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Genre littéraire

Science-fiction

Un vaisseau, une intelligence artificielle, une loi nouvelle : la science-fiction part d'un possible et raconte ce qu'il ferait de nous.

Ce que c'est

La science-fiction imagine ce que deviendraient les humains si la science, la technique ou la société changeaient : voyages spatiaux, intelligences artificielles, futurs proches ou lointains. Son merveilleux s'appuie sur une explication rationnelle, même inventée.

Un vaisseau y remplace le dragon de la fantasy, à condition qu'on croie à son moteur.

Ce que le genre promet

Le genre promet une idée qui donne le vertige, puis ses conséquences menées à terme. En ouvrant un roman de science-fiction, on accepte un monde étrange si sa logique tient ; on attend aussi qu'il éclaire notre présent.

Une technologie inventée passe sans peine. Une idée brillante laissée en plan déçoit pour de bon.

L'anecdote historique

En 1863, Jules Verne propose à son éditeur Hetzel un roman qui décrit le Paris de 1960, une société qui ne jure plus que par les affaires et la technique. Hetzel le refuse : « On ne croira pas aujourd'hui à vos prophéties », écrit-il, jugeant que le livre nuirait à sa réputation. Le manuscrit disparaît dans un coffre-fort familial, où son arrière-petit-fils le retrouve en 1989. Quand le livre paraît enfin, en 1994, ses lecteur·ices peuvent vérifier ses prophéties sur leur propre passé.

Ses tropes

Ses tropes favoris dérèglent le temps ou ouvrent la porte à l'inconnu, pour voir ce que les personnages font de la brèche.

Ses sous-genres

Space opera, cyberpunk, hard SF ou post-apocalyptique changent l'échelle du récit, de la galaxie à la ruelle ; la dystopie en tire une société qui opprime au nom du bien.

J'admire Alain Damasio pour une raison simple : quand je le lis, je me dis que si je devais faire comme lui, je n'y arriverais pas. Après La Horde du Contrevent, un de mes meilleurs potes m'a fait écouter des enregistrements où Damasio se parle à lui-même en invoquant ses personnages. Ça a légitimé ma propre manie de me parler tout seul en marchant. Dans ces vocaux, Damasio cherchait à boucher un trou ou un manque de cohérence de son histoire. Il protégeait là la promesse de la science-fiction : un monde étrange que ses lecteur·ices acceptent tant que sa logique tient.

La Clarté qu'il éclaire

Ma manie de me parler en marchant relève de la Clarté d'Identité, et ces enregistrements m'ont aidé à l'assumer. Tant pis si tu passes pour le fou du bus : ton monde vaut bien ça.

Les 3 Clartés

Avant de l'écrire

  • 1

    Quelle hypothèse unique porte ton monde, et jusqu'où la mènes-tu ?

  • 2

    Qu'est-ce que ton futur dit de notre présent ?

  • 3

    Quelle technologie tes lecteur·ices doivent-ils comprendre, et laquelle peut rester floue ?

Pour continuer

L'atelier offert

À l'atelier, on regarde ensemble ce que ta façon d'écrire a d'unique, manies bizarres comprises.

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