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Pochette de l'épisode 103 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 103SOLO12 AVRIL 202641 MIN

Systématise ton instinct

Clarté · Identitéinstinctintrospection
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FACE A — LES 20 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

Est-ce que tu réfléchis vraiment, ou tu cherches des arguments ?

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

J'ai grandi dans une famille d'ingénieurs, dans un pays de la tête, du chiffre et de la métrique. Quand on me demandait comment je prenais mes décisions, je n'avais aucune réponse. Alors je disais que je réfléchissais, et ça passait.

Fin 2024, en formation de coaching, je découvre le triptyque tête, cœur, corps. Et là, la claque. Mon schéma était toujours le même : une décision instinctive prise en une seconde, la peur de la suivre parce que je n'arrivais pas à l'expliquer, puis des mois d'inaction pendant lesquels ma tête construisait patiemment une décision rationnelle qui menait exactement au même endroit.

Ce n'était pas de l'équilibre entre les trois. C'était ma tête qui prenait le dessus sur tout et qui manipulait tout ce qu'elle voyait pour arriver là où l'instinct avait déjà tranché.

Depuis, j'ai inversé l'ordre. Instinct d'abord, puis quelques jours de tête et de cœur pour vérifier, pas pour convaincre. Systématiser son instinct, c'est ça : comprendre ce qui le déclenche chez toi, et arrêter de le faire taire le temps de trouver une bonne raison.

Dans cet épisode, je raconte aussi comment je me fabrique un faux sentiment d'urgence pour écrire à 6h30, et pourquoi mon sevrage de café a échoué alors que le vrai problème était mon sommeil.

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE

CAROUSEL À VENIR

Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Systématiser son instinct

Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans l'épisode 103, T'os écrire, et aujourd'hui on parle de systématiser son instinct. Et on est aussi en post-marathon au moment où vous écoutez ça. Je vous souhaite une très bonne écoute et je vous dis à très vite. Moi c'est Sam, Ybelion de Monde en Plume. Je suis écrivain, coach ICF et j'ai créé Ose Écrire, un accompagnement pour celles et ceux qui veulent enfin accomplir leur rêve d'écrire un livre. Ce podcast a la même intention. C'est ton rendez-vous, inspiration, discipline et passage à l'action. Et si ça te parle, abonne-toi, mets 5 étoiles et partage autour de toi. Parce que plus il y a de gens qui osent, plus d'autres oseront à leur tour. Allez, c'est parti et bonne écoute. Coucou les amis, coucou épisode 103, c'est parti.

Je suis en forme, j'ai plein de choses à vous raconter. La première étant que vous n'avez pas eu d'épisode ce mercredi avec un invité parce que Ingrid m'a lâchement abandonné. C'est faux, c'est faux. On avait prévu, Ingrid, de j'écris un roman pour ceux qui ne remettent pas. On avait prévu d'enregistrer un podcast sur les parallèles entre le sport et l'écriture. Il se trouve qu'on est tous les deux dans des phases running. On a connu plusieurs phases sportives, mais une phase running en ce moment qui nous a rappelé à quel point les parallèles entre le sport, notamment d'endurance et l'écriture, étaient importants. On a eu l'idée de faire ce podcast centré sur ça. On a tous les deux eu des moments et des vies un peu chargées récemment. Donc, on a drop l'idée de l'enregistrer la semaine dernière. Donc, pas d'épisode ce mercredi. Il y en aura, je pense, pas mercredi prochain non plus. Et après, on va reprendre un rythme parce que j'ai beaucoup d'invités qui viennent.

Et c'est trop cool pour vous dire, j'en enregistre deux la semaine prochaine, trois celles d'après. Donc, vous allez avoir des épisodes avec des invités qui vont revenir, qui vont être toujours très passionnants. Et vous ne pouvez pas savoir à quel point j'ai hâte de découvrir ce que ces auteurs et ces autrices que je vais recevoir vont m'apprendre. Alors, j'ai trop, trop hâte.

Marathon de Paris : deux options, dont la mort

Voilà, j'ai trop hâte, j'ai trop hâte. Et vous aurez évidemment l'épisode avec Ingrid quand on arrivera à croiser nos routes, mais ça ne devrait pas trop tarder. Que dire de plus en introduction de ce podcast ? Écoutez, quand vous l'écouterez dimanche 12 avril à 19h, j'aurai... Enfin, non, il y a... C'est le marathon de Paris, dimanche 12 avril. Il y a deux options. Soit vous n'avez plus aucune nouvelle de moi. Et auquel cas, je n'ai pas terminé le marathon parce que je suis mort. Voilà. C'est à peu près la seule et unique raison qui me ferait ne pas le terminer. Ou la deuxième option, c'est que j'ai réussi à le terminer avec un temps qui me satisfera quoi qu'il en soit. Parce que c'est quand même le premier. Donc, on va déjà être content de le terminer. Même si on a évidemment la petite voix dans la tête qui est là genre... Vas-y Sam, fonce, fonce, fonce encore plus vite !

On va essayer de la tempérer et de profiter quand même de cette course. Voilà. Donc, deux options. Que je l'ai fini et que tout soit bien et que ça soit trop cool et que j'ai plein de choses à raconter. Ou que je sois mort.

