraculeuse. Et puis, et puis voilà, il y a des petits éclats comme ça, de trucs qui changent. Voilà. Et donc, ne vous faites pas berner. Je le dis toujours un peu en rigolant, évidemment, chacun fait ce qu'il veut, mais ne vous faites pas berner par les méthodes miracles ou les rythmes miracles. Et généralement, quand on cherche un rythme miracle, une méthode miracle, c'est plutôt qu'on… c'est un peu une solution de facilité. C'est facile de se cacher derrière le fait de chercher un rythme. Je suis désolé si ça gratte un petit peu, vous qui écoutez ça et qui vous demandez justement avec quel rythme vous pourriez fonctionner, ben écoutez, il n'y a pas de, il n'y a pas de miracle. Voilà. Et quelqu'un qui vous demanderait de trouver votre rythme en claquant des doigts, il est malade. Trouver son rythme, c'est très itératif, ça se fait sur le process entier. J'ai des gens que j'accompagne, ils trouvent leur rythme très vite, au bout de un, deux mois déjà il y a la grosse colonne vertébrale du rythme qui est trouvée. Et puis il y en a d'autres, c'est très itératif. Voilà, on essaie des trucs, ça fonctionne, puis en fait non, il y a une, une petite, une petite sensation qui n'est pas bonne, par exemple de la frustration, par exemple de la pression, par exemple de la colère. Bref, ça peut être tout et n'importe quoi. Alors on réajuste. Voilà, et puis c'est itératif comme ça. Et parfois ça prend 4, 5, 6 mois de trouver son rythme. C'est normal, c'est itératif. Il ne faut pas, il ne faut pas, pardon, je vous invite à pas vous auto-flageller non plus de ne pas le trouver le plus rapidement du monde. C'est itératif. Et si vous voulez trouver votre rythme véritable et ne pas céder aux sirènes des méthodes miracles, et bah vous savez à qui faire appel. Clin d'oeil, clin d'oeil à Sam aka Ybelion, petit coach en écriture. Voilà pourquoi je racontais tout ça. Oui, le rythme. Voilà. Donc pas de rythme miracle, un rythme c'est itératif, et c'est pour ça que ça fonctionne. Voilà, c'est parce qu'on s'autorise à aller gratter là où il faut gratter pour découvrir son rythme. Parce que derrière la notion de rythme, je vous apprends rien, je le répète tout le temps, il y a évidemment toutes nos peurs, toutes nos croyances et toutes les injonctions avec lesquelles on a pu grandir. Par exemple, quelqu'un à qui on aurait appris que le matin c'est pas fait pour être productif, bah naturellement ne va jamais s'autoriser à écrire le matin sans trop savoir pourquoi, et donc va s'entêter à vouloir écrire l'après-midi, alors que peut-être il est pas du tout de l'après-midi et au contraire il est vachement du matin, tu vois. Voilà. Ou, c'est un exemple parmi tant d'autres, je pourrais en citer 78 000. Oui, mon toutou. Et, et voilà. Voilà pour le rythme, je boucle ça. Et maintenant, je pars sur ce que j'avais envie de vous raconter. Comme ça, j'avais envie surtout de vous parler de… un livre de fantasy. En fait, c'est marrant, parce que dans un podcast on m'a posé la question, et depuis je ne fais que repenser à ce livre, et je me dis mais il va falloir absolument, un moment, que je me mette à le relire, c'est pas possible, tu vois. Et, et ce livre, c'est évidemment La Belgariade. Je ne sais pas si vous connaissez. C'est un livre de fantasy qui n'est pas extrêmement connu, en tout cas un cycle de fantasy qui n'est pas extrêmement connu, qui est écrit par David et Leigh Eddings, donc David et sa femme, et qui est vraiment un livre de fantasy tout ce qu'il y a quelque part de plus classique dans sa structure, dans ces gens, ces gens, 1, 2, 3, pardon, ces