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Pochette de l'épisode 3 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 3SOLO12 NOVEMBRE 202448 MIN

Scary ? DO IT ! - "Sans peur, pas d'accomplissement"

Clarté · Identitépeuroser
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FACE A — LES 18 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

Deux ans et demi. C'est le temps qu'il m'a fallu pour envoyer mon premier texte à quelqu'un. Et ce quelqu'un, c'était ma sœur, la personne la moins dangereuse du monde. J'étais quand même mort de trouille, parce que tant que personne ne lit, ton texte reste parfait dans ta tête. Dans l'épisode 3, je déroule toutes les peurs qui se cachent derrière un livre : les premières idées qu'on n'ose pas noter, la structure qu'on n'ose pas challenger, la relecture qu'on repousse pendant des années, et ce moment où ton rêve arrive entre tes mains et efface tout le reste. Si ça fait peur, c'est probablement le signe qu'il faut le faire. À écouter là où tu écoutes tes podcasts.

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE

CAROUSEL À VENIR

Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Intro : Halloween et retour en enfance Pokémon TCG

Salut, c'est Ybelion, vous écoutez l'épisode 3 de Chemin d'Artiste et d'Auteur, et aujourd'hui on va parler d'écriture, de collage d'art d'Halloween, et donc de peur, et en bonus d'un truc qui m'obsède en ce moment, Pokémon. Sur ce, bonne écoute, et à très vite. Yo yo yo, on se retrouve pour un troisième épisode de podcast. Un pas prévu, j'y ai pensé ce matin. Ensuite, je me suis dit que j'allais l'enregistrer en début d'après-midi. Comme vous pouvez le voir à la lumière autour de moi, on n'est pas en début d'après-midi. Il est quasiment 18h, et la raison de tout ça, c'est parce qu'on est le 1er novembre, et qu'il y a deux jours, est sorti l'application mobile Pokémon TCG. Comment vous dire ? C'est un retour en enfance pour moi, et je passe mon temps à ouvrir des paquets de cartes, et à faire des combats de cartes Pokémon. Quel kiff, quel kiff ! D'ailleurs, d'ailleurs, du coup, j'ai sorti pour l'occasion, vous ne le verrez qu'à la vidéo, mon petit t-shirt, je me décale par là, mon petit t-shirt Uniqlo Pokémon, avec un Pikachu brodé sur le cœur gauche, et vous pouvez voir derrière moi, mon petit pull Dracaufeu que je fais avec un pote.

Si vous voulez le vôtre, vous pouvez aller voir, dans mon lien en bio. Voilà, on en a fait plein. Bref, retour en enfance de dingue.

Franchement, c'est super bien fait, c'est assez intuitif. Bon, le crypto NFT Web3 Boy que je suis, se pose la question de savoir s'ils ont réfléchi à le blockchainisé.

Personnellement, je ne comprends pas encore pourquoi les gros TCG, notamment, ne se sont pas tournés vers ça. Alors, j'imagine qu'il y a des raisons, genre, ça a mauvaise pub, pas une bonne raison. Peut-être que les bonnes raisons, c'est genre, techniquement, encore un peu compliqué, où on n'arrive pas à le rendre suffisamment transparent pour l'utilisateur, parce qu'effectivement, si tu n'es pas initié à ce genre de truc, ça ne sert à rien, c'est dommage. Mais, si tu arrivais à le rendre complètement transparent, ça serait vraiment un pur kiff, parce que le problème de ces choses-là, c'est qu'en fait, là, comme ça, rien t'appartient vraiment et tu ne peux rien en faire. Si elles étaient sous forme de NFT, déjà, elles seraient plus dépendantes d'un seul organisme, parce qu'elles seraient sur la blockchain, donc décentralisées, donc accessibles, même partout.

Et surtout, le marché secondaire, quoi. On pourrait se vendre nos cartes, certaines seraient uniques, donc beaucoup plus rares, etc., etc., quoi. Ça serait une dinguerie. En plus, Pokémon Company ne perdrait pas d'argent là-dessus, puisqu'ils pourraient mettre des royalties sur le marché secondaire, donc ils se feraient encore plus d'argent.

La pièce d'Halloween : « If it's scary, do it »

Et d'ailleurs, on voit que c'est un problème des cartes physiques. Un des gros problèmes, c'est le marché secondaire. Ça s'est structuré grâce à des boîtes hors de Pokémon, en fait. Et tu as toujours des arnaques sur eBay, sur Vinted, etc., etc. La blockchain protégerait de toutes les arnaques, en fait, parce que si ce n'est pas sur la blockchain, c'est que ce n'est pas vrai. Bref, petite parenthèse. Je ne voulais pas du tout parler de ça, mais j'ai digressé. J'ai digressé. Aujourd'hui, on va parler de la pièce d'art que j'ai faite spécialement pour Halloween, que j'ai intitulée, c'est parti, ça part en chanson directe, que j'ai intitulée If it's scary, do it. Ça me fait toujours penser au même de Shia LaBeouf, où il fait Just do it. D'ailleurs, j'ai regardé Transformers. Ça faisait longtemps que je n'avais pas regardé Transformers. Putain, c'est vraiment des films... Ah ouais, pose cerveau. Bref, encore une digression. Je vais vous parler de ma pièce d'art If it's scary, do it.

Si ça fait peur, fais-le en bon français. C'est une pièce que j'ai faite spécifiquement pour Halloween. C'est du collage digital fait sous Photoshop avec des matériaux qui viennent à la fois du domaine public, parce que typiquement, les polices... Bon, bah, t'as des bases de données de police gratuites et dont tu peux faire usage. C'est pas le cas de toutes, faut faire attention.

