Ep 26 · Intro : « et péter une tasse à café aussi »00:00
Tout objectif flou entraîne une merde précise.
CE QUE RACONTE CET ÉPISODE
C'est Théo, mon meilleur pote, qui m'a sorti cette phrase dans l'épisode. Et je n'ai pas eu besoin de chercher longtemps un exemple, j'en ai un chez moi. Mon tout premier manuscrit. Mon intention tenait en cinq mots : je veux écrire de la fantasy. Une envie de rayon en librairie, rien de plus. Résultat, une histoire qui raconte quelque chose, mais pas trop, et un texte tellement mal fichu que Théo a galéré sur la mise en page avant même d'attaquer le fond.
La nuance que j'ai mis du temps à comprendre : un objectif bouge, se rate, se réajuste. L'intention, elle, reste fixe du premier au dernier mot. C'est elle qui te tient quand le milieu du livre devient un marécage.
Dans cet épisode, on parle aussi du plan de neuf chapitres que Théo a construit pendant des heures avant de le jeter après avoir écrit le chapitre 1, de cette procrastination par l'action qui ressemble tellement à du travail sérieux, et du moment où il s'est surpris à rire tout seul devant sa page. Et oui, une tasse explose vraiment à la fin.
LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE
CAROUSEL À VENIR
Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.
Face B — le transcript
L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE
Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Et sur les discussions, il arrive même que les voix se mélangent. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !
Intro : « et péter une tasse à café aussi »
Ybelion — Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans le 26e épisode de Chemin d'artiste et d'auteur et aujourd'hui j'ai
l'immense honneur d'accueillir mon meilleur pote pour parler d'écriture et de dev perso et surtout beaucoup
rigoler et péter une tasse à café aussi mais ça vous devez rester jusqu'à la fin pour le découvrir. Sur ce je
vous souhaite une bonne écoute et je vous dis à bientôt. So good so good, so good so good. Ah oui d'accord
c'est le sponsor nique sa mère direct. Non mais c'est pas sur la vidéo. Là, hop. C'est vrai c'est pas sur la
vidéo. Parce que j'ai essayé de faire le pich. Oui mais je voulais faire la blague du sponsor. Ah mais non
mais je vais te t'inquiète tu vas là. Ah ok bon ça. De toute façon je peux pas voir gros. C'est vraiment
impossible. Il n'y a pas de verre de toute manière dans cette maison. C'est un appartement, ne venez pas chez
moi. De toute façon tous les verres et qu'il y a des produits bleus. Des produits bleus et du café pas bon. Et
le cœur qui revendait à 3000. C'est comme ça que je vais essayer de faire le marathon. Je fais une semaine
chez toi avant. Non mais c'est parce que je me lève tôt et que j'ai une bonne routine. Une bonne routine, une
routine saine. Un petit Red Bull le matin. Red Bull j'ai le cœur de prot. Pre-workout. Je vais te donner un
secret. C'est que les jours où je fais du sport, je prends un café le matin. C'est à dire quand je commence à
écrire. En gros je me lève à 6h et à 7h je commence à écrire à peu près. Donc à ce moment là je me sers le
café quand je vais au sport. Et quand je vais pas au sport je me dis Attends mais je vais pas reprendre de
progrès workout. Est-ce qu'on remplacerait pas le café par le pre-workout ? Et donc 7h du sbar c'est le petit
shaker bleu fluorescent là. Oh putain. C'est vraiment ton rêve de gosse de commencer ta journée par boire des
ch'troups acidulés. C'est vraiment ça avec un goût énergique. Je fais comme papa je bois un café mais avec du
ch'troup. Et j'avoue que quand j'ai des bonbons, la première chose que je mange dans la journée c'est un
bonbon.
Pré-workout bleu fluo à 7h et petit-déj de prépa
Théo — Parce que je fais le jeûne tu vois, enfin je mange pas le matin. Et je pense que de deux l'expérience de le
faire sur plusieurs, tu vois de pousser l'expérience du jeûne intermittent mais sur un vrai jeûne.
Ybelion — Tu sais tu fais un double jeûne intermittent. C'est genre tu meurs, tu vois, coulant de table et de l'enfer.
L'enfer de fou. Et du coup je finis mon histoire sur les bonbons, jeûne intermittent, je rentre du sport, je
mets ma bouffe à chauffer. Et du coup il faut que j'attende et là je me dis mais c'est bon mon jeûne je peux
le rompre et hop petit bonbon en attendant tu vois. Moi je croyais que tu te réveillais, bonbons, et après tu
fais un jeûne jusqu'au repas du midi. Ça c'était la prépa en vrai. Mon petit déj de prépa c'était du café
soluble instantané et un paquet de granola.
Théo — Mais pas genre un paquet, genre la boîte en fait. Pariez jamais que vous n'en mangez qu'un seul quoi. Du coup
t'es vraiment arrivé en décollager avec déjà une hygiène solide et réprochable.
Ybelion — Du cholestérol de fou baiser gros. Ou du diabète non le diabète c'est vraiment mon sujet du moment. Là je
pense que prévoir ça de café comme ça, le cholestérol il va fûter le corps. C'est d'ailleurs pour ça que tu
veux écrire un livre pour faire le parallèle. Parce que le cholestérol va t'emporter. C'est pour le poser
l'idée. C'est vraiment un livre sur mon... les habitudes alimentaires.
Théo — En vrai je commence à dire putain c'est injuste que j'ai trop de cholestérol. Et du coup on en a parlé un peu
au taf et je dis parce qu'en gros le matin je me réveille. Bon ok je finche avec le cœur de crotte. Après je
me prépare mon sandwich avec des tranches de comté et d'adinde que je mange à 10h. Après à midi je mange des
plats réchauffés que je commande. Je rentre chez moi à 8h je me refais mon sandwich avec du fromage. Je mange
vers 19h30 et à la fin du refroid je mange du fromage.
Ybelion — Y'a un comment point commun quoi. Et je comprends pas d'où ça vient le cholestérol parce que je mange pas tant
de charcutes. Pas tant de charcutes je comprends pas. L'idiot du village. Tous les diastéticiennes en panique.
Le déteste. Donc ça marche pas quoi.
Théo — Je pense qu'on a une belle intro. Ouais exactement.
Ybelion — Et puis à chaque fois de toute façon j'ai un rituel c'est qu'à chaque fois je fais des poste café. Il est
dégueulasse. Il est dégueulasse. C'est pas du tout un café. Mais c'est très important. C'est un post workout.
Alors du coup c'est un pré post workout.
Théo — Ou un post pré workout. Un post pré enregistrement.
« Tout objectif flou entraîne une merde précise »
Avoir 30 ans, ou l'entrée dans les années George Clooney
Ybelion — C'est du what else pour faciliter de marquer. C'est du what else concentré de ouf. Je sais plus à qui la
dernière fois je disais. En vrai on me posait la question de est-ce que avoir 30 ans c'est un truc un
événement qui te marque. Moi à chaque fois alors il y a ma réponse sérieuse qui était en vrai depuis que j'ai
commencé à faire ce que je voulais et depuis que j'ai écrit mon livre je ressens plus du tout les 30 ans comme
étant un truc qui me fait peur tu vois. Et là ma réponse pas sérieuse c'était en mode en vrai grave bien parce
que j'arrive dans mes années George Clooney tu vois. Ah je le disais à ma soeur et ma soeur elle me dit mais
t'es débile genre George Clooney les plus coattels c'est beaucoup plus vieux tu vois. Je dis là oui non mais
ok mais ça va on prend un peu de marche tu vois.
Théo — Mais je veux briller plus tôt. J'ai pas besoin d'attendre. Ouais c'est vrai c'est vrai. Bon mais avec le goût.