Ah là là. Non, évidemment, ça va. J'ai trop hâte. Franchement, j'ai trop hâte. Vous voyez, c'est ça aussi quand on s'inscrit dans un rythme qu'on apprécie avec un objectif à accomplir. Le chemin devient tellement agréable que la destination devient aussi extrêmement cool à la fin. Tu vois. On dit toujours le chemin, c'est plus important que la destination. C'est vrai. Sinon, si on n'apprécie pas le chemin, on n'arrive pas à la destination. Puis la destination reste quand même secondaire par rapport à tout ce que nous apprend le chemin. Néanmoins, la destination à la fin est trop cool. Et là, vous ne pouvez pas savoir comment j'ai hâte de courir. J'ai l'impression d'être un putain de lion en cage. Ça fait... C'est les deux semaines d'affûtage avant de courir. Donc, je respecte le planning. Mais vous ne pouvez pas savoir comment j'ai envie de galoper. J'ai presque hâte de courir ces 42 putains de kilomètres. Et à tel point que dans ma tête, ça devient presque anecdotique.

De me dire 42 bornes, c'est énorme. Je me rappelle que quand je bossais à Pas Très Long de Bordeaux, pour aller au travail, j'avais 30 bornes. Je prenais ma voiture. Je n'avais absolument aucune hésitation. Et là, j'ai en courir 42. Mais dans ma tête, ça me paraît... J'ai tellement inscrit ce rythme et tellement travaillé pour que ça se passe bien que je sais que ça va bien se passer et que je serai content à la fin. Alors, bien se passer dans le sens... Voilà, ça va se passer. Mais comme le chemin était agréable, la destination la sera tout autant. Voilà, je vous ferai un petit débrief. Finalement, je reboucle avec ce que je disais au début. Ce n'est pas plus mal qu'on n'ait pas enregistré le podcast sur le sport avec Ingrid parce que j'aurai la course du marathon dans les pattes pour étayer encore plus mon propos, qui est déjà bien fourni parce que le parallèle entre sport et l'écriture, j'en ai déjà beaucoup parlé quand même.

« Des mois pour justifier une décision d'une seconde »

Sans le sport, je n'aurais jamais écrit de livre

Et il y a tellement de choses à dire. Je crois que... Et de manière provocatrice, c'est toujours des choses que je dis. Comme ça, je fais un peu du teasing pour l'épisode avec Ingrid. Mais je dis toujours... Si je n'avais pas fait de sport, si je ne m'étais pas pris en main d'un point de vue sportif, je pense que je n'aurais jamais écrit de livre. Et j'aime bien le dire comme ça. Ça me fait marrer. Ça me fait marrer. Voilà. Voilà, voilà. Marathon de Paris. Trop hâte. J'avais un autre truc à vous dire. Mais je crois que... Ah si, putain, c'est ça. Alors, pour ceux qui ne regardent pas sur YouTube, vous n'allez pas voir. Mais je me suis regardé... Je ne fais pas trop attention à la manière dont je m'habille. Quand je n'ai rien de prévu dehors, je prends mes trucs comme ça, je m'habille et je suis bien et c'est cool et la journée passe, tu vois.

Et là, en me regardant dans le miroir avant d'enregistrer, je me suis regardé. J'ai un t-shirt Supreme The North Face que j'avais acheté il y a très longtemps et j'ai une casquette... Un, deux, trois, je vais y arriver. Cactus Jack 2 Travis Scott. Et donc, j'ai vraiment... Je suis sapé comme un skater de la fin des années 2010, tu vois. Genre le mec qui porte du suprême du palace, des casquettes flats. Oh putain. Et qui écoute du Travis Scott en allant au skatepark, quoi. Et je me suis regardé, j'ai fait... Ah ouais, putain, la DA est là, quoi. Et puis en plus, maintenant que j'ai les... Avant, à l'époque, je n'avais pas les cheveux un peu longs. Donc, même quand je m'habillais comme ça, la DA n'était pas totalement complète. Là, elle est totalement complète. J'ai des bagues et des boucles d'oreilles en plus. Donc là, vraiment, je me suis dit... Je me suis regardé dans le miroir et j'ai fait...

J'ai l'impression d'être un poil dans un espèce de cliché, là. Ça m'a fait trop rire. Mais bon, du coup, voilà, je vous le partage. Ça me fait marrer. J'aime bien toutes ces petites briques qu'on emporte avec nous le long de notre vie. Ça nous laisse toujours un petit peu de nostalgie et beaucoup d'inspiration aussi. Mets avis que dans certains personnages que j'écris, il y a aussi beaucoup de ce Sam skater non assumé qui a mis littéralement les pieds peut-être deux ou trois fois sur un skate et qui s'intéressait à ça surtout pour le style et le drip, comme on dit aux États-Unis, que ça pouvait incarner. Donc, je garde ça quand même dans un coin de ma tête avec une grande nostalgie. Et peut-être, je pourrais dire, j'aurais pu être skater, mais les croisés, tu connais. Non, c'est pas vrai, mais je sais pas, le skate m'a jamais plus intéressé que ça. J'en ai fait quand j'étais petit, mais pas de talent inné.

