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Pochette de l'épisode 61 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 61SOLO2 NOVEMBRE 202529 MIN

Tu n'es pas à court d'idées, tu es à court de cap

Clarté · Intentioncapdirection
00:0029:22

FACE A — LES 15 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

Tu n'es pas à court d'idées, tu es à court de cap. Cette semaine, en échangeant avec beaucoup d'auteurs, la même confusion revenait : dix-huit chemins devant soi, l'envie de les prendre tous, et pour finir zéro kilomètre parcouru. Trop d'options paralysent, on ne pense plus qu'à ce qu'on ne choisira pas. Alors retourne la phrase : choisir, ce n'est pas abandonner, c'est préférer. Pour trancher, trois intentions suffisent : ce que tu veux accomplir en finissant ce livre, ce que ton roman doit raconter, et qui le lira. Quand les trois sont claires, le cap apparaît, et des portes s'ouvrent là où tu voyais des murs. Dans l'épisode 61, je fais l'exercice en direct sur mon propre carrefour, entre le tome 3 de Carnoa et la romance qui me fait peur, et je raconte pourquoi le cadre existe justement pour qu'on puisse en sortir. À écouter là où tu écoutes tes podcasts.

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE

CAROUSEL À VENIR

Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Intro : cap, cadre et archétypes

Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans le 61e épisode d'Ose Écrire et aujourd'hui on parle de choisir une direction claire pour écrire son livre, on parle de cadre et d'en sortir et on parle d'archétype. Sur ce, je vous souhaite une très bonne écoute et je vous dis à très vite. Moi c'est Sam, Ybelion de mon nom de plume. Je suis écrivain, coach et j'accompagne celles et ceux qui veulent renouer avec leurs rêves d'écriture. T'écoutes un podcast dont l'intention est simple, te donner inspiration, outils, motivation, discipline, bref, tout ce qui peut te permettre d'oser écrire. En gros, c'est un peu dans le titre quoi, Ose Écrire. Coucou les amis, épisode 61. Là j'ai testé une DA totalement différente. J'ai mis le canapé ailleurs, j'ai mis du feu sur ma télé parce que, après tout, pourquoi pas. Et je sais pas, j'aime bien ça, on change des ambiances, on teste des trucs et ça fait une ambiance beaucoup plus...

On se rapproche de Noël, voilà, le feu de cheminée, on est en plein dans la DA. Je suis un peu rouillé là, je suis un peu rouillé dans l'exercice du podcast. Pourquoi ? Parce que le week-end dernier, je suis parti de là où j'étais en oubliant absolument tout mon matos pour filmer et mon micro pour enregistrer. Donc j'étais à poil ! J'étais totalement à poil pendant quasiment une semaine et comme l'épisode d'avant, je l'avais enregistré en début de semaine, ça fait quasiment deux semaines que j'ai pas parlé. Et putain, ça me manque quoi, ça me manque. J'ai envie de raconter plein de trucs. Et paradoxalement, plus je suis en train de me dire que j'ai envie de raconter plein de trucs, plus j'ai mes idées qui bouillonnent et plus il sort rien du tout, tu vois. Et bon, bah voilà, vous voyez, ça vient de m'en donner une autre. Et je vais commencer par là.

« J'ai trop d'idées » : la confusion la plus fréquente

Et c'est assez récurrent en plus. Cette semaine, j'ai eu la chance de parler avec beaucoup d'auteurs pour tout simplement voir si je pouvais les accompagner, pour voir si ça faisait sens pour eux comme pour moi. Il y a quelque chose que j'ai très souvent retrouvé, c'est la confusion du quand t'as trop d'idées. Ça peut prendre plein de formes le j'ai trop d'idées, mais globalement, c'est quelque chose qui revient très souvent. Et l'analogie qui m'est venue le plus cette semaine, c'est vraiment celle de dire, c'est comme si t'étais à un carrefour et que t'avais 18 chemins que tu pouvais prendre. T'aimerais bien aller dans les 18 ou t'aimerais bien pouvoir parcourir les 18 en même temps ? Bon, évidemment, c'est pas possible, tu vois. Et surtout, c'est que si tu veux en emprunter deux, en fait, t'es obligé de partir au milieu dans les broussailles et c'est encore plus compliqué. Et généralement, tu finis par faire demi-tour.

