« Il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile. » Cette citation de Nietzsche m'a été envoyée par une auditrice, et elle tombait à pic : j'ai enregistré cet épisode en totale roue libre, en suivant mon propre chaos. J'y raconte la semaine où j'ai tout perdu de vue, le vocal d'un ami qui m'a rappelé qu'on fait ça pour le kiff, et la prise de conscience qui a bouleversé ma réécriture : je suis bien plus mon personnage principal que je le pensais. Embrasser ton chaos, c'est suivre l'instinct qui te tire par la manche en plein premier jet, sans renoncer à ta trame. C'est comme ça qu'on libère son unicité et qu'on écrit des histoires qui résonnent profondément chez les lecteurs. À écouter là où tu écoutes tes podcasts.
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Face B — le transcript
L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE
Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !
Tu cherches un passage précis ? La table d'écoute passe les transcripts de tous les épisodes au peigne fin.
Intro : Nietzsche et le chaos
Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans le 24e épisode de Chemin d'artiste et d'auteur, et aujourd'hui, en totale roue libre, nous allons parler d'une citation qui m'a été envoyée par quelqu'un, une citation de notre très cher Nietzsche, qui dit qu'il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile. Et je peux vous dire, et vous allez l'entendre, que c'est un sujet qui m'a inspiré, et surtout, j'ai osé embrasser mon chaos. Voilà, c'est de ça qu'on va parler aujourd'hui. Allez, sur ce, bonne écoute, et à bientôt !
Débrief authentique : la semaine du 12 mai
Coucou, coucou, coucou ! 24e épisode. Je suis de retour debout, ça me fait plaisir, je suis presque ému. Je suis presque ému de enfin pouvoir me reposer sur ma jambe. Pour les curieux, je ne sais toujours pas ce que j'ai, la radio n'a rien montré, tant mieux quelque part, j'ai une écho bientôt, et puis advienne que pourra. Pour l'instant, j'arrive à remarcher, j'arrive à refaire du sport, j'arrive pas totalement à courir, enfin, en tout cas j'ose pas vraiment. C'est le principal, parce que ça m'a extrêmement pesé de pas pouvoir faire du sport.
Avant de rentrer dans le podcast, dans l'épisode d'aujourd'hui, qui va parler d'une citation de Nietzsche, écoutez, je vais faire un débrief de ma vie. Pourquoi ? Parce que vive l'authenticité ! Peut-être que dans ce que je vais vous raconter, vous allez vous reconnaître, peut-être que ça va vous permettre de vous dire : « Eh ouais, putain, je suis pas tout seul dans cette merde-là. » Donc voilà, voilà.
« Ose embrasser ton chaos »
Le sport, pilier de l'équilibre
La semaine dernière (quand je dis la semaine dernière, jeudi, la semaine du dim..., ouais, dim..., 12 mai. 12 mai, 12 mai. Ouais, ça va, je suis pas trop mauvais en calcul), la semaine du 12 mai était extrêmement dure, pour plusieurs raisons. La première, c'est que j'avais le genou en vrac, donc je pouvais pas faire de sport. Et pour moi, le sport est extrêmement important. Le sport est un, je sais pas comment expliquer, mais un quelque chose qui me permet de rester moi-même. C'est ce qui me permet de couper quand j'ai le cerveau qui part en vrille, c'est ce qui me permet de penser à rien d'autre. Et je l'ai toujours plus ou moins su, mais je suis toujours halluciné de voir l'effet que ça a sur ma vie quand j'arrête de faire du sport.
C'est marrant d'ailleurs, parce que hier, un créateur que j'aime beaucoup, qui s'appelle le Mathias Montavon (Montavon, je crois, ouais, c'est ça, c'est un créateur que j'aime beaucoup) a sorti une vidéo sur un, sur un burn-out qu'il a vécu. Et bon, je vous spoile pas la vidéo, mais c'est quand même, c'est quand même intéressant, c'est quand même intéressant. Et il évoque un sujet, et justement ça m'a fait tilt hier : il explique que le vrai moment où il bascule, c'est quand il est obligé d'arrêter de faire du sport. Et en fait, je le comprends tout à fait, parce que c'est exactement ça que j'ai ressenti cette semaine.
Cette espèce d'immobilisme te permet pas de t'échapper, et moi il n'y a rien d'autre que le sport qui fonctionne. Même lire des livres, ça fonctionne pas pareil sur moi. Tout ce que je pourrais imaginer pour sortir de ma tête ne fonctionne pas comme le sport. Le sport m'oblige une concentration, m'oblige une routine, m'oblige une santé. C'est parce que je fais du sport que je mange bien, c'est parce que je fais du sport que je fais attention à pas acheter trop de bonbons. J'allais dire, j'allais dire « à pas acheter de bonbons », mais c'est pas vrai : en ce moment, j'ai eu une phase où je craquais pas mal et j'achetais pas mal de bonbons. Donc voilà, le sport est extrêmement puissant, et c'est pour ça que cette semaine du 12 mai a été extrêmement compliquée.
Enfin, c'est une des premières raisons. La deuxième, c'est que, paradoxalement, j'ai pas eu énormément de coaching cette semaine-là, parce que c'était, ouais, la suite des ponts. J'étais en déplacement aussi, donc il y a des séances que j'ai dû annuler. Et en fait, bah en fait, ça me manque. J'aime trop coacher des gens, j'aime trop voir les gens évoluer, ça me challenge énormément.
