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Pochette de l'épisode 136 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 136SOLO23 AOÛT 202671 MIN

Trouver un concombre... ça nous arrive en écrivant

Clarté · Identitéblocagesperfectionnisme
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FACE A — LES 14 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

Il ressemble à quoi, ton concombre ?

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

En grec, rencontrer un obstacle se dit « trouver un concombre ». Je suis tombé sur cette expression dans un livre qui recense l'humour des langues du monde, et je ne m'en remets pas.

Derrière la rigolade, il y a un vrai mécanisme. Mettre des mots sur ce qui nous coince profondément est l'une des choses les plus dures qui soient. Un blocage ancien, une peur qu'on n'a jamais dite à voix haute, une émotion qu'on a appris à taire. Et plus c'est lourd, moins ça sort.

L'humour ouvre une porte. Parler de son concombre, décrire sa taille, sa couleur, son petit air narquois, c'est commencer à verbaliser ce qui coince sans devoir tout déballer d'un coup. L'image fait le premier pas à ta place.

Et je le répète souvent en coaching : il n'y a pas de blocage idiot ou de petit blocage. Il y a des blocages. Si le tien te paraît ridicule et que tu oses le partager quand même, ça dit surtout que tu es quelqu'un de très courageux.

Alors vas-y, dis-moi en commentaire : il ressemble à quoi, ton concombre ? 🥒

L'épisode 136 t'attend là où tu écoutes tes podcasts.

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE — CLIQUE UN SLIDE POUR L'AGRANDIR

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Trouver un concombre (teaser)

Trouver un concombre. Oui, c'est une vraie expression qui nous vient du grec. Et dans cet épisode, vous allez comprendre ce qu'elle veut dire et surtout ce que ça nous apprend sur l'écriture. Je vous souhaite une très bonne écoute. Moi, c'est Sam, Ybelion de Mon Amplume. Je suis écrivain, coach ICF et j'ai créé Ose Écrire, un accompagnement pour celles et ceux qui veulent enfin accomplir leur rêve d'écrire un livre. Ce podcast a la même intention. C'est ton rendez-vous inspiration, discipline et passage à l'action. Et si ça te parle, abonne-toi, mets 5 étoiles et partage autour de toi. Parce que plus il y a de gens qui osent, plus d'autres oseront à leur tour. Allez, c'est parti et bonne écoute. Coucou les amis.

Je finis mon café. J'espère que vous allez bien. Sachez qu'on est sur une troisième prise. Pourquoi ? Parce que dérangé par des éternuements intempestifs. Et c'était tellement insupportable. Et j'ai tellement pas la foi de monter parce que j'aime l'authenticité du no cut. Et aussi parce que je suis un petit peu un flémard du montage. Mais j'ai donc décidé de recommencer depuis le début. Bon, ça va que j'avais pas parlé trop longtemps. Et donc je suis très heureux de vous retrouver aujourd'hui. J'ai plein de choses à vous raconter. Et je me faisais justement la remarque que mes épisodes solo duraient un petit peu plus longtemps. Alors, évidemment, ça va pas être le cas tout le temps. Parce que sinon, ils feront une infinité de temps. Et ça sera plus tenable pour personne. Et c'est marrant parce que ça me fait rire. Parce que ça va faire écho. Au moment où vous regarderez ce podcast, il y a une vidéo qui est sortie.

Épisode de Ose lire. Où je lis le philo magazine de cet été. Qui parle de l'infini justement. Bref, parenthèse fermée. Mais je me faisais la réflexion que mes épisodes étaient un peu plus longs. Ça se voit d'ailleurs sur les stats du podcast qui sont disponibles sur mon site. La durée augmente un petit peu comme ça. Au début, il y avait plus souvent des épisodes de 20, 30, 40 minutes. Et maintenant, on tape souvent la barre des une heure. Et je me faisais la réflexion. Pardon.

Ça va pas recommencer les étudiments. Ça suffit là. Hop. Self-control. Et je me faisais la réflexion que c'était probablement dû au fait que aujourd'hui, je suis très très aligné autour de l'écriture. Ma vie tourne autour de ça. Alors, je vais l'élargir. C'est l'écriture, Ose Écrire. Qui comprend mon écriture à moi. L'accompagnement que j'ai avec mes auteurs. Et tout ce qui tourne autour. A savoir la création de contenu. La gestion business. Le côté administratif. La comptabilité. Nouvellement, maintenant. Et quel plaisir. Je déteste ça. Bref.

Genou, piscine, otite : adapter son rythme, en sport comme en écriture

Et donc, forcément, tout ce qui se passe dans ma vie est plus ou moins en lien avec l'écriture. Et donc, ça me donne beaucoup de matière à vous partager. C'est exactement ça qu'on va faire aujourd'hui. Mais d'ailleurs, nous allons commencer par là. J'imagine que vous êtes évidemment extrêmement impatients de savoir pourquoi ces éternuements. Désolé à ceux qui sont là pour l'écriture. Mais je vous jure que ça va en parler à un moment. Et même tout de suite, en fait. Donc, je ne sais pas si vous le savez. Résumé. Et puis, je prépare mon deuxième marathon. Marathon de Toulouse. Objectif, moins de trois heures. J'étais en préparation. J'ai mon genou qui me fait mal. En fait, il se trouve, après discussion et palpation et massage par la kiné, que c'est le muscle de mon mollet gauche. J'ai naïvement essayé de recourir hier pour m'arrêter au bout de, littéralement, 200 mètres parce que ça me faisait mal.

Donc, malheureusement, on va devoir couper un peu la course. Et j'aimerais bien, de manière optimiste, me dire que ça va être pendant une semaine. Voilà. Mais je pense que ça va être un peu plus long que ça. Donc, passer la frustration et la colère de dire, putain, ça me casse les bonbons. J'en ai plein le baba. Et en fait, ça me gonfle. Et bien, j'ai décidé, après conseil qu'on m'a donné aussi, de prendre tout ça avec beaucoup plus de douceur. Et de me dire, ok, bon, quelque part, mon corps a réellement besoin de douceur sportive en ce moment. Et donc, me vlatis pas parce que, quand même, comme je le disais récemment, j'ai besoin de me dépenser, quand même. Peut-être un petit peu accro aux endorphines du sport. Voilà. C'est mieux que la cocaïne ou l'alcool, me direz-vous. Mais peut-être un petit peu accro. Je me dis, je vais aller à la piscine. Voilà. Parce que, et là, le parallèle avec l'écriture est tout trouvé.

Moi, ce que j'ai envie, c'est de faire du sport. Donc, je me dis, ok, je peux pas courir. Qu'est-ce que je peux faire à la place ? Et bien, c'est exactement quand un coaché vient me voir et en me disant, bon, ben voilà, mon rythme, c'était d'écrire une heure tous les jours. Là, j'ai un changement de paradigme de vie qui fait que je peux plus écrire une heure tous les jours.

Un, et bien, qu'est-ce qu'on fait ? Ok, de quoi t'as besoin pour écrire ? Qu'est-ce que tu pourrais faire de nouveau pour continuer à écrire ? Bref, c'est exactement le même parallèle. Vous voyez, on parle toujours d'écriture, même quand on parle de choses qui ont... On a l'impression que ça n'a rien à voir.

Et donc, je peux pas courir, je me dis, je vais aller à la piscine. Ok, très bien, je vais à la piscine, une fois. Je vais à la piscine le lendemain, le surlendemain. Et là, bam ! Double otite.

Ah, je vous jure, j'étais là en mode, j'avais mal aux oreilles, c'était un enfer. Alors, en vrai, j'exagère un peu, c'était un début d'otite. Pour le coup, j'ai déjà eu des double otite il y a quelques années. Et c'était infernal, c'était horrible. C'est peut-être là, je me suis cassé le bras, j'ai eu des maux de vent, enfin bref, plein de trucs. Mais la douleur de la double otite, genre sur 2-3 jours, la troisième nuit, comment t'as envie de... Ah, c'est insupportable. Bref, début de double otite, évidemment, il me restait un peu de produits, je me soigne, blablabla. Et là, je me dis, non mais bon, c'est pas possible, il va falloir trouver un truc. Alors, j'ai pas de vélo, parce que j'aurais pu me dire, bon, pas de course, pas de natation, je vais aller me mettre à faire du vélo. D'ailleurs, je soupçonne que le triathlon existe à cause de ça. En fait, un mec s'est blessé en courant, il s'est mis à nager, il a eu des otites, il s'est mis à faire du vélo.

L'œuf, la poule, on sait pas, mais quelque part, le point d'entrée est une de ces trois situations. Bref. Et donc, je me dis, ok, apparemment, la poisse, mais j'ai quand même envie de faire du sport. Donc, traitement contre les otites. Et puis, j'ai acheté plein de trucs pour me couvrir un max les oreilles. J'avais un bonnet pas vraiment rigide. J'ai acheté les bonnets bien, bien durs, là. Vous voyez, bien, bien en silicone hyper dur, là. Un petit bandeau pour les oreilles. Je suis allé à la piscine ce matin, j'entendais que chi. Mais, mais, là, je sens pas mes oreilles. Donc, tout va bien. Bref, tout ça pour dire que mon objectif était de faire du sport. C'était important pour moi. Et donc, malgré les obstacles que j'ai pu rencontrer, je me suis posé la question, ok, quelles sont les options qui s'ouvrent à moi ? De quoi je pourrais avoir besoin ? Les options, faire un autre sport que la course.

