Les dix blocagesClarté d'Identité
Qui suis-je pour écrire ça ?
Le syndrome de l'imposteur est le blocage que j'entends le plus en séance, sous toutes ses formes. Voilà ce que j'en sais, comment je l'ai traversé, et par où on le prend ensemble. En bonus, le podcast : c'est le blocage dont j'y parle le plus souvent.
Je découvre l'atelier Ose Écrire offertÇa commence rarement par le mot « imposteur »
Une autrice que j'accompagne m'a dit un jour : « Qui je suis, moi, pour parler d'amour, pour parler de rupture ? Je ne me sens pas légitime. » Elle avait le sujet, les scènes et même le premier chapitre, et il lui manquait l'autorisation de l'écrire.
Le blocage prend trois visages. Le premier, c'est « je n'ai pas fait d'études de lettres », la version diplôme ; le deuxième, « je n'y arriverai jamais seul·e », la version capacité ; le troisième est la comparaison, la plus sournoise : aux auteur·ices publié·es, à celles et ceux qui écrivent tous les jours, et à la personne que tu étais avant d'arrêter.
Les trois disent que tu attends que quelqu'un d'autre décrète que tu as le droit. C'est le cœur de ce que j'appelle la Clarté d'Identité : oser te dire auteur·ice et embrasser ce que tu as d'unique, malgré tout ce qu'on t'a raconté sur qui a le droit d'écrire.
En séance
n°1 des blocages que j'entends
En bonus, le podcast
110 épisodes en parlent
Les trois questions que je pose
Je ne donne pas la réponse. Je pose la question qui déplace le regard, et la personne trouve la sienne.
« Définis-moi connu. »
Derrière « je ne suis pas écrivain, je suis un inconnu », je cherche ta définition, le Larousse peut rester fermé. Reconnu par qui, mesuré comment ? Ta réponse dit tes valeurs, et on travaille à partir d'elles.
Épisode 59 · 12:50 · NE LAISSEZ PERSONNE VOUS DIRE QUE VOUS N'ÊTES PERSONNE« Jamais, vraiment jamais créatif·ve ? »
Un ancien collègue m'a appelé après mon départ pour me dire qu'il n'oserait jamais, et qu'en plus il n'était pas du tout créatif. À la deuxième question, il se souvenait qu'il écrivait des textes pour quelqu'un, avant. Moi, j'avais un classeur entier de monstres inventés, avec leurs noms latins, que j'aurais dû rouvrir bien plus tôt.
Épisode 88 · 37:05 · La culpabilité ne fait pas écrire« De quoi as-tu besoin aujourd'hui ? »
C'est la version positive de « qu'est-ce qui me manque ». Elle remplace le tribunal par une liste de courses : qu'est-ce que je m'autorise, là, maintenant, pour devenir la personne que j'ai envie d'être ? Généralement, la réponse tient en une action.
Épisode 100 · 09:02 · L'Ikigai ne se trouve pas, il se vitSeize mois sans le dire à personne
En 2023, je travaillais tous les jours sur Ybelion, et pendant seize mois je n'en ai parlé à personne. La question tournait en boucle : pourquoi moi, ingénieur en sûreté nucléaire, je pourrais être écrivain, coach ou que sais-je ? La prépa et l'école d'ingénieur avaient fait leur travail, on avait réussi à me convaincre que je n'étais pas créatif, et je l'avais cru.
J'ai compris plus tard ce que ce silence disait. Je me taisais parce que je ne me prenais pas au sérieux, le jugement des autres venait loin derrière. Ce qui m'a débloqué tient en une petite histoire par jour, sans pression, à partir du 1er janvier 2023. Le jour où je me suis retourné pour constater que ça faisait deux ans que j'écrivais quotidiennement, la question avait disparu d'elle-même.
