Aller au contenu principal
← La bibliothèque
Pochette de l'épisode 13 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 13SOLO9 MARS 202530 MIN

Visualisation livresque - Imagine toi avec TON livre entre TES mains

Clarté · Intentionvisualisationrêve
00:0029:47

FACE A — LES 14 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

Ferme les yeux. On est dans sept mois. Le livreur sonne, te tend un carton un peu lourd, à ton nom. Tu remontes chez toi, tu le découpes, tu écartes le papier bulle. L'odeur du livre neuf, la couverture que tu as choisie, tes mots que tu connais par cœur. Qu'est-ce que tu ressens, là, exactement ? Écris-le sur un papier : ces mots deviendront ton réservoir pour les jours de doute. Dans l'épisode 13, je guide cet exercice de visualisation en entier, je raconte la photo que j'avais visualisée trois ans avant qu'elle existe, et ce que cette pratique change concrètement à la discipline d'écriture. Rien d'ésotérique : juste ton cerveau qui te montre pourquoi tu écris. À écouter là où tu écoutes tes podcasts.

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE

CAROUSEL À VENIR

Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Intro : la visualisation, sans grincer des dents

Yo yo yo, c'est Ybelion, tu es dans le 13e épisode de Chemin d'Artiste et d'Auteur et aujourd'hui je vais te parler d'un exercice très particulier qui est la visualisation. Sur ce, je te laisse et bonne écoute ! Bonjour les amis, épisode numéro 13, numéro 13, dans une ambiance un peu jaune, un peu sable, voilà, c'est magnifique, toujours avec le téléphone parce qu'on a toujours explosé sa tablette et que c'est toujours pas la faute de Voltaire. Aujourd'hui, de quoi on va parler ? Aujourd'hui on va parler de visualisation, ouais, de visualisation. Peut-être que certains grincent des dents à l'idée de cette croyance ésotérique qu'en pensant très fort à des choses, ça arrive. Loi de l'attraction, visualisation, vous pouvez l'appeler comme vous voulez. Moi, très récemment, j'ai pris conscience de la puissance qu'avait la visualisation. Et donc c'est de ça que je vais vous parler aujourd'hui, évidemment sous le prisme de l'écriture parce qu'on est quand même là pour ça.

La question posée en coaching et l'émotion qui monte

Je le rappelle à chaque début d'épisode de podcast parce que je sais que je vais partir en cacahuète, je crois bien, pour attrapage. Je vais commencer par vous raconter une petite histoire.

Très récemment, je suis en coaching avec quelqu'un et on parle d'écriture. Je lui pose la question, qu'est-ce que tu ressentirais si tu tenais ton livre que t'as envie d'écrire depuis si longtemps entre tes mains ? Et là, il s'est passé un truc vraiment très fort.

J'ai senti l'émotion monter et on m'a juste répondu, ça serait incroyable. Et ouais, c'est vrai, ça serait incroyable. Et je crois que pourquoi ça m'a autant touché, la raison pour laquelle ça m'a autant touché, c'est que je me suis vu en miroir, j'ai vu ce que j'ai ressenti quand j'ai récupéré en septembre 2024 les exemplaires de Carnot. D'ailleurs, je les ai.

Voilà, on n'avait pas du tout préparé. Je les ai là, là. Vous voyez, j'ai l'édition collector ici, qui est magnifique. L'édition classique qui est ici, qui est aussi magnifique, mais pas collector. Mais je les dédicace quand même. Lien en bio. Petit clin d'œil, on est là. Bref, je me rappelle, en fait, tu vois, j'ai souvenir, j'ai vu en cette personne à qui j'ai posé cette question, qu'est-ce que tu ressentirais si tu tenais ton livre dont tu rêves depuis si longtemps entre tes mains ? Je me suis vu. Je me suis vu récupérer ce livre, le sentir, le tenir dans mes mains, l'ouvrir, lire quelques lignes, trouver ça bien et me dire putain, c'est moi qui ai écrit ça. Et pas en mode, je suis un génie. Juste en mode, j'ai sous les yeux l'accomplissement de cinq mois de travail. J'ai sous les yeux un rêve que j'ai depuis si longtemps et rien que d'y penser, là, vous voyez, j'ai le smile.

Et c'est pour ça, c'est la première raison pour laquelle la visualisation, c'est si puissant. Parce qu'en fait, ça permet de nous imaginer une émotion et après, c'est impossible de pas avoir envie d'aller la chercher. Voilà la petite histoire que je voulais vous raconter. Et je vous invite, je regarde parce que je crois que je l'ai noté sur mes notes, mais je ne sais pas s'il faut que je raconte d'autres trucs avant.

« Imagine ton livre entre tes mains »

L'exercice guidé : installe-toi, ferme les yeux

Non, franchement, je le sens comme ça. Je ne vais pas suivre mes notes, en fait. On retombera sur nos pattes tel un chat. Je suis allergique au chat, donc je ne peux qu'imaginer ce que ça fait. Je vous invite à faire l'exercice de vous asseoir dans un endroit confortable, de fermer les yeux. Et d'ailleurs, vous pouvez le faire. Voilà, vous notez là, je ne devrais pas faire trop de coupes, donc on doit être à aller entre trois et quatre minutes du début de podcast. Notez-le, faites-le peut-être plus tard si vous n'êtes pas dans un endroit confortable. Mais faites cet exercice. Asseyez-vous dans un endroit confortable et fermez les yeux. Vous êtes dans sept mois, par exemple. Vous êtes assis dans votre salon et ressentez le fauteuil dans lequel vous êtes assis. Ressentez la météo, ressentez l'odeur du chez vous. Sentez le contact de votre peau avec le fauteuil ou le canapé dans lequel vous êtes assis.

Le livreur, le carton un peu lourd

Et puis là, ça sonne. Ça sonne. Alors vous vous levez, vous décrochez. Et c'est le livreur. Le livreur qui vous amène un carton avec vos livres. Alors vous allez chercher ce carton. Et là, tout en gardant les yeux fermés, évidemment, vous sentez, vous vous déplacez, vous descendez si vous êtes à l'étage. Vous marchez dans la rue si vous ne l'êtes pas. Vous dites bonjour au livreur. Ça va ? Comment allez-vous ? Oui, merci. J'ai une livraison pour vous. Vous pouvez signer ici vite fait. Ouais. Vous avez besoin d'un code ? Non, c'est bon. Tac, tenez. Voilà votre carton. C'est un peu lourd. Vous avez besoin d'aide ? Non, monsieur. Merci beaucoup. Hop, vous rentrez chez vous. Et effectivement, le trajet du retour est un peu plus long parce que vous avez un carton avec vos livres.

Essayez de ressentir. Déjà, à ce moment-là, vous n'avez pas encore le livre en main. Mais vous avez le carton dans lequel se trouvent ces livres. Essayez d'imaginer ce que vous ressentez à ce moment-là.

L'ouverture : l'odeur du livre neuf

Ouais. Ouais, c'est pas mal. C'est pas mal. Donc maintenant, vous arrivez dans votre appartement. Vous prenez un cutter, un ciseau, un couteau, ce que vous voulez. Vous ouvrez ce carton. Vous le déballez. Vous retirez le papier bulle. Vous retirez la mousse, il y en a. Bref, vous le déballez. Et là, vous sortez votre livre.

Mettre des mots sur les émotions

Vous l'avez dans les mains. Vous le manipulez. Vous sentez l'odeur du livre neuf. Vous sentez la couverture rigide, souple, en fonction de ce que vous voulez. Et vous ouvrez le livre. Vous voyez ces mots que vous avez mis des mois à écrire. Vous voyez et lisez ces mots que vous connaissez par cœur. Vous lisez le nom de personnage que vous avez l'impression d'avoir aimé, détesté. Vous avez finalement eu l'impression d'être. Vous avez probablement d'ailleurs laissé un peu de vous dans chacun de ces personnages. Et avec tout ça, je vous invite à essayer de mettre des mots sur les émotions que vous ressentez.

Relire ses notes aux jours de doute

Je ne parlerai pas de ces émotions. Je vous laisserai les ressentir. Mais une fois que vous avez fait ça, là, je vous invite à rouvrir les yeux, à vous reconnecter à la réalité, à vous rappeler quel jour on est, à compter vos doigts, voir si vous en avez bien cinq, pour vous reconnecter à la réalité. Et maintenant, écrivez sur un papier toutes ces émotions que vous avez ressenties. Écrivez-les. Et maintenant, dès que vous aurez un coup de mou, dès que vous vous direz, mais je ne suis pas légitime pour écrire un livre, je n'ai pas le temps d'écrire un livre, je ne connais pas assez de mots pour écrire un livre. Relisez ces notes. Relisez ces notes. Elles vous driveront. Elles vous pousseront loin. Vraiment loin. Cet exercice, il est hyper puissant. Il est hyper, hyper, hyper puissant. Et j'aurais dû vous le faire à la fin, mais je trouvais ça pertinent après vous avoir raconté le début.

Je trouvais ça pertinent de le faire maintenant. Et surtout, ça rendra peut-être moins perché la suite de ce que je vais vous raconter. Bref, ça, c'est un exercice de visualisation. Donc, c'est vraiment de se forcer. En fait, ce n'est pas très compliqué, finalement, la visualisation. Je ne sais même pas s'il y a une vraie définition. Je vais donner la mienne. C'est vraiment de se forcer à se placer dans une situation dans laquelle on n'est pas et d'essayer de tout ressentir. Le toucher, ce qu'on voit, ce qu'on sent, dans la bouche, dans le nez, bref. L'air qu'on respire, etc. Et là, de s'imaginer en train de bouger, de faire des actions, d'ouvrir un carton, d'aller dire bonjour au livreur, d'ouvrir un livre, de le lire. Oh, c'est le note. On est génial. Ouais, je sais.

Je suis en train d'admettre que vous n'êtes pas d'accord avec moi et que vous me dites Sam. Sam. Ou alors, si vous êtes plutôt de l'aventure-ébellion, Ibé. Ibé. Arrête. Arrête. J'y crois pas, moi. J'y crois pas à tes conneries, là. De fermer les yeux, d'imaginer des trucs. Je vais essayer de vous convaincre.

La première fois que j'ai pris conscience, un peu, alors, non, je dis que j'ai pris conscience. Disons que c'est la première fois que j'ai été confronté au pouvoir, à la puissance que pouvait avoir le cerveau. Et finalement, à la puissance de la visualisation. Parce que la visualisation, c'est vraiment un travail du cerveau qui est en train d'imaginer des trucs. La première fois que j'ai été confronté à ça, c'est à Lyon, dans une soirée, il y a peut-être 6 ou 7 ans. On va dans une soirée où on connaissait personne. J'y vais avec un pote. Et dans cette soirée-là, il y a un gars très sympa au demeurant. Je dis au demeurant, mais en fait très sympa. Il est sympa du début à la fin. Donc je vais pas dire au demeurant, très sympa.

Et bref, on sympathise, machin et tout. Et puis, la soirée avance. 23h, il nous dit, bah les gars, je suis désolé, il faut que j'y aille. Et nous, voilà, on est en plus, à l'époque, on sort d'école. On est là, pompe l'up, la fête, l'alcool, c'est cool et tout. Et donc, on lui dit, ah, mais va t'en pas. Ouais, on parle vraiment comme ça. Va t'en pas, frérot, reste un peu. Allez, on fait un dernier cul sec, machin. Bref, vraiment des ados, quoi. Des ados cons. Et là, il nous répond. Il nous dit, bah les gars, je suis désolé, je peux pas rester. J'ai un bébé, faut que je m'en occupe. Il y a 7 ans, j'ai 23 ans. Moi, à 23 ans, j'étais pas prêt du tout, mais alors pas du tout, à avoir un enfant. Donc là, on est, comme dirait un lyonnais, on est choc-bar de baiser, quoi.

Putain, ça me fume de rire. Bref, on est choqué. Et on lui dit, ah, putain, c'est dingue et tout. Félicitations, machin et tout. Et en fait, il nous raconte, il nous dit, bah ouais, enfin, voilà, c'est quand même un peu compliqué, cette histoire, parce qu'en fait, ma compagne était enceinte, mais en fait, on l'a découvert que à, je sais plus, 7 ou 8 mois. Hop, hop, hop. C'est le Sam du futur qui est en train de monter le podcast. Petit disclaimer, ce dont je parle juste après, c'est un déni de grossesse. C'est quelque chose qui est important, peut être traumatisant. Je n'en parle pas du tout de manière positive. Mon objectif n'était pas ça. Mon objectif était de souligner à quel point le cerveau avait un pouvoir sur le corps. En aucun cas, j'en fais un cas positif de la visualisation dont je parle. Voilà, j'espère n'avoir froissé personne. Je vous laisse avec la suite.

Et là, moi, je découvre un truc. Je suis, voilà, j'y connais rien. Et donc, je découvre que, je ne sais plus comment ça s'appelle, donc je ne vais pas le nommer pour ne pas dire de bêtises, de choses que je ne connais pas. Mais je découvre que une femme peut très tardivement se rendre compte qu'elle est enceinte et que du jour au lendemain, son ventre, du coup, passe de pas enceinte à je suis enceinte de 7 mois. Et il faut se rendre compte de la folie du bail. De se dire, t'imagines ce que le cerveau est capable de faire comprendre à ton corps. C'est quand même dingue. C'est vraiment, je trouve ça vraiment dingue. Je ne sais pas s'il y a quelque chose qui a été étudié. Je n'ai pas envie de dire de bêtises sur ce sujet que je ne maîtrise pas. Mais j'ai ce souvenir, une soirée lambda, mais d'être très marqué par ce souvenir-là.

Et maintenant, j'arrive à en parler, vraiment à me dire, voilà ce qui m'a marqué. À l'époque, je n'y arrivais pas. Mais putain de se dire, voilà ce que le cerveau est capable de faire. Si tu crois très fort à quelque chose, voilà ce qui se passe. Et je le mets en parallèle maintenant de la visualisation dont je vous parlais juste avant. mais tu te dis, putain c'est possible avec cette histoire de grossesse. Pourquoi ça ne serait pas possible avec tout le reste ? Et donc tu te dis, bon bah voilà, à partir de maintenant, tous les jours, je vais passer 10 minutes à me visualiser, moi, avec mon livre. Moi, sur le plateau de France Inter, interviewé par Léa Salamé, qui me demande si j'avais un mot pour résumer ma carrière. Lequel ce serait ? Je t'attends Léa. Je le trouverai ce mot. Il sera exceptionnel. Bref, je me dis que ces exercices de visualisation, ils peuvent avoir un impact exceptionnel sur la vie, sur la vie future.

Mais à l'époque, je ne prends pas confiance de ça. Je le dis maintenant, rétrospectivement, c'est le moment, la première fois où je suis confronté à la puissance du cerveau. C'est ça que je mets derrière la visualisation en fait. Et ma vie avance. Et là, tout récemment, j'ai eu vraiment une prise de conscience forte sur la puissance de la visualisation. Ça s'est passé en plusieurs étapes. Comme quoi, une vraie prise de conscience est toujours en plusieurs étapes. Donc, c'est pour ça que je vous répète toujours les mêmes choses. Je vous répète que vous pouvez devenir écrivain. Je vous répète que oui, toutes les idées existent, mais pas écrites par vous. Je vous répète que oui, vous êtes légitime parce que vous avez une histoire unique à raconter. Voilà. Je vous le répète en permanence pour que vous l'intégriez bien. Et je me rends compte que j'aime bien tutoyer les gens parce que j'aime bien le ton un peu léger et que là, je passe encore mon temps à vous, vous voyez.

Bref, ça viendra. Un jour, j'arriverai à vous tutoyer. Oui, j'arriverai à te tutoyer. Prise de conscience en plusieurs étapes. Fin d'année 2024, je retourne en Ariège, en haut d'une colline avec une très belle vue sur les Pyrénées, Golden Hour, lumière de dingue. Et mon père photographe, à chaque fois qu'on va sur ce genre d'endroit, je fais des figures de street pour immortaliser la progression. Il y a quelques années, je faisais du handstand tout simple sur des bars. Et là, cette année, j'ai réussi à tenir un one arm suffisamment longtemps pour que mon père le prenne en photo. Alors, petite parenthèse, le street, c'est quoi ? Street workout, le mot anglais du jour. On est toujours un connard, on est là. En français, on appelle ça souvent calisthénie. On peut dire aussi muscu au poids du corps, mais pas vraiment en vrai parce que c'est pas ça. Bref, le street, c'est un mélange entre de la muscu et de la gymnastique, on va dire.

Tu fais des figures statiques, principalement, ou dynamiques, après, mais, principalement statiques pour ma part. Donc, les figures les plus connues, vous pourrez taper sur internet pour aller voir. Le handstand, donc l'équilibre, l'appui tendu, renversé, comme on le dit dans notre belle éducation française. sa version à un bras, donc le one arm handstand, OAHS, en petit, en petit trigramme, enfin, trigramme à quatre lettres, du coup. Le front, front lever, front pull up, front touch, la planche, la straddle planche, la presse, le Victorian, qu'est-ce qu'il y a d'autre ? Bref, plein de trucs, plein de figures comme ça. Et donc, je fais du street, c'était ça que je voulais dire. Et donc, dès que j'ai l'occasion, avec mon père, je fais des photos pour immortaliser ma progression.

La photo visualisée trois ans avant d'exister

Et, je fais cette photo du one arm avec mon père, et là, je suis marqué par un flash, c'est que c'est exactement une scène que j'avais visualisée il y a quelques années. Je me rappelle très bien, c'était il y a trois ans, pareil, même moment, un décembre, en Ariège, où il fait très beau, donc tu as du soleil, donc tu peux sortir dehors, il fait presque chaud, tu vois. Et, j'ai le souvenir d'aller en haut d'une de ses collines, de faire mes photos avec mon père en handstand sur mes bars, de remonter dans sa voiture, de descendre, et là, de me dire, tu vois, de voir des spots où je me dis, putain, mais, en fait, c'est bien que j'arrive à le faire sur des bars, mais, ça serait tellement mieux que j'arrive à le faire main au sol, je pourrais le faire partout, on pourrait faire des photos de dingue. Et, et après, je me dis, putain, mais c'est encore, ça serait encore mieux de réussir à le faire à une main, parce que là, on pourrait vraiment le faire quasiment n'importe où, parce que tu n'as pas besoin de beaucoup de place, et, ça serait vraiment dingue.

Et, j'ai été marqué par cette image, à tel point que, dans ma tête, je l'ai toujours eu très clairement. La photo que j'ai faite avec mon père en décembre 2024, je l'avais très clairement en tête depuis décembre 2018. j'imaginais très bien, moi, en jogging, torse nu, à une main, sur une pierre, avec les Pyrénées en fond, Golden Hour, et voilà. Et cette image-là, je l'avais en tête très très fort. Et quelque part, en ayant après commencé à voir, là, toute la visualisation, tout ça, quelque part, je me dis qu'avoir eu cette image en tête, m'a forcément aidé. Je me dis, je suis sûr que ça m'a permis, pendant ces trois années, de m'entraîner quasiment quotidiennement pour obtenir ce one arm and stand. Et pourtant, putain de merde, qu'est-ce que c'était compliqué. Je ne fais pas partie des petits génuilles streets. Il y en a. Je peux vous dire, j'en ai croisé. Des gens qui s'entraînent, ça fait même pas six mois, ils sont monstrueux.

Et c'est hyper inspirant, d'ailleurs. C'est grâce à eux que j'ai autant progressé en 2024. Et c'est grâce à eux, finalement, que j'ai obtenu le one arm quasiment trois ans après m'être dit j'ai envie de l'avoir. Je le bosse encore, d'ailleurs. Il n'est pas encore très parfait. Si les gens qui me donnent des conseils m'écoutent, ils me diront frérot Sam, il n'est pas tout à fait parfait ton handstand, pousse plus sur ton bras, garde la rétro et serre bien tes pieds. Bref. Tout ça pour vous dire que je pense que cette image que j'avais dans la tête m'a beaucoup aidé à visualiser. Et là, je donne l'exemple du street, mais ça s'applique au livre comme je vous ai invité à le faire au début de l'épisode. Et je pense que c'est même encore plus puissant avec... Parce que là, l'exemple du street ne vous parle pas forcément, mais c'est forcément plus puissant avec quelque chose que...

Tu as le rêve, le truc qui t'anime, qui te brûle de l'intérieur, ou tu as envie que ça explose, tu as envie de le vivre. Donc, ça, ça se passe fin 2024 et c'est là que je réalise que... Tac, c'est ça en fait qu'il faut. Quand on parle de faire un vision bird, quand on parle de faire de la visualisation, en fait, c'est de ça qu'on parle. C'est juste de s'imaginer dans une scène et de le garder en tête, de se le rappeler et de perpétuellement avancer dans sa vie en gardant ça en tête.

La visualisation en formation de coaching

Évidemment, il ne faut pas en faire un objectif absolu, il faut kiffer le chemin. Mais ça, j'y reviens juste après. Je finis sur ma dernière prise de conscience récente sur la visualisation et c'est assez simple. Formation de coaching, il y a quelques semaines, je ne sais plus, il y a deux semaines, on parle de visualisation parce que c'est une méthode qui peut être utilisée notamment pour résoudre des problèmes quand tu as un conflit entre deux parties du coaché, donc entre deux parties de toi. Par exemple, une partie qui aurait envie de tout contrôler et une partie qui aurait envie d'être folle. Et tu te dis, en fait, tu arrives à la conclusion, je n'arrive pas à avancer dans ma vie parce qu'en fait, j'ai ces deux parties-là qui passent leur temps à se battre et en fait, je ne sais pas avec laquelle choisir et j'ai l'impression que les deux m'empêchent et rien ne va et donc, je n'avance pas.

Et bien, en coaching, il y a cette négociation des parties qui, en fait, t'invite. Et une manière de mener cette négociation des parties pour le coach, pour le coaché, c'est, enfin, par le coach, pour le coaché, pardon, c'est d'inviter la personne à se visualiser dans ces deux entités qu'elle nous décrit. Et donc, d'abord, tu as une première phase où le coaché te raconte, voilà, la première partie, elle est comme ça, très rigide, je pourrais l'appeler, je ne sais pas, comment on pourrait l'appeler, je pourrais l'appeler Jean-Pierre, et la deuxième partie, elle, elle est complètement frivole, elle ne veut rien contrôler, elle veut se laisser porter, et elle s'appelle John, je n'en sais rien, voilà, John et Jean-Pierre qui s'affrontent. Bref, le coaché les a nommés, et maintenant, le coach va t'amener dans un exercice de visualisation et donc, finalement, de personnalisation des deux entités. Et donc, il va te dire, il va t'inviter à fermer les yeux, il va te dire, salut, tu es Jean-Pierre, tu es la partie de Samuel qui est très rigide, machin, machin, et en fait, il va te poser plein de questions autour de ça, je ne vous fais pas le détail, ce n'est pas le sujet, mais c'est pour vous montrer à quel point la visualisation est forte, et donc, il te pose plein de questions comme si tu étais ce Jean-Pierre, et donc, en fait, tu commences à comprendre un peu mieux ce que cette partie t'apporte, ce que cette partie te permet de faire dans la vie, en quoi elle est positive, et puis après, tu fais la même chose avec l'autre partie, et après, tu te rends compte qu'en fait, généralement, elles ne sont pas opposées, et qu'elles permettent, ensemble, de te faire grandir, chacun, chacune d'elles a des niveaux différents, et je l'ai vu en live, on a eu une démo, tu vois, de ça, et c'était tellement puissant, tu sentais que la visualisation, tu sentais qu'avec les questions, t'arrivais à quelque chose de vraiment, vraiment très puissant, et c'est assez paradoxal, et assez compliqué à transmettre comme ça à l'oral, mais c'est tellement important pour moi, et ça a été tellement une prise de conscience forte, sur le fait que la visualisation est quelque chose d'exceptionnel, qu'il fallait que je vous le partage, même si ça paraît un peu ésotérique, tout ça, c'est pour ça que j'ai commencé par le moins ésotérique, et donc pour résumer, je pense que la visualisation, c'est un exercice exceptionnel, et donc tout ce cheminement, a fait que, au jour d'aujourd'hui, ça c'est pas français, c'est pas bien de dire ça, a fait que, aujourd'hui, je considère la visualisation comme vraiment un exercice que j'essaie de pratiquer plus au quotidien, en me disant, bon voilà, là je m'imagine dans un an, qu'est-ce qui se passe dans un an, où je suis, qu'est-ce que je ressens, qu'est-ce que j'ai fait, qu'est-ce que je vais faire, etc, etc.

Le secret du bonheur, c'est le chemin

Et tu vois, tout à l'heure, quand je faisais la blague, en me disant, je suis sur le plateau de France Inter, interviewé par Léa Salamé, pourquoi pas ? Tu vois, ça peut être un exercice de visualisation, tu te dis, bah peut-être dans 3, 4, 10, 20, 30 ans, je serai assis sur le plateau de France Inter, super, je boirai l'eau, ah super, elle est fraîche, et puis je sers la main de Léa, voilà, main ferme, elle a l'air gentille, machin, tu vois, bref, tu peux imaginer tout ce que tu veux, et la visualisation permet ça. J'ai pas regardé mes notes, je vois que ça fait 25 minutes que je parle, je sais pas où je suis allé là, bref, la mise en situation, tout ça, il y a quelque chose que j'ai omis volontairement, dans tout ce que j'ai dit là, c'est qu'en fait, en plus de l'atteinte de l'objectif ou non, finalement, c'est qu'il y a le chemin, et ce chemin, il sera toujours absolument génial, c'est finalement ça le secret du bonheur, le secret du bonheur, c'est pas d'atteindre le haut de la montagne, c'est tout le chemin qu'on va parcourir pour y monter.

Tout à l'heure, quand je vous invitais à essayer, de visualiser ce que vous ressentiriez, si vous teniez le livre dont vous rêviez, que vous aviez écrit entre vos mains, je vous parle du résultat, mais en fait, il y a tout le chemin qui va vous amener à avoir écrit ce livre, et ça sera un chemin absolument passionnant, vous allez découvrir des personnages, que vous allez apprendre à aimer, à détester, ils vont vous sortir par les yeux, parfois ils vous feront rire, ils vous feront pleurer, bref, vous allez passer par toutes les émotions. certaines sessions seront moins bonnes que d'autres, parfois vous n'arriverez pas à atteindre cet état de flow, dans lequel les mots coulent, et dans lequel à la fin tu sors, et t'es là en mode, putain mais qu'est-ce que je suis génial, la géniale naïveté dont j'ai déjà parlé. Mais petit à petit, en fait, vous allez voir prendre forme ce livre, et c'est ça qui rend si puissant le fait de le tenir entre les mains à la fin, c'est que pendant 7 mois, vous allez, brique par brique, poser une petite brique, puis en poser une autre.

Vous allez construire un mur, une maison, une montagne, et à la fin, sans que vous vous en rendiez compte, paf, vous l'avez dans vos mains, ce résultat. Et le fait d'avoir passé des mois à bâtir ce magnifique livre, fait qu'on apprécie d'autant plus la joie, la fierté, la transcendance, la confiance en soi, que ça crée de le tenir dans les mains. C'est ça le plus important. Et c'est pour ça que la visualisation est très forte. Parce que si je reboucle, je vais m'imaginer, avec mon livre entre mes mains, ce qui va me permettre de me donner la motivation et la discipline, consciente, mais surtout inconsciente, parce que finalement, c'est une image qu'on aura dans notre cerveau et qui sera là, en grand, derrière, mais sans qu'on y pense. Et donc tout ça, ça va nous donner la discipline, consciente et inconsciente, d'aller jusqu'au bout, de gravir la montagne, de construire la maison, de traverser le risseau.

Se connecter au résultat, enfin

Bref, choisissez la métaphore que vous préférez pour visualiser le chemin et la quête. Mais grâce à ça, vous allez réussir à garder la discipline et la motivation d'aller jusqu'au bout. Et à la fin, vous pourrez contempler le résultat. Et c'est magnifique. C'est magnifique et ça me fait penser à quelque chose, c'est que moi, une des grandes pertes de sens que j'avais dans le métier d'ingénieur, c'était de ne pas voir le résultat. De ne pas pouvoir avoir matériellement le résultat. Et quelque part, j'enviais parfois les métiers physiques. Tu vois, le maçon ou le mec du BTP qui, à la fin, voit le résultat. Tu vois, il construit une maison, il voit la maison. Tu vois ce pour quoi tu travailles. Moi, c'est un truc qui me manquait dans le métier d'ingénieur, j'avoue. Ce n'est peut-être pas le cas de tout le monde, mais peut-être que certains ingénieurs qui m'écoutent se reconnaîtront là-dedans. Et l'écriture permet de se connecter au résultat en appréciant le chemin.

La question finale, à emporter

Parce qu'on voit à la fin le résultat. À la fin, on a. Voilà, moi, là, physiquement, j'ai les 250 pages de mon travail. Et ça, c'est génial. Je vais m'arrêter là pour cet épisode sur la visualisation. Je suis parti vraiment dans tous les sens. Mais c'était important parce que la visualisation, c'est ça aussi. Ça permet de partir dans tous les sens. Et c'est une très belle conclusion de finir comme ça. La visualisation permet d'imaginer tous les futurs possibles. Et c'est beau. Et je vais répéter quelque chose encore une fois. Et je vais finir l'épisode là-dessus. Donc, je vais commencer par vous dire merci de m'avoir écouté. À la prochaine. Bonne soirée, journée, bref, ce que vous voulez. Et je vais vous laisser avec cette question que vous allez vous poser en fermant les yeux dans un endroit confortable après avoir bien ressenti tout ce que vous avez en vous. Qu'est-ce que vous ressentiriez si vous teniez dans vos mains le livre que vous rêviez d'écrire depuis si longtemps ?

Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501