De quoi je pourrais avoir besoin ? D'un truc pour me protéger les oreilles et me les nettoyer après, histoire de pas choper des otites. Voilà. Et bah, vous faites le parallèle avec l'écriture. C'est exactement comme ça que ça marche. Je vois plein de gens, même parmi tous les gens que j'accompagne, arriver avec des « bah oui, mais là, je peux pas » ou machin, etc. Bon, bah ok, on va pas s'arrêter là. Qu'est-ce qu'on fait derrière ? Où est-ce qu'on va creuser ? De quoi on aurait besoin ? Qu'est-ce que t'as envie de t'autoriser ? Bref, tout ça, tout ça, vous commencez à connaître. Voilà pour la petite histoire du rhume. Oui, parce qu'il y a quand même l'effet secondaire que ça me donne un petit peu le nez qui coule. Mais bon, écoutez, ça, je m'en accommode.

« Ce qui t'empêche d'écrire a un nom »

La relecture de mon tome 3 : mind map, cohérence et Antidote

Voilà pour l'introduction. Sachez que pourquoi je suis aussi très excité, ce n'est pas à voir qu'avec le café que je viens de boire. C'est parce que juste après, je vais commencer la réécriture de mon tome 3, enfin plutôt la relecture, là pour vous expliquer un peu la démarche. Alors c'est pareil, c'est des infos que je partage, que j'ai déjà partagées et que vous pouvez retrouver sur mon site aussi. Mais pour vous expliquer la démarche, je fais d'abord une relecture, parce que j'ai besoin de tout me remettre en tête et je me fais une sorte de mind map. Voilà, j'écris le premier chapitre, il y a tel personnage, on est à telle période et on est le jour ou la nuit, globalement. Pourquoi ? Parce que j'ai remarqué que mon point faible à moi, c'était les heures, genre est-ce qu'on est le matin ou le soir, pour pas que trois chapitres de suite, ils se réveillent le matin, ça serait un petit peu incohérent, et le delta de temps, pour savoir combien de temps il y a entre le début et la fin, pour savoir si tout ce qui se passe est plausible et cohérent.

« Est-ce que tu vas corriger mon manuscrit ? » : le vrai sujet derrière la question

J'aime aussi énormément que chacun des personnages qui soient dans la scène soit utile à l'intention du chapitre et du livre plus largement. Donc je note aussi les personnages qu'il y a. Et après, moi je fais ça sur ma tablette, donc j'ai par chapitre globalement ces informations-là, j'ai les personnages surlignés d'une couleur, et comme ça je vois de manière globale, et je vois la répartition des personnages, je vois la temporalité, et je note aussi évidemment les actions principales, je dirais un peu l'intention du chapitre, ça serait un sujet que je pourrais développer un jour, parce que ça va un peu plus loin que simplement de dire ok l'action, mais voilà, globalement je mets l'action principale du chapitre, et là, je fais ça en entier, après je me pose devant cette mindmap, déjà je prends un peu connaissance de tout ça, je gère la cohérence, quand ça me semble tout cohérent, là je viens relire encore une fois mon texte, je mets des annotations un peu partout, en mode ok, il faudrait corriger ça ici parce que machin, etc, etc, etc, et après je passe à une réécriture par chapitre, où je fais aussi une passe avec antidote, et d'ailleurs ça me fait penser à un point que je voulais vous partager, sur lequel je reviens juste après, avec antidote, pas tellement pour les fautes, parce que je ne suis pas correcteur, et en fait, ça sera de rien Margot, mais ça sera toi qui gérera tout ça après, et voilà, donc, antidote pardon, je finis principalement pour les répétitions, parce qu'il y en a certaines, je connais des points faibles, j'ai des tics de langage, voilà, je le sais, il y en a certains que je repère tout seul, et en fait, les tics de langage sont très dépendants aussi des contextes de vie qu'on a, des gens qu'on rencontre, voilà, parfois certains, on absorbe comme une éponge ce qu'ils peuvent utiliser, et je découvre toujours des nouveaux tics de langage, voilà, donc c'est pour ça que j'aime bien faire une passe aussi avec antidote, pour gommer les répétitions, une partie, évidemment, de toute manière, c'est ça qui m'hallucine toujours, je pourrais d'ailleurs vous le montrer, alors, sur le deuxième tome, ouais, je pourrais le faire, mais ça sera un petit peu galère, mais je le ferai sur le troisième, je demanderai à Margot d'ailleurs si ça l'intéresse qu'on fasse ça ensemble, mais vous imaginez pas le nombre de trucs que trouve un correcteur pro, alors que t'as passé antidote et que t'as relu ton texte dix fois, voilà, donc c'est pour ça que je suis excité, j'ai trop hâte de commencer cette phase, surtout que la relecture, c'est quelque chose qui, quelque part, demande pas pleine concentration, parce que t'es pas dans l'écriture, et moi ça me parle tellement à mon cerveau d'ingénieur, j'ai l'impression de jouer à un puzzle, et c'est incroyable, voilà, et ça me fait écho du coup, à un point, alors c'est le dernier que j'ai noté sur ma liste, parce que du coup j'ai pris l'habitude, vous voyez, chaque semaine, là tu vois, j'ai une petite note dans mon Obsidian, podcast semaine du 17 août, et j'ai écrit genre 4-5 points, tu vois, qui me sont venus pendant la semaine, et intéressant, j'avais pas de micro au moment où ça me vient, donc je les mets sur cette petite note, et comme ça, après moi je peux vous en parler en direct.

Le dernier point que j'ai noté, parce que ça date pas plus tôt que ce matin, quelqu'un qui m'a demandé, voilà, on échangeait pour savoir comment on pourrait travailler ensemble, et elle me pose la question, est-ce que tu vas corriger mon manuscrit ? Très très très très bonne question, et il y a évidemment beaucoup plusieurs, 1, 2, 3 pardon, il y a beaucoup de niveaux de réponses, il y a plusieurs niveaux de réponses, voilà, j'ai voulu faire un mix des deux, vous avez compris. Alors, je vais, déjà, vous pouvez retrouver un article sur mon site, qui parle des différentes postures qu'on retrouve, dans je dirais, l'accompagnement, dans le métier du livre. Ça va de avant le roman, à après le roman, on va retrouver la posture de coach que je peux adresser, la posture de formateur, la posture de correcteur, de directeur éditorial, de correct, enfin bref, tout. Vous avez un article dédié, très bien, maintenant, quand on me pose cette question-là, est-ce que tu vas corriger mon manuscrit ?

Bon, je pourrais répondre, de but en blanc, et c'est ce que je vais commencer par faire, mais vous verrez où je veux en venir après. Je pourrais répondre, non, je ne vais pas corriger ton manuscrit, parce que je ne suis pas correcteur professionnel. C'est un vrai métier, qui est très souvent encadré par des formations, même s'il me semble, et là encore une fois, à fact-checker, mais il me semble qu'il n'y a pas de formation dédiée, spécifiquement en France, il y en a plusieurs, et après, c'est un métier qui se construit aussi beaucoup, avec la pratique, la réputation, le réseau, etc.

Ok, donc c'est pour ça, je ne me permettrai même pas de promettre à quelqu'un, que, quand je vais relire son texte, je vais, en plus de lui donner un avis de bêta lecteur, vis-à-vis des intentions avec lesquelles il vient, vis-à-vis de la cohérence, vis-à-vis du rythme, etc., je ne vais pas m'engager à lui dire, t'inquiète, je vais corriger absolument toutes les fautes qu'il y a, que ce soit de l'orthographe, de la grammaire, ou des trucs un petit peu plus complexes, comme les structures de phrases, bref, tout ça, tout ça. Je ne vais pas m'engager à ça, ce n'est pas mon métier, je ne suis pas correcteur, donc voilà. Donc, je pourrais m'arrêter à ce niveau de réponse. Très bien. Après, je pourrais dérouler aussi, et dire, bon, une solution, une première solution, pour faire une première passe de correction orthographique, c'est d'utiliser Antidote, voilà. Alors, je peux le faire, moi, de mon côté, faire une petite passe, ok, voilà, exceptionnellement, ça peut se faire, mais, en disant tout ça, ok, mais ça parle de moi, ça ne parle pas tellement de la personne qui vient avec cette question.

Moi, ce que j'ai envie de demander à quelqu'un qui me demande ça, c'est, raconte-moi pour quelle raison tu as besoin d'être rassuré sur cette histoire de correction, alors que tu n'as pas écrit une ligne ? Ah, vaste question, et vous voyez que toutes les réponses que j'ai apportées avant, ne répondent pas du tout à cette question, qui est le cœur du sujet. Là, connaissant la personne avec qui je discutais, et ayant échangé, et ayant commencé à voir un petit peu les enjeux avec lesquels elle venait, je sais que c'est un sujet de perfectionnisme. Voilà, ce n'est pas le fait de faire des fautes, ou d'avoir un manuscrit après, qu'il faudrait corriger, ou de devoir travailler avec quelqu'un d'autre après, ce n'est même pas ce sujet-là. Le sujet, c'est d'accepter d'écrire un texte, où il y aura des fautes, et donc de rendre quelque chose, où il y aura des fautes, qui ne sera pas tout à fait parfait.

