Ep 65 · Intro : de Kierkegaard à Brooklyn Nine-Nine00:00
CE QUE RACONTE CET ÉPISODE
« Je voudrais domestiquer mon inspiration. » Derrière ce mot, une lutte, comme si l'inspiration était une adversaire à mater. Je demande à cette autrice à quoi ressemble son inspiration : elle répond « un chat ». Et tout s'éclaire, parce qu'un chat ne se dompte pas. On lui offre un lieu sûr, et il vient de lui-même. Ta discipline est exactement cet abri : pas une discipline empruntée à quelqu'un d'autre, la tienne. Quand elle existe, l'inspiration s'installe sans qu'on la force. Pour la construire, trace ta frustration : derrière chacune se cache une croyance, une injonction ou un driver à désamorcer. Dans l'épisode 65, je parle aussi de l'éternel retour de Nietzsche et de cette évidence renversante : c'est parce que le temps est fini que ton livre compte aujourd'hui. Aime ton rêve d'écrire comme on aime quelqu'un qu'on pourrait perdre. À écouter là où tu écoutes tes podcasts.
LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE
CAROUSEL À VENIR
Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.
Face B — le transcript
L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE
Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !
Intro : de Kierkegaard à Brooklyn Nine-Nine
Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans le 65e épisode d'Ose Écrire. Et aujourd'hui, franchement, c'est Popcorn. On parle surtout de se connecter à son amour de l'écriture, mais en partant de Kierkegaard, en passant par Nietzsche et en arrivant sur Brooklyn à 9. Donc, je sais pas quoi vous dire, juste kiffez l'écoute. Je vous souhaite une très bonne écoute et je vous dis à très vite. Moi, c'est Sam, Ybelion de Mon Nom de Plume. Je suis écrivain, coach, et j'accompagne celles et ceux qui veulent renouer avec leurs rêves d'écriture. T'écoutes un podcast dont l'intention est simple. Te donner inspiration, outils, motivation, discipline, bref, tout ce qui peut te permettre d'oser écrire. En gros, c'est un peu dans le titre, quoi. Ose Écrire.
Coucou les amis. Épisode 65 aujourd'hui. C'est fou. Et j'ai presque pas triché en regardant le numéro de l'épisode juste avant de commencer à enregistrer. Je suis ravi de vous retrouver aujourd'hui. On va faire un petit épisode rapide. J'ai deux sujets qui me sont venus en tête tout récemment. Et voilà, on n'est pas proche de la fin de la semaine. Mais quelque part, les sujets sont venus. Je me laisse porter par mon instinct et mon envie de partager. Et je décide d'enregistrer maintenant. Dans toujours mon ambiance très cosy. Pourquoi pas après tout. J'aime bien. Je me sens en mode chill, comme on dit. Comme on dit. À côté de ça, il y a mon petit Voltaire. Qui joue avec son petit bout de bois. Il montera peut-être sur le canapé un moment. Sans prévenir, bien évidemment. Mais c'est les aléas du direct. Sur ce, le premier partage que j'avais envie de vous faire, c'était sur le coaching.
Sans citer personne. Je vais partager une expérience de coaching qui m'a marqué. Et qui m'étonne toujours. Notamment vis-à-vis des ressources que sont capables de trouver les gens. Quand on les questionne justement.
Pour vous faire un petit partage. C'était une personne qui souhaitait. réussir à domestiquer son inspiration. Alors, c'est une thématique très intéressante. Qui m'a beaucoup touché aussi. Parce que c'est un enjeu avec lequel j'ai moi-même du composé. Et d'ailleurs, vous voyez, je vais aussi parler de ça. Plutôt que de parler d'elle. De la personne en question.
