Aller au contenu principal
← La bibliothèque
Pochette de l'épisode 122 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 122SOLO28 JUIN 202656 MIN

Pourquoi la culpabilité n'a jamais écrit un livre

Clarté · Identitéculpabilitétransmission
00:0056:07

FACE A — LES 27 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

Tu te sens coupable de ne pas écrire assez ?

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

C'est une sensation qui peut te pousser à t'asseoir deux soirs de suite. Et puis elle s'épuise, elle te ronge, et elle finit par devenir un poids qui t'éloigne encore plus de ta page. La culpabilité, c'est un carburant qui brûle vite et qui laisse des cendres.

Cette semaine, un post sur la canicule m'a fait cogiter pendant tout mon footing. Le gars confondait deux choses qui n'ont rien à voir : culpabiliser et responsabiliser. Te dire « tu es nul de ne pas écrire » ne t'aidera jamais. Par contre, t'inviter à regarder tes excuses en face, ça, ça change la donne. Quand tu me dis « je n'ai pas le temps », je te réponds : de quel temps tu parles ? Qu'est-ce que tu choisis d'en faire ? Ancre une date, mets de la conscience sur ton choix, et soudain l'écriture redevient possible.

Le plus beau, c'est que la responsabilité se transmet. Pas en hurlant, en montrant l'exemple. Quand tu vois quelqu'un oser, tu te dis que toi aussi tu peux. Alors lâche-toi, sois responsable de ton écriture.

C'est tout l'épisode 122, à écouter là où tu écoutes tes podcasts.

---

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE — CLIQUE UN SLIDE POUR L'AGRANDIR

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Bienvenue dans l'épisode 122

épisode 122, je suis ravi de vous retrouver. On parle de l'amalgame entre responsabilisation et culpabilisation. Ce qui m'a donné envie de parler de ce sujet là, et bah c'est cette horrible canicule qui m'a obligé à sortir le débardeur d'ailleurs. Mais évidemment, je ne suis pas là pour vous parler de réchauffement climatique, mais plutôt d'écriture et d'atteindre ce rêve qu'on a d'écrire un livre. Bonne écoute. Moi, c'est Sam, Ybelion de Monde en Plume. Je suis écrivain, coach ICF et j'ai créé Ose Écrire, un accompagnement pour celles et ceux qui veulent enfin accomplir leur rêve d'écrire un livre. Ce podcast a la même intention. C'est ton rendez vous inspiration, discipline et passage à l'action. Et si ça te parle, abonne toi, mets 5 étoiles et partage autour de toi, parce que plus il y a de gens qui osent, plus d'autres oseront à leur tour. Allez, c'est parti et bonne écoute. Coucou les amis, j'espère que vous allez bien sous cette chaleur absolument invivable.

Pas loin, franchement, pas loin, pas loin. Alors du coup, j'ai mis mon ventilateur là bas. J'espère que ça vous dérangera pas. En vrai, j'ai regardé. Normalement, vous devriez pas l'entendre. Donc tout va bien. Je suis ravi de vous retrouver aujourd'hui. J'ai l'impression que ça fait une semaine que j'ai enregistré le dernier. Du coup, j'ai l'impression qu'il s'est passé quatre semaines et j'ai plein de choses à vous dire. Le point de départ de cet épisode est évidemment la canicule. Très étonnamment, pas du tout sujet d'actualité. Et ça m'a, à mon esprit, vagabondé en étant en train de courir, je sais plus quand, mardi matin. Ouais, mardi matin. Du coup, j'ai très hâte d'explorer ce sujet là avec vous. Pas le sujet de la canicule, vous vous doutez bien, mais de tout ce que ça m'a fait cogiter. Mais pour commencer, déjà, on va faire un petit partage de tous ces derniers jours pour vous donner un peu des news.

Vos retours : Emilie, Johnito et l'écriture en conscience

J'aime bien, j'aime bien, avec des liens avec l'écriture, bien évidemment. Je vais commencer par remercier les commentaires que j'ai pu avoir sur les épisodes précédents. Notamment Émilie qui partageait que effectivement, ce podcast était un cocon. Et que quand on n'avait pas d'amis écrivains, forcément, c'était utile parce qu'on pouvait du coup avoir des discussions autour de l'écriture et pas seulement la possibilité d'en parler. Et donc, j'avais envie de vous partager. Déjà, merci Émilie pour ce commentaire. C'est très gentil et c'est vraiment le but du podcast. C'est vrai. Et ce que je voulais vous partager, c'était si vous avez des envies de sujets, même absolument loufoques. Parce que vous avez bien vu la dernière fois, Jonito, d'ailleurs, qui m'a confirmé qu'on prononçait bien son nom comme ça. Et qui, du coup, m'a dit, je ne m'attendais pas à un jour écouter un podcast qui parlait de Yu-Gi-Oh! et d'écriture. Et c'est exactement ça, le sujet, le point.

C'est que s'il y a un truc dont vous aimeriez bien entendre parler, eh bien, sentez-vous libre de me laisser un commentaire. Et moi, je me ferai un très grand plaisir d'explorer ce sujet-là en roue libre comme ça, comme d'habitude, de toute manière. Voilà. C'était le petit partage que je voulais faire. Donc, merci, Milly, pour ce commentaire. Je sais que Jonito, du coup, m'a aussi remercié d'avoir parlé de Yu-Gi-Oh! avec grand plaisir, en vérité, pour tout avouer et pour tout vous avouer, vous qui m'écoutez. De parler de Yu-Gi-Oh! là, de parler de Gossip Girl aussi avant, m'a donné un tas d'idées. Et j'ai qu'une envie, là, c'est d'essayer d'explorer ces idées-là. Il y a tellement d'éléments de pop culture qui, moi, m'ont marqué. C'est incroyable tous les liens qu'on peut faire avec la créativité, avec l'écriture. Enfin bref, il y aurait un milliard de choses dont on pourrait parler. Eh bien, j'ai bien envie d'explorer un peu cette piste-là aussi.

La pop culture comme matière narrative

J'attends de voir... Enfin, j'attends. Non, on est... Voilà. Orienté. Action. Congruence. Rêves. Réalité. Possibilité. Je vais organiser l'exploration de cette piste créative. Je vous tiendrai au courant. C'est évidemment pas forcément la priorité absolue. Donc, on la fera quand on la fera. Mais j'ai bon espoir de tenter quelques petits trucs dans cette fin de semaine. Au jour où j'enregistre, on est jeudi, vous écoutez ça dimanche. Donc, peut-être que j'aurais déjà enregistré quelque chose autour de cette idée créative et des explorations de pop culture. Parce qu'il y a plein de matières narratives. Il y a plein d'inspiration créative. Il y a énormément de choses. Je pense par exemple au Pokémon. Vous avez un ectoplasma dessiné derrière là.