Et c'est marrant parce que c'est une discipline dans laquelle j'avais pas envie de mettre ce rythme quotidien ou hebdomadaire pour apprendre. Là où en écriture, j'ai ce rythme quotidien d'écrire pour manipuler ma plume et pour la développer. Là où en sport, en street, comme en course, comme en muscu avant quand j'en faisais, j'avais trouvé ce rythme et cette envie d'échouer pour progresser quotidiennement. Voilà, je l'ai jamais trouvé en skate. Par contre, j'en ai la tenue aujourd'hui. Et c'est marrant. Alors là, j'en profite. Je fais une liaison. Cette casquette, pour les connaisseurs, c'est celle qui est directly from the United States. Et si vous n'avez pas la ref, je vous invite à aller voir la vidéo sur le making of de mon deuxième livre. Parce que vous verrez pourquoi je dis ça. Voilà. Bref. Voilà pour la courte introduction. Courte. Courte de dix minutes, mais courte introduction. Je vais en profiter pour vous énoncer le sujet dont j'ai envie de vous parler aujourd'hui autour de l'écriture.

J'ai envie de vous parler de la systématisation de l'instinct. C'est un sujet très technique et très précis. Ce n'est pas vrai. Très précis, oui. Très technique, non.

Sevrage de café : le symptôme n'était pas la maladie

Mais c'est quelque chose que j'ai mis longtemps à ancrer pour moi. C'est quelque chose que j'ai vu cette semaine, notamment dans une séance révélateur et dans un autre coaching. Donc, j'avais envie de faire un épisode là-dessus. Ça parlera beaucoup à ceux qui ont un fonctionnement instinctif. Ça parlera encore plus à ceux qui ont un fonctionnement instinctif, mais qu'ils ne savent pas. Et ça permettra à ceux qui n'ont pas un fonctionnement instinctif, ou en tout cas un fonctionnement soit plus émotionnel, soit plus rationnel, je dirais, de voir ce que peut permettre un fonctionnement instinctif. Voilà. Je vous laisse avec ce teaser. Je m'en vais prendre ma gorgée d'infusion. Vous voyez, il y a quand même une petite évolution. Je suis en carrément sevrage de café. Je dois avouer qu'à un moment, j'en ai eu marre. J'avais l'impression que ça me tapait sur le crâne. Dès que je buvais du café, je sentais comme une espèce d'oppression dans ma tête.

Je ne sais pas s'il y a des spécialistes. Donc, j'ai arrêté d'en boire. Et bizarrement, je me rappelle... Alors, je vous fais un partage. Le teaser est long. Mais je me rappelle qu'à l'époque, quand je bossais, c'était il y a longtemps, il y a cinq ou six ans, je pense, il y avait un moment où je m'étais pris d'une envie de me dire, je vais... Stoïcien basique. Je vais me libérer de toutes les substances qui influent sur mon bien-être, entre guillemets. Donc, sous-entendu, principalement l'alcool et le café. J'avais fait brutalement... J'étais genre à peut-être trois ou quatre cafés par jour. Et brutalement, j'avais séché. J'avais arrêté tout le café. Et là, j'avais eu les deux premières semaines. J'arrivais au bureau. Je m'endormais. C'était impossible de résister. Je m'endormais. Le sevrage avait été super long. Et depuis, j'ai quand même beaucoup travaillé, notamment sur mon rapport au sommeil, sur la manière dont je traite mon sommeil et mon besoin de sommeil.

Et je suis arrivé à un stade où je n'ai plus de réveil, mais je me réveille quand même super tôt parce que je suis calé sur mon rythme. Et le fait est que, du coup, le café est beaucoup moins nécessaire. Le café me fait plaisir parce que il est... J'aime bien, en fait, le goût du café. J'aime bien toutes les différences qu'il peut y avoir dans le goût du café. Et puis, j'ai des potes aussi fans de café, donc ça me fait beaucoup marrer de pouvoir parler de café avec eux. Et du coup, par contre, voilà, c'est ça la différence. C'est qu'en reprenant d'abord le contrôle sur mon sommeil, là, en arrêtant le café, je n'ai pas du tout eu cette espèce de down hyper brutal au démarrage de mes journées. Ce qui me fait dire, et c'est un très beau parallèle avec l'écriture, c'est pour ça que je le partage, ce qui me fait dire que, vous voyez, quand je m'étais dit je vais arrêter de boire du café pour me sentir mieux, en fait, je traitais un symptôme de ma maladie plus profonde qui était que je ne prenais pas soin de mon sommeil.

Et donc, évidemment, ça a été super dur. Alors qu'en fait, en faisant l'effet inverse, c'est-à-dire en prenant soin de son sommeil, déjà, tu peux te remettre à consommer du café parce qu'une tasse de café par jour n'a jamais tué personne, enfin, je ne crois pas. Et dans toutes ces addictions, si je peux utiliser ce terme-là, qui est peut-être un petit peu fort, il y a aussi une notion de quantité. La quantité fait le poison, comme on dira. Comme on peut dire, plutôt.

