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Pochette de l'épisode 27 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 27SOLO15 JUIN 202535 MIN

Chaque petite action compte

Clarté · Rythmepetits pasaction
00:0034:36

FACE A — LES 13 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

À la fin de la vie, il ne reste que les choses qu'on a faites, jamais celles qu'on a gardées en tête. Dans l'épisode 27, je partage un exercice qui a changé mon rapport à mes rêves : la liste des 100 rêves. Tu les écris tous, même les impossibles, puis tu les compares deux à deux pour faire remonter ceux qui t'appellent vraiment. Ensuite, une seule question quotidienne : quel petit pas je peux faire aujourd'hui, là, maintenant, pour avancer vers ce rêve ? Je raconte aussi le wakeboard où je suis resté coincé dans ma tête, la nature qui me manque en ville, et ce rêve fou que je verbalisais à la volée : « impossible que je sois encore ingénieur à 30 ans ». Personne ne m'aurait cru. Et pourtant. Ose rêver grand, puis fais le premier pas. À écouter là où tu écoutes tes podcasts.

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE

CAROUSEL À VENIR

Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Intro : rêves et petits pas

Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans le 27ème épisode de Chemin d'artiste et d'auteur, et aujourd'hui, malgré une roue libre totalement assumée, il y a quand même une thématique forte qui est ressortie, la notion de rêve, et de quel petit pas on peut faire aujourd'hui et là maintenant, pour avancer vers ce dernier. Sur ce, je vous souhaite une très bonne écoute, et je vous dis à bientôt.

Cris dans le chaos : le livre d'Ingrid

Coucou, coucou les amis, épisode 27, absolument aucun thème aujourd'hui. Voilà, je suis en retard, j'ai quand même envie de prendre le temps d'enregistrer un podcast, mais je n'ai pas envie de prendre le temps de le préparer. Donc, c'est une roue libre totale et absolue qui nous attend aujourd'hui. Mais ça tombe bien, depuis la dernière fois que je vous ai parlé, il s'est passé plein de trucs dans ma vie, on va pouvoir partir de là, et on verra bien où tout ça nous emmène. Déjà, première chose, j'ai fini le livre d'Ingrid, Cris dans le chaos, et c'était génial, j'ai adoré, et je l'ai partagé déjà en épisode de vlog. Donc ça fera peut-être redite, mais c'est important, parfois les gens le regardent partout, et donc je vais le répéter ici. J'ai adoré ce livre, et en fait, je n'avais pas tellement de doute. Pourquoi ? Parce que Ingrid, je la connais bien, et donc, je sais ce qu'elle a envie de partager, je sais quelles sont ses valeurs fortes, elle m'a raconté des passages de sa vie, etc.

etc. Et toute cette authenticité, toutes ces sincérités, donnent une dimension tout autre à son texte, parce que je vois aussi derrière l'humain qui a écrit le texte. Et je trouve que cette sincérité rend tout beaucoup plus beau. Et paradoxalement, j'ai adoré le livre, parce que aussi, au moment où j'ai commencé à le lire, très très vite, j'ai oublié le fait que ça soit Ingrid qui l'ait écrit. Et ça m'a plongé tout de suite dans l'histoire, en fait. C'est aussi simple que ça. En plus, j'ai adoré toute... Je ne vais pas raconter l'histoire, mais j'ai adoré toute la dimension mentale, psychologique, spirituelle, presque, qu'il y a dans ce livre. Je suis très curieux de lire la suite et j'aurai l'immense honneur de lire avant tout le monde. Et ouais, et toc ! Parce que je vais faire la bêta lecture, pas la première, mais la deuxième. Et c'est trop cool. C'est trop cool, j'ai trop hâte.

J'ai trop hâte. Si je devais donner mon personnage préféré pour ceux qui ont lu, c'est très compliqué. Quel personnage j'ai préféré ? En vrai...

En vrai... Elency, je pense. Et je ne sais même pas si je prononce bien son nom. Alors je ne sais pas si ça, ça vous fait ça. Tiens d'ailleurs, petite parenthèse dans cette parenthèse.

Tous les noms, genre les prénoms, les noms de famille, les noms de lieux, de planètes, de races, de trucs comme ça, généralement je les lis un peu en diagonale. Et du coup, quand je dois en parler à quelqu'un, je me rends compte que j'ai beaucoup de mal à le faire parce que en fait, je n'ai pas la même sonorité dans ma tête que ce qu'il y a écrit. Et donc là, je viens de dire le nom d'Elency, mais bref, les gens qui connaissent reconnaîtront ce personnage. Je crois que c'est celui-là mon préféré. En vrai, je les ai tous bien aimés quand même. Et ouais, très cool. Et du coup, c'est la première fois que j'en parle et donc c'est la première fois que Ingrid, qui évidemment écoute ce podcast, j'espère, c'est la première fois qu'elle m'entendra en parler. Donc voilà. Là, elle doit, là j'imagine, pendant que j'enregistre, elle est comme ça en se disant putain, mais est-ce qu'il aime ?