Des images faites avec l'IA et du Rebel Set, qui est un logiciel de peinture digitale qui a l'avantage par rapport à d'autres de reproduire assez fidèlement les effets des différentes formes de peinture sur les différents supports sur lesquels on peut les utiliser. Je m'explique. Par exemple, une des propriétés quand tu peins à l'aquarelle, c'est que ça peut baver, ça fait des aplats de couleurs qui sont pas des aplats, justement. Ça fait... Ouais, ça coule. Tu peux rajouter de l'eau pour diluer encore plus, etc. Ben, Rebel Set permet de faire ça de manière digitale. Donc, c'est incroyable.

Et c'est un très grand kiff. En tout cas, moi, je kiffe trop l'utiliser parce que ça permet de reproduire tout simplement ce que ferait la peinture classique. Moi, j'aime pas trop ce qui est physique. Je préfère le digital. J'aime bien rester devant mon PC des heures et des heures. C'est ce que j'ai fait pour cette pièce d'Halloween, d'ailleurs.

« Deux ans et demi pour cliquer sur envoyer »

Le collage : lier l'image au texte

Donc, voilà. Tout ça assemblé sur Photoshop comme on ferait du collage physique. J'y réfléchis récemment parce que je me suis vraiment épanoui dans le collage. C'était un truc qui me manquait. Tout ce que je pouvais faire avant, j'ai adoré, j'adore toujours. Mais il me manquait... J'avais l'impression de ne pas réussir à aller exactement là où je voulais. Avec le collage, je commence à avoir la sensation que je vais exactement là où je veux.

Et c'est marrant parce qu'en fait, encore une fois, hasard de dingue, c'est grâce à une amie de ma grand-mère en fait que j'ai vraiment été confronté au collage. Elle est elle-même artiste, elle fait elle-même du collage, elle en a fait beaucoup en physique, elle en a fait aussi en digital, il me semble, et elle se reconnaîtra si elle passe par là. Merci à toi. Et ouais, j'ai toujours été fasciné par le côté déstructuré et structuré qu'a amené le collage. C'est un truc que tu retrouves vraiment, vraiment, je trouve, dans le collage que j'adore. En plus de ça, moi qui suis écrivain, et oui, on va parler d'écriture après, mais laissez-moi finir. Moi qui suis écrivain, pouvoir lier l'image au texte, c'est l'avantage du collage, tu peux mettre du texte sans que ça soit bizarre. Enfin, tu fais ce que tu veux, mais tu peux mettre du texte sans que ça soit bizarre, et c'est incroyable.

Ça permet de rendre les messages encore plus percutants, ou au moins, ça permet de les véhiculer de manière différente. Parce qu'en soi, une peinture peut véhiculer un message, mais il peut être un peu plus, en arrière-plan, un peu plus caché, moins saisissable, peut-être.

Alors qu'avec du collage, parfois, t'écris juste le texte, là, le don, if it's scary, do it, c'est littéralement écrit sur la pièce. Tu te trompes pas sur le message que tu veux faire passer.

Doji, l'association NFTC et la pièce oubliée

Voilà. Voilà pour cette pièce. Ah si, oui, il faut que je remercie quand même. Encore une fois, cette pièce n'était pas prévue. Rien prévu. Voilà. Je fais plein de trucs de dingue, plein de trucs que je kiffe, et il n'y a jamais rien qui est prévu. C'est pour ça qu'il faut se laisser porter parfois, et aller papillonner à droite, à gauche, essayer des trucs. Et parfois, on tombe sur la chance, l'opportunité, le hasard, tout ça. C'est dingue. cette pièce, je l'ai faite grâce à une amie à moi, Doji, Happy Doji sur les réseaux. Vous pouvez aller la voir. Elle fait du super travail, j'adore ce qu'elle fait. J'ai offert de ses tableaux à mes parents, d'ailleurs, pour Noël dernier.

Elle est membre d'une association d'artistes, moi aussi d'ailleurs, mais elle, elle est membre, enfin, elle s'occupe de l'organisation. Je n'ai pas le terme, mais elle s'occupe beaucoup de l'organisation. No Free to Create, NFTC, pour ceux qui aiment les acronymes. Et c'est une association qui vise à démocratiser l'art digital, finalement, le rendre visible. Il faut beaucoup de projections sauvages ou organisées. La dernière qu'ils ont faite, elle était quand même dingue puisqu'elle était à la promenade de Saint-Catherine à Bordeaux. tu vois ta pièce en gros affichée sur l'écran de la rue Saint-de-Catre. Wow, ça fait plaisir, quoi. Quelle opportunité. bref, elle est à l'organisation de cette association-là et donc, en fonction des saisons, elle organise comme ça des petits groupements de pièces d'art autour d'un thème. Ça peut être Noël, Pâques, l'été, l'hiver.

Là, c'était Halloween, évidemment. Et elle m'a envoyé un message genre lundi en me disant « Au fait, elle est où ta pièce d'Halloween ? »

Quelle pièce d'Halloween ? J'avais complètement oublié. J'avais complètement oublié parce que j'adore participer à ce genre de choses. C'est une manière de diffuser son art, c'est une manière de donner de la force aussi à l'association. Et donc, je lui dis « T'inquiète, je te l'envoie avant mercredi. » J'avais rien. J'avais rien du tout. Mais, une fois que t'as dit que t'allais faire quelque chose, il faut bien le faire. Et donc, je savais pas où j'allais, mais j'étais dans une phase humanoïde de ma création via IA pour d'autres choses, mais c'est pour ça en ce moment que je manipule beaucoup l'IA.