En écriture aussi, arrête de gratter la surface

Et du coup, je traitais seulement le symptôme, pas la maladie. Et c'est pareil en écriture. C'est à chaque fois de ça dont je parle. Ne pas s'arrêter à la surface et aller creuser ce fil de pourquoi on n'écrit pas, pourquoi ça me prend autant de temps, pourquoi j'ai cette frustration, pourquoi j'ai cette peur, etc. Ça peut être pourquoi j'ai cette page blanche, pourquoi j'ai le syndrome de l'imposteur, tout ce que vous voulez. Ne pas s'arrêter à la surface. Ne pas se dire, c'est parce que j'écris pas le matin. Peut-être, mais en fait, peut-être pas. Et c'est vraiment en s'interrogeant sur pourquoi tu n'écris pas, en comprenant ce que t'as comme système de valeurs, comme fonctionnement de ton identité, comme alignement, comme congruence, que tu vas réussir à vraiment développer des actions. Voilà, je cherchais le mot, alors qu'il est super simple. des actions qui permettent d'ancrer réellement l'écriture dans ta vie. Peut-être que l'effet induit sera que t'écriras le matin, mais peut-être pas.

Et en fait, ça, tu peux pas, tu peux le savoir qu'en osant tirer ce fil avec moi, je prêche pour ma paroisse, tu connais, ou avec d'autres, si l'énergie que tu ressens avec d'autres est mieux que celle que t'as avec moi. Bon courage. Je rigole. Je rigole. Et donc, là maintenant, ma gorgée d'infusion, et ensuite, on parle de cette systématisation d'instinct. Vous voyez, je ne perds pas le fil quand même. Ah, ça fait du bien. Putain, j'en ai bu beaucoup plus qu'une. Je vais me resservir tout de suite.

Ah, bon, bah écoutez, avant qu'on se lance dans ce sujet, j'espère que vous allez bien, que vous êtes bien installés, que vous êtes heureux, que l'écriture se passe bien, et maintenant, on va parler de la systématisation de l'instinct. Alors, il y a plusieurs choses que je voulais dire. Déjà, en préambule, on va refaire un petit débrief.

C'est toujours les trois points essentiels qui sont qu'on a accès à la tête, au cœur et au corps. On a accès à la tête et donc au côté rationnel, réfléchi, qui synthétise, etc. Quand je vous parle du cerveau qui est un fusil à peine beau et qui nous bombarde de peur, c'est de ce côté-là. Mais c'est aussi celui qui nous permet de faire des projections, de regarder le passé, de construire le futur en regardant le passé, de dérisquer, etc. Le cœur, les émotions, comment je m'en suis senti, les peurs, colères, joies, tristesse, toutes les déclinaisons, bref, tout ça, qui est un driver qui n'est pas celui avec lequel je suis le plus à l'aise. Tu vois, si on a tous une répartition entre ces trois points, moi, c'est peut-être celui sur lequel je travaille le plus, celui du cœur. Même si, en fait, je me rends compte rétrospectivement qu'il y a beaucoup de décisions que j'ai prises en suivant mon cœur plutôt que ma tête, ou en tout cas, je fais un peu un foreshadowing sur ce que je vais raconter, mais où je demandais à ma tête pendant des mois de trouver une rationalité à une décision que je prenais avec le cœur au bout d'une seconde, ou avec le corps au bout d'une seconde.

Voilà. Et le dernier, c'est le corps, l'instinct, l'intuition, ce truc qui nous prend et qui, ce flow qui nous grise le cerveau, tu vois, qui fait qu'on se réveille, on fait, putain, ça fait trois heures que j'écris et c'est dingue ce qui s'est passé, j'ai l'impression d'être possédé par quelqu'un d'autre. Ce n'est pas quelqu'un d'autre, c'est simplement votre instinct, votre intuition qui prend le dessus et qui s'écoute. Voilà. Rappel important autour de ces trois points, on va surtout parler de l'instinct. On va surtout parler de l'instinct.

Pourquoi c'est hyper important de parler de l'instinct ? Parce que c'est, et de l'intuition, c'est quelque chose qui est, en fait, qui ne s'explique pas. C'est pour ça que c'est difficile d'en parler par A plus B et de dire autre chose que suis ton instinct. En fait, il y a vraiment, ça ne s'explique pas. Quand on a une intuition et que c'est vrai, quand on a un instinct qui nous dit de faire un truc et que ça marche, ça ne s'explique pas. C'est juste, ça se ressent.

Et... c'est pour ça qu'on trouve relativement peu de choses hyper précises autour de ça parce qu'en fait, c'est difficilement traçable. Alors, je vous conseille quand même un super bouquin autour de ça que m'avait offert Lynn Fox, qui est une amie autrice qui partageait beaucoup sur Instagram. Ça fait longtemps que je ne l'ai pas vue. Je vais prendre de ses nouvelles quand même. D'ailleurs, tiens, maintenant que j'y pense. le livre s'appelait Un truc avec l'intuition. J'ai oublié.