Ah bah oui, j'ai aimé évidemment. Mais je ne me faisais pas de toute manière comme je le disais. Et donc, pour juste revenir sur l'aspect authentique et sincère qu'a un artiste, ça me fait beaucoup ça aussi dans la musique. Il y a beaucoup d'artistes que je n'aimais pas spécialement ou des chansons avec lesquelles je ne connectais pas spécialement, mais dès que j'entends l'auteur au sens artiste en parler, tout de suite, je trouve que ça donne une dimension différente au message et tout de suite, je me sens beaucoup plus connecté avec ce qu'il peut partager. Et quelque part, c'est pour ça que c'est hyper intéressant les auteurs et les artistes qui partagent beaucoup ce qu'ils font. C'est pour ça que les interviews, c'est hyper intéressant et c'est pour ça que moi, j'adore faire ça avec les auteurs. J'adore pouvoir parler de leur rapport à l'écriture, j'adore pouvoir savoir quelle a été la difficulté, qu'est-ce qui a été important pour eux, quel personnage les a profondément touchés, quel personnage les a profondément irrités.

Avoir tout ça en tête, je trouve ça génial parce que ça donne une toute autre dimension au récit et c'est beaucoup plus touchant. Et tout de suite, les gens ont envie de se plonger dans cette histoire-là parce qu'ils savent qu'ils vont retrouver des choses qu'ils ont appréciées chez l'auteur. Et c'est génial. Voilà pour l'introduction. Du coup, j'ai changé de livre parce que oui, la base de tout, c'est qu'en fait, je me suis remis beaucoup à lire là parce que comme mon texte à moi est en bêta lecture, je me permets le matin pendant ma session d'écriture en fait de faire autre chose et donc je lis. Et franchement, quel kiff, ça permet de commencer la journée de manière quand même très très très très calme et j'adore, j'adore tout simplement. Ouais, j'adore. J'ai pas d'autre chose à dire, j'adore. Qu'est-ce que je lis maintenant ? Hop, je reviens. Je vais lire plusieurs choses en fait.

Déjà, il y a Lynn qui m'a envoyé un petit livre qui s'appelle Réussir grâce à son instinct, à son intuition pardon. Et j'ai lu juste les 40 premières pages tout à l'heure avant de m'écrouler pour ma sieste du début d'après-midi et j'adore. Ça me parle beaucoup, ça parle de l'intelligence instinctive finalement. L'intelligence inconsciente, pas au sens et ce qui est bien précisé dans le livre, pas au sens de l'inconscient tel que décrit par Freud, mais tel que toutes les choses qui se passent sans qu'on en ait conscience. Donc toutes les problématiques qu'on peut réfléchir en arrière-fond finalement. Et ce livre, du coup là, je sens qu'il invite à se connecter à cet instinct, à cette intention. Et c'est quelque chose qui me touche beaucoup parce que je pense que en réfléchissant à ma vie, il y a beaucoup de choses que je prends une décision instinctive mais de par mon éducation, je mets six mois à construire une décision rationnelle et cérébrale pour arriver à la même décision que j'ai décidé tout de suite instinctivement.

Et donc, c'est intéressant de réussir à se reconnecter à son intuition, à son instinct et c'est pour ça. Et d'ailleurs, c'est en parlant de tout ça que Lynn m'a dit il faudrait trop que tu lises ce livre, viens, je te l'envoie. Voilà, voilà. Et donc, je suis trop content, je vais lire ça, ça va faire une petite interlude, c'est trop cool. Petite interlude parce que j'ai commencé et j'adore La Rose et le Serpent et franchement, en fait, vous voyez, il y a un truc très simple, c'est que ce livre-là, je le reçois, je l'ouvre, enfin, je le manipule, je vois la couverture, je vois la manière, je vois la carte, je vois les petits dessins qu'il y a, etc. Je sais que je vais aimer le livre. Il est tellement beau que je sais que je vais l'aimer. Et pour l'instant, c'est le cas. Donc voilà, voilà ce que je vais lire maintenant et j'ai trop hâte d'en parler.

