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Pochette de l'épisode 57 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 57SOLO19 OCTOBRE 202528 MIN

Qu'est ce que j'apprends sur moi ?

Clarté · Identitéintrospectiontransformation
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FACE A — LES 15 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

Le perfectionnisme tue plus de livres que le manque de talent. Encore une carte à terminer, une fiche personnage à compléter, une dernière recherche à faire : tant qu'un détail reste, tu ne commences pas. C'est la procrastination la plus élégante qui existe. Le vrai geste, c'est le lâcher-prise : commencer un chapitre sans savoir ce qui va s'y passer, parce que ton instinct sait déjà ce que ta tête comprendra plus tard. Dans l'épisode 57, je parle aussi de cette phrase de BB Jacques, « tout ça, c'est éphémère comme les doutes de la veille » : il y aura des moments où tu voudras tout envoyer valser, et ces doutes-là ne restent jamais. Ce qui reste, c'est la transformation que t'aura fait vivre le chemin. Avec une méditation devant le Mont Blanc et une plongée dans le tête-cœur-corps. À écouter là où tu écoutes tes podcasts.

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE

CAROUSEL À VENIR

Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Intro : ce que nous apprend la réussite des autres

Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans le 57e épisode d'Ose Écrire. Et aujourd'hui, on parle de ce que nous apprend la réussite des autres. Et on parle encore une fois d'une citation de bébé Jacques. Décidément, je l'adore. Sur ce, je vous souhaite une très bonne écoute et je vous dis à très vite. Moi, c'est Sam, Ybelion de mon nom de plume. Je suis écrivain, coach et j'accompagne celles et ceux qui veulent renouer avec leur rêve d'écriture. T'écoutes un podcast dont l'intention est simple. Te donner inspiration, outils, motivation, discipline. Bref, tout ce qui peut te permettre d'oser écrire. En gros, c'est un peu dans le titre. Ose Écrire. Coucou les amis, coucou. J'espère que vous m'entendez bien. Aujourd'hui, ambiance canapé. Pourquoi ? Je dirais plutôt, pourquoi pas. En tout cas, sachez que je suis extrêmement confortable là où je suis et que le plus grand risque de cet épisode, c'est que je m'endorme.

Une coachée pose le point final de son premier jet

Bref, j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui, j'ai plusieurs choses en tête qui me viennent au fur et à mesure que je commence à parler. J'avoue que comme d'habitude, j'ai pas tellement de sujets à part la vision que j'ai de ce podcast, dont l'objectif est que vous osiez écrire. Quelque part, tout ce qui est bon pour vous, pour vous pousser à oser écrire, me va. Donc on peut parler de plein de choses. La première chose de laquelle j'ai envie de parler, c'est j'ai ce matin une coachée qui a posé le point final à son premier jet. Et je sais que le coach doit se décorréler du résultat, mais je suis extrêmement fier d'elle. Et elle peut l'être aussi, bien évidemment. Et ça me touche de voir que, eh bien oui, ça marche aussi chez les autres. Je suis super content. J'ai hâte qu'après ces phases de réécriture personnelle, elle m'envoie le texte pour bétalir. Parce que je l'ai suivi d'un œil un peu lointain, évidemment.

Parce que c'est son livre, son histoire. Qui suis-je pour donner mon avis, surtout dans le processus de premier jet ? Mais maintenant, j'ai hâte. De découvrir. Et il y a quelque chose qu'il ne faut pas confondre dans ce monde des réseaux sociaux dans lequel on compare beaucoup.

