Genre littéraire
Horreur
Le monstre existe, la porte ne ferme plus : tu tournes quand même la page suivante.
Ce que c'est
L'horreur cherche à provoquer la peur, l'angoisse ou le dégoût chez la personne qui lit. Monstre, tueur, créature, fléau ou menace invisible : un danger s'abat sur les personnages, que le récit suit dans leur lutte pour survivre.
Le fantastique laisse planer le doute sur la réalité du danger ; l'horreur le confirme et le montre.
Ce que le genre promet
On ouvre un roman d'horreur en sachant qu'on pourra le refermer : c'est une peur choisie. Violence et effroi passent, pourvu qu'on s'attache à ceux qui les subissent.
Des victimes sans visage, qui meurent sans qu'on tremble pour elles, transforment le livre en simple décompte.
L'anecdote historique
D'où vient cette anecdote
Stephen King jette à la corbeille les premières pages de Carrie ; sa femme Tabitha les récupère, les lit et le pousse à continuer. Le roman paraît en 1974, après une avance de 2 500 dollars.
Tu as repéré une erreur ? Écris-moi, je corrige.
Au début des années 1970, Stephen King commence l'histoire d'une lycéenne aux pouvoirs télékinétiques, puis jette les premières pages à la corbeille. Sa femme Tabitha les repêche, les lit et l'encourage à continuer. Doubleday lui annonce par télégramme une avance de 2 500 dollars ; Carrie paraît en 1974. Le premier roman publié de King a failli finir comme une victime de film d'horreur, au fond d'une corbeille ; Tabitha l'en a sorti avant la fin.
Ses tropes
Les tropes de l'horreur organisent la survie : une héroïne qui tient jusqu'au matin, un village aux rites inquiétants, un corps qui n'obéit plus à son propriétaire.
Ses sous-genres
Le slasher suit un tueur masqué, le body horror s'attaque au corps, l'horreur cosmique confronte ses personnages à l'indicible, l'horreur psychologique installe la menace dans l'esprit.
Ce que j'en dis
Pendant un temps, fasciné par les rêves lucides, j'ai noté tous mes rêves. À force de les noter, j'en faisais deux ou trois par nuit, au point d'avoir l'impression de ne plus dormir. C'est devenu presque oppressant, alors j'ai arrêté. Ce carnet m'a fait vivre l'inverse de ce que promet un roman d'horreur : une pression que je n'avais pas choisie et que je ne pouvais pas poser sur la table de nuit.
La Clarté qu'il éclaire
La Clarté de Rythme a calmé mes nuits : depuis que j'écris des pages le matin, je rêve beaucoup moins. Le héros d'un roman d'horreur n'a pas cette chance, puisque chaque nuit rapproche la chose qui le traque. Surtout, je lui déconseillerais de noter ses rêves : il en ferait trois par nuit, et la créature aurait trois fois plus d'occasions de passer.
Avant de l'écrire
- 1
De quoi tes personnages ont-ils peur avant même que le monstre arrive ?
- 2
Quelle scène fait basculer le malaise en terreur ?
- 3
Que perd ton héros, même s'il survit ?
Pour continuer
L'atelier offert
Un livre d'horreur s'écrit mieux au rythme des jours qu'à celui des nuits blanches ; on trouve ensemble le tien.
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