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Pochette de l'épisode 67 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 67SOLO23 NOVEMBRE 202532 MIN

Ne pas savoir comment aller vers son étoile, c'est déjà y foncer

Clarté · Identitéphilosophievulnérabilité
00:0031:46

FACE A — LES 16 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

« Celui qui ne sait pas trouver le chemin qui conduit à son idéal vit de façon plus frivole, plus insolente que l'être sans idéal. » Cet aphorisme de Nietzsche m'a arrêté net. À première vue, il choque : ignorer la route vers son idéal devrait angoisser. Puis viennent les mots frivole et insolente, et tout bascule. Ce qui compte n'est pas la carte, c'est le cap. Quand tu sais où tu vas, tu avances quoi qu'il arrive, et le chemin inconnu devient la partie vivante du voyage. Alors ancre ton idéal dans le réel en lui donnant une date, une vraie : « mon livre sera écrit pour le 1er juin ». Dans l'épisode 67, enregistré après une semaine difficile, je parle aussi de l'écriture intuitive pour traverser les jours sombres, de cette réplique de Jake Peralta, « tu ne dois pas avoir peur de réussir », et de l'exercice qui met en mouvement : qu'est-ce que je ne veux plus tolérer chez moi ? À écouter là où tu écoutes tes podcasts.

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Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Tu cherches un passage précis ? La table d'écoute passe les transcripts de tous les épisodes au peigne fin.

Intro : une roue libre pour remonter la pente

Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans le 67e épisode d'Ose Écrire, et écoutez, aujourd'hui, j'avais besoin d'une roue libre pour vaincre une semaine vraiment intense. Et donc, j'ai évidemment reparlé de mon amour de Brooklyn Nine-Nine, j'ai évidemment rappelé à quel point je ne comprenais pas les gens qui étaient Team Serena et pas Team Blair dans Gossip Girl, et j'ai évidemment rappelé pourquoi Nietzsche était aussi un auteur que j'adorais de par ses aphorismes, qu'on interprète exactement comme on a envie de les interpréter. Sur ce, je vous souhaite une très bonne écoute, profitez bien de cette roue libre, et je vous dis à très vite. Moi, c'est Sam Ybelion de mon nom de plume. Je suis écrivain, coach, et j'accompagne celles et ceux qui veulent renouer avec leurs rêves d'écriture. T'écoutes un podcast dont l'intention est simple, te donner inspiration, outils, motivation, discipline, bref, tout ce qui peut te permettre d'oser écrire. En gros, c'est un peu dans le titre, quoi. Ose Écrire.

Coucou les amis, épisode 67. Ah, écoutez, je suis claqué de fou. C'était une semaine vraiment ardue, avec des hauts et des bas. Donc, écoutez, je me sers de cet épisode pour remonter mon niveau de positivité. J'adore l'exercice du podcast, j'adore partager. Et j'attends de cet épisode, moi personnellement, de me redonner quelque peu le sourire, de finir cette semaine sur une note extrêmement positive, et d'attaquer un week-end où je ne vais rien faire, mais rien du tout. J'ai besoin de couper et que personne ne m'embête.

L'écriture intuitive quand ça ne va pas

Écoutez, ça arrive de temps en temps, de toute manière. Embrassons-le quelque part. C'est un moment un peu plus compliqué. Je ne vais pas m'étaler sur le pourquoi du comment, bien évidemment. Mais voilà, quelquefois, parfois, il n'y a pas besoin de comprendre. Il y a juste besoin de faire un état de fait. Voilà, l'aigritude est là. L'aigreur, plutôt. Le bad mood un petit peu. Bah écoutez, à ce moment-là, on l'accepte, on le traverse. Moi, ce que je peux vous conseiller, si ça met, ça vous arrive, un truc qui fonctionne très bien avec moi, c'est que je pars en écriture intuitive. J'écris, j'écris, donc j'écris ce que je traverse. Ouais, là, j'en ai marre parce que... Et puis là, je suis triste parce que... Et je déroule comme ça, sans réfléchir. J'écris, j'écris, j'écris, j'écris, j'écris, j'écris, j'écris. Et à force, je dirais, l'enfant intérieur, celui qui est pur, qui a confiance, reprend le dessus et petit à petit, rassure.

Trouve la rassurance chez toi et pas dans l'extérieur, évidemment, parce que c'est toujours ça le principe aussi. Pour aller mieux, bien évidemment, c'est plus facile. En tout cas, c'est à mon sens plus intéressant que la rassurance vienne de l'intérieur et de soi plutôt que du monde extérieur. Même si ça veut pas dire qu'il faut pas se faire aider et pas être entouré, attention. Et donc voilà, petit à petit, dans mon écriture intuitive, à un moment, l'enfant intérieur reprend le dessus et me permet de traverser cette période de la meilleure manière.

« Ne pas savoir comment y aller, c'est déjà y foncer »

Fixe-toi une date, une vraie

Donc voilà, c'est ce que je fais quand il y a des petits moments plus bas. Mais là, je suis très content de vous retrouver et je sens que ça va être un très beau moment. Qu'est-ce que j'ai envie de vous partager ? J'ai envie de vous partager... Écoutez, voilà, je vous dis le dernier truc qui m'a trigger aujourd'hui. Et je vais faire un rappel parce que je crois que je l'ai déjà dit un paquet de fois, mais écoutez, force est de constater que parfois, il faut le répéter. Si votre rêve, c'est d'écrire un livre, bon Dieu, pitié, fixez-vous une date. Je m'en fiche que vous la teniez ou pas. Mais ancrez ce... Je vais pas être vulgaire, mais... Ancrez cet objectif et ce rêve dans votre réalité. Voilà. Arrêtez de dire, j'écrirai un jour. Arrêtez de dire, j'ai le temps. Ou alors c'est que c'est pas votre rêve et que c'est pas important pour vous.

Et auquel cas, bah oui, faites. Et puis faites les choses qui comptent vraiment pour vous en me fixant des dates. Mais si écrire un livre est profondément votre rêve, sincèrement, le petit shift de passer en disant, ok, désormais, mon objectif et mon rêve, c'est d'écrire mon livre pour telle date. Et je veux une date, hein. Pas genre... 2026. Parce que ça, ça veut dire décembre 2026. Donc soit vous assumez décembre 2026, soit vous dites pas 2026. Voilà. Et je veux une date, par exemple, pour le... Bon, là, on est en novembre. Si vous commencez aujourd'hui, soyons quand même... Voilà, je vais garder les 7 mois qui sont l'ambition... Enfin, le truc que je vois en moyenne autour qui est ambitieux et réalisable. Novembre, octobre... Oh là là là là là. Vous voyez comment je suis fatigué ? Novembre, décembre, janvier, février, mars, avril, mai... Voilà. Par exemple, dites, mon rêve, c'est d'écrire un livre. Je suis un écrivain et j'ai confiance en moi.

Et je vais écrire ce livre de rêve pour le 1er juin 2026. Voilà. Et après, faites ce que vous voulez. Mais juste là au moins, inconsciemment, c'est ancré. Vous pouvez vous le répéter tous les jours. Et voilà. Voilà pour le petit coup... Coup de gueule. Bon, n'exagérons rien. Mais voilà pour le petit rappel que j'avais envie de faire. Euh... Ah, ça fait du bien. Déjà, je me sens mieux. Vous voyez ? Parfois, ça... Il n'y a pas besoin de grand-chose. J'ai mon petit toutou allongé à côté du canapé. Et si vous saviez à quel point lui aussi m'aide à déstresser. Parce qu'il n'a que de la pureté dans les yeux. Il ne renvoie que le miroir positif et que, quelque part, l'enfant intérieur dont je parlais juste avant. Donc, quand je le regarde dans les yeux, là, ma colère s'évanouit. Et je me dis, ah, mais finalement, est-ce que c'est pas lui qui a raison ?

Bien sûr que si, c'est lui qui a raison, c'est toujours lui qui a raison. Mon petit toutou Voltaire. Bon, je ne vais pas vous cacher qu'en ce moment, dans la rue, il lèche tous les trucs dégueulasses qu'il trouve. Et c'est absolument dégueulasse. Mais, c'est un chien. Quelque part, j'aimerais bien lutter contre ça, mais je ne peux pas. Donc, je fais avec.

Brooklyn Nine-Nine comme antidote

Écoutez, dans ces moments, j'étais en train de regarder mes notes et puis, en fait, j'ai juste envie de partir en roue libre. Je crois que j'ai besoin de ça pour me sentir mieux. Et quelque part, comme ça, ça va vous passer aussi la vibe positive. En ce moment, étant dans une période d'intensité, la manière que j'ai de me détendre, c'est de regarder Brooklyn Nine-Nine. J'en ai déjà parlé dans l'épisode d'avant, mais écoutez, ça m'obsède. En ce moment, je ne regarde que ça. J'adore cette série. J'adore cette série. Elle me détend profondément. Vous voyez, il y a plusieurs épisodes où je parlais du fait d'agir de manière congruente avec ses rêves. Et j'invoquais souvent Netflix dans cette comparaison. Enfin, pas dans cette comparaison, mais dans cet exemple. En disant, bon, ben voilà, le dimanche, votre rêve, c'est d'écrire. Plutôt que de regarder Netflix, vous vous dites, OK, qu'est-ce que j'ai vraiment envie de réaliser dans ma vie ?

Ben ouais, d'écrire mon premier livre. Bon, ben OK, je vais écrire mon premier livre plutôt que de regarder Netflix. Et ben écoutez, en ce moment, ça me fait un bien fou de me mettre devant Netflix et devant Brooklyn Nine-Nine. J'adore, ça me détend. C'est drôle, c'est touchant. Il y a des émotions, il y a des personnages très archétypaux, comme je disais la dernière fois, mais qui sont extrêmement efficaces. Je kiffe, quoi. Je kiffe, je suis en plein kiffe. Alors, cela étant dit, je vous vois venir. Je ne suis pas en train de vous dire de vous coller devant Netflix. Attention. Il y a quand même, évidemment, je garde ma routine d'écriture. Je ne suis pas en train d'écrire mon troisième livre à proprement parler. Le troisième que je vais publier, j'entends. Mais je garde ma routine d'écriture. Moi, j'écris sur des thèmes aléatoires tous les jours. Évidemment, c'est la première chose que je fais la journée.

Je me lève, je fais ma morning routine. Parce que j'ai une morning routine, quand même. Et ensuite, j'écris mon histoire journalière. Et après, voilà, la journée commence. Donc, je garde quand même un contact avec l'écriture. Moi, c'est ma métrique. C'est mon attache à l'amour de l'écriture. C'est ce qui me permet de, par exemple, en ce moment, ne pas écrire plus que ça et de ne pas penser perpétuellement au troisième livre. Ça me permet de lâcher prise. Ça me permet de kiffer ces moments où l'énergie est ailleurs. Et là, en l'occurrence aussi, où il y a un besoin de calme, peut-être, de se recentrer et de se détendre. Et donc, je le fais avec Brooklyn Nine-Nine. Et ça me fait marrer parce qu'en fait, il y a deux choses que je regarde sur Netflix. D'ailleurs, big up à ma sœur qui me prête son compte. Oh là là, putain. C'est terrible. Oh, les aveux.

Gossip Girl, la mélancolie et Team Blair

Je regarde deux choses. Je regarde Brooklyn Nine-Nine et Gossip Girl. Je suis un grand fan de Gossip Girl. Mais pourquoi j'ai switché sur Brooklyn Nine-Nine ? C'est que Gossip Girl, il y a quand même un côté extrêmement mélancolique et ça aborde quand même quasiment que des relations toxiques. Bon, voilà. Et il y a des moments, franchement, je n'ai pas envie de me nourrir de cette mélancolie ou de cette toxicité, tu vois. Même si j'adore cette série, et qu'il y a aussi des moments géniaux et très touchants, et qu'il y a des personnages très intéressants, et que je ne comprendrai toujours jamais pourquoi les gens sont Team Serena et pas Team Blair. Mais bon, ça, c'est un autre débat dont on pourra parler un jour. Je ferai un épisode spécial. Je prendrai des Team Blair, je prendrai des Team Serena et j'exterminerai les Team Serena quelque part parce que je ne comprends pas comment on peut être Team Serena.

Ah là là, je rigole, bien évidemment. Mais Team Blair, quand même. Bref, je n'avais pas envie de me nourrir de cette mélancolie quelque part qu'on retrouve dans Gossip Girl. Donc, paf, Brooklyn Nine-Nine. Et voilà, quoi. Et vous voyez, j'ai envie de partager un moment touchant quand même que j'ai pu noter quand je regardais la série. C'est un moment où... Bon, alors, si vous n'avez pas vu cette série, je suis désolé, mais je vais vous spoiler. Bon, après, c'est un spoil qu'on comprend dès le premier épisode parce que c'est quand même écrit en gros. Il y a donc deux personnages principaux dans cette série notamment, entre autres, il y a Jake Peralta et Amy Santiago qui évidemment, au début, ne sont pas ensemble et puis petit à petit et voilà, tombent amoureux et c'est magnifique. Et il lui dit, un moment... Elle veut passer, elle est lieutenant et elle veut passer lieutenant-chef, et il lui dit quelque chose au moment où elle panique en disant : mais de toute façon, jamais j'aurai ce nouveau poste, je vais le rater, et voilà, et je serai lieutenant toute ma vie, machin, machin.

Et il lui dit, un moment... Sachant que Jake est quelqu'un qui se cache beaucoup derrière l'humour, donc il a très peu de moments où il a ce sérieux, et donc dès qu'il trouve ce sérieux, dès qu'il touche à ce sérieux chez lui, tout de suite, c'est très touchant. C'est aussi, bon, voilà, Brooklyn Nine-Nine est une sitcom, donc à volonté d'humour, donc il y a beaucoup de scènes qui sont désamorcées aussi avec l'humour. Mais il y a quelques scènes très sérieuses, et c'est génial, c'est ça aussi qui les rend beaucoup plus touchantes. Et donc il lui dit : Amy, bien sûr que certaines choses vont changer, mais ça peut être qu'en mieux, tu ne dois pas avoir peur de réussir, t'es faite pour ça. Et c'est des mots qui résonnent juste, quelque part. Bien sûr que certaines choses vont changer. Eh oui, tout, tout change dans une vie, parce que quelque part, si rien ne change, c'est que rien ne bouge, et si rien ne bouge, quelque part, c'est l'équivalent d'être cryogénisé et de plus vivre, quoi.

« S'arrêter, c'est mourir » : la croyance à déconstruire

Je n'avais pas envie de dire, quelque part, l'immobilisme c'est la mort. Mais c'est d'ailleurs... Petite parenthèse dans cette parenthèse : c'est d'ailleurs, quelque part, une croyance limitante que je peux avoir, et qui vient de mon driver « fais des efforts », qui est que s'arrêter, c'est mourir. Au sens de : si je n'agis pas et que je n'avance pas, alors c'est la catastrophe. C'est une croyance et un driver qui m'amène beaucoup de choses positives. Ça me permet de continuellement avancer sur mon travail, même si je suis à mon compte, je n'ai pas besoin d'un patron pour qu'ils me disent de travailler. Mais ça vient avec son lot de pièges, celui par exemple de ne jamais prendre le temps de se reposer. Et vous voyez, c'est aussi... vous voyez pourquoi je dis que c'est important de travailler sur ces drivers, et que ça nous donne beaucoup d'indications, que ça soit dans la vie ou dans le processus d'écriture, parce que mener un projet d'écriture, c'est comme mener n'importe quel autre projet.

Et vous voyez, c'est tout ce travail que j'ai fait sur moi aussi, tout ce début d'année, de déconstruire cette croyance que s'arrêter, c'est mourir. Et je me suis beaucoup répété cette phrase que j'ai déjà dit beaucoup, qui est qu'une voiture qui s'arrête jamais, elle tombe en panne. Et là, je le sens, en ce moment, cette semaine : j'ai des petits voyants qui se sont allumés dans mon corps et dans mon esprit, et je sais qu'il faut que je m'arrête. Et donc là, c'est ce que je dis : à partir de ce soir, là, enregistrement de podcast, je le monte en 10 minutes, et c'est ciao bonsoir, et je ne réponds plus de rien ce week-end. Évidemment, c'est pas tout à fait vrai, je vais tracer quelques trucs, bref, voilà, on décroche difficilement à fond. Mais n'empêche que là, je vais être dans une dynamique où je vais m'autoriser à faire une pause. Et c'est magnifique.

Transformer l'arrêt en pause

Et donc je reviens à ce que disait Jake Peralta : bien sûr que les choses vont changer. Et, quelque part, je disais : bah oui, ne rien changer, c'est... c'est... c'est toxique, parce que ça nous place dans un immobilisme. Et la raison pour laquelle on n'a pas atteint le rêve qu'on a envie d'atteindre aujourd'hui, c'est... c'est pour tout ce qu'on a fait jusqu'à maintenant. Et donc il y a un moment, il faut accepter, il faut avoir cette envie de changer quelque chose pour aller atteindre un résultat différent. Ça aussi, c'est quelque chose que j'ai beaucoup répété, mais c'est toujours intéressant, vous voyez, que ça revienne par d'autres... d'autres chemins. On revient à des points essentiels. Et, quelque part, voilà, cette croyance que moi j'avais, que s'arrêter c'est mourir, et bah, pour avancer et pour pas exploser en plein vol dans mon aventure entrepreneuriale, et bah, j'ai dû changer cette croyance. J'ai dû la transformer en : s'arrêter de temps en temps, sur une période donnée et fixe, c'est extrêmement positif. Et là, j'ai transformé l'arrêt en pause. Magnifique. Et là, t'es libéré.

Et d'ailleurs, ça me fait penser... Donc voilà, big up à Jake, qui dit cette phrase : bien sûr que certaines choses vont changer, mais ça peut être qu'en mieux. Évidemment. Pourquoi il dit que ça peut être qu'en mieux ? Parce que quand on est aligné personnellement, et qu'on sait quels rêves on a envie d'atteindre, évidemment que tout ce qui se passe dans notre vie, inconsciemment, nous mène vers ça. Et donc évidemment que ça peut être qu'en mieux. Tout ce qui se passe, quelque part, tout est juste, il y a toujours des apprentissages, il y a toujours des choses à apprendre. Mais bref, je disais donc, big up à Jake : moi, j'ai réussi à transformer cet arrêt en pause. Et ça m'a fait penser à autre chose. Et là, ma coachée se reconnaîtra, mais ça a été un enjeu aussi pour elle, à un moment, de s'autoriser à lâcher son cadre et s'autoriser une pause. Et je crois que je l'avais déjà peut-être partagé dans un épisode, qui était tout simplement de dire... pardon pour le bruit... qui était tout simplement de dire, en fait : s'autoriser une pause, c'est une pause, c'est pas un arrêt. Et ça change tout, sémantiquement, de se dire : je ne vais pas arrêter, je vais juste suspendre pendant X jours. Voilà.

Et Jake finit quand même, comme je disais tout à l'heure, par : tu ne dois pas avoir peur de réussir, t'es faite pour ça. Bah oui, c'est magnifique. Je n'ai rien d'autre à dire. Quand on... quand on... quand on est aligné, ouais, on a le droit d'avoir envie de réussir, et on a le droit de se jeter dans le vide. Voilà, c'est là que le filet apparaît, quelque part. Et c'est magnifique.

Voilà, donc j'adore Brooklyn Nine-Nine, je finirai sur ça. Je ne sais même plus à quelle saison j'en suis, c'est une série que j'ai vue plusieurs fois et que je trouve... que je trouve passionnante. J'ai... j'ai... si je devais faire un... un top des personnages que je préfère, je dirais, franchement, je pense que Jake Peralta est quand même, est quand même au top. Charles est très dérangé, mais a un côté attachant. Terry est trop drôle. Raymond, Raymond le capitaine est quand même vraiment, vraiment très sympa. Amy aussi, forcément. Rosa, un peu moins d'attache, elle est très, très caricaturale, du coup c'est vrai que je la trouve parfois un peu fausse, entre guillemets, un peu comme Charles, en fait. Il est un peu too much, quelque part. Hitchcock et Scully, bon bah, gros big up, ils sont trop drôles. Gina pareil. Et je crois que j'ai quasiment fait le tour des personnages principaux. Voilà. Voilà, voilà.

Ah bah vous voyez, déjà là je me sens mieux. Je fais comme dans une séance de coaching : mon objectif, c'était de me sentir mieux au fil de cet épisode. Bon, là, au bout de 17 minutes, déjà je me sens mieux, donc c'est vraiment une bonne victoire. Voilà. Qu'est-ce que je voulais raconter d'autre ? C'est fou, ça, quand même. Ah oui. Ah oui, oui, j'ai lu ça. J'ai lu ça, je crois que c'est... je sais pas, j'ai été pris un soir, ça m'arrive de temps en temps. Bon, là, c'était pareil, c'était un peu longue journée, un petit peu de mélancolie à la fin de la journée. Parfois ça m'arrive, vous voyez, de me mettre devant ma bibliothèque et de répondre à l'appel d'un livre. J'en vois un, je le prends, je feuillette quelques pages, et... je sais pas, parfois il sort une ou deux phrases qui te marquent et qui te... qui nourrissent, peut-être, ce que t'as besoin de nourrir en ce moment.

Par-delà le bien et le mal, ouvert au hasard

Et là, j'ai ouvert « Par-delà le bien et le mal » de Nietzsche, qui est un bouquin que j'ai pas lu de lui mais que j'ai dans ma bibliothèque. Et je tombe sur un de ses aphorismes, parce que je crois que c'est ce que je préfère de Nietzsche. J'ai du mal à... enfin, j'ai du mal, j'apprécie moins de lire sur... sur son entièreté, je dirais, enfin, sur des textes entiers. J'aime beaucoup par contre ses aphorismes, parce que c'est très, quelque part, soumis à interprétation, t'en fais ce que tu veux, comme c'est très court. C'est ça qui est intéressant.

« Plus frivole, plus insolente que l'être sans idéal »

Et là, j'en suis tombé sur un qui était : « Celui qui ne sait pas trouver le chemin qui conduit à son idéal vit de façon plus frivole, plus insolente que l'être sans idéal. » Et j'ai trouvé ça intéressant, parce que, à première vue, on a l'impression qu'il y a quelque chose qui colle pas, tu vois. Ne pas savoir trouver le chemin qui conduit à son idéal, quelque part, ça peut faire très peur, parce que ça veut dire qu'on n'atteindra peut-être pas cet idéal. Mais la deuxième partie de la phrase, je trouve, transforme tout. Parce que « vit de façon plus frivole, plus insolente », il y a cette histoire de lâcher prise, d'accepter le hasard, l'inconnu, le chaos. Quel est le chemin que je vais parcourir ? Je le connais pas, et c'est ça qui est génial, tu vois. Qu'est-ce que je vais vivre ? Qu'est-ce qui va se passer ? Et donc tout ça de manière plus frivole, plus insolente que l'être sans idéal. Et ouais, qu'est-ce que c'est dur de vivre de manière frivole, insolente, joyeuse, quand on n'a pas de direction.

Et quelque part, c'est marrant, parce que ça, ça rejoint un peu ce que je disais juste avant, quelque part, qui est de dire, en fait : quand on est aligné et qu'on a une direction, bah en fait on avance quoi qu'il arrive. Et c'est là qu'on kiffe, quoi. C'est là qu'on kiffe. Et évidemment on traverse des passages, comme moi cette semaine, un peu plus difficiles. Mais si je fais le bilan de cette semaine, j'ai plein de choses positives à raconter. Et d'ailleurs, c'est vrai que j'aurais pu commencer par ça, et je vous invite à faire ça, tiens. Voilà.

Moi, je vais faire la liste, et faites-la aussi. Ouais, faites-la. Qu'est-ce que vous avez poursuivi cette semaine qui est votre idéal ? Quelle fierté vous avez vis-à-vis de... de cet idéal poursuivi cette semaine ? Qu'est-ce qui vous a mis en joie cette semaine ? De quoi vous êtes reconnaissant ? Si vous deviez dire merci à quelqu'un, vous diriez merci à qui ? Si... Et puis après, on peut se projeter aussi : ok, la semaine prochaine, vous avez envie de faire quoi ? Qui vous avez envie d'être dans une semaine ? Qui vous avez envie d'être dans un mois ? Qui vous avez envie d'être dans un an ? S'il y avait une chose que vous ne vouliez plus vous autoriser chez vous, ça serait quoi ? Vous voyez, toutes ces questions, prenez le temps d'y répondre, elles sont extrêmement efficaces. Surtout la dernière, elle est un peu sous-cotée. Mais une autre manière de la poser, ça serait de dire : ok, qu'est-ce que je tolère encore actuellement chez moi, mais qui, en fait, j'ai plus envie de le tolérer ?

Et par exemple, moi, fut un temps, c'était de me dire : je tolère de me lever pour un travail qui ne me nourrit pas et qui, au contraire, me détruit. Et à partir de maintenant, je n'ai plus envie de le tolérer. Et là, ça m'a mis en action pour changer ce paradigme. Et les choses ne sont pas binaires : dire ça, ça ne veut pas dire on flip the table et on démissionne, ça peut passer par plein d'autres manières. Pendant très longtemps, pour moi, le temps que je trouve ma voie, ça a été de dire : ok Sam, tu vas te lever pour un travail qui ne te nourrit pas, mais sur tous les temps de pause et tout le temps libre que tu auras, tu nourriras ta personne. Et donc ça passait par l'écriture, à ce moment-là, principalement, et la création de manière plus générale. Et tout ça, je le faisais sans savoir si j'allais trouver mon chemin. Mais ça m'a permis de vivre de façon plus frivole et plus insolente. Et c'est génial.

Un poème sur les amers souvenirs

Et j'ai eu un autre... voilà, j'ai eu ce passage de Nietzsche, et j'ai eu un autre... un autre passage qui était de la poésie. Alors là, je suis vraiment désolé, j'ai pas noté qui c'était. C'est une femme. Je retrouverai, je retrouverai, mais là je ne l'ai plus. Et j'ai lu... c'est de la poésie, donc j'ai lu un seul poème. Et elle écrit : « Quel effroi de ramper au fond de sa mémoire, d'ensanglanter son cœur aux dards qui l'ont blessé, de rapprendre un affront que l'on crut effacer, que le temps, que le ciel a dit de ne plus croire, et qui siffle au lieu même où la flèche a passé. Qui n'a senti son front rougir, brûlé encore sous le flambeau moqueur d'un amer souvenir ? Qui n'a pas un écho cruellement sonore jetant par intervalle un nom que l'âme aborde et le fait s'envoler au fond de l'avenir ? »

Et ça m'a beaucoup touché, ce passage, parce que ça a résonné en moi. Dans le processus que je vois dans l'écriture, que j'ai pu vivre et que, c'est sûr, je vivrai encore dans beaucoup des bouquins que j'ai envie d'écrire, et de ce que j'ai pu voir chez les gens que j'ai accompagnés ou que j'accompagne, c'est que... et c'est ça qui est génial, et c'est ça qui rend aussi, parfois aussi, le processus un peu difficile, mais l'écriture est quelque chose qui vient remuer, remuer, pardon, notre inconscient, nos souvenirs. On y met beaucoup de nous, et donc forcément on va déterrer des souvenirs, des émotions, des moments qui sont pas forcément que des émotions positives ou des choses positives. Mais c'est en osant aller affronter ces amers souvenirs, comme elle dit, que naît quelque chose de purement unique et de vraiment transformatoire.

C'est pour ça qu'on se transforme par l'écriture. C'est en osant aller affronter ces choses qui bouillonnent en nous, et que parfois on a voulu mettre sous le tapis. Et je vous ai déjà fait ce partage de mon personnage principal dans le tome 2, Baltem. Pendant la réécriture, je me sens bloqué, je... il y a un truc qui... il y a un truc qui me gêne, je sais pas, je sais pas, à la fois il m'agace et à la fois je le trouve... je sais pas, je sais pas. Et en fait, c'est en séance, un moment, pour moi, c'était moi le coach en l'occurrence, j'ai une giga prise de conscience et je me dis : attends, mais en fait, le problème... Et on parlait même pas de ce bouquin, on parlait d'autre chose. Et je me rends compte que le problème que je vis, je l'ai en fait transposé sur Baltem, et que la raison pour laquelle j'étais coincé et que j'aimais pas traiter ce truc de Baltem, c'est qu'en fait il était confronté à un problème que moi je n'osais pas regarder en face. Et quand j'ai eu cette prise de conscience, j'ai osé regarder mon vrai challenge en face, et là tout a changé, parce que j'ai travaillé dessus, et là tout s'est libéré.

Baltem et Ulrock : le miroir qui manquait

Je crois que c'est aussi pour ça que j'ai très envie que les gens découvrent ce deuxième livre, parce que j'adore le premier, mais le deuxième explore beaucoup plus l'intériorité de Baltem et le confronte beaucoup plus à ses démons. Et c'est là que ça devient intéressant, parce que tout ça, évidemment, évidemment, nourrit l'histoire dans laquelle il s'inscrit. Et toutes ses décisions, toutes ses réflexions, toutes ses introspections ont évidemment un effet sur le monde dans lequel il vit, ont évidemment un effet sur les gens qu'il côtoie. Et comme il est en dualité avec Ulrock, qui incarne, quelque part, le... j'allais dire le parfait opposé, mais est-ce que ce serait pas le parfait miroir, quelque part ? Ou la parfaite pièce de puzzle qui lui manque dans sa grille de compréhension ? Je ne sais pas, je vous laisserai décider. Tout ça étant dit.

C'est pour ça que j'avais du mal à traiter Baltem, parce que j'osais pas regarder mon démon. Et donc c'est cette raison qui fait que ce passage, « quel effroi de ramper au fond de sa mémoire »... Et ben ouais, ouais, c'est un peu terrifiant, ouais. Mais dans le processus d'écriture, quand on en vient à ramper dans sa mémoire et à déterrer des choses qu'on n'avait pas forcément envie de déterrer, là vous pouvez être sûr que vous mettez le doigt sur quelque chose qui résonnera tellement fort chez les gens. Ça, c'est vraiment quelque chose avec lequel on peut pas tricher.

Et ça va me permettre de conclure, d'ailleurs, parce que je pense à ça là, direct. En ce moment, on voit beaucoup de... c'était déjà la mode avant, mais c'était moins répandu, donc quelque part, voilà. Mais là, en ce moment, on voit beaucoup de... ouais, écrire son livre avec l'IA, etc., etc. Bon, écoutez, c'est nul, je le dis direct. Ça n'a... ça n'a aucune saveur. Et je parle pas de style ou d'efficacité d'écriture : une IA est capable d'écrire un très bon paragraphe avec une très belle métaphore, il n'y a pas de problème. Mais jamais vous remplacerez l'âme humaine qu'on met dans un texte. Jamais on pourra remplacer les larmes qui nous montent parfois quand on écrit une scène qui nous touche parce qu'elle nous rappelle quelque chose qu'on a vécu ou qu'on a vu. Jamais on remplacera le rire, la joie qu'on peut ressentir quand on est en train de réécrire notre livre et qu'on relit un passage passionnant qu'on a écrit un jour sous l'impulsion, comme ça. Tout ça, c'est impossible pour une IA de le reproduire, par essence, par définition.

Et c'est important d'avoir ça en tête, parce que c'est aussi ça qui donne la légitimité et l'unicité de l'auteur. Quand vous vous rendez compte que votre vécu est la plus grande force que vous avez pour écrire votre livre, et bah, quelque part, ça vous donne la parfaite légitimité, parce que vous êtes le seul à pouvoir raconter ce que vous avez en tête. Ça pareil, c'est quelque chose que j'ai déjà beaucoup dit, mais j'aime bien conclure par des rappels forts. Donc ne cédez pas aux sirènes de « l'IA peut écrire mon livre ». Vous pouvez l'utiliser pour, je sais pas, challenger vos idées, trouver un synonyme, lui demander s'il trouve que ce que vous racontez est cohérent, que sais-je. Mais l'acte d'écrire les bons mots, c'est vous qui les trouverez.

Voilà. Sur ce, je vous souhaite une très belle journée, soirée. Moi, je me sens beaucoup mieux, je vous partage toute cette positivité en vous disant : vous trouverez les bons mots, vous êtes fait pour ça, ne lâchez pas, et osez écrire. Je vous fais des bisous. À bientôt. À bientôt.