Est-ce que tu réfléchis vraiment, ou tu cherches des arguments ?
CE QUE RACONTE CET ÉPISODE
J'ai grandi dans une famille d'ingénieurs, dans un pays de la tête, du chiffre et de la métrique. Quand on me demandait comment je prenais mes décisions, je n'avais aucune réponse. Alors je disais que je réfléchissais, et ça passait.
Fin 2024, en formation de coaching, je découvre le triptyque tête, cœur, corps. Et là, la claque. Mon schéma était toujours le même : une décision instinctive prise en une seconde, la peur de la suivre parce que je n'arrivais pas à l'expliquer, puis des mois d'inaction pendant lesquels ma tête construisait patiemment une décision rationnelle qui menait exactement au même endroit.
Ce n'était pas de l'équilibre entre les trois. C'était ma tête qui prenait le dessus sur tout et qui manipulait tout ce qu'elle voyait pour arriver là où l'instinct avait déjà tranché.
Depuis, j'ai inversé l'ordre. Instinct d'abord, puis quelques jours de tête et de cœur pour vérifier, pas pour convaincre. Systématiser son instinct, c'est ça : comprendre ce qui le déclenche chez toi, et arrêter de le faire taire le temps de trouver une bonne raison.
Dans cet épisode, je raconte aussi comment je me fabrique un faux sentiment d'urgence pour écrire à 6h30, et pourquoi mon sevrage de café a échoué alors que le vrai problème était mon sommeil.
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Face B — le transcript
L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE
Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !
Tu cherches un passage précis ? La table d'écoute passe les transcripts de tous les épisodes au peigne fin.
Systématiser son instinct
Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans l'épisode 103, Ose Écrire, et aujourd'hui on parle de systématiser son instinct. Et on est aussi en post-marathon au moment où vous écoutez ça. Je vous souhaite une très bonne écoute et je vous dis à très vite. Moi c'est Sam, Ybelion de mon nom de plume. Je suis écrivain, coach ICF et j'ai créé Ose Écrire, un accompagnement pour celles et ceux qui veulent enfin accomplir leur rêve d'écrire un livre. Ce podcast a la même intention. C'est ton rendez-vous, inspiration, discipline et passage à l'action. Et si ça te parle, abonne-toi, mets 5 étoiles et partage autour de toi. Parce que plus il y a de gens qui osent, plus d'autres oseront à leur tour. Allez, c'est parti et bonne écoute. Coucou les amis, coucou épisode 103, c'est parti.
Je suis en forme, j'ai plein de choses à vous raconter. La première étant que vous n'avez pas eu d'épisode ce mercredi avec un invité parce que Ingrid m'a lâchement abandonné. C'est faux, c'est faux. On avait prévu, Ingrid, de j'écris un roman pour ceux qui ne remettent pas. On avait prévu d'enregistrer un podcast sur les parallèles entre le sport et l'écriture. Il se trouve qu'on est tous les deux dans des phases running. On a connu plusieurs phases sportives, mais une phase running en ce moment qui nous a rappelé à quel point les parallèles entre le sport, notamment d'endurance et l'écriture, étaient importants. On a eu l'idée de faire ce podcast centré sur ça. On a tous les deux eu des moments et des vies un peu chargées récemment. Donc, on a drop l'idée de l'enregistrer la semaine dernière. Donc, pas d'épisode ce mercredi. Il y en aura, je pense, pas mercredi prochain non plus. Et après, on va reprendre un rythme parce que j'ai beaucoup d'invités qui viennent.
Et c'est trop cool pour vous dire, j'en enregistre deux la semaine prochaine, trois celles d'après. Donc, vous allez avoir des épisodes avec des invités qui vont revenir, qui vont être toujours très passionnants. Et vous ne pouvez pas savoir à quel point j'ai hâte de découvrir ce que ces auteurs et ces autrices que je vais recevoir vont m'apprendre. Alors, j'ai trop, trop hâte.
Marathon de Paris : deux options, dont la mort
Voilà, j'ai trop hâte, j'ai trop hâte. Et vous aurez évidemment l'épisode avec Ingrid quand on arrivera à croiser nos routes, mais ça ne devrait pas trop tarder. Que dire de plus en introduction de ce podcast ? Écoutez, quand vous l'écouterez dimanche 12 avril à 19h, j'aurai... Enfin, non, il y a... C'est le marathon de Paris, dimanche 12 avril. Il y a deux options. Soit vous n'avez plus aucune nouvelle de moi. Et auquel cas, je n'ai pas terminé le marathon parce que je suis mort. Voilà. C'est à peu près la seule et unique raison qui me ferait ne pas le terminer. Ou la deuxième option, c'est que j'ai réussi à le terminer avec un temps qui me satisfera quoi qu'il en soit. Parce que c'est quand même le premier. Donc, on va déjà être content de le terminer. Même si on a évidemment la petite voix dans la tête qui est là genre... Vas-y Sam, fonce, fonce, fonce encore plus vite !
On va essayer de la tempérer et de profiter quand même de cette course. Voilà. Donc, deux options. Que je l'ai fini et que tout soit bien et que ça soit trop cool et que j'ai plein de choses à raconter. Ou que je sois mort.