enjeux, mais qui touche mon petit coeur, moi, de, de fan. Et c'est évidemment parce que je l'ai découvert quand j'étais petit, en fait ado. Donc c'est un livre avec lequel j'ai grandi. Je me suis évidemment, évidemment identifié à notre petit héros qui s'appelle Garion, et je sais pas, je, je le voyais vraiment comme moi à plein d'égards. C'est-à-dire, dès le début, tu vois, ce côté, voilà, on sent que, bah évidemment, il a un espèce de pouvoir dormant, on sent que il est bien plus fort que tout ce, tout ce qui paraît être, et puis là cette espèce de gentillesse un peu naïve, et vraiment un enfant, en fait. On a probablement tous été comme ça un jour. Et donc c'est extrêmement facile de s'identifier à Garion. Et puis il vit plein de choses, il vit… Attendez, il y a Voltaire qui aboie, je le libère et je reviens. Petit côté insupportable, ce toutou, il veut être absolument collé à moi, mais, mais dès qu'il y a un bruit il veut sortir. Bref, il aurait probablement plein de belles choses à nous apprendre sur l'écriture vis-à-vis de ça aussi, évidemment. Pour revenir sur La Belgariade et Garion, et bah en fait je pense que c'est, c'est principalement pour ça qui m'a marqué le plus, parce que j'ai vraiment reconnu chez lui des caractéristiques qui étaient les miennes. Et puis, de voir, vous voyez, je vous parlais d'espoir tout à l'heure, je vous parle tout le temps de changements, de choses différentes à faire pour obtenir des résultats différents, et bah quelque part c'est tout ce qu'il fait dans l'histoire. Au début il est presque insignifiant, sans dire que c'est grave d'être insignifiant, attention, il n'y a pas besoin d'être ultra célèbre pour, pour, pour avoir un impact, c'est pas ça que je dis. Mais il passe de quelqu'un d'insignifiant à quelqu'un qui ose se saisir de ce qu'il a en lui. Et je sais pas pourquoi je suis, je me rends compte en le disant, en fait, parce que j'ai jamais fait ce rapprochement avant, avec le métier que je peux faire et tout ce que j'essaie, en fait je sais pas, j'essaie, que j'apporte aux auteurs. Après tout, on m'a remercié tout à l'heure, donc je peux le dire. Je me rends compte que c'est exactement ça que, que je fais aujourd'hui. Et c'est probablement pour ça que ça m'a énormément touché déjà à l'époque, parce que c'était déjà un truc qui, pour moi, était primordial. L'espoir que ça puisse changer, voilà, que les choses ne soient pas figées, que tout ce qu'on fait puisse évoluer, puisse changer. Ouais. Et donc il se saisit de ce truc qu'il a en lui, parce qu'il l'a en lui, mais c'est le seul à pouvoir l'activer, tu vois. Il a beau être entouré, on a beau lui dire oui, tu as ce pouvoir, utilise-le, tant qu'il se l'autorise pas, tant qu'il ose pas s'en saisir, et bah il se passe rien, tu vois. Et j'adore ce truc là. Et je comprends aujourd'hui, c'est fou, je comprends mieux pourquoi j'avais besoin de parler de, je me sentais un besoin de parler de La Belgariade, parce qu'il y a ce truc, en fait ça représente vraiment ce que j'ai envie de faire vivre aux gens que j'accompagne, qui se rendent compte du pouvoir qu'ils portent en eux et qu'ils osent s'en saisir, tu vois. Alors ça fait très dév perso dit comme ça, mais qui, si je devais le rendre un peu plus terre à terre, qui se rendent compte que l'histoire qu'ils portent est importante, qui se rendent compte qu'ils ont des peurs, qu'ils ont des blocages, mais qu'ils aient le courage de se dire je vais oser les traverser, et qu'ensuite ils aient le courage et l'audace de répondre à mes questions challengeantes, parfois même grattantes, pour