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Pochette de l'épisode 107 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 107AVEC INVITÉ29 AVRIL 202643 MIN

De "je sais pas faire" à son premier roman - Discussion avec Anaïs

Clarté · Identitécoachingtransformation
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FACE A — LES 20 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

Qu'est-ce qui te manque vraiment pour commencer ?

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

Anaïs avait son histoire en tête depuis des mois. Elle avait même déjà essayé d'écrire, quelques mois plus tôt, et avait vite lâché. Son blocage tenait en trois phrases qu'elle répète encore dans l'épisode : je ne sais pas comment m'y prendre, je ne sais pas faire, je n'ai pas appris à faire.

Autour de ça, quarante mille questions. Par quoi commencer, comment découper les chapitres, ce que les gens vont en penser. Toute cette réflexion en amont l'empêchait simplement d'aller voir où l'histoire menait.

Ce qui a basculé n'a rien d'une méthode. Dès notre première visio, j'ai cru à son histoire plus fort qu'elle. Elle le dit mieux que moi : voir quelqu'un y croire tout de suite lui a fait poser une autre question, qu'est-ce que j'ai à perdre. Elle a commencé la semaine suivante.

Onze mois plus tard, elle posait le point final de son premier roman. Entre les deux, il y a eu un cadre d'écriture qui ne tenait pas et un autre qui a tenu, une petite voix qu'on a appris à écouter au lieu de la faire taire, et une pause décidée avec une date de reprise plutôt qu'un abandon.

Elle raconte aussi ce que l'écriture lui a apporté ailleurs que sur la page, dans une période de reconstruction après un deuil.

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE — CLIQUE UN SLIDE POUR L'AGRANDIR

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Et sur les discussions, il arrive même que les voix se mélangent. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Tu cherches un passage précis ? La table d'écoute passe les transcripts de tous les épisodes au peigne fin.

Une coachée raconte son année d'écriture

Ybelion — Yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans l'épisode 107 d'Ose Écrire, et celui-là est vraiment particulier. C'est un enregistrement que j'ai fait avec Anaïs, une personne que j'ai accompagnée de A à Z dans l'écriture de son premier roman. Elle a gentiment accepté de témoigner de son expérience d'Ose Écrire, et m'est avis que ça vous inspirera vous aussi. Je vous souhaite une très bonne écoute et je vous dis à très vite. Moi c'est Sam, Ybelion de mon nom de plume. Je suis écrivain, coach ICF, et j'ai créé Ose Écrire, un accompagnement pour celles et ceux qui veulent enfin accomplir leur rêve d'écrire un livre. Ce podcast a la même intention, c'est ton rendez-vous inspiration, discipline et passage à l'action. Et si ça te parle, abonne-toi, mets 5 étoiles et partage autour de toi, parce que plus il y a de gens qui osent, plus d'autres oseront à leur tour. Allez, c'est parti, et bonne écoute. Non, on va commencer simple. Comment tu te présenterais, Anaïs ?

Anaïs, lectrice bien avant d'être autrice

Anaïs — Je suis une femme de 35 ans. Je suis une femme de 35 ans, comme tout le monde, j'ai envie de dire, avec une vie avec ses hauts, ses bas. Et je suis une personne qui a un grand amour de la lecture depuis l'enfance, qui a beaucoup été inculquée par ma mère, qui était aussi une grande lectrice. Et je me suis lancée sur le Booksta il y a un peu plus de deux ans pour parler justement de mes lectures. Parce que je me suis assez rapidement rendue compte que beaucoup de gens lisaient et n'en parlaient pas forcément. On n'en parlait pas forcément. On avait l'impression un peu que la lecture était devenue un peu taboue, un peu... Un peu... Ouais, je lis en cachette parce que c'est plus dans l'ordre du temps. Aujourd'hui, on est plus sur les écrans, etc. Et la lecture passait beaucoup au second plan. Et du coup, moi, j'avais besoin de partager, en fait, partager mes lectures. Donc, je me suis lancée dans cette belle aventure. Alors, comme dans tous les réseaux sociaux, il y a à prendre et à laisser. Mais ouais, j'étais à la base une très, très grande lectrice. Et après, au fil du temps, au fil des discussions avec des personnes que j'ai pu rencontrer, j'ai eu l'envie. L'envie et les idées plus que l'envie au départ de me mettre moi-même à l'écriture. Avec beaucoup d'hésitation. Parce que peu de confiance, c'est qu'on se dit toujours, c'est pour les autres. Et ouais, il y a eu pas mal d'hésitations. Mais il y a aussi beaucoup de choses qui m'y ont poussé. Et puis, mais le démarrage seul, il était compliqué.