Ah là là. Non, évidemment, ça va. J'ai trop hâte. Franchement, j'ai trop hâte. Vous voyez, c'est ça aussi quand on s'inscrit dans un rythme qu'on apprécie avec un objectif à accomplir. Le chemin devient tellement agréable que la destination devient aussi extrêmement cool à la fin. Tu vois. On dit toujours le chemin, c'est plus important que la destination. C'est vrai. Sinon, si on n'apprécie pas le chemin, on n'arrive pas à la destination. Puis la destination reste quand même secondaire par rapport à tout ce que nous apprend le chemin. Néanmoins, la destination à la fin est trop cool. Et là, vous ne pouvez pas savoir comment j'ai hâte de courir. J'ai l'impression d'être un putain de lion en cage. Ça fait... C'est les deux semaines d'affûtage avant de courir. Donc, je respecte le planning. Mais vous ne pouvez pas savoir comment j'ai envie de galoper. J'ai presque hâte de courir ces 42 putains de kilomètres. Et à tel point que dans ma tête, ça devient presque anecdotique.
De me dire 42 bornes, c'est énorme. Je me rappelle que quand je bossais à... pas très loin de Bordeaux, pour aller au travail, j'avais 30 bornes. Je prenais ma voiture. Je n'avais absolument aucune hésitation. Et là, j'ai à en courir 42. Mais dans ma tête, ça me paraît... J'ai tellement inscrit ce rythme et tellement travaillé pour que ça se passe bien que je sais que ça va bien se passer et que je serai content à la fin. Alors, bien se passer dans le sens... Voilà, ça va se passer. Mais comme le chemin était agréable, la destination la sera tout autant. Voilà, je vous ferai un petit débrief. Finalement, je reboucle avec ce que je disais au début. Ce n'est pas plus mal qu'on n'ait pas enregistré le podcast sur le sport avec Ingrid parce que j'aurai la course du marathon dans les pattes pour étayer encore plus mon propos, qui est déjà bien fourni parce que le parallèle entre sport et l'écriture, j'en ai déjà beaucoup parlé quand même.
« Des mois pour justifier une décision d'une seconde »
Sans le sport, je n'aurais jamais écrit de livre
Et il y a tellement de choses à dire. Je crois que... Et de manière provocatrice, c'est toujours des choses que je dis. Comme ça, je fais un peu du teasing pour l'épisode avec Ingrid. Mais je dis toujours... Si je n'avais pas fait de sport, si je ne m'étais pas pris en main d'un point de vue sportif, je pense que je n'aurais jamais écrit de livre. Et j'aime bien le dire comme ça. Ça me fait marrer. Ça me fait marrer. Voilà. Voilà, voilà. Marathon de Paris. Trop hâte. J'avais un autre truc à vous dire. Mais je crois que... Ah si, putain, c'est ça. Alors, pour ceux qui ne regardent pas sur YouTube, vous n'allez pas voir. Mais je me suis regardé... Je ne fais pas trop attention à la manière dont je m'habille. Quand je n'ai rien de prévu dehors, je prends mes trucs comme ça, je m'habille et je suis bien et c'est cool et la journée passe, tu vois.
Et là, en me regardant dans le miroir avant d'enregistrer, je me suis regardé. J'ai un t-shirt Supreme The North Face que j'avais acheté il y a très longtemps et j'ai une casquette... Un, deux, trois, je vais y arriver. Cactus Jack de Travis Scott. Et donc, j'ai vraiment... Je suis sapé comme un skater de la fin des années 2010, tu vois. Genre le mec qui porte du Supreme, du Palace, des casquettes flats. Oh putain. Et qui écoute du Travis Scott en allant au skatepark, quoi. Et je me suis regardé, j'ai fait... Ah ouais, putain, la DA est là, quoi. Et puis en plus, maintenant que j'ai les... Avant, à l'époque, je n'avais pas les cheveux un peu longs. Donc, même quand je m'habillais comme ça, la DA n'était pas totalement complète. Là, elle est totalement complète. J'ai des bagues et des boucles d'oreilles en plus. Donc là, vraiment, je me suis dit... Je me suis regardé dans le miroir et j'ai fait...
J'ai l'impression d'être un poil dans un espèce de cliché, là. Ça m'a fait trop rire. Mais bon, du coup, voilà, je vous le partage. Ça me fait marrer. J'aime bien toutes ces petites briques qu'on emporte avec nous le long de notre vie. Ça nous laisse toujours un petit peu de nostalgie et beaucoup d'inspiration aussi. M'est avis que dans certains personnages que j'écris, il y a aussi beaucoup de ce Sam skater non assumé qui a mis littéralement les pieds peut-être deux ou trois fois sur un skate et qui s'intéressait à ça surtout pour le style et le drip, comme on dit aux États-Unis, que ça pouvait incarner. Donc, je garde ça quand même dans un coin de ma tête avec une grande nostalgie. Et peut-être, je pourrais dire, j'aurais pu être skater, mais les croisés, tu connais. Non, c'est pas vrai, mais je sais pas, le skate m'a jamais plus intéressé que ça. J'en ai fait quand j'étais petit, mais pas de talent inné.