Faire confiance à son intuition. Non, attendez, je l'ai noté quelque part. Je reviens. Réussir grâce à son intuition de Béatrice Miletre. Voilà. Et elle explique dans ce livre que pour travailler cette intuition, il y a une manière assez simple. C'est en fait, quand vous avez une intuition et que vous la vérifiez, prenez le temps de la noter. C'est comme si vous donniez du feedback à votre intuition et que vous lui disiez OK, là, tu vois, tu pensais ça, tu as eu raison. Et c'est vraiment auto-nourissant ce truc-là. Et elle conseillait de le faire vraiment dans toutes les situations je ne sais pas, vous rentrez d'une balade, vous avez laissé Voltaire dans la cuisine et avant d'entrer, vous vous dites je ne sais pas pourquoi je ne le sens pas, je pense qu'il a dû faire caca en plein milieu de la cuisine. Là, vous rentrez, effectivement, il a fait caca en plein milieu de la cuisine alors qu'il ne l'avait pas fait depuis six mois.

votre intuition avait raison. Toute ressemblance avec une histoire qui pourrait avoir été vraie est parfaitement fortuite, évidemment. C'est vrai aussi, par exemple, quand vous allez pour prendre un bus et vous vous dites putain, je ne sais pas pourquoi je sens qu'il va être en retard. S'il est en retard, hop, intuition, elle l'avait juste, vous le notez et vous l'apprenez. Ça peut être aussi dans, je ne sais pas, vous rencontrez quelqu'un et vous faites je ne sais pas pourquoi cette personne, je sens qu'elle va être importante dans ma vie et il se trouve qu'elle l'est. Voilà, pareil, intuition qui dit, voilà. Alors, il y a un truc derrière, c'est une petite parenthèse, il y a un truc derrière parfois un peu, peut-être, je vais peut-être être un petit peu ésotérique en disant ça, mais il y a un peu un truc d'énergie aussi. C'est-à-dire que si dès que vous rencontrez quelqu'un, vous vous dites je ne sais pas pourquoi ce mec est louche, vous allez aussi réussir à trouver tout ce qui va dans le sens de ce que vous pensiez.

C'est pour ça que je le dis maintenant, c'est peut-être le seul warning qu'il faut avoir avec l'intention et l'instinct, pardon, pas l'intention, avec l'instinct et l'intuition, c'est que quand on a une intuition et qu'on veut avoir raison, le cerveau, la vie, tout fait pour qu'on comprenne. C'est là, évidemment, que les deux autres, tête et cœur, viennent balancer ce corps. C'est pour ça que quand on parle d'instinct, on ne parle pas d'oublier les deux autres, surtout pas, on parle d'équilibrer l'utilisation des trois. Voilà. Une fois que j'ai fait cette présentation de l'instinct et de l'intuition, qui peut aller de tout à rien, vraiment, c'est peut-être positif, négatif, voilà, c'est souvent des espèces de fulgurances, ce n'est pas un truc qu'on construit en fait, l'instinct. C'est vraiment d'un coup, là, tu te dis, je ne sais pas, je sens ça ou j'ai l'impression de, bon, voilà, ça c'est de l'instinct et de l'intuition, écoutez-la, faites-lui confiance, voilà, et toujours à contrebalancer, évidemment, avec l'équilibre des trois, tête-cœur-corps.

Cela étant dit, je voulais vous parler de la systématisation de l'instinct, pour quelles raisons ? Et là, hop, je vais vous parler de moi, je vais vous donner moi comme exemple, il se trouve qui correspond très pour très à la personne que j'avais en révélateur qui s'est beaucoup reconnue dans ce partage, c'est pour ça que je me dis aussi que c'est intéressant de le faire à tout le monde.

Pour info et pour petite parenthèse, le révélateur, c'est la première séance que je fais avec les gens que j'accompagne, environ deux heures, dans laquelle on traite des dix points qu'il est absolument crucial d'adresser, les dix points cruciaux qu'il faut absolument adresser avant de commencer son livre et ça pour savoir exactement dans quelle direction on va. N'hésitez pas à aller vous balader sur mon site, j'en parle, n'hésitez pas à me poser des questions si vous avez des questions, voilà, parenthèse, fermée sur le révélateur. Mon rapport avec l'instinct et l'intuition, c'est que en fait, avant, tout ça, je n'avais pas. En France, on est très orienté tête, chiffre, métrique, rationalité. J'ai en plus une famille qui est quand même très ingénieure en majorité. Donc, encore une fois, c'est carré, c'est tête. Donc, j'ai été élevé dans un environnement à la fois de société et de famille très orienté tête où tout devait être tête rationnelle, claire, dérisqué.

Paris-Bordeaux : anatomie d'une décision

Voilà. C'est bien. C'est pas bien. Je ne sais pas. En tout cas, c'est comme ça que j'ai grandi. Le fait est que pendant très longtemps, j'ai essayé de comprendre comment fonctionnait mon processus de décision parce qu'évidemment, la décision est quelque chose dans laquelle ce triptyque tête-cœur-corps va jouer un rôle essentiel puisque chacun va, de manière plus ou moins pondérée, appuyer un type de décision. Je vous donne un exemple.

Vous êtes en couple. La personne avec qui vous êtes en couple part vous êtes en couple à Paris. La personne avec qui vous êtes en couple part à Bordeaux parce qu'elle a un travail. OK. Et puis, vient la discussion de qu'est-ce que je fais ? Est-ce que je la suis ou est-ce que je reste à Paris ? Et là, il y a plusieurs choses. Il y a la décision du vraiment émotionnel. je l'aime, je la suis. Voilà.

Il y a la décision instinctive qui peut être j'ai envie de la suivre, j'ai pas envie de la suivre, j'ai envie de rester. Et ça, c'est une fraction de seconde. C'est pas quelque chose de construit. C'est, on vous pose la question, la première chose qui vous vient en tête, ça, c'est l'instinct. Et la réponse instinctive à cette question de est-ce que je la rejoins ou est-ce que je la rejoins pas peut être je la suis, voilà, ou je reste à Paris. Et ensuite, c'est la décision rationnelle. C'est-à-dire, ok, mon cœur me dit ça, ma tête me dit ça, mon loyer me dit ça, le travail que j'ai me dit ça, ce que j'ai envie de faire dans dix ans me dit ça, ce que j'envisage de construire avec cette personne me dit ça, les différences qu'on a, les nanani, nanananana, un tableau des pours et des contres, vous faites ce que vous voulez. Là, la tête, ça peut être un processus qui est long de tout trier.

Et à la fin, la décision peut être ok, je te rejoins dans six mois après que j'ai annoncé à mon chef que je voulais être muté dans le sud-ouest, et nananinana, ou alors ça peut être, bon, écoute, c'est plus simple, on se sépare tout de suite, ça peut être tout et n'importe quoi. Voilà. Voilà l'exemple. Et donc, j'ai très souvent essayé de comprendre mon processus de décision. Et je comprenais, c'était compliqué pour moi parce que j'avais jamais eu la sensation de prendre de mauvaises décisions ou en tout cas, j'en ai jamais vraiment regretté. En tout cas, j'essaie aussi de ne pas vivre dans ce regret-là, mais plutôt de tourner à chaque fois les décisions en disant t'as pris une décision un instant T, c'est celle qui était juste pour toi à ce moment-là, qu'est-ce qu'elle t'a permise et avec ce que ça t'a permis et ce que ça t'apprend aujourd'hui, qu'est-ce que t'as envie de faire aujourd'hui ?

La claque : des mois pour justifier une seconde

Voilà comment je traite le regret. En mode très coach. Je reviens à mon exemple. J'essayais de comprendre mon processus de décision. Je voyais bien qu'autour, il y avait des gens qui avaient une notion très claire de la manière dont ils prenaient les décisions et pas moi. Et quand je rentre en formation de coaching en fin 2024, c'est ça ? Ouais, c'est ça. Et que je prends conscience de cet index de conscience justement, tête-cœur-corps, là je me dis attends, il y a quand même l'instinct là, c'est pas mal ce truc, c'est quoi là exactement j'ai envie de creuser un peu. Et en fait, j'ai réussi à comprendre que mon processus de décision avait très très très très très très très souvent été j'ai une décision instinctive qui vient et ensuite mais j'ai peur de passer le pas parce que c'est instinctif et que j'arrive pas à l'expliquer et dans mon monde rationnel d'ingénieur, c'était pas possible.

Se fabriquer une fausse urgence à 6h30

Et donc ensuite, je laisse le choix enfin en tout cas, je laisse le travail à ma tête sur tous les mois qui suivent de construire une décision rationnelle qui mène exactement à la décision instinctive que j'avais. Et c'est hallucinant quand j'ai pris conscience de ça, ça a été une espèce de claque monstrueuse parce que j'ai pris conscience de à la fois cet instinct très fort que j'avais en moi mais de deux aussi de la peur qui me rongeait parce que j'avais une décision instinctive et j'osais pas la prendre et donc je restais dans une inaction jusqu'à construire dans ma tête toutes les raisons qui faisaient que et le truc c'est que ça paraît bien quand je vous l'amène comme ça parce que ça rejoint un peu cette notion d'équilibre entre tête cœur corps mais là c'était pas bien là c'était pas bien c'était pas bien parce que la tête prenait le dessus sur tout et elle manipulait tout ce qu'elle voyait pour rentrer dans cette décision instinctive ce qui fait que pour rentrer dans cette décision instinctive il y avait des choses que j'interprétais pas de la bonne manière où il y avait des comportements que je me mettais à avoir pour que ça aille dans cette décision instinctive plutôt que d'avoir le courage de regarder en face et de me dire Sam ton instinct te dit ça écoute-le écoute-le quand j'ai pris conscience de ça ça m'a vraiment libéré et ça m'a vraiment permis de mettre un nouveau niveau de compréhension sur ma prise de décision et maintenant je me fais beaucoup plus confiance à l'instinct dire que quand je me dis je vois un truc et je me dis j'ai envie de ça j'ai envie de le faire ok l'instinct direct je garde aussi mon aspect tête c'est à dire que je prends quand même quelques jours pour rationaliser tout ça et me dire ok ce que me dit mon instinct en plus de ça l'émotion et la tête le backup quoi mais je m'enferme plus dans ce truc de réfléchir pendant des mois à tournicoter dans ta tête et puis nanani nanana c'est horrible c'est horrible et ça me fait ça fait beaucoup de mal en plus donc voilà déjà ça c'est le premier niveau de systématisation d'instinct que j'ai pu identifier chez moi dans la prise de décision c'est que je sais quand j'ai une décision importante j'ai un truc qui me vient généralement c'est la bonne décision et après dans mon processus je prends toujours quelques jours pour y mettre la tête et le coeur pour rationaliser ce côté là et quelque part maîtriser et canaliser cet instinct parce qu'évidemment le piège de l'instinct je l'ai déjà un peu dit tout à l'heure mais c'est que il est très foudroyant tu vois il part à droite à gauche si t'écoutes que ton instinct pour un créatif comme moi ou comme toi qui m'écoutes ça peut être aussi suivre toujours l'objet brillant tu commences un projet t'as une nouvelle idée paf tu pars sur l'autre projet et puis après l'autre et puis après l'autre etc etc et tout ça ça fait que tu ne t'assois tu ne tu n'ancres pas ta vision long terme tu ne vas pas au bout des choses et ça crée une très grande frustration en plus dans la suite voilà deuxième niveau de systématisation de l'instinct c'est que du coup en étant quelqu'un de plutôt instinctif ça se répercute aussi sur l'écriture parce que là ça fait 30 minutes que je parle vous avez l'impression que je ne parle pas d'écriture au contraire je parle énormément d'écriture dans ce que je viens de dire parce que quand on construit une histoire quand on se demande quel chemin on a envie d'emprunter quand on se demande de quoi on a besoin pour commencer à écrire ça se règle c'est que de la prise de décision et ça se règle avec cet index de conscience ça on ne vous le dira pas dans les formations d'écriture mais je vous jure que c'est extrêmement important vraiment très très très très important d'avoir ça en tête et donc dans mon processus d'écriture je suis plutôt instinctif donc je ne passe pas beaucoup de temps à construire un squelette en gros si je devais résumer j'aime pas ces termes mais je ne suis pas architecte voilà ou en tout cas pas totalement j'aime bien le côté architecte de temps en temps mais je suis plutôt un jardinier dans l'expression de mon écriture ce qui me drive quand j'écris c'est comme je l'ai déjà dit plusieurs fois cette consistance cette 1 2 3 j'ai pas le mot quand on fait quelque chose plusieurs fois d'affilée cette régularité c'est pas ce mot là que je cherche mais cette régularité ça marche aussi il va pas me revenir non il va pas me revenir tant pis donc je marche beaucoup à ça et par contre dans ma créativité et donc pas dans la enfin alors 1 2 3 pardon je me suis mal exprimé je reviens dans ce qui me drive ce qui crée ma motivation quotidienne et qui maintient mon élan d'écriture c'est effectivement cette régularité ensuite dans une session je déteste plus que tout que je dois écrire quelque chose que je connais déjà c'est à dire que si je sais exactement tout ce qui va se passer dans ma tête j'ai un peu un mécanisme qui me fait frérot à quoi bon tu sais déjà ce qui se passe j'aime être surpris j'aime me surprendre moi-même quand j'écris c'est mon côté instinctif ce côté instinctif et vous verrez que tout se boucle toujours très très bien quand on prend le temps de s'étudier en profondeur ce côté instinctif fonctionne évidemment beaucoup dans l'urgence pourquoi parce que dans l'urgence il n'y a plus le temps pour penser dans l'urgence il n'y a que l'instinct il n'y a que le corps c'est vraiment et là ça peut être même dans des situations extrêmes c'est à dire que tu mets un pied sur la route tu vois qu'il y a une voiture et là ta tête comprend très vite que si tu bondis pas en arrière t'es KO là ton instinct paf il te fait décoller tu vois c'est cet instinct qui t'as procrastiné pendant tout ton début d'école d'ingé t'es à une semaine des partiels et t'as rien fait là ton instinct il te dit frérot tu vas te lever à 6h tous les jours que tu fasses la fête ou pas et tu vas bosser ces partiels et les réussir et là il n'y a plus de place pour la tête il n'y a plus de place pour l'organisation ou la