« Tu n'es pas à court d'idées, tu es à court de cap »

Le paradoxe du menu chinois

Ou alors même, t'es au carrefour et tu sais pas par où partir parce que t'as trop de choix. Et là, on tombe dans... Je crois qu'il y a des études sociologiques qui appelaient ça le paradoxe du plat chinois. Vous savez, quand vous êtes dans les restos chinois, il y a toujours des centaines, il y a plein de possibilités possibles. Et il y en a tellement qu'à la fin, ça devient frustrant parce que tu penses plus qu'à ce que tu vas pas choisir. Et donc, t'es dans un truc genre... Choisir, c'est abandonner. Alors qu'en fait, choisir, c'est préférer. Et que tu devrais te dire, putain, je vais choisir celui que je préfère. Bref, t'es à ce carrefour et là, le nuage de confusion, tu sais pas dans quelle direction partir. Et ça, c'est très toxique quand t'as envie d'aller accomplir ton rêve d'écrire un livre. Parce qu'un livre, il est obligé d'avoir une direction claire. C'est un processus qui est long.

Tu peux pas te permettre de partir un petit peu par là et puis de changer de direction. Et puis, et puis, et puis. À la fin, il se passe rien, tu vois. Donc, t'es obligé d'avoir une direction claire. C'est toujours ce que j'appelle les intentions.

Le trio d'intentions comme boussole

Alors, je vais les répéter. Ça fait jamais de mal. Trio d'intentions, l'intention personnelle. Qu'est-ce que t'as envie d'accomplir avec ton livre quand tu l'auras fini ? Qu'est-ce qui va te faire ressentir, tu vois ? L'intention du roman. Qu'est-ce qui va raconter ce roman ? Quel message tu vas faire passer ? Quel thème t'as vraiment envie d'amener au bout et de transmettre à quelqu'un ? Et enfin, l'intention du lectorat cible. C'est qui la personne qui va lire ton roman ? Avec quoi elle va repartir ? Et puis le matin, c'est quoi sa routine ? À quoi ressemble sa vie ? À qui elle parle ? À quoi elle pense ? Qu'est-ce qu'elle regarde à la télé ? Bref. Quand t'as ce trio d'intentions, t'as une direction claire. Et quand t'as une direction claire, c'est beaucoup plus facile de donner de l'énergie dans cette direction. Et surtout, quand cette direction est alignée avec qui tu es, parce qu'évidemment, là tu te lances dans un processus d'écriture, c'est un processus long.

Évidemment que la réponse à ces trois intentions, c'est toujours quelque chose avec lequel tu raisonne, quelque chose qui t'anime, quelque chose que t'as profondément envie d'accomplir.

Quand t'es aligné avec ce que tu fais, la vie d'un coup paraît plus facile. D'un coup, t'as des opportunités qui apparaissent que t'aurais pas eu si t'avais pas été aligné. Et c'est ça le message que j'ai envie de vous transmettre, c'est que ça peut paraître douloureux de devoir faire le choix de quelle histoire vous voulez raconter. Mais la vérité, c'est qu'au fond de vous, il y en a une qui est plus importante que les autres. Et quand vous vous fixerez sur cette idée-là et que vous déciderez, ok, celle-là, je vais l'amener au bout. Je vais l'amener au bout, même si ça sera un peu plus compliqué peut-être, même si ça va me demander de mettre de côté les autres. Et bien quand vous avez cette mentalité-là, tout de suite, tout devient plus facile. Et je peux pas vraiment vous expliquer comment ça devient plus facile, parce que c'est un peu propre à chacun. Et chacun vit un peu son histoire, vit un peu la vie de quelqu'un parfaitement aligné.