Partager les victoires de quelqu'un, que ce soit moi pour quelqu'un d'autre, ou la personne en question qui partage sa victoire, ou même moi qui partage une victoire personnelle, ça n'a rien de négatif pour ceux qui écoutent ou ceux qui sont autour. Ça pourrait, voilà. Mais pas du tout. Moi, je trouve que quelqu'un qui partage une réussite, ça me donne encore plus envie de moi-même aller chercher cette réussite. quand j'avais pas encore écrit mon premier livre, quand je voyais quelqu'un qui avait réussi à le faire, alors après avoir travaillé sur moi, je vais pas mentir, ça a pas été automatique au début, mais à la fin, je me disais, ok, cette personne a réussi, ça veut dire que c'est possible. Donc pourquoi moi aussi, j'irais pas le chercher, ce truc-là ? C'est valable dans à peu près tout ce que nous offre la vie, c'est valable dans à peu près tout ce qu'offre la vie aux autres.

« Le perfectionnisme tue plus de livres que le manque de talent »

Voir quelqu'un réussir prouve que le chemin existe

Ça veut dire quelque chose, ça veut dire que oui, c'est possible. Donc il y a un chemin. Après, à nous de trouver notre chemin pour aller vers cette victoire. Mais c'est ça, ça veut dire que le chemin existe. Et je trouve ça absolument magnifique. Donc en fait, quand je vois quelqu'un réussir et arriver au point final de son premier jet, la seule chose que ça me donne comme information, au-delà de la fierté qu'elle peut en tirer, évidemment, c'est que c'est possible. Il y a un chemin vers ce truc-là. Et ça, c'est magnifique. Ça, c'est un vrai bon exemple. Ça, c'est inspirant. Ça, ça parle aux gens. Voilà. Donc, je la citerai pas directement, parce que je lui ai pas posé la question de savoir si je pouvais la citer directement dans un épisode comme ça. Mais elle en parle librement elle-même sur les réseaux. Donc, libre à vous de vous détecter un bon... un bon membre du FBI pour la retrouver.

Mais voilà. Voilà. Je suis ravi, j'ai hâte de découvrir. Et c'est hyper encourageant. Voilà. Si vous êtes dans une phase, là, en ce moment, où vous hésitez, où vous vous dites, ah, mais je suis peut-être pas fait pour ça, et en plus j'ai eu des périodes difficiles dans ma vie, et puis ce travail, et puis voilà, et puis machin, etc., etc. No panique. Vous voyez qu'il y a des gens à côté qui arrivent à organiser... Pardon. Qui arrivent à mettre de la clarté sur leur organisation, de la clarté sur leur alignement, sur leur identité, pour aller vers le rêve qu'ils ont. Donc, no panique. Respirez un grand coup. Et ensuite, osez écrire. Et si vous avez un quelconque blocage qui vous vient, vous savez où sont mes DM. Voilà. Cela étant dit, petite parenthèse, merci à vous qui commentez, merci à vous qui écoutez, merci à vous qui partagez, merci à vous qui mettez 5 étoiles, que ce soit sur Apple Podcast ou Spotify, je crois que c'est les deux seules plateformes qui le permettent.

Le premier mail d'une agente littéraire

Ça aide beaucoup, le podcast, et preuve en est que cette semaine, non, la semaine dernière, pour la première fois, j'ai reçu un mail d'une agente littéraire pour me proposer des auteurs et des autrices pour venir dans le podcast. J'ai été extrêmement touché, j'ai évidemment accepté, et j'ai très hâte de découvrir ces univers-là. Et je ne vous en dis pas plus, mais la vie est toujours bien faite, et la synchronicité parfois est absolument délirante. Donc c'est évidemment deux sujets qui me touchent, et j'ai hâte d'échanger avec les autrices en question, pour le coup, les premières. Et voilà, voilà, j'ai hâte. Donc je suis très content. Le podcast prend la direction que j'ai envie qu'il prenne. Un endroit inspirant, un endroit qui aide les gens à oser, et quelque part, ça atteint la vision que j'ai, qui est que plus il y a de livres qui sont écrits sur Terre, mieux le monde se portera. Voilà. J'ai aussi une citation à partager.

Alors, je vous ai déjà parlé de Bébé Jacques. J'ai cité plein de fois Bébé Jacques, qui est... Alors, il est rangé dans la catégorie rap, mais je trouve que ça ne lui correspond pas bien. Je trouve qu'il a un côté beaucoup plus poète. On sent que les mots ont une importance. La manière dont il résonne aussi. Il y a aussi beaucoup de sous-textes. Et ce qui m'impressionne dans ces chansons, c'est que je les réécoute très souvent, et il y a toujours une nouvelle phrase qui vient me frapper.

Alors, peut-être parce que la première fois, la deuxième, la troisième, la quatrième, je n'étais pas assez attentif. Ou alors, peut-être que c'est juste la vie qui, au jour où je réécoute cette chanson, met un spot sur un autre truc qui est important pour moi à ce moment-là. Et bam, la phrase me frappe. Et la phrase que j'ai entendue récemment, c'est « Tout ça, c'est éphémère comme les doutes de la veille ». J'adore. Déjà parce qu'il a ce bagou quand il prononce « comme les doutes de la veille ». Tu vois, je ne sais pas, il y a un truc que j'aime bien. J'aime bien le mot « avaler » un peu, tu vois. Et et j'adore cette phrase. Et elle est très simple. Et tu vois, tout ça, c'est éphémère comme les doutes de la veille. Et après, tu as plein d'interprétations. Tout ça, c'est quoi ? C'est quoi tout ça pour toi ? Et éphémère, ça veut dire quoi, éphémère ?

Et les doutes, c'est quoi tes doutes ? Bref, cette phrase m'a parlé parce que dans des situations en fait, j'allais dire d'entrepreneuriat comme je peux le vivre puisque je suis à mon compte. Mais en vérité, vous voyez, je peux tout de suite faire le parallèle avec l'écriture et dire dans des situations dans lesquelles on avance un peu seul. Voilà. L'écriture, vous le savez, mon avis, n'a pas besoin d'être solitaire. Typiquement, je suis quelqu'un qui accompagne les gens pour écrire, pour justement vaincre un peu cette solitude. Mais l'écriture, dans l'acte, reste solitaire, même s'il y a des gens autour. Et dans ces entreprises solitaires, qu'elles soient de type business ou de type rêve, accomplissement, bref, ce que vous voulez, dans ces entreprises solitaires, il y a toujours des moments de doute. Il y a toujours des moments où on a envie de flip the table, où on a envie de tout envoyer valser, où on a envie d'abandonner, on a envie de tout recommencer.

Et quelque part, j'aimerais bien vous dire qu'il y a juste à oublier, mais non, à mon sens, c'est que ça fait partie du processus. Dans une vidéo récemment sur un stage, je partageais que il n'y a pas de trésor sans carte au trésor et il n'y a pas de carte au trésor sans les obstacles que tu as sur cette carte. Donc quelque part, tu es obligé de passer. C'est sûr que tu vas passer par des moments de doute.

Les doutes font partie du processus

C'est ça qui fait aussi que le chemin est beau et que la transformation est là. Tout à l'heure, j'ai été pris d'un truc sur cette histoire de chemin. Je me dis, mais en fait, ce n'est pas de tenir mon livre entre mes mains qui m'a transformé, c'est tout le processus d'écriture qui m'a transformé. La prise de conscience a lieu au moment où je tiens mon livre, mais toute la transformation, elle a lieu avant. Et ça, c'est très touchant. C'est très touchant. et donc, oui, dans ces entreprises solitaires, on est confronté aux doutes. C'est évident qu'il y en aura, mais ça ne veut pas dire qu'il faut les subir. Voilà. c'est intéressant de prendre du recul vis-à-vis de ces doutes, de mettre en pause et là, de re-questionner un peu tout ce qui est important pour nous. À chaque fois qu'on a des projets, on a toujours des métriques qui nous drive. Je parle toujours du révélateur en écriture avec nos trois intentions, l'intention personnelle que tu as, l'intention qu'a le roman, l'intention que tu as vis-à-vis de tes lecteurs.

Et ces trois intentions sont des bouées auxquelles tu te raccroches quand tu es en moment de doute. Quand tu as envie d'abandonner ton projet, demande-toi pourquoi c'est important pour toi qu'il arrive au bout. Et là, tu diras, je ne sais pas, j'ai envie d'être fier et de tenir mon livre entre mes mains. J'ai envie de vivre un accomplissement fort. Bon, ça, ça te reconnecte. Ça te reconnecte à ton rêve. Et ça te fait avancer. Et c'est ça, c'est ça, c'est ça les intentions. C'est ces bouées-là qui servent quand il y a des doutes. Et c'est vrai dans à peu près partout. Si je prends le parallèle avec Ose Écrire, quand j'ai des doutes sur ce que je peux faire ou que j'ai envie de tout abandonner parce que, comme tout le monde, il y a des doutes, comme je disais juste avant, je me rappelle. OK, Sam, n'oublie pas que ce que tu as envie, c'est que le plus de gens possibles puissent vivre cette sensation de tenir leur livre entre les mains et cette prise de conscience de voir toute la transformation qu'ils ont vécu pendant leur processus d'écriture.

Et quand je me remets ça en tête, je ne peux pas ne rien faire, je ne peux pas me morfondre dans mon doute, je ne peux pas rester en inaction. Ça me pousse. Voilà. C'est ça, c'est l'émotion qui crée le mouvement. Là. Je me dis, je ne peux pas m'arrêter là. j'ai envie de continuer parce qu'il n'y a pas de il faut, je dois, machin. C'est j'ai envie d'y aller. J'ai envie qu'il y ait le plus de gens possibles qui puissent ressentir ça. Et donc là, tu te mets en mouvement. Et toujours, vous le savez, le mouvement crée l'émotion, actions cure fear, etc.

La prépa : douloureuse sur le moment, transformatrice après

Globalement, l'action est souvent la solution. quand elle est faite en conscience, évidemment, voilà, à court terme, l'action, l'action, l'action. Et quand même, quand tu prends une vision un peu plus macro, un peu plus moyen, à long terme, c'est quand même intéressant de se connecter à ces intentions dont je parlais avant. Parce que c'est ça qui fait qu'on n'agit pas dans le vide, tu vois, quand même. Voilà. Et donc, ces moments de doute sont éphémères. Voilà. Et donc, il y a plein de choses éphémères, comme les doutes de la veille. Finalement, dans cette citation, c'est ça qui m'intéressait le plus, c'est de dire, bon, les doutes sont éphémères. Les doutes ne restent pas. C'est autre chose qui reste. C'est comme, c'est marrant parce qu'on en a beaucoup parlé, je me rappelle aussi avec Élise, on en avait parlé, la prépa est, vous me direz, si vous êtes allé en prépa aussi, ça vous parlera peut-être, mais la prépa est un moment douloureux.

C'est-à-dire que, sur le coup, c'est pas le truc le plus agréable, tu vois. C'est pas super cool d'enchaîner des cours de maths, de physique, de SI, de français, bref, de tout, avec d'école, des DS le samedi matin et à peine une demi-journée pour se reposer parce qu'après, il faut tout préparer pour le lundi d'après, tu vois. mais, mais, quand je sors de tout ça et que tu regardes le truc, là, tu fais putain, waouh, ça m'a transformé. Et aujourd'hui, sans la prépa, je serais pas la moitié de l'homme que je suis. Donc, quelque part, ça m'a apporté beaucoup de choses et c'est magnifique. Et d'ailleurs, ça, on en avait beaucoup parlé aussi avec Théo, je crois. Alors, soit dans ce podcast, soit dans celui du colloque d'ingé, mais la prépa amène tellement de choses, amène tellement de choses, comme toutes les épreuves et comme toutes les choses qui demandent du travail, de la discipline, etc.