Domestiquer l'inspiration. Alors, c'est intéressant parce que derrière ce terme domestiqué, il y a quelque chose qui se rapproche à comme de la contrainte. Comme d'un combat. Comme si on essayait de de contrôler l'inspiration. Et c'est vrai que c'est quelque chose qu'on entend souvent. Je ne sais plus quel écrivain ou quel auteur ou quel artiste avait dit moi j'ai de la chance. L'inspiration frappe tous les jours à 9h du matin. Sous-entendu, au-delà de l'inspiration, c'est la discipline qui compte. Et donc, l'inspiration ne vient que parce que je me l'impose. Alors, c'est à la fois vrai, et au regard de l'expérience que je peux avoir, et de celle que je peux voir chez les gens que j'ai la chance d'accompagner, il y a quand même beaucoup de vrai. C'est-à-dire que, de par s'imposer sa discipline, et je dirais plutôt, de par avoir la volonté de trouver sa discipline, naît quand même beaucoup l'inspiration. Mais ce qu'il ne faut pas confondre, à mon sens, c'est qu'il ne faut pas tout mélanger.
Discipline et inspiration réconciliées par l'amour de l'écriture
Ce n'est pas en s'imposant une discipline de faire qu'on va être touché par l'inspiration. Et au contraire, ce n'est pas parce qu'on ne s'impose rien qu'on va être touché par l'inspiration. On a tendance à concevoir la notion d'inspiration comme étant opposée à la notion de discipline. En fait, les deux sont parfaitement liées. Et elles se relient grâce à une chose. L'amour de l'écriture.
On en revient toujours là. On en revient toujours là. Le point commun de tout auteur qui tient dans le temps et qui écrit 1, 2, 3, 20 livres, c'est que quelque part, il est connecté à son amour de l'écriture. Et pour se connecter à cet amour de l'écriture, pour domestiquer ce côté instinctif, ce côté inspiration, ce côté vraiment je suis animé par cette passion-là, passer par la discipline, et j'entends sa discipline, ça devient extrêmement intéressant. Alors j'ai beaucoup parlé, donc je vais faire une petite capsule résumée au milieu. L'idée, c'est de se connecter à son amour de l'écriture et à son inspiration en osant aller challenger sa discipline. Voilà.
Quand on fait ça, on réconcilie les deux côtés et on passe de vouloir domestiquer l'inspiration à vouloir travailler de pair avec cette inspiration. Et ça, là, je vous fais une digression, mais c'est la conclusion à laquelle est arrivée la personne. En partant du sujet, je souhaiterais domestiquer mon inspiration. En l'occurrence, en plus, il s'est passé quelque chose de très marrant, preuve s'il en fallait que la vie nous envoie des signes pour nous dire quand on est sur le bon chemin.
« L'inspiration se domestique toute seule »
L'analogie du chat, et la synchronicité qui suit
Je sens qu'elle personnifie cette notion d'inspiration. Alors je lui demande, elle ressemble à quoi ? Elle prend un peu de temps pour réfléchir, elle me dit c'est comme un chat. Et là, dans la vraie vie, son chat se met à éclater, je ne sais plus, un fauteuil ou un canapé qui n'était pas long à tel point qu'elle a dû se lever pour empêcher le chat de tout dégommer. Et vous voyez, voilà, c'est marrant, je trouve. Il y a comme un petit indice de la vie qui dit ah, là tu vois, tu viens de mettre le doigt sur un truc intéressant, continue à creuser, ça va t'aider pour comprendre. Bref.
Voltaire, tu arrêtes là. Il est en train de dégommer le pied de la table alors que je suis en train d'enregistrer. ben oui, tu l'auras après ce jouet-là, va jouer avec d'autres trucs-là. Voilà, désolé pour l'interlude Voltaire.
Le chat se domestique tout seul
Et donc, au-delà de la synchronicité de la vie qui indique qu'on est quand même en train de tirer un fil qui est intéressant, on s'est vraiment retrouvé confronté dans cette séance au fait qu'au départ, l'inspiration était vue comme quelque chose qu'il fallait domestiquer. Voilà, il y avait une lutte. Et en fait, tu te rends compte au fil du démêlage de fil par les questions que j'ai pu lui poser qu'en fait, il n'y a peut-être pas tant de côtés affrontés, il n'y a pas tant de lutte que ça. Ce n'est pas un ennemi quelque part à dompter. quelque part, et l'analogie du chat était très belle, c'est pour ça que je me permets de la partager, c'est que, quelque part, le chat se domestique tout seul.