« J'y ai cru avant elle »

Bookstagram, ou la lecture qu'on cache

Ybelion — Alors évidemment, je te laisse libre de partager ce que toi, tu as envie de partager. Je dirais être personnel sur cette aventure. Avant qu'on commence à travailler ensemble. Parce que ce qui est marrant, c'est que je me rappelle très bien comment on s'est rencontrés. On s'auto-suivait depuis un moment. Et puis, je ne sais pas pourquoi. Alors d'habitude, j'envoie quasiment un message à tout le monde, tu vois. Toi, je ne l'avais pas fait. Et je me rappelle que tu avais répondu à un petit sondage sur Instagram. Avec, je crois que c'est la question était littéralement genre, est-ce que vous avez le rêve d'écrire un livre, tu vois. Et je me rappelle que tu avais répondu à ça et qu'on avait commencé à échanger à partir de là. Donc tu vois comme quoi parfois les algorithmes, il y a du bon, tu vois. Parfois, le hasard des stories fait de belles histoires. Où est-ce qu'il en était ton rêve d'écrire à ce moment-là, avant qu'on commence à discuter tous les deux ?

Pas un rêve d'écrire : un besoin d'écrire

Anaïs — J'avais des idées en tête. Je pense que ce n'était pas forcément le rêve d'écrire, c'était peut-être le besoin d'écrire. J'avais des idées en tête que j'avais essayé de mettre en place quelques mois auparavant. Ça n'avait pas fonctionné. J'avais vite lâché. Certainement parce que je ne savais pas comment m'y prendre. Parce que je ne savais pas par où commencer. Je me disais que ce n'était pas pour moi forcément. Mais je savais qu'au fond de moi, il y avait effectivement ce besoin d'extérioriser. Et que l'écriture pouvait être un exutoire.

Ybelion — C'est intéressant. Tu amènes cette idée que tu t'es déjà plus ou moins confronté à l'exercice. Si tu devais me partager peut-être les deux ou trois points vraiment les plus bloquants. Et qui t'ont parlé aussi après quand nous, tous les deux, on a commencé à échanger. En me disant qu'effectivement, c'est ces points-là sur lesquels j'aurais envie de travailler pour aller chercher ce besoin. Quelque part.

« Je ne sais pas faire » et 40 000 questions

Anaïs — C'est un peu le temps aussi de me dire. Je ne sais pas comment m'y prendre. Je ne sais pas faire. Je n'ai pas appris à faire. Il y avait ça. Il y avait le problème de confiance en moi. Et aussi un peu le regard des autres en disant, si j'écris, qu'est-ce que les autres vont en penser ? Etc. Et si je devais en dire un troisième, peut-être le fait de me poser 40 000 questions. De ne pas me dire, va et tu verras où ça mène. D'être beaucoup trop dans la réflexion. Dans se dire, pourquoi tu fais ça ? Et qu'est-ce que les gens vont en penser ? Et qu'est-ce que tu veux en amener ? En plus, tu ne sais pas faire. Par quoi tu vas commencer ? Par quoi tu vas finir ? Comment tu vas faire pour couper tes chapitres ? Il y avait 40 000 questions qui trottaient dans la tête. Et du coup, je ne savais pas comment y aller.

Ybelion — Ça me fait sourire ce que tu partages. Parce que c'est vraiment... C'est fou à quel point ces questions-là, elles sont... On pourrait faire un guide des 40 000 questions que l'auteur se pose avant de commencer. Et qui serait peut-être... À chaque fois, la réponse serait toujours peut-être... Ok, mais toi, tu as envie de faire quoi ? Et qu'est-ce qui t'empêche de le faire ? Et là, tu tombes sur les vrais sujets, effectivement, que tu as pu amener de confiance, de regard des autres, de ne pas savoir par quel chemin passer et comment construire tout ça. Et donc, naturellement, ce que j'ai envie de te demander, c'est... Tu as toutes ces questions. Et à un moment, c'est quoi ton déclic qui te fait genre... Ok, j'y vais. Ok, j'y vais. C'est pas grave, j'y vais.

Le déclic : quelqu'un y croit plus que toi

Anaïs — Je pense que c'est la toute première visio qu'on avait faite. Fin juin. Non.

Ybelion — Je crois que c'était fin juin, ouais. Ouais, fin juin, puisqu'après, on a commencé en début juillet 2025, du coup. Je crois que c'était fin juin.

Anaïs — Ouais, ça doit être ça. Et en fait, dans discuter déjà, je voyais que mon... Au fond de moi, le projet, il était... Enfin, le projet... Les idées étaient là. L'histoire, j'avais déjà une grosse partie de l'histoire. Donc, je pense que ça a été un déclic. Et ça a été un déclic aussi de voir que tout de suite, tu y as cru plus que moi.

Ybelion — Ça, c'est effectivement...

Anaïs — Ouais. Effectivement. Ouais, dès le départ, j'ai... Sur cette visio, j'ai senti une énergie. Et je pense que c'est aussi pour ça que ça a bien fonctionné. Et ouais, j'ai senti... Tu y croyais plus que moi-même à mon histoire. Et je me suis dit, bah... Qu'est-ce que t'as à perdre, au final ? Qu'est-ce que t'as à perdre ? Au pire, ça marche pas, ça marche pas. Mais... Tentons. Tentons l'aventure.

Ybelion — Et ça a marché.

Anaïs — Et ça a marché.

