Les dix blocagesClarté d'IdentitéClarté d'Intention
Ce livre remue trop de choses
Le projet qui réveille le passé, la peur de revivre, les sujets qu'on s'interdit : en séance, ce blocage arrive quand le livre avance, rarement au premier appel. L'écriture m'a fait traverser un deuil, et on ouvre ici une zone interdite sans s'y perdre. Le podcast vient en bonus, parce que j'ai fini par en parler au micro.
Je découvre l'atelier Ose Écrire offertCe que le livre fait remonter
Ce projet lui remuait trop de choses qui n'allaient déjà pas bien : un auteur me l'a dit sans détour, et il n'avait plus envie, je le cite, « de se remettre dans ces trucs qui font un peu mal ». Le livre était bon et le sujet était le sien, et il s'arrêtait pour cette raison précise.
Il y a le roman qui réveille un deuil, une rupture, une enfance, la peur de revivre la douleur en l'écrivant, les sujets tabous qu'on contourne, un personnage qu'on n'arrive pas à faire souffrir, une scène qu'on n'écrit pas parce que sa mère la lirait, et parfois le cynisme, qui refuse d'explorer un pan sensible en le déclarant sans intérêt.
L'écriture remue, et elle transforme pour la même raison : l'inconfort fait partie du travail. Lydie Tabarin le dit mieux que moi : le thème qu'on essaie d'éviter est celui du livre. Je pose aussi une limite claire : je ne remplace pas le médical, et certains besoins relèvent d'un psy. Pour voir ce qu'on traverse, je n'ai rien trouvé de plus net qu'un manuscrit, et la Clarté d'Identité entre en jeu ici.
En séance
le blocage qui arrive quand le livre avance
En bonus, le podcast
95 épisodes en parlent
Les trois questions que je pose
Elles passent par le corps et par les personnages, jamais par le tribunal.
« Cette frustration, qu'est-ce qu'elle déclenche, et où dans ton corps ? »
Chez moi, l'émotion a mené au vrai blocage bien avant l'analyse : on la localise, on la nomme, et on regarde ce qu'elle protège.
Épisode 65 · 09:22 · From Kierkegaard to BB99« Pourquoi ce personnage t'irrite ? »
Le personnage qui t'agace porte un conflit de valeurs, et on regarde ensemble ce qu'il a de toi : le livre avance à partir de là.
Épisode 37 · 23:48 · Nostalgie et étiquettes« Qu'est-ce que ce personnage t'a révélé, et qu'as-tu dû accepter ? »
On cherche quel besoin en toi demandait à être exploré, et à quelle question il répondait sans que tu le saches. Les questions se posent avant, pendant et après le livre.
Épisode 94 · 39:52 · Tierlist de l'impact de mes personnages sur moiUn sur dix
En première année de prépa, j'ai perdu une amie très chère, d'une maladie fulgurante. Ce qui m'a permis de traverser, c'est le partage, et des mots posés dessus, parfois par écrit. Pendant toutes mes années d'ingénieur, alors que je ne me sentais pas légitime pour écrire, j'ai été pris de poussées d'écriture autour de ce sujet, et à chaque fois ça m'a énormément soulagé. En 2026, j'ai recontacté sa maman, ce que je voulais faire depuis très longtemps, et on a passé un très beau moment.
Pendant mon propre parcours de coaching, j'ai rempli une roue des permissions : huit sur dix pour exprimer la joie, un sur dix pour la colère, la peur et la tristesse, que je m'interdisais dans mon monde froid d'ingénieur. Ce qui m'a le plus aidé à remonter ces notes, c'est d'écrire ces émotions. Après les avoir tant exprimées par l'écrit, je me suis vu capable de les partager sans armure à quelqu'un. Aujourd'hui je mettrais bien plus qu'un et l'échange avec la maman de mon amie en est la preuve.
Baltem, mon personnage principal, n'exprime pas ses émotions au début du tome 1. Il y a une raison à ça, et je ne l'ai comprise qu'à la deuxième réécriture du tome 2, début 2025. Je l'ai écrit autant qu'il m'a écrit. C'est ce mécanisme, le personnage comme miroir, que je regarde en premier quand quelqu'un me dit que son livre remue trop de choses.
Six choses que je répète depuis 2025
Chaque phrase est tirée d'un épisode, et tu peux l'écouter à la seconde où je la dis.
Confrontante, donc transformatrice
« L'écriture était confrontante, donc transformatrice. Le changement nécessite un peu d'inconfort. Le changement nécessite d'oser regarder certaines choses inconfortables. Pas négatives : inconfortables. »
Elle permet de tout traverser
« Je me suis vu être capable de les partager, en toute vulnérabilité, à quelqu'un d'autre. Et je crois que l'écriture, ça permet ça aussi. Ça permet de tout traverser. »
Je l'ai écrit autant qu'il m'a écrit
« On s'est aidé conjointement avec Baltem : je l'ai aidé à se transformer, il m'a aidé à se transformer. Je l'ai écrit autant qu'il m'a écrit. »
L'écriture ne remplace pas le médical
« Je ne me prétends pas être capable de remplacer le médical. Certains ont des vrais besoins médicaux et c'est OK. Par contre, l'écriture est un tel révélateur de nos transformations que j'en perds mes mots. »
Il y a toujours de l'espoir en écriture
« Il y a toujours de l'espoir en écriture. Il y a de l'espoir partout. Dans tous les livres, dans tous les messages, partout, il y a de l'espoir. C'est pour ça que l'écriture me touche autant. »
Pas besoin de comprendre
« Quelquefois, parfois, il n'y a pas besoin de comprendre. Il y a juste besoin de faire un état de fait. Voilà, l'aigreur est là. »
Six épisodes pour le traverser
Trois en solo, trois avec des invité·es qui ont écrit ce qui faisait mal.
SoloÉpisode 108 · 42 min
L'écriture m'a sauvé la vie et me permet de lui rendre hommage
Je raconte l'amie perdue, le un sur dix, la fête des morts qui fait vivre les morts, et Baltem qui n'est pas un hasard.
SoloÉpisode 128 · 58 min
La pire journée m'a rappelé pourquoi j'écris
Le pire est de ne plus avoir d'espoir, et je décris le petit pas vers ce qui nous anime quand la journée est à jeter.
SoloÉpisode 67 · 32 min
Ne pas savoir comment aller vers son étoile, c'est déjà y foncer
J'accepte l'aigreur sans la comprendre, je défends l'écriture intuitive, et Voltaire sert de miroir de pureté.
DuoÉpisode 87 · 1 h 09
Discussion avec Marie Villequier
Marie raconte le décès de sa fille et la question qui l'a remise dans la vie : ça, c'est arrivé, qu'est-ce que j'en fais maintenant ? Et elle ne dit jamais que tout arrive pour une raison.
DuoÉpisode 131 · 1 h 22
Si ça ne me fait pas pleurer, ça ne touchera personne, avec Sam DeLuca
Sam DeLuca a écrit, dans la bouche de ses personnages, les réponses qu'un proche disparu ne lui a jamais données, parce qu'on ne peut pas aller en thérapie avec des morts.
DuoÉpisode 99 · 1 h 06
Discussion avec Elio Destrez
Elio raconte cinq ans à courir après un oui, le burn-out, le mail lu à Japan Expo, et le lâcher-prise qui a précédé deux oui en deux semaines.
À lire ensuite
- Écrire pour soi : les deux personnes à rendre fiersArticle
- La roue des permissionsArticle
- Blocage d'écriture : les vraies causesArticle
- La Clarté d'IdentitéMéthode
Les dix blocages
Ce livre remue, et c'est pour ça qu'il compte
Le chapitre que tu contournes depuis des années a sa place à l'atelier Ose Écrire, et il est offert.
Je découvre l'atelier Ose Écrire offert