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Pochette de l'épisode 98 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 98SOLO22 MARS 202636 MIN

Un enfant naît sans visage : exploration créative en direct

Clarté · Identitécréativitéintrospection
00:0035:47

FACE A — LES 16 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

Comment on passe d'un mot à un univers entier ?

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

Dans cet épisode, je le fais en direct pendant trente minutes, à partir de thèmes tirés au hasard. Et la méthode tient en deux questions.

La première : à quoi ça me fait penser ? On lit le thème, on dit à voix haute la première chose qui remonte, même si elle paraît idiote. La seconde arrive quand rien ne vient : on isole un seul mot et on demande ce qu'il signifie, précisément, dans cette histoire-là. Masque. Mal. Définir un mot ouvre tout le reste.

Ce qui se passe ensuite ressemble à une boule de neige poussée sur une pente. Chaque réponse en appelle une autre, la verbalisation amplifie, et ce qui tenait en une phrase devient un village entier où chaque habitant porte le masque de la personne qu'il a le plus blessée, une enquête inversée qui cherche non pas qui a tué mais qui n'a jamais blessé, et une fin en zone grise qui ne referme aucune morale.

À la fin, je me suis surpris moi-même. Je ne savais pas que je serais capable de tirer un fil comme ça.

C'est exactement le point. La créativité n'est pas un don venu du ciel, c'est un fil qu'on tire en verbalisant.

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE

CAROUSEL À VENIR

Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

La créativité n'est pas un don venu du ciel

Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans l'épisode 98 d'Ose Écrire. Et aujourd'hui, exploration créative. Encore une fois, on va montrer que la créativité, c'est pas un don venu du ciel. Ça découle juste de oser verbaliser certains mots et de commencer à les verbaliser. Et donc on prend des thèmes aléatoires et on voit où ça nous mène. Écoutez, c'est les épisodes où je m'éclate de fou. Vous pouvez le voir à mon sourire, je me suis amusé dans celui-là. Je vous souhaite une très très bonne écoute et je vous dis à très très vite. Moi, c'est Sam Ybelion de mon nom de plume. Je suis écrivain, coach et j'accompagne celles et ceux qui veulent renouer avec leurs rêves d'écriture. T'écoutes un podcast dont l'intention est simple. Te donner inspiration, outils, motivation, discipline. Bref, tout ce qui peut te permettre d'oser écrire. En gros, c'est un peu dans le titre quoi. Ose Écrire. Coucou les amis, j'espère que vous vous portez merveilleusement bien.

Le dispositif : trois thèmes aléatoires

Nous sommes dans l'épisode 98. Plus que deux avant les trois chiffres. J'ai très hâte de dire tout ça. Bref, aujourd'hui, ça fait longtemps. J'avais envie de m'éclater. On va jouer à dérouler la créativité. L'objectif de ces épisodes est toujours le même. Alors déjà, personnellement, j'ai trop envie de m'éclater. Deuxièmement, vous montrez que la créativité n'est pas magique et que vous aussi, dans votre coin, vous pouvez vous entraîner. Voilà. Et surtout, au-delà de l'entraînement, vous montrez que vous aussi, vous pouvez être créatif tout simplement. Voilà. La créativité n'est pas un don particulier. La créativité est quelque part le propre de l'homme. Notre unicité et tout ce qu'on a en nous nous permet d'être créatifs. À tant d'égards, autant le réaliser, en prendre conscience et s'éclater avec. Donc, c'est exactement ce qu'on va faire dans cet épisode. On va s'éclater avec des thèmes aléatoires. Alors, la dernière fois que j'ai fait ça, c'était dans un épisode avec le necromancien syndicaliste.

J'avais préparé plusieurs thèmes et il se trouve que j'en ai exploité qu'un seul. Là, on verra comment ça va se dérouler. C'est extrêmement simple. J'ai mon clod, mon clod cowork à côté, qui est dans, qui a tous les thèmes aléatoires que j'ai pu déjà traiter depuis les trois dernières années. Voilà, je l'ai organisé pour qu'il puisse me sortir des thèmes. Et donc, je lui ai écrit le message. Je vais enregistrer un podcast où mon but est de dérouler ma créativité. Propose-moi trois thèmes aléatoires. J'ai envie de m'éclater. Des questions. Alors, évidemment, derrière, il y a tout le truc que j'ai construit. Donc, si vous posez la question aussi brutalement à Inia, peut-être qu'elle ne vous proposera pas des thèmes aléatoires, si aléatoires que ça ou si challengeants ou différents. Mais on n'est pas là pour parler de ça. On est là pour s'éclater. Et donc, je vais lui envoyer. On va bien voir déjà s'il comprend ce que je lui ai dit.

Peut-être que non. Peut-être que tout ce que j'ai fait est mal foutu. Mais je ne pense pas. Donc là, il lit absolument tout. Il est en train de réfléchir. Écoutez, en attendant, je vais boire une petite gorgée de mon thé. Je peux aussi vous parler de cette magnifique tasse. Cette tasse coque peinte par mes soins. Ce n'est pas du tout vrai. Mais je la trouve magnifique. Et quelque part, j'adorerais faire des tasses aux écrires avec mes personnages. Ou en tout cas, les animaux de ces personnages. Vous pouvez voir, par exemple, derrière la Nash, ici. D'ailleurs, vous avez les figurines aussi. Mais alors là, de dos, je ne suis pas sûr de me rappeler laquelle et où. Mais Nash est, par exemple, le Black Panther Man, associé à ce que la panthère noire est pour moi vis-à-vis de la créativité. Et je kifferais exploiter ça. Si vous connaissez des artistes qui font du dessin sur céramique ou des trucs comme ça.

« Je ne savais pas que je serais capable de tirer un fil comme ça »

Quand l'IA se plante en direct

Bref, je serais éclaté. Ça m'éclaterait de parler de tout ça. Bon. Alors. Alors, alors. Alors, attendez. Il n'a pas tout à fait compris ce que je voulais dire. Parce que là, il m'a repioché des thèmes aléatoires. dans les thèmes que j'avais déjà écrits. Donc, je vais lui demander de me choisir de nouveau. Tac. Vous voyez, quand on pointe vers le mauvais fichier, forcément, ça ne marche pas. Hop. Voilà. Comme quoi, vous voyez, l'IA n'est pas magique. Et heureusement. Et c'en est bien la preuve. Les aléas du direct. Bon. Voilà. Et là, il me dit. Ah, bien vu. Pardon pour le raccourci. J'ai donc lu maintenant les instructions. Eh ben oui. Euh. Ok. Tac. Tac. Tac.

Le thème mère tombe : les masques

Ok. Il me demande. Alors, ouais, ça, c'est une très, très bonne question. Il m'a demandé. Parce que souvent, je l'ai fait en avance, notamment pour mes années de thème aléatoire. Et donc, je l'ai fait par thème. Par exemple, je lui dis. Ok. Plutôt un thème de dark fantasy. Plutôt un thème de romance. Et il déroule à partir de là. Ce que j'ai appelé un thème mère. Et là, forcément, du coup, dans le déroulé des instructions, il me demande. Et donc, je lui ai dit.

Choisis pour moi. Et si je prends moi. Et donc là, on arrive dans la partie intéressante. Il me dit. Le thème mère que j'ai choisi pour toi. Les masques. Ok. Alors là, la première chose que je me dis, c'est. Ok. Pourquoi choisit-il ce thème mère ? Qu'est-ce que je dois comprendre ? Les masques. En tout cas, ça me parle beaucoup, les masques. C'est une notion notamment avec laquelle j'ai été en contact la première fois quand j'ai fait ma formation sur la processcom. Où il y a cette notion de driver et de masque.

Et c'était hyper intéressant. Ça en dit beaucoup sur nous. C'est des notions que j'ai revues après en formation de coaching. Et c'est extrêmement passionnant d'avoir conscience de ses propres masques. Bref. Ok. Alors. Il m'a proposé trois thèmes. Et vous voyez. Putain. C'est quand même assez cool. Je vais vous partager le troisième. Parce que celui-là, on ne va pas le traiter. Il est extrêmement personnel. Mais. Mais. Mais. Peut-être que c'est un exercice qui pourra vous aider. En tout cas, c'est un exercice que. J'aimerais faire à titre perso. Mais il est tellement introspectif qu'on ne va pas le faire en direct.

