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Pochette de l'épisode 23 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 23SOLO18 MAI 202527 MIN

50% des écrits sont inutiles... et c'est cool !

Clarté · Rythmeprocessus créatifEddings
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FACE A — LES 10 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

« J'admets volontiers que la moitié de mes traits de génie ont trouvé une utilité par la suite. » Cette phrase de David Eddings dans le Codex de Riva m'a libéré. Elle veut dire que le génie n'est pas une condition nécessaire pour écrire un livre. L'écriture est une addition : génie, travail, chance. Le génie peut être à zéro, le livre reste possible. Et la moitié « inutile » de ce que tu écris sert en réalité à tout : installer ta routine, affiner ta plume, asseoir ta légitimité d'écrivain. Parfois même, une idée abandonnée attend des années avant de fleurir en histoire fabuleuse. Dans l'épisode 23, je raconte aussi comment ce livre introuvable, acheté en cadeau pour mon oncle, est devenu un point d'inflexion de ma vie. À écouter là où tu écoutes tes podcasts.

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE

CAROUSEL À VENIR

Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Intro : la citation d'Eddings

Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans le 23ème épisode de Chemin d'artiste et d'auteur, aussi connu sous le nom de Ose Écrire, et aujourd'hui on va parler d'une citation de David Eddings dans le Codex de Riva qui dit « J'admets volontiers que la moitié de mes traits de génie ont trouvé une utilité par la suite ». Sur ce, je vous souhaite une très bonne écoute et je vous dis à bientôt. Ciao ciao !

Le Codex de Riva, un point d'inflexion

Coucou les amis, bienvenue dans cet épisode numéro 23, tourné à la suite de l'épisode 22. Et oui, on est optimisé et efficace ici. Donc, j'ai toujours le genou en vrac avec un peu de glace dessus. Voltaire ne bouge plus actuellement, il est en train de ronfler, mais vous ne l'entendrez pas. Je suis désolé, cette mignonnerie restera pour moi. Toujours le même décor, j'ai quand même changé un peu l'ambiance colorimétrique. Voilà, là on est resté, enfin on est parti plutôt sur du jaune. L'épisode d'avant, on était sur du vert. Parce que, pourquoi pas ? Aujourd'hui, je vais vous parler d'un livre qui m'a énormément marqué, qui est un peu un point d'inflexion dans ma vie. J'ai eu envie de parler de ce livre parce que j'ai fait l'épisode sur le guide de Tolkien. Ce livre, c'est le Codex de Riva. C'est un livre écrit par David Eddings, qui est finalement ses conseils à de jeunes auteurs de fantasy.

Ainsi que l'entièreté, ou une bonne partie du moins, de ses notes et de ses travaux autour de ses univers de la Belgariade et de la Malorée. Si je dis que ce livre a une place toute particulière dans mon cœur, c'est parce que Eddings est l'auteur avec lequel j'ai réellement découvert la fantasy. Peut-être pas découvert, j'exagère, mais il m'a extrêmement marqué. J'ai adoré la Belgariade, j'ai adoré Garion, j'ai adoré Polgara, Belgarate, Sénédra. Je les ai tous aimés, tous, tous, tous, tous, tous. C'était un bouquin que j'ai lu, que j'ai relu, re-relu, re-re-re-relu. Dès qu'il y avait des périodes difficiles dans ma vie, je me suis replongé dans cette histoire. C'était vraiment mon monde de naraignas, finalement. Vraiment quelque chose, j'ouvrais la porte, je plongeais dedans et il n'y avait plus tout le reste. Il n'existait plus. Je repense à des passages de ce livre, c'est vraiment un super livre. Et, pardon, du coup je me refocus sur le codex de Riva, qui est ce livre justement un peu avec toutes ses notes et ses conseils.

Ce livre a été réédité récemment, mais à un moment, en 2020, quand je me remets à écrire, ce livre, il n'existe qu'en quelques éditions, françaises j'entends, mais quasiment introuvables. C'est-à-dire que c'est que de l'achat de particulier à particulier. C'est un livre qui, à l'époque, tu devais l'acheter, ça coûtait peut-être, je sais pas, en bon état, qu'elle est entre 50 et 80 balles, quoi. Je ne le connaissais pas, ce livre. En vrai, l'histoire est folle et je suis en train de tout me rappeler. Donc, je reconnecte avec l'écriture. Donc, vous voyez, je commence à bâtir un petit peu mon univers, je commence à noter mes premières idées, et là je pars en vacances. Pendant ces vacances, il y a mon oncle. Mon oncle qui est, lui aussi, un très grand fan de la Belgériade. C'est lui qui m'avait appris, notamment, que la femme de David, Eddings, qui s'appelle Leith, je crois qu'on prononce comme ça, Leith Eddings, l'avait énormément aidée, pour notamment écrire les personnages féminins.

D'ailleurs, dans les livres, je veux pas la Belgériade, ou peut-être maintenant que si, mais il me semble que c'est sur les derniers livres, notamment, les Belgarates, le sorcier, et Paul Gara la sorcière, tout ça là, il me semble que c'est plus David Eddings, mais c'est David et Leith Eddings. Elle l'a énormément aidée pour écrire les personnages féminins, et ça se ressent fortement. Les personnages féminins dégagent réellement quelque chose. On sent qu'ils sont pas là parce qu'il fallait un personnage féminin, et parce qu'il fallait que Garyon soit amoureux, ou une figure maternelle. Non, non, ils sont là parce qu'ils sont là. Et qu'ils, voilà. J'ai adoré le personnage de Paul Gara, par exemple. Sénédra aussi, mais en fait, j'ai tous aimé. Et donc, je suis en vacances avec mon oncle. On parle de la Belgariade. A l'époque, je lisais La Horde du Contrevent. Je pense que c'est comme ça qu'on en arrive à parler de fantaisie.

« Pas besoin d'être un génie »

Le cadeau pour mon oncle qui a changé ma vie

Et donc, ah, mais tu te rappelles la Belgaria, tu te rappelles Garyon. Belgaryon, après. Incroyable. Et il me dit, tu sais, il y a un livre que j'aimerais trop avoir, mais qui est quasiment introuvable, c'est le Codex de Riva. Je fais, ah, c'est quoi le Codex de Riva, je connais pas du tout. Et il me dit, ce que je vous ai dit au début, c'est un livre, avec ses conseils, ses notes, etc. Bon, là, c'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Je le mets dans un coin de ma tête. Et je me dis, ok, faut que je le trouve. Ça sera le prochain cadeau que je ferai à mon oncle. C'est le cadeau que je lui ai fait à Noël 2020. Sauf que, je commande ce livre pour mon oncle. Je le reçois. Je commence à le feuilleter. C'est exceptionnel. Sincèrement, je commence à lire à une époque de ma vie où je reconnecte avec mes rêves d'écriture.

J'ai encore énormément de problèmes de légitimité. Je sais pas par où commencer. Enfin bref, je suis complètement paumé. Et je lis toute cette partie introductive là où il donne tous ses conseils. Je pense que ça a changé ma vie, quoi. C'est un premier vrai point d'infection à partir duquel je décide vraiment de me mettre en mouvement. Alors, si vous m'avez déjà écouté, vous savez que c'est pas à ce moment-là que vraiment je commence à professionnaliser mon approche de l'écriture. C'est après, c'est quand je commence à écrire les 30 éterrés, etc. Mais fin 2020, début 2021, j'ai cette petite impulsion quand même. Grâce à Eddings. Grâce aux conseils qu'on peut lire dans son livre. Et ça me permet de réellement commencer à écrire mes premières histoires. Mes premières histoires. Mes premiers paragraphes. C'est très décousu. Mais je me mets beaucoup moins la pression grâce à ce qu'il peut donner comme conseil. Voilà pourquoi ce livre a une place extrêmement particulière dans mon cœur.

La citation et l'intention de l'épisode

Voilà pourquoi j'en ferai un épisode particulier. Où j'en parlerai en long, en large, en travers. Je pense que je relirai aussi Belgrade, Maloré. Et j'en tirerai certaines conclusions. J'arriverai à en faire des apprentissages pour les écrivains. Mais aujourd'hui, nous allons parler que d'une seule citation. Aujourd'hui, nous allons parler que d'une seule citation du Codex de Riva. Qui est la suivante. J'admets volontiers que la moitié de mes traits de génie ont trouvé une utilité par la suite. J'adore cette citation. Parce que... Attendez, j'ai pensé à un autre truc. Je sais pas si je l'ai écrit dans mon plan. Ah si, je l'ai écrit, pardon. J'ai eu un doute. Je me suis dit, putain, attends, j'ai pensé à un truc exceptionnel. Faut surtout pas que j'oublie de leur en parler. Putain, mon genou me fait tellement mal. Excusez-moi. Je me suis remis un peu droit. Hop, le genou. On brasse un peu le froid. Tac, tac, tac.

Dans cet épisode, j'aimerais, au travers de cette citation, vous montrer qu'être un génie, c'est pas une condition nécessaire pour écrire un livre. Sincèrement, je suis même pas sûr que ça soit une condition suffisante. Nécessaire, c'est sûr que non. Suffisante ? Bah, si, peut-être quand même. En vrai, je peux pas dire... Non. Non, non. C'est peut-être une condition suffisante. J'ai pas suffisamment réfléchi. Vous me direz... Vous trancherez dans les commentaires. Voilà l'intention principale de l'épisode. En plus du fait de vous inspirer et de vous dire, regardez, vous avez la légitimité pour écrire un livre. Pour nos amis qui aiment la structure. Petit 1. On pourrait croire que cette citation... Pourquoi je fais un 1 ? Je dis petit 1, je passe au 2 au moment de parler. N'importe quoi. On recommence. Petit 1. On pourrait penser que cette citation est catastrophique. Dans le sens où, putain mais... Ça veut dire que la moitié de ce que j'ai écrit, de ce que je vais écrire, je l'utiliserai même pas.

On va voir qu'en fait c'est extrêmement positif comme message. Petit 2. Hop. Non, j'ai même pas besoin de regarder. Le petit 2, ça va adresser le fait que chaque petit pas qu'on fait sera une petite brique pour construire le château maxi génial de notre vie. Et petit 3, on va voir que... Elle est peut-être un peu fausse cette citation. Et que le temps, l'expérience peuvent faire leur effet. Voilà. Maintenant, on peut commencer à parler de cette citation. J'admets volontiers que la moitié de mes traits de génie ont trouvé une utilité par la suite. Donc, comme je vous le disais, on pourrait penser que c'est catastrophique. De se dire, putain mais attends. Je vais écrire plein de trucs et je vais devoir tout jeter. En fait, je pense que le message est profondément positif. Même si la première intention pourrait être de dire, oui, tu vas essayer, réessayer. Mais ça finalement, vous le savez déjà. Vous l'avez déjà très vite expérimenté.

Point 1 : le génie n'est qu'un paramètre de l'équation

Vous avez écrit un truc. Vous l'avez relu. Vous l'avez corrigé. Voilà. Période. C'est bon. En fait, ce qu'elle veut dire, selon moi, cette citation, fin de ses sens, c'est qu'il n'y a pas besoin d'être un génie pour écrire un livre. Et ça, c'est finalement plutôt positif. Ça veut dire que ce n'est pas un déterminisme absolu. Et qu'à la naissance, on est avec un score de, ok, ce mec va être capable d'écrire un livre. Et si on a un score trop bas, on n'écrira jamais de livre de notre vie. Non, ça ne marche pas comme ça. Et ça, c'est tant mieux. C'est très cool. Et finalement, c'est ça, le premier message important de cette citation. Ça veut dire que le travail paye. Et si je devais rappeler mon âme d'ingénieur, je ferais un parallèle mathématique. Si écrire un livre était une équation, le génie n'en serait qu'un paramètre. Mais ça ne serait pas un paramètre qui multiplie l'ensemble.

C'est-à-dire que si le génie est à zéro, on peut quand même écrire un livre. C'est ce que je disais tout à l'heure quand je disais que ce n'était pas une condition nécessaire. Dans cette équation, il y a un peu de tout. Il y a le génie, le travail, la chance. Et après, on pourrait peut-être même les séparer.

Dans le travail, tu aurais la discipline. Tu aurais l'apprentissage. Tu aurais le fait de se faire accompagner. Etc. Dans la chance, tu aurais publié un truc. Le bon jour, au bon moment. Ça, c'est un truc que vous ne contrôlerez jamais. Donc typiquement, bon. Ça ne sert à rien d'y penser. Ça serait, je n'en sais rien, penser à une idée au moment où cette idée est à la mode. C'est comme écrire de la romantésie en ce moment. Je rigole. Tous mes grands, tous mes respects à ceux qui écrivent de la romantésie. J'aimerais bien en écrire une aussi un jour. Qui sait ? Je vais d'abord me pencher sur la romance. Bref. Voilà. Dans cette équation d'écriture, il y a plein de choses. Le génie n'est pas quelque chose de nécessaire. Au-delà de ça, ma conviction personnelle, c'est que quelque part, chacun est absolument un génie. Sans qu'il ne le sache. Parce que, et je le répète à chaque fois, mais unicité de la vie, des expériences, fait que histoire unique, fait que finalement, génial.

Voilà pour ce premier point. Si je devais conclure ce petit 1 pour véritablement ancrer le message que je veux faire passer, je dirais que cette citation, j'admets volontiers que la moitié de mes traits de génie ont trouvé une utilité par la suite, elle nous dit une chose, elle nous dit que le génie n'est pas une condition nécessaire à l'écriture d'un livre. Et ouais, parce que si j'ai besoin de jeter la moitié des trucs que je fais, ça veut dire que je ne peux pas me contenter de me dire « Ok, j'ai un coup de génie là et hop, c'est bon ». Non, ce n'est pas ça. L'écriture d'un livre est une équation multifactorielle où il y a beaucoup de choses qui rentrent en compte, par exemple la chance, le travail et le génie. Mais c'est une addition. Le génie peut être à zéro et croyez-moi sur parole, il ne l'est pas chez vous. Le génie peut être à zéro et pourtant, on peut quand même écrire un livre.

Point 2 : l'inutile bâtit le château maxi génial

Voilà pour ce point numéro 1. Le deuxième point, c'est que l'inutile est les fondations solides du château maxi génial gros kiff de nos plus belles histoires d'écrivains et d'écrivaines. Vous aurez reconnu la petite référence à une boisson Fanta que j'adorais étant enfant qui s'appelait le Fanta Château gros kiff qui était une boisson à la fleur de fureau. C'était excellent, excellent. Ça parlera peut-être à certains. C'était assez rare et ils ont arrêté d'en faire. Et heureusement parce que sinon, je boirais du sucre en intraveineuse mon pote. C'était exceptionnel. Bref, si la moitié des choses qu'on écrit ne servent à rien, c'est ok en fait. Parce que moi, je vais vous dire, ça sert quand même à quelque chose. Ça sert à installer une routine d'écriture. Ça sert à développer une légitimité. Quand on écrit tous les jours, on peut se sentir écrivain. Et je vois venir, parce que j'en ai vu quelques-uns, chacun son avis. Mais moi, j'ai un peu de mal avec les dictateurs de la sémantique.

Effectivement, si on ouvre un dictionnaire et qu'on regarde la définition d'écrivain, on va peut-être trouver un truc sur le fait d'avoir publié, je ne sais pas quoi, mais oui, pardonnez-moi la vulgarité. Selon moi, libre à chacun d'utiliser la sémantique. Pour moi, vous êtes écrivain à partir du moment où vous décidez que vous avez la légitimité de vous appeler comme ça. Et cette légitimité, ça peut être tout, ça peut être n'importe quoi, chacun son truc. Si vous avez besoin de vous le dire avant même d'avoir écrit un livre, c'est très bien. Si vous avez besoin d'avoir écrit un livre ou dix pour vous le dire, c'est très bien aussi. Pour moi, ça a été juste un moment, un sentiment de me dire, ok là, je me sens écrivain. un sentiment à la fois, en fait non, tout simplement au moment où j'écrivais tous les jours, je me suis considéré comme un écrivain. Quand j'ai commencé à écrire mon livre, je me considérais déjà comme un écrivain.

Et quand il a été écrit, encore plus. Ça ne l'a fait que renforcer. Bref, sentez-vous libre d'utiliser la sémantique que vous voulez et ceux qui râleront, grand bien leur fasse finalement. Voilà. Tout le monde est heureux avec ça.

Pourquoi je disais ça moi déjà ? Oui, pardon. Putain, c'est terrible. Je disais ça parce que si la moitié des choses qu'on écrite, qu'on écrite, si la moitié des choses qu'on écrit est effectivement inutile, ça sert quand même à quelque chose, à s'entraîner, à installer une routine, à développer notre légitimité, à affiner notre plume, etc. etc. Ça nous rend professionnels. Et ça, c'est extrêmement important parce qu'en fait, l'histoire exceptionnelle que vous allez écrire, le livre exceptionnel que vous allez écrire, m'est avis que ça ne sera pas les toutes premières lignes que vous écrirez. Ou alors peut-être que si. Et dans ce cas-là, tant mieux. Ne faisons jamais de généralité. Moi, le parallèle que je peux faire avec mon histoire, parce que finalement, c'est ça que je connais, je ne connais pas votre histoire à vous. vous êtes le maître et le plus fin connaisseur de votre réalité. Donc, je vous partage la mienne plutôt. Moi, je sais que l'exercice du writing year, puisque c'était un livre anglais à la base qu'on m'avait offert, enfin, que j'avais acheté plutôt qu'on m'avait offert, que j'avais acheté.

Le writing year du 1er janvier 2023

On me l'avait acheté ou on me l'a offert ? Enfin, j'ai un trou. Bref, writing year que je commence le 1er janvier 2023. Et à partir de cette date, j'écris une petite histoire tous les jours. Je sais que sans ça, jamais j'aurais écrit les trains t'éterrés. Jamais j'aurais écrit la suite, etc. En tout cas, je ne les aurais pas écrites dans leur forme actuelle. Toutes ces petites histoires sur lesquelles je ne me mettais aucune pression, sur lesquelles je me disais écoute, même si c'est éclaté Sam, ce n'est pas grave. Et bien, ça m'a permis d'asseoir ma légitimité, de me sentir avancé, d'affiner ma plume, de trouver mon style, de savoir ce que j'aimais, ce que je n'aimais pas, etc. Donc, je ne remercierai jamais assez la personne que j'ai eu au téléphone le 1er janvier 2023 et qui m'a dit « Mais commence ? Pourquoi tu ne commences pas aujourd'hui ? » Ces petites histoires-là.

Point 3 : le temps et l'expérience font leur effet

Voilà. Merci. Voilà pour la conclusion de ce point numéro 2. Autour de cette citation, j'admets volontiers que la moitié de mes trades génies ont trouvé une utilité par la suite. En fait, l'autre moitié, c'est ce qui a rendu la première absolument géniale. Voilà. C'est ce qui nous a permis de nous entraîner, d'affiner notre plume, d'asseoir notre légitimité d'écrivain. Et le point numéro 3, le plus important, parce que le plus aléatoire, le plus chaotique, le moins contrôlable, mais qui existe quand même, c'est que le temps et l'expérience font leur effet et que parfois, un trait de génie ou un trait de pas génie, bref, un truc inutile qu'on n'a pas intégré, eh ben, un jour, paf, on reconnecte. Et là, ça devient intéressant. ne négligez pas tout l'inutile que vous aurez écrit et dont je parlais dans le point numéro 2. Ne le négligez pas dans le sens où un jour peut-être, ou peut-être pas, mais un jour peut-être, vous retomberez sur ces écrits-là, sur ces phrases, ou alors elles vous quitteront jamais vraiment.

Et ça vous donnera une idée folle. Parce que du temps sera passé, parce que vous aurez vécu de nouvelles expériences. Et là, d'un coup, ces petits écrits inutiles au premier abord, mais utiles pour construire sa routine d'écrivain, je le rappelle, eh ben, deviendront des idées folles et fantastiques et exceptionnelles. Finalement, c'est un peu ça. L'inutile, le paria, l'abandonné peuvent et trouveront leur place à un moment. Donc, tout l'inutile qu'on écrit finalement, peut-être le terreau d'une histoire fabuleuse. Et ça, ça rejoint énormément tout ce qu'on peut dire autour de du hasard de la vie, de la magie de la vie. Vous voyez, on peut très bien écrire quelque chose en 2010, trouver ça nul, et puis il nous arrive quelque chose en 2025. Je sais pas, par exemple, une rencontre ou une rupture, un deuil ou une naissance, bref. Et ça nous rappelle cette idée qu'on a eue en 2010. Et là, on se dit, putain, attends, c'était une idée qui ne servait à rien, elle était inutile, et là, c'est comme si elle avait attendu toutes ces années pour ressurgir, pour fleurir, et pour trouver un sens.

Voilà. Quelque part, tout a un sens, tout a une raison d'exister. Et je dis ça très loin de toute croyance divine. On n'est pas obligé de le rattacher à ça. Mais il y a un peu de spiritualité là-dedans. Quelque part. Finalement, pourquoi j'y ai pensé un jour si ça ne doit pas avoir une raison ? Et ne pas avoir de raison ou de sens peut-être une raison ou un sens en soi. C'est très philosophique. J'ai pas encore tranché cette question. Je vais pas la creuser là.

Ouais, c'est intéressant. Bref. Voilà pour le troisième point autour de cette citation de David Eddings. J'admets volontiers que la moitié de mes traits de génie ont trouvé une utilité par la suite. Ce à quoi je répondrais Oui, David, tu avais raison, bien évidemment. Mais aussi, quelque part, tu avais tort. Parce que cette autre moitié est bas par le hasard et le et le l'aléatoire et la magie de la vie pourrait devenir un terreau fertile d'une histoire fabuleuse. J'aime beaucoup cette philosophie. tout ce qu'on écrit peut trouver son livre, finalement. C'est ça, c'est incroyable. Ou son histoire à raconter, c'est encore mieux. Pas obligé de le mettre dans un livre. Ah là là, j'adore. J'adore cette philosophie. J'adore essayer de contredire des auteurs absolument géniales que j'admire et que j'adore. Voilà pour ce petit épisode rapide autour d'un auteur et d'un livre, le Codex de Riva que j'adore. Je vais essayer de formuler une conclusion assez concise autour de la citation dont on est parti aujourd'hui.

J'admets volontiers que la moitié de mes traits de génie ont trouvé une utilité par la suite. Ça veut dire trois choses. Numéro 1, pas besoin d'être un génie. L'équation de l'écriture d'un livre est multifactorielle et la partie génie ne représente qu'une partie. Elle peut être à zéro que l'équation ne serait pas elle-même totalement nulle. Ce n'est pas une condition nécessaire. Le deuxième point, c'est que l'inutile est un entraînement, est quelque chose qui nous permet d'affiner notre plume, de trouver notre style, d'asseoir notre légitimité d'écrivain. Et petit 3, je rajouterai que cette moitié qu'on pense inutile, il se pourrait bien qu'elle serve à quelque chose par la suite. Et d'ailleurs, ça sera une très bonne conclusion. Je viens de tilter. C'est pour ça que dans Ose Écrire, quand je commence à accompagner quelqu'un, on commence tout de suite, day one, avant même de parler des intentions du roman qu'on va écrire ensemble, que vous allez écrire et sur lequel je vais vous accompagner puisqu'on n'écrit pas ensemble, je ne fais pas le travail à votre place, évidemment.

Comme je disais, vous êtes les plus fins connaisseurs de votre histoire personnelle, il faudrait que je la revive moi en entier pour être aussi connaisseur que vous. Et le temps que je mettrai à l'apprendre, vous auriez vécu d'autres trucs, on serait dans une spirale infernale, vous voyez, je ne peux pas l'écrire à votre place, c'est ça la conclusion. Bref, je disais quoi moi déjà ? Oui, c'est pour ça que day one, on fait ça. Je vous donne des thèmes aléatoires et hop, vous mettez un peu d'huile dans le moteur, vous commencez à écrire. Après, évidemment, on commence à parler des intentions du roman que vous voulez écrire, etc. Mais tout de suite, tac, on se met dans cette espèce d'inutile qui en fait sera forcément utile. Parce que, comme je disais, ça peut vous donner des idées, ça pourra peut-être vous donner des idées pour votre livre, mais aussi pour une autre histoire dans 10, 15, 20, 50 ans, qui sait ?

Qui sait ? Voilà pourquoi. Quand je commence à accompagner quelqu'un, c'est la première chose qu'on fait. On commence à écrire. Voilà. C'est la première étape. C'est la première chose, la première peur qu'on peut vaincre. La peur d'écrire. Voilà. C'est pour ça que la première chose qu'on fait, c'est qu'on commence à écrire. Non, on ose écrire. Ça paraît logique, finalement, un petit comme ça. Mais c'est important de le rappeler. C'est le premier step. Vous voyez ? La première chose dont on parle, c'est pas la montagne du livre, elle est super longue et difficile. Non, non, non, non. Le premier petit pas, il est tout simple. C'est commencer à écrire. Voilà. On va allumer cette flamme de la motivation dont je parlais dans un épisode précédent. Sur ce petit laïus autour de ose écrire, j'ai fini ce que je voulais vous dire. Donc, je vous dis à la prochaine. Je vous souhaite une très bonne journée, soirée, matinée ou un très bon goûter.

Voilà. Et paf, ça fait des chocapic pour ceux qui... Désolé, j'étais obligé. J'en ai parlé avec... avec... Je sais pas comment appeler les gens qui me suivent. Je pourrais dire une amie, finalement. Parce qu'on discute et que c'est cool. Voilà. Elle aimait bien ce petit truc des chocapic donc il fallait que je le cale.

Le défi : envoyez-moi vos citations impossibles

Bref. Sur ce, je suis fatigué moi. C'est un truc de fou. Avec mon genou éclaté là. Sur ce, je vous souhaite une très bonne journée et je vous dis à bientôt. Hop, hop, hop, hop, hop, hop, hop, hop. J'ai failli oublier. Si tu as une citation en tête que tu aimerais que j'analyse en mode je suis vlal prof de français qu'on détestait tous quand on était au collège et au lycée, n'hésite pas à me la partager sur Insta, LinkedIn, Twitter, bref, choisis ce qui te fera plaisir et je me ferai un plaisir moi de l'analyser et d'en tirer une leçon pour vous amis écrivains et écrivaines. Et par ailleurs, n'hésitez pas à choisir des trucs pour lesquels vous vous dites c'est impossible qu'ils trouvent un truc à dire. Voilà, ça c'est marrant ça, on va faire ça tiens. Vous me donnez des trucs où on pense que c'est pas possible de tirer des conclusions et moi je fais le prof de français qu'on déteste tous et j'en tire des conclusions quand même.

Voilà, et on en tire tous des apprentissages. Ça va être rigolo. Sur ce, je vous laisse réellement. Allez, bonne journée, soirée, matinée, goûter, ce que vous voulez. Je vous tiens à bientôt. Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501