sur-organisation il y a vraiment ok le plus important c'est ça je le fais ok c'est fait je passe à la suite l'urgence déclenche l'instinct pour quelqu'un comme moi qui dans l'écriture fonctionne à l'instinct et bah j'ai pu me créer un faux sentiment d'urgence je m'explique en disant que j'écris le matin de 6h30 à 9h ok fine et bah il suffit que je me mette un rendez-vous à 9h qui fait que à 9h je dois déconnecter de toute manière et bah quand je m'y mets à 6h30 en fait j'ai déjà l'urgence du rendez-vous de 9h qui s'allume et là ma tête elle est là en mode frérot tu as dit que pour écrire ton livre tu avais besoin de cette régularité donc aujourd'hui là maintenant tu vas écrire par contre à 9h tu dois avoir déconnecté et tu dois être concentré sur le coaching qui t'attend frérot écrit et là c'est l'instinct qui prend le dessus et c'est pour ça que c'est magnifique et c'est pour ça que cette compréhension de soi-même elle est magnifique en écriture mais partout ailleurs et là je vais en parler en écriture c'est que résultat cette envie de maintenir la régularité pour ancrer le processus chez moi se goupille super bien avec ce sentiment d'urgence que je me crée en écrivant spécifiquement le matin et ça coche toutes les cases j'ai la régularité j'écris à l'instinct je vais chercher cet instinct et en plus de ça j'écris beaucoup plus libéré je me prends pas la tête et dernier point et non des moindres comme je le fais le matin et bah après toute la journée je me demande pas ah mais putain j'ai vraiment envie d'écrire faut que j'écrive aujourd'hui ça c'était un grand problème que moi j'avais ça sera peut-être pas ton cas toi qui m'écoutes mais moi si j'écris pas le matin toute la journée je me dis putain faut que j'écrive faut que j'écrive faut que j'écrive pour maintenir ma win streak et ma régularité et bah le seul contre que j'ai trouvé à ça c'est écrire le matin comme ça après hop c'est réglé je peux passer à ma journée je pense plus à l'écriture j'y repense le matin d'après du coup et voilà et la boucle est bouclée et c'est ça systématiser son instinct c'est aussi simple que ça c'est travailler suffisamment sur soi pour aller comprendre les déclencheurs de notre instinct il se trouve que l'urgence en est un qui fonctionne très bien alors il s'agit pas de se mettre une espèce de pression horrible sur les épaules et de se mettre un gros stress voilà c'est pas ça et surtout je vous parle de mon exemple mais il y a plein d'autres exemples qui soulignent que ça ne fonctionne pas forcément comme ça c'est pour ça que c'est important de s'interroger sur ce qui nous parle à nous et de creuser nos fils à nous et de pas simplement écouter les méthodes miracles qu'on partage à droite à gauche ou celles des autres même si ma méthode à moi avec mon fonctionnement d'écrire le matin etc fonctionne pour moi c'est jamais ce que je partage dans Ose Écrire quand j'accompagne un auteur au contraire moi je vais aller creuser tous ces trucs là chez lui pour comprendre exactement le rythme avec lequel il a envie de fonctionner évidemment c'est pas en claquant des doigts qu'on trouve ce rythme miracle c'est très itératif puisqu'il faut laisser le temps de réfléchir de ressentir et d'agir tête, coeur, corps toujours on s'intéresse aux trois c'est très important et voilà voilà la systématisation de l'instinct voilà la puissance que ça a en tout cas pour moi si vous vous êtes reconnu dans le partage que j'ai fait à la fois que ça soit celui de l'urgence de la prise de décision etc met à vie que vous avez un fonctionnement instinctif que vous ne soupçonnez pas si vous avez l'impression de pas fonctionner comme ça il se totalement ok posez-vous simplement vous la question oh là là j'ai dit deux fois vous là posez-vous simplement la question de ok au quotidien quand est-ce que j'utilise mon instinct commencez par là et si ça vous éclate demandez-vous ok comment je peux en mettre un petit peu plus comment je peux faire pour et l'écouter plus parce qu'il vous parle même si c'est le point le point des trois le moins développé chez vous il vous dit toujours des trucs voilà écoutez je pense que c'est pas mal j'ai fait un espèce de tunnel de parole c'est un truc de fou ça fait 40 minutes bon mais écoutez tant mieux c'était super cool de parler de cette systématisation de l'instinct est-ce que j'ai oublié quelque chose non vive l'instinct d'ailleurs ça me fait ça me fait marrer mais en 2020 noël 2022 avant que ouais avant que je commence à avoir toutes mes prises de conscience sur que fais-je de ma vie ma mère m'offre un livre à noël et dedans il y avait une carte qu'elle avait pas choisie mais une carte qui disait euh je crois que c'était en anglais allez vous avez pas eu de mot anglais encore aujourd'hui si je crois que j'ai dit fine à un moment mais je vais vous le faire en anglais il y avait écrit trust your guts it's the head of your brain et en français faites confiance à votre instinct il sait ce que votre tête ne sait pas et je pense que cette carte n'était pas là par hasard et que c'était comme un indice pour m'indiquer de intéresse-toi aussi à ce que dit ton instinct ça intéresse-toi à ce qui te crie ne fais pas que le faire taire tu vois tempère-le mais écoute-le aussi voilà bref j'espère que vous avez apprécié cet épisode sur l'instinct je vous souhaite une très bonne fin de dimanche une très bonne journée une très bonne un très bon tout où que vous soyez qui que vous soyez et quoi que vous fassiez profitez de votre instinct je le répéterai une dernière fois mais trust your guts it's the head of your brain et je vous fais des bisous les copines je vous fais des bisous les copains à très vite c'était Evelion ciao merci merci d'être là épisode après épisode si ce podcast t'inspire t'aide ou te mets du baume au coeur t'abonner mettre 5 étoiles et le partager c'est le meilleur moyen de m'aider à toucher le plus de gens qui ont un livre en eux parce qu'après tout plus il y a de livres écrits et mieux le monde se porte à très vite ose écrire et le plus de gens et le plus de gens qui ont un livre en eux