Et c'est marrant parce que c'est une discipline dans laquelle j'avais pas envie de mettre ce rythme quotidien ou hebdomadaire pour apprendre. Là où en écriture, j'ai ce rythme quotidien d'écrire pour manipuler ma plume et pour la développer. Là où en sport, en street, comme en course, comme en muscu avant quand j'en faisais, j'avais trouvé ce rythme et cette envie d'échouer pour progresser quotidiennement. Voilà, je l'ai jamais trouvé en skate. Par contre, j'en ai la tenue aujourd'hui. Et c'est marrant. Alors là, j'en profite. Je fais une liaison. Cette casquette, pour les connaisseurs, c'est celle qui est directly from the United States. Et si vous n'avez pas la ref, je vous invite à aller voir la vidéo sur le making of de mon deuxième livre. Parce que vous verrez pourquoi je dis ça. Voilà. Bref. Voilà pour la courte introduction. Courte. Courte de dix minutes, mais courte introduction. Je vais en profiter pour vous énoncer le sujet dont j'ai envie de vous parler aujourd'hui autour de l'écriture.
J'ai envie de vous parler de la systématisation de l'instinct. C'est un sujet très technique et très précis. Ce n'est pas vrai. Très précis, oui. Très technique, non.
Sevrage de café : le symptôme n'était pas la maladie
Mais c'est quelque chose que j'ai mis longtemps à ancrer pour moi. C'est quelque chose que j'ai vu cette semaine, notamment dans une séance révélateur et dans un autre coaching. Donc, j'avais envie de faire un épisode là-dessus. Ça parlera beaucoup à ceux qui ont un fonctionnement instinctif. Ça parlera encore plus à ceux qui ont un fonctionnement instinctif, mais qu'ils ne savent pas. Et ça permettra à ceux qui n'ont pas un fonctionnement instinctif, ou en tout cas un fonctionnement soit plus émotionnel, soit plus rationnel, je dirais, de voir ce que peut permettre un fonctionnement instinctif. Voilà. Je vous laisse avec ce teaser. Je m'en vais prendre ma gorgée d'infusion. Vous voyez, il y a quand même une petite évolution. Je suis en carrément sevrage de café. Je dois avouer qu'à un moment, j'en ai eu marre. J'avais l'impression que ça me tapait sur le crâne. Dès que je buvais du café, je sentais comme une espèce d'oppression dans ma tête.
Je ne sais pas s'il y a des spécialistes. Donc, j'ai arrêté d'en boire. Et bizarrement, je me rappelle... Alors, je vous fais un partage. Le teaser est long. Mais je me rappelle qu'à l'époque, quand je bossais, c'était il y a longtemps, il y a cinq ou six ans, je pense, il y avait un moment où je m'étais pris d'une envie de me dire, je vais... Stoïcien basique. Je vais me libérer de toutes les substances qui influent sur mon bien-être, entre guillemets. Donc, sous-entendu, principalement l'alcool et le café. J'avais fait brutalement... J'étais genre à peut-être trois ou quatre cafés par jour. Et brutalement, j'avais séché. J'avais arrêté tout le café. Et là, j'avais eu les deux premières semaines. J'arrivais au bureau. Je m'endormais. C'était impossible de résister. Je m'endormais. Le sevrage avait été super long. Et depuis, j'ai quand même beaucoup travaillé, notamment sur mon rapport au sommeil, sur la manière dont je traite mon sommeil et mon besoin de sommeil.
Et je suis arrivé à un stade où je n'ai plus de réveil, mais je me réveille quand même super tôt parce que je suis calé sur mon rythme. Et le fait est que, du coup, le café est beaucoup moins nécessaire. Le café me fait plaisir parce que il est... J'aime bien, en fait, le goût du café. J'aime bien toutes les différences qu'il peut y avoir dans le goût du café. Et puis, j'ai des potes aussi fans de café, donc ça me fait beaucoup marrer de pouvoir parler de café avec eux. Et du coup, par contre, voilà, c'est ça la différence. C'est qu'en reprenant d'abord le contrôle sur mon sommeil, là, en arrêtant le café, je n'ai pas du tout eu cette espèce de down hyper brutal au démarrage de mes journées. Ce qui me fait dire, et c'est un très beau parallèle avec l'écriture, c'est pour ça que je le partage, ce qui me fait dire que, vous voyez, quand je m'étais dit je vais arrêter de boire du café pour me sentir mieux, en fait, je traitais un symptôme de ma maladie plus profonde qui était que je ne prenais pas soin de mon sommeil.
Et donc, évidemment, ça a été super dur. Alors qu'en fait, en faisant l'effet inverse, c'est-à-dire en prenant soin de son sommeil, déjà, tu peux te remettre à consommer du café parce qu'une tasse de café par jour n'a jamais tué personne, enfin, je ne crois pas. Et dans toutes ces addictions, si je peux utiliser ce terme-là, qui est peut-être un petit peu fort, il y a aussi une notion de quantité. La quantité fait le poison, comme on dira. Comme on peut dire, plutôt.
En écriture aussi, arrête de gratter la surface
Et du coup, je traitais seulement le symptôme, pas la maladie. Et c'est pareil en écriture. C'est à chaque fois de ça dont je parle. Ne pas s'arrêter à la surface et aller creuser ce fil de pourquoi on n'écrit pas, pourquoi ça me prend autant de temps, pourquoi j'ai cette frustration, pourquoi j'ai cette peur, etc. Ça peut être pourquoi j'ai cette page blanche, pourquoi j'ai le syndrome de l'imposteur, tout ce que vous voulez. Ne pas s'arrêter à la surface. Ne pas se dire, c'est parce que j'écris pas le matin. Peut-être, mais en fait, peut-être pas. Et c'est vraiment en s'interrogeant sur pourquoi tu n'écris pas, en comprenant ce que t'as comme système de valeurs, comme fonctionnement de ton identité, comme alignement, comme congruence, que tu vas réussir à vraiment développer des actions. Voilà, je cherchais le mot, alors qu'il est super simple. Des actions qui permettent d'ancrer réellement l'écriture dans ta vie. Peut-être que l'effet induit sera que t'écriras le matin, mais peut-être pas.
