Les dix blocagesClarté d'Identité
Et si je le finissais ?
C'est le blocage qui arrive en dernier en séance, quand tout le reste est en place. J'ai connu le vide d'après sur mon premier livre, je finis aujourd'hui mes cycles, et on regarde ensemble par où se pose le point final.
Je découvre l'atelier Ose Écrire offertPas fini, donc pas de risque
À quelques chapitres de la fin, un auteur que j'accompagne a atteint ce qu'il appelait son point de bascule, et c'était l'après qui lui faisait peur. Il avait un manuscrit presque terminé, les idées, le rythme et la légitimité qui vont avec, et une raison tous les matins de ne pas y toucher.
Ce blocage se déguise en perfectionnisme quand on reprend la fin pour la dixième fois, ou en ventre mou de rythme entre 30 et 70 % du livre. Sa mécanique est à lui : tant que le manuscrit n'est pas fini, il n'existe pas vraiment, donc il ne peut pas échouer. C'est le manuscrit de Schrödinger. Il y a aussi le vide d'après, celui qu'on sent venir : lâcher le bébé, et se demander ce qui reste de la transformation vécue une fois le texte parti.
Ne pas finir est une décision, même quand elle ne se dit pas : on s'est mis soi-même dans la situation où le livre ne sera pas jugé. Sortir de là demande d'accepter qu'une histoire finisse pour en construire une autre. Ça s'appelle la Clarté d'Identité, et c'est ce qu'on ouvre en séance : la personne qu'on est devenue en écrivant existe déjà, le point final ne l'efface pas.
En séance
le blocage qui arrive le plus tard, quand tout le reste est en place
En bonus, le podcast
48 épisodes en parlent
Les trois questions que je pose
Elles arrivent tard dans l'accompagnement, quand le manuscrit approche de la fin.
« Quand tu as envie d'abandonner, pourquoi c'est important qu'il arrive au bout ? »
On revient à l'intention personnelle du début : ce que ce livre changera dans ta vie, la fierté de le tenir. C'est la matière pour tenir les derniers chapitres.
Épisode 57 · 10:26 · Qu'est ce que j'apprends sur moi ?« Ton rêve, c'est d'arriver au bout, ou d'arriver au bout tout seul ? »
Personne n'a jamais répondu la deuxième option. La question lève l'ego qui empêche de demander de l'aide à trois chapitres de la fin.
Épisode 39 · 29:06 · Tu*r l'inaction, confiance & progression« Comment sauras-tu que c'est terminé ? »
Cette question obsède dès le premier appel, et la réponse vient d'elle-même, comme une certitude instinctive, quand la personne qu'on est devenue et le texte sont alignés. Plus on attend, plus cet alignement bouge.
Épisode 109 · 53:14 · Discussion avec Cynthia RaymondLe vide d'après, et ce que j'en ai fait
Sur mon premier livre, une fois le fichier parti à l'impression, je me suis senti vide, un creux entre burn-out léger et baby blues. Mes personnages me sortaient par les yeux, je n'avais plus rien à faire, et personne ne m'avait prévenu que finir pouvait ressembler à ça.
J'ai longtemps eu, avant ça, une immense peur de l'échec. Je l'ai travaillée en coaching, et j'en ai gardé une lecture très nette de sa mécanique : ne pas finir, c'est ne jamais avoir à se demander si le livre est une réussite. Je la repère aujourd'hui en deux phrases chez un auteur qui a d'excellentes raisons de commencer autre chose.
Depuis, je finis mes cycles. D'autres idées m'appelaient, un autre univers de fantasy, une romance : j'ai choisi de clôturer ma trilogie d'abord, et le premier jet du tome 3 est terminé. La suite, je la prévois avant le point final. Je demande parfois la même chose aux auteur·ices que j'accompagne : on prépare l'après avant d'écrire le mot fin... ça permet d'éviter le vertige !
Six choses que je répète depuis 2024
Chaque phrase est tirée d'un épisode, et tu peux l'écouter à la seconde où je la dis.
Ne pas finir pour ne pas échouer
« Ne pas finir quelque chose, ça permet de ne pas se confronter à l'échec. Tu t'es volontairement mis dans une situation où t'allais échouer. Donc quelque part, t'es quand même décisionnaire. »
Le vide d'après
« J'ai touché un peu une corde de burn-out, ou un truc qui se rapprocherait d'un baby blues. Le livre était envoyé à l'impression, j'avais plus rien à faire et vraiment, je me suis senti vide. »
Accepter la fin de quelque chose
« Vous ne pouvez pas savoir comment j'ai répété cette phrase : ok, cette histoire est terminée. Accepte la fin de quelque chose pour construire quelque chose d'autre. »
Comment on sait que c'est fini
« C'est un peu un alignement d'étoiles, à un moment donné, où la justesse entre la personne que tu incarnes désormais et le texte que tu as écrit est parfaite, est en miroir. Plus on met de temps à l'écrire, plus on voit passer de versions de nous, et plus on se décorrèle de la justesse initiale. »
Cette victoire ne dit qu'une chose
« Pour quelle raison je vais vous partager cette victoire ? Parce que cette victoire ne dit qu'une seule chose. Que vous aussi, vous pouvez le faire. »
L'audace qui tient sur le long cours
« La plus belle des audaces, moi, je trouve que c'est l'audace qui tient sur le long cours, parce que c'est tellement plus dur d'être audacieux plusieurs fois de suite pour le même projet. »
Six épisodes pour le traverser
Trois en solo, trois avec des invitées qui ont posé le mot fin après des années.
SoloÉpisode 61 · 29 min
Tu n'es pas à court d'idées, tu es à court de cap
On ne finit pas pour ne pas échouer, on se choisit une routine horrible pour abandonner, et je raconte pourquoi j'ai choisi de finir le cycle Karnoa.
SoloÉpisode 133 · 1 h 10
112 000 mots en 115 jours
Le premier jet du tome 3 est terminé, et je dis ce que ça change quand chaque personnage a bouclé son arc, et la courte échelle que le premier livre fait au suivant.
SoloÉpisode 134 · 1 h 05
Ne crois pas en tes rêves d'écriture, réalise-les
Le manuscrit de Schrödinger a peur qu'on lâche le bébé, et on accepte la fin d'une histoire pour en construire une autre.
DuoÉpisode 139 · 1 h 52
Ton rêve d'être publié n'est pas un objectif, avec Lydie Tabarin
Lydie explique que terminer un roman, puis un deuxième, puis un troisième, dépend d'elle, à la différence d'être éditée, et qu'elle gagne une compétence par roman fini.
DuoÉpisode 109 · 1 h 27
Discussion avec Cynthia Raymond
Cynthia a mis six ans à finir son premier roman, trois pas en avant deux en arrière, et raconte la première fois qu'elle a été fière d'elle en écrivant le mot fin.
DuoÉpisode 87 · 1 h 09
Discussion avec Marie Villequier
Marie a traîné un roman pendant douze ans d'études de médecine, avant de finir un manuscrit qui l'a menée en finale d'un grand prix, à force d'audace par petites touches.
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Un manuscrit presque fini depuis des années mérite un point final, et l'atelier Ose Écrire, offert, est le bon endroit pour le décider.
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