Et donc, je me suis dit « Comme base de pièces pour mon collage, je vais récupérer un personnage à tête de Citrouille qui lit un livre. » Parce que pourquoi pas ? Voilà. Allez y penser. Donc, je pars sur ça. Quand je vois la gueule de la Citrouille, le livre, tout ça, je sais pas pourquoi, ouais, la notion de peur tout de suite. Tu fais une association d'idées, Halloween, peur, machin. If it's scary, do it. J'étais là, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, là, on est bien. Et donc, je suis parti sur ce message-là.

Et donc, après, j'ai assemblé plein de choses. Vous verrez, j'ai fait un whip, un work in progress. Quel accent ! J'ai fait un petit whip, je l'ai partagé sur mes réseaux, je l'ai mis sur Insta, sur X, sur LinkedIn, un peu partout. Et c'est trop cool, c'est trop hypnoptique les whip. Quel kiff ! J'adore en regarder.

Je crois que c'est ce que je préfère regarder sur Insta notamment. Il y en a plein de gens qui dessinent, de gens qui assemblent des trucs, tout ce que tu veux. C'est apaisant, de fou malade. Et ça marche aussi quand c'est toi qui fais. Je regarde mon whip comme ça, j'ai des grands yeux et tout, je fais, ah, c'est beau. J'adore.

Pourquoi la peur : tout le monde est créatif

Je me suis perdu, moi, dans tout ce que je disais, là. Je partage mon whip, oui, ça c'est vrai. C'est grâce à Doji que j'ai fait cette pièce d'Halloween, ça c'est vrai. je suis giga content du résultat. Je me le suis écrit, au cas où j'oublierai que je suis vraiment giga content du résultat. Ah si, bah oui, oui, bah oui, bah forcément, c'est la suite. C'est la suite.

Pourquoi la peur ? Que vient-elle faire dans ce podcast à destination des gens créatifs ? Donc absolument toute l'humanité puisque tout le monde est créatif. Le monde est peuplé de créatifs qui s'ignorent. Voilà, vous pouvez retenir ça. Voilà, j'ai envie de drop the mic et dommage que il soit accroché à mon superbe bras.

Quel achat, j'adore. Parfois je joue comme ça, je déplace le bras, je vais pas le faire parce que là je l'ai installé, il est cool et tout, mais parfois je le déplace comme ça. J'ai l'impression d'être un professionnel. Puis après je vois la qualité de ma caméra qui est en fait la webcam de mon ordinateur. Je me rappelle que je ne suis pas un professionnel. bref la peur.

Pourquoi la peur ? Déjà, cette pièce d'Halloween elle représente la peur. Ou en tout cas, elle représente le fait de réussir à surmonter ces peurs. Il y a environ un an, oui même, oui c'est ça, oui, un an, parce qu'en fait je viens de recevoir le mail m'indiquant que mon abonnement à Photoshop allait être renouvelé. évidemment j'ai dit d'accord, prenez, prenez.

Et environ un an, quelqu'un me dit, enfin non, pardon, je dis à quelqu'un gna gna Photoshop c'est vraiment trop compliqué, jamais j'y arriverai. ouais, je m'imite comme ça parce que vraiment c'est stupide comme réflexion. Et d'ailleurs, le quelqu'un dont je parlais juste avant me répond mais t'es con Sam, t'es très très con, tu devrais te mettre à l'utiliser parce que t'en as besoin pour exprimer pleinement les idées dont tu me parles.

Bon, après quelques jours à boudé, après avoir réussi à mettre son égo de côté en disant bah en fait si, elle a totalement raison. Je me suis mis à Photoshop et des centaines et des centaines d'heures après, oh Dieu merci que je m'y sois mis quoi. Franchement, quel kiff. Et c'est fou parce que en fait, et c'est pour ça que j'avais réagi avec égo après qu'elle m'ait dit ça d'ailleurs, j'avais peur. J'avais peur d'utiliser Photoshop parce qu'il allait falloir que j'y passe du temps, parce que j'allais faire des trucs super moches au début, etc, etc.

Et Dieu merci, Dieu merci, j'ai mis sumi et j'ai vaincu cette peur de manière totalement stupide parce que une fois que t'as commencé à payer ton abonnement Photoshop, bon, voilà, il s'agit pas de le laisser croupir dans un coin. D'ailleurs, tous ceux qui m'écoutent et qui ont un abonnement à la salle de sport et qui n'y vont pas, arrêtez de vous faire du mal. Résiliez-le. Voilà.

Parce qu'après, nous, on vous voit pas là-bas et c'est dommage. Faites-en autre chose. Faites un autre truc kiffant. Voilà. Quoi que ce soit. Et allez-y en marchant si c'est pas du sport parce que c'est bien de bouger un petit peu de temps en temps quand même. Et ce qui est dingue dans cette peur que j'avais d'utiliser Photoshop, c'est que j'avais déjà vaincu des peurs similaires avec l'écriture avant. Et pourtant, j'étais absolument incapable de projeter ma réussite à vaincre ma peur d'écrire sur ma peur d'utiliser Photoshop. C'est dingue. C'est dingue, c'est dingue. J'ai encore eu besoin d'un petit coup de pied au cul.

Ah, la peur, ouais. Je suis en train de réfléchir en fait parce que putain, je me dis parfois tu tombes sur des gens qui te font bouger et après tu ne sais même plus comment les remercier tellement ils t'ont mis en mouvement, tu vois.