Et en fait, ça, tu peux pas, tu peux le savoir qu'en osant tirer ce fil avec moi, je prêche pour ma paroisse, tu connais, ou avec d'autres, si l'énergie que tu ressens avec d'autres est mieux que celle que t'as avec moi. Bon courage. Je rigole. Je rigole. Et donc, là maintenant, ma gorgée d'infusion, et ensuite, on parle de cette systématisation d'instinct. Vous voyez, je ne perds pas le fil quand même. Ah, ça fait du bien. Putain, j'en ai bu beaucoup plus qu'une. Je vais me resservir tout de suite.
Ah, bon, bah écoutez, avant qu'on se lance dans ce sujet, j'espère que vous allez bien, que vous êtes bien installés, que vous êtes heureux, que l'écriture se passe bien, et maintenant, on va parler de la systématisation de l'instinct. Alors, il y a plusieurs choses que je voulais dire. Déjà, en préambule, on va refaire un petit débrief.
C'est toujours les trois points essentiels qui sont qu'on a accès à la tête, au cœur et au corps. On a accès à la tête et donc au côté rationnel, réfléchi, qui synthétise, etc. Quand je vous parle du cerveau qui est un fusil à paintball et qui nous bombarde de peur, c'est de ce côté-là. Mais c'est aussi celui qui nous permet de faire des projections, de regarder le passé, de construire le futur en regardant le passé, de dérisquer, etc. Le cœur, les émotions, comment je m'en suis senti, les peurs, colères, joies, tristesse, toutes les déclinaisons, bref, tout ça, qui est un driver qui n'est pas celui avec lequel je suis le plus à l'aise. Tu vois, si on a tous une répartition entre ces trois points, moi, c'est peut-être celui sur lequel je travaille le plus, celui du cœur. Même si, en fait, je me rends compte rétrospectivement qu'il y a beaucoup de décisions que j'ai prises en suivant mon cœur plutôt que ma tête. Ou en tout cas, je fais un peu un foreshadowing sur ce que je vais raconter, mais où je demandais à ma tête pendant des mois de trouver une rationalité à une décision que je prenais avec le cœur au bout d'une seconde, ou avec le corps au bout d'une seconde.
Voilà. Et le dernier, c'est le corps, l'instinct, l'intuition, ce truc qui nous prend et qui, ce flow qui nous grise le cerveau, tu vois, qui fait qu'on se réveille, on fait, putain, ça fait trois heures que j'écris et c'est dingue ce qui s'est passé, j'ai l'impression d'être possédé par quelqu'un d'autre. Ce n'est pas quelqu'un d'autre, c'est simplement votre instinct, votre intuition qui prend le dessus et qui s'écoute. Voilà. Rappel important autour de ces trois points, on va surtout parler de l'instinct. On va surtout parler de l'instinct.
Pourquoi c'est hyper important de parler de l'instinct ? Parce que c'est, et de l'intuition, c'est quelque chose qui est, en fait, qui ne s'explique pas. C'est pour ça que c'est difficile d'en parler par A plus B et de dire autre chose que suis ton instinct. En fait, il y a vraiment, ça ne s'explique pas. Quand on a une intuition et que c'est vrai, quand on a un instinct qui nous dit de faire un truc et que ça marche, ça ne s'explique pas. C'est juste, ça se ressent.
Et... c'est pour ça qu'on trouve relativement peu de choses hyper précises autour de ça parce qu'en fait, c'est difficilement traçable. Alors, je vous conseille quand même un super bouquin autour de ça que m'avait offert Lynn Fox, qui est une amie autrice qui partageait beaucoup sur Instagram. Ça fait longtemps que je ne l'ai pas vue. Je vais prendre de ses nouvelles quand même. D'ailleurs, tiens, maintenant que j'y pense. Le livre s'appelait Un truc avec l'intuition. J'ai oublié.
Faire confiance à son intuition. Non, attendez, je l'ai noté quelque part. Je reviens. Réussir grâce à son intuition de Béatrice Millêtre. Voilà. Et elle explique dans ce livre que pour travailler cette intuition, il y a une manière assez simple. C'est en fait, quand vous avez une intuition et que vous la vérifiez, prenez le temps de la noter. C'est comme si vous donniez du feedback à votre intuition et que vous lui disiez OK, là, tu vois, tu pensais ça, tu as eu raison. Et c'est vraiment auto-nourrissant ce truc-là. Et elle conseillait de le faire vraiment dans toutes les situations je ne sais pas, vous rentrez d'une balade, vous avez laissé Voltaire dans la cuisine et avant d'entrer, vous vous dites je ne sais pas pourquoi je ne le sens pas, je pense qu'il a dû faire caca en plein milieu de la cuisine. Là, vous rentrez, effectivement, il a fait caca en plein milieu de la cuisine alors qu'il ne l'avait pas fait depuis six mois.