Dès que ça m'évoquera des choses, j'en parlerai en podcast, on en fera des conclusions, on fera des grandes analyses de profs de français sur des citations sorties de leur contexte, tout ce que j'adore et ça sera trop cool. Bref, après cette brève introduction, qu'est-ce que j'ai fait récemment ? Eh bien, j'ai déconnecté complètement pendant, allez, presque trois jours, on va arrondir à trois jours, ce week-end. J'ai totalement déconnecté. Vendredi à 15h, j'avais fini ma semaine. J'avais fait le bilan de ma semaine, j'avais préparé les postes de la semaine d'après, enfin, les postes bilan, j'entends pas tous les postes parce que sinon, tout perd en authenticité. J'avais tout préparé, j'avais tout préparé et donc, vendredi soir, déconnexion, ça est grosse soirée, je vais pas mentir, mais ça fait tellement de bien. Samedi, déconnexion, dimanche, déconnexion, lundi, déconnexion et commencer, et là, tu commences à être un peu rattrapé par la réalité et tu dis, ah putain, c'est vrai, il va falloir que je remette à faire des trucs en vrai.

« Fais la liste de tes 100 rêves »

EVG au lac du Bourget : déconnexion totale

Et voilà, et donc, reconnexion lundi, préparation de la semaine, mardi, paf, lancé, pleine balle, la semaine commence et c'est incroyable. Cette déconnexion, on a fait un EVG pour un de mes meilleurs amis qui se marie, je suis témoin, ah quel magnifique choix il a fait, le discours va être tellement beau et rempli d'anecdotes que sa famille ne veut pas entendre, bien évidemment. Mais ça, il le sera que s'il écoute ce podcast et je verrai si c'est un réel ami, quelque part. Je rigole, bien évidemment. On a organisé un EVG. Alors, EVG, que de nom, c'était juste une réunion de tous les potes et on a juste fait la fête et des activités nautiques puisqu'on était à côté du lac du Bourget. Donc, on a globalement fait tout ce qui pouvait te permettre d'être tiré sur l'eau et de glisser et de te casser la gueule dans l'eau et d'être hyper fatigué à la fin de la journée parce que t'as passé ta journée à te ramasser.

Mais c'était absolument incroyable. Et là, vous voyez, ça m'évoque quelque chose. On a au début principalement... Est-ce que je commence par ça ou pas ? Oui, je vais commencer par ça. On a au début principalement fait du wakeboard. Donc, grosso modo, t'es tracté, tu tiens un palonnier, t'as tes pieds fixés sur une planche comme un snowboard, le bateau démarre, tu sors de l'eau et là, tu rides. Voilà. Ça, c'est la théorie. dans la pratique, c'est... Tout le monde n'est pas allogé à la même enseigne. Par exemple, moi, je suis pas tellement, tellement, tellement doué. Même si, petit kiff, mais... Mais, qu'est-ce que... Est-ce que j'arriverais à mettre le doigt sur pourquoi je suis pas doué ? En fait, je pense que... Ouais, c'est une bonne... C'est... Ouais, c'est bon. Là, je viens de processer. En fait, je pense que je pourrais devenir doué, mais qu'il faudrait que je m'entraîne beaucoup et donc que j'accepte de me faire tirer, sortir de l'eau, tomber et recommencer.

Et à force, je deviendrais de mieux en mieux. Le seul problème de ce processus d'apprentissage, spécifiquement là pour le wakeboard, c'est qu'en fait, il y a une tierce personne. C'est-à-dire qu'il y a le mono qui est sur le bateau et qui fait demi-tour quand tu te casses la gueule pour que tu rattrapes le palonnier et là, il redémarre et machin, etc. Et le fait qu'il y ait cette tierce personne, en fait, moi, je crois que ça me met un peu la pression dans le sens où je me dis putain, le pauvre, à quel point je lui fais perdre son temps ? Tu vois, il serait tellement mieux avec quelqu'un qui sait en faire, il s'amuserait beaucoup plus, il ferait moins de demi-tour, etc. Et quelque part, ça me crée une petite frustration. Alors, en me disant ça, je me dis putain, qu'est-ce que ça me dit de moi ? J'ai qu'une envie, c'est d'appeler mon coach et lui dire vas-y, j'ai un sujet là, est-ce que t'es prêt pour faire une petite séance de 45 minutes ?

Mais, je vais d'abord y réfléchir moi-même et puis je parlerai de ça à l'occasion dans une séance de coaching qui je sais plus quand elle est mais bref, elle arrivera, on parlera peut-être de ça.