Ybelion — Finalement. Et tu vois, c'est vrai. Je le... Il y a plusieurs choses sur lesquelles je peux rebondir pour donner un peu de contexte. Mais effectivement, la première visio que je fais avec les gens, qui est toujours offerte, en fait, parce que je peux pas travailler avec quelqu'un si je les ai pas vus en face et si je sens pas son énergie, elle est là pour déjà retirer tout le brouillard, tu vois. Parce que, en fait, tout le brouillard des questions que tu pouvais te poser sur cette première visio, je pourrais pas m'en rappeler. Je me doute comment ça s'est passé. T'as dû me dire qu'effectivement, mais est-ce que les chapitres, est-ce que mon histoire plairait, etc., etc. Et puis, en fait, tu retires tout le brouillard de ces questions et t'identifies que derrière, t'as toujours ces... Je parle toujours des trois piliers, tu vois. Les intentions qui sont pas forcément totalement claires. Le rythme sur lequel t'es pas au clair aussi, avec lequel t'as envie de fonctionner. Puis on entend des méthodes secrètes un peu partout, donc c'est difficile de trouver la sienne au milieu de tout ça. Et puis après, la posture d'auteur, tu vois, que tu t'autorises pas forcément au début. Et effectivement, la première fois que je t'ai vue, je savais très bien que tu portais une histoire que déjà, t'étais la seule à pouvoir écrire. C'est ça, moi, qui me touche le plus en écriture. Je voyais que t'avais des peurs, mais que t'avais le courage de les affronter parce que déjà, tu m'en parlais. Et ça, c'est peut-être quelque chose qu'on sous-estime. Mais quand on ose parler de ces peurs, déjà, ça en dit long sur est-ce qu'on aura le courage de les traverser. Et ça a pas manqué. Tu les as toutes traversées une à une, et ce lâcher prise dont t'as fait preuve au début, il est top. De toute façon, je te l'ai déjà dit beaucoup de fois, mais ouais, c'était... Je me rappelle bien de ce début à un moment... Allez, c'est bon, j'y vais. C'est fou. Et comment tu décrirais... Là, je vais te laisser un peu libre champ. Comment tu décrirais, toi, finalement, une fois qu'on a commencé jusqu'à la fin, comment tu décrirais l'accompagnement ?

Des coups de pied au cul (et pourquoi ça marche)

Anaïs — C'est... Je pense que c'est... Je vais réutiliser un terme qu'on a beaucoup évoqué dans les coachings, que c'était un peu... un peu des coups de pied au cul, en fait. De... Quand il y a un coup de mou, etc., c'est de se... de se dire, ben... Indirectement, je dois rendre des comptes à quelqu'un. Moi, qui ai un côté... Qui ai un côté assez scolaire. Oui, encore. Le fait d'avoir quelqu'un qui... Même... Même, voilà, si... J'ai envie de dire, si je te disais... Si je te disais aujourd'hui, j'ai pas écrit, t'allais pas me taper sur les doigts non plus. Si je te le faisais pendant trois semaines, tu te serais peut-être dit, là, à un moment donné, bouge-toi un peu. Mais... Mais, ouais, le fait de... Limite de faire des comptes rendus, entre guillemets, quasiment journaliers, quand j'étais vraiment dans la phase de premier jet, ça me mettait un coup de pouce en me disant, tu peux pas lui dire que t'as écrit dix mots aujourd'hui, c'est pas possible. C'est pas possible. Donc... Donc, il y a eu ça qui a pas mal joué. Après, effectivement, au fil des coachings, j'ai aussi su mettre une discipline, un cadre qui me convenait. Parce qu'on en a essayé, on va dire qu'on en a essayé deux, parce que le premier n'a pas abouti. Mais assez rapidement, effectivement, j'ai réussi à trouver un cadre, la manière dont moi, j'avais besoin, en fait, d'écrire, avec, effectivement, cette sensation de... de prendre rendez-vous avec moi-même, effectivement, tous les matins. C'était... Voilà, c'était... C'est rapidement devenu un rituel. Je pense qu'on dit souvent qu'il faut 21 jours pour en créer une habitude. Et ça a un peu été ça. J'irais même pas 21 jours, parce que j'ai rapidement pris l'habitude de respecter, effectivement, ce cadre, ce qui ne m'a pas empêchée d'en sortir parfois. Quand l'envie était là, ça m'est arrivé de faire des sessions en dehors de ce que je m'étais programmée, de temps en temps, dans des lieux différents de ce que j'avais l'habitude. Mais, effectivement, le fait d'avoir un cadre, on a posé ensemble, puisqu'on l'a réfléchi quand même ensemble, même si, au fond, j'avais déjà, je pense, l'idée derrière moi, mais comme dans beaucoup de choses, j'avais besoin de validation. Donc, ça, je pense que ça a fait beaucoup de bien. Après, il y a eu tout... Le fait que, dès qu'il y a une peur, en fait, je ne suis pas restée seule avec ma peur. Ou alors, très peu de temps, parce que, derrière, il y a un message ou même des fois où on n'a pas forcément un coup de mou, mais où on est un jour un peu moins bien et que tu reçois un message en disant, bah, allez, vas-y. Et forcément, du coup, on a envie d'y aller un peu plus. Ça stimule. Ouais, voilà. C'est peut-être ça, entre guillemets, si je dois résumer en un mot. Pour moi, c'est une stimulation, en fait, de me dire, bah, vas-y. Il y a quelqu'un qui y croit, qui y croit, donc tu peux y croire aussi. Donc, je pense que ça... Ouais, ça a été un bon moteur et effectivement, au fil des coachings, les peurs... On va dire qu'elles se sont envolées. Elles ont... J'ai trouvé des solutions... On m'a trouvé des solutions pour les contrer, pour essayer de faire changer la petite voix. La fameuse. La fameuse petite voix qui était très négative, effectivement, au départ, qui a bien évolué aussi, parce que moi, j'ai bien évolué, mais je pense que la petite voix a bien évolué. Également. Et tout ça, ça m'a aidé, effectivement, à lever les blocages et à prendre confiance en moi et en ce que je faisais. Donc, ouais, ça... Je l'ai beaucoup perçu comme ça, en fait, plus comme une stimulation et comme... Ouais, comme le... Ouais, bah, vas-y, tu dois rendre des comptes et... Et ne déçois pas. Je pense qu'il y a un petit peu de ça aussi. Ne déçois pas la personne qui t'a permis d'en être là et... Crois en toi. Tu peux pas décevoir derrière. Donc, du coup, ça... Ça m'a boosté. Après, je sais qu'il y en a, ça peut freiner, mais moi, c'est... Bah, c'est ce que j'avais besoin, en fait, c'est plus simple.