Votre intuition avait raison. Toute ressemblance avec une histoire qui pourrait avoir été vraie est parfaitement fortuite, évidemment. C'est vrai aussi, par exemple, quand vous allez pour prendre un bus et vous vous dites putain, je ne sais pas pourquoi je sens qu'il va être en retard. S'il est en retard, hop, intuition, elle l'avait juste, vous le notez et vous l'apprenez. Ça peut être aussi dans, je ne sais pas, vous rencontrez quelqu'un et vous faites je ne sais pas pourquoi cette personne, je sens qu'elle va être importante dans ma vie et il se trouve qu'elle l'est. Voilà, pareil, intuition qui dit, voilà. Alors, il y a un truc derrière, c'est une petite parenthèse, il y a un truc derrière parfois un peu, peut-être, je vais peut-être être un petit peu ésotérique en disant ça, mais il y a un peu un truc d'énergie aussi. C'est-à-dire que si dès que vous rencontrez quelqu'un, vous vous dites je ne sais pas pourquoi ce mec est louche, vous allez aussi réussir à trouver tout ce qui va dans le sens de ce que vous pensiez.
C'est pour ça que je le dis maintenant, c'est peut-être le seul warning qu'il faut avoir avec l'intention et l'instinct, pardon, pas l'intention, avec l'instinct et l'intuition, c'est que quand on a une intuition et qu'on veut avoir raison, le cerveau, la vie, tout fait pour qu'on comprenne. C'est là, évidemment, que les deux autres, tête et cœur, viennent balancer ce corps. C'est pour ça que quand on parle d'instinct, on ne parle pas d'oublier les deux autres, surtout pas, on parle d'équilibrer l'utilisation des trois. Voilà. Une fois que j'ai fait cette présentation de l'instinct et de l'intuition, qui peut aller de tout à rien, vraiment, c'est peut-être positif, négatif, voilà, c'est souvent des espèces de fulgurances, ce n'est pas un truc qu'on construit en fait, l'instinct. C'est vraiment d'un coup, là, tu te dis, je ne sais pas, je sens ça ou j'ai l'impression de, bon, voilà. Ça, c'est de l'instinct et de l'intuition. Écoutez-la, faites-lui confiance, voilà. Et toujours à contrebalancer, évidemment, avec l'équilibre des trois, tête-cœur-corps.
Cela étant dit, je voulais vous parler de la systématisation de l'instinct, pour quelles raisons ? Et là, hop, je vais vous parler de moi, je vais vous donner moi comme exemple. Il se trouve qui correspond trait pour trait à la personne que j'avais en révélateur, qui s'est beaucoup reconnue dans ce partage. C'est pour ça que je me dis aussi que c'est intéressant de le faire à tout le monde.
Pour info et pour petite parenthèse, le révélateur, c'est la première séance que je fais avec les gens que j'accompagne, environ deux heures, dans laquelle on traite des dix points qu'il est absolument crucial d'adresser, les dix points cruciaux qu'il faut absolument adresser avant de commencer son livre et ça pour savoir exactement dans quelle direction on va. N'hésitez pas à aller vous balader sur mon site, j'en parle, n'hésitez pas à me poser des questions si vous avez des questions, voilà, parenthèse fermée sur le révélateur. Mon rapport avec l'instinct et l'intuition, c'est que en fait, avant, tout ça, je n'avais pas. En France, on est très orienté tête, chiffre, métrique, rationalité. J'ai en plus une famille qui est quand même très ingénieure en majorité. Donc, encore une fois, c'est carré, c'est tête. Donc, j'ai été élevé dans un environnement à la fois de société et de famille très orienté tête où tout devait être tête rationnelle, claire, dérisqué.
Paris-Bordeaux : anatomie d'une décision
Voilà. C'est bien. C'est pas bien. Je ne sais pas. En tout cas, c'est comme ça que j'ai grandi. Le fait est que pendant très longtemps, j'ai essayé de comprendre comment fonctionnait mon processus de décision parce qu'évidemment, la décision est quelque chose dans laquelle ce triptyque tête-cœur-corps va jouer un rôle essentiel puisque chacun va, de manière plus ou moins pondérée, appuyer un type de décision. Je vous donne un exemple.
Vous êtes en couple. La personne avec qui vous êtes en couple part... Vous êtes en couple à Paris, la personne avec qui vous êtes en couple part à Bordeaux parce qu'elle a un travail. OK. Et puis, vient la discussion de qu'est-ce que je fais ? Est-ce que je la suis ou est-ce que je reste à Paris ? Et là, il y a plusieurs choses. Il y a la décision du vraiment émotionnel. je l'aime, je la suis. Voilà.
Il y a la décision instinctive qui peut être j'ai envie de la suivre, j'ai pas envie de la suivre, j'ai envie de rester. Et ça, c'est une fraction de seconde. C'est pas quelque chose de construit. C'est, on vous pose la question, la première chose qui vous vient en tête, ça, c'est l'instinct. Et la réponse instinctive à cette question de est-ce que je la rejoins ou est-ce que je la rejoins pas peut être je la suis, voilà, ou je reste à Paris. Et ensuite, c'est la décision rationnelle. C'est-à-dire, ok, mon cœur me dit ça, ma tête me dit ça, mon loyer me dit ça, le travail que j'ai me dit ça, ce que j'ai envie de faire dans dix ans me dit ça, ce que j'envisage de construire avec cette personne me dit ça, les différences qu'on a, les nanani, nanananana, un tableau des pours et des contres, vous faites ce que vous voulez. Là, la tête, ça peut être un processus qui est long de tout trier.
Et à la fin, la décision peut être ok, je te rejoins dans six mois après que j'ai annoncé à mon chef que je voulais être muté dans le sud-ouest, et nananinana, ou alors ça peut être, bon, écoute, c'est plus simple, on se sépare tout de suite, ça peut être tout et n'importe quoi. Voilà. Voilà l'exemple. Et donc, j'ai très souvent essayé de comprendre mon processus de décision. Et je comprenais, c'était compliqué pour moi parce que j'avais jamais eu la sensation de prendre de mauvaises décisions ou en tout cas, j'en ai jamais vraiment regretté. En tout cas, j'essaie aussi de ne pas vivre dans ce regret-là, mais plutôt de tourner à chaque fois les décisions en disant : t'as pris une décision un instant T, c'est celle qui était juste pour toi à ce moment-là. Qu'est-ce qu'elle t'a permise ? Et avec ce que ça t'a permis et ce que ça t'apprend aujourd'hui, qu'est-ce que t'as envie de faire aujourd'hui ?
La claque : des mois pour justifier une seconde
Voilà comment je traite le regret. En mode très coach. Je reviens à mon exemple. J'essayais de comprendre mon processus de décision. Je voyais bien qu'autour, il y avait des gens qui avaient une notion très claire de la manière dont ils prenaient les décisions et pas moi. Et quand je rentre en formation de coaching en fin 2024, c'est ça ? Ouais, c'est ça. Et que je prends conscience de cet index de conscience justement, tête-cœur-corps, là je me dis attends, il y a quand même l'instinct là, c'est pas mal ce truc, c'est quoi là exactement j'ai envie de creuser un peu. Et en fait, j'ai réussi à comprendre que mon processus de décision avait très très très très très très très souvent été j'ai une décision instinctive qui vient et ensuite mais j'ai peur de passer le pas parce que c'est instinctif et que j'arrive pas à l'expliquer et dans mon monde rationnel d'ingénieur, c'était pas possible.
Et donc ensuite, je laisse le choix... Enfin, en tout cas, je laisse le travail à ma tête, sur tous les mois qui suivent, de construire une décision rationnelle qui mène exactement à la décision instinctive que j'avais. Et c'est hallucinant. Quand j'ai pris conscience de ça, ça a été une espèce de claque monstrueuse, parce que j'ai pris conscience de, à la fois, cet instinct très fort que j'avais en moi, mais, de deux, aussi de la peur qui me rongeait. Parce que j'avais une décision instinctive et j'osais pas la prendre. Et donc je restais dans une inaction, jusqu'à construire dans ma tête toutes les raisons qui faisaient que... Et le truc, c'est que ça paraît bien quand je vous l'amène comme ça, parce que ça rejoint un peu cette notion d'équilibre entre tête, cœur, corps. Mais là, c'était pas bien. Là, c'était pas bien. C'était pas bien parce que la tête prenait le dessus sur tout, et elle manipulait tout ce qu'elle voyait pour rentrer dans cette décision instinctive.
Ce qui fait que, pour rentrer dans cette décision instinctive, il y avait des choses que j'interprétais pas de la bonne manière, ou il y avait des comportements que je me mettais à avoir pour que ça aille dans cette décision instinctive, plutôt que d'avoir le courage de regarder en face et de me dire : Sam, ton instinct te dit ça, écoute-le. Écoute-le. Quand j'ai pris conscience de ça, ça m'a vraiment libéré, et ça m'a vraiment permis de mettre un nouveau niveau de compréhension sur ma prise de décision. Et maintenant, je me fais beaucoup plus confiance à l'instinct. C'est-à-dire que quand je me dis... Je vois un truc et je me dis : j'ai envie de ça, j'ai envie de le faire. OK, l'instinct, direct. Je garde aussi mon aspect tête, c'est-à-dire que je prends quand même quelques jours pour rationaliser tout ça et me dire : OK, ce que me dit mon instinct, en plus de ça l'émotion, et la tête, le backup, quoi.
Mais je m'enferme plus dans ce truc de réfléchir pendant des mois, à tournicoter dans ta tête, et puis nanani, nanana. C'est horrible. C'est horrible. Et ça me fait... Ça fait beaucoup de mal, en plus. Donc voilà, déjà, ça, c'est le premier niveau de systématisation d'instinct que j'ai pu identifier chez moi, dans la prise de décision. C'est que je sais : quand j'ai une décision importante, j'ai un truc qui me vient, généralement c'est la bonne décision. Et après, dans mon processus, je prends toujours quelques jours pour y mettre la tête et le cœur, pour rationaliser ce côté-là et quelque part maîtriser et canaliser cet instinct. Parce qu'évidemment, le piège de l'instinct, je l'ai déjà un peu dit tout à l'heure, mais c'est qu'il est très foudroyant, tu vois. Il part à droite, à gauche.
Si t'écoutes que ton instinct, pour un créatif comme moi ou comme toi qui m'écoutes, ça peut être aussi suivre toujours l'objet brillant. Tu commences un projet, t'as une nouvelle idée, paf, tu pars sur l'autre projet, et puis après l'autre, et puis après l'autre, etc., etc. Et tout ça, ça fait que tu ne t'assois... Tu ne... Tu n'ancres pas ta vision long terme, tu ne vas pas au bout des choses, et ça crée une très grande frustration, en plus, dans la suite. Voilà. Deuxième niveau de systématisation de l'instinct. C'est que, du coup, en étant quelqu'un de plutôt instinctif, ça se répercute aussi sur l'écriture. Parce que là, ça fait 30 minutes que je parle, vous avez l'impression que je ne parle pas d'écriture. Au contraire, je parle énormément d'écriture dans ce que je viens de dire.
Parce que quand on construit une histoire, quand on se demande quel chemin on a envie d'emprunter, quand on se demande de quoi on a besoin pour commencer à écrire, ça se règle... C'est que de la prise de décision, et ça se règle avec cet index de conscience. Ça, on ne vous le dira pas dans les formations d'écriture, mais je vous jure que c'est extrêmement important. Vraiment très, très, très, très important d'avoir ça en tête. Et donc dans mon processus d'écriture, je suis plutôt instinctif. Donc je ne passe pas beaucoup de temps à construire un squelette. En gros, si je devais résumer, j'aime pas ces termes, mais je ne suis pas architecte. Voilà. Ou en tout cas, pas totalement. J'aime bien le côté architecte de temps en temps, mais je suis plutôt un jardinier dans l'expression de mon écriture. Ce qui me drive quand j'écris, c'est, comme je l'ai déjà dit plusieurs fois, cette consistance, cette... 1, 2, 3, j'ai pas le mot. Quand on fait quelque chose plusieurs fois d'affilée. Cette régularité. C'est pas ce mot-là que je cherche, mais cette régularité, ça marche aussi. Il va pas me revenir. Non, il va pas me revenir, tant pis. Donc je marche beaucoup à ça.
Et par contre, dans ma créativité, et donc pas dans la... Enfin, alors, 1, 2, 3, pardon, je me suis mal exprimé. Je reviens. Dans ce qui me drive, ce qui crée ma motivation quotidienne et qui maintient mon élan d'écriture, c'est effectivement cette régularité. Ensuite, dans une session, je déteste plus que tout que je dois écrire quelque chose que je connais déjà. C'est-à-dire que si je sais exactement tout ce qui va se passer dans ma tête, j'ai un peu un mécanisme qui me fait : frérot, à quoi bon, tu sais déjà ce qui se passe. J'aime être surpris. J'aime me surprendre moi-même quand j'écris. C'est mon côté instinctif.
Ce côté instinctif, et vous verrez que tout se boucle toujours très, très bien quand on prend le temps de s'étudier en profondeur, ce côté instinctif fonctionne évidemment beaucoup dans l'urgence. Pourquoi ? Parce que dans l'urgence, il n'y a plus le temps pour penser. Dans l'urgence, il n'y a que l'instinct, il n'y a que le corps. C'est vraiment... Et là, ça peut être même dans des situations extrêmes. C'est-à-dire que tu mets un pied sur la route, tu vois qu'il y a une voiture, et là ta tête comprend très vite que si tu bondis pas en arrière, t'es KO. Là, ton instinct, paf, il te fait décoller, tu vois. C'est cet instinct qui... T'as procrastiné pendant tout ton début d'école d'ingé, t'es à une semaine des partiels et t'as rien fait. Là, ton instinct, il te dit : frérot, tu vas te lever à 6h tous les jours, que tu fasses la fête ou pas, et tu vas bosser ces partiels et les réussir.
Se fabriquer une fausse urgence à 6h30
Et là, il n'y a plus de place pour la tête, il n'y a plus de place pour l'organisation ou la sur-organisation. Il y a vraiment : OK, le plus important, c'est ça, je le fais. OK, c'est fait, je passe à la suite. L'urgence déclenche l'instinct. Pour quelqu'un comme moi qui, dans l'écriture, fonctionne à l'instinct, et bah j'ai pu me créer un faux sentiment d'urgence. Je m'explique. En disant que j'écris le matin de 6h30 à 9h, ok, fine, et bah il suffit que je me mette un rendez-vous à 9h, qui fait que à 9h je dois déconnecter de toute manière. Et bah quand je m'y mets à 6h30, en fait, j'ai déjà l'urgence du rendez-vous de 9h qui s'allume. Et là, ma tête, elle est là en mode : frérot, tu as dit que pour écrire ton livre, tu avais besoin de cette régularité, donc aujourd'hui, là, maintenant, tu vas écrire. Par contre, à 9h, tu dois avoir déconnecté et tu dois être concentré sur le coaching qui t'attend. Frérot, écris.
Ne prends pas ma méthode, creuse la tienne
Et là, c'est l'instinct qui prend le dessus. Et c'est pour ça que c'est magnifique, et c'est pour ça que cette compréhension de soi-même, elle est magnifique en écriture, mais partout ailleurs. Et là, je vais en parler en écriture. C'est que, résultat, cette envie de maintenir la régularité pour ancrer le processus chez moi se goupille super bien avec ce sentiment d'urgence que je me crée en écrivant spécifiquement le matin. Et ça coche toutes les cases. J'ai la régularité, j'écris à l'instinct, je vais chercher cet instinct, et en plus de ça, j'écris beaucoup plus libéré, je me prends pas la tête. Et dernier point, et non des moindres : comme je le fais le matin, et bah après, toute la journée, je me demande pas : ah mais putain, j'ai vraiment envie d'écrire, faut que j'écrive aujourd'hui. Ça, c'était un grand problème que moi j'avais. Ça sera peut-être pas ton cas, toi qui m'écoutes, mais moi, si j'écris pas le matin, toute la journée je me dis : putain, faut que j'écrive, faut que j'écrive, faut que j'écrive, pour maintenir ma win streak et ma régularité. Et bah le seul contre que j'ai trouvé à ça, c'est écrire le matin. Comme ça, après, hop, c'est réglé, je peux passer à ma journée, je pense plus à l'écriture, j'y repense le matin d'après, du coup. Et voilà, et la boucle est bouclée.
Et c'est ça, systématiser son instinct. C'est aussi simple que ça. C'est travailler suffisamment sur soi pour aller comprendre les déclencheurs de notre instinct. Il se trouve que l'urgence en est un qui fonctionne très bien. Alors, il s'agit pas de se mettre une espèce de pression horrible sur les épaules et de se mettre un gros stress, voilà, c'est pas ça. Et surtout, je vous parle de mon exemple, mais il y a plein d'autres exemples qui soulignent que ça ne fonctionne pas forcément comme ça. C'est pour ça que c'est important de s'interroger sur ce qui nous parle à nous, et de creuser nos fils à nous, et de pas simplement écouter les méthodes miracles qu'on partage à droite à gauche, ou celles des autres.
Même si ma méthode à moi, avec mon fonctionnement d'écrire le matin, etc., fonctionne pour moi, c'est jamais ce que je partage dans Ose Écrire quand j'accompagne un auteur. Au contraire, moi je vais aller creuser tous ces trucs-là chez lui pour comprendre exactement le rythme avec lequel il a envie de fonctionner. Évidemment, c'est pas en claquant des doigts qu'on trouve ce rythme miracle. C'est très itératif, puisqu'il faut laisser le temps de réfléchir, de ressentir et d'agir. Tête, cœur, corps. Toujours. On s'intéresse aux trois, c'est très important. Et voilà. Voilà la systématisation de l'instinct, voilà la puissance que ça a, en tout cas pour moi.
Si vous vous êtes reconnu dans le partage que j'ai fait, à la fois que ça soit celui de l'urgence, de la prise de décision, etc., m'est avis que vous avez un fonctionnement instinctif que vous ne soupçonnez pas. Si vous avez l'impression de pas fonctionner comme ça, c'est totalement ok. Posez-vous simplement vous la question... Oh là là, j'ai dit deux fois vous, là. Posez-vous simplement la question de : ok, au quotidien, quand est-ce que j'utilise mon instinct ? Commencez par là. Et si ça vous éclate, demandez-vous : ok, comment je peux en mettre un petit peu plus, comment je peux faire pour... et l'écouter plus. Parce qu'il vous parle. Même si c'est le point, le point des trois le moins développé chez vous, il vous dit toujours des trucs.
Voilà. Écoutez, je pense que c'est pas mal. J'ai fait un espèce de tunnel de parole, c'est un truc de fou. Ça fait 40 minutes. Bon, mais écoutez, tant mieux, c'était super cool de parler de cette systématisation de l'instinct. Est-ce que j'ai oublié quelque chose ? Non. Vive l'instinct. D'ailleurs, ça me fait... Ça me fait marrer, mais en 2020... Noël 2022, avant que... Ouais, avant que je commence à avoir toutes mes prises de conscience sur que fais-je de ma vie, ma mère m'offre un livre à Noël, et dedans il y avait une carte qu'elle avait pas choisie, mais une carte qui disait, euh, je crois que c'était en anglais. Allez, vous avez pas eu de mot anglais encore aujourd'hui. Si. Je crois que j'ai dit fine à un moment. Mais je vais vous le faire en anglais. Il y avait écrit : trust your guts, it's the head of your brain. Et en français : faites confiance à votre instinct, il sait ce que votre tête ne sait pas.
Et je pense que cette carte n'était pas là par hasard, et que c'était comme un indice pour m'indiquer de : intéresse-toi aussi à ce que dit ton instinct. Ça, intéresse-toi à ce qui te crie, ne fais pas que le faire taire, tu vois. Tempère-le, mais écoute-le aussi. Voilà. Bref, j'espère que vous avez apprécié cet épisode sur l'instinct. Je vous souhaite une très bonne fin de dimanche, une très bonne journée, une très bonne... un très bon tout, où que vous soyez, qui que vous soyez et quoi que vous fassiez. Profitez de votre instinct. Je le répéterai une dernière fois, mais : trust your guts, it's the head of your brain. Et je vous fais des bisous les copines, je vous fais des bisous les copains, à très vite, c'était Ybelion, ciao !
Merci. Merci d'être là, épisode après épisode. Si ce podcast t'inspire, t'aide ou te met du baume au cœur, t'abonner, mettre 5 étoiles et le partager, c'est le meilleur moyen de m'aider à toucher le plus de gens qui ont un livre en eux. Parce qu'après tout, plus il y a de livres écrits et mieux le monde se porte. À très vite. Ose Écrire. Et le plus de gens qui ont un livre en eux.
Ancien ingénieur en sûreté nucléaire, j'ai tout quitté pour l'écriture. J'anime Ose Écrire et j'accompagne les auteurs autour de trois clartés : le rythme, l'identité, l'intention. Toi aussi, tu as un livre qui attend ?