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ÉPISODE 11SOLO23 FÉVRIER 202522 MIN

Être parfait - "Mon plus gros défaut c'est être perfectionniste" on souffle frrr

Clarté · Identitéperfectionnismecroyances limitantes
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FACE A — LES 12 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

J'ai un aveu à te faire. Avant d'écrire la moindre histoire dans mon univers de fantasy, j'ai nommé les 300 cantons d'un pays et choisi un animal totem pour chacun. Trois cents. J'étais fier, j'avais la sensation d'avancer. La vérité : mon histoire n'a pas gagné un mot, et cette frustration ne m'a jamais quitté. Le worldbuilding est le refuge préféré des perfectionnistes, parce que la boucle est infinie : après la couleur des chaussures du président, il faudra choisir son animal de compagnie. Dans l'épisode 11, je déroule les pièges du besoin d'être parfait, le test des 10 minutes, 10 mois, 10 ans, et la posture qui sauve tout : être naïvement génial. À écouter là où tu écoutes tes podcasts.

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE

CAROUSEL À VENIR

Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Intro : parler de perfection, tout un programme

Yo, c'est Ybelion et vous êtes dans le 11e épisode de Chemin d'artiste et d'auteur. Et aujourd'hui, on va parler du fait d'être parfait ou perfectionniste ou les deux. Et ouais, sur ce, bonne écoute et à bientôt. Coucou les amis, coucou, coucou. 11e épisode, 11e épisode. Même décor, on arrive à stabiliser à force. Aujourd'hui, nous allons parler d'être parfait. C'est tout moi, c'est incroyable. Qui de mieux placé que moi pour parler de ce sujet-là ? Vanapart, on va parler de la perfection, du fait d'être perfectionniste, qui est le défaut qu'on donne dans tous nos entretiens d'embauche au début et qui est peut-être le pire défaut à donner à quelqu'un. Je prends mes notes. Ce sujet de la perfection. On va commencer par un petit exercice très simple. Dites-moi en commentaire toutes les fois où vous n'avez pas fait ou fini quelque chose parce que ce n'était pas parfait. Je vous laisse un petit temps de réflexion.

Premier piège : s'enfermer dans le worldbuilding

Moi, je suis en train de réfléchir et il y en a un paquet. Il y en a un paquet. Eh bien, dites-vous que quand il s'agit d'écriture, c'est encore plus vrai parce que le processus d'écrire est quand même long, même si vous êtes hyper rapide. Je ne vais pas faire de généralité sur le temps pour écrire un livre. Mais, même si vous êtes rapide, effectivement, vous allez à plein de moments avoir ce questionnement du est-ce que c'est parfait ? Est-ce que c'est suffisamment bon ? Est-ce que les gens vont aimer ? Parce que oui, derrière tout ça, il y a un vrai sujet de peur. Il y a un vrai sujet de légitimité. Et après, derrière, ça peut prendre énormément de formes. Ça peut prendre factuellement... Alors, je dirais comme ça, je pense à deux formes. Il y en aura peut-être une qui me viendra plus tard. Mais la première, c'est de s'enfermer dans du world building.

C'est-à-dire que parce qu'on a peur d'avancer dans notre histoire, parce qu'on a peur de la finir, parce qu'on a peur de la partager. On se dit, bon, ok, avant de la finir, peut-être que quand même, ça serait pas mal que je finisse de déterminer tout ce qu'il y a dans mon monde. Absolument tout ! Ce qui est une énorme connerie, bien évidemment. Ça n'amène qu'à une seule chose. Prendre du temps, ne pas accomplir son rêve, se sentir bloqué, et puis en plus, embêter les lecteurs. Parce que personne n'a envie de lire une encyclopédie. Quand on achète un livre, j'ai des encyclopédies, je suis très content de les lire, mais quand on achète un livre qui est censé raconter une histoire, on n'a pas envie de passer notre temps à lire des descriptions d'univers qui font pas avancer l'histoire. Parce que, admettons qu'on fasse plein de descriptions. C'est possible, il y a de très bons livres qui font ça.

Mais il faut que ça serve l'histoire. Il faut que derrière, il y ait un but quand même. S'il n'y a pas de but, c'est juste ce qu'on appelle de l'info dumping. Et l'info dumping, on n'aime pas. Voilà. Maintenant, pourquoi on s'enferme ? Et en fait, je dis pourquoi et je te parle à toi, mais en vérité, t'inquiète pas que j'en ai fait un paquet et j'en fais toujours un petit peu parce que parfois, c'est confortable. C'est confortable de construire un univers parce que ça le rend unique, parce que du coup, c'est le nôtre, parce qu'on sait qu'on maîtrise chaque parcelle de cet univers et qu'on a l'impression d'avancer du coup dans nos histoires. Mais en vérité, ce dont t'as envie là, toi qui m'écoutes et ce dont moi j'ai envie quand je passe des heures à inventer toutes les villes d'un pays, ce que j'ai envie, c'est de raconter une histoire. C'est pas d'inventer toutes les villes d'un pays.

« 300 cantons nommés, zéro chapitre écrit »

L'aveu des 300 cantons et de leurs animaux totems

Et je l'ai fait. Je l'ai fait pour te dire dans mon univers de fantasy à moi que pour l'instant, je n'ai pas partagé parce que le premier manuscrit que j'ai écrit, je ne l'estime pas suffisamment bon. Je me concentre sur autre chose. Je le reprendrai plus tard. Mais dans cet univers-là, il y a un pays. Il est divisé en genre 300 cantons. Et il y a un moment, je me suis dit putain, mais avant d'écrire une quelconque histoire, ça serait quand même sympa que ces 300 cantons, ils aient un nom. Ça serait quand même sympa que ces 300 cantons, ils aient un animal totem. Alors oui, Sam, bravo à toi. Tu as donné 300 noms. Tu as choisi 300 animaux différents. Mais est-ce que tu as avancé sur l'histoire ? Non. Et alors, dans le fond, je suis content d'avoir fait ça. Mais la vérité, c'est que ça me laisse une immense frustration parce que je n'ai jamais avancé sur mon histoire à la place.

La règle : définir ce qui compte, laisser flou le reste

Voilà. Voilà à quoi mène un world building excessif. Et donc une recherche de perfection. Parce que oui, derrière, c'est vrai que j'étais parti de là. Putain, c'est fou, j'avais oublié.

Vouloir avoir un monde parfait dans lequel se passe notre histoire, ce n'est pas nécessaire. Ce qui est nécessaire à la bonne histoire, c'est que tout ce qui est important dans l'histoire soit défini, cohérent et compréhensible et expliqué ou pas, d'ailleurs, on s'en fiche, mais au moins compréhensible pour le lecteur. Voilà. Je ne sais pas si vous avez besoin que le président soit décrit, décrivez-le, évidemment. S'il n'y a pas besoin, ne vous embêtez pas à choisir la couleur des chaussures du président. Parce que c'est un peu ça, la recherche de perfection. C'est infini, finalement. C'est absolument infini. Une fois que tu as trouvé la couleur des chaussures de ton président, il faut que tu choisisses quel animal de compagnie il a. Et puis dans les animaux de compagnie, tu as les chiens, les chats, les rats, les rapants. J'ai pensé aux rats et aux lapins en même temps. Donc là, je viens d'inventer un truc. Hop, copyright, le rapin.

C'est bibi. Etc. Et une fois que tu as choisi l'animal, il faut que tu choisisses le nom de l'animal, la couleur. Voilà. Vous voyez la boucle infinie ? Donc, ne faites pas ça. Enfin, en tout cas, faites-le, mais en conscience. Encore une fois, il y a des moments, c'est très agréable de faire ça. Donc, c'est bien de se laisser la liberté de le faire. Mais, il faut savoir pourquoi on le fait. Voilà. Il faut être, encore une fois, congruent avec nos rêves. Nos actions congruentes avec nos rêves.

Deuxième piège : la boucle infinie de corrections

Le deuxième, la deuxième expression du perfectionnisme à laquelle je pensais, c'est s'enfermer dans une boucle infinie de corrections. C'est pas pour rien que généralement, on dit fais ton premier jet de A à Z et une fois que tu as fait ton premier jet, tu le laisses reposer, tu y reviens après et là, tu corriges. Au début, on a tendance à vouloir corriger tout de suite ce qu'on a écrit au début. Alors, il y a plusieurs biais qui rentrent à l'intérieur. Évidemment, au début, comme on n'a pas d'adhérence à notre routine d'écriture, comme on fait ça de manière un peu psoradique à gauche, à droite, en fait, on écrit à des moments très différents et parfois très étalés dans le temps. Ça, ça a une seule conséquence, généralement, pas tout le temps, mais généralement, en tout cas, moi, c'était mon cas, c'est que tu as un problème de cohérence de style, entre guillemets, entre le début et la fin.

Et donc, évidemment, quand trois mois après, tu vas te replonger sur la fin, alors, je dis la fin, mais le chapitre sur lequel tu es actuellement, quand tu vas te replonger sur ce chapitre-là, tu vas te dire, ah putain, mais en fait, ça a complètement changé par rapport au premier chapitre. Et hop, tu vas au premier chapitre et là, tu remodifies tout et tu refais de A jusqu'à F, tu vois. Après, tu avances. Trois mois après, tu fais G. Sauf qu'une fois que tu as fait G, tu regardes le style d'avant et tu fais, ah, c'est pas tout à fait pareil. Et là, hop, tu repars à A et là, tu vas jusqu'à G, etc, etc. Et donc, tu es dans une espèce de spirale infernale de correction et ça, c'est absolument un enfer. Moi, c'est ce que j'ai fait et c'est la raison pour laquelle je vous dis que le manuscrit, mon premier manuscrit, je vais le refaire en fait parce que ce truc-là, je l'ai trop fait et à un moment, tu as ton doc, il y a 50 couleurs dedans, un milliard de commentaires, c'est imbitable pour toi, pour un bêta de lecteur, pour tout le monde, pour tout le monde.

Et à partir du moment où c'est imbitable pour toi, en fait, pour tout le monde, on s'en fout. Quand c'est imbitable pour toi, tu peux aller nulle part.

Voilà, la boucle infinie de correction dans le besoin d'être parfait et surtout, oui, c'est exactement comme le world building. En fait, quand tu te mets dans cette disposition de vouloir perpétuellement corriger, c'est aussi parce que ça te donne la sensation d'avancer sur ton histoire. Mais en fait, non. Voilà, spoiler alert, non. Je me parle aussi à mon moi du passé. Ou à mon moi du futur quand je me réécouterais parce que j'adore me réécouter. Putain. Oh, le bolos.

Bref. Ça te place dans une position où t'as l'impression d'avancer, mais c'est factice. T'avances pas. Il vaut mieux avancer sur son chapitre et savoir que de toute manière, tu vas repasser après. Parce qu'en plus, si tu fais ça, le temps est compressé entre l'écriture du premier chapitre et du dernier chapitre. Donc, t'as moins ce problème de cohérence, de style. Par contre, ça empêche pas quand tu sais tout de suite qu'il y a un truc qui va changer. Tu te le notes, tu te le mets en commentaire quelque part, dans un coin. Voilà. L'idée, c'est juste de pas à chaque fois perpétuellement repasser sur ce qu'on a écrit.

La perfection, mythe de Sisyphe

Évidemment, il n'y a pas de règle absolue en écriture. Là, je t'explique ça. Tu peux très bien avoir un mode de fonctionnement un peu différent. Il faut juste toujours le faire en conscience. Voilà. Je pense que c'est ça le plus important. Une fois qu'on a dit ça, la perfection, ce besoin de perfection, d'où ça vient ? Hein ? Dis-nous tout, Jamy. Hop, petit regard sur le côté droit pour voir si le toutou dort toujours. Il dort toujours. Je peux continuer à parler. Alors, j'ai noté plusieurs citations ou plusieurs questions à se poser quand on rencontre ce mur de la perfection. Alors, ou alors cette montagne infinie. Si vous voulez, l'atteinte de la perfection, c'est le mythe de Sisyphe.

J'ai écrit, j'adore, parce que ça, c'est vraiment des citations bateau, mais notez-les-vous dans un coin de la tête parce qu'elles sont très très percutantes, puissantes, pertinentes, tout ce que vous voulez. le seul bon moment, c'est maintenant. Il n'y a pas de perfection, de timing. Le timing, c'est un truc que vous contrôlerez jamais. Vous contrôlerez jamais les gens qui verront au moment où vous lancez un truc. Vous contrôlerez jamais le monde entier. Qu'est-ce qui se passe ? C'est quoi la situation géopolitique ? Bon, bref, tout ça, on ne contrôle pas. La seule chose que vous contrôlez dans le timing, c'est le moment où vous lancez quelque chose. Et comme vous ne contrôlez rien d'autre, à un moment, il faut juste se lancer. À un moment, il faut dire on va lancer aujourd'hui à telle heure et basta. Comme on dirait en Corse, basta.

Le test des 10 minutes, 10 mois, 10 ans

Le seul bon moment, c'est maintenant. Une autre, et celle-là, elle est hyper efficace. Quand on... La perfection vient souvent d'une peur, d'une peur du ridicule, d'une peur d'être jugé, d'une peur de ne pas être assez bon, d'une peur de... d'un manque de légitimité, finalement. Quand on a ce truc qui nous martèle le cerveau, il est toujours bon de se poser une question, enfin plusieurs, mais c'est la même à chaque fois. Qu'est-ce que j'en penserais quand je l'aurais fait dans dix minutes ? Bon, généralement, je vais vous prendre un exemple très bateau. Allez, on ne va pas parler d'écriture, on va parler d'amour, parce que vive l'amour. Qui n'est pas un lover ici ? Qui n'est pas romantique ? Qui n'aime pas la Saint-Valentard ? Je dis ça parce qu'on est le 10 février. Bref. Imaginons, vous avez un crush. Oui, oui, je sais très bien que tu as un crush. Vous voulez aller lui parler, mais vous n'osez pas.

Et bien là, il est toujours bon de se dire, bon ok, tu vas le faire. qu'est-ce qui va se passer si on te repousse dans dix minutes ? Bon, dans dix minutes, généralement, tu te dis, bon bah, je vais être super triste, j'aurais pris un râteau, un de plus, voilà, on rajoute une barre sur le mur. Et ça fait mal, ça fait mal. Voilà. Donc dix minutes, c'est toujours le timing avec lequel on réfléchit. Mais, ensuite, il est bon de se dire, et qu'est-ce que j'en penserais dans dix mois ? Et bah, force est de constater que généralement, dans dix mois, la bâche que vous avez prise dix mois avant, elle compte plus vraiment tant que ça. Voilà. À part si vous avez demandé à une collègue très proche de vous et que vous la voyez tous les jours. Non, je rigole, je rigole, je rigole. Désolé, désolé. Vous vous en ficherez. Le temps et l'expérience fait son effet.

Bref, généralement, quand on se pose, si je fais cette action maintenant, qu'est-ce que j'en penserais dans dix mois si ça se passe mal ? La réponse est toujours, bah, en vrai, je l'aurais peut-être encore un petit peu en tête, mais je pense que je serais content de l'avoir fait et surtout, je serais très, très, très, très heureux de ne pas avoir passé dix mois à me demander si je fallait que je le fasse. Et ensuite, la dernière question qui finit de, finalement, nous pousser à l'action, c'est de se demander et dans dix ans, j'en penserais quoi ? Bon, alors là, dans dix ans, mon pote, le râteau que t'as pris, tu t'en ficheras, mais total, total, t'auras même oublié. Et puis, un jour, il y aura un de tes potes qui, sous couvert d'une vanne pendant ton discours de mariage, te rappellera que t'avais pris un râteau dix ans avant. Voilà, c'est comme ça que ça se passe.

Et là, tout le monde rigole, tout le monde est content et c'est banco puisque de toute façon, c'est un mariage donc c'est super cool. Voilà, voilà, cette puissance de question de se dire, ok, là, j'ai peur de faire quelque chose et je sais que si j'agis pas maintenant, je vais m'enfermer dans une boucle de perfection et jamais, jamais, jamais agir. et bien là, il est bon de se poser la question qu'est-ce que je vais ressentir si j'échoue, je le fais maintenant, j'échoue, qu'est-ce que je vais penser dans dix minutes, ah, dans dix mois, ça va, et dans dix ans, ah bah oui, vas-y, let's go, on le fait, de toute façon, c'est bon. Voilà.

Faire de son mieux, l'accord toltèque

Et tout ça, dans une seule optique, faire de son mieux. Si vous avez regardé mon épisode sur mes lectures de 2024, vous avez, et vous, enfin, je dis vous, mais en vrai, je pourrais dire toi, tu m'as entendu parler des accords Toltec, tu m'as entendu dire que le dernier, c'était faire de son mieux, parce que oui, c'est ça la vie, passer son temps à faire de son mieux. Quand on fait de son mieux, on est toujours heureux. Putain, ça rime, c'est beau. Putain, mon micro est accroché, mais sinon là, je serais parti en mic drop et je vous aurais fait aller. C'est ciao. Bref, faire de son mieux. Dernière option, parce que quand on va agir, qu'on a peur, qu'on est bloqué et qu'on se dit putain, ok, attends, est-ce que j'y passerai pas encore une petite semaine histoire de perfectionner tout ça ? Eh, nanana. Ce qu'on peut faire aussi, c'est se rappeler de toutes nos victoires d'avant.

C'est-à-dire de se dire, ok, qu'est-ce que dans mon passé j'ai fait, un truc un peu dingo, tu vois, qui s'est bien passé, eh ben c'est ça, il faut s'en rappeler, on l'a déjà fait en fait. Et c'est ça qui est cool. Voilà. Donc, rappelez-vous de vos victoires et maintenant, s'il vous plaît, s'il te plaît, je vais arrêter de vous voyer quand même, s'il te plaît, quand tu as une victoire, note-la. Note-la. parce que, je te jure, que quand tu seras confronté à une peur, et notamment une peur qui va te pousser dans une boucle infernale de perfection, hop, tu réouvres ton carnet des victoires et là, tu les relis, quoi. Et là, tu te dis, ah putain, c'est vrai, j'ai fait tout ça. Parce que c'est fou ce qu'on oublie, les choses bien qu'on fait. Les choses pas bien, ben, en fait, on s'en rappelle, mais on se rappelle des choses pas bien des trois dernières semaines.

Celles d'avant, on les a complètement oubliées, et les victoires, on les oublie, hop, direct, direct, direct. Alors, c'est peut-être pas le cas pour tout le monde. Encore une fois, là, je parle de choses qu'on pourrait rattacher à de la sociologie, peut-être, ou ce genre de choses. Donc, c'est pas une science exacte. Ce que je dis, ça n'applique peut-être pas à tout le monde. Et vous savez quoi ? Si ça s'applique pas à toi, si ça s'applique pas à... Oh putain. Et tu sais quoi ? Faut que je m'habitue, je suis désolé. Tu sais quoi ? Si ça s'applique pas à toi, eh ben, c'est tant mieux, parce que ça veut dire que t'as pas ce problème. Et donc, t'as déjà un avantage sur tous les autres. Alors, je dis ça, mais la compétition n'est pas un bon driver. La compétition avec soi-même. Donc, ce qu'il faut se dire, c'est, si tu n'as pas ce problème de rechercher la perfection, c'est bien.

Être naïvement génial : la boucle qui fait avancer

tu prends énormément d'avance sur la version de toi alternatif dans un monde alternatif qui l'a. Et ça, c'est bien. Il faut toujours chercher à être la meilleure version de soi-même. Et voilà. Là, j'ai eu une pensée sur l'histoire des mondes infinis, mais je ne vais pas m'étaler parce que sinon, sinon, sinon, voilà. Et, ah oui, quand même, pour conclure, pour conclure, je vais parler de ce que je considère être la plus grande force de quelqu'un, que je considère comme quelque chose qu'il faut réussir à développer dans sa vie. Et je pense que quand on applique cette méthode-là, on vit une vie absolument géniale. Je pense qu'en fait, même, c'est la vie. En gros, ma take récente et ma prise de conscience récente, je pense que la vie, c'est une alternance entre des moments où on se trouve naïvement génialissime et des moments où on regarde ce qu'on a fait d'une hauteur différente en se disant ah ouais, ça, je pourrais mieux le faire.

Ça, c'était pas ouf, il faut que je le change. Cette boucle-là, c'est une boucle d'amélioration continue qui te pousse à l'action. Parce que une boucle d'amélioration continue sans action, c'est pas une boucle d'amélioration continue. Donc, il faut les deux. Et quand on se trouve naïvement génial quand on fait quelque chose, c'est vachement plus simple de passer à l'action. Et ça, il faut le cultiver. Et ça rentre dans le truc de cultiver ses victoires. Ça rentre dans le truc de se faire confiance. Ça rentre dans le truc d'apprendre à lâcher prise, d'apprendre à reconnaître sa légitimité. Surtout que toutes ces choses dont je te parle nourrissent ce sentiment d'être naïvement génial. Je dis naïvement génial parce que l'idée n'est pas d'être arrogant. L'idée n'est pas d'avoir une posture de dire je suis le meilleur. L'idée est de dire là, ce que j'ai fait aujourd'hui, je suis sûr que c'est génial. Et évidemment que ça l'est pas.

Et de toute manière, évidemment que 6 mois, 6 ans ou 60 ans plus tard, vous retournerez sur ce que vous avez fait là et vous vous direz ah ouais quand même c'était pas ouf. Et c'est à ce moment là que tu dis ok bon bah du coup maintenant avec le recul que j'ai réussi à prendre, comment je fais pour améliorer tout ça pour que je puisse le refaire et que ça soit cette fois vraiment génial. Et donc on est perpétuellement dans cette boucle. Je suis naïvement génial, je prends du recul sur ce que j'avais fait pour continuer à m'améliorer. Voilà. Secret de la vie. Franchement quand on applique ça, on agit, on fait, on partage, on kiffe, on est inspiré, on inspire. on rayonne quoi. Et quand on rayonne, bah tout le monde est heureux.

Soyez naïvement génial. Pardon. Sois naïvement génial ou soyez naïvement géniaux. Sur ce, je vous souhaite une agréable journée, après-midi, soirée, nuit, matinée, ce que vous voulez. Et je vous dis à la prochaine. C'était Ybelion. Ciao.

Ciao. Ciao. Ciao. Ciao. . ! Ciao. . !