Rétrospective : chaque étape du livre est une peur

Bref. C'est fini pour cette pièce d'Halloween. Maintenant, on va dériver sur le thème de la peur et je vais surtout vous parler d'écriture. J'ai fait une petite rétrospective de toutes les peurs que j'ai vaincues en me mettant à écrire.

Et c'est marrant parce que en fait, globalement, chaque étape du processus d'écriture jusqu'à réussir à réceptionner le petit livre qui est là, qui est magnifique d'ailleurs. Regardez. petite couverture rigide, bien brillant, belle fabrication, belle mise en page, belles images à l'intérieur. Attendez, est-ce que je peux vous en montrer ? Hop ! Voilà.

La petite carte. Hop ! Un magnifique bouquin qui n'est plus disponible, celui-là, puisque c'est la version collector. elle n'existe qu'en 50 exemplaires. Mais par contre, il y a une version classique, donc n'hésitez pas.

Bref. Tous les processus qui m'ont mené au livre que je viens de vous montrer ont généré une peur que j'ai dû vaincre. Ça fait beaucoup. Bon. J'ai fait une liste et on va partir sur cette liste. Je vois la dernière étape et c'est la plus drôle.

Ok. La première peur. La première peur, c'est les premières idées. Parce que tant que ça reste dans ta tête, ça n'existe pas. Donc, il faut vaincre cette peur que ça existe en écrivant tes idées. Ça, c'est la première chose que j'ai dû faire.

Mettre mes idées sur un papier pour pouvoir y revenir plus tard ou pour pouvoir les développer. Deuxième étape. Les premières lignes d'écriture. Les premiers paragraphes d'écriture. Les premiers chapitres d'écriture.

Parce que une idée écrite à la volée sur un coin de papier, sur un coin de notes sur le téléphone, ce n'est pas vraiment quelque chose que tu as envie de donner à lire à qui que ce soit.

Et donc, il faut vaincre cette peur de réussir à structurer ce que tu as envie de dire. Et moi, le remède le plus efficace que j'ai trouvé, c'est vraiment juste d'écrire. Sans se prendre la tête. je veux dire, si vous en arrivez à un stade où vous vous dites j'ai envie d'écrire un livre, c'est que vous en avez probablement lu, qui vous ont plu, et qui vous ont un, deux, trois, et qui vous ont fait dire moi aussi, j'ai envie d'écrire quelque chose comme ça. Donc, ça veut dire que vous avez la maturité et l'intelligence pour savoir ce que les gens ont envie de lire. Au moins, les gens comme vous.

Donc, à partir de là, vous n'avez plus qu'à écrire. Et vous verrez bien en relisant après si vous avez envie de le lire. Et donc, si des gens comme vous ont envie de le lire.

Auront plutôt, parce que du coup, ils ne l'ont pas lu. Enfin bref. Voilà, cohérence des temps. Ça aussi, faites attention. Pour simplement écrire, c'est pas forcément très compliqué. Moi, je me fais des petits bouquins de pages blanches de thèmes aléatoires, un par jour, et tous les jours, j'écris sur ce thème.

Et ça marche, tac et bien. Si ça vous intéresse de faire cet exercice, comme à plusieurs qui me l'avaient demandé sur les réseaux, je peux vous envoyer des morceaux. Genre, je vous envoie un, deux mois de thème en fonction de ce que vous voulez, et vous écrivez. Voilà. Les consignes que je peux vous donner, c'est, faites comme bon vous semble. Une page, juste un inkipit. C'est ce que j'ai fait pour le mois de septembre. Je faisais un, tous les jours, j'écrivais un inkipit d'un thème.

Ou une structure d'histoire. Bon, après là, on est sur écrire, donc faites peut-être pas une structure, mais voilà. Si ça vous intéresse, n'hésitez pas à demander. Je vous envoie ça. Mais ça, vraiment, c'est le trigger, c'est un trigger ultime. Parce qu'une fois que vous avez, vous arrivez à lancer le processus d'écriture, comme ça, sans réfléchir, sans se dire, ah ouais, mais comment commencer ? Non, non, juste commence et tu déroules. Ça vient tout seul. Parfois, il ne faut pas se prendre la tête. parfois, les jours où je ne sais pas, tu commences, il fait beau et tu vois ce qui vient après dans ta tête. Parfois, c'est bien, parfois, c'est pas bien. De toute façon, si l'idée au global après te plaît, tu retravailles ce passage-là. Voilà, c'est... Évidemment, il n'y a aucun premier jet qui est parfait, mais bon, ça, vous le saviez forcément déjà. Donc voilà, on a vaincu l'idée, on a vaincu la peur des premiers chapitres.

En parallèle de ça, je parlais de structure juste avant et ça aussi, c'est une composante qui m'a fait extrêmement peur parce que c'est assez désagréable de remettre en question la structure et la cohérence de son histoire.

Parfois, on a des superbes idées pour le début, pour la fin, on se dit tel personnage va faire tel dinguerie et puis à la fin, il y aura tel personnage qui va se sacrifier et qui va donner la possibilité à l'autre personnage de réussir telle chose, etc. Vous voyez très bien de quoi je parle, j'en suis absolument certain. Et bah ça, il faut le travailler quand même parce que si tu essaies d'assembler des pièces de puzzle qui ne vont pas ensemble, ça ne va pas marcher. et donc, il faut se forcer à vaincre cette procrastination qui nous oblige à nous remettre en question et à remettre en question la cohérence de notre histoire. Il faut réussir à structurer tout. Il faut réussir à donner un peu de squelette à son histoire. bon, il y a toute la théorie autour des écrivains qui sont, je ne sais plus comment on dit, jardiniers ou architectes, grosso modo, ceux qui n'écrivent aucun plan et ceux qui font le plan dans les moindres détails.