Ectoplasma en lui-même porte énormément de schémas narratifs, d'inconscients collectifs et de puissances créatives. Et c'est génial. Et c'est un peu de ça dont j'ai envie de parler. Et je fais le dernier commentaire de Jonito. Il était sur le fait d'écrire en conscience. Et il disait qu'effectivement, depuis qu'il a accepté de se dévoiler consciemment dans ses textes, il menait à... Il avait moins de blocage pour finir ses projets ambitieux. Pardon. J'ai eu une notification en même temps. Vous savez mon problème d'attention. Mon enjeu d'attention. Bref. Et donc effectivement, mettre de la conscience sur les choses qu'on fait et la manière avec laquelle on fonctionne, ça va au-delà de l'écriture. Ça peut être partout dans un comportement qu'on se voit répéter, dans des phrases qu'on s'entend dire très souvent, dans des interactions qu'on a l'impression de vivre et revivre. Quand on vient mettre de la conscience sur ses comportements, sur ses actions, sur ses pensées, évidemment, tout ce qui a de l'importance pour nous devient plus facile à mettre en place.

Mon 10 km raté sous la canicule

Parce qu'en vérité, tout ce qui est très important pour nous, tout ce qui représente une certaine ambition, est évidemment intrinsèquement très personnel et donc très lié à tout ce qui nous constitue, tout ce qui nous compose, notamment nos enjeux, notamment nos injonctions, notamment nos croyances limitantes, notamment notre système de valeurs, etc. Quand on met de la conscience dessus, on peut travailler dessus, on peut changer et donc atteindre des résultats différents. Bref. Voilà pour le petit résumé des retours par rapport aux épisodes précédents. Sinon, écoutez, voilà, canicule, il faisait déjà très chaud dans le dernier épisode. J'ai pour la première fois couru un 10 km sous un cagnard. Enfin, il n'y avait quasiment plus de soleil puisqu'il était 20h30. Mais c'était horrible, vraiment, je n'avais jamais vécu un coup de chaud pareil en courant. Je l'ai probablement sous-estimé. Vous voyez, si je devais faire un apprentissage positif de cette course qui fut quand même un échec, qu'on se le dise parce que...

Et voilà, pourquoi je vous le partage ? Vous pourrez vous dire, mais il me parle de course, ce con, qu'est-ce que je fais là ? Écoutez, voilà pourquoi je vous le partage. Parce que tout ce qu'on fait dans la vie n'est pas, à première vue, une réussite. Cette course-là, en l'occurrence, moi j'avais envie de la courir en 38 minutes, je l'ai couru en 42. Donc franchement, petit échec, petit échec, 10% d'échec, c'est horrible. Mais il y a beaucoup d'apprentissage derrière et en vérité, c'est assez positif. Le principal étant, j'ai sous-estimé l'impact de l'environnement sur lequel je n'avais pas de maîtrise. J'ai voulu l'ignorer en fait. Je me suis dit, la chaleur, ça va, un poit de poit de camembert. Moi, I am very resistant et tout va bien se passer. C'est faux. Ça s'est très mal passé. Ça s'est très mal passé. Deux kilomètres de pur kiff et ensuite un coup de chaud. Et là, c'était terminado.

Course et écriture : intégrer son environnement

Et j'ai même fait une partie de la course à mon allure marathon. Donc, j'étais là en mode, je souffre plus là au troisième kilomètre d'un 10 km qu'au trentième d'un marathon. Très bien, très bien, très bien, très bien. Et donc, ça m'a fait porter un regard différent sur la notion d'effort. Sur la notion d'effort. Sur l'intégration de notre environnement dans un processus. Et là, les parallèles avec l'écriture sont assez dingues. Je vais finir avec la course. Mais vous commencez à me connaître et vous commencez à avoir les liens. Mais ne pas tenir compte de l'environnement dans lequel j'allais évoluer pour accomplir cette course. Ça aurait pu me conduire carrément à abandonner la course. Il se trouve que je ne l'ai quand même pas abandonné. J'ai un driver fait des efforts très forts. Donc, il aurait vraiment fallu que je passe out pour m'arrêter. Mais c'était très difficile. Et en intégrant le fait que j'allais courir sous une certaine chaleur.

J'aurais pu, déjà dans mon entraînement, commencer à m'entraîner petit à petit à courir sous une certaine chaleur. Et j'aurais pu ajuster mon allure à cette chaleur. Le parallèle avec l'écriture, vous le voyez, il est évident. C'est, vous avez des impératifs. Je vais prendre un exemple tout bête. Dormir en fait partie. Si vous arrêtez de dormir, vous n'arriverez jamais à finir votre livre. Et il ne faut pas sous-estimer ou ignorer ces impératifs, cet environnement dans lequel on évolue, pour pleinement se trouver un rythme d'auteur qui nous permet de tenir sur le long terme. Parce que, évidemment, si vous m'écoutez, c'est probablement que, un, vous avez le rêve d'écrire un livre. Et deux, que, met à vie que c'est probablement pas qu'un seul livre que vous avez envie d'écrire. Donc, l'objectif, c'est que ça continue. C'est de faire ça cette année. Et pas dans dix ans. Et c'est d'en écrire un autre l'année prochaine, etc. Etc. Voilà.

Je remarque à la caméra que je suis extrêmement blanc. Effectivement, je suis extrêmement blanc et je bronze très peu. Merci les effets secondaires du Roacuitan tard l'époque.

L'ego qui fausse l'allure et les choix

On le remercie pour ça. Bref, vous n'êtes pas là pour ma blancheur cadavérique. Mais pour m'écouter, parler d'écriture. Donc, premièrement, un apprentissage de cette course, c'est une mécompréhension ou une sous-estimation de l'environnement dans lequel j'allais évoluer. Et le deuxième, d'adapter l'allure. Et effectivement, j'aurais dû tout de suite mettre mon... Parce qu'en fait, c'était une réflexion égotique. De dire, ben oui, mais je vois bien, j'ai des potes qui courent en 39.

Je vais un peu plus vite qu'eux sur marathon. Vas-y, je peux faire mieux que sur 10. Bon, ok. Posture égotique absolument idiote. Donc, forcément, qui mène à des choix douteux. Et des choix qui ne sont pas du tout congruents avec les intentions personnelles. Mon intention personnelle était de faire une course dont j'étais fier. Pas de battre quelqu'un ou d'être meilleur qu'un de mes potes. Tu vois, ça n'a aucun sens, en fait. Donc voilà, posture un peu égotique qui fait que je choisis finalement une allure qui était décorrélée et pas du tout congréente avec tout simplement l'enjeu de cette course. L'intention personnelle que j'en avais derrière. Et puis, tout simplement, l'effort de chaleur encore une fois. Donc, j'aurais dû adapter cette allure et donc mettre mon égo de côté et accepter de ne pas courir aussi vite que ça et de me dire, écoute, avec cette chaleur-là, ralentis et ça se passera très bien. Voilà. D'ailleurs, c'était marrant parce qu'il y avait un des gars des JO, Félix Bourg, si je prononce bien son nom.