Et donc, finalement, j'ai pas tellement poussé ce truc-là. Et, pourquoi je raconte ça ? Parce que le principal conseil que nous a donné le mono, c'est qu'en fait, il faut réussir à pas réfléchir. Voilà. Il faut être dans l'action, il faut lâcher prise, il faut finalement se laisser posséder par la ride, quoi. Voilà, j'ai envie de dire. Et ça, j'avais beaucoup de mal à le faire. J'étais hyper dans ma tête. Je sentais, j'étais dans l'eau, j'étais là en mode ok, il va me tirer, là je reste bien les genoux pliés, puis je me déplie, puis machin, et je regarde au loin et truc. Et en fait, j'étais pas du tout dans le moment présent, j'étais totalement dans ma tête et c'est ça qui te fait te déconnecter complet et qui fait que tu te casses la gueule. et donc, moi qui invite tout le monde à lâcher prise, à trust de process, à faire confiance à notre inconscient, à notre instinct, etc.

Et bien, il y a encore des situations où j'arrive pas totalement à le faire. Où là, l'intelligence, enfin le, en tout cas la tête revient très fort et c'est elle qui prend le contrôle et je suis dans la tête, je suis dans la tête. Et ça m'a fait ce parallèle-là et je me suis dit putain, en fait, il y a encore des trucs à travailler sur ça. Et finalement, ça revient toujours à cette joyeuse boucle dont je parle assez souvent. J'en ai parlé d'ailleurs récemment sur Instagram, mardi, j'ai publié là, il y a quelques minutes, sur la géniale boucle de se trouver naïvement génial, se remettre en question, se trouver naïvement génial, etc. etc. etc. Et ça, c'est valable aussi là et ouais, j'arrivais pas à quoi, j'arrivais pas, donc un peu frustré quand même, même si c'était kiffant. Mais voilà, il y a encore des sujets sur lesquels il faut que j'apprenne à lâcher prise.

Le barefoot : chacun sa méthode

Le deuxième truc qu'on a fait et qui était quand même là extrêmement, extrêmement drôle parce que totalement stupide, et j'adore ça, c'était le barefoot. Et donc globalement, c'est du ski nautique mais t'as pas de ski. Donc c'est vraiment, t'es sur les pieds sur l'eau et tu glisses sur l'eau avec tes pieds et ça, c'était incroyable. Et là, c'est quasiment, enfin, c'est beaucoup plus de la force, il y a moins de questions de réfléchir, de machin, de truc, il y a moins de questions de lâcher prise, de se sentir souple sur ses pieds, sur la planche, etc. Donc c'était vachement plus simple. Globalement, tu te fais traîner et dès que tu vas assez vite, tu pivotes et puis là, tu serres bien les abdos, les bras et tout et tu glisses sur l'eau et c'est exceptionnel. Mais c'est pas du tout le même exercice.

Et quelque part, si je devais faire un parallèle, un parallèle écriture, ça montre bien, ça montre bien différentes manières de faire quelque chose et en fait, c'est ok, tout le monde prend son pied quelque part et c'est tant mieux. Voilà, il y en a qui kiffent être sur une planche, tac, il y en a qui kiffent être pieds nus et full en force. Voilà, et donc, finalement, chacun sa méthode. C'est une belle conclusion, je pense. Voilà, donc week-end de déconnexion qui m'a aussi me fait interroger sur quelque chose et je vous le partage là et je pense que ça vous permettra de réfléchir, vous aussi, à vos propres rêves, notamment par exemple un rêve d'écriture.

Quand je me connecte à la nature comme ça, parce que là, t'es littéralement la vue que t'as depuis la maison, c'est lac, montagne, grosso modo, donc t'es connecté à la nature. Je sais pas si ça vous fait ça, vous me direz en commentaire, mais il y a ce côté, quand t'es face à la nature comme ça, il y a un truc, je sais pas, à la fois je me sens petit et donc tu te dis ok, finalement, tout ce qui se passe dans ma vie, c'est pas si grave. Peut-être que cette urgence que je pensais urgente, elle est pas tant que ça. Tout paraît aller moins vite, tout paraît être plus cool, plus tranquille. Quand je suis face à la nature comme ça, l'image que ça me renvoie, c'est ok, j'ai le temps de faire les choses bien, j'ai le temps de faire les choses que j'aime bien. Et donc forcément, ça m'interroge parce que actuellement, je vis en ville, donc la seule chose que je vois depuis ma fenêtre, c'est des cubes gris de ville.