Ne plus rester seule avec sa peur

Ybelion — Et... Alors, moi, j'y ai repensé un peu avant qu'on échange. J'ai trois moments qui m'ont marqué, tu vois, dans l'accompagnement, je dirais. Mais je vais pas t'influencer. Je vais d'abord te demander, toi, peut-être, le ou les, si t'en as, que c'est libre à toi, le plus marquant. Tu vois, c'est quoi qui te marque le plus dans ce... ce parcours et cette transformation que t'as vécu.

Anaïs — Je parlais forcément de la première. La première, ouais. La toute première, parce que... c'est ce qui a un peu été aussi mon déclencheur. Donc, ouais. Il y a... Euh... Après, je pense que celle du révélateur aussi. Ouais. Je pense que c'est la deuxième. Parce qu'effectivement, on a... C'est là où on a vraiment mis les mots sur tout ce que je voulais. Sur tout ce que je voulais... Sur... Sur mon histoire, en fait. Sur mon... Sur mes intentions. Sur... Sur ce dont je voulais parler. Un peu aussi comment je voulais m'y prendre, notamment avec... Voilà, si je voulais écrire au présent. Etc. Donc, je pense que ça aussi... Euh... Je pense que là, elle s'appelle pas révélateur pour rien. Je veux dire.

Ybelion — Effectivement.

Anaïs — Donc, euh... Donc, ouais, il y a eu ça. Et après, alors, je sais plus, c'était... Sur quel sujet, exactement. Euh... Mais c'est aussi la fois où... Euh... où... Où tu m'as fait parler à la place de la petite voix. Hum. Voilà. Je sais plus sur quel sujet on était au départ,

Parler à la place de la petite voix

Anaïs — euh... Cette fois-là. Mais, euh... C'est vrai que l'exercice qu'on a fait, euh... Il a été intense. Et... Ouais, il a été très intense. J'ai eu du mal à la récupérer, celui-là.

Ybelion — Je me rappelle que... Qu'elle a...

Anaïs — Ouais. Je pense que, ouais, si je devais en choisir trois, c'est ceux-là, je pense.

Ybelion — Il y a... Effectivement, je me rappelle... Tu vois, là, faudrait que je re-regarde aussi les résumés que je t'avais fait parce que je me rappelle plus exactement sur quel sujet on travaillait. Mais je me rappelle que cet échange avec la petite voix où, justement, je te l'avais fait l'incarner, quelque part, ça avait été... Euh... Ça avait été intense et efficace aussi. Faudrait regarder avec le... Avec le nombre de mots que t'avais écrits. Est-ce qu'il y a une corrélation ou pas ? Je serais pas étonné que t'aies eu un regain de... Un regain de boost juste après. Euh... Faudrait que je regarde. Et moi, pour te faire le partage... Euh... Alors, évidemment, le début m'a marqué parce que, en fait, au début, et... Je... C'est quelque chose que j'ai assez de mal à décrire, mais c'est vraiment... Je vois un potentiel et, effectivement, t'as cette sensation de... D'avoir beaucoup plus confiance en la personne que la personne en elle-même. Euh... Et... Et donc, je prends le temps aussi de te remercier de m'avoir fait confiance sur ça parce que tout le monde le fait pas. Euh... Il y a des gens chez qui je vois le potentiel qui décident de pas travailler ou... Avec moi, en tout cas. Et... Et bah, c'est la vie, tu vois. C'est... Ça, c'est mon travail à moi d'apprendre à lâcher prise. Je pourrais pas sauver tout le monde ou je pourrais pas aider ou accompagner tout le monde parce que, en vérité, je t'ai pas sauvé. Je t'ai juste appris à utiliser tout ce que t'avais déjà en toi. Euh... Donc, merci de m'avoir fait confiance. Euh... Je pense que la séance révélateur, elle me... Elle me marque toujours parce que, en fait, c'est une suite de questions qui est très simple et qui met une très grande clarté. Et je me rappelle très bien qu'on était sortis de cette séance où je t'avais donné des thèmes aléatoires sur des incipits de romance parce que t'avais justement cette peur de commencer le premier chapitre. Euh... Et finalement, je me rappelle pourquoi ça m'a marqué. Parce que, euh... Je sais plus, peut-être deux ou trois jours après, tu m'envoies un message et tu me dis bon bah en fait, j'ai abandonné les... les incipits, là, j'ai commencé mon livre. Et j'avais été hyper étonné de la puissance qu'avait... qu'avait généré cette... cette séance parce que, quelque part, ça faisait des mois que... Genre, je vais le dire cash, mais c'est pas méchant, mais que tu faisais rien. Et puis, hop, en quelques... en quelques réflexions de clarté, etc. Et en osant, toi, y aller, bah en fait, tu t'es débloqué et à partir de ce moment-là, franchement, ça a roulé jusqu'à la fin. Alors, avec des hauts et des bas, évidemment, mais ça a roulé jusqu'à la fin. Moi, le deuxième moment qui m'a marqué, c'est effectivement tout le travail autour de la petite voix qu'on a entendu de manière récurrente sur les coachings. Alors, je creuserai pas plus là parce que ça te parle à toi et c'est très personnel, mais voilà, elle est revenue souvent, on a appris à l'apprivoiser. Et puis, t'as découvert aussi qu'elle était protectrice au-delà d'être simplement méchante, si je devais mettre des mots derrière. Mais moi, je crois que le dernier moment qui m'a vraiment marqué... T'as parlé du fait qu'on avait essayé deux cadres, et c'est vrai. Et c'est un moment, peut-être, je sais plus si c'était la 3e, 4e séance, je sais plus exactement, mais un moment où tu m'as dit, et ça m'a vraiment marqué... On était parti sur, bon bah, j'écris après avoir pris ma douche. Et je me rappelle que la séance d'après, tu m'as dit, le problème de fonctionner comme ça, c'est que je décale le moment de ma douche, et du coup, je décale l'écriture, et du coup, j'écris pas. Et j'avais trouvé cette lucidité sur ta manière de fonctionner absolument géniale, parce que ça paraît hyper con. Mais t'avais trouvé un moyen de contourner le cadre que tu t'étais fixé, et en prenant conscience de ça, on avait changé. Et puis t'étais arrivé sur celui avec lequel tu fonctionnes, avec des horaires, donc là où tu peux pas décaler parce que t'as de vrais horaires. Et ça, ça avait... Là, ça t'avait débloqué, et on avait mis le doigt vraiment sur le fonctionnement qui fonctionnait bien pour toi. Voilà mon petit partage de moi ce qui m'a marqué, ce qui m'a marqué. Et...

La douche qu'on décale, l'écriture qui saute

Anaïs — Ah, j'espère que

Ybelion — je t'ai pas perdu. Non, c'est bon, je t'ai récupéré.

Anaïs — Je voulais même pas m'avouer, c'était, ouais, c'est un je crois que j'ai commencé.

Ybelion — Ouais, c'est vrai, c'est vrai, c'est vrai, c'est vrai. Et bah si, tu vois, dernier moment qui m'a marqué, ça me fait écho avec ce que t'amènes là, c'est tout ce passage sémantique que t'as vécu où à la fin, tu étais capable de te dire en fait, je suis sur le bon chemin, moi. T'avais plus besoin que moi je te le dise, je peux me faire confiance et pas, il faut que je me fasse confiance. Et ça, c'est très inconscient mais sémantiquement, ça dit beaucoup sur le chemin que t'as vécu. Donc bravo, voilà ce qui m'a marqué, moi. Peut-être que tu peux partager, on a fait le débrief ensemble juste avant mais tu me disais qu'il y avait un moment où ça avait été plus compliqué. Peut-être que tu peux me partager qu'est-ce que t'aurais envie de dire de ce moment et comment tu l'as vécu ce moment où ça a été plus compliqué pour toi et comment, je dirais, peut-être l'accompagnement, comment il t'a permis de garder le cap quelque part. Oui.

Octobre : la story où elle veut tout arrêter

Anaïs — Nous étions autour d'octobre, novembre parce que j'ai eu quelques soucis persos qui sont arrivés et donc du coup, forcément, moi, quand je suis dans un moment perso un peu plus compliqué, j'ai tendance à tout remettre en question et souvent de réagir à chaud. Et effectivement, en réaction à chaud, j'avais même mis une story en disant que j'allais certainement tout arrêter, etc. Que ce soit justement au niveau de mon compte Insta ou au niveau de l'écriture. Parce que j'étais vraiment pas bien, sauf qu'effectivement, c'était une réaction à chaud. Avec un petit peu de recul, j'ai réalisé que l'écriture m'apportait tellement aussi que ça permettait de me libérer de certaines choses et que du coup, il était important pour moi de garder l'écriture pour aussi m'éloigner de mon quotidien, pour éviter de cogiter sur tout ce qui se passait autour de moi. Et ouais, c'était, je pense que je pense qu'à ce moment-là, l'écriture et l'accompagnement m'ont un peu sauvée parce qu'en fait, ça m'a permis de garder la tête hors de l'eau. Je pense que si j'avais pas eu ça, si j'avais pas eu ça, je me serais probablement écroulée. Et du coup, le fait, là aussi, le côté très scolaire, le fait de devoir rendre des comptes, etc., je me suis dit je peux pas laisser tomber. Je peux pas laisser tomber. C'est peut-être aussi à ce moment-là que je me suis rendu compte de l'impact de l'écriture dans ma vie actuellement. Et au final, ça m'a reboostée, en fait. Ça m'a reboostée dans l'écriture en disant oui, peut-être que tout s'écroule autour de toi actuellement, mais il y a des belles choses qui t'attendent. Il y a des belles choses qui t'attendent et l'écriture en fait partie. Lâche pas. Réduis peut-être la cadence si besoin, mais ne lâche pas tout. Ça serait dommage de tout lâcher à ce moment-là parce que le premier jet avait quand même déjà bien avancé à cette période-là. Mais ouais, je pense que je pense que là, si j'avais été seule à ce moment-là sans accompagnement, je pense que l'arrêt, il aurait été fait. L'arrêt, il aurait été fait. Et le fait, oui, d'avoir quelqu'un qui croit en toi, qui te donne envie en fait aussi d'aller chercher au plus profond de toi, ça aide à ne pas lâcher. Ça aide à ne pas lâcher, ça aide à... Tu as aussi trouvé les mots aussi à ce moment-là pour dire oui, si tu as besoin d'une pause, prends une pause, mais tu te fixes une date et derrière, tu reprends. Et je pense que effectivement, il y a eu une pause à ce moment-là, mais ça a été une pause et pas un stop. Et oui, je pense que tout ce processus m'a permis effectivement aujourd'hui de mieux appréhender aussi ce qui se passe dans ma vie personnelle puisque j'ai réussi à trouver quelque chose qui me fait du bien, qui me permet de penser à autre chose et surtout de penser à moi, de penser uniquement à moi alors que c'est quelque chose très compliqué en temps normal de penser à moi. Mais voilà, j'avais cet échappatoire-là et il ne fallait pas que je lâche. Il ne fallait pas que je lâche. Au départ, je me disais c'est pour toi, il ne faut pas que je lâche parce que t'y crois et que t'as investi du temps aussi avec moi donc forcément t'as pas envie de décevoir, mais ça a aussi été pour moi le fait de dire même quand la vie elle est plus compliquée, il y a des belles choses à faire, tu peux y aller et tu dois y aller. Tu dois y aller aussi pour toi, et il faut que t'avances aussi dans ta vie. Tu ne peux pas... Tu ne peux pas tout abandonner pour un moment difficile, quel qu'il soit, et quelle que soit l'issue, en fait, de ce blocage personnel à ce moment-là. Il faut... Voilà, il ne faut pas... Il ne faut pas abandonner. Oui, il y a des moments compliqués, la vie, elle n'est pas... Elle n'est pas rose pour tout le monde tout le temps. Mais il y a des belles choses, il y a des belles choses à faire, et il faut y aller.

Une pause, pas un stop

Ybelion — Tu ne peux pas savoir à quel point ça m'inspire moi-même. Je fais le partage comme ça, ça sert à ça. Ce matin, j'étais un peu dans un mood mélancolique, en mode à quoi bon, tu vois. Et il y a des moments comme ça, tu ne sais pas trop pourquoi, mais la vie t'envoie ces messages-là. Et en fait, tout ce que tu viens de partager là, je t'écoutais, et dans ma tête, il y avait genre, ah oui, mais attends, mais c'est vrai que c'est pour ça que tu fais ça, et pour ça, et pour ça, et pour ça. Et donc merci pour ton partage, parce que je le trouve hyper inspirant, et même pour moi. Et ça me donne envie d'écrire aussi, tu vois. Et je t'entends parler, et je me rappelle à quel point l'écriture est importante, en fait, dans l'équilibre, dans l'équilibre d'une vie. Donc merci beaucoup, Anaïs, pour ton partage. Tu m'inspires moi-même. Oh là, c'est... Je suis, je suis un peu touché de voir, de voir que tout ce que, tout ce que ça a pu t'apporter. Parce que j'avoue que, tu vois, par exemple, moi, comme je te disais, le moment qui a été plus compliqué pour toi, je l'ai pas du tout senti. J'ai... Enfin, en tout cas, je l'ai pas senti comme un, comme une vraie difficulté pour toi, au sens de, ah merde, là elle va tout abandonner. Et justement, t'as super bien réagi avec ça. Et c'est assez... Là, je fais un partage peut-être un petit peu plus pour tout le monde, mais tu vois, ce partage, tu l'as dit, c'était fin d'année, donc ça faisait 3-4 mois qu'on travaillait ensemble. Et en fait, c'est quelque chose que je remarque de plus en plus souvent, c'est que arrivé à 3-4 mois, il y a un truc dans les processus qui fait que t'as un peu un espèce de contre-coup motivationnel, émotionnel, un peu tout. Et effectivement, c'est à ce moment là que c'est important aussi de partager qu'on passe par là, et tu l'as très bien fait. C'est aussi ça qui m'a permis de trouver les bons mots, parce que je peux... Je suis pas encore médium, donc je peux pas encore tout à fait deviner en avance que ça va être, que c'est compliqué pour toi. Mais le fait que tu l'aies partagé, bah ça a fait qu'on a tout de suite pu travailler autour de ça, pour que tu trouves ce qu'il fallait. Donc bravo pour ça, encore une fois. Ça fait peut-être 3 ou 4 fois que je te le dis, mais c'est pas la dernière. Et t'as commencé à l'évoquer tout à l'heure, tu disais, donc ça t'a, ça t'a transformé. T'as utilisé un mot très fort de, ça m'a sauvé la vie. Ça me touche beaucoup, parce que moi je pense que c'est pareil, l'écriture m'a sauvé la vie. Si tu devais faire une comparaison entre Anaïs de juillet 2025 et Anaïs de là, mars 2026, tu les comparerais comment, là ?

Juillet 2025 face à mars 2026

Anaïs — Mais je pense que, ouais, j'ai retrouvé un peu de confiance et un peu d'estime de moi aussi, puisque la distinction est différente.

Ybelion — Ouais, effectivement.

Anaïs — Mais ouais, de pouvoir me dire, ben, t'es capable. T'es capable d'y aller, t'es capable de t'écouter, t'es capable... T'es capable au bout d'aller... Ah, d'aller au bout d'un projet. Alors même si le projet, il est pas non plus 100% terminé, puisque je peux aller plus loin que l'écriture du manuscrit. Mais effectivement... Je me suis perdue dans les mots, ça y est. Mais ouais, de me dire que je suis capable d'y aller. Que la petite voix, des fois, effectivement, elle veut mettre un peu des bâtons dans les roues, mais justement, d'essayer de comprendre pourquoi elle veut mettre des bâtons dans les roues. C'est pas juste pour dire de mettre des bâtons dans les roues. Souvent derrière, il y a quelque chose. Il y a le côté de protection, de déception, de dire, ben voilà, fais attention, oui tu y vas, mais donne pas trop pour pas être déçu derrière. Mais au final, au final, c'est... Voilà, elle est là, elle est là pour me remettre peut-être les pieds sur terre, mais elle est pas là pour me... Pour me freiner. Donc je pense que j'ai appris à maîtriser cette petite voix. Qu'est-ce qui a changé aussi ? J'ai récupéré un rythme de vie, un rythme de vie qui était, qui était important au vu de ma situation perso, et ça m'a permis effectivement de me libérer de beaucoup de choses. L'écriture, l'analyse d'aujourd'hui sur certains sujets, elle est beaucoup plus libérée, beaucoup plus libérée qu'au départ, parce que d'avoir mis des mots sur les mots, sur mes propres mots, ça m'a... Ça m'a permis de me libérer et d'avancer, notamment dans un processus de deuil. Ça m'a permis d'avancer et de voir la chose différemment, de voir la chose différemment, et de... Et du coup d'avancer aussi dans ma, dans ma vie perso, puisque ce deuil qui n'avançait pas était aussi un blocage personnel. Donc de voir que l'écriture a permis d'ouvrir cette clé de blocage, ça a permis de libérer énormément de choses.

Mettre des mots, et se reconstruire

Ybelion — Top, je suis trop content. Je suis pas, je suis pas, je suis pas... Je suis normalement un coach, c'est censé être décorrélé du résultat, mais je suis trop content pour ça. Et tu disais effectivement, alors, que ton livre... Donc nous, on a travaillé sur, on a tout clarifié au début, on a fait le premier jet, t'as fait une première lecture, première réécriture, la bêta lecture, là où moi j'ai découvert tout ton texte, et puis ensuite une seconde réécriture, qui était, qui était notre objectif. Et là, t'as effectivement... Alors, déjà, ça, je te l'ai déjà dit avant dans notre bouclage, mais je te le répète ici, t'as fait preuve d'un très beau lâcher prise vis-à-vis de ce que tu pouvais attendre de ça. Tu t'es concentré sur ce qui était important pour toi, à savoir que ce livre existe, et d'y amener un point final, et de pouvoir écrire ce mot fin. Qu'est-ce qui t'a donné envie de, du coup, d'aller plus loin une fois ce manuscrit terminé ? Qu'est-ce que t'as envie pour ce livre, ouais, quelque part ? Quel est, quel est son futur ?

« J'ai besoin que cette histoire prenne son envol »

Anaïs — Ça s'est débloqué, c'est rapidement quand même, au fil de l'accompagnement. Mais effectivement, en fait, je me dis que je me suis libérée, j'ai parlé de sujets qui sont un peu, un peu compliqués, notamment le deuil, etc. Et que, en fait, mon histoire, l'histoire que je raconte, peut parler à d'autres personnes. Et je pense que, pour moi, me libérer complètement, j'ai besoin qu'il s'envole, en fait. J'ai besoin que cette histoire prenne son envol, et elle arrivera où elle arrive. Je me mets pas de pression là-dessus. J'ai envie de le sortir, oui. Sous quelle forme, je le sais pas encore à l'heure actuelle, mais dans tous les cas, je sais qu'il sortira. Je sais qu'il sortira parce que j'en ai besoin, j'en ressens le besoin. J'ai besoin d'aller au bout complet du projet d'écriture, j'ai besoin de clôturer un chapitre de ma vie, alors, et j'ai besoin aussi de rendre cet hommage, cet hommage à ma mère. Et donc pour ça, j'ai envie de... Oui, j'ai envie qu'il puisse être dans mes mains déjà, à moi, personnellement. Je pense aussi pour une question aussi de réalisation, de l'avoir dans les mains, de voir mon nom dessus, de dire, c'est moi qui l'ai fait. Je pense que c'est déjà un grand pas. Et aussi de, je l'espère, qu'il voyage. Après, s'il voyage pas, c'est pas grave, moi je me serais, je me serais libérée de certaines choses, et je pense que c'était le plus important, en fait, au final.

Ybelion — C'est magnifique, et ça rejoint le lâcher prise dont t'as fait preuve par rapport au regard des autres que t'as amené tout à l'heure. Donc c'est exactement... Et puis là, je sens que t'es toujours dans cette, dans cette vibe là, puisque tu dis, il voyagera, il voyagera pas, quelque part qu'importe l'accueil, t'as eu la transformation, et c'est le, c'est le plus important. J'ai envie de te poser une dernière question, peut-être plus adressée aux autres qu'à moi. Qu'est-ce que tu dirais à quelqu'un qui hésite à se lancer dans l'écriture avec moi et Ose Écrire ? Qu'est-ce que tu lui dirais ?

À celle qui hésite encore à se lancer

Anaïs — Attention, si on est clair, il faut pas hésiter, en fait. Faut pas hésiter, faut se faire confiance. Ils peuvent te faire confiance également, puisque on le voit là, ça a très bien fonctionné. Donc y'a pas de doute que si ça fonctionne sur moi, ça fonctionne sur d'autres. Et puis tu fais preuve de tellement de bienveillance et de compréhension, et tu arrives à trouver les mots dont on a besoin au moment où on les, on a besoin, que y'a pas de, y'a pas de doute. On le dit souvent que l'écriture, c'est quelque chose de solitaire, mais en fait, pas réellement. Il faut, dans l'écriture, il faut aussi savoir s'entourer. Il faut aussi savoir s'entourer, et d'avoir quelqu'un qui nous accompagne, c'est super important. En fait, on se dit souvent, oui, je peux y aller seule, et en fait on se rend compte que quand on veut y aller seule, ben on va avoir, on va avoir beaucoup d'abandon. Parce que, parce qu'à un moment donné, on sait plus, quand on est bloqué, ben si on est seul, il y a personne qui va nous aider à nous dire, ben si, la voix peut-être ça autrement, reprend peut-être autrement, etc. Et que ça permet justement de continuer d'avancer et de, et de pas s'arrêter.

Ybelion — Merci pour ton partage, ça me touche beaucoup, en vrai. Le... J'ai un peu d'émotion qui est montée. Merci beaucoup. J'ai sincèrement pas d'autres choses à ajouter. J'ai été vraiment ravi de travailler avec toi, et ravi de voir toute la transformation par laquelle t'es passé. Et tu connais comment on finit, donc je vais te la poser une dernière fois, mais comment t'aimerais conclure, Anaïs ?

Le mot de la fin

Anaïs — En te remerciant pour ton accompagnement, parce que je serai pas celle que je suis aujourd'hui sans toi, clairement.

Ybelion — Merci Anaïs, merci d'être là épisode après épisode. Si ce podcast t'inspire, t'aide ou te met du baume au cœur, t'abonner, mettre 5 étoiles et le partager, c'est le meilleur moyen de m'aider à toucher le plus de gens qui ont un livre en eux. Parce qu'après tout, plus il y a de livres écrits et mieux le monde se porte. À très vite. Ose Écrire.

Épisode 107 avec Anaïs

AU MICRO AVEC

Anaïs

Anaïs est une grande lectrice, depuis l'enfance et par sa mère avant elle. Elle est arrivée sur le Bookstagram pour parler de ses lectures, à une époque où lire lui semblait devenu presque tabou. Elle est surtout la voix d'un accompagnement complet : presque un an avec Sam, de la toute première visio au point final de son premier roman, une histoire qui traverse le deuil.