Et tout ça, c'est une merveilleuse astuce, que trouve notre petit cerveau reptilien, pour nous dire, « Attends, ça serait quand même vachement bien, de ne pas aller l'écrire ce livre. » Voilà. N'écoutez pas ce petit cerveau reptilien. Vous êtes écrivain, vous n'êtes pas correcteur, et le sujet de faire une phrase sans faute, se pose quand le texte est écrit. Voilà. C'est tout à votre honneur, de vouloir rendre un texte sans faute, mais ça n'a pas de sens, quand vous n'avez pas écrit une ligne, et surtout quand vous n'avez pas mis de la clarté, sur le projet que vous voulez faire. Voilà. Et donc, à cette question, « Est-ce que tu vas corriger mon texte ? » À mon sens, la meilleure réponse, c'est de demander, ok, pour quelle raison tu as besoin d'être rassuré sur la correction finale de ton texte, avant même d'avoir écrit une ligne ? Parce que c'est cette question qui met le point sur le vrai blocage que peut avoir la personne, maintenant, ou pendant le processus.

Évidemment, je ne sors pas ce truc de mon chapeau, le coup du perfectionnisme, avant même que ça commence, je le connais très bien, il y a plein, il peut y avoir plein de raisons.

L'orthographe, en est une, ça peut être aussi l'avis qu'on pourrait porter sur le texte, ça pourrait être trouver la phrase parfaite, parfois ça n'a même rien à voir avec les autres, mais à voir avec soi-même.

Et ça tape aussi, par exemple, dans « Il faut absolument que j'ai la bonne idée dès le début, voilà. Il ne faudrait pas que je me trompe de chemin. » Mais tu n'as pas commencé à avancer, donc tu ne peux pas savoir si c'est le bon chemin. Bon. Mettons de la clarté sur ce que tu as envie de faire et voyons ensuite si tes idées correspondent à un chemin qui pourrait t'amener là où tu as envie d'aller. Voilà. C'est quelque part, à chaque fois, je répète ça, mais on commence par mettre de la clarté sur un projet avant de se lancer dedans. Et attention, si vous m'écoutez, que vous vous êtes déjà lancé dans un projet et que vous n'avez pas fait ce travail de clarté, eh, non, panique. Il n'est jamais trop tard pour le faire. Voilà. Par contre, c'est intéressant de le faire à un moment quand même. Ça, c'est mon avis, évidemment.

C'est comme ça que j'accompagne les gens. Donc, c'est la paroisse pour laquelle je prêche, quelque part. voilà pour ce premier partage autour de la correction. Et moi, ça me fera toujours halluciner. Vraiment, je le répète, mais déjà, ce métier est fascinant parce qu'il faut un courage exceptionnel, une concentration pas possible et une résilience de ouf aussi. Parce que quand tu dois lire un texte de 100 000 mots plusieurs fois, en étant toujours aussi attentif et en devant relever chacune des erreurs, vous voyez, c'est là que je me rends compte qu'il faut tout pour faire un monde et il y a des cases dans lesquelles on n'a pas envie d'aller. Tu vois, moi, la case correcteur, je la laisse et je suis très content d'avoir rencontré des gens compétents dans ce domaine-là. Et d'ailleurs, je les salue. Vous pouvez aller écouter l'épisode avec Margot, d'ailleurs, qui doit être le 92, 94 peut-être. Enfin, voilà, dans ces eaux-là.

Voilà, voilà, pour ce premier partage. D'ailleurs, petite digression parce que ce n'est pas dans mes notes, mais je parlais de prêcher pour sa paroisse. En ce moment, je re-regarde les saisons du milieu de Game of Thrones.

J'ai regardé la saison 4 et là, je suis sur la fin de la saison 5 et bordel, comment c'était incroyable. c'était incroyable. Vraiment, c'était incroyable. Je suis toujours resté un petit peu sur ma faim avec la saison 7-8 et à tel point que j'en ai oublié à quel point c'était merveilleux, 4-5. Il y aurait tellement de choses à raconter sur la complexité des personnages. Alors, premier niveau, évidemment, on pourrait prendre chacun des personnages et les décortiquer et voir ce qu'ils nous apprennent sur l'écriture. Alors, j'irais même un peu plus loin, c'est voir ce qu'ils nous apprennent sur l'écriture de personnages et aussi voir ce qu'ils nous apprennent sur les fonctionnements inconscients qu'on peut avoir et comment le transposer à un mécanisme d'écriture. J'entends par là, par exemple, exemple, alors, spoiler alert, si jamais certains d'entre vous n'ont pas vu Game of Thrones, vous mettez les doigts dans les oreilles et vous faites là, là, là, là, pendant 30 secondes.

Stanis Baratheon qui, mordicus, va tout droit sans se poser de questions et ne démord pas, bah là, il y a un vrai truc de, à un moment frérot, il faut prendre un peu de recul, voir que tu fais de la merde et step back même si ça te coûte plus que de continuer. Et d'ailleurs, enfin, même si ça te paraît coûter plus d'arrêter que de continuer. Parce qu'à la fin, évidemment, ça lui coûte beaucoup plus cher de continuer et s'entêter comme un idiot. D'ailleurs, c'était peut-être le roi que je détestais le plus. Bon, quoi que, non, non, j'ai rien dit, Geoffrey est le pire de tous. Mais, mais voilà. Et donc, ce côté de ce caractère-là, de Stanis, qui s'entête sans jamais prendre un moment de recul, sans jamais écouter les gens qui s'opposent à lui, vous voyez, pas de dents de discorde, et donc, il s'entête dans un truc complètement idiot. Eh bien, c'est aussi un mécanisme qu'on peut retrouver en écriture où on s'entête mordicus sur une idée sans prendre le temps un moment de venir se questionner sur est-ce que ça sert à notre intention profonde.

Et ça, c'est quelque chose que je sais que c'est pas évident à faire quand on se l'adresse tout seul, mais moi, c'est quelque chose que je pratique avec les auteurs que j'accompagne. Il y a des moments, c'est moi, en fait, la voix qui fait là, je pense que tu devrais prendre quelques secondes, je le dis gentiment, au début, voilà, je pense que tu devrais, et puis après, je fais, ok, pose-toi deux secondes et regarde si cette idée, elle sert ton intention. Et là, généralement, ah oui, c'est vrai, machin. Bon, voilà, par exemple, on pourrait s'amuser à ça.

La danse lecteur-auteur (merci Shade Wall)

Pourquoi je racontais ça ? Oui, les saisons, je disais, prêcher la paroisse, ça m'a fait penser à la fois des sept, donc au Grand Moineau, donc à Game of Thrones, donc aux saisons 4 et 5 qui sont exceptionnelles, donc à ces partages qu'on pourrait faire autour des personnages et que je ferais peut-être, et, et, et bordel, comment j'ai envie de continuer à faire du world building de mon monde de fantasy et sans même volonté d'écrire, tu vois, passer quelques heures là à construire des univers alors que ça servira même pas à la première histoire que je raconterai dedans, mais, ouah, quand tu vois ce qu'il a créé, et d'ailleurs, je me suis jamais trop intéressé à la vie de George R.R. Martin, donc je sais pas pendant combien de temps il a écrit, pendant quel processus d'écriture il a eu, comment il y est, création du world building et création des histoires, il a aussi écrit des trucs qui sont pas des histoires, feu et sang, enfin pas feu et sang, pardon, mais la danse des dragons, alors je sais plus comment ça s'appelle, la chanson de glace et de feu, putain, je dois la voir quelque part, mais je sais plus où, si, feu et sang, intégral, je crois que c'est ça, je l'ai derrière là, bref, c'est pas vraiment une histoire, c'est pas très romancé, c'est écrit comme un, un conteur, un historien aurait écrit l'histoire, et donc je suis très curieux, tiens, je creuserai, ça me donne envie de creuser ce sujet là, mais ça me donne envie de faire pareil quoi, j'ai envie de créer des univers, j'ai envie, j'ai envie, et pas qu'il serait mieux que celui qu'a fait Georges R.R.Martin, mais simplement parce que je sais que mon univers à moi porte l'unicité de tout ce que je suis, et donc j'ai trop envie de l'explorer, je suis le seul à pouvoir bâtir cet univers, le fameux pouvoir démiurgique des auteurs qu'on retrouve très souvent dans mes podcasts depuis probablement l'épisode 19 sur le guide de Tolkien, ouais, ça me donne très très envie de faire ça, bref, je ferme la parenthèse Game of Thrones et je reviens à ma liste de points, alors déjà, je voulais faire un gros big up à Shade Wall, comme d'habitude, merci beaucoup de laisser des commentaires sous les vidéos, ça me fait très plaisir, et t'as rebondi sur quelque chose où tu parlais de la danse lecteur-auteur, et moi j'adore cette analogie, je trouve que c'est magnifiquement dit d'imaginer que le lecteur et l'auteur dansent ensemble, et peut-être parfois un petit peu dans leur coin, et c'est ça qui est hyper intéressant, et ça m'a fait penser à une citation qui est « Creativity is contagious, keep it spinning, la créativité est contagieuse, faites-la tourner ».

Et j'ai cette sensation que les livres servent à ça, les livres sont presque comme des virus, vous voyez, l'auteur file un virus dans son bouquin, et puis un lecteur le prend, et hop, ça lui transmet quelque chose, et alors, un, deux, trois, pardon, alors lui-même peut le transmettre. Et pourquoi je raconte ça ? Parce que Shade Wall me faisait un retour sur mon premier livre, en me disant « J'ai passé un bon moment, je l'ai conseillé à certaines de mes amies lectrices et à une des radios locales de pas loin de chez moi ». En fait, c'est déjà extrêmement touchant, et je t'en suis éternellement reconnaissant, merci pour ça.

Mais ouais, c'est pour ça que les livres existent. C'est pour faire passer des histoires, et puis, en fait, après, chacun en fait ce qu'il veut, quelque part. Et ça fait des petits danseurs partout, voilà. Moi, j'ai dansé en l'écrivant, et vous, après l'avoir lu, vous dansez aussi. Et ça, c'est magnifique. Voilà, la créativité, c'est contagieux. Et ce qui est magnifique, c'est qu'on ne peut pas tellement... Dans l'écriture et dans les messages qu'on véhicule, c'est comme si on dirigeait un peu la danse, mais on n'a pas le dernier mot. La personne qui lit peut sentir que ouais, il faudrait danser comme ci, comme ça, mais à la fin, elle fait ce qu'elle veut. Et si elle décide de finalement danser le tango à la place du flamenco, grand bien lui fasse et tant mieux. C'est à ça que ça sert, l'écriture. C'est génial. Je dis souvent ça. Vous voyez, ça, c'est un titre de langage. C'est génial, c'est incroyable.

L'âge est un faux débat (et aucun blocage n'est stupide)

Ouais. C'est ça qui est incroyable. Des trucs comme ça, je le dis souvent. Mais bon, désolé pour ceux qui ne l'avaient pas remarqué. Maintenant, vous n'entendrez plus que ça. Alors, ça, je l'ai raconté. Là, j'ai écrit l'âge est un faux débat. Alors oui, ça me fait rire. Pourquoi ça me fait rire ce sujet-là ? Parce que c'est un sujet qui m'est venu en coaching cette semaine avec une autrice que j'accompagne qui me partageait qu'elle se rapprochait des 30 ans et que on lui parlait de la crise de la trentaine et qu'elle avait cette sensation de l'avoir déjà faite. Et je vois totalement ce qu'elle veut dire. Et en fait, alors je ne sais pas si j'en ai déjà parlé dans un épisode, probablement, mais en fait, pour moi, l'âge est vraiment un faux débat.

Alors, c'est un faux débat partout. C'est-à-dire que des gens qui viennent en me disant je suis trop jeune pour écrire ou je suis trop vieux pour écrire, bon, là, je les regarde évidemment avec toute la bienveillance du monde et je leur demande cette fameuse question qu'est-ce qui te fait dire que tu es trop jeune pour écrire ? Qu'est-ce qui te fait dire que tu es trop vieux pour écrire ? Et là, évidemment, premier fil tiré et puis après, moi, hop, là, je m'en saisis et je continue à tirer parce que là, derrière, on va identifier le blocage, la peur, la croyance limitante qui fait que la conclusion c'est je suis trop jeune ou trop vieux pour écrire. Mais là, j'ai un faux débat. La crise de la trentaine, c'est probablement une espèce de moyenne statistique parce que c'est à peu près à cet âge-là qu'il se passe un déclic et puis c'est la bascule de 29 à 30 et après, il y a la crise de la quarantaine, 39 à 40 et quelque part, ça s'explique très bien.

les fameuses crises de la quarantaine qu'on a pu observer partout et qui sont parfois dépeintes, notamment dans les films ou dans les histoires, c'est aussi des changements de vie brutaux parce qu'il y a un moment, en fait, il y a un truc qui se passe dans ta vie qui t'oblige à faire une sorte de bilan. T'es obligé de regarder ce qui se passe et là, tu te rends compte que parfois, t'as jamais vécu pour toi. Tu te rends compte que tu t'es jamais concentré sur les choses que t'aimais. Tu te rends compte que t'as sacrifié énormément de temps en conscience et volontairement mais pas pour des trucs qui avaient du sens. Évidemment que ça te fait vriller. Et le déclencheur peut être la bascule de 39 à 40. Le déclencheur peut être un deuil. Le déclencheur peut être une rupture. Le déclencheur peut être tout et n'importe quoi qui est un changement de paradigme fort dans notre vie.

Et parfois, ça peut être très très con. Ça peut vraiment être très très con. Et pourquoi c'est un faux débat ? Parce que, par exemple, moi, ce déclencheur-là, je l'ai eu avant. Moi, quelque part, ma crise de la trentaine, ça m'a plutôt tapé dessus début 2023. Donc, j'en avais 27 du coup. Ouais, 27, 27. Bon, bref, vous m'avez compris. J'étais plus jeune, quoi. Et autour de moi, j'ai des potes qui ont 30 ans qui ne l'ont pas encore fait. Ils ne la font peut-être pas. Ils la font peut-être plus tard. Voilà, chacun son rythme quelque part. Mais l'âge est vraiment un faux débat. Et je le remarque très fort dans la manière que j'ai d'appréhender mes anniversaires pendant très longtemps. Alors, je suis désolé de radoter pour ceux qui ont déjà entendu cette histoire. Mais, écoutez, ça me semble très important de le partager aujourd'hui. Et si vous l'entendez, met ta vie que c'est parce que vous avez précisément besoin de l'entendre aujourd'hui.

pendant très longtemps, j'approchais de mes anniversaires avec vraiment cette sensation de me dire « le temps passe ». Et là, une année de plus. Le temps passe. Et du coup, la seule chose que je tirais de mes anniversaires, c'était l'attente que certains me souhaitent joyeux anniversaires. Voilà. Je ne m'étendrai pas sur ce sujet-là. Je pourrais en parler très longtemps. J'en parlerai dans ma romance. Tiens, comme ça, je vous glisse juste un indice. Mais, j'étais donc très accroché aux autres pendant mon anniversaire. Ce qui est très con pour un jour où c'était censé être le centre du monde. Bon, on pourra parler longtemps de ceux qui voient leur anniversaire comme étant une raison de se mettre au centre du monde et que tout tourne autour d'eux. Ce n'est pas forcément négatif, évidemment, mais ça mène parfois à quelques cocasseries, si ce mot existe.

Et, en fait, le moment où j'ai eu ma crise de la trentaine, si je devais la résumer comme ça, en fait, ce sujet de l'anniversaire n'était plus du tout un sujet. J'ai passé mon passage de 28 à 29, de 27 à 28, non, de 28 à 29, pardon, de 28 à 29 a été beaucoup plus douloureux que de 29 à 30. Alors qu'on pourrait se dire putain, tu passes de 2 à 3, de 29 à 30, tu finis la vingtaine, tu passes dans la trentaine. C'est quasiment déjà un tiers de pied dans la tombe, quoi.

Parce que j'étais profondément aligné avec ce que je faisais et la manière dont j'utilisais le temps que j'avais. Et en étant libre de ce poids-là, en étant libéré et en ayant lâché prise sur l'emprise, justement, que pouvait avoir le temps qui passe sur moi, je voyais plus du tout l'âge comme un débat. Et donc là, typiquement, cette année, j'ai passé de 30 à 31. Franchement, ça ne me fait ni chaud ni froid. Alors, je suis content, voilà, petit moment de célébration. Mais j'ai juste, je me dis, attends, il y a une nouvelle année qui commence là, mais c'est incroyable. Je peux encore m'amuser pendant un an. C'est trop bien. C'est trop bien. Et aussi, de le regarder avec un petit air nostalgique. Il vient de passer un an et je n'ai fait que des trucs que j'aimais. Alors, ça n'a pas été facile tous les jours. Il y a eu des vrais moments de down, mais qu'elle kiffe, quoi.

Et donc là, je n'ai jamais vraiment le sujet. Alors, je n'ai jamais vraiment le sujet. Ça peut être un indicateur très fort d'un sujet sous-jacent. Voilà. Et ça, c'est vrai, voilà, je suis trop vieux, je suis trop jeune. Si je le partage avec autant de taquinerie aussi, c'est parce que je le vois et je sais que ça peut être un sujet. Donc évidemment, ce n'est pas un truc que je balaye du dos de la main ou je fais pouet-pouet-camembert. C'est un faux sujet, parle-moi du vrai sujet. Non. Évidemment, bienveillance, tout ça, on accueille ces enjeux-là et on va creuser avec toute la bienveillance du monde. Parce que, et ça, je le répète souvent, mais c'est encore une fois très important. Il n'y a pas de blocage idiot ou de petit blocage. Il y a des blocages. Voilà. Et c'est à nous de venir oser le partager alors dans un espace qui le permet. Parce qu'évidemment, tout le monde, parfois, n'a pas ce recul et c'est dommage.

Et tiens, d'ailleurs, posture de responsabilité aussi, moi, c'est mon travail d'accueillir tous ces blocages qui peuvent sembler stupides au demeurant. Mais c'est mon travail, donc je suis OK avec cette posture-là, je sais le faire. Mais pourquoi je vous le raconte ? Pour que vous soyez capables aussi, vous, de faire attention à ça quand on vous partage quelque chose qui paraît très stupide ? Ça ne l'est probablement pas. Si la personne vous partage, c'est probablement que c'est très important. Et on voit ça souvent. Je fais un parallèle. Voilà. on glisse autour de l'écriture pour aller dans le perso, mais évidemment, c'est du pareil au même. On voit ça très souvent, par exemple, dans les couples, quand il y en a un qui est un peu plus sous pression que l'autre. Voilà, période de vie difficile. Où là, tout devient, le moindre petit enjeu devient une montagne. Et très souvent, quand on est l'autre personne qui doit accueillir, on est là en disant non, mais t'inquiète, c'est rien, ignore ce sujet.

Et puis non, mais c'est pas important. T'en fais une montagne et tout. Mais la personne n'a pas besoin d'entendre ça. En fait, quelque part derrière, il y a OK, j'entends que cette chose est importante pour toi. Et si tu as besoin qu'on en discute ou de creuser, je suis là pour toi. Voilà, vous transformez pas en coach sauvage. Il n'y a rien de pire que du coaching sauvage. Mais accueillez simplement les enjeux qui peuvent paraître stupides. Parce que si la personne vous les partage, c'est qu'ils le sont pas. Et moi, j'en ai déjà partagé certains. J'avais fait un épisode sur justement cette espèce de peur de faire mes cartons. Alors qu'il m'a renvoyé, vous pouvez aller voir, c'est l'épisode 86, je crois. J'ai tellement retrié mes épisodes récemment que je m'en rappelle comme ça. Mais j'avais une peur de faire mes cartons pour déménager. Et c'est hyper stupide. Tu dis ça à quelqu'un dans la rue, il te dit comment ça, peur de faire des cartons ?

Tu prends un carton, tu l'ouvres, tu mets des trucs dedans, tu le fermes. Et basta, c'est fini. Pour moi, c'était extrêmement dur. Et il y en a plein des comme ça. Je suis trop jeune, je suis trop vieux, ça en fait partie.

Voilà. Pour ce petit partage autour de l'âge qui a un petit peu dévié aussi sur le fait qu'il n'y a aucun blocage qui est stupide ou petit. Donc sentez-vous libres de les partager. Et en tout cas, si vous voulez les déposer, n'hésitez pas, je le ferai, j'accueillerai ces enjeux-là avec grand plaisir. Et c'est peut-être aussi la partie qui me plaît le plus dans mon métier parce que quand un auteur que j'accompagne ose déposer ses blocages qui lui paraissent stupides ou futiles, et bien c'est toujours là qu'on avance énormément. Voilà.

« Si tu cherches des raisons de ne pas le faire, tu devrais le faire »

Et il faut beaucoup de courage pour partager tout ça. Donc, quand vous osez le faire, félicitez-vous. Parce que même si ça vous paraît stupide, ça veut surtout dire que vous êtes quelqu'un de très courageux. Voilà. Et bravo pour ça. Ok. Ce point-là, c'est fait. Alors, ensuite, alors j'ai plusieurs choses. Attendez, je regarde le timing. Ok. C'est à peu près 30 minutes. Ça va. On est large. On est large. On m'a dit cette semaine une phrase que j'ai trouvée intéressante et qui va vous servir à savoir si vous procrastinez bien ou pas. Quelque part. c'est si tu cherches des raisons de ne pas le faire, tu devrais le faire. Et si tu cherches des raisons de le faire, tu ne devrais pas le faire. J'adore cette phrase. Ok. Vous voulez que je la répète parce que moi, j'ai eu besoin de l'entendre plusieurs fois avant de bien la comprendre. Si tu cherches des raisons de ne pas le faire, tu devrais le faire.

Donc là, on est typiquement dans un cadre où la peur et notre petit cerveau reptilien dont je vous parlais tout à l'heure est en train de nous expliquer par A plus B que ce saut en parachute malgré qu'on ait ceinture, bretelles, élastiques, etc. etc. nous dit surtout frérot, ne saute pas, c'est extrêmement dangereux et tu vas mourir. Voilà. et là, c'est exactement dans ces moments-là quand ça fait peur que c'est le plus important de sauter. C'est extrêmement contre-intuitif mais je peux vous jurer que c'est toujours au moment où ça fait le plus peur que c'est le plus efficace de sauter.

Quelqu'un qui viendrait me voir en me disant Sam, j'ai envie qu'on travaille ensemble mais moi, il n'y a rien qui me fait peur. Là, je t'y crée un petit peu. Je me dis attends, comment ça, il n'y a rien qui te fait peur ? Pour quelles raisons tu as besoin de moi s'il n'y a rien qui te fait peur ? Et mets ta vie qu'en creusant, on trouverait des trucs qui lui font peur. Par exemple, le fait de reconnaître qu'il peut avoir peur. Parfois, le cerveau est très vicieux.

Deuxième partie de la phrase, si tu cherches des raisons de le faire, c'est que tu ne devrais pas le faire. Et là, là, il y a tellement, moi, quand j'ai lu cette phrase, il y a tellement de trucs qui me sont revenus en tête. Et vas-y, un truc hyper bateau qui parlera à tous les grands sentimentaux qui m'écoutent. Le moment où tu te dis ça ne serait pas bête de renvoyer un message à mon ex, là ? C'est probablement bête.

Si tu cherches des arguments rationnels pour renvoyer un message à ton ex, mets ta vie que tu ne devrais pas le faire. Voilà. Et après, il y a ce grand débat. Est-ce que tu as envie de le faire parce que c'est du manque ? Est-ce que tu as envie de le faire parce que c'est de l'amour ? Et une fois, ma psy m'a dit mais écoute Sam, même si c'est de l'amour, pour quelle raison tu serais obligé de le faire ? Elle m'a mis en erreur 404 et après, voilà, on a mis le doigt sur un déblocage qui m'animait à cette époque-là. Ça commence à faire bien quasiment deux ans maintenant et mon Dieu que ça fait du bien. Vous voyez ? Ça me fait mourir de rire parce que je ne sais pas pourquoi mais le paradigme ou en tout cas l'écosystème couple est très représentatif des blocages qu'on peut avoir aussi parfois en écriture.

Ça me fait toujours mourir de rire. Et donc là, c'est tout de suite ça qui me vient moi, tu vois. Tu cherches des raisons de le faire, tu ne devrais pas le faire. Moi, je pense tout de suite à un bonhomme qui est comme ça allongé dans son lit et qui fait il faudrait peut-être que je l'envoie. Il y a sûrement plein de bonnes raisons et après, il appelle son meilleur pote et il lui fait frérot, là, je pense qu'il faut absolument que je lui renvoie un message. Et là, évidemment, ton pote, ce qui n'est pas bête ton pote, il t'a suivi. Donc, il sait, il te connaît, tu vois, il dit non mec, c'est complètement débile, ne fais surtout pas ça. Et toi, tu fais ouais, mais regarde, il y a cette raison-là, cette raison-là, cette raison-là. Et lui, il t'a entendu une oreille parce que ça, il l'a déjà entendu 15 000 fois.

Et là, il te fait frérot, un moment grandit, tu vois. Voilà. Des frérots et des sœurettes, des amis et des amis qui auront le courage de vous dire des trucs que vous ne voulez pas entendre. Ah, c'est les meilleurs amis du monde.

Ayez, ayez-en un, oh là, je n'arrive pas à faire ma phrase, je voulais dire, si vous en avez un comme ça, vous êtes bien lotis et ça va être incroyable. Voilà. Je vous la répète une dernière fois pour qu'elle vous marque bien. Si tu cherches des raisons de ne pas le faire, tu devrais le faire. Si tu cherches des raisons pour ne pas écrire aujourd'hui, tu devrais écrire aujourd'hui. Et si tu cherches des raisons de le faire, tu ne devrais pas le faire. Donc, si tu cherches des raisons pour ne pas écrire aujourd'hui et plutôt, par exemple, regarder Game of Thrones comme moi, eh bien, tu ne devrais pas le faire. Voilà. Probablement que quand je vais couper le micro, je vois ma fenêtre HBO Max ouverte sur mon PC, je vais me dire, allez, petit épisode. Et en me disant, mais oui, mais en fait, voilà, ça va me détendre, machin, non, non, non, je ne vais pas le faire.

Je vais faire ce qui est important pour moi, ma relecture de premier jet de mon troisième livre. Voilà. J'adore cette phrase, elle est exceptionnelle. Merci, merci de me l'avoir dit cette semaine.

« Expressions du monde » : rire de notre condition humaine

Voilà, pour les notes que j'avais prises. Et ensuite, j'ai fait un petit... Ah, si, si, j'ai encore plein de choses à vous raconter, moi, c'est un truc de fou. Attendez, je vais faire une petite pause boisson. Hop, je passe à la tisane.

Parfois, j'ai envie de perpétuellement boire du café parce que j'aime bien l'effet excitant, mais j'aime pas le... C'est très bizarre ce que je vais dire, mais j'aime pas dépendre d'une substance pour être éveillé, motivé, etc. C'est comme si j'avais l'impression de... que c'était pas mon pouvoir, bah, perte de contrôle. Mais je crois que j'en ai déjà parlé la semaine dernière. Bon, voilà, bref, je suis passé à la tisane, quoi. En mode petit vieux. Alors, j'ai encore deux choses plus marrantes que j'avais envie de vous partager. Il y a déjà... J'ai... J'ai fait un exercice rigolo. C'est... J'ai repris des verbatims. Je vous disais, je triais mes podcasts parce que vous pouvez aller voir sur mon site. J'ai fait une petite roue d'iPod pour une galerie de tous mes podcasts. Et j'ai fait une page par podcast. Ça, vous pouvez les retrouver. Enfin bref, c'est trop bien. Et donc, je me suis replongé dans plein d'épisodes.

Et il y a des verbatims qui m'ont marqué plus que d'autres. Et donc, j'ai essayé d'en récupérer certains et d'en faire des trucs un peu rigolos. Donc, j'ai écrit sur le côté. Ça me fait rire. Ça parle beaucoup de moi et de... Bref, je vous les partage juste après. C'est en mode assez humoristique. Et je cherche un peu une manière de les partager en format court. Je ne sais pas. Soit format écrit, soit format FESCAM. Je ne sais pas. On va voir. mais bon... J'en lis certaines, elles sont trop drôles. Bref, je vous lis ça après. Et il y avait aussi, j'ai retrouvé un bouquin, je ne sais pas pourquoi, je regardais ma bibliothèque et vous l'avez peut-être... Non, il est peut-être hors cadre. Mais il était juste derrière. C'est un bouquin qui s'appelle Expression du monde. L'humour des langues face à notre condition. Et je vous lis le premier paragraphe de la quatrième de couverture qui est terriblement parlant avec les temps qui courent.

