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Pochette de l'épisode 10 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 10SOLO16 FÉVRIER 202519 MIN

Se parler tout seul - "Et toi t'en penses quoi ? se murmura-t-il"

Clarté · Identitéintrospectiondialogue intérieur
00:0019:07

FACE A — LES 11 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

Ma prof de français de seconde nous racontait que Flaubert hurlait ses textes dans une pièce dédiée. On avait ri. Elle avait raison. La meilleure manière de savoir si un dialogue est cohérent, c'est de le lire à voix haute : tu entends immédiatement ce qui sonne faux, ce qui traîne, le personnage qui parle trop longtemps. Sur mon premier roman, ce petit rituel a produit des corrections minuscules et un retour qui m'a fait très plaisir : « tes dialogues sentent la réalité ». Dans l'épisode 10, je te parle aussi de Damasio qui s'invoque ses personnages à voix haute, des marches méditatives qui débloquent les intrigues, et de comment devenir dignement le fou du bus. À écouter là où tu écoutes tes podcasts.

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE

CAROUSEL À VENIR

Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Intro : devenir le fou du bus

Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans l'épisode 10 de Chemin d'Artiste et d'Auteur. Et aujourd'hui, on va parler de devenir le fou du bus. Voilà, parce qu'on va parler du fait de se parler tout seul. Sur ce, je vous souhaite une bonne écoute et à bientôt.

Coucou les amis, nouvel épisode aujourd'hui, épisode 10. Ouais, pourquoi j'hésite ? Je suis au courant de ce que je fais bien évidemment. Épisode 10, j'ai changé un peu, je suis debout parce que pourquoi pas ? Comme ça, j'ai un peu plus de liberté, je me sens un peu mieux, moins coincé sur ma chaise et ça m'évitera de bouger, de tortiller sur ma chaise et de faire plein de bruit. De quoi on va parler aujourd'hui ? On va parler d'un sujet qui me passionne. Si vous écoutez, depuis le début, vous savez. On va parler de se parler tout seul.

Ouais, je sais pas pourquoi. C'est un truc qui m'a marqué cette semaine, enfin la semaine dernière du coup, puisque j'enregistre ça un lundi. Et je me suis dit que c'était intéressant de parler du fait de se parler tout seul. Dans le processus d'écriture, bien évidemment, on reste focus là-dessus.

Se parler tout seul, une forme de méditation

En vrai, c'est super drôle parce que... Alors, petit disclaimer. Se parler tout seul, ça marche aussi à parler à son chien ou à son chat. C'est ce que je pourrais associer à une sorte de méditation. On a tendance à dire que la méditation, c'est se mettre en position du lotus, sous une cascade ou dans une pièce vide, de fermer les yeux, de contrôler sa respiration et de penser à rien. Mais en fait, selon moi, la méditation, c'est juste un espèce d'état de rien. Et les pensées viennent, partent, reviennent, repartent, etc. Et ça, ça se déclenche de plein de manières différentes. Il y a des gens qui vont réussir à méditer en faisant du sport, en nageant par exemple, en courant. Il y en a aussi, comme moi, en marchant dehors, en regardant les petits oiseaux, et en écoutant les gens marcher dans la rue, en promenant son chien, etc. Ou alors, justement, en parlant à ses animaux, parce que c'est hyper libérateur de s'exprimer sans filtre et librement.

« Flaubert hurlait ses textes »

Le test des dialogues lus à voix haute

On ne se sentira jamais jugé quand on se parle à nous-mêmes. Quoique, ça dépend. Ça dépend ce qu'on pense. Et pareil, quand on parle à son chien ou à son chat, en théorie, on ne se sent pas jugé. Ça dépend des animaux. Il y en a certains qui vous mettront des petits coups de pâte pour vous montrer que ce que vous dites, c'est vraiment n'importe quoi. Mais dans la plupart du cas, on ne se sent pas jugé. Et j'ai mes notes qui sont juste là. Donc je vais quand même regarder, parce que je suis en freestyle, mais un freestyle contrôlé. Je fais du hors-piste, quoi. Donc j'ai quand même quelques notes pour savoir de quoi je veux vous parler. Et en fait, il y a deux choses. Il y a deux choses pour lesquelles se parler tout seul, c'est super efficace quand on écrit. La première, et ça me coûte de le dire parce que ma prof de français de seconde avait raison finalement.