Impératifs et temps libre : où placer l'écriture

Bon, voilà, il s'agit toujours pas de mettre au centre seulement le travail. Le travail, vous voyez, à chaque fois, je parle de temps impératif et de temps libre. Et pour moi, quand vous êtes, je le remets, je le réintègre dans une démarche d'aller écrire le livre dont on rêve. Quand on est dans une démarche d'aller écrire le livre dont on rêve, ce qui est intéressant, c'est de travailler sur le temps libre parce que les impératifs, vous ne les changerez pas. Je les répéter souvent, je le répète. Mais dans les impératifs, moi, je mets absolument la santé, le sport, bien manger, bien dormir, etc. Pour moi, ça, c'est des impératifs sans lesquels c'est difficile. Et donc, la valeur travail que tu as quand tu cherches à aller atteindre un rêve, pour moi, elle ne prévaut pas sur ces impératifs de santé. Donc, il ne s'agit pas de sacrifier, par exemple, sa nuit pour écrire son bouquin.

Le caillou dans la chaussure

il s'agit plutôt de se demander, au regard de ma journée, à quel moment je peux écrire. Et dans ces moments-là, comment je me sens ? Qu'est-ce qui fait que je n'arrive pas encore à aller écrire aujourd'hui ? Tout ça, je peux vous le dire, je peux vous poser la question comme ça. ça ne fera effet que si vous-même, à un moment, vous acceptez d'aller vous confronter à ça. Alors, soit vous y arrivez tout seul, soit vous venez me voir et dans la démarche de coach, vous verrez que je commencerai à être agaçant parce que je vais toucher des endroits où ça gratte. Vous aurez envie de partir. et c'est justement le bon signe qu'on commence à toucher du doigt le caillou dans la chaussure. Et c'est que quand on a la force de retirer ce caillou et de le bazarder, qu'on peut se remettre à avancer sereinement. Ce que marchait longtemps, comme est le processus d'écriture d'un livre, avec un caillou dans la chaussure, eh ben vas-y, bon courage mon frérot, ma soeurette, je te jure que ce n'est pas facile.

Vous avez déjà fait de la rando avec un caillou dans la chaussure, c'est insupportable. Voilà. Voilà. Toute la digression qu'on peut faire autour de tout ça, c'est éphémère comme les doutes de la veille. Putain, j'aime trop son accent. J'essaierai de vous retrouver, je ne sais plus laquelle chanson c'est là.

Qu'est-ce que j'ai d'autre à vous échanger ? Ah tiens, ça peut être marrant de parler de ça. Ouais, ça peut être marrant. J'ai... Le week-end dernier, je bouge beaucoup en ce moment, je suis à Lyon, pas à Lyon, etc. Bref, je bouge, voilà, de manière aléatoire.

La mer de nuages devant le Mont Blanc

Je suis allé me balader et je me suis retrouvé face au Mont Blanc. Alors, ambiance très particulière parce que, et vous verrez, le rapport avec l'écriture viendra après, situation très particulière parce que il faisait très moche quand on était au niveau de la mer. Et en fait, quand on montait, on passait la barrière de nuages et là, on se retrouverait plein soleil, mer de nuages, Mont Blanc qui sort. Se tomber, c'est absolument magnifique. Et si je parle de ça, c'est parce que je me suis posé face à ce Mont Blanc, face à cette mare de nuages et petite méditation active un peu, tu vois. Tu fermes les yeux, tu respires, tu ouvres, tu regardes, voilà, tu te connectes juste aux sensations qui viennent et c'est une démarche de lâcher prise. Et justement, c'est ça qui m'a marqué, c'est ça qui m'a marqué.

J'ai eu un flash d'une image que je vois souvent. À quel moment je la vois souvent, cette image ? Et c'est simple parce que c'est celle, en fait, c'était voilà, la mer de nuages et l'espace infinie au-dessus de cette mer de nuages. Cette image, l'autre endroit où je la vois souvent, c'est quand le soir, parfois avant de m'endormir, je fais des exercices de méditation et dans ce processus, à un moment, je lâche prise et là, c'est comme si je voyais un petit bonhomme sortir d'une mer de nuages et être dans une espèce d'infini espace dans lequel il a totale liberté de mouvement. et je me suis connecté à ça. Je me suis dit putain, c'est dingue. En fait, cette image de lâcher prise, elle est partout et ça te reconnecte à ce lâcher prise. Et le lâcher prise est extrêmement important, à mon sens.

Surtout, dans des démarches artistiques comme l'écriture d'un livre. À plusieurs égards, à plusieurs endroits, à plusieurs moments et peut-être presque à tous, parfois. Il ne s'agit pas d'être un écrivain jardinier ou un écrivain architecte. Simplement, si vous n'êtes pas dans une démarche de lâcher prise, vous êtes, à mon sens, dans une démarche de perfectionnisme. Et donc, on ne commence jamais. On n'écrit jamais ce mot-là. Voilà. Le perfectionnisme tue bien plus de livres que le manque de talent. est-ce que à un moment, il faut accepter de lâcher prise sur ce dernier petit détail, sur cette dernière petite info, sur ce dernier dessin, sur cette dernière carte, voilà, sur cette dernière incertitude. Il faut se lancer dans le processus d'écriture. Et c'est que en se lançant dans le processus d'écriture que la vérité nous apparaîtra. Alors, dit comme ça, ça fait un peu ésotérique, ça ne fait pas très rationnel et ça m'étonne presque et je pense que ça étonnerait presque le Sam de il y a deux ans de s'entendre dire ça.

Mais le Sam de il y a deux ans, il n'avait pas compris ce qu'était le lâcher prise. Il était dans le perpétuel contrôle et dans le perpétuel je dois comprendre tout ce qui se passe.

Et en fait, quand tu écris en lâchant prise, quand tu admets, par exemple, que tu ne sais pas très bien ce qui va se passer dans ce chapitre-là, mais que tu commences quand même à l'écrire, tu te rends compte que ton inconscient, il sait. Ton instinct, il sait. Ton instinct, il est en avance sur ta tête. Il capte toujours des choses que ta tête capte toujours après.

Et donc, ça marche typiquement sur ça. C'est vrai aussi sur les doutes dont on parlait avant. À un moment, lâcher prise. Ah oui, le doute existe. Ok, il ne quittera pas à part si je me mets à agir. Bon, je lâche prise sur le doute. Je ne vais peut-être pas essayer de chercher à le comprendre. Et ça, c'est important parce que dans la démarche de coaching, par exemple, parfois, il y a des choses qu'on ne comprend pas. Mais à la fin, on est à l'aise avec ça. On se dit, ah mais en fait, je me sens bien là. Je me sens en énergie. Je n'ai pas besoin de comprendre ce truc-là. J'ai juste eu besoin de comprendre l'émotion qu'il y avait derrière. Quelle valeur ça venait toucher chez moi. Mais après, comprendre pourquoi telle personne a fait ci ou pourquoi je suis comme ça, etc. etc. Ce n'est pas forcément nécessaire. Et parfois, même, ça sort du cadre du coaching.

Et là, on se retrouve plus dans le cadre de la thérapie. Et ça, c'est avec un psychologue ou un psychiatre. Enfin, voilà. Lâchez prise, donc. Lâchez prise, lâchez prise. C'est vrai aussi, par exemple, dans une étape avec les bêtas lecteurs. Bon, quand on reçoit les premiers commentaires, ah, l'ego qui pique. Voilà. Mais pareil, lâchons prise. Si on a fait le travail en amont, de premier jet, de relecture, de réécriture, puis qu'on a fait aussi le travail de dire, bon, ok, je mets quel cadre à mes bêtas lecteurs ? Hop, ils sont dans le cadre. Acceptons, lâchons prise sur la forme que peuvent prendre les commentaires. Et surtout, gardez à l'idée que c'est vous l'auteur, vous faites ce que vous voulez. Donc, les bêtas lecteurs, ils sont là, ils sont gentils, ils nous lisent. Voilà. Et par contre, c'est libre à l'auteur d'accepter ou non, finalement, les changements. Je le dis aussi bien pour moi que pour ceux que je bêtalis.

Tête, cœur, corps : lequel décide chez toi ?

Voilà. Oh là là. Petite gorgée que je n'ai pas prise depuis le début. Bref, cette histoire de lâcher prise, ça renvoie à quelque chose dont je parle assez souvent aussi qui est le tête-coeur-corps. Une manière de voir la vie, un outil de coaching dont j'ai oublié le nom, mais je l'utilise très bien, donc il n'y a pas de problème. Voilà. J'oublie le nom, ce n'est pas grave. Tête-coeur-corps. Toujours s'interroger, c'est intéressant de s'interroger sur, ok, lequel est le plus fort chez moi de par, par exemple, ma construction d'éducation et lequel est le plus fort chez moi de manière naturelle. Par exemple, je prends mon exemple puisque c'est celui que je connais le mieux.

Naturellement, je suis quelqu'un de très instinctif, mais par construction d'éducation, par étude, par ingénierie, je suis quelqu'un de très tête. Bon, voilà, c'est-à-dire que j'ai passé ma vie à me demander mais putain, je ne comprends pas comment fonctionne mon système de décision. En fait, c'est parce que j'étais que dans mon truc de tête alors qu'en fait, je prenais toujours des décisions à l'instinct. Donc forcément, avec mon regard de tête, j'étais là mais putain, je ne comprends pas comment je fais. Et donc très souvent, ce que je faisais, c'est que quand il y avait un choix fort à faire, instinctivement, j'avais la réponse qui me popait dans la tête. Donc je savais très bien ce que j'avais envie de faire, ce que j'avais besoin de faire, ce que je sentais qu'il fallait que je fasse. Que ça soit bien, pas bien, une erreur, pas une erreur. Instinctivement, je sentais qu'il fallait que je fasse quelque chose.

Sauf que comme j'étais construit très tête, je ne prenais pas cette décision tout de suite. Et pendant tous les mois qui allaient suivre, j'allais moi-même chercher des arguments et une construction rationnelle et argumentée avec ma tête pour arriver à la même décision. Bon, ok, j'avais perdu du temps en gros. Et donc, toute la formation de coaching et tout le travail que je fais aussi avec les auteurs que j'accompagne, tout le travail que je fais plutôt quotidiennement maintenant, vient m'aider à me connecter à mon instinct. Et ça, c'est extrêmement puissant. Donc ça peut être intéressant pour vous de voir ok, c'est quoi ? Plutôt tête, plutôt cœur, plutôt corps. ça vous donnera aussi des indices sur les métriques à les interroger. Ça, c'est pareil, je vous donne des clés.

Le monde des trois peuples : une idée offerte

J'espère que vous pourrez les utiliser. Si jamais ça vous touche et que vous sentez qu'il y a un truc à creuser, pareil, vous venez me voir et on va creuser un peu ces trucs-là. C'est toujours hyper intéressant, moi ça me passionne. Voilà. Et d'ailleurs, ça m'a inspiré une histoire, je finirai peut-être sur ça. Ça m'a inspiré une histoire qui était, j'aurais bien imaginé un monde, un monde où il y a trois peuples, un peuple tête, un peuple corps, un peuple cœur et chacun s'imbrique, donc chacun a des dynamiques différentes et je pense que ça serait intéressant de mettre dans cet univers-là la question de c'est quoi être heureux ? Et peut-être que la tête, le cœur et le corps auraient tous les trois des réponses différentes, tous les trois ne seraient pas d'accord, donc peut-être qu'ils se feraient la guerre, mais dans le fond, on sait bien qu'en fait c'est un équilibre des trois. Tu ne peux pas être que sur l'un et oublier les deux autres.

C'est un putain de trépied et tu retires deux pieds, ça ne tient pas debout quoi. Pareil si tu en retires un. Donc il faut toujours jouer avec les trois, il faut pardon. C'est toujours intéressant de jouer avec les trois. Mais je ne sais pas, je trouve que ça serait cool d'explorer cette thématique du bonheur finalement, d'être heureux ou en tout cas de ne pas être malheureux vis-à-vis de trois peuples qui représentent la tête, le cœur et le corps. Voilà. Et alors bon, je dis ça et en même temps, Legends of Karnoa, Les Trintes éterrées, mon premier livre, La Sourde Alliance, le deuxième qui sort bientôt, en fait, c'est déjà un petit peu ça. parce que les baires sont en fait très têtes, très rationnelles et les boules sont très corps, très instinctifs, très impulsifs. Le cœur là-dedans est un peu partout, dans chacun sa manière de gérer les émotions. Mais le livre interroge des achats.

Putain, je prends conscience de ça en vous parlant en direct. C'est dingue. Enfin, je savais qu'il y avait cette opposition, mais tu vois, je ne l'avais pas relié à mon idée. Bon, voilà, bref, si cette idée vous a inspiré, libre à vous de vous en servir. Les idées sont libres de cours, de toute manière. Donc, rien que ce que je peux dire là fait foi devant le juge. Et au-delà de ça, au-delà de ça, toutes les idées existent, mais pas écrites par vous. Votre plume est unique, votre histoire de vie est unique, vos études, tout ce que vous avez fait vous rend unique et fait que la seule personne capable de raconter l'histoire dont vous rêvez, c'est vous. Et si vous ne le faites pas, personne ne le fera. Sur ce, je vous souhaite une très bonne journée, une très bonne soirée, un très bon goûter. Bref, comme d'hab, vous avez compris. Je vous fais des bisous les copines et les copains.

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UN AU HASARD, ET LES DEUX D'À CÔTÉ

Ose Écrire, épisode 118

ÉPISODE AU HASARD · N°118

Mon monde magique est un chou romanesco

Épisode 118. Tout part d'une sieste de deux heures qui me laisse l'impression de ne plus savoir parler, et d'un commentaire de Cynthia qui compare Serena à une aubergine. On parle de vos retours de la semaine : la théorie papillon « capillotractée mais pas impossible » de Jules, le sourire de Naomi aux inconnus, ma supposée ressemblance avec Mr V, et la juste longueur d'un chapitre selon Emily. On évoque cette question devenue obsédante, si tu étais un légume tu serais lequel ? Et pourquoi je me verrais bien en tomate ou en chou romanesco fractal. On aborde le RÉVÉLATEUR déroulé en direct sur une saga de fantasy peuplée de légumes : le trio d'intentions, le lectorat visé, le message du roman, la manière de raconter. On découvre Hervé le Navet, héros banal qui ose changer de vie, son échalote qui relève tout, Poivron le méchant à double visage, le roi Brocoli et la reine Ciboulette, les gardiens Citrouille, Potimarron et Patisson, les guerriers Estragon et Artichaut, Piment le bouffon et Chou Romanesco le commanditaire secret. On découvre enfin pourquoi explorer une idée farfelue m'a fait passer de l'énergie basse à l'énergie haute, et pourquoi les étiquettes qu'on nous colle ne valent jamais celle qu'on choisit de porter.

Toi aussi, tu as un livre qui attend ?

Cet épisode parle de rythme, d'identité et d'intention : les trois clartés au cœur d'Ose Écrire. Si tu veux poser les tiennes, c'est par ici.

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