Et en trouvant sa discipline, on permet à notre inspiration de se domestiquer toute seule. C'est comme si on lui offrait le cadre sécurisant pour qu'elle puisse librement s'exprimer. Et vous en conviendrez, c'est absolument magnifique. Et quand on commence à ne plus opposer ces deux morceaux, on se rend compte que c'est vraiment magnifique. Et là, je souris parce que Voltaire est reparti sur un autre truc à mâchouiller. Il est vraiment insupportable. Mais bon, qu'est-ce qu'il est mignon, je ne peux pas lui en vouloir.
Et vous me direz, bon, Sam, t'es mignon, t'es mignon, mais là, comment moi, je fais demain ou ce soir ? Parce que l'objectif, c'est toujours de se mettre à écrire aujourd'hui, pas demain. Notre rêve, c'est d'écrire des livres maintenant et pas dans dix ans ou du coup, jamais quoi. Mais comment je fais pour me connecter à ma discipline ? Comment je fais ? Eh bien, alors écoutez, je vous invite, je vais me faire ma pub, je vous invite à aller voir sur Instagram, notamment les vidéos que j'ai pu faire sur le révélateur. Il y en a dix. Je vous invite à aller les voir. Ça vous donnera déjà des clés. Je vous invite à m'envoyer un message ou à laisser un commentaire pour me demander l'accès à toute cette doc sur le révélateur. Ça vous donnera aussi des clés. Mais si je devais donner quelques points clés là pour vous permettre de vous connecter à votre amour de l'écriture tout en respectant et en trouvant votre discipline, je dirais ça.
Savoir pour quelles raisons on écrit
La première chose, c'est de savoir pour quelles raisons on fait ce qu'on fait. Ça n'a pas de sens de se battre pour quelque chose si on ne sait pas pourquoi on se bat.
Il faut savoir pourquoi. Et ça, mon questionnement permet notamment aux gens que j'accompagne de trouver. Mais quelque part, en fait, ce n'est pas quelque part, c'est qu'il n'y a que vous qui pouvait mettre le doigt dessus. Ce que j'ai pu remarquer quand même, c'est qu'énormément de gens écrivent parce qu'ils ont besoin d'accomplir quelque chose personnellement, parce que c'est une fierté, parce que c'est une manière de laisser un héritage. Seulement, ce n'est pas facile de le verbaliser. J'invite tout le monde à bien le verbaliser, justement.
Ça, ça permet tout simplement de se connecter à ce qui est important pour nous. Et ça nous permet de trouver le petit élan, la petite motivation qui nous permet d'aller mettre ce premier mot sur la page quand on a l'impression qu'on ne peut pas le faire. Et après ça, je dirais que, évidemment, il y a une chose à tracer absolument tout le temps, c'est la frustration. est-ce que je ressens de la frustration ? Cette frustration, qu'est-ce qu'elle vient déclencher en moi ? Où ça se passe dans mon corps ? Quelle émotion ? Dans quelle situation ? Etc. Etc. C'est en traçant cette frustration que vous allez réussir à mettre le doigt sur le véritable blocage que vous pouvez ressentir et qui va permettre d'aller passer ce blocage. Si c'est une croyance limitante, d'aller voir ce qu'elle peut vouloir dire d'autre. Si c'est une injonction, de voir comment on peut déconstruire cette injonction. Si c'est un driver, de voir comment on peut utiliser ce driver comme une force.