À la sortie de mon premier livre, je n'ai rien dit au travail, et pendant longtemps j'ai dit « j'ai écrit un livre ». Il m'a fallu le répéter cent ou deux cents fois avant d'oser « je suis écrivain ». En mars 2026, en rééditant mes deux premiers livres, j'ai réécrit l'à-propos de l'auteur. Depuis, quand je me présente, je dis : « Enchanté, Samuel, je suis écrivain. » C'est ce chemin que je pose sur la table quand quelqu'un m'arrive avec la question du titre, parce que je sais où elle se cache.
Six choses que je répète depuis 2024
Chaque phrase est tirée d'un épisode, et tu peux l'écouter à la seconde où je la dis.
Laisse la sémantique aux relous
« J'ai un peu de mal avec les dictateurs de la sémantique. Pour moi, vous êtes écrivain à partir du moment où vous décidez que vous avez la légitimité de vous appeler comme ça. »
Reconnu par qui, mesuré comment ?
« Reconnu par qui ? Par quoi ? Par quel accomplissement ? Mesuré comment ? Dans quel domaine ? »
La légitimité se constate en se retournant
« Quand tu l'as fait 100 jours, déjà, tu oses dire à tes collègues que tu écris. Quand tu l'as fait 300, c'est encore plus facile. Quand tu l'as fait 1000, tu ne te poses plus la question. »
Le génie est un paramètre additif
« Si écrire un livre était une équation, le génie n'en serait qu'un paramètre. Si le génie est à zéro, on peut quand même écrire un livre. Ça veut dire que le travail paye. »
L'imposteur, c'est celui qui se pose la question
« Très souvent, quand on se demande si on est un imposteur, m'est avis qu'on ne l'est pas. Parce que justement, on est dans une démarche de se dire : qu'est-ce qui me manque ? Ou, pour le dire de manière plus positive, de quoi j'ai besoin ? »
Tu échappes à la comparaison par l'authenticité
« Tu échappes à la compétition à travers ton authenticité. Ton vrai marqueur différenciant par rapport aux autres, c'est le fait que tu sois toi. »
Six épisodes pour le traverser
Trois en solo, trois avec des invité·es qui sont passé·es par là.
SoloÉpisode 59 · 28 min
Ne laissez personne vous dire que vous n'êtes personne
Un commentaire m'a traité d'écrivain de rien du tout. J'ai répondu ce que je défendrai longtemps : n'importe qui, connu ou pas, peut écrire un livre.
SoloÉpisode 23 · 27 min
50 % des écrits sont inutiles… et c'est cool !
J'ai acheté le livre d'Eddings pour mon oncle et je l'ai lu avant de l'offrir ; l'équation du livre montre que le génie ne multiplie rien, et l'inutile sert à devenir écrivain.
SoloÉpisode 110 · 39 min
Les deux personnes qu'on doit rendre fiers
L'enfant de huit ans et le vieux de quatre-vingts se retrouvent autour d'une table, et l'identité d'auteur, un jour, n'a plus besoin de se prouver tous les matins.
DuoÉpisode 14 · 1 h 04
Échange avec Ingrid, de J'écris un roman
Ingrid raconte le blog de voyage que ses lecteurs trouvaient magnifique pendant qu'elle jugeait son roman nul, et rappelle qu'on compare toujours son premier jet à des livres relus quarante-huit fois.
DuoÉpisode 107 · 43 min
De « je sais pas faire » à son premier roman, avec Anaïs
Anaïs raconte le déclic de la première visio, quand elle a vu quelqu'un croire à son histoire plus qu'elle, et ce qu'elle en a fait jusqu'au premier roman.
DuoÉpisode 99 · 1 h 06
Discussion avec Elio Destrez
Elio se disait qu'il y avait déjà trop d'auteurs pour qu'il ait sa place. Sa mère lui a répondu qu'il y aurait des gens pour le lire, et on démonte ensemble le « qui sommes-nous pour écrire parmi tant de génies ».
Tu n'es pas un imposteur, tu te poses la question
Si « qui je suis pour écrire ça » te suit, l'atelier Ose Écrire est offert, et on y répond ensemble.
Je découvre l'atelier Ose Écrire offert