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Pochette de l'épisode 104 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 104SOLO19 AVRIL 202641 MIN

Sans mon livre, j'aurais jamais couru ce marathon

Clarté · Rythmedisciplineparcours personnel
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FACE A — LES 20 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

Comment tu sais que tu vas tenir ?

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

Au 37e kilomètre du marathon de Paris, mon premier, je vois beaucoup de gens autour de moi se mettre à marcher. Aucun jugement là-dedans, chacun sa course. Mais c'est contagieux, ce truc.

Et une petite voix arrive. « Ouais, Sam, quand même, ça serait pas mal de s'arrêter, non ? » Elle est là, elle est réelle, et elle a l'air parfaitement raisonnable.

Elle a tenu cinq à dix secondes. Toutes les autres voix l'ont balayée : c'est pas une option de s'arrêter, donc tais-toi, encourage-nous, et t'inquiète, on gère. J'en ai eu un frisson entier en courant.

Ce qui compte, c'est que ces autres voix, je ne savais pas qu'elles étaient là. Si je m'étais arrêté, elles ne seraient jamais apparues. On ne découvre ses ressources qu'en continuant d'avancer, jamais avant.

C'est exactement ce qui se passe quand quelqu'un te dit que l'écriture c'est réservé aux littéraires, ou que ton projet est trop ambitieux. La voix qui te dit d'arrêter arrive toujours. Ce qui décide, c'est ce que tu as construit derrière elle pendant les mois de préparation.

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE

CAROUSEL À VENIR

Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Marathon, marathon, marathon

Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans l'épisode 104 d'Ose Écrire, et aujourd'hui on parle du Marathon de Paris, et surtout de ce que ça m'a appris sur moi, sur l'écriture, et du coup de ce que ça peut vous apprendre, vous, dans ce beau processus, qu'est l'écriture du livre dont vous rêvez. Je vous souhaite une très bonne écoute, à très vite. Moi c'est Sam, Ybelion de mon nom de plume. Je suis écrivain, coach ICF, et j'ai créé Ose Écrire, un accompagnement pour celles et ceux qui veulent enfin accomplir leur rêve d'écrire un livre. Ce podcast a la même intention. C'est ton rendez-vous inspiration, discipline et passage à l'action. Et si ça te parle, abonne-toi, mets 5 étoiles et partage autour de toi, parce que plus il y a de gens qui osent, plus d'autres oseront à leur tour. Allez, c'est parti, et bonne écoute. Marathon, marathon, marathon. Oui, oui les amis, épisode 104, c'est parti. On va parler du marathon. On va faire une démarche très coaching. Et pour que ça vous serve, que vous en ayez couru ou pas, on va faire évidemment des grands parallèles avec l'écriture.

La question d'une écrivaine nocturne

Et donc dans cette démarche très coaching, on va voir ce que j'ai appris en courant le marathon, ce que j'ai pu ressentir, qu'est-ce que ça m'a appris sur moi, qu'est-ce que ça m'a appris sur la pratique de l'écriture, bref, un peu tout ça. Et pour entrer dans le sujet, alors je pourrais voir vous rappeler qu'un marathon c'est 42 km. Bon, ok, très bien. Mais je vais entrer dans ce sujet-là en vous partageant une question que m'a posée une coachée qui m'a tout simplement retourné la tête, en fait. Elle m'a envoyé, je crois dimanche soir ou lundi matin, enfin dans la nuit de dimanche à lundi, c'est une écrivaine nocturne, elle m'a envoyé une question qui m'a dit, alors est-ce que finir un marathon fait le même effet que de tenir son livre entre ses mains ? Et je processe cette question depuis quelques jours et je crois commencer à mettre le doigt sur un petit niveau de réponse.

« C'est pas une option de s'arrêter »

Arrêtez de banaliser l'exceptionnel

c'est extrêmement... En fait, c'est pas le même... C'est pas le même accomplissement. Et je vais le partager peut-être de manière très brutale, mais quand on termine un marathon, aussi exceptionnel que ce soit, parce que ça serait bien aussi de pas normaliser cet accomplissement. Je sais que les réseaux ont tendance à banaliser, de courir en moins de 4h, 3h30, que sais-je. Le terminé, c'est déjà exceptionnel. C'est important de remettre cette église-là au centre du village et de pas normaliser l'exceptionnel. Et je le dis pas tellement pour moi, parce que là, on pourrait penser que je me jette des fleurs, même si je suis extrêmement fier. De toute façon, j'ai mis la médaille dans le décor, donc vous vous doutez bien que je suis extrêmement fier. Mais c'est important de le rappeler aussi pour tous les gens qui peuvent se sentir parfois peut-être déçus du chrono qu'ils ont pu faire, déçus de ce qu'ils ont pu ressentir en le parcourant. Et en fait, je fais partie de ces gens-là, mais tout ça, je vais en parler juste après. C'est pas du tout le même genre d'accomplissement, le marathon et le livre.

Le marathon, quand on le termine, on est entouré. On est entouré de plein de gens qui parcourent la même épreuve que nous. C'est-à-dire qu'on passe la ligne et devant nous, il y a des gens qui viennent de la passer. Derrière nous, il y a des gens qui vont la passer. On la passe peut-être même au même moment que d'autre. Et il y a un aspect de peut-être de communion ou de joie partagée. C'est extrêmement particulier comme sensation. Je ne sais pas encore comment la décrire. Peut-être une sorte d'euphorie mêlée à un profond sentiment d'appartenance. Et c'est extrêmement touchant. t'arrives, t'as tous les gens qui sont là pour supporter les gens qui courent. Tu passes, tu vois des gens qui ont réussi, d'autres qui arrivent. Il y a un truc un peu inexplicable de putain, j'ai participé à tout ça et je fais partie de ceux qui ont réussi. L'écriture, c'est pas ça. Quand on tient son livre dans les mains, souvent quand on le reçoit, on est seul ou peut-être avec la famille ou les amis. Mais il y a un truc très, très intime. Et c'est en ça que les deux accomplissements sont totalement différents. Alors, c'est évidemment ma vision des choses. C'est à dire que probablement que quelqu'un qui, comme moi, a pu courir un marathon et écrire un livre ne le vivra pas comme ça. Mais moi, c'est exactement ça que j'ai ressenti quand on m'a posé cette question de alors la différence entre les deux. Le livre était extrêmement intime. C'était un changement très profond. C'était un changement extrêmement discret, extrêmement personnel.

et autant et autant inexplicable que de franchir la ligne du marathon et d'avoir cette espèce d'euphorie collective. Et c'est ça la principale différence, je crois. Après, sincèrement, quelque part, l'apprentissage derrière est un peu le même. On en apprend beaucoup sur soi et c'est absolument passionnant, en fait. Je me rends compte que je cherche beaucoup mes mots dans ce début de podcast parce que c'est pas évident de transmettre ce que ça peut nous faire ressentir. Je vais quand même essayer de le faire. Alors du coup, je vais parler de la course un peu de manière générale et puis je rebouclerai un peu sur tout ce qui peut me venir en tête. En fait, c'est une course qui commence dans cette euphorie collective. T'es entouré de plein de gens qui sont motivés pour le courir. T'as des supporters tout le long du parcours. Donc, et surtout principalement au début. Et donc, t'as vraiment cette euphorie collective. T'as l'impression de faire partie d'un truc et qu'il y a une espèce de locomotive qui tire. T'es pas tout seul à courir. T'es pas tout seul à faire ce truc.

Bois de Vincennes : le ventre mou

Et ouais, c'est collectif. Alors du coup, quand tu te sens un peu tiré et poussé des ailes dans ce truc là, c'est évidemment le grand piège de tous les gens qui courent un marathon. C'est ce fameux partir trop vite et exploser et exploser en vol. Moi, mon objectif était de ne pas exploser en vol. Je n'avais pas envie. En tout cas, je voulais être en contrôle. Donc, j'ai respecté le plan de A jusqu'à Z. Je me suis senti très bien au début. Jusqu'à 15 km, franchement, c'était presque facile. Enfin, j'étais dans une zone de confort et tout allait bien. Là, t'arrives dans le Bois de Vincennes. J'avoue que 15 jusqu'à 20, là, t'es un peu Bois de Vincennes. Je ne sais pas, il y avait un truc particulier. T'es dans cette espèce de zone grise où en fait, la motivation du début s'est effondrée un peu. Tu quittes un peu la zone de confort que tu connais parce que des sorties de plus de 15, t'en fais pas non plus des tonnes et des tonnes dans ta prépa. Et puis, il reste encore deux tiers du parcours. Même si tu dis, j'en ai déjà fait un tiers. Voilà. Et donc, il y a un truc très particulier entre le 15 et le 20, 25 qui est cette espèce de ventre mou du projet et de l'objectif.

Et alors là, voilà, le parallèle est flagrant avec le processus d'écriture. Quand la motivation meurt, tu as intérêt à avoir l'assise de ton rythme, de ton intention claire et de la personne que tu incarnes et que tu sais être capable d'aller vers ton objectif, même si tu l'as pas fait. C'est pour ça que c'est tellement la même chose. C'est à dire que avant de... Et c'est pour ça, quelque part, ça conforte encore plus le fait que je sais que Ose Écrire est la bonne méthode. Alors, pas la bonne méthode, mais le bon accompagnement pour quelqu'un qui aurait envie de pleinement aller écrire son livre et de se donner les moyens d'aller jusqu'au bout. Quand tu t'apprêtes à courir un marathon, en fait, le jour de la course, c'est peut-être déjà là... le sort est jeté, en fait. Tu vois, t'as pas... T'as respecté le plan, t'as juste à respecter le plan, en quelque sorte. Voilà. Mais t'as une intention très claire, c'est de finir ces 42 putain de kilomètres. T'as développé un rythme pendant toute ta préparation qui t'a permis d'ancrer ta nouvelle identité de personne qui va être capable de courir 42 kilomètres. Et si t'as pas fait ça, quand t'arrives à 15, etc., là, tu te retrouves complètement perdu. Et c'est là que ça devient extrêmement difficile. Et en fait, j'ai vraiment retrouvé ce truc-là de me dire... Bon, en fait, ça, n'oublie pas que tu t'es préparé pendant, je sais pas, 4-5 mois. Tu sais très bien comment...

Le mur du 30 n'a jamais eu lieu

Tu sais très bien que cette prépa, elle t'a permis de développer l'identité du coureur que t'étais pas avant. Et surtout celle de quelqu'un qui est capable d'aller jusqu'au bout de 42 kilomètres. Et bah, fine, fais-toi confiance. Fais confiance à tout ce rythme que t'as développé, fais confiance à toute cette identité que t'as créée, fais confiance à cette intention très claire que t'avais de vouloir terminer ce marathon. Et c'est ça qui m'a permis de passer le 15, 16, 17, 20, 25, etc.

Parce qu'après, effectivement, on parle toujours du mur des 30 kilomètres. Mais je dois avouer que, arrivé à 30, qui était vraiment une zone d'exploration la inconnue, parce que le maximum que j'avais couru en prépa, c'était 31, je crois. En fait, j'ai eu aucun doute pendant tout le long de la course, mais arrivé à 30, en étant bien, c'est-à-dire, évidemment, tu sens tes jambes, etc., etc., ça devient quand même, voilà, c'est pas facile. Mais là, je savais que j'allais arriver au bout sans m'écrouler. Et là, il restait vraiment plus qu'un tiers. Et là, dans ma tête, j'étais là en mode, vas-y, c'est bon, ça va aller, ça va vraiment aller au bout. Et donc, paradoxalement, pour moi, je trouve que la zone la plus compliquée, c'est vraiment ce slope au milieu entre la motivation du début s'éteint et t'es pas encore assez proche de la fin pour te dire, pour être remotivé par le fait d'arriver.

Et le processus d'écriture est exactement pareil. Quand tu commences, t'es hyper motivé, puis après, ça descend, et tu vois qu'il t'en reste quand même beaucoup. Et si t'as pas ancré un rythme, si t'as pas une intention claire, si t'as pas une identité que t'as envie de développer, et bah, c'est souvent là qu'on abandonne. Et alors que si on maintient tout ce rythme, etc., etc., et bah, à la fin, on voit de plus en plus le haut de la montagne, et hop, après avoir fait un pas après l'autre, on est remotivé par le fait de se dire, putain, merde, je l'ai fait, et je vais aller jusqu'au bout. Et je crois que c'est ça qui me marque le plus a posteriori, parce que, croyez pas que j'ai réfléchi à tout ça pendant la course, c'est pas vrai du tout. T'es concentré sur le fait de courir, parce que c'est quand même, tu tiens quand même une allure qui est censée être la plus challengeante pour toi, pour aller chercher quand même un chrono qui te semble intéressant pour toi.

On n'écrit pas un livre à la motivation

Donc, t'es pas là en mode dissertation de philo, petite discussion avec la personne à côté de toi, et vas-y que je prends un call, et vas-y que je suis en train de disserter sur je, ou que sais-je. Non, t'es focus sur le fait de courir et d'aller jusqu'au bout. Mais, rétrospectivement, c'est ça qui me marque le plus, c'est qu'en fait, c'est, et c'est valable pour la vie, c'est ce que je partageais dans mon post, le marathon, c'est vraiment la vie, c'est valable pour tout grand projet qu'on souhaite mener, et qu'on souhaite voir aboutir. En fait, c'est toujours la gestion de cette motivation, mais surtout d'en faire un rythme pour développer une identité qui nous permet de tenir sur le long terme, et un moment d'arriver à la fin, et de pouvoir aussi reprofiter de ces élans de motivation, parce que, bien évidemment, je répète souvent qu'on n'écrit pas un livre à la motivation, ou alors on met 150 ans à l'écrire parce qu'on attend juste des pics de motivation aléatoires qui nous tombent dessus pour je ne sais quelle raison.

Par contre, évidemment, que dans tout le processus, il y a des moments où on peut capter de la motivation à quelques endroits. Ça peut être une très bonne nouvelle qu'on apprend, ça peut être l'aperçu de la fin, ça peut être de voir quelqu'un d'autre réussir, bref. Donc, c'est important aussi de capter ces petits signaux de motivation.

Au 35, les jambes lâchent avant la tête

Et voilà. Et après, donc, 30e kilomètre, là, je ne doutais plus du fait que j'arrivais. 35e, c'est ce moment-là où je me suis dit, vas-y, je peux un petit peu accélérer. Voilà. Là, ça a été ma zone bloquante. Ce n'était pas le souffle, ce n'était pas le mental, c'était vraiment les jambes. C'est-à-dire que je n'avais plus la puissance ou le jus pour appuyer sur mes jambes et pleinement accélérer. Et donc, je n'ai pas pu aller essayer de taper plus dans mon coffre parce que mes jambes ne suivaient plus. Musculairement, c'était vraiment ça le point le plus bloquant, je pense.

Évidemment, vers les 37, je pense, là, j'ai entreaperçu une petite voix dans ma tête parce que c'est un moment très particulier aussi et là, le parallèle avec l'écriture est encore fascinant. C'est un moment où tu vois, alors pas des gens abandonnés, mais des gens se mettre à marcher.

Alors, je vais mettre un disclaimer, ce n'est pas du tout une critique des gens qui peuvent se mettre à marcher, rien à voir. Moi, dans ma tête, j'avais un chrono en tête, je voulais aller atteindre ce chrono, je savais que si je me mettais à marcher, je n'aurais jamais ce chrono parce que je n'aurais jamais le jus pour redémarrer et tenir mon allure.

Et, quand tu arrives à 37, là, en fait, tu commences à voir plein de gens marcher et c'est extrêmement démotivant parce que tu te dis, putain, mais peut-être que ça serait pas mal que moi aussi je marche parce que quand même, c'est dur, tu vois. et c'est valable dans tous les pans de la vie, je vais faire le parallèle avec l'écriture avant de finir ce partage marathon, mais quand tu es dans le processus d'écrire un livre et que, par exemple, tu partages à tes proches que tu as envie d'écrire un livre, il suffit que quelqu'un ait la croyance de c'est vraiment fait que pour les littéraires où il suffit que quelqu'un ait ce truc en tête que, en fait, lui, il a déjà essayé avant, il n'a pas réussi pour recevoir en retour de ce j'ai envie de ce partage de j'ai envie d'écrire un livre, un, ah ouais, non, mais c'est super difficile et puis, en fait, il faut ci, il faut ça, être un ermite, avoir fait des études de lettres, bref, toutes les croyances imitantes que vous connaissez très bien et que je partage tout le temps.

Les fameux six étages du doute que vous pouvez aller lire sur le blog Ybelion. Eh bien, ça fait un peu le même effet quand t'es, c'est extrêmement démotivant et tu commences à croire que les croyances autour de toi peuvent être les tiennes et donc, quand t'es dans cette course et c'est là que c'est très paradoxal parce que je disais au début que c'était très collectif, en fait, pendant tout le long de la course, c'est quand même extrêmement individuel et ce que tu vois des gens autour de toi résonne très fort, c'est là que ça reste un peu collectif, de toute façon, c'est une éternelle boucle.

« Ça serait pas mal de s'arrêter, non ? »

Et donc, quand tu vois les gens qui s'arrêtent, qui marchent, t'es tenté toi-même de te dire « Ah, est-ce que je ferais pas comme eux ? » Alors, évidemment, c'est à ce moment-là que... Alors déjà, petit disclaimer, quand tu vois des gens s'arrêter ou pour que c'est dur, tu passes, tu leur dis « Allez, t'es bientôt au bout, mon frère, vas-y, ne lâche rien. » ça, je pense que réciproquement, quand tu vois des gens, alors que tu marches, continuer à courir et qu'ils te partagent cette vibe de « Tu peux le faire », ça te donne envie de te remettre à courir. Donc, vous voyez, ce que je peux partager d'un point de vue qui peut paraître un petit peu, peut-être négatif, en fait, l'est pas du tout parce que, vu de l'autre côté, c'est extrêmement positif. Et donc, je disais, t'as cette espèce de pression démotivante, cette petite voix dans la tête qui te dit comme ça « Ouais, Sam, quand même, ça serait pas mal de s'arrêter, non ? »

Et là, c'est moi, ma construction, je pourrais passer des heures à parler de ce driver qui fait des efforts qui est inscrit dans mon sang, mes os, tout, bref, partout, mais cette petite voix a été balayée d'une force par toutes les autres voix qui étaient là en mode « Non, mais je crois que t'as pas compris, en fait. C'est pas une option de s'arrêter. Donc, tais-toi, encourage-nous et t'inquiète, on gère. Tout va bien se passer. » Et ça a été comme un espèce de frisson entier quand cette voix a été balayée et tout ça, je vous le partage, ça a duré littéralement peut-être 5 ou 10 secondes. T'entends la petite voix et elle a été balayée par toutes les autres. Alors, quand je partage tout ça, on pourrait croire que je suis schizophrène, mais c'est pas du tout ça. C'est simplement à force de travailler sur moi, j'ai identifié parfois les schémas ou les croyances qui, en fonction de certaines situations, peuvent reprendre le dessus.

Et là, dans cette situation, le Sam Driver fait des efforts, il a repris le contrôle, il a balayé tout le reste et il était là en mode « Tu mets un pied devant l'autre, droite, gauche, droite, gauche, droite, gauche et tiens un tigre, mon frère. » Voilà. Je parlerai des pancartes du marathon un peu après. Et c'est ça qui a été fascinant, en fait. C'est de voir, de se rencontrer et de voir que, quand c'est difficile, intérieurement, t'as les ressources pour aller balayer tous les doutes, toutes les peurs. Et il n'y a que en mettant un pied devant l'autre que t'es capable de réveiller cette voix-là. Si je m'étais arrêté et que j'avais abandonné, cette voix-là, elle ne serait jamais apparue. Et c'est pour ça que c'est une très, très belle métaphore de la vie, du processus d'écriture, de tous les processus de projets qui sont un peu longs. C'est qu'en fait, ouais, c'est dur.

Ouais, il y a des moments, franchement, tu préférerais être ailleurs. Ouais, il y a des moments où tu te dis, ah, le confort du lit, c'est quand même sympa. Mais, mais, mais, en mettant un pied devant l'autre, tu remarques que t'as intérieurement les ressources pour balayer tout le reste. Et là, je fais un parallèle, encore une fois, avec l'écriture et avec mon travail de coach. Mon travail de coach, c'est d'aller titiller cette voix-là pour qu'elle se réveille quand les gens sont dans le processus d'écriture et qu'ils reconnectent avec une partie d'eux-mêmes qu'ils ont parfois complètement oublié, mais qu'ils ont profondément ancré en eux. Et quand on commence à travailler ensemble, ils ne le voient pas. Je suis peut-être le seul à le voir, j'ai peut-être plus confiance en eux qu'ils ont confiance en eux-mêmes. Mais petit à petit, l'objectif est de développer cette autonomie et de réveiller cette voix qui, quand tu te retrouves dans le dur, dans un projet d'écriture ou ailleurs, parce qu'évidemment, tout ça est très, très, très transverse, que là, ça soit la partie profonde et ancrée qui prenne le contrôle et qui se mette à piloter en disant « t'inquiète »

à la petite voix qui peut avoir peur, qui peut avoir des doutes, etc., etc., etc. Et donc, une fois ce truc balayé, franchement, il ne s'agissait plus que de terminer. Alors, ouais, les 500 derniers mètres étaient longs, parce que dans ta tête, tu dis 500 mètres, c'est rapide, et du coup, tu es tenté d'accélérer, mais tu ne vois pas la ligne, du coup, tu n'accélères pas, et effectivement, c'est presque, et là, c'est un avis personnel, je suis très curieux de savoir ce que vous en pensez, ça rejoint un peu les métriques dont on a besoin pour savoir si on avance et pour avoir envie de continuer, mais moi, alors, autant au début, ça pouvait m'aider de voir kilomètre 14, kilomètre 15, etc., autant à la fin, j'aurais préféré voir aucun panneau et genre, juste un moment arrivé et faire « oh putain, c'est terminé ». Parce que là, tu vois, tu vois genre 35, 36, 37, 38, 39, et tu les vois tous comme ça, et c'est là que tu te dis « putain merde, il en reste encore après ».

Et c'est là le vrai travail de quelque part de préparation mentale ou de ce que tu dis quand tu cours, c'est « ok, encore un de plus avalé, il en reste un de moins ». Et ce shift mental, vous voyez, j'ai beau l'avoir vraiment en tête, j'ai beau l'avoir vraiment vécu, notamment en écriture. Je dois reconnaître que là, avec les jambes lourdes, à la fin, c'était quand même, j'aurais préféré ne pas avoir ces putains d'arches qui me prévenaient que je venais de passer le 38 ou le 39.

Voilà. Et donc, à la fin, t'es super content. Si je devais reboucler, il y a vraiment « kiff collectif » au début qui va creuser très profondément dans l'introspection individuelle pendant tout le long avec des reflets évidents entre toi et les autres, c'est-à-dire que les autres ont un pouvoir de t'influencer, toi aussi, et à la fin, de nouveau, une joie collective et une vraie explosion de kiff.

Et donc, l'écriture est pareille, c'est-à-dire que c'est important de définir une intention, c'est important de connaître son rythme de travail, c'est important de savoir qui on a envie de devenir dans ce processus et qu'est-ce qu'on a besoin de s'autoriser, de quelles permissions on doit s'accorder pour pouvoir devenir cette personne qu'on n'est pas encore, évidemment, quand on court son premier marathon, on n'est pas encore marathonien, mais on a travaillé pour l'être et on le devient parce qu'on a accepté au début qu'on ne l'était pas. Voilà. Et ensuite, il n'y a plus qu'à quelque part et on prend les étapes les unes après les autres et puis on arrive à la fin et on peut célébrer parce qu'on a réussi. Voilà. Un autre partage très important, c'est le soutien de tous ceux qui ne sont pas en train de courir le marathon. Et c'est aussi valable dans l'écriture, peut-être encore plus parce que, en fait, quand on est dans l'écriture de son livre, on est le seul au monde à écrire cette histoire.

Tous les autres autour de nous, même s'ils écrivent des livres eux-mêmes, ne sont pas sur le chemin qu'on est en train de parcourir. Et là, je touche une autre différence fondamentale que j'identifie avec le marathon, c'est que, beaucoup plus nettement, je trouve que l'écriture d'un livre est extrêmement personnelle. Et même si c'est le cas parce qu'on dit toujours qu'il y a autant de courses de marathon que de coureurs, c'est quand même moins visible ou moins perceptible. En tout cas, moi, j'ai les moins ressentis. Alors que l'écriture d'un livre, il y a vraiment ce truc, en fait, je suis le seul à avancer sur ce chemin que j'ai envie de parcourir. Et c'est toujours ce que je répète, l'idée que vous avez en tête, avec l'unicité que vous portez, vous êtes le ou la seul à pouvoir l'écrire et donc à pouvoir la vivre. Néanmoins, ça n'enlève en rien l'importance d'être entouré. Alors déjà, d'être entouré de gens qui peuvent t'accompagner dans le processus.

La famille surprise au 39e kilomètre

Je n'aurais jamais été capable de courir ce marathon en 3h18 si je n'avais pas été accompagné pour le faire. Et, et, et, et, j'ai été extrêmement touché de voir des membres de ma famille sur le bord du marathon. Surtout au début où c'était prévu, mais encore plus à la fin où ce n'était pas prévu et donc ça a été une surprise et c'était au 39ème kilomètre et alors là, je peux vous dire que ça m'a mis un coup de boost. Là, j'ai vraiment eu envie d'accélérer.

Donc, le soutien des proches, bien évidemment, et en fait, le soutien d'inconnus. C'est extrêmement touchant et, vous voyez, je partage toujours qu'en écriture, quand on commence à partager qu'on écrit, on s'ouvre des portes à la fois de créativité et d'opportunité qu'on n'aurait eu jamais si on était resté dans notre coin. Eh bien, le marathon, comme on court au milieu plein de gens, le partage est induit. Dire que les gens qui nous voient courir savent qu'on est en train de courir un marathon et ils nous encouragent.

Ce partage et cette inscription nous placent dans un contexte où on va recevoir des encouragements. Voilà. Et c'est tellement touchant de voir toutes ces pancartes, de voir tous ces gens souriants, de voir tous ces gens qui crient, de voir tous ces gens qui tapent sur les barrières, notamment au début et à la fin. Là, je peux te dire que tu as l'impression d'être porté par un truc qui est plus grand que toi.

Marine Leleu au bord de la route

L'importance du soutien. Et là, je l'ai partagé en story, mais je vais le redire ici parce que tout est juste quelque part et c'est extrêmement touchant pour moi, mais au tout début du parcours. Sur le côté, il y avait une femme, je ne sais pas pourquoi je cherche mes mots, je voulais dire son métier en même temps. Marine Leleu qui est une sportive influenceuse, finicheuse d'Ironman, de l'Enduroman, bref, elle est absolument passionnante, elle est hyper inspirante. je vous invite à aller, si vous ne la connaissez pas, elle est en vrai hyper connue, mais si vous ne la connaissez pas, aller découvrir ce qu'elle a pu faire, ce qu'elle a partagé sur la manière dont elle a fait ces choses-là parce que l'atteinte de l'objectif en soi est extrêmement impressionnant, mais tout ce qu'elle a mis en place pour aller atteindre cet objectif est encore plus impressionnant. Et Marine était sur le bord de la course au tout début et je peux vous jurer que quand tu cours et nos regards se sont accrochés et tu vois, j'ai tout de suite, je me suis dit putain, je la connais et on a eu contact pendant genre peut-être 4-5 secondes, j'en sais rien.

Le top 3 des pancartes

Moi, ça m'a paru durer une éternité. Je l'ai reconnu, je me suis dit putain, j'ai été encouragé par Marine Leleu. Alors évidemment, vous vous doutez bien que ce n'est pas moi qu'elle venait encourager spécifiquement, mais de l'avoir sur le côté, quelque part, c'était comme le symbole que ouais, t'es vraiment sur la bonne direction mon Sam, tu vois, vas-y, là, elle est court et elle va jusqu'au bout et ça m'a extrêmement touché de la voir, c'était comme quelque part une boucle qui se boucle, tu vois, et donc j'ai terminé je lui ai ensuite après avoir après avoir mangé, me douché, bref, quand j'étais posé, j'ai lui instantanément envoyé un message pour la remercier, c'est un truc de fou, ça m'a fait trop plaisir et donc les encouragements des gens qu'on peut admirer sont aussi extrêmement précieux et les encouragements des gens qu'on ne connaît pas sont aussi extrêmement précieux, il y a énormément de pancartes qui m'ont fait mourir de rire, alors le top 3 des pancartes que j'ai vues c'est peut-être le champignon de Mario en mode tape sur la pancarte pour aller plus vite, il y a aussi le vous avez payé pour être là, ce qui est vrai, ça m'a fait rire au début et après j'étais là en mode ah ah ah voilà et qu'est-ce que j'en ai vu d'autres ?

Donner un encouragement ne coûte rien

Oui après il y avait aussi la fameuse tient tigre, celle-là à chaque fois que je la voyais elle me faisait mourir de rire, ça me faisait mourir de rire, j'en ai vu beaucoup aussi avec des photos montages des gens qui soutenaient, c'est très rigolo, des si t'arrives à lire ça c'est que tu vas pas assez vite, tu vois que des petites phrases comme ça un peu de motivation et en vrai ça fonctionne super bien et ça fait trop plaisir de voir qu'il y a des gens qui prennent du temps alors qu'ils participent pas à l'épreuve à aller sur le bord de l'épreuve et à encourager des gens à faire un truc, je trouve ça fascinant et je trouve que ça nous rappelle aussi à quel point en vérité en tant qu'être humain on est extrêmement tourné vers l'autre et on ne néglige et on ne on a cette capacité on néglige pas l'autre et on a cette capacité à encourager l'autre et c'est un cercle tellement vertueux parce que quelqu'un qui m'encourage me permet de réussir et me permet là aujourd'hui en podcast de vous encourager tous vous là qui écrivez des livres et cet encouragement va vous permettre vous aussi d'aller encourager d'autres bref c'est un cercle vicieux vicieux n'importe quoi c'est un cercle vertueux extrêmement vertueux et c'est magnifique c'est magnifique voilà et pourquoi c'est encore plus magnifique que tout le reste parce que il y a derrière en plus une notion d'exponentialité dans le partage je l'ai déjà dit ça il y a longtemps dans un tout premier podcast mais si vous me découvrez avec celui-là bah écoute ça fait jamais de mal que je rappelle ça il y a des choses quand on les donne on les a plus si je te file toi qui m'écoutes un billet de 10 bah j'ai plus de billet de 10 et toi t'en as un par contre si je te donne de l'amour si je te donne un encouragement je me je me je ne perds rien mais je te le donne et donc à ton tour si tu le donnes bah toujours tu l'as pas perdu mais tu l'as transmis et donc il y a une notion d'exponentialité dans tout ça l'amour appelle l'amour l'encouragement appelle l'encouragement quand tu donnes tu reçois quand tu reçois tu donnes c'est cqfd voilà et c'est magnifique c'est magnifique moi je trouve ça magnifique voilà et ça ça vaut évidemment dans le processus d'écriture d'un livre quand je suis avec des coachiers pour qui c'est plus compliqué évidemment que je vais les encourager alors toujours avec cette double casquette c'est à dire que je dois être le coach qui ne doit pas acheter leurs limites c'est à dire que je suis aussi là pour les challenger mais évidemment il y a un moment pour tout et c'est aussi mon rôle d'être capable de ressentir ces moments là et de savoir quand poser la question challengeante qui va briser un miroir et qui va faire avancer et quand ne pas la poser et simplement accueillir ce que la personne est en train de partager parce que parfois l'oreille tendue est la seule chose dont on peut avoir besoin voilà voilà voilà et après je peux parler quand même de ce alors c'est un partage très personnel vous reconnaîtrez ou pas là dedans mais ça m'a beaucoup inspiré j'ai beaucoup écrit aussi surtout dimanche lundi en rentrant autour de ce sujet là quand j'ai passé la ligne j'ai eu j'ai eu un sentiment très particulier que j'ai que j'ai j'ai ressenti comme de la solitude mais c'est peut-être pas le bon terme mais en fait je vais vous expliquer pourquoi je dis ça en gros j'avais pour objectif de faire 3h20 ok je fais 3h18 donc je suis je suis hyper fier voilà je suis hyper fier au cours de ma prépa je vois que j'ai du coffre et j'ai de quoi notamment je pense en fait c'est pas je pense c'est j'en suis persuadé j'ai de quoi aller chercher un sub 3 ok sauf que je sais que à Paris je n'aurai pas la capacité c'est trop short je connais pas les preuves je sais pas ce qu'est ce muret du 15ème je sais pas ce qu'est ce mur du 30ème je sais pas ce qu'on ressent quand on est à 37 et qu'on voit les gens autour commencer à marcher je sais pas ce qu'on ressent quand on passe la ligne et le 3h me semble un peu irréaliste donc je me dis je le ferai plus tard quand je passe la ligne que je vois que j'ai été tout en gestion tout le long de la course avec une moyenne hyper stable de 4.40 j'ai 4.43 de moyenne et j'ai un delta entre 4.40 1.450 et 1.410 sur les derniers kilomètres ce que t'accélères un petit peu et 4.43 de moyenne je suis hyper stable cours tout en gestion et donc je passe la ligne et je me dis ah ouais j'en ai j'en ai sous le coffre quoi je suis capable de faire mieux et et alors là je veux pas que vous me preniez c'est pas en mode je suis déçu du résultat même si ça peut s'y apparenter un petit peu c'est plus que là j'ai une voix dans ma tête qui est encore aussi celle du fait des efforts celle qui voit le plein potentiel de Sam et qui sait qu'il peut aller faire mieux qui est là en mode ok bravo BG c'est bien 3h18 c'est exceptionnel pour un premier marathon mais là tu sais que t'as la capacité d'aller faire mieux alors j'espère que tu vas aller chercher mieux tu vois et quelque part cette solitude vient de là parce que quand je passe la ligne en fait je vois tous les gens heureux et je me dis je suis peut-être le seul tout autour de moi à penser ça et à me dire que le premier réflexe c'est de est-ce que je pourrais pas faire mieux quand même plus tard je suis hyper fier mais est-ce que je pourrais pas faire mieux et c'est ça c'est ce moment j'ai eu un petit moment de flottement un peu de solitude et puis en fait tout ça est évidemment effacé c'est-à-dire que cette voix hyper froide hyper robotique dans ma tête qui est toujours là pour aller faire mieux en fait elle a été totalement apaisée elle qui s'était très mise en avant dans la course elle a été très très apaisée par les la partie plus émotionnelle du Sam qui là reçoit des messages des gens qui comptent de ma grand-mère de mon oncle et avec des félicitations des bravos et et ouais là tu vois tout ce sentiment là il s'évapore et tu rejoins cette harmonie collective et rien que de le dire je sens l'émotion qui monte donc voilà et ça a rendu tout le truc et puis tu vois dans les jeux dans que les gens sont juste heureux pour toi et c'est trop cool voilà et je savais pas trop à quoi m'attendre en passant cette ligne bah je suis pas déçu du voyage quoi et donc pour reboucler sur cette question du début qu'est-ce qu'il y a de différent entre tenir son livre ou finir un marathon est-ce qu'il y en a un qui est mieux que l'autre non les deux sont totalement différents et viennent toucher des parties de moi qui se recoupent mais pas de la même manière mais je crois que j'ai une préférence quand même pour tenir le livre il y a un truc tellement intime que qui est inexplicable voilà vous me direz ce que vous en pensez mais et je vais aller au-delà de ça je pense que si j'avais pas écrit mon livre j'aurais jamais couru de marathon ouais parce que l'écriture du livre m'a montré qu'une intention claire qu'un rythme tenu et développé pour aller atteindre une nouvelle identité marchait et donc au moment où je me dis que je vais courir un marathon alors déjà j'ai l'exemple de mon grand-père qui en a couru des tas et donc dans ma tête pour moi c'est presque impossible de ne pas le terminer et en plus de ça je me mets dans des conditions d'être accompagné pour pleinement retrouver ce que j'ai vécu en écriture à savoir une intention claire un rythme qui se développe et de manière itérative qui se construit et cette identité de marathonien que je suis allé chercher voilà donc je finirai sur ça je suis extrêmement fier d'avoir fait cette aventure elle m'a rappelé que la vie était parfois difficile que c'était normal et que après ce pas de douleur il y a il y a il y a l'excitation la joie et le kiff et que ça vaut le coup de faire ce petit pas aujourd'hui voilà le marathon a remis en grand devant moi que ça valait le coup de faire un petit pas après l'autre et que ça vaudra toujours le coup voilà en ayant cette intention claire et cette direction claire chaque petit pas vaut le coup ouais et quelque part la vie vaut la peine d'être vécu voilà écoutez je vous laisse avec ça vous réentendrez parler du marathon notamment dans l'épisode avec Ingrid qui devrait être le prochain si je dis pas de bêtises ça nous permettra de confronter nos points de vue sur ça ça me permettra aussi d'avoir les idées encore plus claires sur ce que j'ai partagé aujourd'hui et on verra où ça mène mais voilà n'oubliez pas que votre rêve vaut le coup que votre envie d'écrire un livre vaut le coup que vous êtes sur le bon chemin parce qu'aujourd'hui vous vous allez faire ou vous avez déjà fait ce petit pas qui vous emmène vers votre livre voilà en tout cas moi c'est ce message là que j'ai envie de vous transmettre et si vous avez envie de l'entendre de vive voix n'hésitez pas à m'envoyer un petit message on trouvera de quoi de quoi vous faire écrire votre livre voilà je vous souhaite une très bonne journée soirée goûter toujours pareil en fonction du moment où vous écoutez tout ça et ouais la vie ça vaut la peine d'être vécu je crois bien allez des bisous à très vite c'était Ibelio merci merci d'être là épisode après épisode si ce podcast t'inspire t'aide ou te met du baume au coeur t'abonner mettre 5 étoiles et le partager c'est le meilleur moyen de m'aider à toucher le plus de gens qui ont un livre en eux parce qu'après tout plus il y a de livres écrits et mieux le monde se porte à très vite ose écrire