Ybelion — C'est affreux. J'avoue c'est affreux mais bon j'ai l'habitude d'être sur Café Uni de toute façon. Ah ouais
mais moi je suis content d'avoir arrêté le café depuis un petit moment là. Ça permet de... Parce que je pense
que là je viens de boire un expresso. Et je suis vraiment au quart de verre. Vous le voyez pas à la caméra
mais il a l'oeil comme ça qui commence à bouger. J'ai la même sensation que le Long Island de Lloret del Mar
où quand j'ai bu le quart d'hiver je me suis dit j'arrête maintenant. C'est allé si vite pour arriver au fond
du verre que je te le dis. Mais ouais mais ça c'est Lloret ça. C'est la magie de Lloret. Le premier quart
était vraiment très bien. J'prononce bien hein. J'espère qu'il y ait personne en Espagne qui m'écoupe parce
qu'ils doivent me détester. Lloret del Mar.
Théo — Lloret del Mar. Je suis vraiment pas sûr de ça.
Ybelion — Et t'as envie tout de suite partir sur un Sisi Tequila tu vois. De ouf.
Théo — La classe européenne espagnole qui sert plus à grand chose. Ouais.
Ybelion — J'ai fait allemand et élevé un mois. 8 ans d'allemand mec. Mais tu le savais déjà ça. Mais quel enfer de faire
allemand. Vraiment une langue passée de mode depuis quelques ans. C'est passée de mode. C'est un peu trop brut
l'allemand. Je me suis toujours dit qu'en vrai... Ils ont bad buzz à un moment ils ont jamais réussi à
vraiment s'en mettre. Y'avait un truc pas sexy dans l'allemand tu vois. Ouais la langue.
Théo — Bah. Les allemandes.
Ybelion — Genre le Ich libidich tu vois. Ouais y'a rien qui est beau. En vrai euh... T'as pas le son le Tiamo tu vois.
Tiamo. J'avoue Tiamo ça claque. On dit comment en italien ? Bah Tiamo. Ah c'est en italien. J'pensais que
c'était en espagnol. Ah non c'était Kiero en espagnol. Ouais putain j'ai pas je parle pas italien. Au cas où
vous l'auriez pas deviné.
Théo — C'était vraiment pas une blague pour le LV1 allemand. Ça le reconfirme directement.
Ybelion — Ah c'est affreux. Tiamo j'aime bien mais comment on dit en italien il est phénoménal. Déjà le meilleur moment
du podcast. Ça sera l'extrait. À chaque fois que je mets un extrait pour dire regardez ça va être marrant tu
vois. C'est ça celui là. Oh bah là y'a que des extraits. C'est décidé. Je pense qu'il faut écouter tout le
podcast et à la fin tu dis vous allez voir ça va être marrant. Il faut le réécouter un coup. Pour comprendre à
quel point c'est con. Pour comprendre où sont les blagues. Et voir à quel moment le café il tape vraiment sur.
Bientôt là. Bientôt je commence à le sentir là. Moi je le sens clairement déjà. Après dix minutes comment tu
te présenterais aux gens. Euh.
Théo, 30 ans, ingénieur, en quête d'écriture
Théo — Du coup moi je m'appelle Théo. 30 ans aussi.
Ybelion — C'est un beau prénom. Tu as déjà 30 ans.
Théo — Non t'as pas déjà. Non je suis pas encore 30 ans. Dans. Dans moins d'un mois. Attendez je le note. Dans moins
d'un mois déjà 30 ans. Et tu vois pas du tout. Pas du tout impacté. Je vois pas pourquoi l'année des 30 ans
serait plus importante que l'année des 29 ou des 28.
Ybelion — Je sais pas. Y'a un truc genre c'est une nouvelle décennie tu vois. C'est beaucoup. Je sais pas. Ouais c'est
une nouvelle année à chaque fois. Ouais.
Théo — J'entends ce truc de croyance. Mais tu vois moi les proches par contre qui passent le cap. Sont plus
impactants que moi qui le passe. Ma soeur qui va avoir 40 ans. Ah ouais. M'impacte beaucoup plus. Mes parents
qui vont avoir 60. Ouais. Mon père qui est 70.
Ybelion — Ouais. Ça c'est bizarre. Et qui est passé de papa à papy. Oh ouais. C'est ça de leur faire bizarre à eux
aussi. Ouais au début un petit peu. La retraite a fait beaucoup plus mal que le papy. Moi j'avoue que j'ai
appelé ma mère Mamie quand j'ai récupéré Voltaire. Qui est un peu mon bébé à moi tu vois. Et donc pour me
moquer d'elle je l'ai appelé comme ça.
Théo — Burn out direct. Ouais ça lui a pas plu. Ouais ils ont pas été tant... Je crois qu'il y a eu 2-3 surnoms où
ils ont dit non pas ça. C'est trop tôt. Ouais je sais plus lesquels mais tu vois c'était pas Mamie ou Papy
mais c'était un peu dans le même truc. Donc ouais Théo, 30 ans, ingénieur. Anciennement colloque de Sam.
Ouais. Colloque d'ingénieur. Exact. Colloque d'ingénieur. Un petit clin d'oeil à quelque chose qu'on va faire
ensemble plus tard. Sans trop de spoil.
Ybelion — Vous avez vu l'énergie du début là ? Bah ça sera ça mais voilà.
Théo — Pendant une heure. Mais en allemand. Mais en allemand.
Ybelion — Et pas en italien évidemment. Que l'intro quoi. Tecchiero. Tecchiero. Ouais on va changer le nom, on va
l'appeler Tiamo. Tiamo comment tu dis en italien. Ça il est phénoménal. Sous titre, espèce de sale enculé
quoi. Qu'est ce que tu me racontes ? Totalement bilingue. Totalement bilingue.
Théo — Du coup pas écrivain. Non. Mais en quête d'écriture. C'est ça qui est marrant.
Ybelion — J'avoue que ça m'avait... Enfin je m'attendais pas à ce que tu me poses la question.
Théo — Sur le livre. Ouais et que tu me dises il y a des trucs que j'ai envie d'écrire.
Ybelion — Je sais pas si tu peux en dire un peu plus. Genre sans... Bah si je le fais pas c'est un peu con pour le
podcast. Ouais c'est un peu dommage. Sans te commander en fait. Avec plaisir. D'où c'est venu ? C'est venu
de...
Lire, arrêter en prépa, et le burn-out d'apprentissage
Théo — Bah déjà que tu le fasses qu'on en parle quand même mais plus dans la discussion de ton quotidien aussi. Et
c'est venu de par d'abord beaucoup de lecture. Je pense que l'arrivée sur le besoin d'écriture à un moment
où... Pas forcément besoin dans mon cas mais plus l'envie de. C'est d'abord venu par un travail sur la
lecture. Qui était très présente jeune. Comme toi je pense tu vois ce besoin un peu de monde autre ou de
construction un peu sur ça. Et aussi par un environnement familial qui lisait beaucoup. Enfin qui lisait
beaucoup sinon c'est bizarre. Et... Horrible. Ouais il me perd à 70 ans mais tout va bien. Et en gros donc
arrêt la lecture avec les études notamment la prépa. Qui est vraiment faite pour ne pas te laisser le temps ni
d'apprendre des secondes longues.
Ybelion — Vraiment pas du tout. Zéro italien. Et heureusement qu'on prépa on connaissait pas le prix workout. Parce que
je te dis qu'on serait... Ah putain. Ce serait bité.
Théo — C'est clair. Et du coup un début de relecture. Pas non plus en école. Pas non plus en début de... D'expérience
pro. Mais plus un peu plus tard tu vois. D'abord d'écouter des podcasts. Et puis finalement un nouveau plaisir
à lire. Un peu différemment d'avant. Pas que de la fiction mais de la fiction alternée avec du dev perso. Et
une... Et une quête de sens. Et puis un besoin de continuer à apprendre je pense. Ouais ouais. Ouais. Qui est
super important. On a tellement été matricé pendant deux ans de prépa. Alors je vais pas parler de l'école
d'Angers mais... Pendant deux ans de prépa à apprendre, trop apprendre. Que moi j'ai eu un moment après où
j'avais plus forcément envie. Ouais. Tu sens une espèce de burnout d'apprentissage. Exactement. Ton cerveau il
dit ouais c'est bon.
Ybelion — Profite de ton acquis. Ce qui est nul.