Il n'y a pas de vérité absolue. Si vous êtes un jardinier qui ne fait aucun plan, tant mieux pour vous. Cette étape de la structure, vous n'en avez pas besoin. Donc, une peur de moins à vaincre. Sinon, moi, je vous conseille un petit peu quand même. Donc là, c'est très... Là, il y a plein de solutions. Il y a plein de solutions.

La méthode Damasio : marcher, ressasser, être frappé par la foudre

Mettre en place des routines, mettre en place des méditations, mettre en place des process, des suivis, etc. Moi, je sais que je traque pas mal avec Excel, pas mal en vidéo, je marche beaucoup pour méditer, pour laisser le flot de mes idées. Parenthèse qui me fait étiquer là. À l'époque où j'ai lu La Horde du Contrevent de Damasio, qui est un auteur exceptionnel. J'adore Damasio pour la seule et simple raison que quand je lis Damasio, je me dis « Ah ouais, si je devais faire exactement comme lui, j'y arriverais pas. » Et ça, je trouve que c'est une compétence de dingue. Quand t'arrives à écrire de telle manière que la personne se dit « Ah ouais, là, j'y arriverais pas. » Soit dans le style, soit dans la structure de l'histoire. Ça peut être l'un ou l'autre. Certains, alors je les connais pas bien donc j'ai pas envie de dire de bêtises mais mon père en est très friand notamment, mais certains écrivains de Polar par exemple ne peuvent être copiés parce qu'ils arrivent parfaitement à maîtriser le rythme d'un Polar.

Ça passe pas forcément par le style, ça peut être par la structure de l'histoire ou par l'histoire tout simple. Bref, Damasio, c'est fou le nom de digression que je fais à la seconde. Damasio, quand j'ai fini de lire La Honte du Contrevent, j'en parle avec un de mes meilleurs potes. Je me permets, petite dédicace à Shrikou, il se reconnaîtra. J'en parle avec mon meilleur pote et là, il me fait écouter je sais plus où il avait trouvé ça mais des vocaux de Damasio qui se parlent à lui-même en se disant le nom du personnage. Je crois que c'est Pietro... Non, putain, j'ai un trou.

Oh putain, je vais passer pour un con là. Je l'ai lu il y a longtemps, vous me pardonnerez. Je ne sais plus si c'est Pietro, Pierrot, bref, un nom en P. Bref, il se répète le nom de ce personnage et il se le répète, il se le répète, il se dit ouais, pense comme lui, sois comme lui, nanana, nanana, nanana. Et en fait, tu sens dans l'émotion que transmet sa voix qu'en fait, il est en train d'essayer de débloquer des points clés de son histoire dans lequel il avait soit un trou, soit un manque de cohérence, soit quelque chose comme ça. Moi, je l'ai ressenti comme ça.

Et tu sens et voilà, il se parle, il se parle, il se parle et à la fin, il suffit de lire le bouquin pour savoir qu'il a tout résolu et que c'est exactement comme il l'avait voulu.

Je ne sais pas, peut-être qu'il y a des choses qui changeraient maintenant, mais en tout cas, moi, c'est comme ça que je l'ai ressenti. Et effectivement, ça, c'est quelque chose qui marche très bien. Alors, vous passez un peu pour un fou. Je préfère vous le dire tout de suite, mais bon, quand on veut écrire une saga de fantasy, parfois, il n'y a pas le choix, il faut passer pour un fou. Tu marches dans la rue, dans la rue, non, commencez pas, c'est vraiment très très fou. Tu marches n'importe où, dehors, où il n'y a pas grand monde, tu regardes les petits oiseaux, pas de musique, pas de musique, pas de podcast, rien que la nature, les petits oiseaux qui chantent, à la limite, le petit chien qui aboie, tu vois.

Tu marches, tu marches, tu marches, tu marches. Et tu laisses ton esprit vagabonder en ayant une idée en tête, tu vois. Par exemple, un point de ton histoire que tu as envie de, dont tu as envie de résoudre le problème de cohérence, par exemple. et là, tu ressasses, et tu dis, ah ouais, mais tel personnage, et truc, et machin. Et là, je ne peux pas vous le décrire, mais il y a des moments où vous aurez des sortes d'épiphanies fulgurantes. Vous serez comme frappés par la foudre et tous les problèmes que vous aviez seront résolus. Et donc, parfois, il faut juste faire ce petit effort d'aller challenger. Oh putain, je me déteste là, j'ai l'impression d'être un mec corporate qui va commencer à te dire qu'on fait un call, etc.

Il faut aller challenger sa structure et sa cohérence d'histoire. En faisant ça, ce que vous écrirez sera vraiment génial. Parce que ne pas aimer le style, c'est quelque chose. Tout le monde a le droit, tout le monde a sa sensibilité, tout le monde a le droit de ne pas aimer ce que vous faites, etc. Mais, un truc qui peut être compliqué à justifier, c'est vraiment les gros problèmes de cohérence. Je dis les gros problèmes parce que des petites incohérences, ça va, il y en a partout, on en a trouvé dans Harry Potter, on en a trouvé dans plein d'autres très grands bouquins. Voilà, ça n'a jamais tué personne, une petite incohérence. Et, au contraire, ça fait parler les fans qui ensuite peuvent se mettre à avoir des débats. Est-ce que c'est vraiment une incohérence ? Bon.

