Ep 53 · Intro : édition, prison dorée, BB Jacques00:00
CE QUE RACONTE CET ÉPISODE
J'étais dans une prison dorée. Un salaire qui tombe, des missions correctes, aucun burn-out en vue : rien d'insupportable, et rien qui me fasse rêver non plus. Le pire, avec une prison dorée, c'est que la porte est ouverte. Personne ne t'empêche de sortir, et c'est exactement ce qui rend le pas si difficile : on sait ce qu'on quitte, jamais ce qu'on trouve. Alors pose-toi la vraie question : quel est le coût que je suis prêt à payer ? Parce que choisir de ne rien changer, c'est choisir de payer avec son rêve. Dis-le à voix haute, tu verras les lignes bouger. Tout ce que tu as fait jusqu'ici est la raison exacte pour laquelle tu n'as pas encore ce que tu veux : un résultat différent demande des actions différentes. Dans l'épisode 53, je raconte aussi mes années au bord de la route et pourquoi penser à l'édition avant d'avoir écrit est de la procrastination active. À écouter là où tu écoutes tes podcasts.
LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE
CAROUSEL À VENIR
Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.
Face B — le transcript
L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE
Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !
Intro : édition, prison dorée, BB Jacques
Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans le 53ème épisode d'Ose Écrire et aujourd'hui, on parle de plusieurs sujets. Le monde de l'édition, la prison dorée et une citation de bébé Jacques qui nous amène à embrasser notre rêve. Voilà, je vous souhaite une très bonne écoute et je vous dis à très vite. Moi, c'est Sam, Ybelion de Mon Nom de Plume. Je suis écrivain, coach et j'accompagne celles et ceux qui veulent renouer avec leurs rêves d'écriture. T'écoutes un podcast dont l'intention est simple, te donner inspiration, outils, motivation, discipline, bref, tout ce qui peut te permettre d'oser écrire. En gros, c'est un peu dans le titre quoi, Ose Écrire.
Coucou les amis, épisode 53, je suis assis dans mon décor. Pourquoi assis ? Parce que j'ai la flemme. Je vous jure, c'est terrible, c'est terrible. J'avais vraiment la flemme. J'avoue, je me suis un peu tordu le cou tout à l'heure.
Je sais pas pourquoi. Je pense que j'ai voulu reprendre le street un peu trop fort, un peu trop vite. Et du coup, je me suis laissé embarquer dans mon effort. Et je me suis légèrement claqué un peu les muscles du cou. Je pense qu'ils n'ont pas été travaillés depuis assez longtemps sur certains mouvements. Sur le muscle-up principalement. C'est ça là qui m'a coincé le cou. Et voilà. Mais sinon, ça explique donc ma position assise. Ça explique mon grand calme d'aujourd'hui. C'est pas vrai. Mais j'ai quand même plein de sujets intéressants notés sur mon téléphone dont je dois vous parler. Notamment celui que j'avais dit que j'évoquerais la dernière fois et que j'avais pas évoqué parce que j'avais dit qu'il était trop long. Et que comme je suis une vraie piplette, ça faisait déjà 40 minutes que je parlais. Et que je voulais pas faire un épisode de 2h tout seul. Parce que quand même, un peu de respect pour vous.
Quoique. Quoique. Dites-moi. Si ça vous intéresse que les épisodes se transforment en épisodes de 2h. Ah, y'a pas de problème. Alors là. Alors là, y'a pas de problème. La seule différence, c'est que j'irais peut-être me faire un deuxième café au milieu de l'épisode. Mais écoutez, 2h faisable. Sans problème. J'ai juste plus de notes. Donc tout va bien.
Aujourd'hui, on va parler de, allez, je pense, 3 sujets, 4 peut-être. Bref, on verra. On verra, on verra. En préambule. Parce qu'il faut que je commence à le faire. Je le fais jamais. Je suis un mauvais influenceur. Bon, je suis pas vraiment influenceur. Mon objectif, c'est d'accompagner des gens. De développer, oser écrire. Donc j'ai une logique d'entrepreneur. Donc pas vraiment une logique d'influenceur. Néanmoins. Néanmoins. Il faut quand même que je prenne le temps de vous remercier. Vous qui vous abonnez. Qui me faites passer des messages. Sur comment vous trouvez le podcast, etc. Ça me touche et ça me fait extrêmement plaisir. Pour tous les autres qui ne sont pas abonnés. Abonnez-vous. Tous les autres qui n'ont pas mis 5 étoiles sur les plateformes de streaming qui permettent de mettre 5 étoiles. Faites-le. Tous ceux qui n'ont pas mis un like. Faites-le. Tout ça m'aide énormément. Vous n'avez pas idée d'à quel point ça m'aide. Et d'à quel point ça me touche.
