« Quand on a peur de quelqu'un, on croit facilement le mal qu'on dit de lui. » En lisant cette citation de Pagnol, j'ai d'abord pensé aux autres : Tata Jacqueline qui démonte ton projet de livre au repas de famille en projetant ses propres peurs sur ta vie. Puis j'ai vu le secret qu'elle cache : elle est introspective. Quand on a peur de la personne qu'on pourrait devenir, on croit facilement tout ce qui nous empêche de faire un pas vers elle. Dans l'épisode 25, je raconte comment cette peur m'a longtemps retenu : réussir comme coach et écrivain, c'était accepter le deuil de ma vie d'avant, et une partie de moi s'auto-sabotait. Le plus grand monstre qu'on côtoiera jamais, c'est nous. Ayez le courage de regarder vos forces dans les yeux : la peur ne disparaît pas, elle cesse d'être un critère bloquant. À écouter là où tu écoutes tes podcasts.
LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE
CAROUSEL À VENIR
Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.
Face B — le transcript
L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE
Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !
Intro : la citation de Pagnol
Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans le 25e épisode de Chemin d'artiste et d'auteur. Aujourd'hui, on va parler d'une citation de Marcel Pagnol. Quand on a peur de quelqu'un, on croit facilement le mal qu'on dit de lui. Et vous verrez, je vous ai emmené sur des chemins, à des sentiers battus que moi seul connais. Sur ce, je vous souhaite une très bonne écoute et je vous dis à bientôt.
Retour de formation : la spirale dynamique
Coucou les amis. Épisode de je ne sais plus combien parce que je crois que je me suis mélangé. 25, 24, 26, que sais-je, que sais-je. Bref, aujourd'hui, tenue décontractée, j'étais en formation les trois derniers jours. Il y a un grand week-end, malgré le fait que je travaille pendant tout le week-end. J'ai décidé d'adopter une tenue complètement décontractée dans cette ambiance de jungle un peu finalement. Une ambiance verte, petite chemise, pseudo à fleurs. Vieille comme le monde, je l'ai depuis très longtemps cette chemise. Elle m'accompagne quand il fait beau. Elle me donne envie de m'asseoir à la terrasse d'un bar, de commander un mojito et de mettre les pieds sur la table et de chill quoi. Voilà ce que ça me donne envie de faire. Je vais peut-être le faire ce week-end. Qui c'est, qui c'est, qui c'est, qui c'est ? Avant de vous parler du sujet du jour, je vais broder, je vais raconter ma vie comme j'adore tant le faire.
J'étais donc en formation. Voilà, je suis... Je suis... Putain, je cherchais, c'est dur à dire, pas du tout. Je suis officiellement coach, je suis, on va dire, autorisé. Enfin, déontologiquement autorisé. À coacher des gens à l'extérieur depuis fin février. Néanmoins, j'ai quand même poursuivi ma formation de coach pour toujours continuer à en apprendre. Ça se termine un petit peu jamais. On a toujours envie de découvrir encore plus de choses. Et ces trois jours de formation que j'ai eus ces trois derniers jours, c'était exactement ça. C'était dans le but de continuer à travailler sa peau sur deux côtes. Toujours creuser les outils à utiliser. Et j'ai plein de choses à dire sur ça. De un, on a vu quelque chose qui s'appelle la spirale dynamique. Qui m'a parlé, mais tellement fort, tellement fort. C'est un outil développé par je ne sais plus qui, mais c'est... Ça a demandé, je ne sais pas combien de recherches ça a demandé pour faire ça.
Mais c'est vraiment, vraiment, vraiment, vraiment passionnant. Ça permet d'expliquer les dynamiques de groupe. Les dynamiques d'évolution de groupe. Les dynamiques d'évolution d'individus dans des groupes. Et aussi les dynamiques de dissonance qu'il peut y avoir entre un individu et le groupe dans lequel il s'inscrit. Ou alors un petit groupe dans un gros groupe. Bref, vous l'aurez compris. Ça permet d'analyser l'histoire de l'humanité, finalement. C'est absolument passionnant. Je ne me permettrai pas, je n'aurai pas le culot et l'audace de me dire que je suis capable de vous le résumer. Mais c'était absolument passionnant. Ça m'a évoqué beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses. Déjà, effectivement, pour le coaching, c'est extrêmement puissant. C'est un outil, moi, qui m'a beaucoup parlé. Je l'utiliserai. Et la deuxième chose, c'est que je pense que c'est extrêmement pertinent pour l'écriture. Ça m'a donné envie de me renseigner sur ce truc-là. Parce que je pense que ça permet de structurer des histoires. De donner du corps à des histoires.