Dans des périodes de doute, de repli identitaire, sans doute est-il salutaire de montrer que le désir d'ouverture, de partage, a aussi le vent en poupe. Il est bon de rire ensemble sur notre condition d'être humain de tout temps et en tout lieu. Lutter contre l'indifférence par l'arme du sourire est l'enjeu simple de ce livre. Vous voyez, c'est aussi pour ça que j'aime beaucoup le ton de ce podcast. Parce qu'à mon sens, on fait de l'écriture un sujet extrêmement sérieux. On fait de l'écriture un sujet académie française, grand auteur, comparaison à Victor Hugo, prix Goncourt, etc. Oui, c'est très bien et ça existe. Et je souhaite à tous ceux qui m'écoutent de vivre ces aventures-là, évidemment.

Mais, l'écriture est un sujet aussi qu'on peut aborder avec beaucoup de légèreté. Et, j'aime beaucoup cette idée de pouvoir parler d'un sujet sérieux en n'étant pas du tout sérieux. Voilà. Donc, c'est pour ça que ce livre résonne bien. Donc, je vous propose Expression du monde. J'ouvre un peu les pages au hasard et je vous en lis certaines. Alors, là, je suis allé... Tiens, c'est marrant ça. Page 124. Je tombe sur Ce qui est écrit est écrit. OK. Alors, attendez. Je reprends. C'est le 96. Être fidèle à ses promesses, droite, modeste, honnête. Alors, qu'est-ce qu'il nous propose ? N'avoir qu'une parole, tenir parole. OK. Être franc comme de l'or. OK. Dans beaucoup de langues avec des variantes mineures. OK. Intéressant. Alors, ce qui est intéressant aussi quand on étudie les langues et là, quelque part, après, tu comprends la passion qu'avait Tolkien, par exemple. C'est qu'en fait, beaucoup de langues ont des formules communes et après, il y a les formules très dédiées à certains pays et on va y venir.

Donc là, on est dans la section, comme je vous le disais, être fidèle à ses promesses. Donc, on peut l'appliquer à nous. Évidemment, notre promesse, c'est de réaliser le rêve qu'on voulait. Comme on a fixé une date, l'objectif, d'écrire un livre. N'avoir qu'une parole, tenir parole. OK. Avoir les mains propres. OK. Donner sa parole. Ce qui est dit, est dit. Ce qui est écrit, est écrit.

Évidemment. On ne peut plus revenir en arrière. Parole de Pilate, aux Juifs, qui voulaient modifier l'inscription sur la croix de Jésus. Ce qui est écrit, est écrit.

« Cochon qui s'en dédie » : tenir sa promesse d'écrire

Alors là, il y a écrit Cochon qui s'en dédie. Formule d'injonction à tenir une promesse. Quoi ? Cochon qui s'en dédie. Alors là, j'aurais jamais cru que ça, ça voulait dire être fidèle à ses promesses. Cochon qui s'en dédie.

Là, vous me voyez quoi, comme on dit. J'en ai la bouche ouverte. Écoutez, pourquoi pas ? Quelque part. Attendez, parce que là, on va faire un travail croisé. J'ai besoin d'en savoir plus.

J'ai hâte de demander à Claude s'il connaît cette expression et qu'il me réponde non et de prouver que les livres écrits ont toujours une longueur d'avance sur l'intelligence artificielle. Connais-tu l'expression cochon qui s'en dédie ?

Et après, il y a des expressions... Ah oui, il me dit oui, ok. Oui, cochon qui s'en dédie est une expression française utilisée pour sceller une promesse ou un engagement, un peu comme on dirait juré craché ou parole d'honneur. Bon, on est exactement dans ce thème-là puisque là, on est être fidèle à ses promesses. L'expression d'attrait du Moyen-Âge où le cochon était un animal de valeur, oui, source de nourriture importante, ok, s'engageant en jurant sur le cochon, c'était mettre en jeu quelque chose de précieux. Le sous-entendu, celui qui reviendrait sur sa parole, qui s'en dédie, mériterait d'être traité comme un cochon ou perdrait le droit d'en posséder un. Les versions varient selon les sources. Ah oui, d'accord, donc soit t'es traité comme un cochon et du coup, c'est négatif, soit tu perdrais le droit d'en posséder un et là, du coup, le cochon est vu comme quelque chose de positif. Alors tu vois, c'est ça qui est aussi magique dans les expressions, ce que finalement, on peut leur faire dire absolument ce qu'on veut.

On l'utilise aujourd'hui de façon un peu enfantine ou complice, souvent en scellant l'accord par un tapement 5 ou un petit droit entrecrasé dans le genre on se retrouve samedi, cochon qui s'en dédie.

Alors là, je vous pose une question avec la plus grande naïveté enfantine du monde. Vous aviez déjà entendu cette expression ou pas ? Est-ce que vous l'avez déjà utilisée, genre ? On se retrouve samedi, cochon qui s'en dédie. Top là, tu vois ? Ça me fait trop rire. Mais du coup, vous pouvez vous le faire. Mettez-vous devant le miroir, je vais l'écrire ce livre, cochon qui s'en dédie. Exercice pour ce soir. Est-ce que c'est pas magnifique ? Incroyable. Ok.

Maintenant, je vais vous lire l'expression qui vient par pays. Chine. Alors, je vous fais pas la prononciation, je suis incapable de prononcer un mot chinois.

Il a la poitrine sans ville ni gouvernement. Ok. Là, c'est très structurel. En grec, sa parole est un contrat. il boit son vin sans eau. Ok. Sa parole est un contrat. Là, pour le coup, c'est très clair et limpide. Il boit son vin sans eau. Oui, en gros, il le coupe pas. Donc, il est pur et honnête. Ok. En Espagne, il est clair comme l'eau. Ok. C'est pareil. C'est marrant parce que, en grec, c'est le vin pur. En espagnol, c'est l'eau pure. Ok. Donc, il y en a qui picolent, pas d'autres. À bon entendeur. En hindou, il voit qu'avec un oeil.

Au sens de regard, rester toujours impartial, compatissant. Il ne voit qu'avec un oeil. Ok. L'air de dire, comme il n'y en a qu'un seul qui regarde, du coup, ça veut dire que tu restes fixe sur une idée et que tu n'as pas le deuxième oeil qui pourrait se barrer en sucette et aller, quelque part, être une autre idée, peut-être.

Ok. Pourquoi pas ? Alors, en russe, il n'y a rien de plus simple. C'est dites, faites. Voilà. Il met une petite précision entre parenthèses. Dites les paroles, faites. Là, il n'y a rien de plus simple. C'est tu dis, tu fais. Ok. En vietnamien, il est honnête comme les contes. Ok. Il est franche comme les entrailles d'un cheval. Ok. Pourquoi pas ? Tiens, ça me questionne du coup, pourquoi le cheval ? Il est honnête. Pardon. Il est franc comme les entrailles d'un cheval. Pour quelle raison ils ont choisi le cheval ? Ça doit peut-être avoir une figure particulière au Vietnam. Je ne connais pas. Ok. En italien, il a le cul sur les lèvres.

Ok. Il est franc comme l'autre source. Là, ça rejoint l'Espagne. Mais alors, il a le cul sur les lèvres ? Ok. Ok, pourquoi pas ? Et en portugais, il n'a pas un os pour aller dans la gueule du chien. être moralement irréprochable. C'est quand même marrant, ces expressions.

Ouais, c'est quand même marrant. C'est marrant parce que du coup, tu vois, quelque part, on retrouve l'eau, le feu, l'eau, le vin, on retrouve des animaux, le cheval, le cheval, pardon, le chien, le cochon.

Trouver un concombre : rencontrer un obstacle (et en parler)

Ouais, c'est intéressant. Ok, j'en fais une autre. Ici. Oh ! Alors, on a eu tenir sa promesse, donc, pour nous, tenir notre promesse d'écrire un livre. Et là, je tombe sur le 266, rencontrer un obstacle, un problème survenant mal à propos.

Bah tiens, est-ce que ça serait pas pile le sujet qui nous amène aujourd'hui ? Le coaching, l'écriture, et qu'est-ce qu'on fait quand on a quelque chose qui nous arrive sur les pattes et qu'on ne voulait pas ? Et bah là, c'est très bien parce que je vais vous donner plein d'expressions qui vous vont permettre... Ouh là là, pardon, un, deux, trois. Je vais vous donner plein d'expressions qui vous, qui vont vous permettre, je vais y arriver, de me partager que vous rencontrez un obstacle. Donc n'hésitez pas à m'envoyer un message en me utilisant une de ces expressions et là, je viens d'en voir une en grec, trouver un concombre. Pardon ? Donc là, vous pouvez m'envoyer un message en disant écoute Sam, je me suis fait une promesse d'écrire un livre, malheureusement, je viens de trouver un concombre.

Alors, comment rivaliser face à ça ? Et moi, je vous répondrai du coup avec le plus grand sérieux du monde, merci pour ton partage, tu peux m'en dire plus sur ce concombre ? Putain, mon dieu, quoi. Putain, ça me rappelle un truc horrible qu'on faisait quand on était petits à la plage.