traverser leur peur et aboutir à toucher cette unicité qu'ils portent en eux. Voilà. Et donc, après, il y a aussi évidemment l'histoire d'amour de Garion avec une petite fille qui s'appelle, oui, parce que c'est pas des enfants mais des adolescents, je dirais, une fille qui s'appelle, j'ai jamais trop su comment prononcer son nom, parce que elle était, c'était écrite C E apostrophe N E D R A, je crois, Sénédra, moi j'ai toujours appelé Sénédra. Et bah évidemment, dans mon oeil d'adolescent, en fait moi je voulais vivre la même chose, vous voyez, genre l'amour, l'amour fou comme ça qui te, qui te fait faire tous ces combats et qui les rend encore plus importants, vous voyez. Alors c'est une caricature peut-être un petit peu de ce qu'est l'amour, tu vois, je pourrais en parler très longtemps aussi, on fera peut-être un épisode dédié, ça, dites-moi si ça vous intéresse. Mais, mais ouais, il se, il se bat pour elle, et ils ont cette espièglerie ensemble. C'est pas un truc, tu vois, quelque part ils sont à la fois faits pour être ensemble de par ce qu'ils représentent dans l'univers dans lequel ils vivent, mais tu sens la connexion, le fait que les choses ne soient pas forcées, cette espièglerie avec laquelle ils jouent, avec laquelle ils s'amusent entre eux. Et ça m'a toujours énormément touché, j'ai toujours été fan de ce, de cette histoire d'amour qu'ils vivent. Et quelque part je pense que j'aurais pu lire que autour de cette histoire, en plus, tu vois, ça m'aurait tellement, ça m'aurait fait tellement plaisir. Et au milieu de tout ça, tu vois, au milieu de, dans ce livre, il y a aussi tous les éléments de fantasy qui font une histoire de fantasy, et qu'on trouve répétitif à force de lire ce genre d'histoire de fantasy, mais qui te font toujours un effet différent quand c'est la première fantasy que tu lis. Et tu vois, ces objets magiques, ces peuples et les archétypes qu'ils incarnent, ces pouvoirs, ces dieux, ces enjeux, etc., etc. Et d'ailleurs ça me fait penser à quelque chose, c'est que, tu vois, on se dit toujours oui, mais à quoi bon écrire mon livre, je prends l'exemple d'une fantasy, à quoi bon écrire mon livre de fantasy, parce que après tout Tolkien il a déjà écrit peut-être la plus grande histoire de fantasy ? Et bah pour quelle raison ? Parce que probablement que votre livre sera lu par quelqu'un avant qu'il découvre Tolkien. Et même si vous êtes évidemment inspiré par Tolkien, et bah Tolkien lui paraîtra peut-être redondant après votre histoire. Votre histoire sera ce qu'est La Belgariade pour moi, pour quelqu'un, vous voyez. C'est ça qui est exceptionnel. Parce que quelque part, je pense que si on analysait, évidemment, Eddings, je pense qu'il le dit, je suis même quasiment sûr qu'il le dit dans le bouquin qu'il a écrit où il explique le processus de création de La Belgariade, il est inspiré par Tolkien, évidemment, pardon, il est inspiré par Tolkien évidemment, et probablement que si on analysait les tropes, etc., on se dirait ça ressemble trop à du Tolkien pour que ça soit intéressant. Mais en fait, l'enfant, le Sam adolescent qui découvre La Belgariade, et comment il en avait rien à foutre, tu vois. Je me rappelle très bien, adolescent, j'ai dû essayer de lire Le Seigneur des Anneaux, je me suis mangé trois pages de description de la Comté et de son herbe. Bon bah, aussi puissant et beau que ça me paraisse aujourd'hui, à l'époque c'est pas ça que j'avais envie de lire, et La Belgariade esquivait cet écueil-là et me donnait exactement ce que j'allais chercher, quoi, ce que je voulais chercher, ce que j'avais besoin de lire. Et c'est pour ça que l'histoire que vous écrivez, même si vous avez la sensation qu'elle peut ressembler à une autre histoire, déjà moi je suis convaincu que, voilà, toutes les histoires de toute manière peuvent être écrites par chacun et elles seront uniques de par le vécu que vous portez, avec cette intention personnelle, tu vois, de dire je vais y mettre de moi. Et bah malgré tout ça, votre histoire touchera profondément quelqu'un. Voilà. Et on revient toujours, tel un refrain, on revient à cette phrase de Wajdi Mouawad, mais qui me semble encore une fois extrêmement important de répéter, c'est que on ne sait jamais qui on sauve en écrivant, comme on ne sait pas qui nous sauva parce qu'il écrivit. J'adore cette phrase. Et quelque part, David Eddings avec La Belgariade m'a sauvé, m'a ouvert des portes que je pensais jamais ouvrir. Et puis ça va plus loin, parce qu'il y a cet amour de La Belgariade, de cet univers, il y a le fait que c'est un livre que j'ai relu quand j'étais en prépa, et c'était mon seul échappatoire la semaine. La prépa, c'était horrible. J'en retiens évidemment que du positif, j'ai rencontré des gens géniaux, j'ai développé des compétences qui me servent encore aujourd'hui, c'était incroyable, mais c'était un peu horrible quand même. Et je ne faisais que travailler, sauf à partir du samedi midi jusqu'au dimanche soir, le temps de rentrer, sauf qu'à ce moment-là je ne faisais que jouer à League of Legends. Je me tapais, j'enquillais des games de League of Legends. Je ferais des partages sur League of Legends, parce que ça aussi c'est un lore qui est très riche et il y aurait beaucoup de choses à raconter sur les personnages, leurs archétypes, ce qu'ils portent et les enjeux, etc. Bref, je ferme cette parenthèse. Donc le week-end je ne faisais que ça, donc je ne lisais pas. Par contre, la semaine, j'avais évidemment pas mon ordinateur pour jouer, donc la seule chose que j'avais, que je m'autorisais, c'était, à la fin de la journée, juste avant de me coucher, je lisais quelques pages de La Belgariade. Et vous pouvez pas savoir comment ça m'a happé, tu vois. Ça m'a sorti de… C'était vraiment mon échappatoire, où je me disais ok, là je plonge dans le monde d'Eddings, et juste je déconnecte un peu mon cerveau de la thermo-hydraulique, des maths, des, tous les trucs de topologie, bref, tous les sujets que je ne me rappelle plus. Ça me ferait trop rire, je pourrais faire un réact de moi qui ouvre mes classeurs de prépa, là, ça serait à mourir de rire. Je vous avais déjà lu d'ailleurs une lettre que nous avait donnée le professeur de philo en prépa, je vous invite à aller voir cet épisode, parce que la lettre, elle tabasse, mon pote. Et donc voilà, La Belgariade représente aussi ce morceau de ma vie. Comme beaucoup des choses que j'apprécie en fait, que ça soit des livres, des musiques, je me rends compte qu'elles sont toutes cristallisées autour d'un moment de vie. La Belgariade représente mon adolescence, ma découverte de, de, de tous, de tous ces sujets, du fait d'oser changer, etc., etc. Et aussi la prépa, et l'échappatoire que c'était. Quelle échappatoire. Quelle échappatoire. Et d'ailleurs, je me rappelle, en prépa, vous voyez, je vous parlais de rythme, en prépa je me rappelle que le soir, en fait je faisais deux choses du coup, déjà, donc je travaillais à mort, enfin juste que, je sais pas, je devais me coucher à 23h30, peut-être, un truc comme ça, ben à 23h j'arrêtais de bosser, je me mettais dans mon lit, je lisais La Belgariade, je fermais, je posais, j'éteignais