Vraiment, de manière très puissante. Si je devais faire un parallèle, par exemple, je dirais qu'on dit souvent que dans une histoire, bon, ok, les personnages changent, machin, machin. Mais il y a aussi le monde dans lequel s'inscrit le personnage. On part d'un état donné, on arrive à un état final. Il y a un changement de paradigme, finalement. Souvent lié aux actions que va faire le personnage principal, logiquement. Et ces changements de paradigme peuvent être interprétés avec la théorie de la spirale dynamique. Et donc je pense qu'il y a quelques petits tips, sans devoir tout expliquer à chaque fois, bien évidemment. Je pense qu'il y a quelques petits tips qu'on peut tirer pour faciliter l'impact qu'ont nos histoires. Et notamment l'impact des changements de paradigme des univers concrets. Donc je vais m'atteler à ça. Je vais commander un bouquin sur la spirale dynamique. Je vais résister à l'appel de me plonger dans une formation de spirale dynamique.
On va faire les choses dans l'ordre. Mais je vais bûcher un peu le sujet. Et comme je l'ai fait pour d'autres ressources, je vous les partagerai si ça vous parle. Voilà.
Ça c'était le premier point. Et le deuxième point du coup, c'est qu'on a fait forcément beaucoup d'exercices de groupe. Beaucoup d'exercices d'individus qui s'inscrivent dans des groupes et d'individus qui doivent être des groupes. C'est passionnant d'étudier les dynamiques de groupe. Donc c'est passionnant de voir les conflits de valeurs très forts qui peuvent apparaître. Même dans un groupe qui s'entend super bien et qui n'a absolument aucun problème. On voit que quand ça touche des valeurs profondes et fortes, c'est dur de ne pas réagir. C'est dur de ne pas partir dans un ping-pong. Mets-toi tu fais ci. Non mais toi t'es pire. Vous voyez l'escalade et après ça revient à l'explosion.
« Tu es ton monstre sous le lit »
L'individu qui s'accomplit renforce le groupe
Et donc c'est extrêmement intéressant. C'était extrêmement intéressant. Ça m'a donc permis de confirmer quelque chose que, en vérité, j'ai commencé à écrire. Voilà, à mon humble échelle, je prends des notes sur des concepts philosophiques qui me parlent beaucoup. Il y a tout l'aspect du chaos, par exemple, de l'effet papillon du chaos, ça me parle beaucoup. Le pouvoir démiurgique des auteurs, ça me parle beaucoup. Et j'aime beaucoup la notion de boucle, de manière générale dans le monde, mais surtout appliquée à l'individu et le groupe. Je suis relativement persuadé qu'un individu qui s'accomplit renforce le groupe dans lequel il se trouve, qui permet à tous les individus de ce groupe d'eux-mêmes se renforcer et d'eux-mêmes s'accomplir, qui renforce le groupe, qui renforce les individus, etc. Cette formation de trois jours sur la spirale dynamique, toutes les interactions qu'on a pu avoir entre nous, m'a fait prendre encore plus conscience de l'impact de l'individu sur le groupe et du groupe sur l'individu.
Et donc, à l'échelle de l'individu, qui est la nôtre, on ne contrôle pas le groupe dans lequel on vit, à l'échelle de l'individu, on a une sorte de responsabilité sur ce qu'on transmet au groupe. C'est quoi les valeurs qu'on veut transmettre ? C'est quoi les missions de vie ? C'est quoi, finalement, le regard qu'on veut qu'on porte sur nous ? Sans dire que ce regard est important. Mais qu'est-ce qu'on veut transmettre ? Et c'est pour ça que très très très souvent, je dis, ne sous-estimez pas, et c'est là, ça rejoint le fameux pouvoir démiurgique des auteurs, ne sous-estimez pas la puissance que peut avoir l'accomplissement de votre rêve sur le groupe dans lequel vous vous inscrivez. Et quand je parle de groupe, ça peut être tout et n'importe quoi. Ça peut être votre famille, ça peut être votre groupe d'amis, ça peut être vos collègues, ça peut être votre village, ça peut être la ville entière, ça peut être le monde entier, ça peut être l'univers, une fois qu'on aura trouvé comment contacter nos amis, les aliens.
Vlog, Voltaire et authenticité
Voilà. D'ailleurs, est-ce que vous vous êtes déjà demandé à quoi il ressemble ? Bref, parenthèse mis à part. Ne sous-estimez pas ce pouvoir, je le répéterai jamais assez, c'est ma conviction intime et profonde que chaque livre qui est écrit, notamment celui que toi qui m'écoutes a envie d'écrire, aura un jour un lecteur à qui ça changera la vie. Voilà. Je ne le répéterai absolument jamais assez. Cela étant dit, j'ai sorti le troisième épisode de mon vlog, j'adore toujours cet exercice, je pense qu'il est un petit peu décousu dans la construction, mais écoutez, c'est la manière la plus authentique que j'ai de partager quelque chose. Je n'ai pas forcément le réflexe et l'envie de filmer absolument tout ce que je fais dans ma vie. Par contre, il y a des moments très forts que j'ai envie de partager et du coup, j'allume la caméra, je dis un truc, je raccroche. Et souvent, je fais coucou et puis après je fais allez, à bientôt.
Et donc, c'est un peu un enchaînement de ça. Mais finalement, ça traduit énormément la manière aussi que j'ai de fonctionner. Un peu instinctive, mais cérébrale. C'est-à-dire qu'à un moment, je me rends compte que j'ai envie de partager un truc. Et donc, voilà. Voilà. Donc épisode trop cool. J'adore faire cet exercice. N'hésitez pas à aller voir. C'est très très cool. N'hésitez pas aussi à me faire vos retours. Qu'est-ce que vous aimeriez voir ? Qu'est-ce que vous aimeriez pas voir ? Bref, voilà. Je sais, vous allez me dire, mais nous, on a envie de voir Voltaire. Fais un vlog sur Voltaire. Oui. Oui, il est très bankable. Je sais. Parce qu'il est vraiment très beau. Et là, d'ailleurs, il est au fond et il est en train de roupiller. Et c'est adorable parce que d'habitude, quand j'enregistre, ça l'excite. Et il commence à dégommer son panier ou à bord de l'eau. Et donc, ça fait plein de bruit parasite.
Mais là, il est hyper sage. Je le remercie pour ça. Il est trop mignon. Je l'aime. C'est le plus beau toutou du monde. De manière totalement objective. Voilà. Il y a d'ailleurs dans cet épisode de vlog un petit passage où on danse tous les deux. Voilà.
Inscrit au marathon : le rêve verbalisé
Bref. Je crois que cette introduction est à peu près finie. Non, j'ai plus mal au genou, presque. Il était temps parce que je me suis quand même inscrit à un marathon. Alors, ok, c'est en avril prochain. Donc, j'ai le temps. Enfin, toute chose est relative. Donc, on va dire que j'ai encore un petit peu de temps avant de me mettre à l'entraînement. J'estime que, en six mois, j'arriverai à être préparé, faire un marathon et pas avoir envie de crever à la fin.
Et ce que je disais souvent avec tous les gens à qui j'en ai parlé, c'est que dans ma tête, il y a une grande dissonance entre l'effort que j'ai l'impression que c'est et l'effort que c'est réellement. J'ai la chance d'avoir eu, enfin d'avoir, je ne sais pas pourquoi je mets au passé, d'avoir un grand-père. Si, je sais pourquoi. Il ne court plus de marathon maintenant. J'ai eu la chance et j'ai la chance d'avoir un grand-père qui a couru beaucoup de marathon. Donc, dans ma tête, ça paraît presque facile. Parce que je me dis, ok, une des figures paternelles que j'ai pu avoir a couru 10, 15, 20, je ne sais même pas combien il a couru de marathon. Il y en a couru un paquet partout dans le monde. Ça me paraît facile quelque part. Voilà. Alors que la réalité, je pense qu'elle est toute autre. Voilà.
Donc, il va falloir que je réalise et que je me remette à courir. Parce qu'il y a ça aussi. C'est que, ok, j'ai un passif de mec qui court. Mais la vérité, c'est que je n'ai jamais fait des distances de plus de 15 bornes. Je n'ai jamais couru de semis. Je n'ai jamais couru de marathon, du coup. Donc, il va falloir un moment que je m'habitue à ça, que je commence à me plonger là-dedans.
La citation d'Hervé : Pagnol et la peur
Et ça va être très cool. J'ai très hâte. Je le vois vraiment comme un très très grand accomplissement personnel. J'avais envie de faire ça avant. Alors, j'allais dire avant mes 30 ans, mais je les ai stannés. Donc, on va dire avant de passer la barre des 31. Donc, j'aurais couru un marathon l'année de mes 30 ans. Je le dis haut et fort. Il faudrait que je crève pour pas que je cours ce putain de marathon. Voilà, il est hors de question que je ne le termine pas. Ah là là. Bref, sur ce, après ces 10 minutes d'introduction, vous adorez m'entendre parler de tout et n'importe quoi. Et surtout de Voltaire et moi qui dansons dans mon épisode 3 du vlog. Vous avez capté. Aujourd'hui, on va parler de quoi ? On va parler d'une citation qui m'a été envoyée par quelqu'un qui me suit, que je suis en retour, dont j'aime beaucoup l'humour notamment. Il partage toujours des publications qui me font rire.
Hervé, tu m'as transmis une citation de notre bon vieux Marcel Pagnol qui dit « Quand on a peur de quelqu'un, on croit facilement le mal qu'on dit de lui ». À première vue, je me suis dit « Mais qu'est-ce que je vais pouvoir raconter autour de l'écriture et de cette citation ? » Parce que bordel, ça parle des autres. Moi, je m'adresse à toi qui m'écoutes. C'est toi que j'ai envie de voir écrire son livre. Mais en fait, j'ai été frappé par la foudre de... Non, j'ai été frappé par une épiphanie, comme la foudre plutôt, si je veux garder cette image. Il y a un truc qui m'a marqué. Cette citation cache un secret. Reste jusqu'à la fin si tu veux le découvrir. Voilà, c'est bon, je commence à ancrer en moi les mécanismes putaclics dont on a besoin pour faire des vues sur YouTube. Je rigole, on est là en pleine authenticité. Mais cette citation cache quand même un secret.
Je pense qu'elle n'est pas du tout tournée vers les autres. Mais on va quand même commencer par là. Parce que quand on lit cette citation vraiment très premier degré, je bois une gorgée d'eau parce que je parle, je débite, j'ai la gorge de sèche.
Tata Jacqueline démonte ton projet de livre
Ça fait beaucoup de bien. Donc il y a deux situations qui me font écho à ça. Je pense que par exemple, quand on parle de nos projets à des gens, à des gens, en fait, quels que soient ces gens-là, on a peur du regard qu'ils vont porter sur nous. Voilà, donc finalement, c'est pas tellement d'eux qu'on a peur, mais on a peur de ce qu'ils vont nous dire. On a peur de ce qu'ils vont nous transmettre. On a peur de peut-être les décevoir. On a peur peut-être d'avoir, qu'ils aient désormais un regard déformé, un regard différent. Et ça peut arriver dans des cas, par exemple, voilà, vous êtes en repas de famille, l'ambiance est bonne, vous avez la chance de ne pas avoir de tonton raciste, quoi d'autre ? Vous avez évité les débats politiques, quoi d'autre ? Bref, vous voyez la gueule du repas de famille, un peu parfait. Et puis là, quelqu'un, peut-être par exemple Tata Jacqueline, vous dit « Mais toi, qu'est-ce que tu fais en ce moment ? »
Et là, vous lui dites « J'écris un livre. Je vais écrire un livre. Je vais publier un livre. » Et là, tout de suite, Tata Jacqueline vous dit quelque chose du genre « Ah, mais c'est super long. Et puis, comment tu vas rivaliser avec Le Seigneur des Anneaux ? » Et puis, il y a quand même Musso, et puis tous ces auteurs hyper connus, hyper talentueux. Et je crois que tu n'as même pas lu Victor Hugo, et tu ne te rappelles pas quand tu étais petit, tu n'arrivais pas à retenir la poésie que tu devais réciter en CE1, et puis tu n'as vraiment pas aimé les cours de français. Sur ton bulletin, il y avait marqué « Élève perturbateur ». Bref, vous voyez, Tata Jacqueline, en gros, ce qu'elle est en train de vous dire, c'est que vous feriez peut-être mieux de ne pas l'écrire ce livre. Laissez-moi vous dire quelque chose. Tata Jacqueline se trompe quand vous parlez de vos projets.
et qu'on vous dit « Est-ce que tu es sûr que c'est la bonne chose ? » La seule chose que ces personnes font, c'est projeter sur votre situation leur peur, leurs croyances, leurs injonctions, et c'est tout. Voilà. Donc, il faut réussir à prendre le recul suffisant, en se disant « C'est moi l'expert de ma propre vie. Si ce livre, je sais que je vais l'écrire, alors je vais l'écrire. » Ce n'est pas parce que Tata Jacqueline ne serait pas capable de le faire et qu'elle vous dit, à demi-mot, qu'en fait elle n'est pas capable et qu'elle, elle n'arriverait pas, machin, machin, machin, que c'est vrai et que c'est le cas pour vous. C'est même sûr que c'est faux.
Et donc, quand le regard qu'on peut porter sur nous est si important, parce que c'est important quand même, quand on parle de ça à un proche, on ne va pas envoyer bouler tous nos proches. Évidemment que ce qu'ils disent est important pour nous. C'est ça que je peux cacher derrière le « quand on a peur de quelqu'un ». Disons, si je devais un peu élargir et prendre mes aises sur cette citation, je dirais « quand on estime le regard de quelqu'un, alors oui, on croit facilement ce qu'on pense, enfin, ce qu'il pense lui, et cette deuxième partie de citation, on croit facilement le mal qu'on dit de lui, je l'interprète. » Là, dans cette situation-là, on croit facilement le mal qu'il peut dire de nous. J'ai tout de suite pris des aises sur la citation, vous verrez, elle m'a inspiré beaucoup de choses, donc je me permets d'en faire mon interprétation philosophique. Et ça, c'est peut-être tout de suite la liberté que j'ai prise, mais finalement, c'est aussi le cas quand on voit, par exemple, quand on jalouse quelqu'un, quand on regarde d'un œil un peu amer ce que peut accomplir quelqu'un d'autre.
« Qu'a-t-elle compris que je n'ai pas compris ? »
Exemple typique que j'ai pu vivre et maintenant dont j'essaie de prendre du recul, enfin, j'essaie de prendre du recul sur ça. Vous regardez un mec de la télé-réalité, il fait des centaines de milliers d'euros par mois, et vous vous dites « mais comment cette espèce de trou du cul peut gagner autant d'argent alors qu'il cultive la culture du vide ? » C'est pas faux, peut-être. Qui sommes-nous pour juger ça ? Écoutez, quelque part, ces gens-là nous font peur, quelque part, on jaloue ces gens, on se dit « mais comment c'est possible que lui réussisse ? » Il ne produit rien. Et on croit donc très facilement tout ce qu'on peut dire de lui. Voilà. Oui, il est absolument stupide, non, il ne mérite pas, bref, etc. Je pense que, au-delà de savoir si c'est vrai ou si c'est faux, je pense que ce genre de réflexion ne nous aide tout simplement pas. Il y a quelque chose qui a changé dans ma vie, c'est le moment où j'ai commencé à me dire « ok, cette personne qui m'énerve, cette personne que je jalouse, et qui quelque part me fait peur, qu'est-ce qu'elle a compris que moi j'ai pas compris ?
Qu'est-ce qu'elle ose faire que moi j'ose pas faire ? » Dans ce prisme-là, on décide d'affronter nos propres peurs et de se questionner sur ce qu'on pourrait faire pour mieux comprendre cette situation. D'être dans cette démarche, c'est extrêmement, extrêmement important. Presque au-delà de l'importance, c'est extrêmement précieux. Ça nous apprend énormément de choses. Alors, ça nous dit pas, par exemple, si je reprends l'exemple de latéralité, ça nous dit pas qu'il faut qu'on fasse des placements de produits de produits, justement, douteux. Ça nous dit pas ça. Par contre, ce que ça peut nous apprendre, par exemple, c'est qu'on a une valeur très profonde de sincérité et de pas tromper les gens qui peuvent nous suivre. Donc voilà. On se rend compte, OK, cette personne-là réussit parce qu'elle a, quelque part, elle ose faire ce genre de choses. Seulement, moi, ça n'est pas en accord avec mes valeurs et donc je suis parfaitement confortable avec le fait que cette personne réussisse et quelque part, moi, que je réussis d'une manière différente ou que je réussisse pas tout de suite.
Voilà. Tous les raccourcis ne sont pas bons à prendre. C'est pas pour autant qu'ils n'existent pas. Et ça, ça a réellement changé ma vie parce que ça nous permet de tirer des enseignements même de gens qu'on déteste. Et de gens... Voilà. Bref. Tous les gens. De tout. De tout. De tout.
Et ça, c'est un peu la partie très terre-à-terre de cette citation. Alors, je vous accorde être un petit peu parti en dehors des sentiers battus. Mais c'est ça que cette citation m'a inspiré. Et si je devais résumer les deux points dont je viens de parler, je dirais que cette citation, quand on a peur de quelqu'un, on croit facilement le mal qu'on dit de lui, m'a inspiré deux sujets. Le premier sujet, c'est que lorsque le regard de certaines personnes est important pour nous, on a tendance à croire le mal qu'ils peuvent dire de ce qu'on entreprend et de ce qu'on leur partage. Ce qu'il faut se rappeler dans cette situation, c'est que ces gens-là ne font que projeter leur propre peur, leur propre croyance et leur propre injonction sur votre situation mais appliquée à leur vie. Voilà. Donc, ça ne vous concerne pas. Tout simplement parce que vous n'avez pas les mêmes croyances, vous n'avez pas les mêmes injonctions, en fait, vous n'avez pas la même vie, quoi.
Le secret : la lecture introspective
Tout simplement. Tout simplement. La deuxième chose que m'a évoqué cette citation, c'est que lorsque quelqu'un nous énerve profondément, lorsqu'on trouve que c'est presque injuste que telle personne fasse tel truc, c'est quand même toujours intéressant de se demander ce qu'elle a pu comprendre que nous, on n'a pas compris ou ce qu'elle a pu oser faire que nous, on n'a pas osé. Au-delà du fait que ça peut nous donner des indications très claires sur ce qui nous manque, ça peut aussi nous donner des indications très claires sur ce qu'on ne veut pas faire. Voilà. Première partie autour de cette citation, très terre à terre, et encore, je me suis un petit peu égaré, je vous l'accorde encore une fois, mais surtout, surtout, surtout, cette citation, pourquoi elle m'a tant parlé ? Parce que je pense qu'en fait, elle est extrêmement introspective, dans mon interprétation, en tout cas. quand on a peur de quelqu'un, on croit facilement le mal qu'on dit de lui.
Moi, ce que j'aurais envie de dire avec cette citation, c'est quand j'ai peur de la personne que je pourrais devenir, je crois facilement le mal que je dis de moi-même maintenant ou d'elle plus tard. Et là, on touche tout de suite à tous les blocages, en tout cas, une bonne partie des blocages qu'on peut avoir quand on est écrivain, apprenti écrivain, choisissez la sémantique que vous voulez, vous êtes maître de ça, n'écoutez pas les dictateurs de la sémantique comme je le disais. Je vous donne un exemple. J'ai peur d'être publié et donc je crois facilement le fait qu'aujourd'hui, en fait, je n'ai pas la légitimité à être publié. Voilà. Pour moi, ça c'est l'exemple le plus parlant. J'ai peur de la personne que je pourrais être, alors je crois facilement tout le mal et tous les blocages et toutes les croyances que ça, ça m'impose aujourd'hui.
Une fois qu'on a dit ça, vous pouvez, et en tout cas, je vous invite à vous questionner sur la manière que cette phrase a résonné en vous et qu'est-ce qu'elle vous apprend sur votre situation, sur votre objectif d'écrire un livre et sur votre personne, finalement. Je vous pose la question parce que je ne peux pas décider pour vous. Moi, en tout cas, quand j'ai lu ça, ça a fait extrêmement écho en moi, ça a fait extrêmement écho en moi et je vais vous faire un partage absolument transparent par exemple.
J'ai, j'ai trouvé et je suis extrêmement heureux, cette personne écoutera probablement ce podcast, je pense qu'elle verra à mon visage, elle aura déjà vu, elle aura déjà entendu, mais je suis extrêmement heureux de pouvoir travailler avec elle. J'ai trouvé ma première cliente, j'ai trouvé une autrice que je vais accompagner de son idée jusqu'au manuscrit terminé. Je suis tellement impatient de travailler avec elle, je crois profondément à son histoire, je suis profondément touché par les partages qu'elle m'a fait sur ce que ça représentait pour elle, c'est pour ça que je suis profondément convaincu qu'on arrivera et je dis on mais qu'elle arrivera au bout et je serai là pour l'aider de A jusqu'à Z et ça, elle peut compter sur moi, même s'il y a des moments je commence à l'énerver et que je la challenge un petit peu.
Le deuil de la vie d'avant qui me retenait
Pourquoi ça fait écho avec la citation d'aujourd'hui ? Avant de pouvoir trouver cette première cliente, cette première autrice à accompagner, j'ai eu une phase où je doutais beaucoup, je me disais c'est fou, je fais plein de choses mais les choses n'avancent pas, j'ai juste, alors bon, je ne mets pas de jugement de valeur dessus, volontairement, je suis un peu, voilà, je le dis comme ça, j'allais dire, j'ai juste des coachings plutôt classiques sur des sujets qui ne sont pas de l'écriture, j'adore traiter ces sujets-là, j'adore accompagner les gens sur ces sujets-là mais ce n'est pas de l'écriture, bon, j'ai aussi quelques écrivains que j'aide sur certaines parties, par exemple la réécriture spécifiquement ou alors démarrer ou alors lâcher le bébé, bref, ok, mais je n'ai pas quelqu'un que j'accompagne en entier et c'est ça que j'ai envie de faire, moi, ma vision de rêve absolue, c'est une putain de bibliothèque vide dans laquelle j'imagine vraiment très fort tous les livres des gens que j'ai accompagnés, là, je ferme les yeux, je vois cette bibliothèque, je suis reboosté, j'ai qu'une envie, c'est de couper le podcast et d'aller travailler sur la meilleure manière d'accompagner tous les gens que j'ai envie d'accompagner, bref, j'avais l'impression d'être absolument bloqué, j'avais l'impression d'être absolument bloqué et je me suis rendu compte qu'en fait, j'avais peur d'être la version de moi qui allait réussir dans ce domaine-là parce que réussir dans ce domaine-là, quelque part, c'est accepter le deuil de ma vie d'avant et même si je n'ai pas du tout envie de retourner dans cette vie d'avant, force est de constater que quitter une vie qu'on a connue pendant quasiment 28 ans, c'est extrêmement compliqué.
et donc inconsciemment, il y avait quelque chose qui me retenait. Voilà. J'avais peur de la version que j'allais devenir et donc je croyais facilement tout le mal que je disais de moi actuellement sur mais en fait, est-ce que je suis vraiment fait pour accompagner des gens ? Mais en fait, est-ce que vraiment je vais réussir ? Mais en fait, est-ce que je ne serais pas beaucoup mieux à rien entreprendre ? Est-ce que je ne serais pas beaucoup mieux à être dans mon 9 to 5, métro, boulot, dodo, machin, machin ? Écoutez, il faut de tout pour faire un monde. J'invite absolument pas toutes les personnes sur cette terre à devenir entrepreneur. Ce n'est pas du tout ce que je viens de dire. Et d'ailleurs, on peut être entrepreneur en étant salarié. Mais moi, il fallait que j'accepte qu'en fait, cette vie que j'ai aujourd'hui, c'est absolument celle que j'avais envie de mener. Il fallait que j'accepte de couper un petit peu le cordon.
Voilà. Et en fait, ça, ça a été une forte prise de conscience pendant un coaching que moi, j'ai suivi. Parce que oui, si je défends tant les vertus du coaching, c'est parce que moi-même, j'en pratique. Voilà. C'est pour ça que je sais que c'est aussi puissant.
Se réaligner : arrêter l'auto-sabotage
J'ai eu cette prise de conscience très forte et en fait, ça m'a permis de m'aligner. Finalement, qu'est-ce que je fais aujourd'hui pour auto-saboter la personne que j'ai en fait réellement envie d'être mais que j'ai peur de devenir ? Ça m'a permis de mettre le doigt sur des critères vraiment très particuliers que j'ai changés. Voilà. Il y avait des choses que je faisais en excès. Il y avait des choses que je faisais pas assez. J'ai changé ça et là, presque miracle. Bah oui. Quand t'es parfaitement aligné avec toi, évidemment que ce que tu véhicules aux gens, l'énergie que tu dégages, l'énergie que tu partages, l'authenticité, la sincérité résonnent tout à fait différemment. ne plus avoir peur de la personne que j'ai profondément envie de devenir, m'a permis de me couper d'une bonne partie des blocages que je pouvais encore ressentir. J'en parle de manière très absolue. Bien évidemment, c'est un travail de longue haleine. J'en rencontrerai probablement d'autres.
Voilà. Parfois, tu fais des allers-retours, ça revient, ça repart. Voilà. C'est toujours une sinusoïde. Mais l'important, c'est un moment toujours de vouloir avancer dans cette direction-là.
Le plus grand monstre, c'est toi
Et voilà. Je trouve que la plus belle manière d'interpréter cette citation, c'est de dire quand on a peur de la personne qu'on a envie de devenir, on croit facilement tout ce qui nous empêche de faire un pas vers elle. Et je pense que c'est intéressant de prendre conscience de ça et c'est intéressant de se poser la question du coup, de quelle personne on a envie de devenir forcément. Finalement, le plus grand monstre qu'on côtoiera jamais dans notre vie, c'est nous. C'est nos peurs, c'est nos croyances, c'est nos injonctions. J'ai envie de dire ayez le courage de regarder dans les yeux vos forces parce que c'est sûr que vous en avez. Ayez le courage de les embrasser. Ayez le courage de vous en saisir. Et quelque part, tout changera. Voilà. Vous n'arrêterez probablement pas d'avoir peur. Parce qu'il ne s'agit pas d'être téméraire, mais il suffit que la peur ne soit pas un critère bloquant. C'est même plutôt un bon indicateur.
Quand vous avez peur de quelque chose, c'est que ce quelque chose est profondément important pour vous. Et donc, voilà. En fait, ayez le courage de regarder vos forces dans les yeux. Ayez le courage de vous en saisir. et vous verrez, tout changera. Voilà. Par là même, ne croyez pas tout le mal que vous dites de vous. Ou alors, quand vous vous en dites, justement, prenez du recul, regardez ce qui fait vos forces, regardez ce que vous avez accompli, et assumez qu'il y a des choses que vous faites extrêmement bien. Assumez votre ambition. vous avez le droit de rêver grand. Vous avez le droit d'avoir de grandes ambitions. Vous avez le droit d'avoir de grands rêves. Autorisez-vous-les. Regardez avec courage toutes les forces que vous avez et qui vous permettent sans aucun doute de faire chaque jour un petit pas vers ses rêves. Voilà. C'était Ybelion. Sam, pour les intimes ou inversement en fonction. Je vous dis à la prochaine des bisous.