Ne faisons pas aussi parfois passer notre incompétence pour des incohérences voulues. mais bon, ça, j'imagine que vous savez très bien faire la distinction. Encore une étape de franchie. On est capable d'écrire notre histoire, on a une structure cohérente. maintenant, vient une étape absolument terrifiante, tellement terrifiante que je pense qu'elle m'a pris au bas mot deux ans.

Ouais, au moins deux ans à être franchi. Et encore, je mettais un petit doigt de pied dans l'eau, l'étape de la relecture par quelqu'un d'autre. Ouais, putain. J'ai des PTSD là, tu vois, j'ai eu des images, vous voyez le même avec le mec qui réfléchit et derrière les images du Vietnam là, c'est exactement ça.

Je parle pas forcément de la relecture que vous faites, vous, de votre manuscrit après le premier jet parce qu'en fait, ça, généralement, tout le monde est conscient qu'il faut le faire.

Tout le monde est conscient, ne serait-ce que pour s'assurer qu'un personnage qu'on a appelé Joachim au début ne s'appelle pas Jean-Paul à la fin.

Mais l'étape de relecture par un tiers, ouah, ouah, c'est dur, c'est dur, c'est dur, c'est dur, c'est dur, c'est dur. Je me rappelle la première fois que j'ai envoyé un texte écrit à ma sœur. C'est ma sœur, je veux dire, ma sœur même si c'était absolument nul à chier, ne me le dirai pas.

Je ne prenais absolument aucun risque. Je ne prenais absolument aucun risque et pourtant, j'étais mort de trouille, mort de trouille. Mais, il faut absolument passer cette étape.

Avoir un regard extérieur sur ce qu'on écrit, avoir un point de vue différent sur notre style, avoir un avis sur notre cohérence et notre structure, sur nos idées, c'est primordial pour évoluer et pour avancer.

Tout n'est pas, tout ne doit pas être pris au pied de la lettre, mais tout doit être écouté. vous pouvez prendre les critiques constructives, évidemment, si quelqu'un vous dit « Nien, nien, nien, c'est nul », frérot, tu n'as qu'à aller écrire ton histoire et ensuite, voilà, tu t'arrêtes là. Tu nous laisses tranquille. Les goûts et les couleurs, ça ne se critique pas. vous écoutez les critiques constructives parce que ça vous servira soit pour ce manuscrit-là, soit pour un autre. C'est comme ça qu'on apprend et c'est comme ça qu'on évolue.

Donc, il n'y a pas de règle absolue, je pense, pour savoir à combien de personnes on fait relire, faites-le à votre convenance. Déjà, passez l'étape de la première personne. La famille, c'est toujours un peu un cheat code parce que, comme je vous disais, c'est assez rare les gens qui vous diront « Ah, franchement, machin, tu vois, qui sont très durs ou très honnêtes.

Antidote, correctrice pro : la chasse aux coquilles

Le mieux, c'est des gens extérieurs. Sincèrement, c'est vraiment le mieux. Et je ne parle pas des corrections orthographiques. Vous ne faites pas relire un bêta lecteur pour qu'il corrige vos fautes d'orthographe. Généralement, ça, il faut passer par un correcteur pro parce que c'est fou le nombre de coquilles qu'on laisse. Vous voyez, même quand vous utilisez, moi, j'utilise Antidote qui est quand même très, très puissant qui permet de corriger énormément de fautes de grammaire, énormément de fautes d'orthographe, énormément de fautes de syntaxe, énormément de répétitions, etc. Je n'ai même plus le chiffre en tête du nombre de corrections que m'avait renvoyé ma correctrice pro pour l'étreinte éterrée.

Franchement, c'était hallucinant. Et il reste, là, les lecteurs, on en trouvait, il y a deux coquilles. Ils ont trouvé deux coquilles. Deux coquilles sur 65 000 mots, ça va. voilà.

Pour une autre erreur vaincue, une autre peur, la première, relecture extérieure. C'est la plus dure. Franchement, je pense que c'est la plus dure. C'est la plus dure. Ouais, j'ai vraiment, là, j'ai les pitiés qui reviennent.

Maintenant, ça va beaucoup mieux, en fait. Par contre, oui, c'est ça. Alors ça, c'est vraiment, après, c'est full chill en sain. Une fois que vous l'avez fait, ça balance des textes à droite, à gauche, sans réfléchir, sans se prendre la tête, sans même prendre le temps de corriger, quoi que ce soit. Il m'a fallu deux ans et demi pour envoyer le premier. Maintenant, je les envoie, j'ai fini, ça part direct par mail, il n'y a même pas bonjour, même pas au revoir. Je rigole, restez poli.

Là, finalement, j'ai parlé de toutes les peurs associées à l'écriture du livre en lui-même. Et après, bon, tu vas retrouver ça dans un peu toutes les étapes d'après, les étapes graphiques de faire les couvertures. Alors moi, je sais que je kiffe faire ça parce que c'est sur Photoshop, c'est grosso modo du collage. Donc vraiment, je kiffe de fou faire ça. Il faudra que je montre une fois les évolutions de couverture que j'avais faites pour l'étreinte éterrée. Attends, je vais essayer de vous montrer là un peu en vidéo. Bon alors, je vais le décrire pour ceux qui n'écouteront que le podcast. Mais vous voyez, là, elle est quand même relativement épurée. Il y a juste l'Académie en fond. Voilà. et baltème sur le coin dans une sorte de papier déchiré, texturé, assez stylé. Et ensuite, on a tout. L'univers, Legends of Carnois, le titre, les trains tétérés. D'ailleurs, j'ai le titre du tome 2. Putain, c'est une dingue grise, je ne peux pas vous le dire.

