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Pochette de l'épisode 88 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 88SOLO15 FÉVRIER 202647 MIN

La culpabilité ne fait pas écrire

Clarté · Identitéculpabilitéprocessus vs identité
00:0047:27

FACE A — LES 16 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

Tu as ralenti, et tu culpabilises. Pose-toi une seconde.

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

Ce que tu ressens n'est pas vraiment de la culpabilité. C'est la peur de redevenir la personne que tu ne tolères plus être. Et cette peur-là est rarement nommée, parce qu'elle naît d'une réussite.

Je l'ai vécue avec le sport. J'étais un homme brindille, moins de soixante kilos pour un mètre quatre-vingt-six. J'ai pris quinze kilos en deux ans de salle, avec une routine que je qualifierais aujourd'hui d'overkill : au-delà de trente jours sans y aller dans l'année, ça n'allait pas. Résultat, des vacances que je ne profitais pas, passées à me répéter que je n'étais pas à la salle.

Aujourd'hui, en préparation marathon, je perds ces kilos. Et je réalise ce que j'avais oublié pendant tout ce temps : ce que j'avais gagné, ce n'était pas un corps. C'était d'être devenu quelqu'un capable de se plier à un processus qu'il aime.

Voilà la distinction qui change tout. Le processus nous aide à changer notre identité, mais notre identité n'est pas le processus. C'est l'équivalent de monter des marches. Arrêter de monter ne veut pas dire qu'on redescend. Tu peux te déconnecter une semaine, puis remonter. Tu ne reviendras pas à la case départ.

Dans cet épisode, je parle aussi du temps impératif et du temps libre, de ce que veut dire « utile », et du classeur d'enfance rempli de monstres que j'ai retrouvé dans mes cartons.

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE

CAROUSEL À VENIR

Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Les deux culpabilités de l'écrivain

Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans l'épisode 88 d'Ose Écrire. Et aujourd'hui, on parle de la culpabilité en écriture. La culpabilité qu'on ressent quand on n'est pas encore la personne qui a terminé ce livre dont on rêve depuis des années. Mais aussi la culpabilité qu'on ressent quand on est devenu cette personne et qu'on sort du rythme et du rituel d'écriture qu'on a pu mettre en place pendant toute cette transformation. En bonus, à la fin, je vous fais un petit partage personnel sur des archives d'enfants que j'ai retrouvées de moi. Je vous souhaite une très bonne écoute et je vous dis à très très vite. Moi, c'est Sam Ybelion de Mon Nom de Plume. Je suis écrivain, coach et j'accompagne celles et ceux qui veulent renouer avec leurs rêves d'écriture. T'écoutes un podcast dont l'intention est simple. Te donner inspiration, outils, motivation, discipline. Bref, tout ce qui peut te permettre d'oser écrire. En gros, c'est un peu dans le titre.

Ose Écrire. Coucou, les amis. J'espère que vous allez bien. Bienvenue dans ce nouveau décor de moi. De moi. Voilà, vous pouvez le voir. Est-ce que ça se voit ? Est-ce que ça se voit qu'on va parler d'écriture et de livre ? Il n'y a quasiment que ça derrière moi. Il n'y a quasiment que ça. En plus de plein de petits éléments de décor qui me rappellent à la fois aux écrires. Parce que bon, vous pouvez voir à la fois le magazine ici, le poster ici de deux des premiers personnages. Vous pouvez voir aussi les figurines quelque part. Vous pouvez voir des références à mon premier livre. Il y a mon premier livre. Il y a aussi des petits tableaux là-dessus. Bref, il y a plein de choses. Il y a des Pokémon. Voilà. Bref, il y a plein de choses. Il y a plein de choses. Je suis un adepte. Avant de rentrer dans le podcast et dans l'écriture, j'ai un sujet à vous partager aujourd'hui.

Enfin, j'en ai plein en fait. Mais je fais ce petit partage. Il y a un peu... J'ai remarqué qu'il y avait deux types de personnes. Alors, je vais volontairement être manichéen. Et puis après, on se place sur le spectre comme on veut. C'est comme architecte et jardinier. J'ai remarqué qu'il y avait des gens qui aimaient bien les décos extrêmement minimalistes. Vous voyez, genre sobre, gris, blanc, noir un peu mat. Bref, vous voyez très bien cette DA. Cette DA. À l'opposé, il y a un peu les... Je dirais genre... Le fourre-tout. Tu vois, genre... Il y a plein de trucs. Plein de couleurs. Plein d'éléments. Qui créent une espèce d'harmonie désharmonieuse. Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire.

Il y a comme si tout avait une place. Mais qu'il y avait une sorte de désordre qui créait un sentiment un peu étrange. Moi, je suis de cette team-là, moi. Moi, j'aime que quand on rentre dans une pièce, on puisse savoir que c'est chez moi. Je trouve ça trop cool d'avoir plein de petits éléments disposés partout dans la recherche d'une harmonie plus globale. Que ce soit une DA globale de là où tu habites ou la DA de la pièce. Enfin bref, voilà. Mais j'aime bien qu'il y ait plein de petits éléments comme ça. Qui rappellent toujours qui tu es. De par les expériences. De par le vécu. De par les accomplissements. Bref, tout ça. Je trouve ça super cool. Et j'adore toujours, quand j'accueille des gens chez moi, pouvoir m'arrêter sur plein de petits objets. Ou pouvoir tout simplement m'arrêter sur les objets qui interpellent la personne. Parce que ça lance des sujets de discussion toujours très intéressants.

Écrire comme on décore : le patchwork de l'auteur

Et je trouve ça trop cool. Donc, je pourrais passer des heures à prendre chacun des éléments de cette bibliothèque et dire, ah ouais, alors ça, ça me rappelle tel truc. Et c'est telle personne. Et machin, et machin, et machin. Et j'avoue avoir toujours eu un peu de mal avec les DA que j'appelle volontairement, de manière un peu provocante, les DA dentistes. Tu vois, genre, c'est blanc. On sait pas qui c'est. On sait, ça pourrait être n'importe qui d'autre. Et j'admire, quelque part, le côté très sobre et très épuré et très propre et très calme et très serein que dégage ce genre d'ambiance. Mais je trouve ça terriblement impersonnel. Et en fait, je parle de ça, mais ça reflète aussi très bien ce que je pense sur l'écriture. Je pense que l'écriture, c'est beaucoup cette première type de déco. Tu vois, ce côté patchwork de tout ce qu'est l'auteur. Et plus tu te mets à connaître l'auteur, plus tu creuses dans la personne qu'il est ou qu'elle est, plus tu te rends compte des couches, des sous-couches qu'il met dans son écriture, qui te rappellent lui ou elle.

Et j'adore ça dans l'écriture. Ce côté très profond, ce côté très découverte, ce côté exploration de l'unicité de l'auteur. Je trouve ça génial. J'encourage tous les auteurs à prendre cette voie-là. Et en fait, au-delà d'encourager, je n'accompagne que des auteurs qui sont sur cette voie-là et qui ont pour vocation et pour rêve d'explorer ces contrées-là, malgré toutes les peurs, blocages, barrières qu'ils peuvent rencontrer sur leur chemin.

Bref, voilà cette petite parenthèse de quand même cinq minutes sur ce qu'est une décoration. Mais quelque part, ça en dit probablement aussi beaucoup sur la manière qu'on a d'adresser les autres domaines de vie. Tout est transverse peut-être. Voilà. Je vous laisserai me dire en commentaire ça. Je ne le fais pas assez ça. de vous demander de me partager en commentaire ce que vous pouvez penser de l'épisode, de me faire des retours, alors en commentaire ou en privé, en fonction, comme vous voulez. Mais voilà, de mettre aussi des petites appréciations, des petits pouces bleus, comme on disait à l'époque, des petits likes, des petites cinq étoiles sur les plateformes qui le permettent de podcast. Bref, voilà. Voilà. Merci si vous prenez ce temps-là. C'est extrêmement important pour moi. Ça compte beaucoup. Et au-delà de ça, ça permet aussi de véhiculer le message plus loin. Et c'est beau. Voilà. Peut-être que votre like ou votre note permettra à quelqu'un d'autre de se mettre à écrire.

« Arrêter de monter ne veut pas dire redescendre »

Le déménagement qui rend du temps

Et ça, c'est magnifique. Voilà. Donc merci d'avance pour ceux qui le feront. Quels sujets vont nous occuper aujourd'hui? Vous le savez, dans l'épisode... Attendez, hop. Spoiler. Enfin, spoiler. Plutôt suspense. Je prends un peu de café.

Qu'est-ce qu'il est bon. Vous le savez. J'ai déménagé. Donc, j'ai clôturé une page, des pages même. Il y avait tellement de choses écrites sur cette page que c'est quasiment un bouquin que j'ai fermé. Cela a provoqué quelques anomalies dans mon emploi du temps. J'ai passé beaucoup de temps et énormément d'énergie à faire des cartons, défaire des cartons. Je commence à peine à toucher terre là, après quasiment une semaine. Et à me dire, ok, je peux réallouer le temps que j'avais forcément alloué au déménagement à autre chose. Mais voilà donc dans un mood assez étrange, tu vois, où en fait tu te retrouves avec du temps que tu n'avais plus. Et donc, ça m'a donné envie de parler de la culpabilité. De la culpabilité d'écrire, de ne pas écrire. Bref, de la culpabilité qu'on peut ressentir sur le chemin d'écriture.

Temps impératif, temps libre

Pourquoi c'est intéressant ? Et pourquoi au-delà de moi, je trouve que c'est un sujet qu'il est important de creuser ? C'est intéressant parce que c'est toujours cette recherche d'équilibre dans le temps qu'on alloue à ce qu'on aime et ce qu'on est obligé de faire dans la vie. Je le répète très souvent, mais la vie est globalement composée de deux types de temps. Le temps impératif, celui auquel vous ne pouvez pas déroger, dans lequel on peut ranger le travail, la famille, avec dedans les enfants, le partenaire, les animaux, bref tout ça. Et, à mon sens, la santé. Bien manger, bien dormir, faire du sport, être en bonne santé globale. Et à côté de ça, il y a le temps libre. Celui où il est de notre responsabilité de l'allouer. Alors, la vie est la vie. On ne va pas lui demander, en plus de ça, d'être juste envers tout le monde. Elle est juste la vie.

Évidemment, chacun a du temps libre, à la hauteur de ses impératifs. C'est pour ça, d'ailleurs, que la plupart des méthodes secrètes ou des méthodes miracles qu'on vous vend ou qu'on vous partage ne peuvent ne pas fonctionner pour vous. Parce qu'elles sont dépendantes au temps libre de la personne qui les a créées et qui l'applique sur soi-même. Si tant est que la personne partage une méthode qui a marché avec elle. Bref. C'est pour ça que la démarche de trouver son rythme d'auteur, son rituel d'auteur, sa routine d'auteur, sa discipline d'auteur, mettez le mot qui vous parle le plus et qui vous fait moins peur, est un enjeu extrêmement personnel et extrêmement humain. Tout simplement.

Culpabiliser de dormir, de manger, de vivre

Parce que ce temps libre est tout simplement dépendant de la personne qu'on est. Voilà. Une fois qu'on a dit ça, il est important de réussir à avancer sur ce temps libre de la manière la plus congruente avec les rêves qu'on a envie d'accomplir. Je l'ai souvent répété, congruence, action, rêve, réalité, tout ça, tout ça. Vous commencez à connaître l'animal qui vous a répété ça des dizaines de fois depuis le début. Bientôt, je pourrais dire des centaines de fois quand on arrivera à 101 épisodes, je pourrais dire que j'ai fait des centaines d'épisodes. J'arrondis au supérieur, quoi. Bref. Cela étant dit. Il y a un premier niveau de culpabilité qui est celui de la frustration du temps impératif. Ça peut prendre plusieurs formes. C'est par exemple avoir cette sensation de perdre son temps en faisant, par exemple, le travail qui permet de nous nourrir ou de payer nos factures.

Ça peut être le sentiment de culpabilité, de prendre soin de soi. Donc, par exemple, de se coucher tôt parce qu'on est fatigué. De s'autoriser une pause Netflix parce qu'on a besoin de se détendre. De prendre le temps de se faire bien à manger parce qu'on a besoin de se sentir bien dans son corps. De prendre le temps de faire du sport. Alors qu'on pourrait écrire. Ça peut aussi venir. Et alors, bon, ça, c'est une culpabilité que moi, je ne connais pas parce que je n'ai pas d'enfant. Mais ça peut aussi être celle de dire, bon, là, malheureusement ou heureusement, je dois m'occuper de mes enfants. Bon.

L'inventaire complet des culpabilités

Cette culpabilité, il est vraiment important de se rendre compte que ce sont des impératifs auxquels vous ne pourrez pas déroger. Parce qu'ils sont importants pour vous, parce qu'ils sont impératifs, tout simplement. Et c'est important, et je vous invite à travailler sur ces impératifs et la culpabilité qui peut l'entourer. En vous disant, de toute manière, ces impératifs, je ne pourrais pas y déroger. Je dois composer avec. J'ai envie de composer avec. Ce qui m'intéresse, c'est tout le temps qu'on a autour. Vient ensuite, une fois qu'on a bien séparé impératif étant libre, un deuxième niveau de culpabilité qui est... En fait, il y en a plusieurs, donc c'est difficile. Est-ce que je vous les liste tous d'abord ? Ou est-ce que je les prends à part ? Non, je vais d'abord tous les lister pour être sûr de ne pas en oublier. Donc, déjà le premier que je disais, la culpabilité. Quand on décorèle pas suffisamment l'impératif et le libre.

Le deuxième, c'est quand, une fois qu'on a identifié ça, on trouve que l'impératif prend trop de place sur le libre. Évidemment, on en a parlé d'ailleurs dans l'épisode avec Annaëlle. Il y a toujours des variances. Les temps ne sont pas exacts tout le temps et parfaitement. Donc, c'est toujours bien quand on se projette et quand on imagine la répartition de notre temps, de ne combler que 80% de nos temps. Ça nous laisse 20% de gestion des crises, qu'elles soient impératives ou libres. Il y a donc cette culpabilité qu'on peut avoir quand on passe trop de temps dans l'impératif et pas assez dans le livre. A l'inverse, il y a cette culpabilité de passer trop de temps dans le libre et pas assez dans les impératifs.

Ça, c'est vraiment purement, je dirais, organisationnel. Et ensuite, tu as les culpabilités de fin de parcours. Alors, je dis de fin de parcours, mais en vérité, je dirais plutôt de personne qui se met en mouvement et qui commence à avoir son rythme, comme ça, son bon rythme. Là peut venir une culpabilité de, à mince, je déroge à ce rythme. Je déroge à ce rythme d'un côté ou de l'autre. C'est-à-dire, je l'accélère et donc je passe plus de temps à écrire ou je le ralentis et je passe moins de temps à écrire.

Verbaliser, c'est déjà désamorcer

Voilà tous les niveaux de culpabilité. Une fois que je vous ai dit ça, comment je peux vous aider ? Déjà, la première chose, c'est que c'est bien de le verbaliser. Parce que quand on met des mots sur ses culpabilités, on les ressent beaucoup moins. On se sent beaucoup plus à l'aise avec le fait qu'elles existent. C'est aussi pour ça que je vous les partage, pour vous dire, vous n'êtes pas tout seul à les ressentir. Et c'est tout à fait normal de les ressentir. Si vous ne les ressentez pas, tant mieux. Si vous les ressentez, no problem. It's okay. Et vous n'êtes vraiment pas tout seul. On passe tous par là. Et c'est très important de les verbaliser. De dire, okay, là je me sens coupable de faire ci ou faire ça et pas ça. Là je me sens coupable de faire l'inverse et pas l'inverse. Bref. C'est important de le verbaliser.

Une fois qu'on les a verbalisés, c'est intéressant. Alors, évidemment je suis dans une démarche très coaching. C'est-à-dire d'aller identifier purement et simplement, parce que c'est important, d'aller identifier vraiment la racine de la naissance de cette culpabilité. Et donc, derrière cette culpabilité, il y a quoi ? A ton avis, d'où elle vient ? Coupable de quoi ? Par rapport à quoi ? Tu vois, déjà d'aller creuser et d'aller identifier un peu plus la naissance. Là, je peux citer l'exemple, c'est quand je passe du temps à écrire, je me dis, non mais merde, en fait, il y a des choses plus importantes qui te permettent de vivre. Tu devrais te concentrer sur ça plutôt que sur ton rêve d'écrire un livre qui, au final, ne te rapportera rien. Bon.

Ce que le compte en banque ne voit pas

Et là, je me sens obligé de faire une parenthèse parce que celle-là, c'est peut-être celle que je rencontre le plus souvent. Et ça rejoint la thématique du coût.

Il y a plein de choses qu'on peut mesurer par ce qu'elles nous rapportent ou ce qu'elles nous coûtent. Et c'est très facile parce qu'on le voit sur notre compte en banque.

Et il y a toutes les choses dont les effets et les ramifications ne se voient pas sur le compte en banque. Et c'est extrêmement important de faire attention à ce qu'on ne voit pas. parce que si ce livre est vraiment extrêmement important pour toi, s'il porte une intention personnelle hyper profonde, un vrai accomplissement, une vraie transformation, une vraie guérison, bref, imagine toute l'énergie, la confiance, l'estime, la fierté, la force, imagine tout ce que ça va te permettre de développer une fois que ça sera fait. Les effets induits pourront être probablement des trucs giga palpables sur un compte en banque si on reprend cet exemple-là. C'est des effets induits et on est obligé de s'en détacher pour embrasser pleinement ce processus d'écriture. Ça rend la question plus compliquée, en tout cas plus challengeante parce qu'il y a une démarche de lâcher prise. Mais je reviendrai toujours à cet exemple-là, le mien, celui que je connais le plus.

Le livre en main : démission, coaching, chien

Je pourrais aussi partager l'exemple d'Anaïs mais elle vous le dira mieux que moi. Elle l'a déjà un petit peu partagé sur son Insta et on va faire en sorte qu'elle puisse partager son message plus largement. D'ailleurs, encore une fois, bravo Anaïs, je sais que tu m'écoutes.

Mon exemple à moi, c'est que le jour où je me mets à écrire mon premier livre, oui, je passe de facto moins de temps à faire des choses qui pourraient me rapporter de l'argent. Donc, en quelque sorte, je perds du temps. C'était grandement sous-estimé le virage de vie que m'a permis de faire cette finalité du livre. Quand je l'ai, et je le répète, parce que vraiment, c'est ça en fait. Quand je l'ai tenu dans les mains, je me suis rendu compte que tout était possible si ça, si ce rêve-là l'était. Ça m'a donné envie et ça m'a donné le courage de démissionner. Ça m'a donné envie et ça m'a donné le courage de m'inscrire en formation de coaching. Ça m'a donné envie et ça m'a donné le courage d'adopter ce petit toutou que j'avais envie d'adopter depuis si longtemps. Tout ça n'aurait pas été possible si je n'avais pas travaillé cette culpabilité de me dire Sam, tu ne fais pas quelque chose d'utile.

Voilà. Mais c'est quoi utile ? Bon Dieu, c'est quoi utile ? Utile pour quoi ? Utile pour qui ? À mon sens, la valeur d'utilité d'un accomplissement personnel n'est pas, ce n'est pas possible de mettre un chiffre dessus. C'est infini parce que c'est à la fois non prédictible, toujours extraordinaire et parfois tellement transformatoire qu'à la fin on n'a même pas les mots et on n'arrive même pas à mettre de sensations et d'émotions sur ce qu'on a vécu.

Voilà. Voilà ce que j'avais envie de dire sur cette culpabilité qu'on peut ressentir quand on a la sensation de passer trop de temps sur le libre et pas assez sur les impératifs. D'autant plus que c'est très souvent une culpabilité qu'on ressent dans des processus qui sont longs comme l'écriture. Ça pourrait être le cas par exemple dans une préparation marathon, dans l'apprentissage de la poterie, dans l'apprentissage de la peinture, que sais-je, dans des processus qui sont longs comme ça et qui demandent un investissement qui soit financier, temporel, énergétique, enfin bref. C'est évidemment une question qu'on ne se pose pas quand on passe notre temps à scroller sur TikTok. Il ne faudrait pas... Attendez deux secondes, désolé. J'ai peur que le micro se coupe. Tac, c'est bon. C'est donc évidemment pas une question qu'on se pose quand on passe notre temps à scroller sur TikTok. On n'est pas en train de se dire est-ce que je fais c'est utile ?

Parce que quand on l'ouvre on se dit je vais y passer 100 minutes. En vérité, on en passe 15. Parce qu'on est sur des shots continues de dopamine. Donc, on oublie qu'en fait ça n'a absolument aucun sens ce qu'on fait. Et là, on ne se pose pas la question de l'utilité.

Bon. Je pense que ça vaudrait le coup de se la poser pour le coup. Ouais. Voilà. Autre culpabilité, celle dont je parlais juste après, je les prends comme elles viennent, comme j'ai des exemples. S'il y a un exemple parce qu'évidemment chacun ça sera vrai à plusieurs niveaux ou pas pour chacun. S'il y a un exemple que je n'ai pas forcément traité, n'hésitez pas à me le dire. Je reviendrai dessus. L'autre là qui me vient c'est quand on a développé une routine quand on roule. Je crois que d'ailleurs j'en ai déjà parlé dans un épisode dans le sujet du cadre. Quand on est dans une routine qu'on a bien commencé à éprouver, qu'on est vraiment OK dessus, quand on voit qu'elle nous amène des résultats, on développe presque une sorte de peur et une sorte de culpabilité à devoir déroger à cette routine.

Encore une fois, je vais faire des partages personnels. Voilà. Je pourrais encore ensuite citer des exemples de coachers, mais je vais me concentrer sur moi aujourd'hui. Voilà. Complètement égoïste, le bonhomme. Pause café.

Par exemple, quand je me suis mis au début, quand j'étais un homme brindille qui faisait même pas 60 kilos pour 1m86, vous voyez un phasme ? Voilà.

Je me sentais pas bien dans mon corps, je me suis mis à la muscu. OK. Muscu, j'avance, j'avance, j'avance en un an et demi, quasiment peut-être deux ans, je sais pas, peut-être même moins que ça, je pense. Ça fait longtemps maintenant, donc je perds les temporalités, mais je prends globalement 15 kilos. Je passe à 75, poids de forme entre 70 et 75. Voilà, j'oscille, mais je suis stabilisé à ça. Bon. Pour en arriver là, j'avais développé une routine qui était je pense avec du recul un petit peu de l'overkill.

J'allais à la salle entre 6 et 7 fois par jour. S'il y avait plus de 30 jours dans l'année où j'allais pas à la salle, ça allait pas. Voilà, donc j'étais vraiment dans une course à devoir y aller parce qu'il fallait que je ne perde pas ce que j'avais mis tant de temps à obtenir et ce qui faisait une partie de mon identité.

Je me sentais extrêmement coupable de pas y aller. Ça me mettait très très mal à l'aise, notamment pendant les vacances, ce qui fait que je ne profitais vraiment pas de mes vacances parce que je passais mon temps à me dire bordel de Dieu, je ne vais pas à la salle.

Bon. C'était oublié que l'identité que j'avais développée avec cette assiduité à la salle, c'était l'identité de quelqu'un qui avait la force de se mettre et de se plier à un processus qu'il aime. C'était oublié que quand c'est important pour moi, j'arrive à y mettre le travail, etc.

C'était ne me concentrer que sur la finalité que ça m'avait permis. Cette finalité ne représentait pas qui j'étais. Même si demain, je perdais les 15 kilos que j'ai gagnés, ça n'enlèverait en rien la force de volonté, l'assiduité, la transformation personnelle que j'ai vécue en changeant de corps et en devenant quelqu'un d'autre, en me transformant. Ça n'enlèverait rien à tout ça. Et je vous le dis parce que je le remarque maintenant. je suis passé en prépa marathon, donc des efforts plus endurants, plus longs, évidemment, je perds du poids. Évidemment, quand je me tape 5 sorties de course et entre 60 et 70 km par semaine, bah oui, je n'ai pas la foi d'aller à la salle parce qu'en fait, je n'ai pas que ça à faire quand même.

Donc oui, je perds du poids, mais ça n'enlève rien à tout ce que j'ai accompli et à tout ce que ça m'a permis de faire. c'est ça ce que je veux partager. C'est que cette culpabilité qu'on peut ressentir quand on s'éloigne d'un processus qui nous a aidé ou d'une finalité qui nous rend fiers, elle vient d'une peur qu'on a de redevenir la personne qu'on était avant et qu'on n'a plus du tout envie d'être. voilà. Et on met assez peu de mots sur cette peur-là parce que elle naît en fait de la réussite et comme on ne se félicite pas assez, voilà, on ne le remarque pas forcément et on a mis nos standards tellement hauts qu'on ne se rend pas compte que parfois en fait, on est déjà très haut même si on freine un petit peu, on est déjà très très haut.

Donc, si vous ressentez cette culpabilité de quelqu'un qui commence à trouver son rythme et qui, par les impératifs de la vie et le hasard de la vie, fait que parfois vous devez y déroger, rappelez-vous que si vous avez réussi à construire l'assiduité de vous inscrire dans un processus qui vous a transformé, vous savez le faire.

C'est d'ailleurs une des bases d'Oz Écrire. Je n'aurais jamais développé Oz Écrire si je n'avais pas, si je ne m'étais pas astreint à cette assiduité avec le sport. J'ai compris comment fonctionnait l'écriture quand j'ai compris, enfin, mon écriture, pardon, quand j'ai compris comment fonctionnait mon rapport au sport. En fait, à un moment, je me suis dit OK, bon, Sam, un moment, tu avais le rêve de changer de corps. Là, maintenant, tu as le rêve d'écrire un livre. Tu procrastines, tu n'avances pas, tu fais des choses à moitié. Bon, tout simplement, applique ce que tu as fait pour le sport à l'écriture. Et en fait, là, j'ai retrouvé les similitudes. J'ai retrouvé le fait que l'assiduité et donc un quota par semaine me permettait de tenir parce que je me disais à la fin de la semaine 100% d'assiduité mon Sam. Dans le sport, c'était une moyenne de 6 séances par semaine sur une année. Dans l'écriture, quand je suis dans mon processus, c'est écrire tous les jours, y passer au moins 5 minutes.

Voilà, si je n'ai pas le temps, j'écris une phrase. Peut-être que j'écrirai que 10 mots, mais Winstreet continue. Voilà. Donc, je me suis éloigné du sujet. Mais ce que je voulais dire, c'est que si je devais résumer ma pensée, le parallèle, je ferme cette parenthèse, le parallèle entre le sport et l'écriture te ramène à ta discipline, ton rythme et ton rituel. Tu verras que les drivers qui te permettent de te connecter à ton amour de l'écriture sont les mêmes drivers qui te permettent de te connecter à, je ne sais pas, ton amour du sport quand tu t'es mis sérieusement. Cette notion d'ancrage progressif d'un rythme, elle fonctionne de la même manière quel que soit le projet.

Si je prends une prépa marathon sur 6 mois et écrire un livre sur 6 mois, les drivers et les forces qui vont me connecter à la réussite de l'un et à la réussite de l'autre seront peu ou prou les mêmes. Je reprends mon exemple, moi, c'est la win streak et donc une assiduité à 100%. Voilà. C'est ça qui fait que le matin, je me lève en me disant putain, yes, je vais être encore à 100% aujourd'hui d'assiduité.

Voilà. Ça peut être d'autres métriques. Là, on tombe dans le domaine personnel de comment je me connecte à mon amour de l'écriture et comment j'ancre progressivement et comment je trouve ma posture et mon rythme d'auteur.

Parenthèse mis à part, ce fonctionnement est donc très transverse quels que soient les domaines et quand vous vous mettez à ressentir cette culpabilité de dire merde, je vais devoir là pendant quelques temps m'éloigner de ce processus, n'oubliez pas que vous avez réussi à le développer. Il n'y a donc absolument aucune culpabilité à avoir.

Vous avez eu la force de le déjà faire une fois, vous aurez la force de le refaire une seconde fois et surtout, ça n'enlève en rien la valeur de la personne transformée que vous avez été. Vous ne reviendrez pas à la case départ. Jamais. Voilà. Je pense que ça peut être ça la conclusion, c'est que cette culpabilité qu'on ressent quand on s'inscrit plus dans un processus ou quand on sent qu'on décroche, c'est parce qu'on a profondément peur de redevenir la personne qu'on ne tolère plus être. Et, verbalisons-le, en fait. Je ne tolère plus d'être le Sam qui ne prenait pas soin de son corps et qui était incapable d'écrire des livres. Bon.

Et donc, comme je ne le tolère plus et comme je l'ai déjà vécu, quelque part, oui, qui s'est isoqué de parfois décrocher du processus. Voilà.

Le processus n'est pas l'identité

Ah, c'est... Je n'avais jamais vraiment mis de mots sur cette peur de redevenir la personne qu'on n'a plus envie d'être. C'est vrai que c'est terrifiant. Mais je pense vraiment que ce changement de posture et de la personne qu'on est, c'est toujours des transformations qui sont très profondes et on ne retombe pas dans la personne qu'on était avant. Quand on arrive à... Alors, évidemment, c'est ce que je disais, c'est quand on ancre ce processus dans le temps et qu'on commence à l'éprouver et qui commence à faire partie de notre identité et de notre posture.

Et je dirais que le processus nous aide à changer notre identité, mais mais notre identité n'est pas le processus. Distinction extrêmement importante. Et là, je viens de clarifier exactement ma pensée. Désolé de ne pas l'avoir fait avant, il m'a fallu 20 minutes pour arriver à cette phrase extrêmement importante. ça demande une assiduité, une discipline, un rythme de se transformer et d'ancrer chez nous une nouvelle identité, celle qu'on a profondément envie d'être.

Néanmoins, l'identité qu'on développe, la transformation qu'on développe avec ce processus, ce rythme, cette posture n'est pas corrélée au fait qu'on maintienne ce rythme. Ah, j'aime bien ça.

Ça, j'aime beaucoup. J'aime vraiment, vraiment, vraiment beaucoup. C'est une manière, une autre manière finalement de partager l'importance et c'est le chemin, pas la destination. C'est une manière un peu plus tordue de le partager.

Arrêter de monter, ce n'est pas redescendre

Parce que c'est tous les petits pas qu'on fait sur le chemin qui nous permettent de développer cette identité et une fois qu'on a cette identité, elle est plus corrélée au chemin qu'on a parcouru. Donc, on peut, ça serait l'équivalent de monter des marches et arrêter de monter ne veut pas dire qu'on redescend. C'est une belle métaphore, ça. Et donc, on peut parfois, pendant une semaine, se déconnecter du processus. Et on peut se remettre à marcher et donc se continuer à se transformer. mais ça rejoint aussi cette posture que je partage souvent qui est OK, vous avez envie de devenir une personne différente. Assumez que vous ne l'êtes pas aujourd'hui et ne soyez pas trop dur avec vous. Vous ne l'êtes pas aujourd'hui, mais is OK. Par contre, ce qui n'est pas OK, c'est de se dire bon bah tant pis, je la suis pas, donc je la serai jamais et j'abandonne tout. Non. Qu'est-ce que j'ai besoin de faire aujourd'hui pour avancer vers cette version de moi que j'ai envie d'être ?

Voilà. Commençons à monter les marches. Rapprochons-nous de la version qu'on a envie d'être de nous-mêmes. Donc, voilà, paf, autre niveau de culpabilité. Ne vous sentez pas coupable de ne pas être la version que vous avez envie d'être encore aujourd'hui et une fois que vous l'êtes, ne vous sentez pas coupable de vous arrêter parce que vous ne redeviendrez pas la personne que vous étiez. Ah, c'est beau, j'aime bien, j'aime bien des comme ça. j'aime bien des comme ça.

Ouais. C'est cool parce que je voulais parler de la culpabilité mais je ne savais pas vraiment où j'allais avec ce sujet et là, ça devient beaucoup plus clair dans ma tête.