la lumière, et je lançais une musique de Chopin. Que je peux vous donner, d'ailleurs, parce que je l'écoute toujours quand il s'agit de m'apaiser. C'est un truc de fou quand même, quand on y pense, à quel point la musique peut sauver la vie, quand même. C'est comme l'écriture, en fait, c'est tellement porteur d'espoir, vous voyez. Encore les mots, toujours les mots, les mots, les mots, les mots, sans arrêt. Alors attendez, je vais vous dire ça tout de suite. Coup de coeur, parce qu'en fait j'ai pas beaucoup de, j'ai pas beaucoup de chansons en coup de coeur, mais celle-là je sais qu'elle y est. Voilà, la nocturne numéro 2 in E flat major, op. 9 no 2. Bref, les nocturnes de Chopin, en gros, la nocturne numéro 2 en l'occurrence. C'était une musique, vous voyez, ça fait le lien aussi avec, je dis toujours les autres, les autres, et bah écoutez, c'était une musique que m'avait partagée ma grand-mère. Et à partir du moment où elle me l'a partagée, je me rappelle que le soir, en prépa, je me couchais, du coup je rangeais le livre que je disais, je mettais la nocturne de Chopin et je l'écoutais comme ça en boucle 2-3 fois. Et vous pouvez pas savoir à quel point ça m'apaisait. Et quelque part, c'était, vous voyez, c'est fou, parce que je pense que c'est aussi ça que j'ai besoin d'écouter ce soir, et j'y aurais pas pensé si je vous l'avais pas raconté là. Mais je m'allongeais, et le calme du piano de cette chanson ne me véhiculait qu'une seule chose, tout va bien se passer, mon Sam. Et quelque part je m'endormais avec ce sentiment que ouais, c'est horrible, ouais c'est dur, mais en fait tout va bien se passer. Et il me semble important de rappeler que tout va bien se passer, non ?

Le Codex de Riva : quand l'écriture devient sérieuse

on se le rappelle pas assez. Je vous le rappelle aujourd'hui, tout va bien se passer. Toi qui m'écoutes, tout va bien se passer. C'est vrai que je le rappelle beaucoup à mes coachés, qui sont sur le bon chemin, et que tout va bien se passer, parce qu'évidemment il y a des moments qui sont plus durs que d'autres, ne nous mentons pas. Mais je le rappelle pas assez dans le podcast. Voilà, c'est comme la phrase de… où je dis, je vais le répéter de manière périodique, comme ça. Bref, tout va bien se passer. Et, et La Belgariade, voilà, du coup je l'ai lu plusieurs fois comme ça, et je l'ai pas relu récemment. C'est fou, je l'ai pas relu. Ça me donne envie de le relire, en fait, j'ai envie de plonger. Et puis voilà, le dernier partage que je vous fais autour d'Eddings, et puis après je vous lâche la jambe, parce que là je fais que parler, et je vois, là, je crois que ça fait 50 minutes. Bref, vous commencez à comprendre l'animal que je suis. De toute façon, il y a un autre truc, c'est que, du coup, je vous disais La Belgariade, et puis Eddings a écrit ce bouquin, Le Codex de Riva, qui est un résumé des travaux de world building qu'il a fait pour son univers. Donc c'est, dans le fond, pas très intéressant, parce que c'est juste vraiment des listes, globalement, de world building, tu vois, de ok, tel peuple il fait tel truc, tel truc, tel truc, tel truc, quoi. Mais au début il y a une introduction de tout ce qu'il pense sur comment, ce qu'est l'écriture de fantasy, ce qui est important, ce qui est pas important, etc. Et dedans il y a une quantité de choses intéressantes. J'ai relu ce truc là juste avant de me dire ok, l'écriture, je vais le prendre au sérieux. Vous pouvez pas savoir comment ça m'a mis une claque, et je me suis dit ok, à partir de maintenant les choses deviennent sérieuses. Et en