Ebay Lyon, la maison 9Fungible et le petit logo Crypto Academia ici. Et donc, en fait, initialement, j'avais fait plusieurs erreurs sur la couverture. La principale étant que j'avais fait des trucs nets dans les coins.

Et le problème de faire des trucs nets quand tu fais des couvertures, c'est que les imprimantes ne sont pas précises au centième de millimètre près sur tous les bouquins qu'elles vont imprimer et les pages qu'elles vont découper. Il peut y avoir des légers décalages de quelques millimètres ou parfois encore même moins. Et en fait, ça, si tu fais un trait net dans ton coin droit, par exemple, qui sera en bas à droite de ta première de couverture, tu peux te retrouver avec des marges soit l'image rognée, ça c'est le moins pire, soit l'image agrandie. Et donc là, tu as une bande et si ce n'est pas à l'image, c'est autre chose. Donc ça peut être un truc blanc moche, un truc noir moche, enfin bref, un truc moche. Donc ça, c'est pour ça, il faut faire un peu attention. En fait, il ne faut pas être déçu une fois que tu es imprimé. Mais ça, c'est pareil, quand tu es accompagné, quand tu te fais suivre par des gens, tu ne fais pas ce genre d'erreur.

Voilà. Donc ça, c'est moi, personnellement, une peur que je n'ai pas trop ressenti parce que ça a été vraiment un très grand kiff de faire les couvertures.

Mais, si ça vous arrive, ne paniquez pas et faites comme tout le reste. Ou faites simple. Parfois, il ne faut pas se prendre la tête. On n'est même pas obligé d'utiliser Photoshop.

Et voilà. Il paraît qu'il ne faut pas juger un livre à sa couverture. Moi, j'avoue, je le fais de temps en temps. Je suis désolé. Je suis trop attiré par les belles couvertures. Vous voyez, là, à côté de moi, j'ai un autre livre que je lis en ce moment. Adler, le sens de la vie et j'avais adoré la couverture. Je ne sais pas pourquoi elle m'avait trop... Je ne sais pas, artistiquement, il y avait un truc, tu vois. Genre, le mec qui monte à une échelle vers un ciel, la seule portion de la couverture où il y a du ciel bleu. Je me dis, attends, ce ne serait pas un livre qui va m'apprendre le secret du bonheur, ça ? Si, c'était un peu le dadler, justement.

Donc, voilà. Mais, il y a plein de bons livres qui ont des couvertures qu'on pourrait améliorer, mais ce n'est pas grave. Parfois, il faut juste arriver à l'étape de finir le livre. C'est plus important que la couverture. Parce que, l'inverse, c'est ça, voilà. Voilà pourquoi ce n'est pas le plus important. Si vous écrivez un truc nul non, je corrige ce que j'ai dit.

Si vous écrivez un truc dont vous n'êtes pas forcément fier, parce que nul, c'est pas, voilà, là, on est dans la critique pas constructive, et que la couverture est belle, ça ne change rien au fait que ce qu'il y a à l'intérieur, vous n'êtes pas non plus hyper fier de vous. L'inverse, par contre, vous pouvez être hyper fier de ce que vous avez fait et avoir une couverture que vous estimez améliorable, mais ça, le temps, le temps, le temps vous donnera sûrement raison.

Donc, voilà, encore une victoire. On a notre texte, notre couverture, et maintenant, plus qu'à mettre en vente. Et ça, pareil, là, putain, ça, vous voyez, ça m'a tellement, ça m'a tellement mis la pression que c'est vraiment un truc dont j'ai presque encore du mal à parler, quoi.

Et là, encore, heureusement, j'étais accompagné. Moi, j'avoue, je ne voulais pas, je l'ai raconté dans l'épisode d'avant avec Nab, on ne voulait pas un livre mal fini. Donc, passer par Amazon, c'était hors de question. Tu n'as pas le choix des dimensions, tu n'as pas le choix de la qualité, et tu reçois les trucs dans des cartons, ce n'est pas protégé, ça peut être abîmé, bref, apocalyptique. Tout ce que je ne voulais pas.

Et là, je ne sais pas si je peux vous montrer, je ne sais pas si j'en ai. Non, je n'en ai pas là autour de moi. Là, tu vois, on envoie nos livres, on les met dans une petite pochette en mousse, on les emballe dans un petit carton, il y a des petits scotches et tout qui se mettent tout seuls, c'est incroyable.

Et ça, c'est la partie la plus cool, la partie la plus stressante pour moi, et qui m'a vraiment, mais genre, ça m'a terrifié à tel point que le jour J, j'étais là en mode, non, on décale, on décale, on décale. En fait, c'était le jour de la sortie, le moment où tu mets en vente ton livre.

Recevoir son livre : tout s'efface

Mais en fait, je pense qu'il y a plusieurs sentiments paradoxaux, paradoxaux, oh là là, oh l'écrivain qui est nul en orthographe, qui le demande ? Il y a deux sentiments. Le premier sentiment, que tout le monde n'aura pas, peut-être, c'est peut-être lié qu'à moi, mais tu as le truc de dire, putain, mais si je vends moins de X livres, c'est sûr que je suis nul. Alors déjà, c'est pas vrai. Et ensuite, il y a un deuxième sentiment, quand tu reçois le livre physique dans tes mains là, et ce sentiment là, de voir son rêve dans ses mains, physiquement, il efface tout le reste. tout le reste. C'est hallucinant. Hallucinant.

Et j'ai eu la chance que le livre se vende bien. On a vendu tous les exemplaires de la version collector qu'on voulait vendre. On a vendu pas mal d'éditions classiques. On commence à atteindre des beaux scores.