C'est cool. Vive ces podcasts complètement faits à l'instinct et comme ça, là. C'est magnifique. C'est magnifique. C'est magnifique. Et en fait, attends, je suis en train de me rendre compte que ce que je viens de partager juste avant, ça boucle vraiment tous les niveaux de culpabilité. Il faudrait que je fasse en fait un... J'ai très envie de faire plutôt un schéma qui résumerait ça et je pense que l'analogie des marches est extrêmement puissante. Donc, t'es dans la culpabilité de ne pas être encore la version que t'as envie d'être. Cette culpabilité t'empêche de faire le petit pas aujourd'hui qui te permet d'aller la devenir. Et donc, là, quelque part, tu fais, bon, bah, j'abandonne. J'abandonne. En travaillant sur cette culpabilité-là, tu arrives à débloquer ce premier petit pas qui te permet de rejoindre cette personne que t'as envie d'être.

Ok, ok, ok. Là, sur le chemin, évidemment, tu te retrouveras confronté à la culpabilité de passer trop de temps sur tes impératifs ou sur ton temps libre, etc., etc., tout ce que j'ai développé un petit peu avant. Une fois que tu arrives à la personne que t'as envie d'être, bah, là, maintenant, tu peux te sentir coupable de plus faire les pas quotidiens qui t'ont permis de la devenir. C'est oublier que tu es devenu la personne que t'avais envie d'être et que se stopper-là ne te fait pas reculer, ne te fait pas redevenir la personne que t'étais avant. Donc, cette culpabilité que tu ressens de ralentir et donc cette peur que tu peux avoir de redevenir la personne que tu étais, en fait, non. Voilà. L'analogie des marches nous montre que tu ne vas pas reculer. Voilà. Tu vas juste ralentir, t'as monté quelque part et libre à toi ensuite de repartir vers la nouvelle personne que tu as toujours envie de devenir.

Voilà. Voilà, voilà. C'est bon. J'ai réussi à résumer ce que j'avais envie de partager. Je pourrais m'arrêter là, mais je vous fais un dernier partage parce que ça me fait mourir de rire. Donc là, on va partir sur une partie plus légère du podcast. Je coche le sujet ne pas culpabiliser sur ma petite liste des sujets de podcast. Et je vous montre ce que j'ai trouvé dans mes affaires là. Donc, c'est un classeur Seigneur des Anneaux. Alors, il n'y a rien du Seigneur des Anneaux dedans. Il y a une petite feuille intitulée Les Animaux. Donc là, vous allez pouvoir voir plein de petites fiches. Le guépard, le puma, le lynx, bref, le tigre, il y a tout. Je ne sais pas si je vais réussir à vous le montrer, mais voilà.

Je ne sais pas si la mise au point va se faire. Bref, pour chacun des animaux, il y a à chaque fois le nom latin pour le guépard Asinonyx cubatus. Il y a la famille, l'effet d'idée, la taille, 1m20, le poids, 60 kg, le cri, un miaulement, le lieu de vie, la savane d'Afrique et de l'ouest de l'Asie, la longévité, 12 ans. Bon, voilà. Tout ça pour vous dire que ça me fait mourir de rire de voir à quel point cette passion des animaux enfants m'a suivi toute ma vie.

Dans tous les bouquins que j'écris, il y a toujours des animaux quelque part et je trouve ça génial. Quand je retombe sur ces classeurs d'enfants, je me dis, putain, mais en fait, je portais ça en moi depuis tellement longtemps. c'est un truc de fou. Ça me rappelle toujours ce côté quand tu te demandes ce par quoi tu pourrais être passionné adulte, tourne-toi vers ce que tu faisais enfant. tu vois. Et là vient la partie plus intéressante encore. Donc, il y a un nouvel onglet. Les monstres. Et alors là, c'est exceptionnel parce qu'en fait, il y a, pardon pour le bruit du classeur, il y a tout un tas de fiches de monstres que j'ai inventées. Et j'ai envie d'en faire quelque chose. Mais je peux... Putain, c'est vrai. C'est vraiment incroyable. Voilà, je vous montre par exemple le brou... Attends, quoi ? Le brouillat... Le brouillatard. Voilà. Alors, je ne sais pas si vous verrez bien.

Attendez, je vais essayer. Ouais. Voilà. Vous voyez, le brouillatard, alors si je devais le décrire à ceux qui n'ont pas l'image, il a... Il ressemble vaguement à une espèce de... de koala avec des griffes et un air méchant. Et il a une longue queue avec un... Au bout, un bout plat comme s'il avait un oeil sur la queue. C'est hyper dur à définir. Mais bref, dites-vous bien parce que là, vous vous dites avec ce que je vous ai dit. Le brouillatard est probablement un petit monstre. Pas du tout. Il fait entre 1 et 1 mètre 80. Il pèse 3 à 4 tonnes. Je ne sais pas si vous vous imaginez la taille du bestiau.

Il hurle ce qu'il mange. Des éléphants, des girafes, des baleines, des orques et des ours. Ça me fait mourir de rire, putain. Il vit 20 ans dans la mer et en Afrique du Sud.