partie à David Eddings. Et quelque part cette passion de la fantasy, qui est née avec David Eddings, et bah c'est redéclenché au moment de l'écriture. C'est-à-dire que la passion de la fantasy est née avec Eddings, et le côté professionnel de l'écriture de fantasy que je voulais avoir est aussi né avec Eddings. Et sans Eddings, et bah je ne serais pas là à vous parler d'écriture. Et voilà, David Eddings m'a sauvé, en quelque sorte. C'est magnifique. Donc, est-ce que je vous conseille ce livre ou pas ? Et bah écoutez, évidemment que oui, parce que c'est un livre qui m'a profondément touché. Maintenant, je sais que peut-être qu'il vous percutera pas autant que moi il m'a percuté, mais il est ok, tu vois. Chacun prend les livres qu'il doit prendre. Et voilà, je voulais vous faire ce petit partage sur La Belgariade, parce que, évidemment, et là, tu vois, tout de suite ça me rappelle mon propre univers de fantasy, que j'ai envie de creuser, que j'ai envie d'explorer. Et parfois je rêverais, vous voyez, je suis comme mes coachés quelque part, toutes les choses que je leur dis et que je leur apprends c'est parce que je les vis aussi de temps en temps, je les ai vécues beaucoup notamment pour les blocages, mais après les pensées traversent toujours, tu vois. Il y a des moments, je rêverais de m'enfermer trois semaines et de faire que du world building de mon univers, en oubliant que tout ce world building, en fait, il est né aussi de tout ce que je vis à côté. En oubliant que si je ne me nourris pas de tout ce que je vous disais tout à l'heure, à savoir d'interviews et de discussions avec des auteurs ou de coaching, et bien quelque part je serais en énergie potentiellement très très basse pour explorer tout cet univers. En oubliant que ce que j'ai envie de faire, c'est de raconter des histoires. Et c'est marrant, parce que je prononce le mot d'histoire et ça me fait boucler avec ce que je disais au début et que j'ai pas oublié quelque part. Voilà, ça retombe à ce moment-là, et ça sera ma conclusion. C'est que oui, tout est histoire. Tout est histoire. Tout ce qui est intéressant, par exemple, vous voyez, c'est ça qui m'a fait penser à ça tout à l'heure, mais le match de foot est intéressant parce qu'il raconte une histoire. Toutes les narratives qu'il y a autour d'un match de foot, c'est ça qui rend le match passionnant. Voilà, le fait que certains Espagnols étaient persuadés qu'ils allaient nous battre, le fait qu'on s'est senti très fort, tout ça, ça raconte des histoires. La rivalité Real-Barça, Mbappé-Yamal, tout ça, vous voyez, ça raconte une histoire, et c'est ça qui est fascinant. Les histoires nous façonnent, et c'est pour ça que c'est important de les raconter. Voilà, j'ai bouclé avec le début, finalement. Écoutez, c'était un plaisir d'enregistrer ce podcast, vraiment, là, à coeur ouvert, glissé déposé, quoi. Mais écoutez, c'était exactement ce dont j'avais besoin. Je suis extrêmement content de vous avoir partagé tout ça. J'espère que ça vous aura appris, et je vous poserai cette question, tiens, avec quoi vous repartez de cet épisode, et qu'est-ce qui vous a appris que vous aviez besoin d'entendre aujourd'hui ? C'était Ybelion, je vous dis à très vite, et surtout oser écrire. Merci. Merci d'être là, épisode après épisode. Si ce podcast t'inspire, t'aide ou te met du baume au coeur, t'abonner, mettre 5 étoiles et le partager, c'est le meilleur moyen de m'aider à toucher le plus de gens qui ont un livre en eux. Parce qu'après tout, plus il y a de livres écrits, et mieux le monde se porte. À très vite, Ose Écrire.