Alors c'est bizarre, parce que en fait un coach, un très bon coach, c'est un coach qui fait rien, finalement, parce que la seule chose qu'il fait, c'est poser les bonnes questions pour aider la personne à se mettre en action avec ses leviers et ses solutions. Donc on pourrait se dire que le meilleur coach possible, c'est être fainéant. Donc finalement, pourquoi ça peut te manquer ? Bah en fait, ce qui manque, c'est l'énergie que dégage une personne qui se met en action.
Le coaching qui m'a manqué
Quand j'ai la sensation d'avoir réussi à aider quelqu'un à se mettre en action, ça me procure un bien-être qui est absolument indescriptible. En fait, ça me donne envie, en permanence, de, de continuer, de voir les gens avancer, évoluer. Et je sais pas, c'est indescriptible. Et ça m'a manqué, la semaine dernière, ça m'a profondément manqué. Et je l'ai conscientisé surtout ce matin, parce que ce matin j'avais une séance de coaching avec quelqu'un qui a totalement changé entre la première fois où je l'ai vu et là, notre quatrième séance.
Et c'était fou, c'était fou. C'était quelqu'un (et je lui ai partagé, donc je me permets de le partager aussi, aussi ici), c'était quelqu'un qui, de prime abord, m'a paru un peu, un peu abrupt. Voilà, c'est pas négatif, mais un peu abrupt. Et là, je me suis retrouvé face à quelqu'un d'extrêmement serein, d'extrêmement apaisé, qui avait fait la paix avec les sujets qu'elle m'avait amenés. Je vous dirai pas lesquels, mais elle a fait la paix. Et j'ai senti une grande sérénité, qui est passée à la fois par les mots, parce qu'elle m'a dit... Voilà, je... elle a évoqué, elle a réutilisé le mot de puissance du coaching. Je suis tout à fait d'accord, c'était quelque chose qui est très difficilement explicable mais c'est extrêmement puissant, qu'elle a réutilisé. Donc ce mot-là, elle me l'a exprimé par les mots, mais en fait, elle me l'aurait pas dit que je l'aurais senti.
C'était fou, l'énergie qu'elle dégageait. Ça se voyait au niveau de ses épaules, ça se voyait au niveau de sa posture, ça se voyait au niveau de son visage, ça se voyait au niveau de son non-verbal, ça se voyait au niveau de son intonation. Tout se sentait. Ça se sentait qu'elle était en énergie, qu'elle était alignée avec elle-même, qu'elle avait trouvé les leviers pour avancer dans la direction dans laquelle elle voulait aller.
Et donc je suis sorti de cette séance (d'ailleurs, j'ai enregistré une petite séquence de vlog, donc ça fera peut-être de la redite parce que tout va sortir au même moment, peut-être, je sais pas), mais ouais, putain, ça m'a fait du bien, quoi. J'étais là : « Mais OK, mais c'est pour ça, c'est pour ça que je fais tout ça, c'est pour ça que j'ai passé sept mois en formation, et que c'est pas fini, et que j'apprends toujours. » C'est pour ça, c'est exactement pour ça. Pause café.
Le craquage du vendredi et le vocal à un ami
Donc, le deuxième point : ça m'a extrêmement manqué. Donc en fait, dans cette semaine-là, il me manquait déjà deux piliers fondamentaux qui font ce que moi j'aime être. Et ensuite, le fait de pas avoir ces deux trucs-là, ça m'a... je n'ai fait que travailler tout seul, en fait. Et quand tu fais ça, tu ressasses, tu ressasses, tu ressasses, tu ressasses, tu ressasses, et ah, ça devient une espèce d'engrenage infernal duquel tu te sors pas vraiment. Et puis tu commences à dire : « Non mais attends, est-ce que ce que je fais a un sens ? Est-ce que ça va marcher ? Est-ce que truc ? Est-ce que si ? » Et alors tu dis : faut que j'en fasse encore plus. Et alors du coup tu travailles tard le soir, tu te réveilles quand même tôt le matin. Donc je dormais, j'ai dormi très peu, tu vois : je me couchais à minuit, je me levais quand même à 6 h, alors que d'habitude, quand je me lève à 6 h, je me couche à 22 h 30.
Et donc, bref, vous voyez : engrenage infernal. Et il y a un moment, le vendredi après-midi, je suis là, genre, mais craquage complet, tu vois. Alors, j'ai eu de la chance, j'étais avec mes grands-parents, donc en vrai ça fait grave du bien d'avoir des gens sur qui compter. Et en fait, bon, il y a eu mes grands-parents, bien évidemment, mais il y a aussi un ami avec qui je travaille sur le projet des chats. Et je lui dis, je lui envoie un message vocal le vendredi. Et en fait, je sais pourquoi je lui envoie le message vocal, parce qu'en fait je connaissais ce que... je savais exactement ce qu'il allait me dire, mais j'avais besoin qu'il me le dise quand même, parce que quand je me le dis tout seul, ça n'a pas le même effet sur moi.
Et donc je lui envoie un message, je lui dis : « Voilà, j'ai fait ça, mais il me reste encore tellement de choses à faire, et en fait ça me fout une putain d'anxiété parce que j'attends cette réponse-là, et je sais pas si, et machin, et truc, et truc, et truc. » Et je sens dans mon vocal que, tu sais, je m'emballe, je m'emballe, je m'emballe. Et en fait, il répond assez pragmatiquement à mes questions, et à la fin il me dit : « De toute façon, là, plus rien à faire aujourd'hui, l'urgence, c'est plus toi, c'est plus entre tes mains. Donc, tu sais quoi, Sam ? Déconnecte-toi. »
« N'oublie pas qu'on fait ça pour le kiff »
Alors, c'est pas... il m'appelle pas Sam, il m'appelle plutôt Ybe, parce que je viens... c'est côté, côté web 3, donc là vraiment Ybelion existe, moins Sam. Et donc il me dit : « Ybe, Ybe, déconnecte-toi, là, les deux jours qui arrivent, t'as plus rien à faire, donc vas-y, déstresse, déconnecte-toi. » J'avais besoin qu'il me dise ça. Pas du tout orienté solutions, pas de « et alors, t'as essayé machin ? ». Non, juste : « Écoute, déconnecte-toi. » Ce que j'ai fait, ce que j'ai fait.
Et il m'a dit une deuxième chose extrêmement importante, il m'a dit : « N'oublie pas qu'on fait ça pour le kiff. » Putain, Dieu merci qu'il me le dit ! C'est vrai, pourquoi je l'avais oublié ? Et c'est ça : à des moments, t'oublies que toutes les choses que t'entreprends dans ta vie quotidienne, en fait, de base, tu te mets à les entreprendre parce que ça te fait kiffer. C'est toujours ça, le rêve, la passion, c'est ça. Tu te lances parce que ça te fait kiffer. Et il y a des moments où ce truc s'échappe, tu le perds. C'est d'un coup là, ça c'est plus de la passion, c'est plus... et ça devient une espèce de poids sur les épaules. Et putain, il te faut, oui, effectivement, quelqu'un qui te rappelle : n'oublie pas, n'oublie pas qu'on était là pour kiffer.
Il fait : « Si ça doit prendre deux semaines de plus, ça prendra deux semaines de plus. » Et avec lui, on a des échéances, il attend de moi que je fasse mon travail, mais pas de manière complètement inhumaine. C'est ça, le message central de ce que je suis en train de vous dire là : c'est que l'humain doit toujours être au centre, et si les choses doivent prendre deux semaines de plus, et qu'elles prennent deux semaines de plus.
Bref, ça m'a permis, ces échanges-là, de réaliser que le sport, le coaching, c'était important. Ça m'a permis de me réaligner avec moi. Ça m'avait grandement manqué, la semaine dernière. Et là, je me suis levé ce matin : nouvelle semaine, nouvel alignement. Enfin, plutôt, on retrouve l'alignement, nouveau feu intérieur absolument nourri, et c'est parti. Et on aborde les choses de manière beaucoup plus sereine, et c'est beaucoup mieux, c'est beaucoup mieux.
Et alors, au moment où sort ce podcast, j'ai déjà dû partager le message sur Instagram, mais j'ai remarqué quelque chose. Il y a quelque chose qui manque, qui me manque en ce moment, et en tout cas que j'ai envie d'aller... j'ai profondément envie d'aller dans cette direction. J'ai eu la chance et l'honneur (je dis la chance et l'honneur parce que j'aime beaucoup accompagner les gens), j'ai eu la chance et l'honneur d'accompagner, bah en fait, beaucoup de gens déjà, depuis... Mais je vais préciser, parce qu'il y a un mais. J'ai eu la chance et l'honneur d'accompagner beaucoup de gens sur des sujets purement coaching, hors écriture, des sujets perso ou professionnels.
Ça me fait un bien fou, ça m'entraîne, ça me permet de, de, de réviser mon processus. Il n'y a que comme ça qu'on devient de mieux en mieux, qu'on devient meilleur, etc. Il n'y a que... qu'en pratiquant. Donc ça me fait extrêmement plaisir d'avoir pu accompagner déjà beaucoup de gens sur plein de sujets divers et variés, d'aller provoquer plein de crises de, de crise de conscience, non, de prise de conscience plutôt, d'avoir par contre provoqué quelques crises de larmes, parce que parfois les émotions sont trop fortes. Et c'est pas grave, c'est important de se l'autoriser et de traverser ses émotions.
Bref. J'ai aussi eu la chance, depuis que j'ai commencé à partager ça sur Instagram, depuis que je me sens légitime à coacher et accompagner des gens, j'ai eu la chance de pouvoir échanger, de pouvoir accompagner, de pouvoir coacher des écrivaines et des écrivains sur des morceaux particuliers. Sur une motivation initiale. Sur une question, sur une intrigue. Sur la fin, sur comment lâcher le bébé. Sur la suite.
L'appel : accompagner un auteur de A à Z
Et j'ai la chance, en plus de ça, d'accompagner une autrice sur son processus de, je dirais, je vais l'appeler réécriture. On va plutôt parler de rebranding de livres. Elle a un manuscrit fini, et en fait on va en faire un nouveau. Enfin, elle va en faire un nouveau. Moi, je le prends très personnellement parce que je suis profondément touché par le message de ce projet, mais c'est quand même elle qui écrit. Donc elle va faire un rebranding de ce manuscrit. On a retravaillé la cible, pour qui, comment, etc., etc., et on va prendre ce truc-là et on va l'emmener là où elle veut le faire. Donc c'est très bien.
Mais la chose qui me manque, et c'est pour ça que j'ai partagé ce message sur Instagram, c'est que j'ai profondément envie de trouver un auteur ou une autrice que je pourrais accompagner du point A jusqu'au point Z, de l'idée jusqu'au point final du manuscrit. Si tu sens, toi qui m'écoutes, que c'est le moment, fais-moi un message et on en parle. Voilà, j'ai profondément envie de trouver la première personne que je vais accompagner de A jusqu'à Z. Pas un morceau : de A jusqu'à Z. Voilà, j'ai profondément envie de donner toute ma personne pour quelqu'un.
Et écoutez, franchement, être le premier, ça a énormément d'avantages, parce que je me donnerais 100 fois plus que n'importe qui d'autre, plus expérimenté peut-être. Voilà, remettons l'église au milieu du village : l'expérience, c'est bien, ça a ses avantages, mais ça a aussi ses inconvénients. L'audace de la jeunesse, l'audace du début, ça a aussi ses avantages. Voilà, j'ai envie de me donner à 100 % pour quelqu'un. Voilà, ce message est passé. Si toi tu t'es reconnu là-dedans, n'hésite pas à me faire un message, on échange avec grand plaisir, sachant que le message que tu m'enverras ne t'engage évidemment à rien, c'est un échange après tout. Voilà, merci pour votre écoute.
Qu'est-ce que j'ai d'autre à dire sur ma vie ? Je vais y réfléchir en buvant une gorgée de café.
Nietzsche, les préjugés et les textes courts
Je suis content, parce que je suis surexcité, et les podcasts où je suis surexcité sont toujours les meilleurs. Ça m'avait manqué. La dernière fois, j'étais assis sur ma chaise un peu trop pépère, j'avais presque envie de m'endormir. Bon, ça avait un côté, un côté cosy cocooning, mais écoutez, des podcasts cosy cocooning, vous en avez plein. Des podcasts avec un Sam slash Ybelion complètement fou parce que surcaféiné, vous en avez pas tant que ça. Vous en avez qu'un. Voilà, c'est le mien.
Bref, aujourd'hui on va parler d'une citation de Nietzsche. En fait, non, attendez, pardon, parenthèse. Dernier épisode de podcast, je l'ai aussi posté sur Instagram, je vous ai invités si vous aviez des citations que vous vouliez que j'analyse. Alors, je dis le mot « analyse »... en fait, enfin, ça va, je suis pas, je suis pas prof de français, je suis pas prof de philo, j'ai pas un bac plus machin en analyse de citation.
Mais par contre, c'est un exercice qui me fait beaucoup rire, parce que je me découvre un amour pour faire des analyses comme les profs de français. C'est-à-dire des analyses où, à la conclusion, c'est : franchement, est-ce qu'il est pas en train de, de complètement s'inventer une vie, lui ? Est-ce que l'auteur a vraiment voulu dire ça ? Et ben, spoiler alerte : non, probablement pas. L'auteur n'a probablement pas voulu dire ça. Mais écoutez, les histoires prennent vie quand on les interprète et qu'on les lit. C'est exactement ce que je fais avec cette citation. Avec ces citations, pardon.
Vous m'avez envoyé des citations. On va en traiter une maintenant, on va en traiter une dans l'épisode d'après, parce qu'on a choisi deux. Voilà, les autres seront utilisées plus tard. Il y a notamment quelqu'un qui m'a parlé (attendez, hop, je relis mes notes) qui m'a parlé des concepts d'ADN et d'open de Raphaëlle Giordano. Je ne sais pas, je m'excuse si j'ai écorché son nom. Si vous passez par là, madame, excusez-moi ! Et ça m'a profondément intrigué. Voilà, donc je lirai le livre de cette dame qui parle de ces concepts-là, et j'en ferai probablement un podcast, une vidéo, que sais-je, mais j'en parlerai, parce que ça m'a intrigué, et j'aime beaucoup le fait que des gens me partagent ce qu'ils auront envie de voir partager.
Dans cet épisode aujourd'hui, après avoir parlé pendant 17 minutes et 24 secondes, modulo les quelques coupes que je ferai au montage, nous allons parler d'une citation de Nietzsche, qui est un auteur. Avant de dire la citation, je vais parler un peu de Nietzsche. Nietzsche est un auteur que j'adore, j'adore. J'avais énormément de préjugés sur lui, je ne sais pas d'où ils viennent, j'avais énormément de préjugés sur Nietzsche.
Ce que j'apprécie tout particulièrement chez Nietzsche, en tout cas dans les livres que j'ai lus (alors, j'en ai pas lu, j'ai pas lu les plus connus, j'ai pas lu par exemple Ainsi parlait Zarathoustra, je regarde là-bas comme s'il était là-bas, mais il est pas du tout là-bas), donc j'ai pas lu le plus connu, qui est celui-là probablement. J'ai lu Le Gai Savoir, j'ai lu Humain, trop humain, j'en ai lu un autre que j'ai oublié, mais bref.
Ce que j'ai fortement apprécié dans ces deux livres-là, c'est qu'en fait c'était plein de petits paragraphes, voire de phrases uniques, voire de petits poèmes de trois ou quatre lignes. Et j'adore cette manière de véhiculer des idées, parce qu'en fait c'est là que la philosophie prend tout son sens, à mon sens (petite répétition, Antidote détesterait). C'est là, pour moi, que ça prend tout son sens, parce que ça laisse place à l'interprétation.
Le fait que le texte soit court oblige à bien choisir ses mots, oblige l'auteur à bien choisir ses mots. Ça l'oblige donc à condenser ses idées dans quelques mots seulement, dans quelques lignes seulement, dans un seul ou deux paragraphes. Et ça laisse encore plus de place au lecteur pour se faire sa propre idée, sa propre opinion. C'est profondément important, c'est profondément intéressant. C'est ça, la philosophie : c'est se faire son propre avis sur un sujet en partant d'une phrase. Voilà.
Et ça, j'ai adoré dans les livres que j'ai pu lire de Nietzsche, parce qu'il y avait des choses qui résonnaient en moi, probablement pas de la manière dont lui aurait voulu qu'elles résonnent. Et c'est ça qui est beau, c'est ça qui est très, très beau.
La citation : un chaos pour mettre au monde une étoile
Il y en a énormément qui m'ont marqué, il y en a déjà que j'ai partagé, par exemple une que j'adore et qui est écrite d'ailleurs dans mon mur de citation au fond, qui est : « Comment gravirais-je le mieux la montagne ? Monte, et n'y pense pas. » Je trouve que c'est une image parfaite pour l'écriture. Ça me parle beaucoup. Voilà, c'est quelque chose que j'ai envie d'inviter tous les auteurs et les autrices à se poser comme question.
Et donc quelqu'un (pour pas dire qui c'est, une Ingrid de « J'écris un roman ») m'a partagé une citation de Nietzsche, qui est : « Il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile. » C'est beau, très, très poétique, j'adore.
Ah oui, alors, je vous ai pas prévenu, mais bon, vous, vous devez vous en douter vu la tournure qu'a prise le podcast depuis qu'il a démarré : je n'ai rien préparé, à part genre littéralement quatre bullet points et une conclusion. Je n'ai rien préparé. Mais écoutez, c'est exactement le podcast dont j'avais besoin aujourd'hui, et je mets ma vie que si vous l'écoutez là actuellement, c'est exactement celui dont vous avez besoin aussi. Café. Café.
Ah, le plaisir du café soluble ! Qu'est-ce que c'est bon. C'est faux, mais ça dépanne.
« Il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile. » Ça me parle beaucoup, ça me parle beaucoup. Déjà, il est important de dire que pour moi, une étoile est quelque chose d'unique. Voilà, chaque étoile est unique, chaque étoile est identifiable, c'est le travail de certains. Chaque étoile est unique. Donc pour moi, tout de suite, quand je lis la citation, ce qui me marque, c'est l'étoile, l'unicité. Il fait donc un pont, un parallèle entre le chaos et l'unicité.
Il y a plein de choses que j'ai envie de dire, tout de suite mon esprit (voilà, pardon) tous les sens, part dans tous les sens. Je relis mes notes, permettez-moi, et après... Allez, c'est parti. OK, OK, OK, OK, OK, OK.
« Il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile. » Il faut porter en soi le chaos pour libérer notre unicité. Sous-entendu : notre unicité existe bel et bien, mais il faut s'autoriser à aller l'interroger, il faut oser plonger dans cette unicité.
Et là où le chaos intervient, c'est que je pense, et je l'ai partagé, et beaucoup de fois, mais il est toujours utile de rappeler que le chaos est extrêmement positif. S'autoriser du chaos, c'est simplement laisser la place à l'inconnu, laisser la place au lâcher prise. Et quand on s'autorise ça, on s'autorise ça, on s'autorise de nouvelles expériences, on s'autorise à aller titiller notre inconscient, on s'autorise à se découvrir, on s'autorise à se libérer, on s'autorise à s'envoler.
C'est comme ça qu'on écrit de très, très belles histoires. C'est possible (et attention, ce n'est pas une critique), c'est possible d'écrire un livre en respectant une trame très précise. C'est possible d'écrire un livre sans libérer le chaos qui est en nous. C'est possible d'écrire un livre en ayant une approche extrêmement scientifique. C'est possible. C'est possible. Est-ce que c'est fun ? Je vous laisserai répondre à cette question, enfin, je vous laisse répondre à cette question quelques secondes. Voilà, petite musique d'ascenseur.
Non, c'est pas fun. En tout cas moi, je trouve pas ça fun. Moi, ce que j'ai envie de voir dans les yeux de quelqu'un qui me raconte son histoire, c'est à quel point ça l'a touché, c'est à quel point ça a craché son inconscient, c'est à quel point il s'attendait pas à ce que ça prenne cette tournure, c'est à quel point il s'attendait pas à ce que ça lui ressemble autant, que ça le touche autant, que ça résonne autant en lui. Ces histoires-là, qui font ça chez les auteurs, sont des histoires qui résonneront puissamment chez un lecteur.
Je sais pas si je l'ai récemment dit, je crois que je l'ai partagé en story, je crois que je l'ai dit dans mon vlog, mais j'ai vécu moi-même ce sentiment très récemment. Legends of Karnoa, L'Étreinte éthérée, le premier livre que j'ai sorti l'année dernière, qui est dans le décor d'ailleurs, juste au fond, est un livre que j'ai commencé à écrire pour quelqu'un. J'ai donc une approche extrêmement scientifique au début, mais c'était sous-estimer mon rapport à l'écriture.
Le tome 2, écrit en suivant le chaos
Une des conditions que j'avais mises pour écrire ce livre était évidemment que j'écrivais pour moi et que j'écrivais à ma manière. Je n'allais pas respecter une trame qu'on me donnerait, je n'allais pas respecter... bref, j'allais rien respecter, j'allais respecter que mes règles à moi. Et en fait, c'est exactement ce que j'ai fait, complètement inconsciemment.
Ça se ressent un peu dans le tome 1, et ça se ressent encore plus dans le tome 2. Entre le tome 1 et le tome 2, ce qui a véritablement changé, c'est tout le travail introspectif que j'ai fait sur moi, c'est mon changement de vie : ingénieur à coach, ingénieur à écrivain. C'est embrasser la partie instinctive qui est en moi, et c'est embrasser ce chaos qu'il y avait en moi, ce chaos, ce besoin d'aller sur une route sans savoir où elle me mènerait.
En ce moment, je le répète souvent, c'est exactement ce que je ressens quotidiennement. Quand tout va bien (parfois, comme je disais au début, il y a des désalignements), je sens que je suis sur la bonne route, je sens que j'avance dans la bonne direction, je sens que je suis sur mon chemin de vie, mais je ne sais pas quelle forme prendra l'accomplissement de ce chemin. Et j'adore ça, j'adore ne pas savoir, c'est extrêmement excitant. Parce que ne pas être capable de mettre de mots dessus, quelque part, ça le rend encore plus extraordinaire. C'est exactement ce qu'on dit de quelque chose sur lequel on peut pas mettre de mots : qu'il est extraordinaire, qu'il est ineffable, qu'il est pas descriptible. J'ai envie d'accomplir ça dans ma vie, j'ai envie d'accomplir quelque chose de tellement grand que je suis même pas capable, aujourd'hui, en 2025, de mettre des mots dessus.
J'ai commencé à digresser, je sais même plus pourquoi. Si : j'ai eu une prise de conscience très forte sur le tome 2, qui est que j'ai mis beaucoup plus d'inconscient que ce que je pensais dans ce tome 2. Ça m'a profondément marqué. J'étais moi-même en coaching, enfin, j'étais moi-même coach (et pardon, pour pas qu'on se mélange dans les deux), j'étais moi-même coach, et quand j'ai eu cette prise de conscience...
Et je vais essayer de vous partager l'émotion que j'ai ressentie. Elle était extrêmement puissante. J'ai eu comme une sensation... vous voyez la Chose, dans les Quatre Fantastiques ? Et bien comme si j'étais cette Chose et que toute la pierre tombait, et qu'en même temps j'avais une chaleur profonde qui a irradié partout dans mon cœur, un sentiment de légèreté qui était absolument dingue. Et un truc du genre qui fait : putain, mais c'est fou, c'est exactement ce que je raconte dans mon livre. Ce que là tu viens de me dire, c'est exactement ce que je raconte dans mon livre.
« Je suis bien plus mon personnage principal que je le pensais »
Et le sourire niais de quelqu'un qui réalise qu'il avait la réponse sous les yeux. Le sourire niais de quelqu'un qui réalise qu'en fait, ce point qu'il pensait extrêmement dur, bah en fait ça fait des mois qu'il travaille dessus, parce que ça fait des mois que j'écris sur cette histoire.
Bref, en gros, je me suis rendu compte que j'étais bien plus mon personnage principal que ce que je pensais. Et je me suis rendu compte que l'évolution par laquelle passe mon personnage principal est exactement l'évolution par laquelle je commence à passer et par laquelle j'ai envie de passer. C'est pas pour rien que j'ai choisi d'écrire à la première personne. C'est pas pour rien que j'ai choisi Baltem et pas Ulrock pour raconter cette histoire. C'est pas pour rien que Baltem se pose beaucoup de questions. C'est pas pour rien que Baltem est jaloux d'Ulrock. C'est pas pour rien. C'est parce que moi-même, je suis ce petit ours. Voilà.
Et quand j'ai réalisé ça, mon texte a pris une autre dimension, et ça m'a énormément aidé dans mon processus de réécriture, parce que le texte résonnait totalement différemment pour moi. Des scènes qui me paraissaient, vous voyez, bizarres, pas complètement parfaites, et bah finalement, au regard de cette prise de conscience, au regard de ce chaos qui m'avait balayé, et bah tout de suite tout s'éclairait. Et je me disais : mais c'est pour ça que j'ai écrit ça ! Et c'est ça qui manque pour que ça soit vraiment, vraiment, vraiment, vraiment pertinent.
Et pourquoi je disais tout ça, déjà, moi ? Oh là là ! La diagonale était, était réellement, était réellement digressive, là. Hop, petit café pour reboucler tout dans ma tête.
Le chaos. Je vais faire une conclusion sur ce que... l'histoire que je viens de vous raconter. Quand j'ai commencé à écrire ce tome 2, j'ai embrassé un chaos. Et en fait, encore plus que ça : quand j'ai publié le tome 1, je savais la conclusion, la fin de l'histoire, la fin du tome 3. Je la connais, je la connais toujours. Par contre, quand j'ai commencé à écrire le tome 2, je savais pas du tout comment j'allais avancer. Et ça, ça a été le chaos total, ça a été vraiment une exploration, ça a été des questionnements, et j'ai craché énormément de mon inconscient.
J'ai continué à avancer dans ce brouillard de chaos. Et le mot « brouillard » est mal choisi, parce que c'était limpide pour moi, c'était cette direction qu'il fallait prendre. Je me laissais porter par mes personnages, mais ce personnage, c'était moi, c'était mon putain d'inconscient.
Et quand j'ai cette prise de conscience, pour moi, là naît la citation dont je vous parlais tout à l'heure. En laissant, en laissant le chaos qui était en moi me porter, je me suis autorisé à aller toucher un profond inconscient en moi, et je me suis autorisé à libérer ce qui faisait réellement mon unicité. Ce combat intérieur que mène Baltem, et que quelque part, à ma manière, je mène aussi, je l'ai mis dans ce livre. Comment faire quelque chose de plus unique ? Voilà.
Et ce qui est marrant (enfin, ce qui est marrant, c'est là que tout prend son sens), c'est que quand tu abordes des thèmes plutôt universels, le rapport aux différences, le rapport à la réflexion, l'instinct, la centralisation du pouvoir, quand tu prends ces thèmes universels et que tu mets cette unicité qui vient du chaos que tu autorises à te laisser te malaxer, et bien quelque part naissent des histoires qui résonnent profondément avec les gens. Les gens sentent que ces thèmes génériques sont abordés avec une unicité propre à l'auteur. Ça leur parle terriblement. Autorisez-vous. Autorisez-vous, osez embrasser le chaos qui vous bouillonne là, dans les entrailles. Autorisez cette explosion, et vous verrez naître une unicité que vous ne vous soupçonniez pas. Voilà.
Ah, sur cette magnifique digression... Putain, ça fait déjà 32 minutes ! Je vous jure, là j'ai un blackout. Je vous ai dit tout à l'heure 17, hop, 32. Voilà. C'est fou, c'est fou ce qu'on peut parler, quand même. C'est fou, ça.
Et donc là, sur ma feuille, j'avais littéralement écrit : « briller égale exploser égale chaos ». OK, super, ça m'aide. J'avais écrit : « chaos différent de organisation et d'ordre ». C'est vrai, c'est vrai, c'est vrai. Et en même temps... Et c'est pour ça que je dis que c'est toujours très important de se laisser de la place à soi-même, à savoir de quoi on a besoin pour commencer à écrire une histoire. Et certains auront besoin, quand même, d'une vraie structure, d'une vraie organisation, d'un vrai ordre.
S'autoriser le chaos, c'est pas tirer une croix sur ça. Voilà. Pour avoir du chaos, il faut de l'ordre. S'il y a que du chaos, il n'y a plus de chaos, parce qu'il n'y a plus l'opposé du chaos. Les choses se construisent, finalement, par opposition.
Et Thanos avait raison : « Everything is balanced as... » Je sais plus quoi. Oh putain, je sais plus la citation ! Bref, l'équilibre. Vous voyez la petite scène avec le couteau, là ? Voilà. Bah là, insert Thanos voice and citation, et c'est good, tu vois. Bref. Thanos avait raison... Enfin, euh, attention, attention, il avait pas raison ! Surtout... quand même, quand même, un génocide, dans le fond.
J'avais laissé, j'avais écrit... Oui, donc je disais, pardon : « chaos différent de l'ordre et de l'organisation ». Oui, oui, oui, tout à fait. Quand je vous dis de vous autoriser le chaos, c'est pas de vous interdire de vous organiser, c'est pas de partir bille en tête sur une histoire et de, de perdre le fil ou quoi que ce soit. Non, non. C'est juste : quand vous êtes sur le chemin de l'écriture, là, comme ça, que vous marchez, hop hop hop hop hop. Vous avez pas vu, si vous m'écoutez que dans vos oreilles, mais j'ai fait un petit mouvement où j'ai fait genre je courais.
L'instinct qui te tire par la manche
Quand vous êtes dans votre flot là d'écriture, de premier jet, que vous suivez votre trame d'organisation et qu'un moment votre instinct là il commence à sortir et il fait « par ici, par ici », voilà, suivez-le là, suivez-le, autorisez-vous à le suivre un petit peu, voyez où il vous emmène. Peut-être qu'il vous emmènera quelque part où vous aurez pas envie de mettre les pieds, parce que c'est pas... ça suit pas l'intention de votre histoire. Mais je mets ma vie que votre inconscient, c'est profondément le chemin que vous voulez suivre pour atteindre l'intention que vous avez avec votre roman, votre roman.
C'est pour ça que ça arrive, que les fins changent mais pas les intentions. Ça a été le cas pour moi avec Legends of Karnoa. Mon intention n'a pas changé, la fin par contre, elle a changé, entre le moment où j'écris le tome 1 et le tome 2. Ne vous inquiétez pas, c'est vrai, ça arrive, et c'est tant mieux. C'est pour ça, c'est ça qu'il faut s'autoriser.
Je le refais, parce que c'est quand même très, très important. Vous êtes sur votre chemin, vous suivez votre organisation, votre instinct sort là, hop, par l'épaule, le ventre, l'oreille, bref, par où vous voulez, il est là : « Hé, allez, frérot, vas-y, va par là, va par là ! » Mais là vous y allez un petit peu, hop hop hop, vous voyez comment ça se passe... de vos personnages, de votre histoire, de votre univers, etc., etc., etc. Et vous voyez où ça vous mène, vous voyez. Et là vous commencez à sourire, parce que vous vous réveillez : ça fait une heure que vous écrivez, vous vous êtes laissé complètement emporté, vous avez écrit 1500 mots, vous êtes heureux, parce que vous avez laissé place au chaos qui était en vous, et vous avez embrassé votre unicité. Voilà. C'est beau.
Et je pense que... Non, je le dirai pas, parce qu'en plus je vais pas m'arrêter, je vais continuer un petit peu.
Cette citation, « il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile »... D'ailleurs, écoutez, parallèle, parallèle très marrant. Voilà, vous voyez : synchronicité des choses. Ayez confiance dans les énergies qui vous entourent. Synchronicité, c'est important. C'est une citation que m'a donnée Ingrid. Ingrid, ce matin, m'a annoncé une très bonne nouvelle sur un de ses manuscrits. Oui, une très bonne nouvelle pour elle est une très bonne nouvelle pour moi, bien évidemment. Je suis toujours très, très fier et très heureux par ce que les autres accomplissent, par ce que les autres auteurs et autrices accomplissent.
Bref, elle m'annonce une très bonne nouvelle sur un de ses manuscrits, et il se trouve que ce manuscrit-là, elle l'a écrit en se faisant plaisir. Voilà. En n'oubliant pas qu'il fallait kiffer, en embrassant le chaos qu'elle avait en elle, et en se laissant porter par sa plume. Et bah quelque part, ça tombe très bien : aujourd'hui, je parle de ce sujet-là, d'une citation qu'elle m'a amenée. Que voulez-vous ! Si c'est pas un signe, qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que c'est ?
Le hasard fait souvent très bien les choses. Le chaos fait souvent très bien les choses. C'est pour ça qu'il dévoile parfaitement l'unicité, parce qu'il vous emmène toujours là où vous êtes censé être, à l'instant T.
Et je remarque d'ailleurs que ça, c'est des putains de sujets qui sont aussi dans mon livre. Et c'est quand même assez dingue, parfois, de voir... Putain, mais c'est quand même un délire ! Parce que la notion du chaos, et de l'équilibre, et du... le fait que le chaos existe, c'est important. Putain, c'est fou. Voilà. Non mais attendez... Ah ouais, c'est assez dingue, ça !
Le paradoxe du chaos : sans ordre, pas de chaos
Il y a des putains de... ouais... Comment je peux vous raconter ça sans spoiler ? Il y a des... bref. Il y a un... il y a une... une engeance éthérée, on dira, qui parle à nos personnages principaux dans le livre, et qui parle de manière très décousue. Elle a une théorie, elle a la théorie du... le paradoxe du chaos, qui dit que pour atteindre l'ordre, il faut du chaos. Et que si tu embrasses seulement le chaos... enfin non, pardon, si tu supprimes le chaos, ou que tu supprimes l'équilibre, bah, finalement, il n'y a plus que du chaos. Et s'il n'y a que du chaos, comment il peut exister, puisqu'il existe en opposition à l'ordre et à l'équilibre ? Et donc il faut toujours une partie chaotique, il faut toujours du chaos.
Putain, c'est super dur, parce qu'en fait, pour l'expliquer réellement, je suis obligé d'expliquer un peu un principe fondamental dans le livre, et sans spoiler, c'est compliqué. Donc j'ai probablement été pas très clair, mais ce que je peux faire, c'est que je vous invite à lire le livre, en fait. Voilà. Oh putain, bien joué ça ! Bien joué ça. C'est bien. Une belle pub, ça !
Bah écoutez, en fait... Ah oui, bah ça, non mais c'est quand même... Je vais faire le lien. Quand je parle de chaos, un mot qu'on peut mettre derrière, quand même, et qui est un mot extrêmement important pour moi (c'est un chemin personnel sur lequel je navigue actuellement), il y a le mot d'instinct. Suivre le chaos, c'est finalement juste être capable d'écouter son instinct. Parfois son instinct : « écris, écris ça », bah alors écrivez-le. Et c'est juste ça. Voilà.
La conclusion de cette citation, je dirais ça : si votre instinct vous le dit et vous le crie, faites-le. En l'occurrence, si votre instinct vous crie d'écrire sur une histoire, faites-le, écrivez-la comme votre instinct vous le dit. Voilà. Café, café, café, café, café.
J'ai écrit : « Avant que la peur et l'anxiété liées au futur arrivent, embrasser le présent. » Et l'instinct, c'est un petit peu ça. Le chaos, c'est un petit peu ça. C'est s'autoriser à saisir quelque chose au moment où il passe. Voilà.
Le pompon du manège : saisir l'instant
Si je devais faire un parallèle complètement débile, je dirais que c'est l'équivalent, quand vous êtes là, vous savez, sur le manège, genre le truc qui tourne (ça a un nom, j'ai oublié, putain !) sur les fêtes foraines. Là, t'es là, tu tournes, et t'as un petit pompon, tu sais, comme ça là, et tu dois l'attraper pour avoir un cadeau. Bah imaginez que le moment où vous êtes, vous passez, que le pompon tombe et que là vous pouvez l'attraper. Ça, c'est l'instinct, ça. Saisissez ce moment-là sans réfléchir à qu'est-ce qui pourrait se passer. Vous imaginez, si au moment d'attraper le pompon vous demandiez : ah mais attends, imagine, il est électrifié. Ou imagine, peut-être je l'attrape pas. Ou peut-être on se moque de moi quand je l'attrape. Non non non, vous l'attrapez. Exactement. Suivez votre instinct. C'est exactement ça.
C'est le petit pompon dans le manège, là. Mais je suis pas fou, ça a un nom ! C'est manège, non ? Ou c'est moi qui suis complètement taré, là ? C'est une belle manière de finir le podcast, ça, non ?
Voilà. Ça a été un podcast en roue libre. J'ai beaucoup parlé, j'ai adoré parler, je vous ai donné tout ce qui fait mon unicité, j'ai écouté mon chaos intérieur. Quoi de mieux pour parler du chaos, finalement ? Voilà.
Donc je finirai en essayant de conclure sur cette citation qui m'a été envoyée par quelqu'un. Faites pareil, ça m'intéresse beaucoup, choisissez des citations compliquées ! Voilà, on va s'amuser ensemble, on va s'amuser ensemble.
« Il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile. » Soit dit en passant... enfin, soit dit en passant, non, pas du tout, dit autrement : autorisez-vous à embrasser, osez embrasser le chaos qui sommeille en vous, vous verrez naître de très belles histoires. Voilà. Qui caractérisent votre unicité.
Et j'ai envie de m'arrêter sur ce, les amis. Je vous dis à la prochaine, prenez soin de vous, et... kiffez, hein !
Ancien ingénieur en sûreté nucléaire, j'ai tout quitté pour l'écriture. J'anime Ose Écrire et j'accompagne les auteurs autour de trois clartés : le rythme, l'identité, l'intention. Toi aussi, tu as un livre qui attend ?