Et... Oh, putain. Il est très bon nageur et il se prime, tant plus. Et il appartient à la famille des Conatirus et c'est un Conaritun Plutatun. Voilà. Je leur inventais des noms latins aussi. C'est exceptionnel. C'est exceptionnel. Et ça, ça, vous voyez, quand je vois ça, là. Et dire qu'à un moment, dire qu'à un moment de ma vie, je me suis dit que je n'étais pas créatif. Et putain de bordel de Dieu, j'aurais dû rouvrir ce classeur, regarder le brouillatard et la vingtaine de monstres qu'il y a après et de me dire non mais Sam, en vrai, tu déconnes. Arrête de te cacher derrière eux. Tu n'es pas créatif. Tu es créatif. Ton sujet de non-créativité cache à l'inverse un grand sentiment d'illégitimité, de peur de réussir, de peur d'échouer, de peur du regard des autres. Putain de bordel de Dieu, ose le regarder en face et arrête de te cacher derrière ceux. Je ne suis pas créatif.

C'est incroyable quand même d'oser dire que je n'étais pas créatif quand je vois ces trucs-là. Parce qu'il y en a d'autres, des conaritus. voilà, il y a par exemple le cingapotur. Alors, le cingapotur est une espèce de serpent avec une queue hyper dentelée. Je vous le montre à la caméra et je ne peux pas vous le décrire vraiment plus que ça parce que c'est très très particulier. Voilà. Voilà, voilà. Mais je pourrais, il y en a tellement. Il y a le c'est incroyable. Le loup avec trois U. Le loup parataka. Alors, le loup parataka, alors lui, il faut vraiment que je vous le montre parce qu'en fait, il a une tête d'éléphant mais mais mais mais un espèce de corps de serpent puisqu'il a cinq pattes enfin dix pattes du coup. Cinq rangées de pattes plutôt. Voilà, vous pouvez le voir. Voilà, il est magnifique. Il est magnifique. C'est le loup parataka.

Voilà, voilà. Et il y en a plein comme ça. Il y en a plein. C'est absolument exceptionnel. Voilà, il y en a aussi qui sont moins inventifs. Par exemple, il y a le rhinodil. C'est littéralement un crocodile avec une tête de rhinocéros. Il est d'ailleurs de la famille des transformites. Voilà.

C'est incroyable. Le glougloumat. Le sikapoucan. L'ex... Ah oui, putain, ça c'est... Attention, le nom. L'explose tout. L'explose tout. Il ressemble à une espèce de facochère mais il a quatre ailes, deux sur la tête, deux sur le cul et une énorme corne avec d'autres cornes sur cette corne et six pattes. Voilà.

Voilà, voilà, l'explose tout. Vous voyez, je ne sais pas. En fait, je crois que ce que j'ai envie de partager avec ça, c'est à la fois que ça me fait mourir de rire de pouvoir partager ça avec vous.

Mais je pense que le message plus profond que j'aurais envie de vous partager, c'est que osons regarder ce qui nous fait peur et ce qui nous bloque. Osons le verbaliser, osons en parler parce que c'est comme ça qu'on va mettre le doigt sur les vrais problèmes. C'est comme ça qu'on va mettre le droit sur des moments de vie, des actions, des accomplissements qui nous prouvent que ce derrière quoi on se cache, ce n'est pas vraiment le vrai problème. Au moment où pendant le Covid en 2019, 2020, je me dis Sam, tu n'es pas créatif de toute manière, arrête de vouloir écrire un livre, ça ne sert à rien. Eh bien, je pense que si j'avais eu le courage à l'époque d'en parler, alors évidemment je ne regrette rien, je vous fais une parenthèse sur ça, mais vraiment le chemin que j'ai parcouru et celui qui m'a amené ici, je suis très content de ce chemin, je l'échangerai pour rien au monde et si c'était à refaire, je referais exactement la même chose, mais ce que je peux partager quand même, c'est que si à l'époque j'avais eu le courage de partager à quelqu'un en fait j'ai l'impression de ne pas être créatif et qui m'avait aidé à creuser sur ok, mais qu'est-ce qui te fait dire que tu n'es pas créatif et à l'inverse, à quel moment dans ta vie tu as quand même été créatif ?

Pourquoi tu dis tu ne l'as jamais été ? Et j'aurais partagé ces moments où je créais des monstres, ces moments où je faisais, j'inventais des histoires avec mes mes Bionicle, avec mes mes Playmobil, mes Legos, mes Kapla, bref tout ça et là j'aurais peut-être eu une prise de conscience beaucoup plus tôt de me dire ah non mais en fait je suis créatif, je crois que le vrai problème c'est que je ne me sens pas légitime d'écrire et j'ai l'impression d'être un imposteur.

Ah ouais, et ouais mon Sam, ouais. Voilà, voilà le message que j'aurais envie de vous partager, osez parler de ce qui vous bloque et alors forcément j'ai envie de dire que je prêche pour ma paroisse mais venez en parler à un coach qui vous questionnera sur les mots que vous utilisez et vos croyances imitantes pour aller déterrer vos forces, vos leviers pour devenir la personne que vous avez profondément envie de devenir et qui est au fond de vous parce que c'est qu'une histoire de petits pas finalement. Voilà, voilà. Bref, il y a ces monstres, j'ai aussi retrouvé mais je vous en parlerai plus tard un magnifique guide du maître dragon qui nous explique vraiment comment adopter un dragon, dans quel environnement l'accueillir, quel type de dragon adopter, comment le transporter, comment le nourrir, comment le choyer, bref, un vrai guide pratique du dragon et ça encore une fois je trouve que c'est absolument fantastique parce que il y a des mecs qui à un moment pour écrire ce livre se sont mis autour d'une table et on dit ok, comment on fait pour s'occuper d'un dragon.

J'adore. Bref, je vous souhaite une très bonne journée, soirée, goûter, tout ce que vous voulez, je vous dis à très vite. Voilà, des bisous les copains, des bisous les copines. Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada