Ep 12 · Intro : une punchline comme point de départ00:00
CE QUE RACONTE CET ÉPISODE
On m'a dit que mon roman ressemblait à Harry Potter. Une école de magie, deux peuples rivaux : forcément. Mon premier réflexe a été de m'en défendre, le bon réflexe est de l'assumer. Toutes les idées existent déjà, et c'est une double bonne nouvelle : ton lecteur sait où il met les pieds, et il y a autant de versions d'une idée que de plumes pour l'écrire. La tienne n'existe pas encore. Dans l'épisode 12, je pars d'une parole de rap, « on a réécrit l'histoire au lieu de la lire », pour parler de légitimité, de musique qui met en état d'écrire, et de cette conviction : on ne devient pas écrivain en lisant, on le devient en écrivant. À écouter là où tu écoutes tes podcasts.
LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE
CAROUSEL À VENIR
Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.
Face B — le transcript
L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE
Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !
Intro : une punchline comme point de départ
Yo yo yo, c'est Ybelion, tu es dans le douzième épisode de Chemin d'artiste et d'auteur et aujourd'hui je vais te parler d'une citation qui est « On va réécrire l'histoire au lieu de la lire ». Sur ce, je te laisse et je te souhaite une bonne écoute. A bientôt.
« On a réécrit l'histoire au lieu de la lire »
Coucou les amis, épisode numéro 12. Aujourd'hui, on va parler de plein de choses, évidemment. Tu vois, j'ai déjà pensé à trois trucs avant de commencer. On va parler de plein de choses, mais on va partir d'une base très simple qui est une citation, ou plutôt une parole, d'un artiste, d'un rappeur français qui est « On a réécrit l'histoire au lieu de la lire ». Je vous laisse un peu réfléchir. Alors oui, mes notes sont là sur mon téléphone parce que j'ai explosé ma tablette. J'aimerais bien vous raconter et vous dire que c'est à cause de Voltaire. Voltaire le coquière, mon petit toutou. C'est pas du tout de sa faute. Je l'ai juste mis à charger dans une position parfaitement instable et c'est éclaté par terre. Voilà, life is life. C'est comme ça, comme nous apprend le livre « Les vertus de l'échec » de Charles Pépin. Je le conseille à tout le monde. Il m'a matrixé ce livre.
« Toutes les idées existent déjà »
Le rap, la poésie et les phrases qu'on sort du contexte
J'en parlerai aussi une fois. J'ai beaucoup trop de choses dont j'ai envie de parler. Mais aujourd'hui, on va se concentrer sur cette parole de chanson. On a réécrit l'histoire au lieu de la lire. Bon, déjà, voilà pourquoi j'aime le rap français. Parce qu'il y a quand même des poètes, parfois. Voilà. On peut aimer, on peut ne pas aimer. Parfois, il y a des poètes et il y a des phrases qui sont géniales. T'as des artistes qui arrivent à te drop des phrases super puissantes comme celle-là. Et là où je les trouve très puissantes, c'est que tu peux les sortir de son contexte. Et donc, je vous aurais même pas dit que c'était une phrase de rap. Vous l'auriez pas su et tout était beau et tout. Et voilà, on s'en fiche. Et t'arrives à leur donner le sens que tu veux. C'est ça que je trouve génial dans la musique. Et c'est vrai d'ailleurs. D'ailleurs, finalement, la musique est une manière de faire de la poésie.
Et la poésie, comme la musique, a cette capacité à faire passer des messages très forts avec très peu de mots. Moi, je trouve ça génial. Ça me touche beaucoup. Parce que ça laisse aussi libre cours de fou à ton imagination. Parfois, t'entends une phrase et peut-être que l'auteur n'a pas du tout voulu dire ça. Mais toi, à ce moment-là, elle résonne d'une certaine manière. Et finalement, tout ce que pensent les autons s'en fout. L'important, c'est la manière dont elle résonne avec toi. Donc moi, aujourd'hui, finalement, ce que je vais te partager, c'est la manière dont cette citation, on a réécrit l'histoire au lieu de la lire, résonne. En moi, évidemment. Ça me fait penser à la musique de manière générale. Et je me rends compte que la musique est d'ailleurs... Putain, ben voilà. J'arrive tout de suite... Parce que voilà, on repose les bases à chaque épisode. L'objectif est quand même de parler d'écriture. L'objectif est quand même de pouvoir inspirer les gens qui m'écoutent et de leur dire, toi aussi, toi aussi, là, tu peux écrire.
La musique, quelque part, fait partie de ce chemin-là, pour moi. La musique a une place très particulière dans ma vie parce qu'elle permet de se mettre dans des moods. Il y a certaines musiques, et vous devez tout de suite, quand je vous dis ça, vous devez penser à certaines que vous adorez. Quand vous l'écoutez, paf, tout de suite, tu te places dans un mood, dans une énergie différente. Et ce qui est marrant, c'est que tous les styles de musique véhiculent des énergies et des moods différents. Et ce qui est encore plus génial, c'est que tous les styles de musique résonnent de manière différente chez les gens. Et une musique pourra inspirer un mood énergique à quelqu'un, et à quelqu'un d'autre un mood triste parce que c'est associé à une rupture ou que sais-je.
Panorama : à quoi me sert la musique
Je suis allé très vite sur l'amour, là. Bref, je me suis fait un petit panorama de ce à quoi la musique me servait, et je trouvais ça marrant de le partager, pour qu'ensuite vous puissiez aussi, vous, de votre côté, réfléchir à quelle place avait la musique, et comment vous pouviez l'utiliser pour vous mettre dans des états de flow d'écriture, parce que c'est ça l'objectif à la fin. Et donc, quand j'ai fait la liste, je me suis rendu compte que, bon, quand je fais du sport, globalement, la seule chose que j'ai envie d'avoir, c'est de l'énergie. Moi, l'énergie, elle vient de plusieurs styles, pour le coup. Elle vient du rap où il n'y a aucun sens. Tu vois, je ne veux pas, quand j'ai besoin d'énergie, avoir un rap conscient, un rap qui raconte un truc, je veux un rap qui raconte rien, genre je veux juste des mots avec de l'énergie, et voilà. Donc, bref, je sais que c'est le genre de rap que, parfois, les gens n'aiment pas, mais moi, c'est exactement celui que j'aime quand je suis en train de faire du sport.
Et après, je range un peu dans cette catégorie aussi, alors je ne compare pas les styles, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, mais par exemple, le métal, ou l'électro, ou la pop, je les range dans la même catégorie pour moi. Ils me donnent cette énergie, ils me donnent envie de casser des gueules, de faire des trucs. Je dis casser des gueules, je ne me suis jamais battu de ma vie. La seule chose que je soulève, c'est de la fonte. Voilà. Enfin, même plus ensuite, parce que je fais du street. Donc, la seule chose que je soulève, c'est moi-même. Bref. Ensuite, j'ai noté, putain, je suis obligé de vous le dire, parce que je le partage. J'ai noté pour le sport, et j'ai aussi noté que ces chansons étaient très bien pour la motivation quand tu danses devant ton miroir. C'est vrai que ça m'arrive de temps en temps. Tu vois, par exemple, mise en situation, tac, tu vas te brosser les dents, mais tu n'as pas encore commencé.
Là, tu te regardes dans le miroir, tu as tes écouteurs, tu as ta musique. Là, paf, petit auto-high contact. Et là, c'est parti, tu t'ambiances, tu vois. Voilà. Ces musiques-là, ces musiques que j'appelle mood à ambiance, un peu pour moi, elles me permettent ça. Ça libère, c'est... Ouais, ça te libère une sorte d'énergie. C'est hyper porteur. Bref. Ensuite, il y a toutes les musiques un peu introspectives, les chansons... Ou les chansons à parole, tu vois. Ça, c'est très vrai. Forcément, dans le rap, ce qu'on appelle un peu plus conscient, tu vois. Plus bumba, pas l'ancienne.
Les chansons tristes et le mood mélancolique
Ça, franchement, tu marches dans la rue, tu médites, tu réfléchis, ça te fait penser à plein de trucs. Et typiquement, la phrase, qui était quand même initialement la base de ce podcast, on a réécrit l'histoire au lieu de la lire, je le range dans cette catégorie-là. Ensuite, une sous-catégorie de celle-là, finalement, c'est les chansons tristes. Ça peut être partout, d'ailleurs. Tu vois, j'ai cité le métal tout à l'heure dans l'ambiance. Mais je trouve qu'il y a certaines musiques de rock ou de métal qui s'inscrivent dans cette vibe un peu triste, qui véhiculent, en tout cas, moi, qui résonne avec une grande tristesse. Je sais pas à laquelle je pense, là, spontanément. J'en ai pas qui me viennent. Mais bref, les chansons tristes, quand t'es mélancolique, la seule chose que t'as envie de faire, c'est de sortir à 23h, quand il y a une petite brune, et de marcher dehors, les mains dans les poches, et de repenser à ta vie.
Sans paroles : la catégorie des écrivains
Et là, voilà, là, t'es en mode Dark Sasuke, Winter Arc, tout ce que vous voulez. Bref, c'est très marrant. Enfin, c'est très marrant. On est censé être tristes, donc c'est pas forcément marrant. Mais en tout cas, que ces musiques puissent faire naître ce mood-là, ou t'aider à libérer. Parce que dans le fond, c'est ça que ça permet. Tu vois, quand je te dis de te mettre en mood, en énergie, c'est ça, tu vois, c'est de laisser, de se faire traverser par l'émotion. Tu vois. Et la dernière, et la plus importante, puisque c'est celle qui me permet d'écrire, ce sont les musiques sans parole. Les musiques classiques, les musiques instrumentales, bref, tout ce qui rentre dans la catégorie du sans parole. Bon, pas les trucs genre électro, dubstep, je dis truc, mais c'est sans jugement de valeur, évidemment. Ça, c'est, hop, dans le truc à énergie. Mais ouais, classique, sans parole, et là, moi, je suis très très friand.
Bon, les sans paroles classiques, t'as typiquement tous les dérivés de la Luffy Girl. Ça, pour travailler, pour écrire, pour se mettre dans un état un peu de flow, c'est génial. Mais moi, mon péché est vraiment mignon, c'est musique classique. Je vous conseille tous. Sophia ne pas marre. Un délire. Il est trop fort. Ce qu'il fait, c'est trop, trop bien. Un gros big up à l'album Planète. Franchement, Planète, Planète Gold, avec les villes. Ça, c'est peut-être l'album que j'ai le plus écouté en écrivant. Et quelque part, à force, maintenant, quand j'écoute, je lance l'album, j'ai envie d'écrire. Tu vois, ça me... Comme si ça me lançait. Voilà. Et donc, si j'avais à conclure cette petite parenthèse de presque 10 minutes sur la musique, je dirais que ça permet, voilà, la musique permet de se mettre dans un état de flow et de développer, d'habituer son cerveau à se mettre dans un état de flow. C'est pour ça que maintenant, quand j'écoute et quand je lance l'album Planète de Sofiane Pamard, paf, ça me donne envie d'écrire.
Tout de suite, je suis dans le mood. Comme si, en lançant cet album, je montais dans le bateau et j'allais directement sur la rivière de réaliser mon rêve d'écrire des livres. Voilà. Et je vous encourage, je vous invite à identifier chez vous quelle musique, quel genre musical, quel album, quel artiste vous fait monter dans ce bateau. dans ce bateau des rêves-là. Voilà. On est dans les métaphores aujourd'hui. Comme toujours d'ailleurs. Bref, parenthèse fermée sur la musique. Cette phrase, on a réécrit l'histoire au lieu de la lire. Elle nous vient de Bébé Jacques. C'est l'artiste que j'écoute le plus en ce moment parce qu'il est plein de phrases puissantes comme celle-là. Et ce qui est génial, c'est que plus j'écoute ces musiques, plus je détecte des phrases comme ça qui ne m'avaient pas marquées avant et qui d'un coup font sens dans ma vie. Et tu as un peu un sens de synchronicité derrière tout ça.
Et c'est génial. Bref, j'adore cet artiste. Vous aimez, vous aimez pas, on s'en fiche. On n'est pas là pour parler de nos goûts et nos couleurs. On est là pour parler du sens de cette phrase et de la punchline. et le truc que j'ai noté quand je me demandais pourquoi ça me touchait autant. Et bien, c'est typiquement ce que je ressens quand dans un livre je lis une phrase à portée un peu philosophique, à portée un peu d'effet perso que j'arrive à sortir du contexte et à analyser et à la mettre en relief de ma propre vie. J'ai fortement ressenti ça chez Robin Hobb, par exemple, comme je vous le disais dans l'épisode où je parlais de l'assassin royal, parce que je trouve ça génial que dans un livre, chaque page, chaque mot, chaque phrase puisse finalement être lue un peu de manière indépendante. J'aime bien l'idée de me dire que t'ouvres un livre au hasard, tu lis 2-3 phrases et il y en a une qui te marque.
Que t'aies pas lu les 100 premières pages, c'est pas grave. Cette phrase te marque au moment où tu la lis. Ce sens de la punchline, je le trouve génial. Maintenant, on peut peut-être parler du sens de on va réécrire l'histoire au lieu de la lire. Parce que ça fait quand même 11 minutes 50. Presque. Je cutterai sûrement quelques morceaux, donc je dis ça, mais c'est pas tout à fait ça que je parle et j'ai toujours pas parlé de cette punchline. Donc là, je me suis écrit une petite mise en situation parce que ça me parlait. le monde objectif, c'est qu'est-ce que veut dire cette phrase, qu'est-ce qu'elle nous apprend sur l'écriture. C'est toujours avec cet angle-là que j'ai envie d'aborder les choses. Donc je vais décrire une situation et tu vas me dire si tu te reconnais.
Évidemment, toute ressemblance avec la vie réelle est parfaitement fortuite. Donc, t'es là, tu vois, petite visualisation, t'es assis dans ton fauteuil, tu réfléchis, tu fais pas grand-chose, tu viens de scroller 10 minutes sur TikTok, je t'ai vu et là, tu te dis, ouais, c'est vrai, écrire un livre, c'est un peu mon rêve, j'aimerais bien quand même. Et là, paf, un petit coup de croyance limitante là dans le dos, bam, le petit couteau, j'ai pas assez de vocabulaire, j'ai pas assez de technique, j'ai pas assez d'inspire, j'ai pas, j'ai pas, j'ai pas, j'ai pas. Et là, oh, et ben si je me mettais à lire, bah oui, voilà une bonne idée. Oui, pas besoin de se cacher, on est dans une safe place ici, mon frérot, je suis comme toi. Moi aussi, il y a des moments, je me dis, putain, ça serait génial que je lise un peu pour apprendre de nouveaux mots et du nouveau vocabulaire.
Le problème, c'est que le paroxysme de ça, c'est de s'enfiler le Robert. Donc, je veux dire, on a quand même mieux à faire. C'est pareil pour l'inspiration, c'est pareil pour apprendre toutes les techniques d'écriture, des bouquins qui t'expliquent, des techniques d'écriture, il y en a des tas. Si t'attends tous les avoir lus pour écrire, t'écriras pas beaucoup. Et tout ce qui se cache derrière ça, et si je me permets de te le dire aussi brutalement aussi, c'est parce que je suis passé par là et que je passe encore par là. C'est un long chemin qui ne se termine jamais. On interroge toujours ce dont je vais te parler, le manque de légitimité. On interroge toujours sa légitimité. Et je vais élaborer un peu autour de ça, mais je vais aller straight to the point pour caler un mot d'anglais. Chaque épisode, on est obligé de petit mot d'anglais. Je vais aller directement à la conclusion pour quand même te donner le message d'espoir tout de suite.
Ton histoire est unique, ta plume aussi
C'est que ton histoire est unique, ta plume est unique, tout ce que t'as vécu est unique, tout ce que veut cracher ton inconscient est unique et que t'as pas besoin de plus que ça pour écrire un livre. Voilà. Moi, c'est ma conviction personnelle que tout le monde peut raconter son histoire. Alors oui, il y a des manières de faire. Oui, on peut s'améliorer. Mais ça, ça vient en faisant. Et la seule bonne méthode, c'est de commencer à écrire. Vous avez une histoire unique que vous pouvez raconter. D'ailleurs, je me suis remis à vous voyez, donc je vais me corriger. Tu as une histoire unique que tu peux commencer à raconter. parce qu'en fait, tu es le seul à pouvoir le faire. Personne d'autre peut raconter ton histoire mieux que toi. Voilà. Ça, d'ailleurs, c'est un vrai métier de pouvoir raconter l'histoire des autres et c'est vraiment pas facile. Mais, heureusement, c'est pas de ça qu'on parle aujourd'hui.
Alors, pour élaborer un petit peu, ce que j'ai envie de dire de manière très directe, c'est genre arrête de lire. tu vois, il y a un moment, arrête de lire. Arrête de lire pour écrire. La légitimité d'écrire viendra toujours en écrivant. C'est, je sais, parfois, je sais pas pourquoi il faut élaborer. En fait, c'est vraiment très, très facile.
Oh là là. Et c'est fou parce que il n'y a pas besoin, il y a un peu ce mythe aussi, tu vois, de l'ermite écrivain qui passe sa vie à faire ça. Mais il n'y a pas besoin de passer 8 heures par jour à écrire pour sentir légitime d'écrire. À titre personnel, ça fait, je suis sur la troisième année où tous les jours, j'écris sur un thème aléatoire. Bah, maintenant, je me pose quasiment plus la question de savoir si je suis écrivain ou pas. Évidemment, tous les jours, je passe au moins 10 minutes à écrire. Moi, c'est ce que j'appelle un écrivain. Et, parfois, il n'en faut pas plus pour travailler sa légitimité. Il n'y a pas besoin d'avoir publié 10 livres pour se sentir écrivain. Il n'y a pas besoin d'avoir écrit un milliard de mots. Il n'y a pas un nombre de mots à partir duquel on devient écrivain. Il y a juste en faisant.
Voilà. En faisant, en écrivant. C'est pour ça que je dis arrête de lire et écris. Voilà. Et, là, j'ai envie de citer un autre poète qui a écrit je ferai tout ce qu'il y a à faire. Voilà.
Très simple. Donc, c'est ça le sens de la phrase de Bébé Jacques du début. On va réécrire l'histoire au lieu de la lire. Il vaut mieux écrire que lire. Pour se dire écrivain. Évidemment. Lire, ça reste bien. Mais, il vaut mieux écrire que lire. Pour se sentir écrivain. Et, c'est pas tout. Il y a un petit twist dans cette citation que j'avais pas entendu. Tu vois, c'est typiquement, ça rentre. Cette phrase m'a marqué une première fois. J'ai entendu, paf, il faut écrire pour... Enfin, on va écrire plutôt que de lire. Et, en fait, à force de réécouter, à un moment, j'ai compris que ce qu'il disait vraiment, c'était on va réécrire l'histoire. Donc, je sais pas, je m'en rappelle plus du contexte de la citation, mais moi, mon interprétation que je fais de ce mot, réécrire, c'est qu'en fait, c'est exactement ce qu'on fait. On passe notre temps à réécrire. Et ça casse une deuxième croyance qui est que toutes les idées existent.
Bah oui. Oui, oui. Toutes les idées existent déjà. Et, ça paraît un peu triste dit comme ça, mais en fait, pas du tout. Toutes les idées existent, mais il y a autant d'histoires qui sont des versions des idées qui existent déjà que de personnes. Donc, toutes les histoires existent, oui, mais pas écrites avec ta plume. C'est pour ça que cette citation, je la trouve super puissante. On va réécrire l'histoire au lieu de la lire. Sous-entendu, oui, toutes les idées existent, mais pas par toi. Et sous-entendu, numéro 2, il n'y a que en écrivant, que tu vas devenir écrivain.
Et moi, j'adore cette conclusion. Je suis ému, là. J'en perds mes mots. Ouais, putain, c'est beau. Voilà, quel poète, quoi. Quel poète, ce bébé Jacques. Oui, je précise quand même, ce qui m'émeut, ce n'est pas mes belles paroles. C'est la conclusion de la citation de bébé Jacques. Je ne suis pas en train de me dire Sam, tu es un génie. ça, je le fais hors caméra.
L'école de magie assumée
Bref, je m'étais noté quelques exemples, par exemple, l'étreinte éterrée. Je l'ai déjà dit, mais on est quand même sur une école de magie. École de magie, amenez-moi une personne qui ne pense pas tout de suite à Harry Potter. Et tout l'enjeu d'ailleurs du livre était de réussir à se détacher d'Harry Potter. J'estime avoir réussi, ce n'est pas à moi de le dire, c'est au lecteur, mais j'estime avoir réussi à me détacher de l'idée d'Harry Potter. Et je me demande d'ailleurs, tu vois, je n'ai jamais trop creusé l'histoire de J.K. Rowling, je ne l'ai jamais écouté en interview, je n'ai jamais cherché à comprendre ses inspirations, etc. Mais peut-être qu'il y a un livre avant, plus ancien qui parle d'une école de magie, je ne sais pas. Ce serait intéressant d'ailleurs de creuser cette idée. Mais voilà, Carnoie est un exemple, les légendes de Carnoie, les trinités, est un exemple. Toutes les idées existent, mais pas écrites par moi.
J'ai fait ma propre interprétation de l'idée générale qui était une école de magie avec des gens qui se détestent et qui sont à l'intérieur. Je veux dire, le parallèle entre Ber, Boulle, école de magie, il est très facile à faire avec Gryffondor, Serpentard, Poudlard. Et c'est vrai, dans plein de livres, vous voyez, quand on a fait, avec la maison d'édition, on a fait un salon à Auxerre qui était vraiment orienté crypto parce que nous, on est une maison d'édition Web3 donc on adresse vraiment ces thématiques-là et on était parfaitement dans cette ambiance donc on était à CryptoSerre. et un des fondateurs de la maison avec moi c'est Benji il a écrit deux romans qui s'appellent Les Crypto Dystopies tome 1, tome 2 qui sont à chaque fois des compilations de plein de petites histoires qui nous placent dans un monde dystopique où il s'est passé quelque chose. La technologie a évolué, Bitcoin est devenu une monnaie d'état, les intelligences artificielles ressentent des sentiments, bref, tout ce que vous voulez.
et c'est toujours des petites histoires qui te permettent de découvrir les thèmes Web3, Crypto, NFT mais de manière ludique. Comme moi, l'étreinte éthéré permet de s'interroger sur les concepts philosophiques d'une blockchain sans jamais prononcer le mot, Ben, il te permet d'expliquer avec ses Crypto Dystopies, il te permet d'expliquer différents thèmes mais via l'imaginaire. Donc c'est quand même génial pour mettre un premier pas dans cet univers. Et ce qui a été très marrant c'est que il y a des gens qui nous ont dit ah mais c'est comme c'est comme putain comment elle s'appelle cette série ? Oh j'ai un trou. Black Mirror, putain, oh là là, j'ai failli raconter toute l'histoire pour arriver au moment et tout oublier. Bref, il y a des gens qui disaient ah mais c'est marrant c'est un peu comme un Black Mirror mais version crypto. Et oui, oui oui c'est vrai. Comme il y a certains qui nous ont dit ah mais c'est marrant l'étreinte éthéré c'est un peu comme un Harry Potter version crypto.
Oui, exactement. Et ça c'est la preuve ultime que finalement toutes les idées existent mais pas écrites par nous. Et quelque part c'est rassurant pour aussi pour le lecteur de savoir qu'il va quand même dans un univers qu'il connaît. Il va reconnaître un petit peu certains trucs. Donc il y a certains codes qu'il va déjà avoir. Bon voilà, les crypto dystopies, Black Mirror, voilà, il va forcément être dans des histoires dystopiques donc qui vont interroger des thèmes parfois un peu sombres qui vont placer et créer des univers parfois un peu tristes etc. etc. Le de magie, bon il se doute bien, il va y avoir de la magie, il va y avoir de la rivalité etc. Et donc c'est rassurant pour le lecteur de savoir où il met les pieds. C'est pour ça que quelque part que toutes les idées existent, c'est rassurant. Ce qui est encore plus rassurant c'est de savoir qu'elles n'ont pas été écrites par vous.
Cultivons et célébrons notre unicité
Ça je vais le répéter mais genre 15 000 fois préparez-vous j'ai pas fini. Et en fait je dis que j'ai pas fini mais je crois que j'ai à peu près tout dit sur ce thème là. J'ai noté tu vois là une petite phrase qui est quand même importante c'est cultivons et célébrons notre unicité. Ça c'est vrai. Faisons-le. Je vais pas argumenter sur cette phrase là. Cultivons et célébrons notre unicité. C'est génial. Réécrivons les thèmes et les histoires qui de toute manière existent déjà.
J'aime bien me relire. Croire que je serais écrivain. Ah là là. Ouais ouais j'ai aussi écrit tu vois en prenant mes notes déjà dans mes notes j'ai écrit je vais pas vous mentir ça a pété partout dans ma tête. C'est vrai. J'avais plein de choses à dire. C'est passionnant tous ces sujets là. Et partir d'une citation comme ça qui paraît absolument lambda ça peut t'emmener vraiment vraiment vraiment partout. Et il y a tellement de phrases à analyser comme ça. Je ferai je le ferai plus souvent. Peut-être la prochaine fois on fera Niska. Voilà. J'arriverai à vous trouver à développer tout un épisode de podcast sur une poésie de Niska. Je pense que certains qui m'écoutent là doivent tiquer ça grince un peu en disant ah moi ça va pas être ouf. Vous verrez. j'arriverai à rendre ça sexy. Je vous le promets. Voilà. Je vais conclure en répétant la conclusion finalement.
On va réécrire l'histoire plutôt que de la lire. Ça nous permet deux choses. Ça nous permet de nous rendre compte qu'il n'y a qu'en écrivant qu'on devient écrivain. C'est pas en lisant des livres qu'on devient écrivain. Il y a un moment il faut se mettre à écrire. Et ça nous permet de nous rendre compte d'une deuxième chose. c'est que toutes les idées existent. C'est pour ça qu'on réécrit et pas qu'on écrit. Ou en tout cas c'est comme ça que bébé Jacques le verbalise. La bonne nouvelle c'est que oui toutes les idées existent. Mais ça c'est rassurant pour le lecteur parce que parfois il sait où il met les pieds. Et l'autre bonne nouvelle c'est que toutes les idées existent. Oui mais pas écrites par vous. Voilà. Et ça c'est magnifique. Et en petit bonus avant de vous quitter dans ce son là bébé Jacques dit aussi c'est parce qu'elle est risquée qu'elle est belle l'idylle et c'est exactement ça l'aventure d'écriture d'un livre.
C'est risqué c'est long ça prend du temps mais à la fin qu'est-ce que c'est beau. Sur ce je vous souhaite une bonne journée soirée après-midi tout ce que vous voulez et je vous dis à bientôt. Sous-titrage ST' 501