Flaubert et son gueuloir : la prof avait raison

La première, c'est typiquement pour le caractère réel de nos dialogues, surtout. Ça marche aussi avec les descriptions, etc. Mais avec les dialogues, c'est vraiment très puissant. Se lire à soi-même les dialogues qu'on écrit, ça a quelque chose de réel. Et ça a quelque chose de vérifier s'ils sont cohérents avec ce qui se passerait dans la vraie vie. La meilleure manière de savoir si un dialogue est cohérent, c'est tout simplement de le lire à haute voix. Et vous saurez tout de suite si ça sonne bien, vous saurez tout de suite si c'est cohérent, vous saurez tout de suite si un personnage parle trop longtemps, etc. Et si je parlais de ma prof de français de seconde, c'est parce qu'en seconde, on avait étudié Flaubert. Si je ne dis pas de bêtises, là je suis peut-être en train d'inventer un truc, mais je ne crois pas. Il me semble que Flaubert avait une pièce dans sa baraque où il allait hurler ses textes.

Les dialogues de L'étreinte éthérée passés au crible

Bon, vous n'êtes pas obligé d'hurler, vous avez probablement des voisins comme moi. Ou si vous faites ça dans la rue, on peut essayer d'éviter de passer pour le fou du bus, même si de temps en temps c'est rigolo. Donc, Flaubert avait une pièce où il hurlait ses phrases. Je me rappelle qu'en seconde, ça nous avait fait énormément rigoler. Parce que vraiment, tu te dis, ok, le gars est tellement matrixé par ce qu'il écrit qu'il va devoir hurler toutes ses phrases pour les vérifier. Et en fait, il n'a pas complètement, complètement tort. Ça marche franchement, franchement bien. À titre perso, je l'ai beaucoup fait sur l'Etreinte éterrée, le premier livre de la trilogie de Carnoah, spécifiquement pour les dialogues. Et ça m'a énormément aidé à corriger, à les corriger vraiment de manière très minime, très subtile. Mais ça les a rendus un peu plus réels, un peu plus cohérents. Et du coup, il y a certaines personnes qui me font la remarque que, ouais, les dialogues sont pas mal, quoi.

Les dialogues sentent la réalité. Et je pense que c'est le premier point d'un bon dialogue, quoi. Bon, évidemment, il faut que le dialogue serve à quelque chose. On va pas faire parler des personnages si ça sert pas à l'histoire ou si c'est pour nous raconter que, je sais pas, la coutume du village d'à côté, c'est X ou Y si ça sert pas à l'histoire. Vous m'avez compris, pas de world building, pas d'info dumping, pour rien du tout. Mais, et j'ai encore évidemment parlé en anglais parce que je ne changerai pas ça. Je sais, je sais. Je vais continuer à faire ça. Bref, les dialogues, c'est bien pour les rendre réels. Voilà.

Se parler pour se débloquer

Et Flaubert, donc grande dédicace à ma prof de français de seconde, qui finalement, en nous parlant de ça, on s'était moqué d'elle. Bon, en scred, on s'était pas moqué d'elle frontalement parce qu'on avait pas envie d'être collé. J'étais un thug, mais pas à ce point-là. C'est pas vrai, j'étais pas du tout un thug. Et le deuxième point pour lequel c'est hyper puissant de se parler tout seul, c'est pour se débloquer. En fait, il y a toujours des moments, quand on écrit, où on se retrouve dans une impasse. On n'arrive pas à rendre une partie cohérente. On n'arrive pas à mettre suffisamment de profondeur sur un personnage. On n'arrive pas à finir notre intrigue. On est bloqué. Syndrome de la page blanche, de l'imposteur, tout ce que vous voulez. Bref, on est bloqué. Et bah, aller faire cette démarche de méditation en se parlant un peu tout seul, en se laissant porter par notre esprit, c'est super efficace pour se débloquer.

Damasio s'invoque ses personnages

Il y a un exemple très parlant, avant de vous parler de moi et que vous me preniez pour un fou, je vais vous montrer que je suis pas tout seul à faire ça. Il y a un exemple très très parlant. C'est avec Alain Damasio. Et il y a même des remixes vocales. Je crois qu'ils ont été partagés comme ça d'ailleurs. Il y a des remixes vocaux. Pardon. Attends. Un remix vocal, des remixes vocaux. Bon, admettons. Alors, je prends le nom parce que je m'en rappelle jamais. Voilà, Bora Vocal de Damasio. Vous pourrez écouter. C'est une espèce de remix un peu électro avec en toile de fond Damasio qui se parle à lui-même quand il écrit La Horde du Contrevent. Alors, je crois qu'il y en a une aussi où quand il écrit Les Furtifs, il me semble. Mais je l'ai pas lu, Les Furtifs, encore. Il est dans ma palle qui fait un milliard, trente milliards de livres.

Mais pour La Horde du Contrevent. Et donc, j'ai noté quelques phrases. Parce qu'en fait, c'est exactement ce que vous ressentirez quand vous parlerez votre histoire à haute voix pour vous débloquer justement. C'est le moment où on passe pour le fou du bus. Donc, c'est quand même rigolo de le faire dehors et de croiser des gens et de parler à voix basse, tu vois.

Moi, ça me fait rire. Et donc, Damasio, tu vois, il se dit comme ça. Alain, La Horde du Contrevent, tu la réussiras, tu la réussiras.

Caracol, il existe en toi. Pietro de la Roca, tu le deviens. Et il dit plein de trucs comme ça. Il se parle, tu vois, il se parle. Il essaie de s'imprégner de ses personnages, tu vois. Il essaie de libérer ce qui est Caracol pour lui, ce qui est Pietro pour lui, ce qui est Le Vent, ce qui est La Horde pour lui. Et il n'y a pas de manière secrète de faire ce genre de choses. Il y a juste à déposer. Et parfois, déposer, c'est juste se libérer. Se libérer, ne pas contrôler le flot de parole, ne pas savoir où on va, quoi. Putain, je serais encore à deux doigts de reparler du chaos. Mais bon, je l'ai fait il y a deux épisodes. Peut-être l'épisode d'avant aussi. Donc, je vais attendre un petit peu avant d'en reparler. Mais voilà. Tu vois, tu es bloqué sur un truc avec un personnage. Bah, tu répètes le nom de ce personnage.

Et tu t'imagines étant lui. Et donc, qu'est-ce qu'il ferait dans la situation dans laquelle tu es bloqué ? Etc. Si je devais parler de moi, maintenant, après d'avoir parlé Damasio. Donc, encore une fois, on se met au même niveau que... Non, pas du tout. On ne se compare pas à des auteurs géniaux. D'ailleurs, parenthèse. Damasio est un des auteurs que j'adore. Alors, parce que ces histoires sont fantastiques, etc. C'est incroyable. Mais aussi parce que, quand je lis Damasio, j'ai la sensation que je n'arriverai jamais à faire ce qu'il fait. J'ai cette sensation qu'il est extrêmement dans cette écriture inconsciente, dans cracher tout ce qu'il a en lui. Et du coup, ça rend son style et ce qu'il raconte absolument unique. Et c'est ça qui est génial chez Damasio. Parenthèse fermée. Maintenant, je parle de moi. Comment je me débloque en m'auto-parlant ? En me parlant à moi-même, si on peut dire. Mais s'auto-parler, c'est quand même assez rigolo.

À dire. Et à faire. Dans la rue. Pour passer pour le foot du bus. Encore, tu vois. Moi, je l'ai fait. Typiquement, mon nom, quelque part, Ybelion, vient d'une de ces marches méditatives.

La balade qui a nommé un personnage

C'est un peu plus compliqué que ça. J'ai dû en parler au début. Mais là, du coup, je fais un... Au cas où vous n'avez pas écouté, ou vous commencez à m'écouter avec cet épisode-là. Je vais faire un petit... On repart au début. Mon premier manuscrit, c'est un roman de fantasy. Dans ce roman de fantasy, il y a un personnage. C'est un costaud, assez grand, chauve, une grosse moustache rousse. C'est plutôt un guerrier. Il a une hache, etc. Je cherchais un nom pour ce personnage. Mais j'étais bloqué. Voilà. Ça peut être sur des trucs aussi cons que ça. Bon. Certains vous diront, et ils n'ont pas tort, d'aller demander à Chad GPT comment il l'appellerait. Je ne sais pas. Enfin bref. Faites comme vous voulez. Mais moi, ce que j'ai fait, c'est que je suis allé dehors et j'ai marché au bord de la mer. Et je parlais en me disant à ce personnage, c'est un chevalier.

Il est plutôt baraque. Donc, j'imagine bien un prénom qui commence par un truc qui sonne, qui tambourine. Don, don, don, tu vois. Et donc là, je commence. J'ai la première syllabe. Don. Je trouve que don, ça sonne bien. J'en essaie plusieurs, tu vois. Mais don, ça sonne bien. Et là, après, paf, tu continues. Tu continues. Ok, il est roux. Ok, il est plutôt gentil. Il est plutôt rigolo. Nanana, nanana. Et là, tu déroules, tu vois. Et là, tu fais don, don, don. Et à un moment, j'ai... T'en essaie plein et j'ai don, belion qui tombe. Tu vois, qui est déposé. Comme ça. Et là, épiphanie. Là, t'es... C'est le moment où t'arrêtes de parler tout seul. T'arrêtes de passer pour le fou du bus. Et tu dis, putain, je l'ai trouvé. Je suis débloqué. Et donc, je ressors de cette balade méditative en m'étant parlé tout seul tout le long avec un nom, don, belion.

Et ça lui colle parfaitement. Je le changerai pour rien au monde. Et d'ailleurs, j'ai très hâte un jour de sortir ce livre. Bon, ça sera dans plus longtemps parce qu'il y a d'autres choses. Step by step. Pas de syndrome de l'objet brillant. Enfin, on essaie en tout cas. Bref. Don, belion. Incroyable. Et donc, forcément, au moment où moi, je me cherche un nom pour partager sur les réseaux parce que j'avais un peu peur de me montrer, de dire qui j'étais. Bref. Blablabla. Je cherchais un truc un peu plus doux. Donc, forcément, le don qui sonne au début, c'est pas terrible. Donc, j'étais allé sur les voyelles. Le Y, why not, j'ai envie de dire. Donc, Ybelion. Tu vois, ça sonne bien. Voilà. Je crois que j'avais un autre exemple aussi. Je crois que j'avais un autre exemple. Bah oui, oui, oui. En fait, c'est fou parce que c'est hyper récent et il m'a pas marqué tout de suite.

La retraite d'écriture du tome 2

D'où le petit temps de pause d'environ 3 ou 4 secondes qui seront pas coupés au montage. Voilà, je vous le dis. Quand j'ai commencé la trame du tome 2 de Carnot, du coup, la suite de l'étreinte éterrée, j'ai le titre mais je vous le donne pas. J'avais un énorme problème au milieu. J'avais le début du tome 2, la fin du tome 2, mais au milieu, il y avait un truc qui me... Ah ! Ça me convainquait pas. Et je suis allé faire une retraite d'écriture, la première que j'ai faite sur les conseils d'un ami. Je suis allé me perdre dans la montagne. J'étais tout seul. J'avais coupé internet pendant 3 jours. Je l'avais fait en mode un peu hardcore. Voilà, c'était assez sympa. J'en parlerai plus tard. Et mon objectif de cette retraite d'écriture, c'était d'enclencher mon processus d'écriture du tome 2 et surtout de régler ce problème au centre-là. Et donc là, ça a été très simple.

Au début, c'est hop, tu te mets sur une feuille, t'écris mon point A, mon point Z. Ok, j'ai à peu près le BC, j'ai à peu près le VWX. Mais le milieu, ah ! Et donc tu commences à écrire, les personnages font ci, les personnages font ça, l'intrigue de raconter ça, le thème, c'est ça, etc.

S'enregistrer et laisser la machine transcrire

Et une fois que tu as cette carte mentale, tu l'as crachée sur le papier, donc tu l'as bien en tête, tu la visualises. Là, tu peux aller faire ta méditation, tu peux aller marcher dehors, te parler tout seul et dérouler ces trucs-là. Et là, pareil, tu lâches prise. Alors le personnage A fait ci et donc, vu qu'il est comme ça, peut-être qu'après il va faire ça. Et comme il va parler avec tel autre personnage qui est plutôt comme ça, alors, alors, alors, alors. Et je n'arriverai pas à vous expliquer à quel point ce petit truc très bête débloque ces situations-là. C'est génial. C'est absolument génial. Pas plus tard que vendredi dernier, j'étais avec une amie qui m'a dit que c'est ce qu'elle avait fait pour un de ses projets. Et elle, elle avait fait un truc génial que moi, je n'ai pas fait, mais que du coup, j'ai sûrement commencé à faire. Donc gros Big Up à elle, elle se reconnaîtra.

En fait, elle s'enregistre au micro, mais sur Notion, parce que tu as une transcription automatique. Donc c'est génial, parce que tu gardes note de tout. Parce que moi, je le fais, mais en m'enregistrant sur le dictaphone de mon iPhone ou sur Messenger dans ma propre conversation. Encore un endroit où je me parle tout seul. J'adore ça, je vous l'ai dit. Et c'est super chiant parce qu'après, il faut se réécouter et il faut noter les idées. Mais bref. Donc petit conseil, vous pouvez vous enregistrer sur un endroit qui retranscrit automatiquement ce que vous dites. C'est encore mieux. Et ça, simplement ça, vous allez voir à quel point ça va vous débloquer des situations que vous pensiez inextricables. Ou en tout cas qui paraissent inextricables quand vous êtes cloîtré dans votre appartement, devant votre feuille blanche, avec votre stylo, où il n'y a rien qui écrit. Parfois, il faut lâcher prise et juste dire des mots comme ça, ça marche du tonnerre.

Conclusion : focus, lâcher-prise et légitimité

Voilà. J'ai pas beaucoup plus de choses à dire sur s'autoparler. Mis à part que tout ça s'inscrit évidemment. Hop, ma tablette s'éteint. Je la rallume. Mis à part que... Et donc, si je devais conclure cet épisode, je dirais que... Pourquoi ça sert de s'autoparler quand on est écrivain ? Parce que ça travaille quand même deux choses qui sont très importantes, qui sont à la fois le focus, c'est-à-dire qu'on arrête de se disperser. À un moment, on décide de... On va travailler un point spécifique. On va travailler sur notre projet qui est celui qu'on veut réaliser. Voilà. Toujours dans la démarche d'être congruent dans ses actions avec ses rêves. On va se focus sur ça. Et après, le processus, bah oui, je vous dis de lâcher prise. Donc c'est bien ça. C'est-à-dire qu'on commence, on est focus sur un truc. Là, on ouvre toutes les possibilités. Notre esprit part partout, partout, partout, partout. À un moment, paf !

Il attrape une solution. Et là, l'entonnoir se resserre. Et on n'a plus que ce focus sur notre situation initiale. Je suis désolé à ceux qui m'écouteront. Vous n'aurez pas vu ces magnifiques gestes de main d'entonnoir qui s'ouvrent et qui se referment. Mais l'idée est là. L'autre point, c'est évidemment quand même sur la légitimité en tant qu'écrivain. Parce qu'encore une fois, en faisant ces travaux-là, vous vous sentirez avancer. Et je dis toujours le partage. Le partage, c'est ça qui est légitime et c'est vrai. Mais c'est déjà vrai à son échelle. Quand on ose dire à haute voix, je suis écrivain, je parle d'une histoire, je parle de mon histoire. Et là, je vais me parler pour essayer de résoudre un blocage que j'ai sur mon histoire. Déjà, on verbalise ce qu'on est en train de faire et qui on est. Et ça nous permet de nous aligner.

Donc, ça permet un peu plus de légitimité. Et la légitimité, ça se construit. Sur ce, je vous souhaite une bonne journée. Je reste sur ce format court parce que c'est pas mal. Ça me permet de un peu plus partir. Mais en étant très focus sur un point, je ne me disperse pas trop non plus.

Hâte d'avoir vos retours. Merci de m'écouter. Je vous souhaite une bonne journée. Surtout, osez écrire. Ne vous arrêtez pas. Partagez. A bientôt. Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501

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