Bref, un mec qui court le marathon en 2h07. Donc, autant vous dire qu'on ne joue pas du tout dans la même catégorie. Il a un niveau stratosphérique. Et il y avait lui, mais lui, il était très focus sur sa course. Donc, il n'a pas pris la parole au début. Mais il y avait aussi une autre dame. Alors, elle, j'ai mâché son nom, je suis désolé. Mais pareil, très, très forte. Et là, elle disait, bon, ben voilà, d'habitude, je fais. J'aurais tendance à viser. Je crois qu'elle était à 32 minutes, un truc comme ça. Et je dis peut-être une... Non, 32, j'abuse quand même, peut-être.

Écouter ceux qui ont déjà fait le chemin

Bref, elle avait un très, très beau score de 10 km. Et là, elle disait, mais là, c'est la première course sous forte chaleur. Donc, je sais et je vais viser moins vite. Et vous voyez là, le tic, ça ne m'a pas fait dans ma tête. J'étais là, j'écoutais ça et j'étais en mode, ouais, t'inquiète. Moi, je vais partir sur mes 38. Ouais, t'inquiète. Et en fait, j'aurais dû aussi écouter. Les gens qui sont passés par là avant moi, les gens qui ont l'expérience, les gens qui, quelque part, ont des connaissances à m'apprendre. Et c'est un peu pareil dans l'écriture d'un livre. C'est plus intéressant d'écouter, par exemple, un coach qui aurait lui-même écrit deux bouquins et qui aurait enregistré plus de 100 épisodes que podcast, que Tata Jacqueline, qui n'a rien fait d'autre que de lire Guillaume Musso. Et grand respect à Guillaume Musso par ailleurs. Voilà. Donc, effectivement, écoutons ceux qui nous drivent sur le bon chemin et pas ceux qui, eux-mêmes pétris de peur, n'oseraient jamais tenter ce que nous, nous rêvons de faire.

Voilà. Tata Jacqueline rêverait d'écrire un Guillaume Musso, mais elle ne s'autorise pas, évidemment. Et donc, quand elle entend son cousin ou sa nièce dire « Moi, j'aimerais bien écrire un livre », elle lui dit « Oh, mais tu sais, c'est terriblement difficile et réservé à une élite. » N'est pas Guillaume Musso qui veut. Bon, bah, écoute, merci Tata Jacqueline, mais ça sera évidemment sans moi. Voilà. Bref, voilà les apprentissages de 10 kilomètres qui nous met déjà un pied dans le thème du jour, de la canicule, puisque finalement, tout ça est à cause de cette belle canicule. Bon, vous voyez, voilà, à cause, il y a de beaux apprentissages, tout ça n'est finalement pas tant un échec que ça. Donc, on pourrait peut-être dire « Grâce à la canicule ». Et je vais plonger directement dans le sujet, mais d'abord, je vais prendre une gorgée de thé chaud, parce qu'il paraît que quand il fait très chaud, c'est bien de boire des trucs très chauds.

Mon prof de physique non intuitive

Alors, je dis « y paraît », mais en vérité, ça se vérifie physiquement. Physique non intuitive. Merci à mon prof de physique de première et de terminale, qui, très loin des conventions très classiques de ce qu'on pouvait nous enseigner au lycée, décider de prendre le pari que nous apprendre les mécaniques de réflexion et nous faire travailler sur de la physique qu'il appelait non intuitive. Eh bien, c'était ça qui nous faisait être de bons élèves. Et d'ailleurs, il doit y avoir jurisprudence depuis, mais c'était un professeur qui nous disait « Mais vous avez la chance d'avoir des calculatrices où on peut mettre du texte. Bien évidemment, mettez absolument tous vos cours dedans. » Et il était aussi du genre de prof de dire « Écoutez, je vous mettrai, alors évidemment pas tous les points, mais je vous mettrai quelques points. Si vous tentez quelque chose, mais qu'à la fin, vous avez l'esprit suffisamment critique pour dire que ce n'est pas le bon résultat et d'expliquer pourquoi ça ne l'est pas, que si vous tentez un truc et que vous dites « Oui, oui, c'est bon, c'est très bien, c'est très bien. »

Et il nous citait évidemment toujours l'exemple de, je ne sais pas, tu dois calculer la distance Terre-Lune, tu trouves 20 mètres et tu fais « Voilà, donc la distance Terre-Lune est 20 mètres. » Lui, il préférait dire, il préférait que tu dises « Pardon, ok, la distance Terre-Lune est 20 mètres. Par contre, ayant une petite connaissance des ordres de grandeur des distances intergalactiques, il me semble absolument inconcevable que la distance Terre-Lune fasse 20 mètres. Donc, je sais que je me suis trompé, mais je n'arrive pas à identifier mon erreur. » Là, il te donnait quelques miettes de points. Et ça, ça m'a beaucoup marqué. Et je pense que c'est aussi pour ça que j'ai pu avoir un bon parcours. En fait, on y revient toujours, mais c'est les autres aussi, tous ceux qui nous entourent. Je disais tout à l'heure, c'est mieux d'écouter les conseils de quelqu'un qui a écrit des livres ou qui accompagne des gens à écrire des livres plutôt que Tata Jacqueline qui n'a fait ni l'un ni l'autre.

S'entourer des bonnes personnes pour apprendre

C'est pareil, en fait, quand on apprend la physique. Voilà. Très beau parallèle. « J'aimerais bien le revoir, ce professeur. J'aurais beaucoup de choses à lui raconter. Et je serais très curieux de savoir ce qu'il pense de mon virage. Non pas que son avis compte, mais je serais très curieux de savoir ce qu'il en pense. » Écoutez, ça me donne une piste à explorer. Tiens, encore une. Dis donc, il y en a beaucoup des pistes à explorer quand on s'autorise à aller voir. Oh, vous voyez le lien avec l'écriture et les blocages ? Clin d'œil, clin d'œil. Bref, plongeons dans le sujet. Plongeons dans le sujet et je désactive les notifications parce que sinon, je vais être déconcentré. Alors, qu'est-ce qui m'a fait plonger dans le sujet déjà ? Eh bien, je crois que c'était mardi matin. Je me lève et en fait, je vois une pote sur Insta qui partage... Alors, je vais pas le citer parce qu'on n'est pas là pour citer.

Bref, vous allez comprendre. Qui partage un poste autour de la canicule. Alors, c'est un poste qui avait une... Je dirais, peut-être une... Une couleur politique. Et... Une couleur de combat. En l'occurrence, là, le réchauffement climatique. Et j'ai été... J'ai vu le poste et il y a un truc qui m'a gratté. Tu vois ? Parce que... Évidemment, je suis bien conscient de tous les enjeux autour du réchauffement climatique. J'ai d'ailleurs... Je l'associe pas à... Enfin, en tout cas personnellement à un mouvement politique particulier. J'estime que c'est plus un sujet d'utilité publique et qui devrait être traité de toute manière par tout le monde et à son échelle par tout le monde, évidemment. Et ce poste me gratte. Mais me gratte fort. Tu vois ? Parce qu'il parle d'avion, de manger de la viande, de... Bref. Plein de trucs comme ça. Tu vois ? Et... Et je pars courir.

Et là... Et tu sais, j'y repense. Je me dis, mais putain, ma pote qui partage ça, elle est pas bête. Tu vois ? Donc, il y a forcément un... Une raison personnelle qui vient me gratter. Parce qu'en plus, dans le fond, je suis d'accord avec elle sur le sujet de dire que il y a probablement pas assez qui est fait au niveau individuel de ville, nationale, internationale. Et bon, bref, tout ça et toutes ces imbrications-là jouent entre elles aussi. je me suis perdu dans ma phrase. Je disais donc, j'ai bien conscience des enjeux, j'ai bien conscience qu'il y en a probablement pas assez qui est fait à tous ces niveaux-là, mais pourtant, il y a un truc qui me gratte dans ce poste. Et bah, je vais pas y aller par quatre chemins. En fait, ce qui m'a gratté, c'est que le gars ne faisait absolument aucune distinction entre culpabilisation et responsabilisation. Alors, ça paraît très bête dit comme ça, mais en fait, c'est extrêmement crucial, à mon sens.

Et vous allez voir le partage que je vais faire aussi avec l'écriture. Évidemment, parce que tout est lié et cette réflexion sur responsabilisation, culpabilisation, elle est vraie à peut-être toutes les échelles. et elle va être d'autant plus vraie dans tous les enjeux et les échéances politiques qui vont arriver au cours des prochains mois et années. Avec, évidemment, des enjeux sur plein de sujets extrêmement importants. Mais, vous me connaissez, on n'est pas là pour faire de la politique, on est là pour parler de ce sujet-là, de responsabilisation et de culpabilisation.

La posture culpabilisante en écriture

Le problème du poste, c'est qu'il avait une posture culpabilisante. C'est-à-dire que, en gros, il te faisait comprendre que si tu prenais l'avion et que tu mangeais de la viande, c'était à cause de toi qu'il y avait 45 degrés et c'était à cause de toi que certains mouraient de chaud. Alors, vous comprenez bien que cette personne est évidemment responsable seulement de ce qu'elle dit. Ce que j'en comprends, c'est mon dos. Ma responsabilisation, elle vient là. Elle vient de là. Néanmoins, ce truc me gratte. Ce truc me gratte parce que je pense que, en l'occurrence, la personne qui fait ce poste-là confond culpabilisation et responsabilisation et les impacts et les effets qu'ont l'un et l'autre. Quand on a une posture culpabilisante, et je vais prendre du coup l'exemple de l'écriture, parce qu'en fait, je vous avoue que vous parler de réchauffement climatique ne m'intéresse guère quelque part. Vous avez aussi tous très conscience de ces gens-là. Mais moi, ce qui m'intéresse, c'est de parler d'écriture.

Donc, je vais tout de suite basculer dans le côté écriture. Si j'avais une posture culpabilisante, quand je croisais quelqu'un... Oh là là, mais ma phrase n'est pas française, c'est fou ça. Attendez, un, deux, trois, gorgé de thé et on reprend. C'est parti. En ayant une posture culpabilisante, avec quelqu'un en face de moi qui vient me dire « Oui, tu comprends, j'ai pas le temps d'écrire et puis je suis personne et de toute manière, je sais pas par où commencer. » Bon, une posture culpabilisante et je vais volontairement tirer le curseur le plus lent possible, ça serait de dire « Ouais, mais écoute, en fait, fais un effort, en fait, parce qu'il y en a plein qui arrivent à prendre le temps et toi, t'arrives même pas à prendre le temps alors que, genre, ça va, t'as pas un travail non plus de dingo. Donc, je sais pas, prends conscience de ton privilège et en fait, mets-toi à écrire.

Et puis, tu dis, tu sais pas par où commencer mais, en fait, je sais pas, commence. Genre, c'est facile, il y a plein de gens qui commencent. Enfin, voilà, c'est hyper facile. Et puis, tu dis que tes personnes soient quelqu'un, en fait, quoi. Enfin, voilà, quoi. Et donc, volontairement, voilà, un truc très agressif, en fait, et très, très, très dans le jugement, presque. Et tout ça, c'est très culpabilisant. et ça, ça me gratte. Ah, vous pouvez pas imaginer. Quand j'entends des choses comme ça, ça me gratte énormément. Et vous savez, le pire, c'est que, dans cette posture culpabilisante, il y a aussi un peu l'inverse. C'est-à-dire, quelqu'un qui dirait, ah mais oui, je comprends, t'as vraiment pas le temps. Et vraiment, pour toi, c'est impossible. Vraiment, tu ne peux pas prendre le temps. C'est, ah là là, oui, j'ai vu ton agenda, c'est, ah là là, non, c'est vraiment impossible. Vraiment impossible. Eh bien, je trouve qu'en ayant une posture extérieure, de dire ça à quelqu'un, je trouve que c'est hyper culpabilisant, et en plus, ça achète ses limites.

Et c'est quelque chose de, de, de terrible, de nourrir le cercle vicieux de quelqu'un. Et cette posture culpabilisante, dans le post sur le réchauffement climatique, m'a fait, m'a, effectivement, énormément gratté.

La bonne posture : responsabiliser

À mon sens, la bonne posture, pour parler de tous ces sujets à enjeux, que ça soit l'écriture, le réchauffement climatique, ça peut être tout et n'importe quoi, c'est de prendre une posture qui est beaucoup plus responsabilisante. Et donc, de dire, pour reprendre l'exemple de l'écriture, et je bouclerai après avec le réchauffement climatique, parce que pourquoi pas, ça serait de dire, écoute, voilà, j'entends ton enjeu de temps, c'est un enjeu important. Et effectivement, c'est vrai, et c'est important de le noter, que tout le monde n'est pas logé à la même enseigne. Il y a certains qui ont la chance et l'opportunité d'avoir beaucoup de temps pour écrire. Alors, ils peuvent écrire peut-être deux ou trois heures par jour. Il y en a d'autres qui n'ont pas cette chance. Et au regard de tous ces impératifs, ils décident de ce qu'ils vont faire de leur temps libre. Et donc, ma question, quand là, je t'entends me dire que t'as pas le temps, c'est de te dire, ok, c'est de quel temps qui te manque exactement ?

Quand tu regardes tous tes impératifs, est-ce que ça remplit les 24 heures de ta journée ? Sinon, quand tu regardes ce temps libre, qu'est-ce que t'as envie d'en faire ? Qu'est-ce qui, pour toi, serait pertinent ?

Évidemment, la réponse sera peut-être que, oui, effectivement, il ne peut pas prendre le temps d'écrire son livre en ce moment. Et encore, si la conclusion était celle-là, je serais, même moi, challengeant dans la responsabilité en disant, j'entends qu'en ce moment, tu ne peux pas prendre le temps. Ok. Pendant, pendant combien de temps ? Ça va durer combien de temps, ça ? Donne-moi une date. Fixe-le, ancre-le dans ta réalité. Tu ne peux pas prendre le temps cette semaine, tu ne peux pas prendre le temps ce mois-ci, tu ne peux pas prendre le temps cette année-là, etc. etc. Parce que, si vous ne l'ancrez pas, quelque part, vous vous déresponsabilisez du choix de le faire ou pas. Et quand on se déresponsabilise du choix de le faire ou pas, il ne se passe jamais rien. Et, à mon sens, c'est tout le rôle de gens qui ont envie de transmettre des messages, d'avoir cette posture responsabilisante. Il est, à mon sens, de notre devoir de gens voulant passer des messages, je n'ai pas trouvé de meilleurs mots pour dire gens voulant passer un message.

Je n'ai pas envie d'utiliser le terme d'influenceur. Mais, quelque part, c'est mon devoir de vous inviter à être responsabilisé. c'est mon devoir d'avoir cette posture responsabilisante et pas culpabilisante. Vous n'avez pas besoin de culpabilité, vous n'avez pas besoin de quelqu'un qui vous hurle que vous êtes coupable de votre échec ou de l'échec des autres dans vos oreilles et vous n'avez pas non plus besoin de quelqu'un qui va être OK avec toutes les excuses que vous formulez. L'objectif, c'est d'aller les challenger, ces excuses, c'est d'y mettre de la conscience, c'est d'y mettre de la responsabilité.

Et ça marche pour absolument tout, en fait. Et derrière, découle plein, plein, plein, plein d'autres choses. Déjà, je parlais du temps, vous voyez, c'est exactement pour ça que les méthodes miracles, les méthodes secrètes, les astuces, les machins, les trucs, ne fonctionnent évidemment pas pour tout le monde. La réponse à toutes ces questions est extrêmement personnelle. Et si vous pensiez vous déresponsabiliser en pensant que miraculement, un jour, en claquant des doigts, vous alliez trouver la méthode miracle pour écrire votre livre, et bah, vous vous mettez un petit peu le bras dans l'œil, carrément.

Osons regarder nos responsabilités en face. Voilà. Et il y a autre chose derrière cette posture, parce que ça, c'est le premier niveau de différence entre culpabilisation et responsabilisation. Quelque part, la première erreur que faisait ce poste sur le réchauffement climatique. même si, et j'entends, et attention, voilà, petit disclaimer, parce que parfois, les intentions, je prête des intentions à ce monsieur qui partage, peut-être qu'il ne les a pas. Donc, à remettre au regard des intentions qu'il a. mais parfois, quand l'intention est de faire réagir, quand l'intention est de placer ton sujet sur le devant de la scène et que tout le monde le voit, et bah, être culpabilisant, effectivement, c'est très putaclic. Et oui, ça marche énormément.

J'aime pas ça, personnellement. C'est peut-être aussi pour ça que ça me gratte de voir un poste comme ça, parce que je me dis, ah putain, quelqu'un qui a un combat intéressant, mais qui utilise des méthodes que j'aime pas du tout. J'aime pas moi, j'aime pas ça, j'aime pas. Enfin bref, ça c'est un... Pardon, c'est un enjeu personnel, ça regarde que moi quelque part.

Il y a un deuxième niveau derrière, c'est qu'on n'a jamais convaincu personne en les rendant coupables. On n'a jamais fait travailler efficacement un enfant en lui disant si tu fais pas tes devoirs, tu seras privé de dessert. On n'a jamais... Et d'ailleurs, oh là là, très bonne remarque que je parle de ça. Alors, c'est dans quel bouquin ? Je pense que je le retrouverai pas, mais c'était dans un... dans un des... Ouais, dans une des collections jaunes là, de chant. Je crois pas que ça soit...

Putain, c'en est un avec le bâton et la carotte là. Oui, la réalité sur ce qui nous motive vraiment. de Malcolm Glaxwell. J'ai un trou.

Le bâton et la carotte : la vraie motivation

J'ai un trou. Je vais pas le retrouver. C'est pas grave. Donc, c'était un bouquin qui parlait de la réalité sur la motivation et qu'il y avait eu des études sociologiques. Alors, évidemment, qui dit études sociologiques, dit ce sont des résultats moyens, représentatifs du fonctionnement moyen d'une population, ce ne sont pas des vérités absolues, etc. Et il y avait plein d'études qui avaient montré qu'en fait, le fonctionnement avec bâton, donc avec menace et culpabilisation, était beaucoup moins efficace que le fonctionnement avec récompense et donc avec responsabilisation.

Et bah ouais, pour moi, à mon sens, on n'a jamais convaincu personne en le rendant coupable. C'est pas en disant à quelqu'un que... Désolé, j'ai pensé à deux choses à la fois. Mais vous voyez, c'est aussi les miracles du direct et du fait de ne faire aucun montage. Mais c'est la pure et la pleine authenticité. Je prends une petite gorgée de thé pour me refixer dans mes idées.

On n'a jamais convaincu personne en le rendant coupable. Et en disant à quelqu'un tu prends l'avion, t'es nul, c'est à cause de toi le réchauffement climatique, et bah tu te mets juste à dos les gens qui prennent l'avion et qui peut-être sont quand même sensibles au sujet du réchauffement climatique. À mon sens, la posture responsabilisante serait celle de montrer l'exemple tout simplement. Et là, on dérive après sur le sujet de l'imbrication de l'individu dans un groupe, dans un très grand groupe, et de l'impact et de l'effet papillon qu'ont les actions responsabilisantes et responsabilisées d'un individu sur le groupe et le groupe qui est encore au-dessus. je m'explique.

Si je vous dis simplement « si personne écrit ton livre, il n'existera pas. Est-ce que tu te sens pas coupable de ça un peu ? » Tu vois ? Sans contexte, etc. On est juste dans une posture culpabilisante, dans une phrase un peu choc.

Ça aide pas forcément. Par contre, si derrière, plutôt, moi je vous explique que, effectivement, il y a le temps impératif, il y a le temps libre. Il y a ce qu'on décide de faire de ce temps libre et ce qu'on a envie de faire de notre vie et ce qu'on a envie, ce dont on a envie que les gens se souviennent. Ok. Déjà, là, on passe un cran après. Et puis derrière, je vous explique, je vous dis « écoutez, voilà, moi par exemple, ça a été comme ça. C'est-à-dire que quotidiennement, avant, je fuyais l'écriture pour un tas de raisons, pour un tas de blocages. Puis un jour, j'ai pris conscience que, en fait, dans ma vie, j'avais rien accompli qui puisse être écrit sur ma tombe et que j'en sois fier. Il y aurait eu écrit « été ingénieur, n'aimait pas ce métier, ça ne m'excite clairement pas, il est temps que ça change. »

Bon, ok. Et là, du coup, je commence à ancrer l'écriture. Donc, le changement est possible. Et puis, j'écris, j'écris, j'écris, j'écris et j'arrive à mon premier livre. Et là, j'ai mon premier livre et effectivement, je ne repense plus du tout de la même manière à cette scène de la tombe. Et en fait, ça m'ouvre un champ des possibles qui est absolument délirant. Vous voyez, avec ce partage d'expériences, j'ai une posture responsabilisante vis-à-vis de vous. Parce que ça vous donne aussi l'indication que le changement est possible, que vous aussi, vous pouvez le faire parce que moi, je l'ai fait et que je ne suis pas plus intelligent que vous et que vous n'êtes pas plus bête que moi, etc. etc.

Et, à mon sens, c'est en incarnant la posture responsabilisante qu'on transmet véritablement un message. Et donc, si j'ai envie de faire écrire plus de livres à plus de gens, eh bien, je vais incarner moi-même la posture de quelqu'un qui écrit. Et donc, je vous partage. Toutes les semaines, j'écris. Tous les jours, j'écris. D'ailleurs, je peux même vous dire que cette semaine, j'ai écrit à peu près, pour l'instant, alors je n'ai pas encore écrit aujourd'hui, mais à peu près 1500 mots. Vous voyez, j'étais effectivement en formation, temps impératif décuplé, très peu de temps libre, j'ai moins écrit, mais j'ai quand même écrit tous les jours. Je suis, pour mon troisième tome, ça fait 71 jours que je l'ai commencé, je suis à plus de 65 000 mots. Voilà, il me reste le dernier cinquième du bouquin à écrire en premier jet.

Bon, quand je vous partage tout ça, vous voyez bien que tout ce que je vous dis, eh bien, quelque part, ça a du corps, ça a une incarnation. ça, c'est responsabilisant.

Et c'est valable pour absolument tous les pans de l'écriture. Quand je vous donne des exemples, des personnes que j'accompagne, qui ont des rythmes très différents, certains très scolaires, du lundi au vendredi, certains dans une espèce de systématisation de l'urgence, et donc à des moments disparates, disparates, mais toujours provoquées par se saisir d'une idée qui vient et qui est très forte. Certains autres auront quelque chose de beaucoup plus complet, c'est-à-dire, je préfère travailler trois heures, trois jours par semaine, et le reste du temps ne jamais y penser, parce que ça me permet de mettre vraiment de côté l'écriture, et d'être pleinement présente quand je suis dans cette écriture. Certains autres, ça sera un peu comme moi d'écrire un peu tous les jours. Certains autres, ça sera d'essayer d'écrire tous les jours, de le faire au moins si on ne l'a pas fait la veille, et bah oui, parfois, on n'écrira pas tous les jours. Et donc de lâcher prise sur ça, parce que la vie est remplie d'impératifs, etc.

Les rythmes uniques des auteurs que j'accompagne

Tout ça sont des exemples de personnes qui, de par leurs actions, véhiculent une posture responsabilisante, une posture de c'est possible de le faire. Quand j'entends et quand je lis quelqu'un me dire ceux qui prennent l'avion, vous êtes des sales merde, et c'est à cause de vous le réchauffement climatique, ça ne m'aide pas. Ça ne m'aide pas. Je me sens coupable. Et qu'est-ce que je fais maintenant que je me sens coupable ? Et le pire, c'est que je ne prends même pas l'avion. Je me sens coupable quand même. C'est fou. Alors ça, on dit beaucoup plus, long sur moi que sur la personne qui partage ça, évidemment. Mais, je n'aurais pas du tout eu le même sentiment si la personne m'avait dit « Écoutez, moi, ça fait trois ans que je n'ai pas pris l'avion. Et voilà ce que ça m'a permis. » Et d'ailleurs, attendez, je peux le faire, je n'ai pas pris l'avion depuis trois ans.

Ça fait trois ans que je n'ai pas pris l'avion. Alors, ça m'a permis plein de choses au-delà du fait d'avoir l'impression à mon échelle individuelle de lutter contre le réchauffement climatique. Ça m'a permis, quelque part, d'économiser de l'argent. Voilà. Même si, paraît-il, que parfois, c'est plus cher de se déplacer en train qu'en avion, ça m'a quand même permis d'économiser de l'argent. Ça m'a permis de voyager plus localement. J'ai découvert des coins de France que je n'aurais pas découvert si je m'étais focalisé que sur l'étranger. Ça m'a permis de faire de très belles rencontres. Il y a des rencontres que je n'aurais pas faites si j'avais pris l'avion et que j'étais parti. Ça m'a permis d'aller en Corse en bateau et de rencontrer des gens sur ce bateau et de vivre une traversée et d'avoir ce sentiment génial à un moment d'être entouré d'une double immensité à la fois de l'océan et des étoiles. Etc, etc.

Et la liste est très longue. Et quand vous entendez cette liste, vous vous dites beaucoup plus « Ah mais attends, ça me permettrait ça moi aussi ? » d'avoir ce comportement et peut-être qu'en entendant ce partage-là, la prochaine fois, vous ne prendrez pas l'avion. Vous vous direz « Tiens, je vais prendre le train et puis vous vous laisserez porter par tout ce qui va arriver parce que vous avez pris le train et vous vivrez des choses géniales. » Voilà. Et ça marche pour plein de choses et tu peux le dérouler pour encore plus que ça. Je pourrais, par exemple, citer l'exemple et prêcher pour ma paroisse, mais le témoignage d'Anaïs, d'ailleurs Anaïs, si tu passes par là, je te passe le bonjour et encore bravo pour tout ce que tu as fait.

Je pourrais citer l'exemple d'Anaïs qui, le jour où elle me fait confiance pour travailler avec moi et qu'elle commence à écrire, bon, elle fait le choix d'être pleinement responsabilisée dans son geste d'écriture. Elle admet qu'elle ne peut plus attendre pour le faire, que ça doit être maintenant et là, je lui ôte les mots de la bouche mais je vous invite à aller regarder l'épisode de podcast qu'elle a enregistré avec moi où elle partage son parcours justement. Mais, elle adopte cette posture-là, elle se met face à ses impératifs, son temps libre, ses contradictions, ses enjeux, ses blocages, ses croyances limitantes et elle avance, elle avance, elle avance. Et bien, il n'y a rien de plus inspirant, il n'y a rien de plus motivant que de voir et d'écouter quelqu'un qui a osé se responsabiliser et qui, de par cette responsabilisation, atteint un objectif. Si vous avez le même objectif, ça vous donne une bille. Alors, je ne vous oblige pas à venir travailler avec moi, même si je vous jure, c'est trop cool.

Mais, ce que je veux dire, c'est que ça vous donne l'exemple de en fait, c'est possible à mon échelle individuelle de faire quelque chose.

Mener ses propres combats

On est la première personne qui peut mener les combats qu'on a envie de mener. En fait, c'est ça la conclusion et c'est ça qui est magnifique. Donc, responsabiliser... Ouh là là, c'est compliqué à dire ça.