Les drivers : forces et pièges
Je vous invite à faire l'exercice des drivers. Ça vous donnera beaucoup d'indications sur les forces et les faiblesses que vous pouvez avoir. Ou plutôt, les forces et les pièges dans lesquels vous pouvez tomber. Je vous donne un exemple. Moi, le driver très fort que j'ai, c'est fait des efforts. Ça me permet une chose très importante pour moi et qui fait une des raisons pour lesquelles je suis là aujourd'hui, c'est que ça me permet d'abattre une quantité de travail phénoménale. Je suis capable de travailler 10 heures dans une journée quasiment sans m'arrêter. Il n'y a pas de problème. Maintenant, il y a un piège avec ce driver. C'est que une voiture qui ne s'arrête jamais, elle tombe en panne.
Et donc, je dois composer avec ça. Et donc, c'est très important pour moi d'être au courant que ce driver est très fort chez moi. Ça me permet de quelque part revoir toujours mes priorités, être au courant de mes forces et des pièges qu'elles peuvent impliquer. donc, c'est pour ça, je vous invite à faire tous ces travaux-là parce que c'est en réussissant à décortiquer tous ces petits blocages personnels parce que là, on parle d'écriture et d'écrire un livre. Mais vous voyez bien que le problème n'est pas technique. Et dans 98% des cas, les problèmes que vous aurez, ils ne sont pas techniques. Voilà. Ils sont OK, j'ai un blocage. J'ai une frustration. Et là, je répète mon schéma. D'où vient cette frustration ? Qu'est-ce que ça fait naître chez moi ? Qu'est-ce que ça dit de nouveau sur moi ? Qu'est-ce que ça m'apprend sur ma situation ? Etc, etc, etc. Et là, tu mets le doigt sur des blocages que tu peux aller adresser.
Quand tu fais ça, tu te mets perpétuellement en action sans anticiper des trucs. Tu es vraiment dans le moment présent, dans l'inscrit, ce temps d'écrire. Et quand tu es bloqué, tu prends du recul en disant OK, là, j'ai un blocage, je ne suis plus dans le moment présent, je vais réussir à m'y replacer en allant travailler sur ce blocage-là. Et quand on développe cette honnêteté intellectuelle vis-à-vis de nous-mêmes, tout en restant bienveillant, parce que l'idée, ce n'est pas de s'autoflageller en mode putain Sam, tu n'es vraiment qu'une sale merde, encore tu es bloqué. Non, au contraire, au contraire, avoir le courage de reconnaître qu'on a un blocage, d'avoir le courage, d'oser aller creuser là où ça gratte. Et c'est pour ça que je l'adresse en coaching, parce que c'est un espace qui est fait pour ça.
Et ensuite, d'aller, oser, mettre en place quelque chose de différent pour obtenir un résultat différent qui est celui qu'on rêve d'obtenir, et bien, quand on est dans cette dynamique-là, quand on a l'honnêteté intellectuelle de s'inscrire dans cette dynamique-là, au-delà d'écrire son livre, on se place dans un processus de transformation absolument dingue. Absolument dingue. Et je pèse mes mots. Et ce qui est génial, c'est que je suis incapable de dire à quel point ça sera dingue pour chacun des gens là qui m'écoutent. Mais, sincèrement, oser faire ce travail, c'est vraiment, c'est ça qui vous fera profondément avancer dans votre aventure d'écrivaine ou d'écrivain. Je bois une petite corgée.
J'en ai même bu trois. Et, oser adresser ces sujets-là permet de gommer la frustration qu'on ressentait initialement et gommer cette frustration permet de se connecter à la chose essentielle qu'est notre amour de l'écriture. Et en gommant toutes ces frustrations, tous ces blocages, etc., en fait, on construit le cadre et la discipline qui nous correspond.
Et après, là, c'est l'autoroute du kiff, c'est tout droit comme on dit. Vraiment, là, ce... Ouais. Voilà. Vous êtes tout droit après pour écrire vraiment un livre que vous aimez profondément.
Voilà, voilà, pour ce sujet-là. J'en ai un deuxième qui est tout aussi intéressant. Alors, je ne sais pas si vous connaissez, je suis évidemment... J'ai enregistré quasiment 70 épisodes de podcasts. Vous vous doutez bien que je suis un grand consommateur de podcasts. J'adore la philosophie. Un podcast, du coup, que j'adore, c'est celui du Précepteur, Philosophie pour tous. Il y a des épisodes absolument passionnants. Il y en a un sur... Récemment, que j'ai écouté sur Ionesco, qui est génial. J'en avais écouté plein, sincèrement. Celui sur Kropokin, il est génial aussi. Celui sur Sartre, bref, ils sont tous géniaux, de toute manière, j'adore. Mais récemment, il en a sorti un sur Nietzsche, qui est un auteur que j'adore aussi, et sur la notion d'éternel retour. Alors, je ne vous refais pas l'épisode, mais je vous partage ce que moi, ça m'a rappelé dans le contexte de l'écriture. Donc, rapidement, ça sous-entend que la notion d'infinité signifie qu'en fait, on va tout vivre et on va tout revivre.
Et c'est ce qui est génial dans l'infinité, et ça se retrouve partout. Il cite l'exemple du singe chavant qui s'y... qui... Enfin, pardon, le singe chavant à qui on laisse un temps infini finira en tapant au hasard sur un clavier par écrire absolument tous les livres du monde, tous nos messages privés, bref, absolument tout. C'est aussi cette notion-là qu'on retrouve si chaque nombre et chaque chiffre est associé à une lettre, par exemple, 1, c'est A, 2, c'est B, etc., etc., jusqu'à Z, eh bien, dans les décimales du nombre pi, il y a absolument toutes les connaissances de l'univers écrite, pas écrite, en double, en triple, en suivant, bref, tout. C'est-à-dire que dans les décimales de pi, quand on associe le A à 1 et le Z à 26, si je sais toujours combien il y a de lettres dans l'alphabet, dans les décimales de pi, il y a un moment, trois fois le texte complet d'Hamlet en anglais écrit de suite.
Et je trouve que ça, c'est absolument génial, vraiment. Et c'est philosophiquement, mathématiquement, de manière, bref, de toutes les manières, je trouve ça fascinant. Et le rapport avec l'écriture, ça nous permet, une nouvelle fois, de nous connecter à l'amour de l'écriture, mais pour quelle raison ? Parce que finalement, notre vie n'est pas infinie. Et ça peut paraître un peu dur, dit comme ça, mais la vie n'a de sens, ce qu'on accomplit n'a de sens que parce que nous sommes mortels. Et quelque part, je dirais même que parce que nous avons la chance d'être mortels.
Si nous étions absolument immortels, invincibles, bref, choisissez le qualificatif que vous voulez et chacun a ses caractéristiques propres, mais si nous ne pouvions pas mourir, alors de facto, nous vivrions absolument tout, vraiment tout, et donc à quoi bon ? À quoi bon ? À quoi bon se mettre à travailler aujourd'hui ? Finalement. Puisque je vais tout vivre quelque part, autant que j'attende que ça m'arrive. Et puis, le pire, c'est que ça ne m'arrivera pas une fois, ça m'arrivera une infinité de fois. Et parfois même deux fois de suite, trois fois de suite, une infinité de fois de suite. Et bien quelque part, quand on se dit j'écrirai mon livre un jour, on se place dans ça. Et se rappeler que le temps n'est pas infini, se rappeler qu'on a des rêves, qu'on a envie d'accomplir pendant qu'on est en vie, et bien c'est honorer cette chance qu'on a d'être en vie et c'est tout simplement s'honorer soi-même quelque part.
Et moi, c'est cette réflexion-là qui m'a profondément un moment fait dire Sam, tu dois, tu as tellement envie d'écrire un livre, fais-le. Parce que sinon, il n'y aura rien à la fin, il n'y aura rien.
Et comprendre ce qu'implique cette notion d'infinité, par opposition, nous fait comprendre à quel point la notion de fini est essentielle et absolument touchante. Et quand on s'inscrit dans cette démarche, là, tout de suite, nos rêves prennent une envergure différente, une importance différente. La question ne se pose plus de savoir si on préfère regarder Netflix ou écrire notre livre. Là, on est profondément touché et passionné par ce qu'on a envie de faire. Ce rêve, c'est tellement un rêve pour moi. j'aime tellement, j'ai tellement envie de le voir réaliser, j'ai tellement envie tous les jours d'avancer un pas après l'autre vers ce rêve-là. Mais bordel, bien sûr que je vais aller écrire et bien sûr que je vais couper cette télé qui pollue mon espace.
Et encore, il ne faut pas tomber à l'inverse dans le truc de dire du coup, je me coupe de tout plaisir. Ce n'est pas du tout ça que ça sous-entend. C'est juste de faire les choses en conscience, en agissant de manière congruente entre ce qu'on veut avoir, ce qu'on rêve d'obtenir et ce qu'on fait au quotidien.
Ah bah oui, ça met des claques. Moi, quand je me suis rendu compte que tous les dimanches, je passais mon temps devant la télé et qu'en fait, mon rêve, c'était d'écrire un livre, il y a un moment, j'ai juste arrêté de regarder la télé. Quelque part, c'est aussi simple que ça. Et ça ne m'empêche pas encore aujourd'hui de me mettre parfois devant la télé et de me détendre. Voilà. D'ailleurs, tiens, je vais parler de ça juste après. Voilà pour l'éternel retour de Nietzsche. Voilà pour ce que nous apprend cette notion philosophique d'infinité. Et ce qui est génial, en fait, c'est que toutes ces philosophies qui peuvent dater pour certaines, je ne sais pas, en plus, c'est le stoïcisme, bref, tout ça, c'est des sujets sur lesquels on réfléchit encore. C'est des sujets qui sont toujours extrêmement pertinents. C'est toujours des sujets sur lesquels on a envie de réfléchir.
Kierkegaard et le traité du désespoir
Et ça, encore une fois, cette notion de OK, comme c'est fini, tout ce que je fais a du sens, peut avoir un impact, et bah, let's go, en fait. Let's go. Je ne vais pas me priver. ça permet d'allumer la flamme de l'amour aussi. Parce que si j'ai une infinité de temps pour aimer, quelque part, aux effes de si j'aime maintenant, ce qui est important, c'est à quel point vous ressentez maintenant. Et c'est valable pour l'amour de l'écriture, c'est valable pour l'amour qu'on porte à quelqu'un, que ce soit de la famille, des proches, sa femme, son mari, l'amour de sa vie, bref. Ce qui est important, c'est de porter cet amour aujourd'hui. C'est parce que... Et quelque part, vous voyez, ça me rappelle une notion philosophique que j'avais découverte chez Kierkegaard dans le traité du désespoir, où du coup, il dépeignait une image de la traité du désespoir. Moi, à mon sens, à la lecture, je trouvais que c'était justement au contraire plein d'espoir.
Ça venait toucher aussi cette notion et je n'ai aucune notion des courants philosophiques, je ne sais pas, où Kierkegaard se situe par rapport à Nietzsche, par rapport au stoïcisme, et quelque part, je m'en fous. Je vous partage juste comment ça résonnait chez moi. Mais en fait, pour moi, c'était cette notion de... Ça peut... C'est parce qu'il y a une notion de fini que ça devient intéressant et que justement, tout l'intérêt est là. Et c'est un peu le truc de dire, si je boucle avec cette notion d'amour, c'est parce que c'est effectivement possible dans le futur que je ne sois plus avec cette personne pour un milliard de raisons différentes que ça vaut le coup de l'aimer pleinement aujourd'hui. C'est parce qu'il y a cette peur de perdre qu'il y a ce désir d'aimer au quotidien. Et je ne choisis pas forcément bien mes mots. Je sais que la notion de désir aussi, en philosophie, est extrêmement importante.
Je sais que la notion j'ai peur de perdre. Voilà. Mais ça m'a fait penser à ça. Et quelque part, ouais, voilà. Et traitons nos rêves et nos livres comme des gens qu'on a envie de profondément d'aimer, que ce soit, je le répète, de la famille ou quelqu'un d'amour au sens amour. Et voilà. Traitons notre rêve d'écrire un livre comme quelqu'un qu'on aime profondément et qu'on peut perdre. Donc aimons-le profondément aujourd'hui. Mettons toutes les chances de nos côtés pour l'aimer profondément aujourd'hui. Ne soyons plus aveugles aveugles à ça. Voilà. Voilà. Ne soyons plus aveugles à ça et osons aller aimer profondément notre rêve d'écrire un livre. Voilà, voilà. Et pour passer du coq à l'âne, parce que j'ai pensé à ça en me détendant devant la télé, en ce moment, sur Netflix, je regarde Brooklyn Nine-Nine et putain, mais qu'est-ce que j'aime cette série. Là, je passe du coq à l'âne en total. Mais vraiment, mais qu'est-ce que j'aime cette série, quoi.
Elle me fait tellement rire. J'aurais pu... Ouais, elle me fait tellement rire. Je crois qu'en fait, je sais pas si j'avais pas juste envie de vous partager ça, que cette série est absolument géniale et qu'elle me fait beaucoup rire. Et que là, vous voyez, elle me permet vraiment... J'ai l'impression, je regarde 10 minutes de Brooklyn Nine-Nine, je suis détendu pour la soirée, quoi. C'est trop bien. C'est trop bien. En ce moment, c'est ça qui accompagne mes repas, parce que j'ai pas beaucoup de pauses, j'ai beaucoup de coaching, beaucoup de calls. Et puis, il y a toute la sortie du deuxième livre. Bref, il y a plein de choses. Du coup, j'ai pas beaucoup de temps, mais j'aime bien. Tu vois, je pose mon petit repas, j'ai mon Brooklyn Nine-Nine, ça me fait grave, grave rire. Tous les personnages sont hyper intéressants, sont à la fois des caricatures, mais en même temps, profondément intéressants, tu vois, humainement.
Et ce qui est marrant, c'est que c'est très souvent comme ça dans les sitcoms, comme l'objectif est de faire rire, on a toujours des personnages très caricaturaux qui nous apprennent beaucoup de choses sur plein de sujets. Et on pourrait presque faire, tu vois, des épisodes entiers en disant, bon, ben voilà ce que m'apprend le personnage de Jack Peralta sur l'écriture, quelque part.
Et je crois que lui, il nous apprend simplement à kiffer notre instinct, quoi. À kiffer notre instinct, à nous écouter, à rire, à aimer la vie, tu vois, à aimer ce qui se passe. Et voilà. Voilà. Bon, ben c'était un peu le thème d'aujourd'hui, quelque part, l'amour de l'écriture. Et sur ce, franchement, j'ai à peu près dit tout ce que j'avais envie de dire là, spontanément, sans préparation, en roue libre. J'ai hâte de savoir ce que vous en avez pensé. N'hésitez pas à me faire des retours. N'hésitez pas, voilà, comme je disais, si vous avez besoin des ressources sur le révélateur, il n'y a pas de problème, je vous les partage. Ce n'est pas secret de toute manière. ma plus-value en coaching est bien plus importante que simplement les dix petits points là, comme ça. Ils sont importants, mais dans le questionnement que j'ai avec la personne et dans le requestionnement itératif et perpétuel qu'on a pendant tout le long de l'accompagnement.
Donc, c'est pour ça que je les partage de toute manière. Écoutez, sur ce, je vous souhaite une très très bonne soirée, une très bonne journée, un très bon goûter, bref. Et kiffez quelque part. Voilà, kiffez. Allez, je vous fais des bisous les copines et les copains. Sous-titrage ST' 501