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Pochette de l'épisode 138 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 138SOLO30 AOÛT 202661 MIN

J'écris et ma grand-mère ne lit pas de fantasy (mais elle lit la mienne)

Clarté · Rythmeperfectionnismeprogression
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FACE A — LES 13 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

Ma grand-mère ne lit jamais de fantasy.

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

Elle me l'avait dit avec son tact légendaire en ouvrant mon premier roman : elle ne savait pas si elle allait aimer. Elle l'a lu en entier, et elle a apprécié ma manière d'écrire.

Puis elle a lu le tome 2, et elle m'a offert le retour de lecture qui m'a le plus touché : elle a perçu mon évolution d'écrivain. C'était plus travaillé, plus fluide, elle a pris davantage de plaisir. Ce partage est tombé un jour sans relief, et il a illuminé ma semaine entière.

Il raconte surtout que le style qu'on poursuit toute notre vie se construit dans l'effort imparfait de chaque jour. La recherche de la perfection t'empêche même de l'atteindre. L'effort imparfait de chaque jour t'en rapproche, roman après roman, comme une asymptote.

Alors, quelle idée es-tu en train de laisser mourir en attendant d'être prêt·e à l'écrire parfaitement ? Rien que de la verbaliser, tu fais un premier pas.

Je te raconte tout dans l'épisode 138, disponible partout où tu écoutes tes podcasts.

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE — CLIQUE UN SLIDE POUR L'AGRANDIR

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Tu cherches un passage précis ? La table d'écoute passe les transcripts de tous les épisodes au peigne fin.

Introduction

Mais quel sujet loufoque va-t-il pouvoir traiter pour nous parler d'écriture pêle-mêle, de sape, d'un passage chez le coiffeur, de systémie des individus et des groupes, de retour sur un deuxième livre, et de balance entre chaos et ordre ? Je vous souhaite un très bon épisode. Moi c'est Sam, Ybelion de mon nom de plume. Je suis écrivain, coach ICF, et j'ai créé Ose Écrire, un accompagnement pour celles et ceux qui veulent enfin accomplir leur rêve d'écrire un livre. Ce podcast a la même intention, c'est ton rendez-vous inspiration, discipline et passage à l'action. Et si ça te parle, abonne-toi, mets 5 étoiles et partage autour de toi, parce que plus il y a de gens qui osent, plus d'autres oseront à leur tour. Allez, c'est parti, et bonne écoute ! Bien le bonjour mes amis, j'espère que vous vous portez bien.

C'est le dernier épisode d'août, donc pour fêter ça, j'ai enfilé une chemise d'été. Parce que je me suis dit quand même, ça serait très con de clôturer l'été en étant habillé sobrement et pas en mode été. Et cette chemise-là, je dois avouer que je la kiffe de fou. Et bon bah tiens, c'est marrant parce que je réfléchissais au sujet dont j'avais envie de parler avec vous. Ouh là là, ça commence bien, mais je sais que vous êtes là pour ça. Et quelque part, parler de cette chemise pour commencer me paraît tout à fait pertinent. Et après, je parlerai du changement visuel que vous avez dû remarquer. Mais d'abord, la chemise. C'est une chemise par une marque canadienne, si je ne dis pas de bêtises, que j'adore. Qui s'appelle Naked and Famous. Qui fait des jeans incroyables. Ce fut une passion à un moment. J'avoue que l'écriture m'a tellement omnubilé récemment que j'ai un peu perdu la passion du jean.

Mais, mais, cette marque est absolument exceptionnelle. Et elle fait quelques autres pièces que des jeans. Notamment cette chemise-là, qui a la particularité, alors d'être déjà sincèrement très belle. Voilà. Alors, c'est des grues, si je ne dis pas de bêtises, dessus. J'aurais peut-être préféré des dragons. Mais ça, c'est un autre débat. Mais sinon, vous ne le voyez peut-être pas. Mais en fait, il y a comme des petites... C'est comme si c'était doré. Bon, alors j'aimerais bien vous dire que c'est du vrai or. Ce n'est pas du vrai or, évidemment. Je n'aurais jamais pu me payer ça. Mais je la trouve très stylée, parce qu'en fait, elle a plein de petits détails. Il y a des petits boutons en bois. Voilà. Et du coup, j'adore cette chemise, parce qu'elle porte, aussi, toute cette passion que j'avais à un moment pour la sape. Pas que je ne l'ai plus, mais que j'ai un peu délaissée, je dirais. Et c'est intéressant parce que cette marque, ce qui m'a parlé plus que tout, c'est qu'il y avait une vraie histoire.

Il y avait une vraie déa. Quand tu les entendais parler de leurs pièces, il y avait un vrai truc. Tu sentais que c'était bossé. Et c'est peut-être pour ça que j'ai toujours été très sensible dans les sapes, dans les habits. Pardon pour ma vulgarité, quelque part. J'ai toujours été très sensible aux histoires que pouvaient raconter les marques. Par exemple, j'aime beaucoup Palace, parce que je ne sais pas. Je trouve qu'ils ont une déa qui me marque fortement. Et du coup, ça me donne envie de m'intéresser à la marque. Et du coup, les pièces ne portent plus simplement ce qu'elles sont, mais tout ce qu'elles racontent. Et c'est marrant parce qu'en fait, le parallèle avec ce qu'est un livre, ce qu'est une histoire, c'est exactement ça. On pourrait écrire sur n'importe quoi tant qu'on raconte l'histoire de ce n'importe quoi. Et c'est tout le principe d'ailleurs de trucs qu'on retrouve même dans le business ou dans la vente.

Vous connaissez le fameux « Vends-moi ce stylo » de... Comment il s'appelle déjà là ? Notre ami dont le blason a été redoré par le film avec DiCaprio, le loup de Wall Street. J'ai oublié son nom, vous voyez de qui je parle. Ce fameux « Vendez-moi ce stylo ». En fait, tu comprends que l'idée n'est pas d'argumenter, c'est de raconter une histoire. Et de raconter une histoire qui parle de la personne que tu as en face de toi. Et c'est ça qui est extrêmement intéressant dans cet exercice-là. Alors, bon, il est tellement connu et reconnu maintenant qu'il perd presque de sa pertinence. Mais dans le fond, c'est ça. C'est ça ce truc. C'est comment je raconte une histoire. Très bon exercice au demeurant, voilà, que vous pouvez faire à la fin de l'épisode, évidemment. Vous prenez le truc que vous portez là et vous racontez l'histoire de ce vêtement-là. Petit exercice d'écriture comme ça, c'est cadeau.

C'est pour la fin des vacances. Si vous êtes tout nu, et bah écoutez, je sais pas quoi vous dire. Quelque part, vous êtes vêtu dans la tenue d'Adam et Ève. Bon, c'est une tenue en soi. Vous pouvez écrire là-dessus. Voilà l'introduction de la chemise. Donc, elle porte cet amour des histoires. Et c'est marrant parce qu'elle était tellement précieuse pour moi. Elle portait tellement de choses que pendant très longtemps, j'osais pas la mettre. Je me disais, ouais, mais imagine, je l'abîme, etc. Super con de pas faire vivre les histoires. C'est l'équivalent de se dire, non mais je vais pas exploiter l'idée que j'ai en tête parce que je pourrais échouer. Et peut-être que je vais pas utiliser et trouver les bons mots qui vont raconter exactement ce que j'ai en tête. C'est une immense connerie. Ou plutôt, c'est un enjeu, un blocage, un concombre, pour faire écho à l'épisode d'avant, qu'on peut démêler ensemble. Voilà. Et donc maintenant, j'ose la porter parce que les choses sont faites pour vivre et les idées sont faites pour être exploitées.

Le passage chez le coiffeur (et l'inspiration qui vient de partout)

Les livres sont faits pour être écrits. Parce qu'après, ils doivent être lus. Voilà. Et je me permettrais même d'aller glisser la petite phrase de Ouachdi sur qui on sauve en écrivant. Mais vous la connaissez par cœur, je la répète tous les trois épisodes. Je vous laisse la retrouver. Bref, vous avez vu aussi, je suis passé chez le coiffeur. Information extrêmement importante de laquelle on est obligatoirement obligé de parler. Bien sûr. Pas du tout. Mais vous allez voir pourquoi je vous en parle quand même parce que ça me fait rigoler.

Je suis arrivé à un stade. Bon, en fait, non, je vais vous faire la rétrospective complète. En 2024, au moment où je vais démissionner, je me dis, j'avais toujours eu les cheveux un peu mi-longs, je me dis, changement radical de vie, je coupe court. Je n'irais pas jusqu'à dire que j'avais une buzz cut, mais pas loin.

Ce n'est pas que ça ne m'allait pas, mais à la repousse, je ne trouvais pas ça terrible. Alors, c'est un immense gain de temps pour la douche. C'est-à-dire que niveau routine d'écriture, c'était vachement pratique. Parce que j'avais vachement plus de temps. Malheureusement, je n'aimais pas trop. Donc, une fois que j'ai fait ça, je me suis dit, on va faire tout à fait l'inverse. On va les laisser pousser. Et donc, je les ai eus quand même relativement longs, jusqu'à ce matin.

Et là, il n'y a pas très longtemps, ma soeur m'a conseillé une série off campus. Je vous en ai déjà parlé. J'adorais. Et il y a un acteur dont j'ai trouvé la coupe absolument phénoménale. Alors, c'est elle, fameux Dean, dans la série. Vous pouvez aller voir. Qui est quand même, il faut le noter. Il faut le noter. Sacrément beau gosse. Bon, il faut dire que dans cette série, les nanas sont canon. Les mecs sont beau gosse. Et donc, vous n'allez pas le voir.

Je vais vous le mettre comme ça. Voilà, là. Peut-être que vous allez quand même un peu voir. Vous pouvez noter la ressemblance, si vous voulez ? Qu'est-ce que vous en dites ? Est-ce que je ressemble suffisamment à Dean ? Je suis vraiment allé chez mon coiffeur. Et je lui ai dit, écoute, je ne sais pas comment décrire ce que je veux, mais je veux ça. Je veux ça. Alors, apparemment, il ne connaissait pas la série. Mais voilà. Et donc, je suis allé chez le coiffeur. Et vous voyez, on pourrait croire que ça n'a absolument aucun rapport avec l'écriture. Eh bien, méfiez-vous. En fait, ça parle de nos inspirations. Vous voyez, j'étais très agacé par mes cheveux longs. Ça commençait à me saouler. Je me mettais même à les attacher parce que j'avais toujours dans les cheveux. Je n'arrive jamais à les coiffer. Et du coup, c'était insupportable. Bon. Je tombe sur cette série. Je me dis, putain, cette coupe, elle est incroyable.

Là, tac, collision des deux. Synchronicité. Je me dis, attends, je vais me faire cette coupe. Voilà. Et me voilà aujourd'hui. Et donc, dans mon parcours de création, dans mon parcours de me détendre, j'ai quand même trouvé des inspirations pour avancer dans ma vie. Alors là, évidemment, je prends un exemple qui paraît un peu tiré par les cheveux. C'est le cas de le dire. Et vous ne voyez peut-être pas très bien le lien. Mais il est exactement là, le lien. C'est que vous ne savez pas ce que vont déclencher les choses que vous faites dans l'avenir. Et c'est absolument merveilleux, quelque part. C'est génial. On peut aller regarder une série et repartir avec une nouvelle coupe de cheveux. Voilà. Et bien, c'est exactement pareil. On peut écrire une première ligne et se retrouver trois ans plus tard avec 15 bouquins. Et je vous le souhaite. Peut-être la prochaine superstar du monde littéraire. Voilà. Ou alors simplement, quelqu'un qui, en osant écrire cette première ligne, se transforme et ose enfin incarner la personne qu'il a profondément envie d'être.

Voilà. Et qui se transforme. C'est magnifique. Donc voilà de quoi ça parle, cette coupe de cheveux. C'est que l'effet papillon, on pousse un domino. Et puis, hop, il se passe des trucs extraordinaires. Voilà pour cette introduction. Chemise d'été, nouvelle coupe. On pourrait presque croire que je pars en vacances. C'est pas du tout le cas. Je suis là avec vous pour parler de ce magnifique processus qu'est l'écriture. Et aujourd'hui, je vais commencer. Alors, mon réservoir de notes est un petit peu faible. Mais j'ai quand même des trucs écrits un peu à droite à gauche. Alors, j'ai pris quelques notes. Il y a une mouche qui a commencé à se balader là. Ça va pas du tout. Ça va me gonfler. Je vous le dis, ça va me gonfler. Bon, je dois vous avouer quelque chose. Je suis tout aussi mauvais chasseur de mouches que Voltaire. Donc, je n'ai pas réussi à m'en débarrasser. J'espère qu'elle ne perturbera pas trop mon épisode.

Les nouveautés du site : tracker d'écriture et Pokédex de l'écrivain

Mais il m'en faut plus pour ma vôtre. Je disais donc, avant de passer aux quelques notes que j'ai prises. Il y a plein de nouveautés sur mon site. Je vous laisserai aller voir. J'ai mis notamment un petit tracker d'écriture. Alors, c'est un tracker en ce qu'on appelle local storage. Je ne sais pas comment on dit. Enfin, stockage local. En gros, c'est stocké grâce aux cookies de votre PC. Donc, moi, je n'ai aucune data. Et si vous videz votre cache ou effacez votre historique de navigation, ça perd le suivi. En gros, vous pouvez mettre les mots que vous écrivez jour par jour. Si vous supprimez le cache, ça disparaît. Je préfère faire comme ça parce que je n'ai pas envie de m'embarquer dans un truc où je suis censé gérer des datas utilisateurs. Ça demande plein de choses que je n'ai pas, quelque part, le courage de faire tout de suite.

Voilà. Voilà. Donc, vous pouvez aller voir ça. J'ai aussi présenté de manière un peu plus classe tout le Pokédex de l'écrivain. Vous pourrez aller voir. Je trouve ça très cool. C'est une manière... Vous avez peut-être vu la petite vidéo autour de Bull Bizarre. C'est une manière de connecter quelque part mon âme d'enfant et maintenant, aujourd'hui, mon âme d'adulte qui explore l'écriture. En fait, il y a tellement à apprendre sur l'écriture parce qu'il y a tellement à apprendre de nous partout, en fait. Et donc, je trouve ça super marrant de réussir à lier les deux. Vous voyez, c'est comme quand je parle de la chemise et que ça m'apprend quelque chose. C'est comme quand je parle d'une coupe de cheveux et que la leçon, c'est qu'en fait, l'inspiration vient de partout et que l'effet papillon, quelque part, est gigantesque. Et bien, c'est pareil. Voilà. Et je trouve que c'est tellement drôle d'aller voir ce qu'on a aimé en étant enfant et de le regarder aujourd'hui avec un œil d'adulte, pardon, et de se dire, OK, mais qu'est-ce que ça m'apprend, tu vois, sur moi, sur l'écriture, sur les blocages d'écrivains que je peux rencontrer.

Et voilà, je ne sais pas, ça me fait marrer, en fait, d'explorer tout ça. Donc, vous pourrez découvrir tout ça. Oh, mais d'ailleurs, autre nouvelle absolument grandiose. J'aurais pu commencer par là parce qu'il n'y a pas que la coupe de cheveux qui a changé. Il y a aussi l'intro. J'ai fait une belle petite intro. Maintenant que j'ai plein d'images de plein de podcasts, je ne pouvais pas le faire au début, une intro comme ça. Maintenant, je peux. Je trouve ça trop cool. Je trouve ça trop cool. Ça met trop en avant le fait qu'il y a plein d'épisodes. Et surtout, la petite page où tu as toutes les miniatures. C'est incroyable, c'est incroyable. Bref, voilà, j'ai gardé la musique historique parce que je l'aime bien. J'ai gardé ma voix historique parce que je l'aime bien. Mais je voulais changer le visuel un petit peu. Bon, ceux qui m'écoutent en audio, pour vous, ça ne doit rien changer.

Peut-être mis à part quelques petits sons de SFX qui sont apparus ici et là. Mais sinon, ça ne doit rien changer. Voilà, donc le site, je continue à l'alimenter de plein de choses qui me permettent. Pardon, de plein de choses qui vous permettent de... Qui vous permettent. Cette phrase, elle n'est pas si compliquée et pourtant, c'est fou quand même. Le site, je l'alimente de plein de choses qui vous permettent de faciliter votre écriture. Voilà, il y a plein de valeurs gratuites. Parce que la valeur, la vraie valeur de mon travail, c'est l'accompagnement humain. C'est ce qui se passe en séance avec mes auteurs. Et ce n'est pas un tracker d'écriture que je pourrais vous vendre. Voilà. Donc d'ailleurs, si vous voulez la version du tracker d'écriture, je l'ai en version Mac. Je ne l'ai pas fait en version Windows encore parce que je n'ai pas de Windows et que c'est un peu plus galère pour moi.

Mais si vous la voulez, n'hésitez pas, je peux vous l'envoyer avec grand plaisir. Je suis très preneur de retour. Et peut-être la seule chose que je vous demande en retour, c'est de le partager autour de vous. Et si vous le montrez, de me taguer, histoire que je puisse voir que c'est utile. Voilà. C'est pour ça que je prends le parti de vous partager plein de trucs gratuitement. Je suis sûr que ça en aidera plein. Et tant mieux. Et voilà. Ça ne donne que plus de valeur à ce que moi je fais avec les auteurs que j'accompagne. Parce que tout ce qui se passe en séance, c'est là que se passent les vrais déclics. Et donc c'est trop cool. Ça permet de faire un petit peu tout. Voilà. Pour ce partage et ces petites news quelque part, il y a sûrement d'autres trucs que j'ai mis, que j'ai oublié. Vous avez peut-être vu le RAC podcast en mode iPod tard les années 2010.

Le retour de ma grand-mère sur le tome 2

Je sais, j'en avais peut-être déjà parlé. Mais en fait, je suis tellement content du truc qu'à chaque fois que je le vois, j'ai l'impression que c'est nouveau. Donc j'en parle tout le temps. Voilà. C'est parti pour ce que j'avais noté. Et en fait, la première chose que je voulais vous partager, c'est un retour que j'ai eu sur mon second livre. Et c'est un retour particulier parce que c'est un retour de ma grand-mère. Et c'est un retour qui me touche profondément. Je vous jure qu'il me touche profondément. A plusieurs égards, et en fait, il apprend, il nous apprend beaucoup de choses sur l'écriture. Ma grand-mère n'est pas du tout une lectrice de fantaisie. Et au moment où je sors mon premier livre, qui est un livre de fantaisie, ma grand-mère a quand même la curiosité d'oser aller le lire. tout en... 1, 2, 3, pardon. En gardant son tact légendaire, de quand même me dire, tu sais, c'est pas du tout mon genre, donc je sais pas si je vais aimer.

Bon, merci mamie. Quelque part, j'aime beaucoup cette honnêteté aussi. Et c'est pour ça que, quand elle a fini le premier livre, et qu'elle m'a dit, « Eh ben c'est vrai, je n'aime pas trop les livres de fantaisie, mais j'ai apprécié la manière avec laquelle tu écris, et j'ai passé un bon moment, ça m'a touché énormément. » Parce que j'ai su qu'elle le faisait pas pour me dire, simplement, bon bah, t'es mon petit-fils, donc je te dis, ce que tu fais, c'est bien. Voilà.

Mais là, en lisant le deuxième tome, elle m'a dit des choses qui m'ont touché encore plus. En fait, elle m'a partagé que... Elle percevait mon évolution d'écrivain. Elle sentait que c'était plus travaillé. Elle sentait que ça allait plus loin. Elle sentait que c'était plus fluide. Elle prenait plus de plaisir. Et, bah, écoutez, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Ça m'a énormément touché, parce qu'en plus, c'est un retour qu'on m'a fait.

Un jour où c'était un peu, vous voyez, un jour sans, quoi. Où t'es là, tu fais... Journée un peu... Un peu mythe, quoi. Y'a rien d'exceptionnel. Y'a pas non plus d'énormes mauvaises nouvelles, mais voilà, c'est pas une super journée. Et j'ai juste eu ce partage à la fin. Et voilà, la journée était magnifique, en fait. Voilà. C'était ma victoire du jour. D'ailleurs, j'ai écrit les mots de ma grand-mère, parce que c'est trop touchant. Et surtout, c'est une preuve de plus qu'en fait, cette posture d'écrivain, cette confiance d'écrivain, cette amélioration, ce style personnel, après lequel on court toute notre vie, et bah, il ne s'améliore que lorsqu'on ose commencer à faire imparfaitement. Voilà. Et ça, en fait, ce partage de ma grand-mère a fait résonner tout ça en moi. Et je me suis dit, ok, mais en fait, il n'y a pas d'autre moyen que de continuer. Continuer à écrire, continuer à coacher, continuer à accompagner, continuer à partager.

Il n'y a pas d'autre moyen que de continuer à faire, à essayer, à proposer, à échouer. Voilà. Et du coup, ça m'a juste reboosté pour tout le reste de la semaine, quoi. Je me suis dit, waouh, c'est incroyable, en fait. C'est incroyable. Et je pense aussi que c'est effectivement parce que je me suis beaucoup plus trouvé aussi dans la manière que j'ai envie de construire une histoire, et construire une histoire aussi. Parce que je pense que dans le premier, j'avais peut-être encore... Je serais curieux d'avoir l'avis de ceux qui ont lu les deux tomes, vous pourrez me dire, mais je pense que j'avais peut-être un peu ce côté très scolaire. Comme si j'avais coché des cases, en assumant aussi, par exemple, que j'aimais pas les descriptions, donc j'en avais fait très peu, dans le tome 2, j'en ai fait un peu plus.

Ça joue aussi, je pense, sur le rythme. Forcément. Donc, ça joue sur la manière dont tu perçois le reste, qui est très fort. Parce que, vous allez comprendre ce que je veux dire, mes dialogues sont, je trouve, ce que je fais le mieux. Pareil pour les moments très introspectifs. Sauf que si je mets que des moments comme ça, c'est comme s'il n'y en avait aucun qui sortait du lot. Et sauf que quand ces moments-là, ils sont distillés au milieu d'action, au milieu de description, et bien ils tapent beaucoup plus. Et donc je pense qu'il y a ça qui joue aussi. Et ça, évidemment, c'est... il n'y a pas grand-chose qui a changé entre le tome 1 et le tome 2. Alors, il y a la fierté et la confiance d'avoir tenu mon premier livre entre les mains. Je l'ai raconté des milliards de fois, mais moi, ce moment-là, a tout changé dans ma vie. Donc, il y a cette confiance-là, évidemment, mais il y a aussi, ayant conscience que les descriptions sont mon point faible, il y a aussi tout le travail autour des descriptions que j'ai faites.

Et là, j'aimerais bien vous dire que j'ai monté une super formation pour faire des descriptions parfaites, etc. Non, non, non. J'ai juste mis dans mes thèmes aléatoires du jour beaucoup plus de descriptions. Voilà, c'était un exercice sur lequel j'ai appuyé. Voilà, dans la production de mes thèmes aléatoires, j'ai appuyé sur la production des descriptions. Comme ça, je me retrouve beaucoup plus confronté au fait de décrire. Et donc, forcément, les descriptions deviennent de plus en plus naturelles. Et ce que veut dire ce commentaire de ma grand-mère, au-delà de tout, au-delà du fait qu'il me touche, au-delà du fait qu'il est très précieux, etc., etc. La principale chose qui veut dire, c'est que l'effet cumulé de cet effort quotidien, pardon d'avoir tapé sur le micro, a un effet absolument démentiel. s'autoriser ce petit effort imparfait quotidien, c'est exactement ça qui mène à la perfection. C'est quelque chose de très paradoxal, qu'on retrouve très souvent chez les gens qui ont un côté très perfectionniste, mais il est là.

Voilà, il est là. C'est important de mettre de la conscience dessus. C'est-à-dire que la recherche de la perfection vous empêche même de l'atteindre. Si tant est qu'on puisse l'atteindre. En tout cas, je n'ai jamais été aussi proche de la perfection avec mon deuxième livre. Et je ne serai jamais aussi proche de la perfection avec mon troisième livre. En fait, on est clairement sur un truc asymptotique. Voilà. On va chercher la perfection petit à petit et on s'en rapproche petit à petit à chaque roman, à chaque effort, à chaque échec, à chaque essai, à chaque action, à chaque mouvement, et donc à chaque émotion. C'est génial.

Je disais donc, je pense que c'est aussi dû au fait que ce tome 2 va beaucoup plus loin dans l'exploration, je dirais peut-être un peu philosophique, des thèmes qui sont rattachés à mes intentions. Autour de la différence, autour de la balance sécurité-liberté, autour de la posture providentielle de ceux qui peuvent diriger, etc. Le rapport pion-élu. Je pense que je suis allé rajouter une couche de réflexion derrière ça. Et c'est aussi pour ça que du coup, ça plaît un peu plus à ma grand-mère qui a des lectures habituellement beaucoup plus je dirais ancrées dans la réalité. Quelque part, qu'elle lise l'histoire d'ours et de taureau qui utilisent la magie pour se taper dessus, tu vois, ça ne lui parle pas. Par contre, que les thématiques abordées derrière ces bastons soient le rapport aux différences, le fait qu'on soit un pion ou un élu, la balance entre la totale liberté et la sécurité des peuples, tout ça, ça, ça lui parle beaucoup plus.

Parce que c'est des thématiques en fait extrêmement actuelles et encore plus actuelles quand tu vois des gars comme Donald Trump. Voilà, par exemple. Exemple ultime de la posture providentielle du mec qui pense qu'il sait tout mieux que tout le monde et qui décide comme si tous ceux qui n'étaient pas lui étaient trop stupides pour savoir ce qu'ils peuvent vouloir. on pourrait continuer à creuser le débat, mais c'est un écueil qu'on retrouve dans beaucoup de politiques et après, c'est tout le débat philosophique qu'on pourrait avoir autour de la question de qui sait qui veut, enfin, pardon, qui sait qui devrait le plus avoir le pouvoir si ce n'est celui qui ne le veut pas. Voilà. Parce que quelqu'un qui le veut aura de facto cette posture providentielle. de je sais mieux que tout le monde, j'ai envie de diriger, si tant est en plus que la personne ait quand même envie d'aider les gens qui dirigent, parfois ce n'est pas le cas, ce qui est horrible, et parfois c'est simplement une espèce de vanité de dire je vais sauver le monde.

Mais sauver le monde en n'étant pas responsabilisant, en étant écrasant, tu vois, en décidant à la place d'eux. Parce que je m'entends parler, là, j'ai dit, parce que j'ai l'impression que je vais sauver le monde. Bon, c'est quelque chose que j'ai répété souvent et j'en suis convaincu. L'action d'écrire un livre peut sauver le monde. Mais c'est totalement différent que de forcer les gens à faire quelque chose pour, soi-disant, sauver le monde et sauver leur vie. J'espère que je me suis fait comprendre. En tout cas, ces sujets politiques, moi, je les trouve assez passionnants. Pas tellement dans le rapport des idées droite, gauche, tout ça, bien qu'il y ait certaines idées dégueulasses, je n'ai pas besoin de l'expliquer, mais beaucoup plus sur comment tout ça s'articule entre le côté individuel, le côté groupe et les effets systémiques qui est entre les deux. Si vous voulez, c'est beaucoup plus la mécanique de fonctionnement réel plus que théorique qui m'intéresse.

Et c'est pour ça que je vais un peu plus loin dans le débat de valeur. c'est pas tellement le fait de placer x ou y valeur au-dessus ou en-dessous, c'est plus le côté ok, quand on place ce système de valeur, comment ça coule sur le fonctionnement entre les individus, entre les groupes et d'individus sur les groupes et de groupes sur les individus. En fait, là encore une fois, je parle beaucoup d'histoire parce que quand on construit une histoire, c'est aussi à ça qu'on s'intéresse. notamment en fantasy ou en science-fiction où quelque part le héros qu'on va suivre a un impact sur le monde global dans lequel il vit et donc sur le monde politique. Voilà. C'est pour ça que c'est très intéressant tous ces sujets-là. Et c'est pour ça que tu peux parler d'ours et de taureau magique en parlant de sujets extrêmement actuels. Et c'est même, en tout cas c'est mon avis, une manière d'aller aborder ces sujets-là avec des gens qui, au départ, ne seraient pas intéressés par ces sujets-là.

Vous voyez, le fait que ma grand-mère, pas fan de fantasy, arrive à en lire parce que ces sujets-là l'intéressent, c'est pareil dans l'autre sens. Des gens pas fans de sujets comme la balance, liberté, sécurité des peuples, vont quand même pouvoir réfléchir à ce sujet-là en lisant un livre de fantasy qui en parle. Par exemple, le mien, clin d'œil, clin d'œil. Voilà. Petite digression sur ces sujets-là qui sont, je trouve, absolument passionnants. Qu'est-ce que je pourrais ajouter sur tout ça ? Là, ça me paraît pas mal. Alors du coup, c'est marrant parce que quand dans le, je dirais pas le prologue, mais l'avant-propos de mon livre où j'explique un peu le contexte dans lequel il est né, c'est vrai que j'explique que c'est devenu plutôt un livre de dark fantasy philosophique. Alors, c'est un truc que j'invente moi-même, c'est une étiquette que moi, je me colle parce que à l'instant T, j'ai l'impression que c'est celle-là qui me parle le plus.

Mais en fait, c'est simplement un livre dark fantasy parce que plutôt, je dirais, sombre. Bon, je viens de vous traduire le mot dark quand même. Mais, j'ai mis le mot philosophique parce que j'aime bien cette idée de dire que la fantasy peut faire philosopher.

Tome 3 : relecture, réécriture et règles brisées en conscience

Magnifique, partage. Et donc, je suis extrêmement désolé, on vient de me confirmer un invité pour le podcast et c'est très cool. Je suis extrêmement curieux du coup de voir ce qui va sortir du tome 3. Pourquoi ? Parce qu'en ce moment, je suis en train, j'ai presque attaqué la réécriture. je suis sur la fin de la relecture. Bon, il se trouve que lundi, quand je fais mon bilan, de manière extrêmement arrogante, je me dis ouais, je vais finir lundi de relire le texte pour commencer à le réécrire un mardi. Bon, pas du tout. Je vais finir de le relire, je pense, jeudi ou vendredi. Enfin, demain ou après-demain. En plus, je ne suis pas là ce week-end, donc je ne sais pas. Ça prend beaucoup plus de temps que ce que je pensais, mais je suis beaucoup plus confiant sur la qualité du matériel final. Parce que, encore une fois, je vois une progression entre le deuxième tome et le troisième tome.

Je vois une progression à la fois, je dirais, dans les thèmes abordés et la cohérence avec lesquels ils sont abordés. Ce qui signifie donc que mon process de création se rôde au fur et à mesure et laisse de moins en moins de trop.

Je suis très content sur ce que je lis du point de vue émotionnel, c'est-à-dire que une des difficultés que je pouvais avoir et je trouve rétrospectivement peut-être un des écueils du premier tome, c'est qu'il n'adresse pas trop émotionnellement. Alors, c'est aussi lié aux enjeux du personnage principal et comme ça se passe dans sa tête, forcément, voilà, on est aussi sur l'arc de quelqu'un qui apprend à parler d'émotions, à s'autoriser à ressentir les émotions. Le parallèle avec ma vie est évidemment absolument fortuit, pas du tout. Donc, je trouve qu'émotionnellement, ça touche beaucoup plus juste. Ce qui atteste aussi d'une évolution personnelle parce que m'autorisant à écouter et traverser mes propres émotions, je m'autorise à les explorer. Donc, elles se ressentent beaucoup plus, je trouve. Il y a aussi les descriptions. Il y en a quand même beaucoup plus, même si je trouve qu'il en manque encore. Mais là encore, j'y vois un quatrième point d'amélioration, c'est que dans les commentaires que je me laisse pour la réécriture, en fait, il y a beaucoup de ok, là, ça mériterait une petite description.

Il y a beaucoup aussi de chasse au verbe sentir, je dirais. Pourquoi je parle de ce verbe ? Parce qu'on a tendance parfois je me mets dedans évidemment, même si évidemment j'y suis beaucoup plus attentif à force. On a tendance parfois à véhiculer ce que la personne ressent en utilisant le verbe sentir. Par exemple, exemple classique, vous êtes dans la tête du personnage, son amoureuse rentre et là, elle le regarde et le personnage se dit je sentais à son regard qu'elle était aussi éprise de moi.

Bon, comment il le sent ? C'est une vraie question et surtout une question qui transmet l'émotion beaucoup plus, de manière beaucoup plus forte et donc, je suis aujourd'hui assez attentif à ce verbe-là, non pas qu'il soit interdit, bien au contraire, mais parfois, je trouve qu'on gagnerait à comprendre comment le personnage le sent. Alors, attention, je ne dis pas qu'il faut basculer dans une explication mais plutôt que de dire je sentais à son regard qu'elle était aussi éprise de moi, ça peut être par exemple simplement un petit mouvement de recul quand elle le voit et la paume des joues, la paume des joues ça ne se dit pas, les joues qui deviennent rouges, vous voyez ? Et simplement que le personnage remarque ça, le lecteur comprend que l'amoureuse qui vient de rentrer est aussi éprise de lui et ça, je trouve ça extrêmement intéressant. Alors, c'est vrai et parfois, il s'agit aussi simplement de jouer avec le côté très instinctif que peut avoir notre personnage et donc, c'est vrai qu'à des moments, il peut sentir quelque chose, c'est inexplicable donc, c'est pour ça qu'il ne s'agit pas de chasser tous ces défauts, il s'agit toujours de les utiliser en conscience.

Vrai pour toutes les règles, voilà. Parce que si on respecte simplement toutes les règles, à la fin, on s'ennuie, on ne crée plus rien et puis, c'est aussi oublier que les règles ont été créées par quelqu'un qui, à un moment, les a inventées. Bon, ça veut bien dire qu'il y a un moment, il y avait des règles avant, on ne les a pas respectées, on en a fait de nouvelles règles. Voilà, c'est pareil. La simple différence, c'est le niveau de conscience qu'on met là-dessus. Je disais donc tous ces points positifs, j'étais au quatrième qui était, je trouve que je me fais des autocommentaires beaucoup plus pertinents et le cinquième, je pense que c'est parce que je m'autorise une très grande liberté, en fait. Vous voyez, c'est un roman qui fait, il est un peu moins grand que le tome 2. Le tome 2 était déjà un livre à beaucoup de chapitres, je crois qu'il y en a 80.

C'est déjà beaucoup. Là, dites-vous, je crois qu'il y a 180 chapitres dans le tome 3, alors qu'il est un peu moins grand. Mais, ça, c'est exactement fait en conscience parce que j'ai besoin de ce ping-pong de POV, j'ai besoin de ce rythme puisque tout se passe sur un temps très court et j'adore ça. Et remarquer que je me suis autorisé à briser cette règle en conscience, ça me fait extrêmement plaisir. surtout, c'est que je me dis « putain, mais quelle sera la prochaine règle que je vais non respecter ? » C'est ça qui est exceptionnel. Voilà.

Et donc, ça va être plus long que ce que je pensais. Je pense que je vais finir du coup la relecture cette semaine, puis après, on va attaquer la réécriture. J'aimerais bien dire « oui, je vais finir en deux semaines. je pense que ça sera fini fin septembre en vrai de vrai. » Ouais, parce qu'en plus, j'ai plein d'autres choses à faire, j'ai plein de boulot, donc je ne vais pas me couper du monde pendant un mois pour écrire.

Le rêve d'écrire un livre ne se fait jamais au prix de sa vie. surtout que je suis hyper confortable avec le fait que ça puisse prendre un peu plus de temps, donc il n'y a aucune frustration. donc on va juste voir les choses couler. Par contre, je vais me mettre des deadlines peut-être un peu plus sévères, voilà, mi-septembre, 15 septembre, c'est terminé, histoire d'ancrer dans le présent et faire avancer la machine encore plus vite.

Et après, bêta lecture, deuxième réécriture, correction, mise en page, tout ça, tout ça, processus, et puis on verra quand ça sortira et ça sera magnifique. Et puis après, un autre bouquin et ça sera aussi magnifique. Voilà. C'est quoi, vous, si vous vouliez... Je me faisais la réflexion tout à l'heure que je n'aime pas la relecture. J'aime bien le premier jet, il y a un côté très instinctif. La relecture, j'ai un peu un truc en mode... C'est l'espèce d'entre-deux. Tu ne corriges pas encore et puis en plus, c'est long, donc pas vraiment grand kiff. Et après, première réécriture, par contre, je trouve ça très cool parce que c'est comme si tu avais une statue qui est presque finie d'être taillée et là, tu viens la polir. Tu viens mettre les angles, tu viens bien dessiner les reliefs, etc. Et après, la bêta-lecture, ok, il y a le premier choc de critique où tu te dis « Ouais, ils n'ont juste rien compris. »

Bon, voilà, tu poses l'ego, après, tu acceptes que tous les retours sont intéressants et surtout qu'ils traduisent, ils sont toujours à mettre en relief vis-à-vis des intentions que tu as avec ton roman. Ok.

Et là où je trouve ça encore plus intéressant, c'est que ça me refait deux fois, enfin pardon, ça me refait une deuxième fois l'effet de polir. sauf que ça me fait une deuxième fois cet effet de nouvelle perfection atteinte. Parce que quand tu fais la première réécriture, en fait, tout ce que vont te dire les bêta-lecteurs, tu ne l'as pas vu, toi. Donc si tu veux, ta statue, elle est parfaite. Et après, tu as les retours de bêta-lecture et donc tu peux re-rendre ta statue parfaite. Je trouve ça génial. Donc tu as une espèce de double perfection et moi, je pense aussi que c'est comme ça que j'ai construit le process parce que ça me permet de vraiment activer ce qui me plaît, tu vois. Cette sensation d'arriver et de mettre un point final. Voilà. Voilà pour ce petit partage qui est parti assez loin entre d'abord le commentaire de ma grand-mère et puis tout ce que j'ai pu attester comme changement entre l'écriture du deuxième et du troisième à tel point qu'en fait, je me demande mais punaise, dans quatre ans, s'il y a quatre autres bouquins, mais où est-ce que j'en serais ?

Ça sera incroyable. Je suis déjà extrêmement fier et extrêmement reconnaissant de là où j'en suis aujourd'hui, mais avec trois livres de plus dans les pattes. Oh là là. Eh, vous avez devant vous le nouveau Stephen King en toute humilité.

Je rigole, bien sûr, mais vous voyez ce que je veux dire. Simplement, et d'ailleurs, je pourrais le dire dans ce sens-là, au-delà de la popularité, simplement un écrivain qui écrit roman après roman et qui s'autorise à ce que le prochain soit toujours le meilleur. Voilà. Je trouve ça trop cool, cette boucle d'amélioration continue.

Voilà. Allez, passons au deuxième sujet que j'avais noté après ce partage de ma grand-mère. J'avais noté et d'ailleurs, c'est marrant parce que ça fait exactement le lien. En fait, c'est une phrase. Bon, ok, je vais me saucer. Je suis désolé.

RP arrogance aujourd'hui. C'est une phrase que j'ai tirée de mon troisième livre où je parle et j'avais écrit « L'espoir ne meurt jamais lorsque l'on sait qu'il reste une infinité de chemins à parcourir. » Et vous commencez à me connaître, je suis matrixé par cette notion d'infinité. Je ne sais pas pourquoi ça me fait des papillons dans le ventre. Il y a un truc que je trouve fantastique avec la notion d'infinité, notamment quand elle se confronte à la finitude de notre vie. C'est un sujet que j'explore en long, en large et en travers dans l'épisode d'Ose, lire, philomague de l'été 2026. Mais je suis matrixé par ce sujet d'infinité. C'est évidemment quelque chose qu'on retrouve tout le long de ce troisième tome. On le retrouvait déjà un petit peu dans le deuxième tome. Mais alors là, dans le troisième, c'est encore pire. Encore mieux, pardon, parce que moi, je trouve ça passionnant. Et donc, il y a cette notion d'espoir qui ne meurt jamais parce que l'infinité des chemins à parcourir reste toujours ouverte.

Je trouve ça passionnant de se dire que demain sera toujours plein d'espoir parce que on ne sait pas sur quel chemin on va marcher. Alors, on peut savoir la direction qu'on a envie d'emprunter, mais on ne sait pas la manière avec laquelle on va marcher dessus. On ne sait pas ce qu'on va découvrir le long de ce chemin. Et ça, ça donne, je trouve, un boost pas possible. L'espoir sera toujours vivant parce que l'infinité des chemins et l'infinité du futur sera toujours d'actualité. ce qui prouve bien en passant que la seule manière d'aller chercher cet espoir quelque part, c'est le mouvement et donc d'avancer. Alors, encore une fois, petite parenthèse médicale que ma posture de coach m'oblige à faire, c'est un peu redondant à force, mais je trouve ça absolument nécessaire. Évidemment, quand on est quelqu'un ou quand on connaît quelqu'un en situation de burn-out ou de dépression au sens médical du terme, évidemment, ça ne se règle pas avec du mouvement.

Quelqu'un en burn-out a tout, a besoin de tout sauf de mouvement. Voilà. Donc, je m'adresse là évidemment les gens qui ne sont pas concernés par un burn-out par exemple. C'est une parenthèse un peu médicale et peut-être qui paraît un peu casse-rythme, mais ça me semble extrêmement important de le rappeler pour que vous compreniez bien que le message n'est pas de dire d'avancer de manière têtue et quelque part sans réfléchir en permanence.

C'est exactement la notion de rythme dont je parlais, de le rêve ne se fait pas au prix de notre vie. Dans notre vie, il y a nos impératifs de travail, tout ça, tout ça, mais il y a aussi notre santé. Si on ne peut pas se lever demain, ça n'a aucun sens. Donc, prenons soin de nous et après, accomplissons nos rêves quelque part. Je le dirais comme ça.

Tout va bien se passer (et les idées qu'on laisse mourir)

Cette parenthèse mise à part, c'est toujours le mouvement qui nous fait avancer, c'est toujours ce petit pas qui nous fait avancer et qui nous ouvre l'infinité des chemins qui sont devant nous et donc l'espoir qui va avec parce que qui dit infinité dit que jamais tous les chemins seront bouchés et donc qu'il reste toujours un, au moins un à explorer et donc il y a de l'espoir. Et ça, je trouve ça magnifique et c'est peut-être la cinquantième fois que je le dis dans cet épisode et d'ailleurs, ça me fait penser que sur mon site maintenant, il y a une recherche textuelle dans les transcripts des podcasts et je serais très curieux de voir le nombre d'occurrences du mot magnifique et j'ai même pas envie d'aller voir parce qu'à mon avis c'est déprimant. Mais bref, en vrai, vaut mieux trouver les choses magnifiques que horribles, non ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Voilà pour ce partage et finalement, ça s'est bien goupillé parce que en fait, c'était un parallèle tout trouvé avec le troisième livre dont je parlais avant.

Voilà. Je me suis noté quelques autres questions parce que du coup, j'ai beaucoup travaillé sur tous les podcasts pour faire l'intro, la nouvelle intro du podcast, pour faire les pages dédiées à chaque épisode, tout ça, tout ça. Et je me suis noté des petites questions que je trouvais intéressantes d'adresser.

Et voilà, par exemple, c'est vrai que j'ai un mantra que j'utilise très souvent pour moi, pas forcément tout le temps dans les épisodes, c'est tout va bien se passer.

Je l'ai dit un petit peu dans un épisode récemment, mais en fait, je me suis posé la question de ok, mais la dernière fois que tu t'es dit ça, c'était pour traverser quoi ? Et bien en fait, je crois que je me le dis un peu tous les jours. Je pense que ça nourrit aussi ce chemin de ok, il y aura toujours de l'espoir. c'est ma manière à moi de me dire écoute, quels que soient les obstacles, quels que soient les concombres qui se trouvent sur ton chemin, tout va bien se passer. J'aimais bien, je ne sais pas pourquoi j'ai tiqué en voyant ça et je me suis dit c'est c'est cool d'appuyer là-dessus, de savoir que tout va bien se passer. J'ai aussi vu que je répétais souvent que les idées meurent et pas les livres qu'on écrit et ça m'a renvoyé à ce désir brûlant de continuer l'écriture de mon troisième livre parce qu'en fait, il y a encore beaucoup d'idées que j'ai absolument envie d'exploiter en livre et donc c'est pour ça que je dois absolument continuer ma relecture, ma réécriture et boucler ce tome 3 parce que ça va me permettre de après faire mourir moins d'idées.

Le paradoxe du chaos : le plan et le hasard s'allient

Et je crois que cette phrase elle est extrêmement importante. Les idées meurent pas les livres qu'on écrit et les passer de la tête au papier ça me semble tellement important et ça me semble important de regarder la vérité en face aussi inconfortable soit-elle. d'assumer de dire ok bah là en fait j'ai toujours que des idées et toujours pas de livre écrit. Il est probable que je doive faire quelque chose de différent. Et oser se dire ça c'est pas déprimant. Là encore c'est plein d'espoir parce qu'on se remet en mouvement et donc on se réouvre l'infini des possibilités des chemins qui s'offrent à nous. vous pouvez vous poser la question je vous ai donné tout à l'heure un petit exercice avec la chemise vous pouvez aussi vous poser la question ok les idées meurent pas les livres qu'on écrit et quelle idée vous êtes en train de laisser mourir aujourd'hui et qui vous hante et bah rien que de le verbaliser petit déclic mise en mouvement et là on se met à faire des choses différentes une chose différente et sans vouloir faire ma pub clin d'oeil clin d'oeil vous pouvez aller voir l'atelier ose écrire qui est offert bien évidemment disponible sur mon site voilà il vous donnera un premier aperçu de la manière dont je travaille avec les auteurs et si vous êtes curieux vous pourrez creuser voilà c'est marrant parce que ça m'a fait penser à une autre question elle est partie aussi vite qu'elle est arrivée oh bah tant pis écoutez vous avez eu un peu de blanc parce que ça m'est pas revenu voilà ça m'est pas revenu j'ai été aussi très happé alors c'est à la fois lié à mon livre je sais pas si vous avez lu la newsletter que j'ai envoyée dimanche dernier où je disais que mon passé d'ingénieur me rattrapait beaucoup plus que ce que je pensais notamment dans le personnage de Tolly qui est un petit ours à lunettes ingénieur qui travaille sur un détecteur de magie qui ressemble énormément au détecteur que j'avais quand j'étais dans le Michigan pour mon stage de deuxième année d'école d'ingé voilà et je me suis dit putain mais bordel de hein voilà c'est quand même dingue ça me suit quand même énormément et je me suis fait la réflexion parce que Tolly est en ambivalence là dessus dans le bouquin c'est à dire qu'il a ce côté extrêmement rationnel et puis à côté t'as tous les trucs qu'il contrôle pas et t'as tout le hasard et le chaos qui est au centre de l'histoire avec ce fameux paradoxe du chaos qu'amène un personnage voilà en lisant vous découvrirez et donc j'ai remarqué que était mis côte à côte le hasard et le chaos et la rationalité et ça sonne comme un peu dissonant c'est à dire ça va pas ensemble et m'est venu du coup en suivant la question je tire souvent des fils je me demande comment quand et comment mon cerveau s'arrête je ne sais pas je me suis demandé à quoi servait tous les plans que je pouvais faire si à la fin il y avait toujours du chaos et que le hasard et que les synchronicités et que les incongruités tout ça tout ça étaient celles quelque part les plus révélatrices et les plus transformatoires et bien en fait moi je pense je me suis posé la question mais j'ai trouvé très vite la réponse c'est vrai que là je vous fais un peu un faux suspense c'est pas terrible mais bon vous avez les réflexions entières quoi quelque part je pense et en fait j'en suis convaincu que la mise en place de plans ne permet pas d'avoir une assurance du résultat mais permet d'avoir une assurance d'avancer dans la bonne direction je dirais même de commencer à avancer dans la bonne direction et quand on fait ça c'est là qu'on se retrouve de plus en plus heurté à du chaos à du hasard à des synchronicités et donc il s'agit pas de savoir si on choisit le chaos et l'instinct ou la rationalité et la tête il s'agit de savoir comment on met l'un au service de l'autre et réciproquement et là si je devais partager une réponse pour pas vous faire un truc de suisse en disant c'est l'oeuf ou la poule la tête ou le corps peut-être je vais vous donner un exemple plutôt à mon sens les plans que j'écrive me permettent en écriture ou ailleurs d'ailleurs ça marche pour tout me permettent de savoir dans quelle direction j'ai envie de commencer à avancer une fois que je fais ça je commence à avancer et là on retrouve beaucoup d'instinct quelque part c'est bah ouais il faut faire un premier pas dans le brouillard qu'on connait pas trop ok on fait ce premier pas et là il se passe un truc un truc qu'on n'a pas prévu et ce truc qu'on n'a pas prévu il est toujours à regarder au regard du plan qu'on a pas avec la rigidité de te dire je l'avais pas prévu donc je le fais pas parce que ça c'est tombé dans le piège de vouloir tout contrôler mais simplement avec la douceur et la légèreté de la nouveauté c'est à dire la curiosité ah mais c'est fou j'avais pas prévu ce truc là qu'est-ce que ça m'apprend sur la direction dans laquelle je vais qu'est-ce que ça m'apprend sur mon fonctionnement qu'est-ce que ça m'apprend sur ce que je pourrais faire aujourd'hui et au regard de ça en le croisant du coup quelque part avec notre plan avec ce qu'on connait déjà de nous et bah ça l'ajuste et on s'autorise un deuxième pas et ce deuxième pas soit c'est celui du plan qu'on avait déjà prévu soit c'est le même pas mais un petit peu dévié quelque chose qu'on n'aurait jamais pu prévoir dans le plan initial si on n'avait pas osé faire ce premier pas ça me fait penser à une session de coaching que j'ai eu cette semaine où j'avais une autrice qui on parlait beaucoup on clarifiait les idées autour d'un personnage j'essaie de voilà de rester le plus vague possible et je lui pose des questions toujours pour la raccrocher à ce dont elle elle a besoin pour continuer à écrire le chapitre qu'elle est en train d'écrire et je la laisse parler et je vois en fait que son esprit s'échappe très vite c'est à dire que très vite au lieu de rester de rester concentré sur le détail dont elle a besoin pour la scène tout de suite elle tire le fil en se disant et ça veut dire que et ça veut dire que et ça veut dire que en essayant de tout comprendre du début de l'histoire de ce personnage jusqu'à la fin peut-être que c'est exactement ça dont on aurait besoin là quand je la voyais en face de moi je voyais bien que c'était une fuite pour ne pas se confronter à véritablement le côté d'écriture et ce dont elle avait précisément besoin pour continuer à écrire donc à un moment je l'ai arrêté je l'ai coupé je lui ai dit écoute là je vois bien tu pars dans tous les sens c'est cool ça veut dire que t'es créative et c'est vrai c'est pas un défaut d'avoir plein d'idées et d'avoir l'esprit qui part dans tous les sens simplement c'est quelque chose sur lequel il faut mettre de la conscience et quelque chose qu'on doit canaliser dans la bonne direction et je lui dis regarde là où t'es arrivé aujourd'hui ça tu l'avais même pas au début t'as eu besoin d'écrire les deux premiers chapitres pour te poser ces questions là et là aujourd'hui plutôt que de remarquer que c'est en écrivant que tu peux te poser ces questions là t'essaies de trouver la réponse à 15 questions plus loin c'est normal que tu te perdes dans le labyrinthe t'es en train d'avancer sans regarder comme un poulet sans tête autre écueil inverse dans lequel il faut pas tomber et bah c'est de s'asseoir au milieu du labyrinthe et d'attendre que quelqu'un vienne te pêcher ça n'existe pas et donc là simplement on est au milieu du labyrinthe notre intention c'est de vouloir en sortir ok quel petit pas j'ai envie de faire et donc quelle information pardon de quelle information j'ai besoin pour pouvoir faire ce pas là et au regard de ce petit pas partage que j'ai pu lui faire là il y a eu une vraie prise de conscience de ok j'en fais trop j'ai réellement besoin que de cette information et ça n'a évidemment pas manqué elle a fait une de ses plus belles sessions d'écriture en suivant et elle m'a envoyé un message le soir en me disant qu'elle était fière de ce qu'elle avait écrit et que les idées étaient beaucoup plus claires et qu'elle voyait là où elle voulait aller bah vous voyez ça ah ça aussi là ça aussi c'est précieux ça rentre avec les commentaires de ma grand-mère ça sera la victoire c'était la victoire d'hier d'ailleurs voilà c'était trop cool je vous racontais ça pour quelle raison oui pour l'imbrication l'intrication comme vous voulez entre le lâcher prise et le plan les deux sont pas opposés voilà et si on pouvait faire les deux et si à la place d'un ou c'était un et déjà un sujet qu'on a abordé la dernière fois et ouais et si en fait le plan pouvait nourrir l'exploration du hasard des synchronicités et du chaos et si tous ces pas et toutes ces découvertes qu'on fait dans le hasard la synchronicité et le chaos nous permettait d'affiner encore plus notre plan et surtout de le voir et de le comprendre sur des étapes qu'on n'aurait même pas pu imaginer sans faire ce pas dans le chaos et la synchronicité et vous voyez je parlais tout à l'heure de systémie entre individu et groupe et bah là on est pareil on est dans un espèce de nuage mouvant qui s'adapte toujours et c'est vous l'avez deviné magnifique et je pense que c'est comme ça que je vais conclure cet épisode ouais est-ce qu'il y a des questions non je crois que c'est très bien en vrai on a parlé un peu moins d'une heure ce sera peut-être un épisode un épisode un peu moins un peu moins long que d'habitude aïe aïe aïe aïe aïe aïe est-ce que vous voulez que je reparte dans une autre digression pour histoire de de vous faire gagner 15 minutes non non non ça ça suffit pour ça suffit pour cette fois voilà je vous ai parlé déjà de plein de choses je suis très content d'avoir fait tous ces partages j'aime beaucoup le fait que des petits détails puissent raconter des grandes histoires j'aime beaucoup que les histoires de notre enfance puissent être des moteurs dans notre vie d'adulte j'aime beaucoup le fait que le chaos et l'organisation puissent être les deux faces d'une même pièce et peut-être la même face de la même pièce qui n'a qu'une face je ne sais pas et qu'elles se servent toutes les deux j'aime beaucoup j'aime beaucoup quoi d'autre j'aime beaucoup ma nouvelle coupe quoi voilà oh là là là si je pourrais vous parler si petit dernier partage quand même j'ai fini j'ai re-regardé tout Game of Thrones et oh là là je suis désolé mais 7 et 8 c'est vraiment une catastrophe je trouve que là narrativement on raconte on raconte plus une bonne histoire ça m'a donné envie de lire les bouquins et donc j'ai regardé beaucoup de vidéos bon d'un gars que vous devez connaître peut-être si vous traînez dans le Youtube français de Game of Thrones Maestre Thibault qui raconte l'histoire de Game of Thrones dans des vidéos et et c'est magnifique en fait tout ce qu'il a construit et et je me dis putain j'espère qu'il aura le temps d'écrire la fin de Game of Thrones sa fin à lui notre notre cher Georges et en même temps peut-être que c'est plus aligné avec ce qu'il a envie de faire aujourd'hui et du coup c'est totalement ok voilà et c'est peut-être ça parfois le piège dans lequel on peut tomber c'est devenir dépendant de la série qui nous a rendu célèbres et en même temps c'est oublier que la première raison pour laquelle on a écrit c'est d'abord pour se faire kiffer et que c'est compliqué de continuer quelque chose qu'on fait plus pour nous du tout voilà en tout cas ça c'est ma position que j'adresse avec l'écriture et du coup j'étais hyper curieux tu vois d'en apprendre plus sur sa manière de créer et je kifferais la voix en face de moi et lui demander quelque part en mode très coaching tu vois qu'est-ce qui fait que tu n'as pas fini l'histoire de Game of Thrones peut-être qu'il a simplement un processus d'écriture qui est très lent peut-être qu'il y a une dissonance entre ce qu'il a envie d'écrire aujourd'hui et l'attente que pourraient avoir les gens qui terminent ce qu'il a commencé peut-être que c'est autre chose peut-être qu'il ne sait pas peut-être qu'il est parasité par la fin que ont proposé les showrunners de la série bon attendez je suis dur en vérité mais en fait c'est quand même rationnel dans la finalité c'est simplement un petit peu rapide voilà je préfère assumer enfin pas assumer pardon je préfère clarifier mon propos voilà bon c'est quand même une série magnifique et du coup j'ai commencé je suis en train de poncer mon mois d'abonnement HBO Max j'ai pas encore fini succession je sais pas si j'aurai le temps de finir mais j'ai quand même commencé The Night of the Seven Kingdom qui est du coup dans un ton totalement différent et je trouve ça génial en fait alors je sais pas si le livre du chevalier errant et du chevalier des sept royaumes et aussi sur un ton beaucoup plus humoristique mais j'adore ça de voir qu'on peut au sein d'un même univers adresser plusieurs plumes plusieurs styles plusieurs manières de faire c'est encore une fois une manière de d'assumer sa posture d'auteur et sa liberté je trouve ça magnifique et cette fois je clôture vraiment avec ce mot là je vous souhaite une très bonne journée soirée bref un très bon moment je vous souhaite plein de belles choses en écriture n'hésitez pas à m'envoyer si vous avez des questions des retours je les lis toujours avec grand plaisir d'ailleurs je fais en passant un gros big up à notre très cher Shade Wall qui m'a laissé plein de commentaires sur mes vidéos merci beaucoup ça me plaît beaucoup d'avoir tes retours et c'est toujours très inspirant parce que ça nourrit voilà l'échange nourrit évidemment le partage fait partie de ces hasards et de ces synchronicités qui nourrissent le plan et la vision long terme qu'on peut avoir voilà je vous fais des bisous et je vous dis à très vite et c'était Ybelion. Ose Écrire.

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