Responsabilisons-nous. Pouf, c'était pas facile. Et donc, pour faire la finalité sur le réchauffement climatique et ce poste-là, eh bien, j'aurais personnellement été beaucoup plus inspiré par quelqu'un qui me partage pourquoi le fait qu'il ne prenne plus l'avion et qu'il ne mange plus de viande. Alors, déjà, oui, il lui permet de lutter contre le réchauffement climatique, mais qu'est-ce que ça lui a permis d'autre ? Qu'est-ce que ça a eu comme effet induit qui est tellement dingue que ça me donne envie de faire la même chose ? Et je pense que c'est peut-être ça qui manque beaucoup aujourd'hui ou en tout cas qui, moi, me manque beaucoup. Et c'est pour ça que j'apporte une telle attention à placer les gens alors que j'accompagne spécifiquement mais aussi vous qui m'écoutez parce que finalement, je vous dis des trucs parfois qui grattent un peu ou pour vous secouer un petit peu dans le but de vous placer en posture de responsabilité mais pas de responsabilité culpabilisante parce qu'avec la culpabilité, on ne va jamais très loin en fait.

Ça peut être un moteur court terme mais c'est un moteur qui use et c'est ça qui est terrible et qui peut devenir dangereux à la longue. Voilà.

Quand la culpabilité peut servir, sans être le but

Voilà, voilà. Qu'est-ce que j'ai fait ? Voilà, c'était principalement ça, cet amalgame entre responsabilisation et culpabilisation. Et entendez-moi bien, il y a parfois certaines situations, certaines personnes, mais c'est très contextuel, c'est très personne dépendant. Il y a parfois certaines situations où ça peut marcher de venir appuyer sur une culpabilité pour déclencher une action. mais ça ne doit jamais être l'intention finale. Il doit y avoir autre chose derrière, à mon sens. Parce que si tu veux ancrer un fonctionnement chez quelqu'un, tu es obligé d'aller tirer sur les choses positives qu'il vient en chercher. Tu es obligé d'aller chercher les forces qu'il peut avoir et tout ce que ça dit de lui de positif pour qu'il puisse ancrer ce comportement. si tu ne le fais pas, le truc ne va pas s'ancrer. À force de répéter aux gens qu'ils ne doivent pas prendre l'avion, en fait, oui, ça marche sur certains, ils ne le prennent plus, mais il y en a d'autres qui, par opposition, se disent écoutez, moi, en fait, on me dit de ne pas faire un truc, du coup, je le fais parce qu'en fait, la valeur liberté est tellement importante pour moi.

Tu vois ? Alors que ces gens-là, en leur expliquant toute la liberté qu'ils pourraient avoir en ne prenant plus l'avion, peut-être que tu arriverais à les toucher différemment. Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire. C'est une subtilité, mais une subtilité qui a son importance et qui, à mon sens, sort aussi de la posture démagogique qu'on aimerait avoir quand on veut faire passer un message. Tu vois ? On n'est pas plus intelligent que les gens qui nous écoutent. moi, je vous partage mon expérience. Je mets ma casquette de coach pour vous challenger, vous gratter à certains endroits et vous permettre de prendre conscience de certaines choses qui vous permettent d'avancer dans votre écriture. Mais je ne suis pas plus intelligent qu'un autre pour écrire un livre. Vous avez la capacité de le faire, évidemment. Et ce n'est pas en vous disant écoutez, hop, poète, poète, camembert, moi, je sais comment ça fonctionne.

Donc, à partir de maintenant, tu vas arrêter tout ce que tu fais et tous tes trucs parce que j'ai bien vu que ça ne marchait pas et tu vas faire exactement ce que je dis. Qui suis-je pour dire ça ? Cette posture démagogique, moi, elle me dérange profondément. C'est d'ailleurs ma grande allergie au monde politique actuel, je pense. Enfin, c'est pas je pense, j'en suis sûr. Et de toute façon, c'est dans tous mes bouquins. Tu prends l'algorithme présidentiel, c'est le postulat de base. Tu prends toute ma trilogie de Carnot. Il y a justement ce rapport à la posture démagogique et au fait de choisir en tant qu'individu ce qui est le mieux pour le peuple parce que ces péons seraient incapables de comprendre ce qui serait bien pour eux. Vous voyez, j'ai un vrai enjeu derrière ça. Mais c'est une posture et ça en dit beaucoup sur mon système de valeurs. La liberté de penser individuelle, la liberté de pouvoir faire entendre sa voix est pour moi extrêmement importante.

Et d'ailleurs, je le recoupe quand je partage l'unicité de chacun des auteurs. Ça touche aussi à ça. Quand je dis que tout le monde peut écrire s'il s'en donne le courage, j'en suis convaincu. Et c'est ce que je dis à chaque fois aux auteurs avec qui je travaille. Au début, je vois bien que j'ai plus confiance en eux qu'eux en eux. Mais l'objectif, c'est de transférer cette confiance de petit à petit, obstacle après obstacle, enjeu après enjeu, débunkage de croyances limitantes après débunkage de croyances limitantes, de faire prendre conscience de « mais en fait, je suis auteur, j'ai le droit de me l'autoriser et tout ce que je fais à la place, à l'utilité et peut exister, etc. » Bref, ça devient très... très... Je sens une petite étincelle qui s'allume en moi. C'est un sujet extrêmement peut-être sensible. Voilà. Et donc, quand je vois des gens qui adoptent cette posture démagogique ou alors en tout cas, pour ne pas les accuser, quand j'interprète et quand je prête à certaines personnes des intentions comme ça avec une posture démagogique, avec « moi, je sais, moi, je sais ce qui est mieux pour vous », eh bien, ça me gratte parce que je n'aimerais pas que ça se passe comme ça.

J'ai conscience que peut-être que mon système full en responsabilité est peut-être un peu utopique. Mais, je continuerai à me battre pour la responsabilisation des gens plutôt que la constriction, la culpabilisation, l'interdiction, etc. etc. Bref, voilà. Voilà, voilà. Et d'ailleurs, c'est marrant parce que ça a été une prise de conscience de mardi matin, mercredi matin, début, je suis avec le groupe que je suis là dans la formation et il y a une des participantes qui partage un manifeste, manifeste pour du peps, je crois. Je vous le lirai un jour, je vous le partagerai parce qu'il était vraiment très, très intéressant. Et dans son manifeste, une phrase me percute et c'est « lâche-toi, sois responsable ». Et j'ai adoré cette phrase parce que elle semble opposée, c'est-à-dire « lâche-toi », quelque part « fais des bêtises », « sois responsable », « sois sérieux », « n'en fais surtout pas ». On a l'impression que c'est opposé mais au contraire, « lâche-toi », « ose être toi-même », « sois responsable », « assume d'être toi-même »

et « ose encore plus l'être ». et « lâche-toi, sois responsable », c'est quelque part s'autoriser de retirer toutes les chaînes qu'on peut avoir, de s'autoriser à travailler sur toutes les croyances, les injonctions, nos drivers, bref, tout ça, tout ça, pour incarner et devenir la personne qu'on a profondément envie d'être. En l'occurrence, on parle d'écriture ici, donc lâchez-vous, soyez responsable avec votre écriture. Et quand cette phrase m'a percuté, je me suis dit putain, c'est dingue la synchronicité, toute cette réflexion en courant sur la culpabilisation, la responsabilisation et puis cette petite touche à la fin de « lâche-toi, sois responsable », il n'y a rien de plus unique que quelqu'un qui décide d'assumer ses responsabilités parce que ça touche à sa profonde intériorité. C'est génial, c'est génial. Voilà. Et ça m'a fait plus grand bien de parler de tout ça. J'aime beaucoup ces sujets de responsabilisation, de culpabilisation. J'aurais probablement énormément d'autres choses à dire. J'espère néanmoins avoir été clair et que ça vous aura apporté une petite vision différente.