Voilà. Donc je vous remercie d'avance pour ça. Et maintenant, on va plonger dans ce 53ème épisode. Voilà. Oui. Oui. Autre chose. J'ai plein d'épisodes prévus à deux. Je suis très content de l'accueil que vous en faites. Je suis même moi très content de faire ces épisodes à deux. J'apprends tellement de choses. C'est un truc de fou. À chaque fois, quelque part, je me dis, bon ben voilà, j'ai quand même scruté ce que faisait la personne. C'est impossible qu'elle me surprenne. Et en fait, tous, tous et toutes me surprennent. C'est incroyable. Vraiment, c'est incroyable. Je n'ai pas les mots. Je suis ravi et heureux de pouvoir faire ces épisodes à deux. J'espère que ça vous plaira. Là, j'en ai pas mal de prévus. Donc, vous n'allez pas vous ennuyer. On va aller titiller les 60, 70, peut-être 80 épisodes. Je n'ai pas compté. On doit être semaine. Ouh là, la voix qui rouille. Attendez. C'est bon, ça va mieux.
On doit être semaine 38. Il doit rester moins de 20 semaines. Allez, maximum, on va titiller les 90 épisodes. Mais je ne pense pas que ça sera le cas. Mais si c'est le cas, c'est magnifique. Et je suis extrêmement content. Et tout ça, c'est grâce à vous. Parce que vous m'écoutez aussi. Même si, sincèrement, personne ne pourrait m'écouter que je continuerai à parler. Parce que j'adore parler. J'adore parler. Une vraie pipelette. Une vraie pipelette. Avant d'aller... Non, non, non. Je vais vous annoncer le premier sujet. Boire une gorgée de café. Et ensuite, c'est let's go. Let's go, mon pote. C'est parti. Je voulais faire un sujet rapide, mais extrêmement important. Sur la volonté de se faire éditer par certains primo-auteurs. Allez, hop. Gorgée de café.
Alors. La volonté de se faire éditer. Déjà, c'est très bien. Premièrement. Maintenant. J'ai plusieurs réserves. Ou en tout cas, points d'attention. Évidemment, en lien avec les intentions qu'on a. Personnelles du roman et du lectorat. Trio des intentions. Acronyme révélateur. Tout ça, tout ça. Vous connaissez. Si vous ne connaissez pas, vous m'envoyez un message. Je vous partage tout ça. J'ai plein de ressources. Il y a aussi plein de petites vidéos qui sortent actuellement qui parlent de ça. Mais bref.
Vouloir se faire éditer : les points d'attention
Tout ça, c'est à faire en conscience, évidemment. Tout ce qui est en rapport avec le monde de l'édition. Pourquoi je dis ça ? Alors, la première raison est extrêmement simple. C'est que pour faire éditer un livre, il faut avoir écrit un livre. Ça paraît très con dit comme ça, mais je vous garantis que vu le nombre de questions que je peux recevoir autour de ça, parfois, on met la charrue avant les bœufs. Et si je me permets d'être aussi cash et aussi direct, c'est parce que moi-même, j'ai pensé longtemps ça. Et si vous voulez vraiment un partage, c'est que c'est au moment où je me suis dit, attends Sam, tu écris pour toi. Tu écris pour les quelques personnes à qui tu as dit que tu allais écrire un livre. Tu écris pour ces gens-là. Tu n'as pas besoin du monde de l'édition pour faire ce livre-là. Ça m'a débloqué. Ça m'a débloqué. J'ai arrêté de vivre dans un rêve, de dire, bah ouais, mais ça ne vaut pas le coup d'écrire un livre s'il n'est pas édité par Gallimard.
Spoiler alert, si. Et bien souvent, un livre qu'on écrit pour soi amène bien plus de transformations personnelles qu'un livre qu'on pourrait écrire, par exemple, pour une maison d'édition, sans vraiment une maître de nous-mêmes. Voilà. Et donc, quand je dis ça, je m'adresse évidemment aux primo-auteurs qui ont le rêve d'écrire un livre, celui dont ils rêvent depuis tellement longtemps, parfois même depuis l'enfance, ce truc qui... Parce qu'ils ont lu tel livre, parce qu'ils ont vu telle série, tel film, et qu'ils se disent, putain, c'est fou, il n'y a pas d'histoire qui existe qui est exactement comme celle que j'ai envie de raconter. Il faudrait que je prenne l'histoire à droite à gauche, que je fasse un melting point de tout ce à quoi je pense, de tout ce qui représente mon unicité, et que j'en fasse quelque chose. Je m'adresse à ces gens-là, qui écrivent avant tout pour eux, qui écrivent pour une transformation personnelle, pour une guérison, pour presque un côté très thérapeutique.
Et bien tout ça, quand on a tout ça en tête, quand on est au clair sur cette intention-là, franchement, ne posez pas la question du monde de l'édition. Vous n'avez pas écrit encore, votre livre n'est pas terminé, vous n'avez pas fait le premier jet, vous n'avez pas relu, vous n'avez pas réécrit une première fois, vous n'avez pas fait lire à des bêta lecteurs, vous n'avez pas réécrit une deuxième fois, tout ce qui compose la méthode aux écrits au passage. Ne vous posez pas la question de est-ce que mon livre va être édité, ou comment faire pour que mon livre soit édité. c'est sincèrement se poser la mauvaise question et mettre la charrue avant les bœufs. Je répète cette expression, mais vraiment, c'est cette sensation-là que ça me fait.
« Le coût de rester, c'est ton rêve »
Financer son Ironman depuis le canapé
Si je dois choisir un nouveau parallèle, c'est l'équivalent de se dire « Ah putain merde, mais comment je vais assurer le financement de ma prépa Ironman ? » Et tu dis ça assis sur ton canapé et tu n'as toujours pas couru un 10 km. Bon, frérot, avant de faire un Ironman, concentre-toi d'abord sur courir le premier kilomètre, puis les 10 km, puis un semi-marathon, puis un marathon, et peut-être après qu'une fois que tu te seras mis au triathlon, à la course et à la natation, tu te poseras la question de l'Ironman. C'est aussi le cas de quelqu'un qui se mettrait à la guitare et qui me dirait « Ah putain, comment je fais pour réserver le Stade de France pour faire mon concert ? » Eh, fais tes gammes d'ailleurs. Fais tes gammes d'avant. D'abord, pardon. Pas d'ailleurs. Enfin si, d'ailleurs et d'abord. D'ailleurs, cette image vient d'Ingrid, donc big up à Ingrid, si tu passes par là.
Je t'attends pour l'épisode 2 des citations de rap en lien avec l'écriture et tout ce que ça peut nous apprendre. Cela étant dit, le monde de l'édition, évidemment, c'est très bien, évidemment, ça peut être un objectif en soi, mais quand ça en est un, c'est bien que ça soit en conscience. Interrogez-vous vraiment, vraiment sur pourquoi et pour quelles raisons vous écrivez ? En quoi ce livre est important pour vous ? Tout ça, c'est le R du révélateur. Je répète encore une fois, mais c'est important de faire les choses en conscience. Sinon, réfléchir à l'édition n'est que de la procrastination active, n'est qu'une fuite du rêve que vous avez, n'est qu'une manière détournée d'avoir l'impression de travailler alors que vous ne travaillez pas. C'est pareil quand vous ne faites que du world building, c'est pareil quand vous me demandez, je ne sais pas, par qui je vais faire corriger mon roman, qui va faire ma couverture, bref, tout ça.
Voilà, chaque chose en son temps. C'est bien de savoir que ces étapes existent, c'est bien de les intégrer dans son plan de charge ou je ne sais quoi, mais c'est plus important d'écrire parce que tout part de là. Quel texte voulez-vous corriger si vous n'en avez pas écrit ? Quel texte voulez-vous faire éditer si vous n'en avez pas écrit ? Voilà. Quelle histoire voulez-vous raconter si vous ne l'écrivez pas ? Les idées meurent, pas les livres. Les livres sont corrigés, pas les idées. Les livres sont édités, pas les idées. Voilà. Voilà la conclusion. Cela étant dit, je fais une petite parenthèse, ça arrive à certains auteurs de signer sur pitch, donc sur idée. Mais même dans un pitch, un pitch qui est réfléchi avec l'acronyme révélateur a donc une intention personnelle claire, une intention de roman claire, une intention de lectorat claire, et c'est pour ça que l'éditeur signe. Ce n'est pas parce que votre idée à la volée, racontée à Tata Jacqueline pendant le repas de midi du dimanche, est cool.
Voilà, il y en a plein, des idées cool. Des idées avec des intentions claires et qui vont aller au bout. Il y en a beaucoup moins. Et c'est tout ce que je partage est pour vous permettre d'aller chercher ce truc-là. Voilà. C'est ce que je répète aussi aux gens que j'accompagne parce que, voilà, c'est étape après étape, quoi. Étape après étape. Voilà pour le monde de l'édition. Et vivement qu'on passe au sujet d'après parce que j'avais vraiment envie de prendre une gorgée de café.
Là, on va passer au sujet que j'avais envie d'aborder dans l'épisode 52 parce que le 50... Non, 50... 51, puisqu'on est dans le 53 et que le 52, c'est celui avec Thibaut qui sort là bientôt. Ce sujet, c'était de vous parler d'où je me sentais bloqué, où j'étais bloqué avant d'embrasser ma méthode aux écrires, avant d'aller oser chercher mon rêve, de me questionner, etc. Je vais vous raconter où j'étais bloqué. Gorgée de café, cela étant dit.
La prison dorée : mon vrai blocage
Eh bien, j'étais bloqué dans deux endroits. Le premier, c'est une prison dorée. C'est une prison dorée. J'ai... Alors, je vais le partager et ça aura peut-être l'air négatif, mais sachez que du monde de l'ingénierie dont est aussi issu mon tissu familial, j'en retire, un, une grande fierté, deux, d'immenses remerciements sur tout ce que ça m'a permis, et trois, beaucoup de forces, beaucoup de valeurs importantes sans lesquelles je ne serais pas là aujourd'hui, sans lesquelles je ne serais pas capable d'accompagner aussi bien que je le fais les gens que j'accompagne. Donc, je place ce disclaimer. Néanmoins, pour moi, ce monde de l'ingénierie et l'endroit où j'étais était une prison dorée. et il n'y a rien de pire que d'être dans une prison dorée, une prison confortable, une prison avec laquelle on ne se sent pas en résonance, qui n'a pas de sens pour nous, qui ne va pas nous faire rêver, qui ne va pas nous aider à aller atteindre nos rêves, mais une prison confortable.
Et c'est vrai que quand on a le confort d'avoir un salaire qui tombe, d'avoir un bon CE, d'avoir des missions importantes et challengeantes, mais pas trop non plus, qui ne vous demandent pas de vous tuer à la tâche, qui ne vous poussent pas en burn-out, etc., etc., bah, c'est confortable. Mais vous savez quoi ? Je ne me suis jamais senti aussi bien que quand j'ai percé cette bulle et quand j'ai osé sortir de cette prison. Parce que vous savez, le pire de la prison dorée, c'est que, bien souvent, je n'ai pas envie de faire de généralité, mais dans mon cas, c'était le cas, bien souvent, cette prison, elle est ouverte. On peut sortir. On ne nous empêche même pas de sortir. Et c'est ça qui rend la sortie difficile. C'est ça qui fait que c'est compliqué de quitter son confort. On sait toujours ce qu'on quitte, mais on ne sait pas ce qu'on retrouve. Néanmoins, et ça, et ça, c'est très très vrai, pour avoir des résultats différents, pour aller titiller du doigt la version qu'on a envie d'être, et bien, à un moment, il faut faire des choses différentes.
Il faut accepter le changement. Il faut accepter que si on a le rêve d'écrire un livre, bah oui, peut-être qu'il va falloir s'interroger d'abord sur nos impératifs, pour voir quel temps libre on a, et sur ce temps libre, s'interroger sur ce qu'on a envie de faire, et quels rêves on a envie d'accomplir. Et... putain, je repense à cette prison. Vous savez pas à quel point c'était douloureux, et je le savais pas, parce que c'est confortable, vraiment, c'est confortable.
Mais, on regrette jamais l'audace dont on fait preuve dans une vie, on regrette jamais d'oser, on regrette jamais d'ancrer notre rêve dans la réalité, savoir qu'il est dur, peut-être savoir qu'on l'atteindra jamais, mais il met tout ce qu'on a en nous pour aller l'atteindre, pour oser changer. Et le pire du pire qui peut vous arriver, ben, simplement, posez-vous la question. Ok, si j'ose faire ça demain, quel est le pire qui peut m'arriver ?
Le coût de rester, c'est ton rêve
Et... quel est le coût que je suis prêt à payer ? Voilà. Parce que quand on choisit de rester dans la prison, quand on choisit de ne pas changer, de ne rien faire de différent pour aller atteindre notre rêve, ben, le coût, c'est le rêve. Voilà. Et ça, ça fait mal. Il faut oser le se le dire. Un jour, il faut être capable de se regarder dans la glace et de se dire ok, donc là, j'accepte, j'accepte de ne pas changer et ce sur quoi je tire un trait, c'est mon rêve. Et ben, le penser, c'est quelque chose, le dire à haute voix, c'est autre chose. Et souvent, ça fait bouger les lignes. Voilà. Moi, je vous l'ai souvent raconté, plusieurs fois dans des épisodes, mais ce moment où un thème créatif amène la question de l'éloge funèbre, où je me dis bon ben ok, qu'est-ce qu'il y aura écrit sur ma tombe ? Là, tu dis à haute voix, ben, il y aura écrit « été ingénieur et n'aimait pas ce métier ».
Ah, je ne sais pas si j'ai envie de rester ingénieur après ça, je peux te dire, et malgré toutes les choses positives que ça m'a apporté, tous les gens fantastiques que j'ai rencontrés, toutes les valeurs, toutes les forces, tous les leviers qui sont maintenant à ma disposition grâce à ça.
Mais, ce n'était pas ça le sens pour moi. Et c'est ça qui est difficile dans une prison dorée. c'est de voir ce qu'on va avoir derrière. Voilà. Voilà, voilà. Voilà, voilà le premier schéma dans lequel j'étais bloqué. Et, j'aime beaucoup cette conclusion de dire ben, en fait, pour faire quelque chose, pour atteindre un objectif qu'on n'a jamais atteint, il faut bien se rendre compte qu'on est obligé de faire quelque chose de différent. Parce que tout ce qu'on a fait pour l'instant est la raison même pour laquelle on n'a pas encore atteint notre rêve. Donc, c'est toujours ça, se remettre en question, aller questionner, ok, est-ce qu'on est congruent entre notre rêve et notre réalité ? Est-ce qu'on est aligné avec toutes nos intentions ? Est-ce qu'on a développé son juste niveau d'organisation ? Est-ce qu'on ose, est-ce qu'on s'autorise à aller embrasser notre unicité ? Ce qui fait qu'on est unique, ce qui fait que notre histoire est unique, ce qui fait qu'on est légitime d'écrire un livre et qu'on peut être fier de l'écrire ?
Le bord de la route : regarder les autres avancer
Voilà. Voilà, voilà. Et le deuxième sujet sur lequel j'étais coincé, enfin, le deuxième schéma sur lequel j'étais coincé, c'était un bord de route. Et c'était un peu l'effet induit de la prison. C'est-à-dire que moi, j'étais en cage et en fait, j'étais sur le bord de la route et je voyais tous les gens passer devant moi, tous les gens se déplacer, alors certains à pied, en vélo, en voiture, bref, ce que vous voulez.
Le jour où l'alignement remet en mouvement
Et la première fois de ma vie où cette image a disparu dans ma tête, c'est quand j'ai commencé à toucher du doigt un alignement personnel. C'est quand je me suis dit OK, qu'est-ce que c'est mon rêve, qu'est-ce que j'ai envie de faire, quel petit pas je suis prêt à faire aujourd'hui pour aller chercher ce rêve-là. Et là, quand on touche du doigt ça, quand on s'aligne, même si c'est difficile, même si c'est douloureux, eh ben là, on se met à bouger. Là, on se met à bouger. Là, on est en mouvement. Là, on agit. Là, on ose. Là, on réussit. Là, on échoue. Là, on rééchoue. Et là, on re-réussit. Etc. Etc. Le mouvement, c'est la clé, quelque part. Et il y a toujours un équilibre à trouver entre travailler sur soi et se poser les bonnes questions et agir. Parce qu'une vie dans laquelle tu ne fais que réfléchir, tu ne la vis pas, tu n'agis pas, il n'y a rien qui change.
« C'est fou ce que t'amène la vie quand tu as l'audace de la vivre »
Et en même temps, une vie sur laquelle tu ne réfléchis pas, eh ben, tu ne changes pas ce qui doit être changé pour obtenir un résultat différent. Et on retombe dans ce que je disais juste avant. Donc la vie est une perpétuelle boucle entre s'interroger sur ce qu'on doit ou ce qu'on a envie de mieux faire, pardon, en retirant l'injonction du devoir, et oser agir au regard de ce qu'on a pu découvrir. Voilà. Et quand on fait ça, sincèrement, j'ai noté tout à l'heure, d'ailleurs, c'est une très belle conclusion à ça, mais j'ai noté tout à l'heure, c'est fou ce que t'amènes la vie quand tu as l'audace de la vivre. Voilà. Je trouve ça magnifique. Cette phrase me touche. C'est fou ce que t'amènes la vie quand tu as l'audace de la vivre. Voilà. Note-la sur ton miroir, relis-la tous les matins. Note-la sur ton mur, relis-la toutes les après-midi. Note-la sur ton téléphone, relis-la tous les jours.
Tu verras que l'audace commencera à s'imprégner dans ta personne et que, pouf, tu fonceras tout droit. Voilà. Pour ces deux premiers sujets. Et en vrai, c'est des sujets qui me touchent beaucoup parce que ce sentiment d'être bloqué, il m'a tellement rongé en vérité. Et quand je repense rétrospectivement à toute cette période-là, alors je sais que c'est mon chemin de vie. je devais passer par toutes ces étapes, je devais passer par cette désillusion, je devais passer par cette cage pour arriver là où je suis aujourd'hui. Mais je ne peux pas m'empêcher de dire putain, mais mon Sam, tu n'étais pas capable de voir que tu étais dans une cage. Et en vérité, il y a un moment où je l'ai su et il m'a fallu longtemps, longtemps pour oser mettre un pied dehors. Et ce moment où tu mets un pied dehors, la liberté, mon pote. La liberté. En fait, tu te sens sans pression, tu te sens volé.
Tous les soucis que tu pouvais imaginer, ils ne sont pas là. Et quand ils arrivent, tu fais comme tout le monde, tu as un souci, tu décides de le régler. Tu n'es plus dans la projection de dire c'est quoi qui va être terrible, c'est quoi l'enjeu, c'est quoi qui me stresse, c'est quoi que... Non ! Tu es dans ta vibe de liberté, tu avances petit à petit, marche après marche, obstacle après obstacle. C'est ce que je dis toujours dans l'accompagnement. Écrire un livre, en soi, ce n'est pas très compliqué. C'est une suite de mots. Quand tu en as 50 000 à la suite, tu as un roman.
Tout le monde peut écrire 50 000 mots. Le problème, c'est que pour aller écrire ces 50 000 mots, tu vas te confronter à toi, à tes croyances limitées. tes injonctions, tu vas avoir des points à travailler. C'est pour ça que l'écriture d'un livre, quand tu l'as conduit jusqu'au bout, c'est une immense transformation personnelle parce que c'est un challenge quotidien. La motivation n'a jamais suffi à écrire un livre. Par contre, la motivation transformée en discipline, ta discipline, ça, ça va te permettre d'aller travailler sur toi, te transformer et écrire ce livre. Et écrire ce livre. Parce que si tu t'étais arrêté aux croyances limitantes, si tu t'étais arrêté à je ne vais pas changer de toute manière, je ne vais rien faire de différent, tu ne l'aurais pas écrit ce livre. Voilà la puissance d'un livre. Et ça, on reste dans un prisme personnel. C'est-à-dire que là, on est en train de dire juste, j'écris mon livre.
il n'y a même pas de question de le partager, de pouvoir démurgique, rien du tout. La première étape, c'est ça. Et évidemment, une fois que votre livre est écrit, qu'il a un pouvoir démurgique. Parce qu'il suffit que quelqu'un l'ouvre par hasard et tu ne sais pas, peut-être que là, tac, il y a des neurones qui se connectent, ça donne une idée de fou, ça donne peut-être une autre idée d'histoire. Comme je disais toujours, on est des passeurs d'histoire. Et après, effet papillon du pouvoir démurgique d'un livre. Vous connaissez, ça c'est un truc que je répète tout le temps aussi, mais il ne faut pas le sous-estimer. Et c'est un moteur comme un autre. Je disais, il faut transformer la motivation en discipline. Quand vous voulez nourrir cette motivation, quand vous avez des downs par exemple, c'est ce genre de choses qu'on va aller titiller. Et finalement, ça rejoint à aller se questionner toujours sur ses intentions, se reconnecter à ses intentions, se reconnecter à son livre, se reconnecter à pourquoi on fait les choses, pour quelles raisons c'est important, qu'est-ce qu'on souhaite accomplir, de quoi on a envie que les gens se rappellent de nous.
Etc. Vous voyez la logique des questions derrière. Ça, c'est toujours le R, le E et le E du révélateur. Le rêve, l'écriture, l'écho, l'intention personnelle, l'intention du roman, l'intention du lectorat cible. Bref. Vous commencez à connaître cet acronyme. Et comme je le disais tout à l'heure, demandez-moi en DM, je vous partage tout ça.
BB Jacques : le courage d'être personne
J'ai pas prévenu la gorgée de café. Un autre sujet, une phrase de bébé Jacques, ça faisait longtemps. À chaque fois, je réécoute un son de bébé Jacques, à chaque fois, il y a une punch qui me marque et je me dis putain, ça c'est une belle leçon de vie. j'aimerais être capable d'écrire comme ça des petites phrases, des petits aphorismes qui résonnent chez les gens et qui sont applicables à chaque version ou à chaque morceau de notre vie. C'est incroyable. Cette phrase, aujourd'hui, c'est on est lâche, on voulait être quelqu'un, on n'avait pas le courage d'être personne. Waouh ! Celle-là me touche vraiment.
Tu vois, ça touche vraiment à la notion de rêve et de peur et de croyance limitante. Là, l'exemple dont il parle, c'est évidemment l'exemple du rappeur, du musicien, de la personne qui est capable de vivre de sa plume et de sa musique.
Ils ont ce rêve d'être quelqu'un, d'être célèbre et que leur musique plaise, se vende. Mais, t'as pas le courage d'être personne au début. T'as pas le courage de publier une musique et qu'il y ait deux vues. T'as pas le courage que les seules personnes qui écoutent cette musique soient ta famille. T'as pas le courage de recevoir la première critique, qu'elle soit pertinente ou non.
Et quand tu trouves ce courage, et ça, ça passe par une chose simple, c'est se connecter à ses rêves. Et bah là, t'as le courage d'être personne et petit à petit, tu deviens quelqu'un. Et là, vous voyez, dans ma tête, ça part dans tous les sens parce que ça touche tellement de choses extrêmement importantes pour moi et pour vous qui écrivez. Déjà, ça touche quelque chose que j'ai déjà dit aussi qui est ne nous projetons pas dans la personne qu'on souhaiterait être. On n'est pas encore cette personne aujourd'hui, mais par contre, il faut se poser quel petit pas je suis prêt à faire pour aller titiller cette personne. Si je reprends les mots qu'il a utilisés, pour l'instant, on n'est pas quelqu'un, on n'est personne, il faut l'accepter et se demander, ok, je suis personne aujourd'hui, quel petit pas je peux faire pour être quelqu'un demain ? Alors, bon, là, je réutilise ces mots, mais vous me comprenez.
Je ne dis pas que vous n'êtes personne, au contraire, vous êtes unique, vous êtes les seuls à pouvoir écrire le livre dont vous rêvez, donc ne vous projetez pas trop dans la personne qui aura écrit ce rêve, enfin ce rêve et ce livre.
Embrassez la personne que vous êtes aujourd'hui qui ne l'a pas fait parce qu'elle, elle a plein de petits pas à faire qui vont vous rendre très fiers en plus. Voilà. Et il y a autre chose aussi que ça vient toucher, c'est ce côté faire les choses par amour. Écrire un livre, c'est une aventure qui est longue. Et si tu n'as pas l'amour de l'écriture, c'est extrêmement dur de tenir. Si tu n'aimes pas écrire, si tu n'aimes pas raconter des histoires, c'est difficile d'écrire. Mais mets ta vie que si vous m'écoutez et là que ça fait une demi-heure que vous m'entendez blabla-té, mets ta vie que vous avez cet amour de l'écriture et mets ta vie que vous pouvez vous connecter à votre rêve pour vous demander OK, avec ce rêve en tête, qu'est-ce que j'ai envie de faire ? Et la réponse est toujours la même. La réponse, c'est toujours en fait, j'aime écrire, donc j'ai juste envie d'être une personne qui écrit.
Et dans ce cas-là, tu fais les choses pour la bonne raison, tu le fais pour toi. Enfin, tu as bonne raison, c'est ça que j'entends. Parce que, si je prends l'exemple, c'est très parlant avec la musique, mais c'est très parlant avec le livre aussi, donc je vais le faire avec le livre directement. si ton souhait, c'est d'écrire pour toi.
Et que tu te concentres que sur le nombre de personnes qui potentiellement vont lire ton livre. Tu fais deux erreurs. La première, c'est que tu n'as pas écrit ton livre et tu te demandes qui va le lire. Tu ne l'as pas écrit, donc spoiler personne. Et la deuxième chose, c'est que tu te focuses sur les mauvaises métriques. Tu te demandes qui va lire ton livre. Mais tu oublies que ton rêve, c'est d'écrire le livre dont tu rêves, c'est de le tenir entre tes mains. Tu écris pour toi, pas pour Tata Jacqueline qui le lira peut-être.
C'est en s'alignant à ça qu'il y a vraiment des gens qui vont écrire ton livre. Parce que un, tu vas oser l'écrire, tu ne vas plus être bloqué par la question de qui va peut-être le lire. Et deux, les gens en fait sont touchés. Ils sont touchés par des expériences de vie, ils sont touchés quand quelqu'un met de soi dans un écrit.
Nous sommes le résultat de nos actions
Et là, il y aura des lecteurs. Voilà. Donc, il faut se poser les bonnes questions au moment et c'est très bien parce que ça recoupe avec le premier sujet. Donc, c'est parfait. C'est parfait. Écoutez, est-ce que j'ai un autre sujet ou alors est-ce qu'on reste sur un épisode relativement court ? Ah non, non, j'en ai une qui est très très bien. Hop, nouveau sujet. Mais d'abord, non, dans l'ordre. Nous sommes les résultats de nos actions et non pas les victimes de nos circonstances. Café. Citation que je pourrais me répéter tous les jours parce qu'elle me touche. Nous sommes les résultats de nos actions, bien sûr. Bien sûr et heureusement. Et heureusement. ce qui définit quelqu'un, c'est ce qu'il accomplit. C'est pas les idées qu'il a, c'est pas l'environnement dans lequel il a grandi, c'est pas les études qu'il a faites, c'est pas... Bref, vous voyez bien ce que je veux dire. Nous sommes les résultats de nos actions et non pas les victimes de nos circonstances.
Nous sommes maîtres de nous-mêmes. nous pouvons oser rêver et aller titiller nos rêves. Et vous savez, quand je dis ça, il faut pas non plus l'entendre comme un discours de motivation qui dit tout le monde peut le faire, vous savez, le travail fait tout, etc. etc. C'est pas vrai. C'est pas forcément vrai. Ça n'empêche que l'important, c'est d'ancrer notre rêve dans la réalité. C'est en ancrant notre rêve dans la réalité, en s'étant interrogé sur pour quelle raison il est vraiment important pour nous qu'on va pouvoir entamer une transformation qui nous conduira à devenir la meilleure version de nous-mêmes et une version qu'on apprécie. Et vous voyez dans ce truc-là, c'est qu'en fait, c'est indépendant du rêve qu'on atteint ou pas. Le rêve en soi, il est extrêmement important parce qu'il manque dans la réalité, mais la transformation que vous vivrez, elle ne dépend pas de ce rêve. Et c'est ça qui est exceptionnel. Et vous voyez, les gens que j'accompagne dans Ose Écrire, quand ils y mettent, évidemment, il y a des disclaimers.
C'est pas tu signes et t'écris ton livre. Quand tu y mets la volonté, quand tu y mets le travail, quand tu y mets la présence en coaching et oser aller partager des sujets qui sont douloureux pour toi, oser aller gratter là où ça gratte, oser retirer le caillou dans la chaussure, quand tu fais tout ça, évidemment que ton rêve, tu vas aller l'atteindre. Et en plus de ça, t'as une transformation personnelle qui est dingue. Et ça, c'est décorrélé de l'atteinte ou non du rêve. C'est ça qui est génial. Écoutez, c'est tout pour moi aujourd'hui. Vous voyez, je l'avais pas dit au début, mais c'est un épisode à peine plus court que d'habitude. Et c'est tant mieux quelque part parfois. Moi, je vais aller promener Voltaire parce que ce petit toutou est trop mignon et que là, il a besoin de sortir et que ça va lui faire beaucoup de bien. Moi aussi, ça va me faire du bien de sortir.
Je vous souhaite une très bonne soirée et je finirai en vous répétant quelque chose d'extrêmement important, c'est que si on a envie de quelque chose de différent, eh bien, il faut être prêt à faire des choses différentes. Voilà. Un résultat différent s'obtient par des actions différentes. Allez, des bisous et à très vite. Sous-titrage ST' 501