Mais même sans ça, quand j'ai reçu la commande de livre, que j'ai ouvert les cartons, tout a été effacé. Et je crois que c'est là très précisément où je veux en venir. C'est que une fois que vous aurez le résultat de votre travail, le résultat de moi d'écriture, le résultat de moi de peur, entre vos mains, tout ça, oubliez. vous n'aurez plus que le sentiment extrême de fierté d'avoir dans vos mains votre rêve accompli. Et on sait tous qu'une fois qu'on a accompli notre premier rêve, tous les autres qu'on a en tête deviennent beaucoup plus accessibles.

Et c'est vraiment cette sensation quand tu le reçois, tu te dis ah putain c'est dingue, c'est trop bien, c'est exactement comme je le pensais. Et tout de suite après tu te dis attends mais si ça c'est possible, tout le reste est possible. Et là t'imagines dans ta tête les 50 autres livres que tu veux écrire.

Tout recommencer à zéro, mais plus facilement

Et je prends un air très sérieux pour dire ça, là vient le dernier point, il faut tout recommencer à zéro pour la suite. Et se confronter une nouvelle fois à toutes ces peurs. la seule et principale différence c'est que maintenant vous l'avez déjà fait une fois et donc tout sera bien, bien, bien, bien, bien plus facile.

Bref. La vie ça fait peur. Là je suis en train de partir, je suis en mode philosophe du dimanche, on est vendredi, il est 18h frérot, je sais pas ce que tu fais. mais je vais le faire quand même.

La vie ça fait peur mais bordel sans ça qu'est-ce qu'on s'ennuierait ? Et j'y pense ça me fait rire parce que sans ça qu'est-ce que je ferais ? Je ferais des putains de combats Pokémon sur mon appli Pokémon TCG en fait. C'est vraiment le mauvais jour pour citer ça.

Non, non, rétrospectivement si j'avais pas eu le courage de m'y mettre, si j'avais pas eu le courage de vaincre toutes ces peurs, si j'avais pas eu le courage de m'entourer des bonnes personnes pour m'accompagner dans ce rêve-là, je me serais ennuyé, c'est sûr et certain, je serais triste à l'heure d'aujourd'hui. Et là, la vie est dure, il y a plein d'épreuves mais putain qu'est-ce que je suis heureux quoi. Qu'est-ce que je suis heureux d'avoir mon livre dans les mains. Parfois je l'ouvre, je lis quelques lignes, je me dis putain c'est moi qui écris ça et attention, je dis pas ça dans le sens je suis un génie de l'écriture, pas du tout, pas du tout, je dis ça dans le sens putain il y a un truc que j'ai pensé, que j'ai écrit sur mon ordinateur qui a été envoyé à un imprimeur à côté de Lyon, il a imprimé en très bonne qualité, il me l'a envoyé et maintenant je peux le lire.

Ça c'est dingue, ça c'est le rêve accompli. Voilà, voilà. Et donc, vous l'avez noté dans ce que j'ai dit, je remercierai jamais assez toutes les personnes qui m'ont entouré pour ces aventures, toutes les personnes qui m'ont encouragé à vaincre mes peurs, que ça soit ma peur d'utiliser Photoshop, que ça soit ma peur d'écrire, que ça soit ma peur de mener mon rêve jusqu'au bout.

Donc, à toutes les premières fois finalement, toutes les premières fois où on vainque notre peur. Voilà, voilà. Oh là là, c'est beau de terminer sur un message comme ça sincèrement là. Je suis presque ému. Je suis presque ému. Si j'étais pas complètement défoncé parce que j'ai joué à Pokémon toute la journée.

Oh là là, Pokémon, Pokémon, putain, un jour, tu vois là, le fait de penser au TCG, j'ai tellement envie de créer mon propre jeu TCG quoi. ça serait incroyable. Là, je pourrais le faire en plus sous forme de NFT, personne ne m'en empêcherait. Et là, tout de suite, tu vois, bam, je suis pris d'une peur. Frérot, ça va te coûter un bras, ça va être super dur. Bah ouais, mais peut-être qu'un jour, je le ferai, voilà. Et puis un jour, en 2075, on écoutera cet épisode 3 du podcast Chemin d'artiste et d'auteur et on aura une trace orale de Dibélion qui dit j'aimerais trop créer un TCG. Et en 2075, évidemment, ça sera un des plus beaux TCG du monde. Bref, est-ce que c'est promenitoire ou pas ? Je ne sais pas. En tout cas, ça fait 45 minutes que je parle et je pense que c'est déjà pas mal autour d'une seule pièce d'Halloween If it's scary, do it.

Et si je devais conclure en anglais, écoutez, attendez, je réfléchis un petit peu. Là, c'est le moment où je regarde mes notes subrétissement en faisant semblant de réfléchir parce que j'ai pensé à un truc tout à l'heure et je trouvais que ça sonnait vraiment, vraiment bien.

Make each day a new thing. Le mec, il se prend pour un American, là. Ça ne va pas du tout. Mais, je pense que si tous les jours on se confronte à une peur, à une nouvelle chose, on n'arriverait pas à imaginer là où on peut arriver. Voilà, voilà.

Suivez votre chemin d'artiste, suivez votre chemin d'auteur, profitez du voyage, regardez autour de vous, saluez les gens, emmenez-les sur votre bateau ou dans votre avion selon le mode de transport que vous préférez et puis, voilà, kiffez, kiffez et nous, on se retrouve très bientôt. On se retrouve très bientôt. Ouais, ouais, putain, j'aime trop parler, c'est fou ça. Allez, à bientôt. Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada