Genre littéraire
Fantasy
Dragons, royaumes et sortilèges trouvent leur place dans un monde inventé, à condition qu'il respecte ses propres lois.
Ce que c'est
La fantasy raconte des histoires dans un monde où la magie, les créatures ou les dieux font partie de l'ordinaire. Ce monde peut être entièrement inventé, avec ses cartes et ses langues, ou caché dans le nôtre.
Chez elle, personne ne s'étonne de la magie. Le surnaturel y est une règle du monde, là où le fantastique en fait une anomalie qui inquiète.
Ce que le genre promet
Qui ouvre un roman de fantasy vient chercher un ailleurs cohérent : une carte, des peuples, une histoire ancienne et une magie qui a ses lois. On accepte les dragons à condition que le monde ne se contredise jamais.
Le genre pardonne les longueurs d'une quête. Il supporte beaucoup moins une règle de magie qui change quand ça arrange l'auteur·ice.
L'anecdote historique
D'où vient cette anecdote
Vers 1930, en corrigeant des copies d'examen, J.R.R. Tolkien trouve une page blanche et y griffonne la première phrase du Hobbit, sans savoir encore ce qu'est un hobbit.
Tu as repéré une erreur ? Écris-moi, je corrige.
Un été, vers 1930, J.R.R. Tolkien corrige une pile de copies d'examen dans son bureau d'Oxford. Il tombe sur une page laissée blanche par un candidat et y griffonne une phrase sur un hobbit qui vit dans un trou. Il racontera plus tard qu'il ignorait, sur le moment, ce qu'était un hobbit. Pour savoir ce que ce mot voulait dire, Tolkien lui a inventé un monde entier, ce que tout roman de fantasy promet à son tour.
Ses tropes
Les tropes de la fantasy décident de la quête avant qu'elle commence : qui part, avec qui, et au prix de quelle magie.
Ses sous-genres
La fantasy épique aligne les batailles, la dark fantasy fonce vers la noirceur, l'urban fantasy cache sa magie dans nos villes, la cosy fantasy s'attarde dans une taverne chaude et la romantasy confie le centre du livre à un couple.
Ce que j'en dis
L'auteur de fantasy David Eddings a écrit un livre sur la manière dont il a construit son univers, et je le trouve bourré de conseils. Il y rappelle que 80 % de ce qu'on écrit est nul : c'est pour ça que les 20 % géniaux existent. Il insiste aussi sur les noms, puisque Perceval n'aurait pas le même impact s'il s'appelait Jean-Charles. Ce détail touche au cœur de la promesse du genre : il suffit d'un nom qui sonne faux pour qu'on cesse de croire à la carte.
La Clarté qu'il éclaire
Un monde de fantasy se bâtit sur plusieurs tomes, et c'est la Clarté de Rythme qui décide s'il verra le dernier. Les jours où l'inspiration traîne, le thème d'écriture du site te glisse une scène à tenter chez toi, entre deux cartes.
Avant de l'écrire
- 1
Quelle loi de ton monde ne changera jamais, même quand ça t'arrangerait ?
- 2
Par où entre-t-on dans ton monde : par la carte ou par le personnage ?
- 3
Quel nom de ton monde sonne faux quand tu le dis à voix haute ?
Pour continuer
L'atelier offert
On y construit la cadence qui portera ton monde jusqu'au dernier tome.
Je découvre l'atelier