Théo — Mais profite de ton acquis. Et ne va pas rechercher tout de suite. Et on recommence à bosser et tout. Je me
suis dit en fait j'apprends de nouveau plein de trucs. Et c'est trop intéressant d'apprendre. C'est super
motivant. Quand c'est fait pour toi. Et pas que pour le subir. Et du coup donc envie de plus en plus lire.
Enfin découvert du développement personnel. Tant dans l'acteur que du coup de la mise en place dans le
quotidien. Et au bout d'un moment je me suis dit. Putain ce serait cool que tous ces trucs là que j'apprends.
Et que je vois dans le quotidien. Et que j'ai lu. Bah de retranscrire. De retranscrire. Avec ma petite patte.
Ou du moins. J'aime bien l'expression avec ma petite patte. Ça force de passer du temps avec Voltaire. Ouais.
Ybelion — Il est trop inspirant. Ouais il est trop inspirant. Mais du moins en tout cas avec mon prisme à moi sur ce
truc là tu vois. Et l'envie a commencé un peu sur ça. Ok. Et ça te... Ça t'a permis quoi de commencer à mettre
des mots ? Sur ce que t'avais appris. Bah de... Tu sais j'ai l'impression de faire un hot once. Genre tu
manges un bout et t'arrives pas à écouter la question avec le café. Parce que ça sera couplé au montage mais
en fait il y a un moment je vais aller re-remplir les tasses avec deux doses au lieu d'une. Imaginez. Avec une
dose ? Avec une dose. C'est l'échelle de quoi là ? C'est pas celle de ce qu'on lui ? L'échelle de Voltaire ?
Le seul problème c'est qu'il y a marqué genre dans 100ml d'eau. Enfin l'empoisonnement. Alors je suis pas bon
en italien mais du coup pas bon en volume non plus quoi. 100ml. Voilà tu vois. Ça marche pas du tout quoi. Ça
marche pas du tout quoi. Ça marche pas du tout quoi. Ça marche pas du tout quoi. Du coup tu peux répondre à la
question parce que j'ai vraiment... Qu'est-ce que ça t'a permis de mettre des mots sur ce que tu avais appris ?
Écrire pour se tendre un miroir
Théo — Ah ouais euh... D'approfondir. Ouais. De me dire que ce serait cool de le partager. En fait je pense qu'il y a
une recherche. Développement un peu perso, recherche sur ça. Envie de continuer à prendre dessus et pour
apprendre d'avoir un miroir et du coup de le partager. Ok. Parce que j'ai l'impression d'apprendre plus dans
mon quotidien en partageant et en apprenant aussi aux autres que d'apprendre tout seul dans ton coin. Et du
coup le fait de l'écrire ça me forçait à avoir un miroir qui était déjà moi-même du coup. Je suis pas du tout
prétentieux tu vois. C'était déjà d'avoir ce miroir là. Vraiment pas du tout dégo quoi. Et du coup bah voilà
de pouvoir commencer à mettre tout ce que j'avais un peu dans la tête, que je classifie déjà dans mon
quotidien. De pouvoir le mettre un peu en forme et puis de racheter au fur et à mesure d'autres écrits,
d'autres pensées, d'autres choses. Pour avoir un socle de base un peu solide sur lequel je pourrais me, duquel
je pourrais me servir pour construire d'autres éléments derrière.
Ybelion — En vrai c'est hyper intéressant et il y a un truc effectivement tu l'as dit et je l'avais pas du tout senti à
l'époque. C'est positif. C'est le côté, t'avais pas du tout ce truc de dire en vrai des livres de Death Perso
il y en a déjà plein. Qu'est ce que moi j'aurais à raconter de plus. Et du coup c'est marrant parce que
spontanément moi c'était plus ça. Je me disais quand tu m'as parlé de ça je me suis dit ok ce qui va le
bloquer c'est sûrement ça tu vois. Parce que c'est un truc un peu récurrent chez plein de gens et ça a été mon
cas aussi. De dire en fait bah toutes les idées existent tu vois. Et c'est un peu le truc de dire ok je vais
écrire de la fantasy mais il y a Tolkien tu vois. Et voilà. Et en fait c'est du coup c'est hyper cool que
t'aies pas eu, que t'aies pas du tout eu ce blocage là. Et genre on te demande c'était quoi toi le petit enjeu
qui te faisait pas... Enfin en gros qui t'a dit ok je vais quand même demander à Sam.
Suis-je légitime ? Écrire d'abord pour soi
Théo — Bah parce que déjà enfin... Alors on se connait depuis très longtemps et du coup l'exercice de le faire à deux
je trouvais ça intéressant. Ouais. Parce que t'es vachement avancé dans ce truc là et je pense que dans la vie
parfois pour être bon faut oser demander de l'aide. Ouais je partage ce truc. Et comme on a un fonctionnement
où c'est même pas demander de l'aide c'est du partage mais c'était vachement naturel. Et après j'avais quand
même la sensation... Alors je l'ai pas eu au début quand j'ai commencé à écrire de me dire ouais y'a déjà trop
de trucs dans le dev perso. Mais je l'ai eu par contre un peu au début dans nos premières discussions tu sais.
Ok. Je t'avais quand même dit un moment de... Est-ce que je suis vraiment légitime ? Ou t'as toujours un peu
ce truc là. Ou du moins tu me l'as dit à un moment qui est super intéressant. Tu m'as dit est-ce que t'as
écrit et tout ? Je dis non aujourd'hui je l'ai présenté à Manon, ma compagne. Ah je le rappelle ouais. Et là
c'était une réponse super intéressante. Tu m'as dit mais pourquoi tu fais ça ? Comme tu vois si t'es un peu en
formation de coaching.
Ybelion — Comme un lien. Trop bizarre.
Théo — Et de dire mais en fait t'as pas besoin d'avoir une preuve sociale de légitimité. Fais le d'abord pour toi.
Ouais. Parce que moi je sais dans ce truc là de le faire d'abord pour moi. Et ça m'a vachement aidé de dire
ouais en fait oui.
Ybelion — Bah c'est pour ça que je t'ai posé la question. Parce que tu m'avais dit que tu le faisais pour toi justement.
Et que du coup... Et c'est marrant parce que là du coup c'est pas un problème de légitimité. Tu mets tout à
fait au même niveau. C'est pas ok ce que j'ai raconté ne sera pas intéressant. C'est la manière dont je l'ai
écrite. Est-ce que c'est vraiment pertinent ? Est-ce que ça va toucher les gens tu vois ? Et du coup c'est
marrant parce que dans ces cas là. La plupart des gens ils se tournent spontanément vers les personnes qui
connaissent le plus. Et qui sont peut-être les personnes qui ont le regard le moins objectif. En moyenne c'est
pas tout à fait vrai. Parfois t'as des gens que tu connais très bien. Qui te donnent des regards très très
objectifs tu vois. Mais la plupart du temps enfin genre Manon elle a pas dû te dire. Frère c'est éclaté ce que
t'écris tu vois. Non non non. Pas comme ça. Non en plus elle a pas du tout. Elle t'a servi un café elle fait
tu sais ti amo quand même hein. Ti amo. Non en vrai en fait le besoin que j'avais de lui faire relire t'es pas
tant sur le texte. Enfin sur le fond mais sur la forme. Ok. En fait j'ai commencé à écrire un truc assez terre
à terre. Pardon pour le petit ro. C'est le café qui est en train d'essayer de partir de mon âme. Je vais te
resservir pour le...
Du factuel à l'humour : se faire rire tout seul
Théo — Justement la bière. Au début ouais je me suis dit je me concentre sur un truc un peu terre à terre. Et en fait
très vite en écrivant en me forçant justement vu que tu me demandais de faire un nombre de mots par jour. En
me forçant à devoir les écrire.
Ybelion — Je me suis dit si je fais que du terre à terre. Ca me gonfle. Je prends pas ce que je dis. C'est quoi que tu
appelles terre à terre ?
Théo — Factuel. Factuel. Factuel. Factuel 2000%. Et par rapport à... Enfin tu vois verbe compliment. Il y a du verbe
compliment. Il y a une petite formule à faire. Et voilà tu vois phrase simple. Très structurée. Ce qui en fait
est souvent et ma force et ma faite leste. Trop structurée. Et de vouloir me forcer entre guillemets à écrire
un peu plus. Je commençais à en fait écrire pour écrire et me laisser aller. Et du coup rajouter justement un
peu de moi. Un peu d'humour, un peu de phrases bêtes, un peu de... En fait au bout d'un moment j'écrivais et
tout seul je me faisais rire. Là je me suis dit ok y'a un truc intéressant. Là ça touche. Ouais. Et là j'ai
commencé à faire relire à moi ce moment là en disant est-ce qu'en fait c'est... Genre je suis pas juste en
train de me faire rigoler tout seul tu vois. Et du coup elle m'a dit si mais en fait c'est trop bien. Ouais.
Ybelion — Ouais et tu vois c'est... En vrai je partage tout à fait ton avis et c'est marrant c'est que quand tu glisses
dans cette full authenticité. D'oser être vraiment complètement toi-même quand t'écris. Et c'est trop puissant
et c'est pour ça qu'il y a une question... Récemment tu vois je me suis mis à construire un espèce... Tu sais
on parle toujours d'objectif SMART. Ouais. Et du coup je me suis dit en coaching pareil tu vois on a le
SMARTECAC pour les premières séances. On a le SMEAC pour les... Enfin gros SMEAC pour les vraies séances. Et
je me suis dit en vrai je sous-estimais trop ces acronymes. Et je vais en créer un pour moi quand je onboard
quelqu'un dans l'accompagnement. Qu'est-ce que j'ai envie de lui poser comme question ? Quelles sont les
étapes importantes tu vois ? Ok. Et du coup il y a une des lettres et j'ai un trou sur le nom si tu me
rappelle plus. Mais il y a une des questions qui est... Si justement. Qui t'a vraiment marqué du coup. Je suis
trop con. En gros je l'ai appelé le révélateur tu vois pour... J'aime bien l'idée de... D'oser se... Tu vois
se montrer pour se lancer dans le processus d'écriture. Et le V je l'ai appelé la voix. Qui est à la fois tu
peux être interprété comme le chemin que tu as envie de suivre. Et la voix que tu as envie d'utiliser tu vois.
Et il y a une des questions c'était... Ok si tu n'avais aucun regard sur toi. De quelle manière tu aimerais
écrire ? Et je trouve que quand tu poses cette question là. Les gens arrivent à se reconnecter à ce qu'ils
font... Ce qui fait leur authenticité. Et souvent ça leur donne un... Un souffle différent. C'est une
puissance... Enfin... C'est une puissance d'écriture c'est un peu prout de route mais... C'est trop ça. Le mot
de puissance il est...
L'authenticité brise les barrières
Théo — T'as un mot beaucoup plus slow toi. Ouais. Et c'est très connecté aussi à la notion de... De...
Ybelion — De flow. Qui se retrouve dans plein de domaines. Mais en écriture c'est extrêmement vrai. Et c'est le moment
où ton inconscient prend un peu le dessus tu vois. Où t'es emporté parce qu'en fait t'as profondément envie
d'écrire. Et si t'es perpétuellement... T'essaie de te mettre un espèce de carcan. Ou te mettre des... Je sais
pas des rigoles ou des œillères tu vois. Tu... En fait t'explores pas du tout cette voie là tu vois. Ouais.
Théo — Je pense que l'authenticité elle brise plein de barrières. Ouais. Dans ton écriture. Des barrières que tu te
fixes un peu. Au début tout seul en fait comme quelqu'un... Comme moi qui va débuter vraiment à 200%. Je mets
plein de barrières de même. De pourquoi moi j'écrirais tout. Mais si t'es authentique en fait déjà...
T'enlèves toutes les premières qui peuvent un peu te... Te bloquer quoi. Et tu voles...
Ybelion — Et tu voles... Sitôt sauter les barrières tu voles comme un esprit libre. Exactement.
Théo — C'est ça. T'es un RIP Népal. Tellement faire du rap. Ouais. C'est vraiment l'étape d'après-libre. Quoi quoi on
a essayé avant le livre.
Ybelion — C'est vrai, c'est vrai. Mais on va se concentrer sur le livre de où ? Un jour, un jour. Alors on pourrait
faire les buts à clics et dire Si cet épisode atteint un milliard d'écoutes... Peut-être qu'on lit que le son.
Même pour un milliard. Pour un milliard. Je ne sais rien pour quoi ça va. Alors on doit vous avouer que ce
son-là est un son qu'on a enregistré en faisant une soirée tous les deux sur un type beat joule. Ouais. Et
genre monorime pendant deux minutes. En haut. En haut. Et le meilleur rime c'est... Oh oh oh oh oh oh oh.
Voilà. On faisait des oh oh oh grosso modo. Et grosso modo... Oh oh oh oh oh. Attends là et pas celle-là.
Incroyable. Enregistré. Enregistré. Enregistré. Grosso modo ça aurait été la meilleure ligne. Ouais. Et
enregistré au son d'iPhone. Ouais. Donc genre vraiment on était légit genre téléphone comme ça. Et on se
baladait. Moi je me baladais je me rappelle. Autour. Donc on m'entend à moitié genre par pic. Il y a des
variations de son de ou. Ah c'est incroyable. Et ce son mais genre grand kiff. Mais on le refera un jour mais
genre vraiment bien. Mais du coup pour le coup celui-là je l'ai fait écouter à Manon. Elle a plus jugé que le
livre. Tu vois. Elle a dit c'est authentique. Elle a dit tchiamo. Mais.
Théo — Mais. Mais. Vous êtes vraiment.
Ybelion — Mais. Concentrez-vous sur vos premiers éléments. Ouais c'est clair putain.
« T'as écrit aujourd'hui ? » : la puissance de la relance
Théo — Donc le livre et il arrivait un moment aussi où. Je suis parti en vacances. Et comme j'arrive pas forcément.
Comme toi tu vas vouloir arrêter. Je me suis dit bon en fait j'ai du temps libre. Ça peut être le moment de
prendre ce temps pour commencer un peu à écrire. Au final j'ai réussi à le faire quasiment tous les jours
là-bas. De part au fil de le fait que tu relances tous les jours. Je pense que ça c'est hyper fort. Ouais.
Parce que sinon. C'est vrai.
Ybelion — Ça je le. À mon tour tu vois. Et que c'est des passes d'âme. Ouais c'est ça. On révise notre karaté là.
Vraiment. Et c'est extrêmement puissant. Et souvent c'est marrant parce que. On révise notre karaté. La vanne
qui touche. Elle a pris le temps à monter et c'est le café. C'est ça. Il est en train de bloquer. Il est là.
Il se bat avec le pré-workout. Le noir du café contre le bleu du pré-workout. Et c'est extrêmement puissant.
Et souvent c'est ça qui manque aux gens. C'est pas tellement le fait qu'il manque de technique. Ou je sais pas
quoi. C'est juste d'avoir quelqu'un qui. Mais avec bienveillance leur dit. T'as écrit aujourd'hui. Ouais. Tu
vois. Et c'est toujours. C'est pour ça que. Tu vois bah pareil si je reprends mon acronyme. La lettre T à la
fin c'est pour le tempo. Justement savoir toi quel rythme tu veux suivre. Alors est-ce que tu veux écrire tous
les jours. Parce qu'il y en a plein. Et l'objectif c'est ça. C'est pas de tirer un trait sur sa vie. Et pas de
devenir un ermite. Donc parfois tu peux dire ok. Mon objectif c'est d'écrire une fois tous les deux jours. Tu
vois la fameuse règle de si je l'ai pas fait hier. Je le fais aujourd'hui. Ou de dire en fait moi. Mon
objectif c'est juste d'écrire 1000 mots par semaine. Tu vois. Et chacun son truc après. Mais une fois que tu
as fait ce tempo là. C'est beaucoup plus facile pour la personne qui t'accompagne. De te relancer. Toujours
avec bienveillance. Et parfois c'est juste ce petit. Cette petite impulsion. Qui remet de l'huile dans la
machine tu vois. Ouais mais clairement c'est impulsant.
Théo — Et en fait t'as pas envie de. T'as pas envie de. Enfin c'est de se voir l'autre tu vois. Mais tu es capable de
le faire. J'étais capable de le faire. J'étais capable de le faire. Pourquoi là je serais pas capable de le
faire. Encore aujourd'hui j'ai pas d'argument à répondre à. Faites non pourquoi. Bah juste non je l'ai pas
fait. Y'a jamais de non parce que. Bon là ok c'est des bonnes raisons. Non je suis en Thaïlande je suis en
plongée. Oui voilà voilà. Ok j'ai vu des petits requins. Mais en soit. Enfin écrire 500 mots. Si t'es dedans
t'as un quart d'heure et une demi heure. Ça peut aller très vite. Ça peut aller vraiment. Je suis hyper vite.
Notamment si tu te dis bon en fait je me laisse aller. Ouais. Quand tu laisses couler c'est très très
puissant. Tu vois vu que c'était un livre d'abord pour moi. Euh. Que j'ai pas forcément l'idée de partager tu
vois. Euh. En fait je m'en fiche c'est presque un carnet un peu de. D'écriture spontanée. Que je voulais quand
même structurer. Et du coup on fait des 500 mots ils se font hyper vite.
Ybelion — Ouais c'est vrai. Et je reviens sur le truc que j'ai dit tout au début. Pourquoi aussi l'écriture ? Parce
qu'en fait.
New York, Central Park et le journaling quotidien
Théo — Tu m'avais dit y'a un moment. Ou dans les livres de Death Perso qu'on avait eu ensemble. De t'sais écrire tous
les soirs. Ouais. Et en fait ça vient de là aussi. Enfin une des vraies raisons c'est ça. Parce que ça pour le
coup. Ça fait depuis. Euh. Un peu après New York. Parce que du coup on est parti à New York il y a 3 ans.
Ouais et on a enregistré des. Un épisode de podcast dans Central Park. Ouais alors celui-là pour le coup c'est
moins d'un milliard. Ouais et celui-là c'est. Mais je pense 100 millions on peut le lâcher.
Ybelion — 100 millions on peut le lâcher. Ouais. Il est particulier. Il y en a 5 ou 6 hein. Des petits épisodes. Ouais
mais ça on les a fait après. À New York on en a enregistré un seul. On l'avait genre. On s'est coupé parce
qu'il y a des trucs d'écureuils et tout. Ouais c'est vrai. C'est vrai. C'est vrai. Y'a eu des écureuils. Qui
se couraient après. C'est vrai. Mais c'est vrai qu'il y en a eu enregistré en France aussi. Ouais après. En
fait c'est pas du tout le premier celui-là. Non. Mais c'est plus naturel. On sent qu'il y a eu du travail
entre temps.
Théo — Ouais. Mais les autres. La différence notable c'est le café et pas l'alcool.
Ybelion — C'est vrai. Ce qui est du coup déjà un message beaucoup plus positif. Oui oui. Le mieux ce serait vraiment pas
ce café là. Rester sur l'eau. Un vrai café. Tu veux dire par exemple quelqu'un qui aurait une machine à café
et qui aurait pu ne pas faire du café instantané et solubre.
Théo — Mais t'as vraiment une machine en plus quoi. Oui. Mais en vrai il est une fois que tu l'as fini il est bon.
Ybelion — Terrible comme phrase. Titté. Oh oui. On se travaille notre karaté. Celle-là il faut la garder. Celle-là
putain. Mais du coup le fait d'écrire déjà. Attends parce que t'as dit on est parti à New York.
Théo — On est parti à New York et de là on en a parlé et de là je commence à continuer cette écriture tous les jours.
Ouais. Mais c'est 5 ou 6 lignes sur note tu vois ou peut-être un peu plus. Mais du coup ça fait enfin j'ai des
paragraphes et des paragraphes et des paragraphes. Et du coup cette habitude de d'écrire il y est déjà un peu.
Mais c'est un style un peu différent. Où tu vois là je suis assez terre à terre. En fait je suis factuel dans
mes journées. J'ai fait ça ça ça. Je vais pas aller mettre d'humour dedans. Et c'est pour ça je pense que
quand j'ai commencé le livre j'ai un peu pris ce même style très factuel. Et je me suis dit non c'est pas du
tout la même thématique. Ouais ok. C'est un tu vois c'est un truc sur lequel tu as... Là quand tu fais ton
quotidien c'est plein de sujets divers tous les jours. Qui pour le coup sont vraiment que pour moi. Le livre
même s'il est que pour moi c'est un truc assez large. Et vu que c'est que sur une seule thématique il faut
développer. Pour développer c'est bien d'être plus soi-même ou quoi. Ouais totalement totalement.
Ybelion — Et puis en fait les notes aussi tu les prends moi je le fais aussi l'exercice du journaling. Je crois que ça
vient...
Théo — Alors je crois qu'on l'avait pas lu à l'époque mais je l'ai lu après c'est Miracle Morning il me semble. Tu
parles de ça.
Ybelion — Tu dois pas être le seul d'ailleurs mais... Mais le côté journaling tu sais ce que tu penses. Donc parfois tu
écris un mot et en fait derrière tu as toute une histoire mais tu n'as pas besoin de l'expliquer ou que les
gens la comprennent. Et puis le but est pas du tout même.
Le dev perso se répète-t-il ? Et l'IA qui ne peut pas te copier
Théo — Non. Un livre tu as un message très spécifique. Le journaling c'est plus un moment je fais un bilan je relis
des trucs où j'ai besoin d'introspection. C'est toujours plus fort de dire ok j'ai écrit ça parce que vraiment
j'y ai pensé ce jour là. Et c'est pas du tout le même impact. Et du coup je reviens sur le deuxième truc de
dev perso que tu me disais au début. T'as pas eu peur de refaire le dev perso. Parce qu'en fait je trouve...
Alors peut-être me faire des ennemis attention. Et que quand tu lis énormément de livres de dev perso t'as
énormément de ressemblances. Et ce qui change c'est l'axe qui est pris. Mais moi je trouve que tu as beaucoup
de livres où tu as l'impression qu'ils ont pris un chapitre d'un autre livre de base qu'ils ont surdéveloppé.
Ybelion — Mais c'est un point de vue je sais plus si on l'avait dit en off ou pas. Ingrid qui était venue aussi et on
avait parlé pas mal de livres de dev perso. On avait notamment en commun le Miracle Morning. Et on était assez
d'accord pour dire que en fait le livre de dev perso qui te marque le plus généralement c'est le premier. que
tu lis. Parce qu'en fait c'est là que tu découvres tous les nouveaux concepts. Et après les autres livres sont
grosso modo des déclinaisons des mêmes thématiques. Mais du coup la seule métrique qui te touche vraiment
c'est la plume de l'auteur et ce qu'il raconte tu vois. Par exemple... Alors il est très particulier. Moi je
l'ai lu très tard les accords de Toltec. Et le côté très spirituel et de la manière très genre presque méta un
peu spirituel. Enfin c'est pas au niveau avec laquelle il approche. Genre est très puissante. Et m'a beaucoup
touché puisque c'était un moment aussi où j'étais très dans ce truc spirituel. Du mode un peu cartolé.
Théo — Exactement. Et ouais tout se ressemble un peu effectivement.
Ybelion — Mais en fait c'est comme... Pardon je coupe mais c'est comme quand tu dis... Ah mais est-ce que des gens qui
font la même histoire que moi c'est pas grave ? Est-ce que c'est pas de la concurrence ? Est-ce que machin ?
Et en fait pas du tout. Parce que l'authenticité de l'artiste ou de l'auteur ou du formateur, de
l'accompagnant, bref de tout. C'est vraiment ce qui fait sa particularité et il y a des gens qui connectent
qu'avec ça. Et c'est pour ça qu'il y a des gens qui préfèrent aller voir X ou Y quoi.
Théo — C'est vraiment une discussion qu'on avait ce matin sur l'IA. En fait l'IA en tout cas pour l'instant on ne
pourra jamais avoir cette petite pâte supplémentaire. Non non non. C'est quoi c'est le surplus d'âme ?
Ybelion — Ouais moi je sais pas comment l'appeler... Moi j'ai la sensation que la créativité d'une IA n'est pas capable
de ça en fait. Et c'est un outil tu vois en écriture c'est ce que je te disais ce matin. Moi je suis... Mais
en fait je suis persuadé qu'aucune IA ne fera mieux que moi tu vois. Et mais parce que je ne suis pas
réplicable. Et au sens... C'est pas mieux dans l'authenticité. Voilà je le dis pas d'un point de vue arrogance
ou être un peu pédant tu vois. Je dis juste je pense que de par toutes mes constructions, mes machins, mes
trucs, mes envies, machin machin. En fait je suis suffisamment unique pour avoir quelque chose de particulier.
Qui est pas réplicable tu vois. Au sens où c'est physiquement impossible de le faire. C'est comme si tu vois
je dis souvent... Quelqu'un que t'aimerais accompagner à écrire parfois il peut être tenté de dire... Ah mais
est-ce que tu vas genre m'aider à écrire dans le sens... C'est ce que tu vas écrire pour moi tu vois. Et en
fait la vérité c'est que si je devais écrire pour toi, il faudrait que je vive l'entièreté de ta vie. Et le
temps que je vive l'entièreté de ta vie, toi tu imagines tout ce que tu auras vécu. Et c'est impossible
d'aller toucher l'authenticité de quelqu'un. Non parce que c'est pas... Et c'est un vrai métier alors je dis
que c'est impossible. Le métier de prêtre-plume existe. C'est différent. C'est un travail à deux. Voilà c'est
pas... oui c'est exactement ça.
Théo — Et une traduction de travail c'est pas une... C'est pas une... C'est pas une tout la même chose. Tu la vis pas
à la place je pense. Non. Mais du coup donc... Donc l'écriture quotidienne, l'envie de poser sur papier tout
ce qui pouvait passer un peu en tête quoi. Avec... de manière structurée toujours. Et ce truc de ouais en
fait... Le dev de perso j'adore, les livres c'est un peu tous les mêmes. Mais moi il me manquait un livre de
dev perso où je rigole un peu en le lisant. Parce qu'en fait ils sont quand même très souvent... Je le disais
parfois, enfin du psychique, du truc, tu vois de la réflexion. On a tous été marqués par un peu les mêmes. Le
Perich percore, les semaines de 4 heures et tout. Et y'a pas forcément où j'en ai pas moi de mon côté lu. Ou
en lisant de temps en temps y'avait des moments un peu légers. Et je trouve qu'il me manque ce truc là. Parce
que tu vois typiquement mon quotidien c'est... Je commence à lire du dev perso mais je finis par de la fiction
pour pouvoir m'endormir ou quoi. Parce que c'est trop lourd souvent. Et en fait le dev perso c'est... il faut
le faire aussi de la bonne façon. C'est pas être que de la rigidité, c'est aussi être...
Ybelion — Bien vivre le truc. C'est le fameux mythe du stoïciste qui refuse toutes les émotions. Exactement. Et le pire
c'est... non c'est pas du tout ça.
Théo — Et autant les valeurs sont intéressantes, autant la traduction dans le réel... Oui, tout en en responsabilité
c'est très bien. Mais maintenant le faire en étant heureux c'est peut-être mieux quoi. C'est peut-être
beaucoup mieux d'être heureux, c'est clair. Et du coup voilà je voulais essayer de... au fur et à mesure de
décrire je me suis dit mais en fait voilà, essaie de t'apporter ta pierre à l'édifice pour des gens comme toi
qui ont envie de rigoler un peu ou du moins qui veulent s'améliorer en gardant un bon esprit quoi. Ouais cette
touche un peu humoristique qui touche beaucoup justement. Tu vois moi quand j'ai lu Le pouvoir du moment
présent il est hyper fort ce livre, il faut s'approcher quoi. Ouais ouais c'est vrai. Tu dis ça tu t'entends
pas direct en disant putain je vais faire des rêves du moment présent.
Ybelion — Je me rappelle avoir, j'ai souvenir de lire des pages et de les... enfin tu vois, de revenir en arrière et de
relire parce que il est... pas qu'il est compliqué mais genre il est... Puis genre il te... Il est compliqué.
Il touche tu vois.
Théo — Ah ouais ouais ouais. Moi le coup vraiment de...
Ybelion — Tu sais quand il explique les disputes et qu'il te dit en gros s'il y a quelqu'un qui est énervé face à toi et
que toi tu restes totalement flegmatique, il va à un moment ça va s'arrêter. Ouais. Et putain ça j'étais là,
ah ouais c'est vrai. Et c'est tellement dur de rester calme quand t'as quelqu'un qui s'énerve vraiment contre
toi. C'est absolument dur. Parce que c'est facile de dire quand c'est juste la boulangère qui à un moment
te...
Théo — Oui mais c'est super puissant. Mais par contre voilà quand tu lis le livre, t'as pas ce moment de... Ouais. Ok
c'est juste qu'il dit c'est bien je peux le mettre dans mon quotidien. Et vas-y tu peux le mettre de manière
cool tu vois, j'suis pas obligé de... Enfin je trouve qu'ils sont souvent assez extrêmes dans les conseils, ce
qui est bien parce qu'en fait pour que les gens bougent il faut certainement ça.
Ybelion — Mais tu peux aussi le prendre de manière un peu plus légère quoi. C'est vrai.
Théo — Je veux m'améliorer tous les jours en gardant une flexibilité dans ma vie, j'suis pas si c'est le bon terme
mais... Tu vois d'avancer dans un sens de pouvoir faire un podcast sur l'écriture en racontant des blagues.
Des conneries ouais, j'suis d'accord. Là je suis à l'aise. Ouais. À faire un truc trop sérieux bah je trouve
qu'il manque une authenticité.
Ybelion — Ouais c'est pour ça que j'arrête de préparer mes épisodes beaucoup. Ouais. Je trouve que quand tu préparais...
Juste tu dis ok on va... On l'a fait juste avant on va dire... Tu vois je t'ai dit on va parler de... Juste
ton rapport à l'écriture. On pourrait mettre le truc 4 secondes. Ouais c'est vrai. C'est pas du tout une
préparation. Non mais je veux dire c'est que tu vois on a donné... On a juste donné... Tu vois genre quand on
est tous les deux on a plein de fils qu'on peut tirer. Oui. On a juste dit on va tirer celui là. Et en fait ce
truc là donne un fil conducteur suffisant pour... Après tu peux l'avoir...
Théo — Enfin avancer. Tu peux peut-être pas l'avoir avec tout le monde ça.
Ybelion — Non. Et en fait alors ça c'est vrai mais tu vois la posture de coach me permet de faire ça. Ok. Et parce qu'en
fait t'es juste dans l'écoute active donc tu commences, tu dis à la personne ok on va parler de ça. Et en
fonction de ce qu'elle t'amène... Tu crées des filles. Tu crées des filles. Voilà. Toi t'en tires un et tu
l'emmènes là où tu veux. Et c'est ça qui rend les discussions hyper intéressantes. Et le... Typiquement le
podcast qu'on a fait avec Ingrid était très très bien pour ça tu vois. Parce que justement j'étais... Et en
plus c'est marrant parce qu'il y avait plein de sujets desquels on n'avait pas parlé à ce moment là tu vois.
Donc ça m'a permis aussi moi... Mais tu sais genre t'es juste très curieux et juste à l'écoute. C'est hyper
intéressant. Et c'est tellement... Enfin moi je kiffe tellement plus de rien préparer en fait. Et c'est aussi
parce que j'ai la flemme de préparer.
« Ta gueule, écris » : trois mots contre un plan parfait
Théo — Ah oui on a deux personnalités très différentes sur ça. Mais ce qui est aussi bien tu vois sur la partie
écriture du livre. Ou moi je voulais une structure super précise, commencer à travailler le plan, la fin,
limite que la conclusion elle soit déjà écrite. Tu me dis non mais en fait ta gueule écris. Enfin commence et
arrête de faire... Tu vois on a eu cette discussion de... Ouais mais je veux faire ça sur le livre, je
voudrais que la couverture elle ressemble à ça. Non t'es con. Vas-y écris les trois premiers mots. Commence
par les trois premiers mots. Et les trois premiers mots seront dix fois plus puissants que cette structure.
Moi j'ai besoin un peu des deux.
Ybelion — En fait exactement. Il faut trouver son niveau de structure suffisant pour pouvoir commencer à avancer. Et ce
niveau là il est toujours un peu différent en fonction des gens. Moi j'ai quand même besoin d'un peu de
structure. J'ai besoin quand même de voir là où je vais arriver. J'ai besoin d'avoir les deux trois grandes
étapes. Et d'autres ont besoin de beaucoup plus. Et après aller tu vois c'est toujours à l'excès dans les deux
sens c'est possible. T'as des auteurs qui sont comme ça. Genre ils écrivent juste ok je vais créer un livre
sur ça. Et d'autres qui sont là ok hop le plan carré. On fait toutes les cases. Mais l'un comme l'autre dans
les excès ça peut tendre à des trucs de procrastination. Parfois très puissante quand c'est juste de
l'organisation, de la surorganisation. Bah en fait c'est juste hyper pernicieux parce que c'est de la
procrastination par l'action. Et quand tu ne fixes pas d'intention ou pas du tout de plan. Bah ça fait un peu
genre finalement tu peux retomber dans des trucs genre objet brillant. Ou juste de la procrastination basique.
En mode bon bah en fait je vais peut-être regarder mes explics c'est bien aussi.
Théo — Ouais ou enfin moi c'était vraiment ce truc que tu disais de... J'avance sur le livre parce que je réfléchis
au plan mais en fait je ne t'écris pas donc... Ouais. Enfin c'est bien ton plan mais c'est un nombre de mots
définis qui va apporter rien à personne.
Ybelion — Ça je l'ai fait longtemps moi. Est-ce que tu te rappelles, ça ça m'intéresse, est-ce que tu te rappelles la
première fois que je t'ai dit que je voulais écrire ? Non en vrai je pourrais pas te citer le truc. Est-ce que
je pense que je te l'ai dit tard ? Ouais je pense.
Théo — Parce que à mon avis c'était déjà commencé. Ouais.
Ybelion — T'avais déjà le process... Parce que la première personne à qui je l'ai dit c'est ma soeur. Ouais. Et après il
y a eu... ça a été hyper long. Je pense que le projet de vouloir écrire tu me l'as dit tôt. Ouais c'est
possible.
Théo — Mais le début c'est la phase entre les deux peut-être un peu plus long. Mais du coup je me permets pour les
gens qui écoutent et qui sont des profils comme moi qui ont besoin de vachement structure, c'est très bien
d'avoir quelqu'un qui vous calme dans vos excès. Et qui va vous dire clairement en fait ta structure elle est
peut-être chouette. Mais déjà en écrivant, je vais prendre un exemple, j'avais 9 chapitres avec 3 sous
chapitres. Et quand j'ai eu ça je me suis dit ok là je commence à être à l'aise pour commencer à écrire. Donc
il y a déjà eu beaucoup d'énergie de mise tu vois. Et j'ai écrit le premier chapitre et je me suis dit ah
merde faut tout changer. Parce qu'en fait justement vu que j'ai commencé à me dire faut que j'écrive
différemment, faut que j'écrive plus moi-même, plus de l'humour. En fait mon plan était trop structuré. Et
donc même si ça vous met en confort, faites vous aider quelqu'un qui a de l'expérience tu vois et qui peut
vous dire en fait non, d'abord écris, au moins essaye l'exercice. On voit si ça me plaît vraiment.
L'intention ne bouge pas, la fin oui
Ybelion — Et ce qui est marrant c'est que tu soulignes un truc hyper intéressant, c'est que la chose qui a pas changé
c'est l'intention que tu avais avec le roman. Et ça c'est un truc à chaque fois on dit ouais mais si je suis
pas structuré, je vais genre imagine ma fin elle change. Et en fait c'est possible que la fin change mais pas
l'intention. Et c'est à chaque fois je donne l'exemple c'est moi, Carnoa c'est exactement ça. J'ai écrit le
tome 1, j'avais déjà dans ma tête tu sais fin du tome 2, fin du tome 3. Ouais. Et en gros je finis le tome 1,
je le publie donc là après tu sais là c'est Aléa Yacta Est tu vois. Tu peux pas te dire en fait tout ce qui
s'est passé pof on supprime, on recommence. C'était un rêve. Et c'était un putain, mon angoisse. Il se rêve.
J'ai des frissons rien que d'entendre ça. Et du coup quand je commence l'écriture du tome 2, je me rends bien
compte que la fin que j'ai choisi, genre y'a un truc qui va pas tu vois. Et donc à ce moment là tu fais bon
bah de toute façon faut la changer. Et la seule chose qui doit pas changer c'est l'intention. Et en fait mon
intention de raconter une histoire qui questionne la centralisation du pouvoir et le rapport aux différences,
ça ça changeait pas tu vois. Et donc ça m'a juste permis de dire ok la fin va être différente mais pas
l'intention. Et tu vois ça serait l'équivalent de dire je vais aller en Normandie déjà quelle drôle d'idée et
genre est-ce que je passe hors Paris ou pas tu vois. Ouais ouais ouais je comprends. J'envoie toujours des
petits tacles à la Normandie. Mais c'est parce que j'y ai passé beaucoup d'été. C'est vraiment gratos. Voilà.
C'est parce que je connais. Mais c'est une question que j'avais que je voulais te poser de et que je me pose
tu vois pour plein d'écrivains de quelqu'un qui commence à écrire est-ce qu'il sait comment ça va finir ? Bah
en fait euh... Waouh tu vas parler pour Tolkien ça c'est incroyable. Ouais je vais parler pour Tolkien. Non là
j'ai fait un podcast il y a pas si longtemps que ça sur justement le guide de Tolkien que m'avait envoyé les
éditions ActuSF et du coup je m'étais dit ok c'est hyper intéressant de... En fait j'avais un rapport hyper
conflictuel à Tolkien j'ai jamais lu Le Seigneur des Anneaux parce que je trouvais ça très compliqué. Enfin en
tout cas j'arrivais pas à l'accrocher. Par contre je suis absolument fan de l'univers et du personnage de
Tolkien. Et t'as pas écrit Bilbo ? Bilbo je l'ai lu en étant petit ouais. Et... mais pas Le Seigneur des
Anneaux. Et dans ce livre là il y a un truc qui m'a marqué et qui répond pseudo à ça. Je pense que Tolkien il
aurait pu vivre deux mille ans de plus il aurait jamais fini. Et il a changé beaucoup de choses. Tu vois toute
la... toute l'apparition des Ortes par exemple. Est ce que c'est des elfes maudits ? Est ce que ça n'est pas ?
Est ce que machin ? Est ce que truc ? En fait il y a beaucoup de choses qui ont changé. Et je pense que
Tolkien il avait cette justesse dans sa folie justement. C'est à dire qu'il était extrêmement ambitieux dans
tout ce qu'il voulait raconter. Il a développé un univers qui est vraiment gigantissime. Mais ça ne l'a jamais
empêché d'écrire des histoires. Et il a jamais trop versé dans le world building. Malgré qu'il en ait fait
extrêmement extrêmement extrêmement beaucoup. Mais que ça s'est fait presque naturellement dans son écriture.
C'est ça. Et ça s'est toujours fait au service de son écriture. Tu vois il a pas commencé... Enfin non c'est
pas ça mais... Il a pas dit je vais faire tout mon monde et écrire une histoire. Il a fait les deux en même
temps en fait. Et c'est ça qui est hyper hyper puissant chez Tolkien. Et c'est hyper dur en tant qu'écrivain
de se dire ça. Parce que en fait tu vois le résultat de l'oeuvre de Tolkien. Sauf qu'il a commencé il a fait
ça mais des dizaines et des dizaines d'années quoi. Et c'est pas genre en mode il a travaillé... Voilà c'est
ça. Et c'est pour ça je dis je suis persuadé il aurait vécu 2000 ans de plus. Il aurait juste eu 2000 ans de
plus de world building et d'histoire du Seigneur des Anneaux. Et en ayant toujours des fous. Toujours. Et de
toute façon c'est un peu le... Tu sais genre c'est le fameux il y a que les imbéciles qui changent pas d'avis
quoi. C'est vrai aussi. Et d'ailleurs il y a aussi une citation de Eddings qui est un de mes auteurs de
fantasy préférés. J'ai fait un podcast d'ailleurs sur lui il y a pas longtemps. Où il dit le grand problème
des auteurs entre guillemets c'est qu'ils ménagent leur prose. Tu vois qu'ils osent pas avoir ce regard
vraiment critique. Et ils osent pas accepter que bah ouais parfois t'écris des trucs c'est à chier tu vois.
Mais la différence entre quelqu'un... Enfin c'est juste que déjà t'es dans le processus d'écriture tu vois.
Quoi qu'il arrive. Et l'étape d'après c'est d'oser dire bon bah ok effectivement il y a des trucs qui sont
nuls tu vois. Mais c'est normal l'objectif quand tu te mets en mouvement tu vas faire... Tu vas dévier un peu
de ta trajectoire, tu vas parfois te laisser emporter par des trucs...
Théo — Mais... Et fouet, effouet un peu, effouet mieux, effouet encore mieux.
Ybelion — Exactement, exactement. Dans le beau tableau de citation. Et d'ailleurs je vais à chaque fois je fais des
épisodes, je pioche des citations. Ecoute on rajoute au fur et à mesure.
Théo — Ouais toujours. Est-ce que tu vas dire le tiammo comme on le dit en italien ? Ouais comme on le dit en
italien. Mais tu sais que je pourrais après... On pourrait faire une...
Ybelion — C'est une très belle preuve de... Inconsciemment tu vois, t'entends un truc tu te dis ok c'est... Oui tout à
l'avance. J'arriverai peut-être à disserter autour de ça. Facilement.
Théo — Mais du coup ouais la force... Donc pas savoir où tu vas c'est bien, ça sert à rien d'avoir une petite
structure oui ok, mais avoir quelqu'un qui t'aide à avancer plus qu'à ne trop structurer.
Ybelion — Ouais alors pas savoir où tu vas, pas savoir comment tu y vas plutôt. Parce que... Oui ok. Il faut que
l'intention...
Théo — C'est quand même mieux de... Tu vois toi tu savais ce que tu voulais avec ton livre. Pour moi c'est différent
d'une intention que... Enfin... Savoir où tu vas, pour moi c'est un objectif. Ah oui non ok, tu le voyais
comme la fin en fait, quand tu disais savoir où tu vas c'est la fin du truc. Ouais. Oui non ok, du coup je
suis d'accord avec toi. Tu vois je le mets... D'ailleurs dans le livre c'est un des chapitres, c'est la
différence entre une intention et un objectif.
Ybelion — Ok. L'intention c'est fou, c'est un rêve, c'est une envie. Un objectif c'est mesurer, c'est... C'est défini tu
vois. Je vois ce que tu veux dire. Ah c'est marrant ça tu sais je pourrais bien appuyer sur la différence.
Parce que effectivement euh... L'intention est un peu le truc...
Théo — Un peu truc méta tu vois au dessus. Ouais. Qui est le truc, c'est un peu comme l'étoile du berger tu vois.
Elle est là, elle est là, et en même temps c'est pas le truc que tu vas... C'est trop marrant parce que pour
l'expliquer, tu n'as pas lu livre, mais dans le chapitre là, pour l'expliquer c'est une métaphore sur le
bateau. Intention, objectif tu vois. Mais ça, en fait ta direction et ta direction vraiment sur... Qu'est-ce
que c'est nord ou sud tu vois. Je suis une étoile, c'est par là. En gros t'as le c'est par là et le c'est là.
Ah c'est intéressant ça. Et pour avancer, autant sur livre il faut l'intention et pas celui qui est objectif,
autant dans la vie sur plein de trucs il faut un objectif et pas une intention. Ouais. Parce que moi c'est une
phrase qui m'avait beaucoup marqué comme on m'a dit c'était... Tout objectif fou entraîne une merde précise.
C'était un peu sur l'intention de...
Tout objectif flou entraîne une merde précise
Ybelion — C'était un métier que gros, c'est extrêmement vrai dans un livre. Parce que genre je l'ai remarqué sur le tout
premier manuscrit, que j'avais dû t'envoyer je pense mais il était vraiment mal branlé.
Théo — Ouais, je me rappelle. Même en terme de mise en place. Dans la listeuse, je pouvais pas lire c'était un enfer.
Ybelion — Ouais exactement, c'était un enfer. Et effectivement, tu vois, j'avais pas d'intention claire avec ce livre.
J'avais juste, non mais moi je veux écrire de la fantasy. C'est pas une intention, ça c'est un objectif très
très flou. Et du coup ça a emmerdé, ça a amené une merde extrêmement précise. C'est que j'avais une histoire
qui racontait quelque chose mais... Pas trop. Tu vois ?
Théo — Ouais, je vois exactement. Y'avait un truc qui manquait réellement à cette histoire.
Ybelion — Et donc ça m'a amené une merde extrêmement précise, une immense frustration. Voilà. Une merde très précise. Et
c'est... Ça a été très compliqué et tu vois, je l'ai toujours et je sais que ça, ça va être un immense enjeu
pour moi. C'est de rouvrir ce manuscrit et d'en faire quelque chose. Ouah. Et je sais en fait, et je sais en
fait je... Ouais ça va être un travail de fruit, ça va être doux. Exactement. Parce qu'en fait je sais ce qui
va se passer, c'est que je vais redéfinir l'intention que j'ai avec cette histoire. Et après, tout reconstruit
en fait. Tout réécrire quasiment, c'est quasiment surprenant. Je pense que c'est ça. C'est un départ à zéro
quoi. Ouais.
Théo — Exactement. Et voilà, j'y fais intention, objectif et tout. Tu vois, c'était justement un truc que j'avais un
peu... Dans ma structure j'avais mis définir un objectif. Et en fait en définissant l'objectif, il y avait le
mot intention, objectif, envie, rêve. Je dis non, il faut mettre des espèces de définition derrière cet truc
là. Ou du moins réussir à aller séparer un peu quoi.
La tasse explose et l'épisode s'arrête là
Ybelion — Ouais ouais, c'est ça. Après tu fais ta sémantique comme tu veux. Si tu veux appeler un rêve un objectif, tu
fais ce que tu veux. Mais il faut vraiment que... Il faut que chaque... Il n'y a pas d'accident ici. C'est le
channel qui vient de se passer. Il faut que chaque... Il n'y a pas tout qui a fait tomber ici, c'est juste que
le résiduel du café l'a fait exploser de l'intérieur.
Théo — Putain ouais. J'ai vraiment très peur de ce qui va se passer dans mon estomac.
Ybelion — On coupera le bureau montage. En vrai ça fait 46 minutes qu'on tourne.
Théo — Donc on peut être pas mal. Et on peut finir sur cette phrase de tout objectif flou entre une numérite précise.
Donc quand vous avez un objectif, essayez d'être coché ou d'avoir quelqu'un qui vous accompagne pour le
définir. Et je ferai un très beau parallèle.
Ybelion — C'est que en te regardant toi, plutôt que mon objectif de poser la bouteille, j'ai fait tomber la tasse. Et ça
a sonné le glas de cet épisode finalement. Oh machallah. Voilà. Et c'est... Ce sera le bruit de fin, le...
Quelque part, c'est plutôt beau. Mais j'aime bien, j'aime beaucoup cette phrase là. Tout objectif flou amène
une merde précise. Faut que tu la répètes un peu encore. Ouais.
Théo — Tout objectif flou amène à merde une merde... Entraîne, entraîne, mais entraîne. Sinon le... Tout objectif
flou... On fait un deuxième podcast sur la phrase.
Ybelion — Tout objectif flou entraîne une merde précise. Sur ce, je vous fais des bisous et je vous dis à la prochaine.
Et hop, et on droppe le deuxième verbe. C'est super.