À quoi bon agir seul ? L'individu qui rayonne

Ah si, non, pardon, il y a quand même quelque chose que je voulais rajouter parce que derrière tout ça, il y a aussi une question, j'en ai déjà un peu parlé mais là, c'est encore plus vrai. Il y a un peu cette question de « mais à quoi bon ? » Quelque part, oui, moi je fais mon action individuelle, mais comment je sais que le système va suivre ? Écoutez, vous ne pouvez pas. Vous ne pouvez pas savoir. Vous ne pouvez pas savoir et surtout, vous ne pouvez pas attendre que le système bouge pour bouger vous-même. C'est vrai pour l'écriture. Vous ne pouvez pas attendre que l'inconscient collectif véhicule cette idée que tout le monde peut écrire pour vous autoriser à écrire. Prenez cette autorisation en fait et soyez responsable sur comment je vais pour aller chercher cette autorisation.

Sur quel sujet j'ai besoin de travailler pour m'autoriser ? C'est tout l'enjeu de la clarté d'identité dont je parle tout le temps avec Aux Écrire. Et en fait, c'est en agissant en tant qu'individu qu'on rayonne la responsabilité qu'on a prise et qu'on donne à d'autres l'envie d'être responsable. C'est vrai en écriture, j'aime à croire que de par ce que je partage de ma vie d'écrivain et puis de ma casquette de coach en écriture, de coach d'écrivain et de coach d'auteur, j'aime à croire que je transmets cette posture responsabilisante déjà aux gens que j'accompagne puisque c'est tout le principe du travail qu'on fait ensemble mais aussi à tous les autres qui peuvent m'écouter et qui parfois peuvent avoir des prises de conscience comme ça et hop, se mettre à agir différemment ou oser des choses différentes. Et j'aime à croire que les personnes que j'ai touchées en toucheront encore plus après et c'est magnifique. Et bien c'est pareil pour tous les autres sujets.

Il y avait un moment, je me rappelle, moi quand j'étais au lycée, il y avait tout cette idée de recyclage et puis beaucoup de gens qui disaient alors voilà, quand t'es ado, construction par opposition, oui mais pourquoi moi je devrais jeter ma bouteille en plastique dans le bac à déchets plastiques alors que partout dans le monde les gens ils balancent tout ça n'importe comment.

C'est vrai mais sois responsable. En fait, t'es responsable de tes actions. C'est pas parce que ton voisin fait pas la même chose que tu dois faire exactement comme ton voisin.

Et peut-être au contraire que c'est parce que tu vas mettre cette bouteille en plastique dans le bac à plastique que ton voisin va se dire attends mais peut-être qu'en fait moi aussi je peux le faire. Voilà.

Note d'humour, Coupe du monde et mot de la fin

La responsabilité c'est c'est contagieux quelque part. J'ai une coachée ce matin qui m'a partagé un message et c'est marrant parce que elle m'a déposé voilà ces enjeux de la semaine. On va en parler lundi quand on fera notre séance. Elle m'a juste partagé cette phrase l'expérience ne se transmet pas et j'entends derrière j'entends j'entends et effectivement l'expérience ne se transmet pas mais faut pas tout mélanger. L'expérience peut se séparer en deux choses le résultat et la responsabilité quelque part la responsabilité donc le premier mouvement l'exemple donner l'exemple le résultat ne se transmet pas tu ne peux pas transmettre un résultat à quelqu'un c'est pas parce que toi qui m'écoute je te dis tu peux écrire ton livre que tu vas le faire là j'avoue je suis peut-être un petit peu grattant mais c'est la vérité par contre la responsabilisation ça c'est aussi mon rôle c'est mon devoir de te la transmettre et c'est justement là que ça se transmet très très bien quand je te partage mon exemple quand t'entends les auteurs qui viennent dans le podcast et qui partagent leur exemple quand t'entends Anaïs qui partage son parcours avec moi quand t'entends XY etc ça te donne plein d'exemples de gens qui en saisissant leurs responsabilités ont atteint un objectif que t'as aussi donc le résultat ne se transmet pas c'est pas parce que je te dis que tu vas écrire ton livre que tu vas effectivement l'écrire par contre toute la posture responsabilisante celle-là elle se transmet et c'est pour ça que tout ce fonctionnement que j'ai moi avec les auteurs c'est de la co-responsabilité moi mon rôle c'est d'aller poser les questions qui grattent c'est d'être garant du processus c'est de maintenir les échanges c'est de maintenir les échéances etc etc etc etc d'être à l'écoute d'être disponible etc etc bref vous m'avez compris mais la responsabilité de l'auteur c'est d'écrire je le ferai pas à sa place et puis qui suis-je encore une fois qui suis-je pour estimer que je pourrais écrire à sa place non j'aime pas cette posture démagogique voilà je finis sur une note drôle là quand j'ai dit non ça m'a fait penser à Kylian Mbappé en ce moment avec ses interviews il me fait trop rire non je crois pas que j'ai trop envie de me mettre à imiter Kylian Mbappé bon bref je vous laisse sur cette petite note d'humour j'espère que vous avez apprécié ce long échange sur la responsabilisation la culpabilisation et tout l'impact que ça peut avoir à la fois sur l'écriture mais sur plein d'autres choses en fait c'est très transcontextuel pour le coup voilà écoutez je vous souhaite une très bonne fin de journée une très bonne soirée bref au moment où vous écouterez tout ça au moment où vous écouterez ce podcast la France aura joué son troisième match de coupe du monde j'ai très hâte je suis très content et j'adore cette cette émulsion de couleurs d'union de de de joie de bref il y a un truc qu'on retrouve que dans le sport c'est cette espèce de réunion et c'est magnifique j'en profite aussi voilà moi je vais aller écrire pour finir cette matinée puis ensuite cet après-midi j'ai des coachings et pas mal de travail mais voilà quelque part je voulais commencer par cette envie qui me démangeait de parler de responsabilisation et de culpabilisation je vous souhaite une merveilleuse fin de journée je vous dis à très vite c'était Ibilion des bisous merci merci d'être là épisode après épisode si ce podcast t'inspire t'aide ou te mets du baume au coeur t'abonner mettre 5 étoiles et le partager c'est le meilleur moyen de m'aider à toucher le plus de gens qui ont un livre en moi parce qu'après tout plus il y a de livres écrits et mieux le monde se porte à très vite ose écrire