C'est pas bien de raconter ça, je m'en veux, mais c'est pas grave, j'ai commencé, il faut que je termine. Je sais pas si vous voyez les concombres de mer dans l'eau, il y en a notamment, par exemple, dans les criques, nous on était en Corse, et en fait, quand tu prends le concombre de mer et que t'appuies un peu dessus, alors t'appuies pas fort, il s'agit pas de l'écraser, mais en fait, quand t'appuies juste un peu dessus, il y a de l'eau qui sort par un des bouts, et donc ça fait comme un pistolet à eau. Putain, je suis vraiment horrible. Les concombres de mer sont des organismes vivants, et là, je viens d'avoir une réminiscence de moi enfant qui voyait pas qu'en fait, il faisait du mal à des pauvres concombres de mer. Est-ce que vous pensez qu'un concombre de mer pourrait être le héros d'une histoire ? Putain, mais ouais, ce serait incroyable.

Un petit... Un petit... Alors ça me fait penser, voilà, ça pourrait être... Ouahjdi a écrit un bouquin anima où il prend le point de vue d'animaux pour raconter une histoire. On pourrait raconter une histoire, un meurtre, par exemple, avec le point de vue d'un concombre de mer. On pourrait même raconter une histoire pour enfants visant à sensibiliser notamment la faune et la flore des criques dessinés par exemple aux enfants débiles qui utilisaient les concombres de mer comme des pistolets à eau pour justement sensibiliser à tout ça. Je viens de me répéter, vous m'avez compris, pardon. Donc on pourrait écrire une histoire où justement le concombre vit et puis un jour il est utilisé pour faire un pistolet à eau et quelque part après il fait une révolution. Voilà.

Je vous glisse l'idée, vous pouvez l'exploiter. Bref. Donc, expression pour dire rencontrer un obstacle. Donc déjà, en français, tomber sur un oeuf, il y a un nœud, se casser les dents, quelque chose qui cloche, qui boite, rencontrer un bec de gaz, il y a une ombre au tableau, il y a une couille dans le potage ou dans le pâté, il y a un pépin, il y a un lézard, ça la fout mal, ça fait des ordres, sale coup pour la fanfare. Putain, stylé, je ne le connaissais pas celui-là. Bon, ça, c'est des expressions qu'on connaît et pour le coup, que j'ai déjà entendu en coaching. Voilà. Et presque toutes. On ne m'a jamais fait sale coup pour la fanfare pour l'instant. Mais écoutez, ça sera peut-être l'un d'entre vous qui m'écoute. Sinon, en Chine, tomber sur un clou, un tigre barre la route. Effectivement, un tigre barre la route, c'est un sacré obstacle parce qu'un tigre, c'est lourd, ça va vite, ça a des dents et des crocs hyper aiguisés.

Je n'aimerais pas me battre contre un tigre. Vous pensez qu'il faut combien d'humains pour battre un tigre ? Ça me fait penser au fameux débat, est-ce qu'un gorille argenté, est-ce que ça tabasse 100 humains ? Il y avait un moment sur Twitter, il y avait ce débat-là. Et personne n'a essayé d'écrire une histoire pour raconter ça, pour résoudre ce truc-là. Explorons-le de manière narrative. Comment ça se passerait ? En vrai, 100, c'est beaucoup quand même, quelque part. Moi, je pense que si les humains n'étaient pas débiles, évidemment, si les humains, ils vont un par un, ils vont se faire tabasser par le gorille qui va en prendre un pour taper les trois autres qui suivent. Mais, si les humains, ils vont tous d'un coup, ils vont juste noyer le gorille sous le poids. Alors, bon, tous ceux qui sont en première ligne périront, mais, grâce à eux, ils auront vaincu le gorille.

Et face à un tigre, ça doit être pareil en vrai. Un tigre contre un gorille cendré maintenant. Combien il faut de tigres pour battre un gorille cendré ? Ou combien de gorilles pour battre un tigre ? Ça dépend.

Ça, ça fait beaucoup d'idées d'histoire quand même. Bref, en Allemagne, mordre sur du granit, il y a un crochet, il y a une noix dure, l'affaire a un sabot de cheval. Ça détruit le paysage. Ok. Pourquoi pas ? J'aurais pu vous le prononcer en allemand, vu que j'ai fait 8 ans d'allemand. Mais, ça sera pour un prochain épisode. En grec, trouver un concombre, voilà, probablement la plus belle expression de toutes.

Voilà, maintenant, je veux qu'on parle comme ça, désormais. Écoutez, désolé, mais je viens de trouver un concombre. T'as comment les gens vont te regarder avec des grands yeux ? Vous pouvez essayer ça à vos travails respectifs, là, à vos collègues, vous dropper ça dans une phrase de manière un peu random, comme ça, sans en faire le sujet principal, et voir le... voir s'il y a des gens qui font genre « Ah ouais, trop bien ton week-end ! » Ou alors des gens qui font « Quoi ? Trouver un concombre ? De quoi tu parles ? » Si vous le dites avec un air un petit peu déprimé, je pense que ça peut faire encore plus son effet. Genre « Putain, ouais, ce week-end, franchement, c'était pas terrible, j'ai trouvé un concombre, quoi. Et après, je savais plus quoi faire. » Là, vous aurez vos collègues qui n'auront pas trop envie de faire la discussion et qui vont se dire « Ah ouais, cool. »

Et puis les autres qui font « Qu'est-ce qu'ils racontent trouver un concombre ? » Bref, c'est la meilleure. Désolé, je fais une fixette dessus. En russe, la faux est tombée sur une pierre. En portugais, il y a une pierre dans la chaussure. Il y a une dent de lapin. Ok. On a de la gale pour se gratter. Ah, sympa. En italien, c'est un eau dur. Ok. En anglais, il y a une mouche dans la pommade. Ouais, ça c'est chiant aussi. En hindou, il y a un os dans le kebab. Ouais, c'est pas cool non plus. En viette, c'est la chenille qui gâche la soupe. Ça, j'aime bien. En roumain, ça tombe comme une mouche dans le lait. Ok. C'est marrant parce que ça tombe dans une mouche dans le lait, ça me fait penser à comme un cheveu sur la soupe et du coup, qui n'est pas du tout la même expression. Nous, c'est pour dire un truc qui apparaît avec un peu d'incohérence comme ça de manière inopinée, sans explication.

Et eux, c'est rencontré un obstacle. Bon, après, c'est une mouche et pas un cheveu et c'est dans du lait et pas de la soupe. Mais vous m'avez compris. En néerlandais, cela tombe comme la tenaille sur le cochon. Pas cool pour le cochon. Décidément, le pauvre cochon. En anglais, ce sont des dents qui poussent. Ah ouais, ça c'est... c'est effectivement pas agréable. Il y en a deux d'anglais du coup, ok. Et en japonais, il y a... Non, il n'y a plus une dent debout. Ok, pas cool non plus. Bon, bah vous voyez, c'est quand même assez exceptionnel. Alors, moi, ça me fait penser à un autre truc parce que là, on rigole en disant, voilà, c'est une manière de dire qu'on peut avoir un blocage en écriture et vous voyez, c'est aussi peut-être une manière de parler de problèmes et d'enjeux qui paraissent ridicules mais de venir l'adresser avec un peu d'humour pour détendre, tu vois, pour s'autoriser à le faire.

Ça, c'est aussi quelque chose... Alors, il y a deux cas de figure. Parfois, il y a des gens qui usent de l'humour à outrance et quand ils usent de l'humour à outrance, alors en l'occurrence, je parle dans des coachings où l'objectif, c'est d'avancer. quand des gens utilisent l'humour à outrance, très souvent, c'est... L'humour devient un masque. C'est-à-dire que c'est quelque chose qu'on utilise pour pas aller là où ça gratte. Donc, quand quelqu'un est très récurrent sur l'humour, là, tu peux le stopper et justement, moi aussi, j'adore ça, mais c'est de venir, OK, je vois que tu rigoles beaucoup du fait que, par exemple, ton mec te dérange toujours quand t'écris. Pourquoi ça te fait rire ? Pour quelles raisons c'est rigolo ? Je te vois, ça fait trois fois que tu ris, tu vois. Et de venir l'interroger comme ça. Alors attention, à chaque fois, c'est jamais accusateur, tu vois. C'est toujours de... J'y vais avec beaucoup de curiosité parce que la récurrence est très intéressante.

Et derrière, tu trouves... Voilà, tu permets à la personne de verbaliser des choses qu'elle n'aurait pas verbalisées. Premier cas de figure. Deuxième cas de figure, quelqu'un qui... Tu sens qu'il y a quelque chose de lourd. Alors ça, il n'y a pas vraiment de méthode miracle. C'est aussi, quelque part, l'expertise du coach, le fait que ça fait longtemps qu'il fait ça, le fait qu'il en ait vu plein d'autres, le fait qu'il se fasse confiance, bref, plein plein de choses. Mais il y a des moments, tu sens comme ça qu'il y a un truc lourd que la personne n'ose pas déposer. Et bien là, venir y mettre un petit peu d'humour pour lui permettre de le partager avec un petit peu de rigolade, ça peut être très efficace. Et ce genre d'expression, ça peut exactement servir à ça. Et ça rejoint d'ailleurs pas mal la... la quatrième de couverture, lutter contre l'indifférence par l'arme du sourire et l'enjeu simple de ce livre.

Voilà. Et donc, quelque part, dire à quelqu'un, putain, ouais, tu viens de trouver un concombre là. Ah bah là, forcément, la personne va être désarçonnée, qui me parle de concombre ? Et ce concombre, il ressemble à quoi ? Tu vois ? Et ça, c'est quelque chose, c'est un chemin sur lequel tu peux partir pour commencer à verbaliser ce qui peut te coincer sans devoir verbaliser ce qui te coince. Parce qu'en fait, c'est parfois extrêmement dur de mettre des mots sur ce qui nous coince profondément.

Encore plus, quand c'est quelque chose qui est vieux, très ancré, qui nous fait peur, alors en plus qu'on peut avoir parfois une éducation qui n'est pas dans la verbalisation des émotions dites inconfortables, peur, colère, tristesse. Et donc, ça peut aider l'humour, des expressions un peu rigolotes et de parler en images. Voilà. Le concombre comme obstacle, c'est très rigolo. Il ressemble à quoi ce concombre ? Alors ça, c'est une question je l'utiliserai.

Je pourrais, je pense, faire un épisode entier en lisant que des expressions de ce bouquin-là. C'est trop drôle en vrai. Je pourrais même faire une tier liste des expressions du monde de ce bouquin. Putain, oh là là. Ah, je viens de me donner une idée et merde ! Moi qui ne vais pas sortir du week-end pour faire une tier liste et mettre trouver le concombre en tier S sans aucun équivoque. J'attends l'expression qui vient d'être détrôner trouver le concombre.

Magnifique. Passons, pour clôturer, avec un peu de douceur, aux citations. Alors bon, je le dis, ça fait très bon peu parce que c'est des mots que j'ai dit dans de précédents épisodes. Donc là, j'en parle comme si j'étais tard Victor Hugo, mais n'y voyait pas de l'arrogance. Y voyait simplement une tentative d'humour. vous me direz si je suis drôle. Bref, là, j'ai écrit être auteur, c'est se parler tout seul dans la rue et appeler ça travailler ses dialogues. Et ouais, être pris pour le fou du bus, c'est l'épisode 10. Je me rappelle très bien ça. Ça, c'est un truc que je fais un peu moins maintenant ou en tout cas, c'est moins, c'est un peu moins fou du bus parce que là où je marche, il n'y a pas grand monde. Donc quelque part, je peux me parler tout seul, ça ne change pas grand chose. Et puis en plus, il y a toujours Voltaire qui m'accompagne.

Donc à la fin, je peux dire non mais je parle à mon chien, ne vous inquiétez pas. Bon, tu restes un peu barge, mais beaucoup moins quand même. Mais j'aime bien, être auteur, c'est se parler tout seul dans la rue et appeler ça travailler ses dialogues. Je trouve ça génial. J'ai écrit quoi d'autre ? Oui, alors ça, putain, c'est un peu triste ce que ça m'est arrivé. Être auteur, c'est trouver la phrase parfaite en marchant et arriver chez soi avec juste attends, c'était quoi déjà ? Ça, ça m'est arrivé plusieurs fois. J'ai appris à relativiser en me disant ok, si tu t'en rappelles pas, c'est que c'était pas la bonne. Voilà, elle paraissait être une bonne idée mais je vous le jure, si un jour, vous écrivez quelque chose et que vous le perdez, si un jour, vous notez une idée mais que vous la retrouvez pas, si un jour, vous oubliez de noter une idée, eh ben, vous pouvez garder ce partage que je vous fais, ça veut dire que vous trouverez encore mieux.

Ça veut dire que vous réécrirez encore mieux. Voilà. Évidemment, c'est pas facile. Ça m'est déjà arrivé, tu vois, des... Alors, ça m'est arrivé avec une coachée très récemment qui m'a appelé en catastrophe en me disant je viens de tout perdre. Bon, on parlait de plus de 40 000 mots donc effectivement, ça fait beaucoup mais Google Doc est notre ami et évidemment, il y avait une sauvegarde donc nickel. Ça m'est aussi arrivé d'autres auteurs qui me disent bon ben là, je viens de perdre un chapitre. Ok, donc là, tu perds 2000, 3000 mots ouais, parfois moins, attention, je donne ce nombre de mots pour un chapitre, il n'y a pas de règle absolue. Ce qui doit vous driver, c'est l'accord avec les intentions et votre trio d'intention. Et là, quelque part, le travail à faire, c'est sur la frustration et là, ça vous renvoie aussi au poème de Kipling où il dit si tu peux perdre le gain de sans partie et sans un geste et sans un soupir, te mettre à rebâtir, ben c'est exactement ça.

Voilà, c'est de quelque part être capable d'accueillir la colère et la frustration et la tristesse de perdre quelque chose qu'on vient de créer et peut-être aussi un petit peu de peur de ne pas réussir à faire mieux. Et ben je vous jure que quand vous perdez quelque chose et que vous êtes obligés de le refaire, c'est toujours mieux.

Être auteur, c'est ne plus réussir à lire un livre sans réfléchir, pardon, sans le réécrire dans sa tête. Alors ça, c'est vrai. C'est vrai. C'est vrai.

Et ouais, c'est un peu vrai. C'est un peu vrai. Mais ça se fait en conscience, quoi. Et donc après, t'arrives à mettre le mode on-off. Mais effectivement, je trouve que dans le processus d'écriture, il y a un moment quand tu commences à voir les effets bénéfiques que peuvent avoir tes lectures sur ton écriture, tu te mets un peu trop en mode over-focus sur OK, analyse du texte, tentative de comprendre comment ça fonctionne, etc. Et comme tout, cette force qui est de pouvoir lire en en tirant des leçons peut devenir un piège quand on s'imprègne beaucoup trop des leçons qu'on lit et donc qu'on s'éloigne de la personne qu'on veut être en écrivant pour aller se calquer sur la personne qu'on vient de lire.

Mais, globalement, c'est quand même toujours intéressant. Quoi d'autre ? Ouais, être auteur, c'est ranger tout son appart avec passion pour ne pas ouvrir son manuscrit. Bon, ça, on vient exactement d'en parler. La fameuse procrastination et il y a toujours un milliard de trucs à faire à part écrire son livre. Être auteur, c'est avoir 47 idées de romans et zéro chapitre. Bon, ça, on connaît, c'est un enjeu notamment de clarté du trio d'intentions et à la fin, la vraie question qui résout tout, c'est, ok, admettons, dans un an, vous mourrez et je ne vous le souhaite pas. Mais, vous voulez qu'on se rappelle de vous pour le mec qui a eu 47 idées mais zéro livre écrit ou le mec qui a développé une idée et qui l'a écrit jusqu'au bout ? Voilà.

Être auteur, c'est réécrire la même phrase 8 fois et remettre la première version. Très belle leçon de perfectionnisme et de lâcher prise sur le perfectionnisme.

Être auteur, c'est relire son premier jet en négociant avec soi-même pour ne pas tout supprimer. Ouais, ça, c'est vrai. Ça, c'est vrai et en même temps, moi, j'aime à croire que si on a cette sensation parfois qu'il faut tout supprimer, c'est peut-être la bonne idée. Alors attention, là encore une fois, on vient mettre de la conscience. On ne subit pas une tempête émotionnelle comme ça et puis en se disant du coup, je supprime tout, c'est nul. Non, non, non, non, non, ça doit passer le filtre. Ok, est-ce que ça sert mes intentions ? Non. Ok, peut-être qu'il faut que je le supprime, même si c'est un passage que j'aime bien. C'est beaucoup plus dans ce sens-là que j'ai écrit cette phrase-là. D'ailleurs, c'est dans l'épisode 23 où je parle de 50% des écrits sont inutiles et que c'est cool. C'est une phrase de David Eddings, j'en ai déjà parlé un peu plus récemment d'ailleurs, mais c'est extrêmement vrai.

Ouais, être auteur, c'est passer trois semaines sur la carte d'un continent que tes personnages ne visiteront jamais. Bon, ça, on vient d'en parler. Et alors là, je l'ai bien connu parce que j'en ai déjà raconté, mais l'histoire de faire 300 cantons pour en visiter qu'un dans l'histoire, on était sur de la très belle procrastination active parce que là, on n'était pas dans le truc vas-y, je crée un univers stylé et tout. On était sur OK, comment je peux perdre le plus de temps pour aller ne pas écrire sur tout ? Et là, on est vraiment dans le truc je cherchais des raisons de développer mon univers et je cherchais des raisons de ne pas écrire. Et donc, je faisais tout l'inverse de ce que je devais faire, à savoir écrire.

Clôture : osez écrire

Et être auteur, ouais, ça là, c'est vrai, je ne vous ai pas toutes lues du coup, mais être auteur, c'est répéter son interview chez Quotidien avant d'avoir fini le chapitre 2. Bon, ça, moi j'avoue, je le fais. Alors, chez Quotidien, je ne sais pas, mais sur les plateaux, tu vois, je m'imagine. Et là, raconter mon histoire, mon truc et tout, et c'est hyper motivant en vrai de vrai. Voilà, d'ailleurs, c'était dans l'épisode 13, dans la visualisation livresque. Désolé pour le baillement, signe que nous devons clôturer et écoutez, ce fut un plaisir d'enregistrer cet épisode. Je dois vous avouer que trouver un concombre restera dans les annales et je vais probablement me mettre à l'utiliser moi-même. Sur ce, je vous souhaite une très bonne journée, une très bonne soirée, bref, profitez bien et surtout, osez écrire. Merci. Merci d'être là, épisode après épisode. Si ce podcast t'inspire, t'aide ou te met du baume au cœur, t'abonner, mettre 5 étoiles et le partager, c'est le meilleur moyen de m'aider à toucher le plus de gens qui ont un livre en eux.

Parce qu'après tout, plus il y a de livres écrits et mieux le monde se porte. A très vite. Ose Écrire.