Mon carrefour : le tome 3 ou la romance

et qui voit les portes s'ouvrir au moment où il a l'impression qu'elles vont le bloquer. Et ça, c'est assez magique. Donc je ne peux que vous encourager à choisir une direction quand vous êtes dans ce carrefour. Et si je dois faire un partage personnel pour vous encourager à faire ça, c'est vrai pour les livres. C'est-à-dire que moi aussi, ça m'est arrivé de devoir choisir entre deux histoires. Et pour tout vous avouer, ça m'arrive encore aujourd'hui. Vous voyez, j'ai fini le deuxième tome des Légendes de Carnois, La Sourde Alliance. Je m'étais dit, je vais partir sur une romance. J'ai toujours envie d'écrire cette romance. Elle m'appelle beaucoup, j'ai beaucoup de choses à raconter. Je sens que c'est un thème qui va toucher beaucoup de monde. C'est un thème important en plus pour moi et je pense pour la société. Ayons quelque part l'arrogance, l'autrecuidance, le culot de le dire.

Et pourtant, je me confronte au fait que Carnois, c'est trois tomes. Je le sais, je l'ai construit comme ça depuis le début. Et je sais que je vais faire trois tomes. Et ce matin, je fignolais les derniers détails. La couverture, la quatrième de couverture. J'ai les retours de la correctrice qui arrivent bientôt. Donc, on va lancer bientôt. On va faire les mises en page finale avec Inès, avec qui je bosse. On va faire tout le processus pour la distribution pour qu'il soit dispo pour Noël. On va tout faire pour qu'il soit dispo pour Noël. Bref. Tu vois, ça m'a quand même dit, ok, là t'avances, tu fais le deuxième. Est-ce que t'es sûr que tu veux greffer au milieu de ça un autre livre, au risque de peut-être jamais finir cette trilogie ? Et vous voyez, là ce matin, j'ai un peu eu une révélation en me disant, Sam, tu vois, t'es à un carrefour.

Et peut-être qu'en fait, fais les choses dans l'ordre. Peut-être que, initialement, cette histoire, si tu l'avais imaginée en trois tomes, c'est qu'il y avait une raison. Peut-être que tu avais besoin de passer par trois livres, par trois processus, par trois apprentissages de qui tu es en tant qu'écrivain, pour ensuite t'attaquer à cette romance qui te touche bien plus personnellement que te touche ses livres de fantasy, même s'il me touche beaucoup et qui porte des thèmes qui sont extrêmement importants pour moi. Peut-être que c'est pas pour rien que j'avais dit que j'écrirais ces trois livres sur trois années, tu vois. Peut-être qu'en fait, c'est ce troisième livre qu'il faut que j'aille chercher, c'est le troisième de Carnot, dont je connais déjà le titre, dont je connais déjà la fin, les intentions sont claires. Peut-être que c'est dans cet ordre-là qu'il faut que je traite les choses. Et vous voyez, je vous disais tout à l'heure, vous êtes à un carrefour, c'est terrifiant.

Et je vous le partage là comme ça. J'ai eu l'épiphanie ce matin, mais je ne l'ai pas écrit, je ne l'ai pas parlé, je ne l'ai pas pensé, je ne l'ai pas partagé. Donc vous êtes les premières personnes à qui j'en parle. Ça me fait peur, tu vois. Parce qu'en fait, cette romance, je l'appelle la romance en vérité, romance, je ne sais pas trop, mais bref, je vais continuer à l'appeler la romance.

Parce que cette romance, elle m'appelle beaucoup, elle est extrêmement importante pour moi. Et si je choisis le tome 3 des Légendes de Carnois, est-ce que ce n'est pas parce qu'elle me fait peur, justement ? Est-ce que ce n'est pas parce que je sais qu'elle va aller aborder des sujets très sensibles pour moi qui font que, bah ouais, ce n'est pas forcément évident d'aller creuser par là-bas ? Est-ce que ce n'est pas mieux de le délayer ? Et en même temps, j'ai l'autre partie qui me dit, ouais, mais si tu choisis la romance à la place du troisième tome de Carnois, est-ce que tu te respectes vraiment dans ta démarche créative de vouloir raconter cette trilogie, tu vois ? Donc, quelle est la bonne solution ? Je ne l'ai pas vraiment, en fait. Mais instinctivement, et tu vois, c'est ça, là, si je lançais une pièce, j'aurais envie que ça tombe sur Carnois. Si je disais pile Carnois face romance, je la lancerais, j'aurais envie que ça soit pile.

Parce qu'en fait, j'ai envie que cette histoire, elle soit bouclée. Je pense que c'était les premières années de moi en tant que vrai écrivain. Et quand je dis vrai écrivain, c'est vis-à-vis de moi, attention. Comme je disais dans l'épisode d'avant, il n'y a pas de... Voilà, l'étiquette, c'est on se la colle nous-mêmes. On n'écoute pas, là, les autres qui nous disent qu'écrivain, c'est quand on est connu ou m'écouille, là. Pardon, désolé pour la vulgarité. Mais bref, vous avez compris ce que je veux dire.

Ces deux premiers livres, ils m'ont attesté que ma méthode aux écrires, elle fonctionnait. Ça m'a aussi donné la légitimité de pouvoir accompagner des gens. Bon. En tout cas, de leur donner le cadre pour qu'eux puissent aller atteindre leurs résultats. Parce qu'évidemment, je le dis tout le temps, j'écris pas à la place des gens. Si les gens se mettent pas dans le processus d'écriture ou ne viennent pas me voir pour parler de leurs problèmes et les combattre pour se lancer dans le processus d'écriture, bon, bah quelque part, voilà. Et donc, ça m'a appris tout ça. Est-ce que j'ai vraiment envie de pas terminer cette route ? Est-ce que j'ai vraiment envie de changer de ce main à ce moment-là ? Vous voyez, là, c'est comme si je prolongeais l'image. C'est comme si, en fait, j'étais plus vraiment au carrefour, mais j'étais très engagé dans une voie. Et que là, je me disais, est-ce que j'écouterais pas la petite route sur le côté, là ?

Qui va me faire faire un petit détour et qui va me ramener sur la grande route. Quelque part, je pense qu'il faut que je termine Carnot. Et en plus de ça, cette romance, elle touche des thèmes très personnels chez moi. Et en ce moment, je crois que je suis en train de régler un des derniers problèmes que j'ai, tu vois. Et je pense que j'ai besoin de passer par là avant d'aller écrire cette romance. Elle aura pas le même goût, sinon. Et elle sera différente. Elle sera peut-être pas moins bien, meilleure, je sais pas, mais... Elle sera différente. Je pense que j'ai besoin de terminer ce cycle, parce que ça va me permettre de terminer mes cycles personnels aussi, pour pouvoir aller adresser cette romance de la meilleure manière possible. Et là, en vous en parlant en direct, vous voyez, je suis presque en train de me faire de l'auto-coaching. Et encore, je pense qu'un coach, là, qui a l'oreille tendue, il aurait capté plein de petits trucs et il serait allé creuser beaucoup plus profondément.

La peur de l'échec qui se cache derrière le détour

On serait peut-être allé voir, justement, par exemple, pourquoi ça me fait peur d'aller écrire la romance. Et on serait peut-être allé creuser à... OK, pourquoi j'ai eu envie de m'écarter de Carnot ? Quelque part, vous savez, et là, je le fais en direct, vous voyez, ça a allumé ma casquette de coach. J'ai une immense peur de l'échec. C'est un truc... Je me bats contre ça depuis des années.

Le coaching, tout ce que j'ai pu faire, m'a beaucoup aidé à me libérer de l'échec. Tous les projets entrepreneuriaux que j'ai pu lancer m'ont aussi beaucoup aidé avec mon rapport à l'échec. Mais il y a toujours ce petit truc, tu vois. Et s'embarquer que dans des trucs dont on sait que c'est voué à l'échec. Ou ne pas finir quelque chose, ça permet de ne pas se confronter à l'échec. Ou en tout cas de se dire, non mais regarde, tu vois, j'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir dans cette situation. Donc c'est pas vraiment moi qui ai échoué. Ouais, mais tu t'es volontairement mis dans une situation où t'allais échouer. Donc quelque part, t'es quand même décisionnaire, t'es quand même responsable d'eux, tu vois. Et si je devais faire un parallèle un peu provoquant parfois, c'est comme quelqu'un qui s'astreindrait à une routine absolument horrible pour écrire son livre, qui déteste absolument, et qui à la fin abandonne et vous disait, mais voilà, tu vois, cette foule discipline, elle est pas pour moi.

Décision prise : finir le cycle Carnoa

Donc écrire un livre, c'est pas pour moi. Oui, mais tu t'es pas posé la bonne question. T'es pas allé interroger quelle routine ne serait pas frustrante pour toi. T'es pas allé interroger quelle routine serait bonne pour toi pour que t'ailles écrire ton livre. Donc quelque part, tu t'es mis volontairement dans une situation dans laquelle t'allais échouer. Réfléchir comme ça, c'est extrêmement responsabilisant. Et vous voyez, là, je fais le parallèle direct. Je suis provoquant avec vous, mais vous inquiétez pas que je suis aussi dur avec moi. Et là, je le sens. Quelque part, ne pas m'embarquer sur ce tome 3 de Carnot, c'est aussi une manière de pas finir le cycle. C'est aussi une manière de pas pouvoir se confronter à... Ah oui, mais tu vois, Sam, finalement, est-ce que ce livre, c'est une réussite ? Tu vois ? Ah, ouais, voilà, vous voyez, j'ai la prise de conscience. Je l'ai très très fort. Je l'ai très très fort.

Et du coup, j'ai envie de m'embarquer dans ce tome 3 de Carnot. Parce que j'ai pas envie de laisser les personnages... Eux, ils méritent d'aller à la fin, quel que soit le résultat. Et l'échec de quoi ? Ce livre-là, je l'ai écrit pour moi. Je l'ai écrit parce qu'il m'a débloqué tellement de choses dans mes fiertés personnelles, mes ambitions, mes rêves, quelque part la légitimité que j'ai envie de porter et de crier au monde, tu vois. Je suis légitime pour accompagner les auteurs dans leur processus, de leur idée jusqu'au manuscrit final. Parce que je l'ai fait moi-même, parce que je l'observe chez les gens. Bref.

Donc, voilà, vous voyez, là, je viens de me régler en direct. Je vais terminer le cycle Carnot, d'abord. Et puis j'irai adresser cette romance personnelle. Voilà. Ça m'empêchera pas de noter quelques trucs, ça m'empêchera pas... Voilà. Hier, par exemple, vous voyez, j'ai écrit un début de paragraphe parce que ça m'est venu comme ça. Mais là, ce matin, en me replongeant dans Carnot, là, en parlant et en prenant conscience qu'en fait, ça me remet dans mes boucles de peur de l'échec. Bah, j'ai envie d'aller... J'ai envie d'aller terminer ce troisième tome pour pouvoir boucler la boucle, fermer la porte, dire, ok, cette histoire, elle est derrière moi. Elle est accomplie, elle m'a apporté plein de choses. Maintenant, je peux me tourner vers autre chose.

Le cadre créatif d'une coachée en pause

Ouais. J'aime bien ça. J'aime bien. Bon, vous voyez, voilà. Je suis parti bille en tête en vous donnant le conseil de comment... Qu'il fallait choisir clairement quel chemin on voulait prendre. Bon, bah, vous voyez, je fais l'exercice en direct. J'ai choisi moi-même. Je vais prendre une petite gorgée d'infusion. Pas de café parce que j'en ai déjà bu deux aujourd'hui. Si j'en prenais un troisième, là, j'allais exploser. En plus, j'ai plein de choses à tourner, du coup, vu que comme un idiot, j'ai oublié mon matos avant. Donc, on va y aller mollo sur le café et on prend plutôt un truc qui détend. En plus, on est dans une position canapé. On est tranquille. Profitons-en. L'autre sujet dont j'avais envie de parler, c'était le cadre. Le rapport au cadre. Pourquoi ? Parce que, notamment dans une séance de coaching récente, cette question est née.

Et la question est née de quelqu'un qui, pendant tout son premier jet, a réussi à s'installer son cadre pour écrire son livre. Et donc, elle est super fière de ce cadre. Et pendant la pause, pendant laquelle elle laisse reposer son texte, avant d'aller attaquer la réécriture, il y a évidemment la question de qu'est-ce que je fais maintenant, en attendant ? Alors, au départ, elle disait ouais, j'ai vraiment envie de continuer à écrire. Donc, je lui ai proposé, voilà, on a cherché des solutions, l'idée était tombée sur on va faire des thèmes aléatoires, ça va te sortir un peu, enfin, ça va te permettre d'élargir ta zone de confort, d'aller juste garder ta routine, etc.