« La nature me manque, bordel »

Voilà, quand j'ouvre ma fenêtre, la seule chose que j'entends, c'est des bruits de ville, des voitures, des gens bourrés et des trams, globalement. voilà. Et ça, putain, mais ça, en fait, ça me fait chier, je crois. La nature me manque, bordel. J'ai envie d'ouvrir ma fenêtre le matin et voir la nature. J'ai envie de ça. C'est un rêve, tu vois, je le sens, je le sens, je l'ai en moi, c'est un truc, c'est un rêve. Et pourtant, et pourtant, beaucoup de choses, en tout cas, il y a beaucoup de choses que je ne fais pas pour aller un petit peu vers ce rêve. Il ne s'agit pas de dire demain, je drop tout ce que je fais actuellement, enfin, j'entends tout l'endroit où je vis actuellement et je pars habiter à la campagne. Il ne s'agit même pas de ça. Il s'agit juste de dire ok, aujourd'hui, quel est le premier petit pas que je peux faire et qui peut m'amener à réfléchir, à voir, à me projeter dans une vie où la première chose que je vois en me levant, c'est la nature.

Dans une vie où quand j'ouvre la fenêtre, j'entends les oiseaux ou rien en fait. Le silence d'une nuit. Voilà. Le bruit blanc d'une nuit sur la nature.

Et ça, c'est un comportement que je vous invite à avoir tout le temps dans votre vie. C'est cool toujours de se réinterroger sur les rêves qu'on a parce que ça permet de nous dire ok, en fait, celui-là, il est extrêmement important pour moi. Celui-là, il est un peu moins. C'est plus vraiment bon, ok, si un jour. Mais les rêves qui sont extrêmement importants pour nous, pourquoi, pour quelles raisons, on commence pas à avancer un petit peu vers eux dès aujourd'hui.

Si je fais un parallèle avec l'écriture, si votre rêve c'est d'écrire un livre, il s'agit pas de finir le livre aujourd'hui. Et de toute manière, aussi doué soyez-vous, je me suis remis à vous, vous voyez, aussi doué sois-tu, je doute que tu puisses écrire un livre de 800 pages en une journée. Et je doute, par exemple, là, en tenant La Rose et le Serpent, je doute que Julie ait écrit son livre de 660 pages en une journée. Mais par contre, c'est intéressant de se demander, ok, là, aujourd'hui, maintenant, en ayant en tête que mon intention, c'est d'obtenir ce rêve, qu'est-ce que je peux faire aujourd'hui ? Quel petit pas je peux faire maintenant, là, tout de suite, qui me permet d'avancer un tout petit peu vers ce rêve ? Dans le cas de l'écriture, ça peut tout simplement être de dire ok. Et attention, là, c'est full idée. C'est-à-dire que là, je vais vous partager des choses, mais c'est les choses auxquelles je pense.

Peut-être vous penserez à quelque chose de totalement différent et ça sera totalement ok et encore une fois, tant mieux. Peut-être que ce que je vais avoir envie de faire, c'est de l'écrire. Voilà, de l'écrire sur un post-it orange, là, de mettre mon petit Sam, n'oublie pas que ton rêve, c'est d'écrire un livre et paf, le coller sur mon frigo. Et comme ça, tous les jours, je me lèverai, je le verrai sur mon frigo et ça me rappellera qu'il faut à chaque fois que je me pose la question ok, quel petit pas je peux faire maintenant ? Ça, ça peut être un petit pas. Voilà. Ça peut être aussi de dire ok, aujourd'hui, je vais écrire peut-être une ligne, peut-être deux, parce que de toute façon, je suis pris tout le temps ailleurs, mais j'ai envie de faire ce petit pas-là. ou ça peut être, je sais pas, de travailler sur son plan, de travailler sur son univers.

La liste des 100 rêves

Bref, soyons libres, mais interrogeons-nous quotidiennement sur quel petit pas je peux faire aujourd'hui pour avancer vers ce rêve qui me tient tant à cœur. Il y a quelques jours, voilà, le E, il était long celui-là. J'ai cherché le mot jour pendant très longtemps. Il y a quelques jours, peut-être même quelques semaines, je partageais le fait que j'avais fait une liste de 100 rêves. Alors déjà, j'ai menti, pour l'instant, je suis à 58 parce que écrire 100 rêves, c'est extrêmement compliqué. Ça fait beaucoup, en fait. Mais, j'en ai déjà pas mal. Et donc, j'ai cette liste avec des tas de rêves. Faire cette liste-là m'a permis d'identifier ceux qui sont réellement importants pour moi. Ça m'a permis de les hiérarchiser quelque part. Et ça me permet de savoir, ok, quotidiennement, lequel ou lesquels j'ai envie de toujours avoir en tête pour me dire, ok, quel petit pas je fais aujourd'hui ? Parce que c'est ça, en fait, la vie.

À la fin, à la fin, à la fin de la vie, il n'y a que les choses qu'on a faites. Il n'y a pas les choses qu'on a en tête et qu'on n'a jamais faites. Il n'y a que ce qu'on a fait. Donc, c'est important. C'est important d'oser et de se donner la chance d'aller un petit peu vers ses rêves. Voilà. Il ne faut pas être corrélé au résultat. Il y en a certains, je sais, je les ai écrits, je suis quasiment persuadé que je ne les atteindrai pas. Ils sont tellement fous. Mais qui sait ? Si je ne veux pas faire ce petit pas aujourd'hui, bien sûr que je ne l'atteindrai pas. Autant faire le premier, on verra où ça me mène. Et je serai très très content avec ce que j'atteins. Voilà. Ça pourrait être, je ne sais pas, de dire mon objectif c'est dans ma vie d'écrire plus de 100 livres. Bon, bah ok.

Aujourd'hui, le premier petit pas que je peux faire c'est de commencer à écrire le premier. Et peut-être qu'à la fin de ma vie j'arriverai peut-être à 20, à 30, à 50, à 75. Je n'en sais rien. Mais je serai déjà tellement heureux d'avoir écrit ces 75 là. Voilà. C'est ça. Ayons le droit de rêver de trucs complètement fous et ayons aussi le droit d'avancer tous les jours un petit peu vers cela.

Que je pense à cette liste de 100 rêves, ça me fait penser à autre chose. Si vous avez en permanence ce truc de vous dire ok, j'en ai des tas des rêves mais en fait je n'arrive pas à les trier. Alors, met à vie que là vous pouvez vous interroger sur comment écouter votre instinct parce que, à mon avis, dans le fond, vous sentez quand même qu'il y en a certains qui vous appellent plus que d'autres.

Le tri deux à deux qui révèle l'essentiel

Mais du coup, pour aller interroger ça, ce qui peut être intéressant, c'est une fois qu'on a cette liste de rêves, à chaque fois, vous en prenez deux qui sont côte à côte et vous vous dites ok, entre les deux, lequel est plus important ? Et si celui du bas est plus important que celui du haut, hop, vous les switchez. Vous interrogez comme ça plein, plein, plein, plein, plein de doubles lignes. Et en fait, naturellement, ça va faire remonter vers le haut tous ceux qui sont les plus importants et tous ceux qui sont les moins importants, ça les fait remonter vers le bas. C'est pour ça que c'est intéressant de le faire avec un tableau Excel parce que ça permet facilement de déplacer les trucs, ce que j'ai pas fait du coup, mais bon, voilà, je vous le dis.

Et ça, ça permet de réussir à mettre en valeur, je dirais, en tout cas, en évidence, les rêves les plus importants qu'on a. Et c'est beau de rêver, sans déconner, sans déconner. Et donc, je disais tout ça pour dire, oui, voilà, je me suis interrogé sur, ok, mais quel petit pas je peux faire aujourd'hui pour me dire, ok, la première chose que j'ai envie de voir, c'est cette nature-là. Bon, la première chose, c'est que j'essaie de regarder, ok, comment je peux me connecter à la nature déjà là, en étant ici. Voilà, ça peut être ça, le premier pas. Vous voyez, c'est pas forcément corrélé avec l'objectif en soi, le rêve en soi, mais c'est un premier petit pas qui m'amène vers. Voilà.

Ah, c'est beau, c'est beau. Et donc, là, le parallèle avec l'écriture, il est classique, enfin, de toute façon, c'est ce que je vous disais, c'est cette notion de rêve. Là, je m'adresse à des gens, je sais, vous avez ce rêve d'écrire un livre, probablement, j'en suis même sûr, donc, voilà, je vous invite à vous poser la question, quel petit pas vous pouvez faire aujourd'hui qui va vous amener vers ce rêve ? Et là, je vois Voltaire qui dort. C'est marrant parce que j'ai commencé l'épisode, en fait, juste avant de démarrer, il dormait, quand j'ai commencé, il a commencé à jouer avec les rideaux et donc, au retour caméra, je voyais qu'il y avait des petites modifications de lumière, j'étais à deux doigts d'hurler un Voltaire, arrête ça tout de suite, là, je le dis pas trop fort pour pas qu'il se réveille, et là, du coup, là, maintenant, il est trop mignon, il s'est endormi et c'est trop cool.

C'est un bon petit toutou qui a toujours un petit peu peur de l'abandon, mais, c'est un bon petit toutou. Qu'est-ce que je peux vous dire d'autre ?

Dossier de certification coaching envoyé

Si, ah, voilà, quand même, information extrêmement importante. J'ai envoyé tout le dossier qu'il fallait pour le niveau de l'épisode, de ma formation de coaching. Depuis fin février, je suis, on va dire, déontologiquement autorisé à coacher des gens à l'extérieur. Je dis déontologiquement parce que le métier de coach n'est pas quelque chose qui est réglementé comme d'autres métiers. C'est pour ça que vous voyez à boire et à manger. Il y a plein de gens qui se disent coach, mais qui ne font pas vraiment du coaching au sens fédération internationale du coaching. Mais, ils ont le droit, après tout, chacun fait ce qu'il veut. Mais soyez au courant quand même qu'il y a des organismes accrédités qui attestent de la capacité de certaines personnes à coacher. Voilà. Donc, depuis fin février, je suis autorisé. Déontologiquement, je le répète. Mais, en suivant, je voulais absolument prolonger le truc. Je voulais absolument approfondir cette posture qui m'avait beaucoup parlé sur déjà le premier niveau.

Et donc, voilà, j'ai enchaîné sur le deuxième niveau. C'était incroyable. J'ai envoyé le dossier de certif qui était extrêmement long. Parce que, pour faire ce dossier de certif, on a besoin de faire des séances avec des gens à l'extérieur. on leur demande si on peut enregistrer. On enregistre. Une séance qui nous semble certifiable au sens de elle remplit un maximum des critères de la Fédération Internationale du Coaching. On la choisit et on doit faire la retranscription. Alors, dit comme ça, la première chose à laquelle vous pensez, c'est dire bon, ok, tu l'as fait passer dans une IA et c'est ok. La vérité, c'est que ça ne se passe pas comme ça parce qu'il faut aussi rajouter tout le non-verbal. Les IA ont tendance à lisser les discours mais une séance de coaching ne se passe jamais comme ça. Il y a des mots qui se répètent, il y a des incertitudes, il y a parfois des imprécisions ou même des erreurs grammaticales ou orthographiques et donc, il faut tout corriger.

Et voilà, sur une séance de 45 minutes, une retranscription, franchement, ça m'a pris peut-être 3h30, c'était insupportable mais c'était pour la bonne cause. Maintenant, allez à Yacta Est et je vous dirai si j'ai réussi.

Mets à vie que oui. Voilà, j'ai confiance en moi. Bref, sur ce, je vais finir quand même parce que là, la notion de rêve, elle m'a beaucoup marqué. Et c'est ça, voilà, je voulais finir sur ça juste avant. Donc, je vis là dans cette nature pendant quelques jours et à la fin, tu sais, il y a ce blues, tu vois, il y a ce blues quand tu pars quelque part et que tu reviens à ta réalité. Avant, ce blues-là, je l'avais parce que j'aimais pas mon travail, j'étais pas aligné, j'étais pas heureux. Je l'avais et je me questionnais. Donc, à chaque fois que je partais en week-end avec des gens ou même tout seul, je revenais et je me disais putain, mais demain, je vais devoir me remettre à travailler, oublier tout ce que j'ai aimé, oublier le cadre dans lequel j'étais, oublier les potes avec qui j'étais, ça m'était insupportable.

Et finalement, toutes ces prises de conscience m'ont permis aussi de me dire ok, il y a un truc qu'il faut que je change dans mon quotidien. Mon rêve, c'était de centrer ma vie autour de la créativité et de l'écriture, avoir ces prises de conscience suite à des week-ends de me dire putain, mais j'aime pas mon taf, m'a permis ensuite de me demander ok, quel petit pas je peux faire aujourd'hui, là maintenant, pour aller vers mon rêve de mettre l'écriture et la créativité au centre de ma vie. C'est ce que j'ai fait. Voilà. Et donc finalement, les moments où on se sent pas bien, où on se sent triste, sont des moments d'immense apprentissage parce que ça permet de mettre le doigt sur les valeurs qui sont importantes pour nous, les alignements qui sont importants pour nous. Et là, j'ai eu la même chose. Voilà. Et ça me permet de mettre en lumière qu'il me manque un petit peu de trucs.

je pourrais être encore plus aligné. Il y a quelque chose d'autre que je peux aller chercher. Quelque part, la vie, c'est toujours ça. C'est perpétuellement ça. Et on revient encore une fois à cette idée de boucle. Voilà. C'est un apprentissage permanent. Là, la boucle, elle est plutôt dans le ok, je suis en zone de confort, je remarque qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Il faut que je bascule en zone d'action, donc que j'accepte d'avoir peur et d'échouer. Paf, je suis en zone d'action, un truc change, c'est génial, la vie évolue, moi j'évolue, je deviens une meilleure version de moi-même, paf, je retombe en zone de confort, etc, etc, etc, etc, etc. Et à la fin, on est toujours plus aligné avec nous et c'est pour ça que c'est important toujours de se questionner.

Voilà. Voilà, voilà. Et pour finir cet épisode sur une vraie note d'écriture, parce que là, ça fait quand même 30 minutes que je parle, ça a été, voilà, je ne ferai pas toujours des épisodes comme ça, mais il y a des moments, la vie étant la vie, mais je me suis engagé à faire des épisodes toutes les semaines pour vous motiver à écrire, donc c'est important de le faire quand même.

Embrassez vos rêves, embrassez notamment celui d'écrire un livre, et ensuite questionnez-vous quotidiennement sur quel petit pas vous pouvez faire aujourd'hui, là, maintenant, pour avoir la sensation d'avancer vers ce rêve. Je vous garantis que si vous combinez ça en plus avec célébrer les petits pas que vous faites pour atteindre ce rêve, vous n'avez pas idée de là où vous allez arriver. Je le répète toujours, mais vous n'avez pas idée de ce que toutes les petites actions que vous faites aujourd'hui auront comme effet dans 10, 20, 15, le nombre d'années que vous voulez. Peut-être qu'en osant écrire aujourd'hui, dans 10 ans, vous aurez écrit 25 bouquins, j'en sais rien. Mais osez le faire aujourd'hui. Voilà. Osez rêver, grand surtout, osez mettre des mots sur des trucs où vous vous dites avec un sourire comme ça, c'est impossible que ça arrive, c'est impossible. Vous verrez, vous verrez le pouvoir d'ancrer inconsciemment dans son esprit des rêves qu'on peut avoir.

Aussi fou soit-il. Voilà. Je me suis souvent dit, je vais finir l'épisode sur ça, mais c'est un message d'espoir, en tout cas, voilà, même si c'est finalement pas grand-chose, je pense que c'est quand même un message d'espoir.

Osez rêver grand : ingénieur, plus jamais

Je disais souvent à la volée, et ça, déjà, assez vite après avoir commencé de travailler, que c'était impossible qu'à mes 30 ans, je sois encore ingénieur. En même temps, je disais ça, je regardais la réalité en face, je me disais, mais qu'est-ce que je vais pouvoir faire d'autre ? Je suis légitimement rien, j'ai pas de diplôme dans d'autres trucs, et finalement, je suis bon qu'à ça, et puis bon, il y a aussi les histoires de sécurité, et machin, et truc. Et bah, en fait, voilà, j'en suis là aujourd'hui. J'ai pas 30 ans, je suis plus ingénieur, et...

c'est trop cool, c'est trop cool. Et donc, d'avoir osé verbaliser ce rêve complètement fou, de me dire, je ne serai plus ingénieur à 30 ans, ça m'a permis de le réaliser. Et je vous garantis, putain c'est fou, je vous garantis que si j'avais dit ça au Sam d'école d'Angers, il m'aurait pas cru, il m'aurait pas cru du tout. Il m'aurait même dit, frérot, t'as trop bu, il va falloir que t'arrêtes. Voilà.

C'est aussi le cas pour mon livre, le premier. Voilà. J'avais ce rêve fou, je me disais, putain, mais imagine, je le tiens dans mes mains. Mais j'y croyais pas tant que ça. Jusqu'au jour où j'ai décidé de faire un petit pas vers ce premier livre. Et ce petit pas, sans que j'y pense, m'a tout droit amené vers le fait que maintenant, il est au fond dans mon décor et qu'il est là et que je peux le tenir tous les jours que Dieu fait. et qu'il y en aura plein d'autres après. Voilà. Deux petits exemples qui peuvent paraître anodins mais qui sont, dans ma vie à moi, extrêmement importants. J'espère qu'ils vous toucheront. J'espère qu'ils feront vous questionner aussi sur les rêves que vous avez. Et donc, si je pouvais vous inviter à faire quelque chose à la fin de cet épisode, faites une liste de 100 rêves, triez-les, identifiez ceux qui sont les plus importants pour vous et en suivant, demandez-vous cette ultime question.

Quel petit pas je peux faire aujourd'hui, là, maintenant pour avancer vers ce rêve ? Sur ce, je vous souhaite une très bonne soirée, une très bonne journée, un très bon goûter, que sais-je encore et je vous dis à dimanche prochain. Des bisous, les copains. Sous-titrage Société Radio-Canada ...