Quelques jours passent, une semaine passent, pas d'écriture sur les thèmes aléatoires, et une notion de culpabilité qui commence à naître. De, bah ouais, mais là, en fait, je suis en train de... J'écris plus, quoi. Je perds mon cadre. Et donc, on a fait une séance de coaching autour de ça. Et la prise de conscience et la conclusion à la fin était magnifique. C'était, il s'agit de lâcher prise à un moment. En fait, faire une pause ne veut pas dire abandonner. Faire une pause ne veut pas dire que c'est terminé. Et donc, à la fin, l'action, l'engagement pris par la personne, ça a été de dire bah en fait, je vais lâcher prise. En fait, je vais accepter que je vais pas écrire, que je vais sortir de mon cadre. Et c'est là qu'il y a une leçon extrêmement importante à... à comprendre. C'est que elle peut faire cette sortie de cadre, elle peut s'autoriser à sortir du cadre justement parce qu'il existe.

Le cadre existe pour qu'on puisse en sortir

Parce que quand on connaît son cadre, on est capable d'en sortir et quand on en a besoin, on est capable d'y re-rentrer. Et ça change tout. C'est-à-dire qu'on a transformé son j'arrête d'écrire, c'est comme si j'abandonnais, en ok, je m'octroie une pause, je m'octroie cette sortie du cadre pendant dix jours, donc déjà, temporelité fixe, donc on n'est plus sur un arrêt, on est sur une pause. Et pendant cette pause, je vais simplement me connecter à mon instinct, mon amour de l'écriture quand j'en aurai envie et sinon, je reprendrai mon cadre à la fin de cette pause.

Magique. C'est exactement ça le processus de lâcher prise dans son processus d'écrivain. C'est-à-dire qu'au début, évidemment, on est conscient qu'il nous faut un cadre.

Donc, le quitter, ça nous fait peur. Mais en fait, parce qu'il existe, on a le droit d'en sortir. Et, parce qu'il existe, quand on en est sorti, on se sent confortable. Et on peut y retourner dès qu'on veut. Et donc là, elle sait très bien quand elle va se remettre sur sa réécriture, pof, back to le cadre. Et là, hop, on le réactive. Et c'est fini. Et là, c'est parti. Et en fait, à force que tu répètes ce genre de choses, ton cadre devient inconscient. La discipline devient un réflexe. Tu deviens inconscient d'être ok, d'être, enfin, de savoir faire les choses. J'ai plus le mot qui vient. Au début, tu es inconscient que tu ne sais pas les faire. Ensuite, tu deviens conscient que tu ne sais pas les faire. Ensuite, tu deviens conscient que tu sais les faire. Puis ensuite, tu deviens inconscient que tu sais les faire. C'est vraiment la boucle de progression comme ça.

Et donc là, super prise de conscience. Mon cadre existe, donc j'ai le droit de le quitter, de faire une pause pour y revenir quand j'en aurai besoin. Ça permet d'arrêter d'avoir ce truc au pressant. Et je ne sais pas si c'est quelque chose qui arrive à tout le monde. En tout cas, j'ai l'impression que c'est quand même assez commun de travailler autour de sa discipline, de trouver son cadre, vraiment, donc de le faire en conscience, de le faire en travaillant sur soi, d'aller, voilà, c'est très bien ce qu'on traite en coaching typiquement. Et ensuite, sur les deux, troisième projet, quatrième projet, en fait, on est tellement à l'aise avec son cadre qu'on aborde tout de manière beaucoup plus inconsciente, beaucoup plus relax et tout devient plus facile. C'est pour ça que le plus dur à écrire, c'est le premier, quelque part. Très souvent, ce n'est pas toujours le cas, mais très souvent, c'est le plus dur.

Et cette notion de cadre, en vérité, la prise de conscience peut aussi venir en s'interrogeant sur, dans votre vie, ailleurs que dans l'écriture, est-ce que vous avez déjà eu la sensation que mettre un cadre permettait d'en sortir et donc de respecter pleinement le cadre. Et si je prends un exemple, c'est vrai avec les enfants, par exemple.

Les enfants savent qu'ils ont un cadre dans lequel ils sont en sécurité, voulaient laisser faire leur vie et puis le cadre est là pour leur rappeler où est la sécurité. Mais il ne doit pas être trop contraignant, il doit être suffisamment large et laisser suffisamment de portes pour pouvoir s'autoriser des libertés et comprendre la valeur du cadre.

Quelque part, le cadre, ça serait comme une cage dont il n'y a pas de clé, tu fais ce que tu veux. C'est juste, tu décides d'en sortir et tu reviens dedans quand tu en as besoin. Après, je n'aime pas trop l'analogie de la cage parce qu'elle suppose que tu es bloqué, ce qui n'est quand même pas forcément terrible.

Voilà ce que j'avais envie de dire, j'avais envie de raconter sur le cadre. Ouais. Et sur la confusion avant, putain, ça c'est dingue quand même, ça m'est vraiment frappé cette prise de conscience sur moi.

Et j'avais une autre, une autre chose que j'avais envie de vous partager, mais là, elle est sortie de ma tête bien évidemment. Donc, je vous fais une interlude, une interlude T, et une interlude A. Ah si, tiens.

Les archétypes et les attentes du lecteur

Putain, là, j'ai la question des archétypes qui revient. Et je ne sais pas si j'avais déjà partagé ce questionnement que je m'étais fait. Vous savez, on parle souvent des archétypes dans les romans. On parle, par exemple, du guide, etc. etc. et c'est marrant parce que je me posais la question une fois, je me demandais, est-ce que vous pensez que maintenant il y a de nouveaux archétypes qui viennent et qui sont peut-être des dérivés d'anciens, mais qui viennent renforcer des tropes, des histoires, des personnages dans l'inconscient collectif et donc dans ce qu'on raconte aujourd'hui. Je prends un exemple, celui qui est, c'est marrant parce que le plus marquant qui me vient en tête là, c'est, vous savez, ce qu'on appelle le Dark Sasuke qui vient forcément de Naruto. Sasuke qui est un personnage un peu toujours un peu triste, un peu... Ouais, il est toujours un peu genre jamais vraiment content et donc il a ce côté très détaché, très...

un peu antipathique en vrai, tu vois. et on retrouve cet archétype de personnage quand même dans beaucoup de... alors beaucoup de manga mais aussi beaucoup de livres, ça serait un peu aussi peut-être, c'est le beau brin ténébreux, tu vois, dans certaines histoires.

Et ça, je me demandais est-ce que c'était un vieux archétype ou un nouvel archétype ? parce que j'aime bien réfléchir aux archétypes. Pourquoi ? Parce que ça rejoint un peu la question du cadre et des règles, à savoir que...

en fait, c'est super de connaître l'existence des archétypes parce que quand on joue avec un archétype, on joue aussi avec les attentes du lecteur. Quand on présente un personnage qui serait un beau brin ténébreux, bon ben, on s'attend à ce qu'il agisse comme un beau brin ténébreux. Donc ça permet de faire de gros raccourcis aussi dans notre histoire. Tu vois, on n'a pas besoin d'expliquer le fonctionnement d'un beau brin ténébreux. Tout le monde sait comment fonctionne un beau brin ténébreux.

Jung et le travail sur les archétypes

Mais quelque part, ça donne aussi la liberté à l'auteur d'aller casser un petit peu ces archétypes, de surprendre le lecteur. Voilà, un beau brin ténébreux qui n'agirait pas vraiment comme un beau brin ténébreux. Et c'est pour ça que les archétypes m'interrogent beaucoup. Je me rappelle qu'à l'époque, j'avais lu justement Jung, qui a beaucoup travaillé sur les archétypes. Et lui, alors, je me rappelle avoir lu un livre sur les archétypes de Jung qui était très foui. En vérité, je crois, j'avais entendu une experte parler dans un podcast, une experte de Jung, qui racontait qu'il était très un peu foui dans ses recherches et que c'était parfois dur à suivre. J'ai effectivement eu ce sentiment en lisant Jung, c'était extrêmement dur de tenir la lecture sur le long parce que vraiment, ça partait dans tous les sens. Tu sentais que le mec, il était intelligent à ce fuck et que vraiment, ça fusait dans sa tête. Et donc, il faisait tout ce travail sur les archétypes.

« Je n'ai pas assez lu pour écrire » : la fausse excuse

Il croisait beaucoup d'anciennes religions, des religions actuelles, de modèles de mythologie. Et donc, il dessinait des archétypes, par exemple, comme l'arbre de vie, comme Mère Nature, comme les figures un peu diaboliques. Enfin bref, il y avait beaucoup de choses comme ça. Je n'ai plus tout en tête, mais je me rappelle que c'était assez passionnant et ça donnait des grilles de lecture extrêmement intéressantes sur certains livres et notamment sur... Et après, ce qui est le plus intéressant du coup, c'est ce que ça pouvait donner comme lecture sur des moments où les gens justement jouent avec ces archétypes pour les transformer et en faire autre chose. Et vous voyez, ça c'est toujours... Parfois, il y a des gens qui pensent qu'ils ne sont pas assez « éduqués » pour écrire un livre. Pas éduqués au sens d'avoir fait des études, mais éduqués en lettres. Par exemple, je n'ai pas lu tous les bouquins du monde, je n'ai pas étudié toutes les figures de style, je n'ai pas étudié tous les textes, enfin bref, tout ça.

Et quelque part, quelque part, c'est ça qui est assez cool, c'est que tous ces archétypes en fait, et toutes ces manières de raconter des histoires, en fait, elles ne sont pas présentes que dans les livres. Quand on vit notre vie, que ça soit... Enfin, quand on vit notre vie, en fait, on est perpétuellement confronté à des archétypes comme ça. Parce qu'au-delà d'être présent dans les histoires, ils sont évidemment présents dans l'espèce de nuage d'inconscient collectif qu'on peut avoir. Et donc, en fait, l'excuse d'aller se dire non mais j'ai pas lu tous les livres, j'ai pas tout étudié, en fait, c'est un peu une fausse excuse parce que quand on y réfléchit bien, on a déjà été en contact avec tous ces archétypes quelque part. Et c'est ça qui est assez beau. C'est qu'en fait, l'expérience de vie de chacun est suffisamment unique pour qu'il ait sa patte pour raconter une histoire et que quand même les gens se reconnaissent dedans.

ça c'est magnifique, je trouve que c'est un très beau message d'espoir. Voilà. Voilà ce que j'avais envie de dire. Et donc si je devais résumer l'épisode d'aujourd'hui, il y a deux points parce que finalement le troisième rejoint quand même le premier et le deuxième. il y a parce que c'est la notion du cadre, les archétypes, c'est comme un petit cadre. Il y a notre cadre global et puis il y a les cadres de personnages, de tropes, d'histoires, de genres, d'archétypes, etc. Et donc les leçons d'aujourd'hui, c'est faites-vous confiance pour faire un choix sur la destination que vous voulez prendre et n'hésitez pas à venir demander de l'aide pour faire ce choix et le tenir dans la longueur. Parce que quand vous vous alignerez sur une seule direction, tout paraîtra plus clair, tout paraîtra plus simple. Et la deuxième solution, ayez le courage d'aller adresser votre cadre créatif, d'aller trouver votre cadre créatif. Parce que c'est en trouvant ce cadre-là que vous pourrez vous autoriser à sortir de ce cadre et donc vraiment vous connecter pleinement et totalement à votre instinct d'écrivain et d'écrivaine.

Voilà ce que j'aurais envie de dire aujourd'hui. Écoutez, sur ce, je vous souhaite une très bonne journée, soirée, goûter, bref, tout ça, tout ça. Je vous dis à très vite. Je vous fais des bouts. Sous-titrage ST' 501, Sous-titrage ST' 501, Sous-titrage ST' 501, Sous-titrage ST' 501,