Donc là. C'est. Prose poétique. Donc plutôt de la poésie. Il ne précise pas de thème. Donc dans ces cas-là. Moi, je l'interprète. Là, je l'aurais fait en verre libre, par exemple. Et il dit. Lettre ouverte à un masque qu'on a porté si longtemps qu'il a fini par pleurer à notre place.

Ce qu'est vraiment un masque

Magnifique. Magnifique. Magnifique. Alors, je peux vous faire juste un partage pour vous donner un aiguillage de ce que pourrait être un masque. Un masque, c'est ce qu'on a envie de montrer au monde extérieur. C'est parfois.

Construit par des drivers, des injonctions. Parce qu'on nous a demandé d'être ou ce qu'on nous a imposé d'être. Et c'est pas réellement ce qu'on a envie d'incarner.

C'est pas forcément négatif. C'est-à-dire que tous les masques, si on les a portés un jour, c'est parce qu'ils nous ont permis quelque chose. Ils nous ont protégés. Ils nous ont placés en sécurité. Ils nous ont amené de la liberté. Bref. Ça peut être tout un tas de raisons. Maintenant.

Le masque du rationnel : prépa, ingé, famille

Maintenant. On peut aussi vouloir déposer ce masque. Pleinement. En partie. Bref. Si là, moi, spontanément, je devais creuser ce thème-là, je pense que je ferais une lettre ouverte à un masque que j'ai porté très longtemps, qui est le masque du rationnel. J'ai fait des études d'ingénieur. Je suis dans une famille plutôt d'ingénieurs. On m'a demandé de porter ce masque de la rationalité très longtemps. Et quasiment tout le temps. On ne me l'a pas imposé. C'est simplement l'environnement dans lequel tu grandis. Forcément, tu t'aiguilles quelque part.

Le masque qui a fini par pleurer à ma place

Et ce masque de la rationalité, ce masque de n'écoutons pas trop la créativité et la spiritualité quand il s'agit d'avancer vraiment dans la vie. On ne m'a jamais empêché d'être créatif. Quand j'étais enfant, on m'a justement poussé à être créatif. Mais toutes les études, notamment les études S, Prépa, Mathsup, Mathspe, puis École d'Ingé, m'ont demandé de déposer la créativité et la spiritualité et de garder cette rationalité. Et ça, c'est un masque qui a fini par pleurer à ma place. Vraiment. Parce qu'il était porté sur un truc totalement vide. À force, c'est comme si, en ne respirant pas l'air de la créativité et de la spiritualité, tu meurs à petit feu. J'ai cette sensation, quelque part, de devenir une coquille vide, d'être arrêté au bord de la route. Enfin bref. Et c'est quand j'ai pris conscience de ce masque-là et que j'ai reconnecté avec ma créativité que, hop, là, tout de suite, le regain de vie, quoi.

Donc voilà vers quoi je tendrais. Bon, évidemment, je ne vais pas écrire ce truc-là maintenant. Ça serait beaucoup trop introspectif et beaucoup trop personnel. Mais je vous le glisse à l'oreille. Et peut-être que si ce thème-là aléatoire est apparu aujourd'hui, c'est que moi ou d'autres avaient besoin de réfléchir à quel masque ils ont porté si longtemps qu'il a fini par pleurer à leur place.

Un village, un enfant né sans visage

Ok. Ok. Les deux autres thèmes sont très marrants. Les deux autres thèmes sont très marrants. Je commence par le premier. Donc on est plutôt sur un thème d'horreur. Je vous lis le thème. Un village où chaque habitant porte le masque de la personne qu'il a le plus blessé.

Oh putain, la phrase d'après, j'ai dû la lire deux fois pour la comprendre. Le jour où un enfant naît sans visage, ils comprennent que quelqu'un parmi eux a traversé la vie sans jamais faire de mal. Oh putain, ça c'est deep, mon pote. Je serais curieux de savoir déjà premièrement si ça vous évoque quelque chose, une histoire que vous avez connue. Là, moi, ça ne m'évoque rien. Forcément, l'IA n'invente pas des trucs. C'est vraiment des inspirations qui viennent de partout. Il y a tellement d'inspiration qu'on ne peut pas toutes les avoir. C'est pour ça que les thèmes sont toujours surprenants. Et puis là, en plus, je lui demande de dire qu'il pond des thèmes et ensuite il les analyse en disant « Ok, si c'est trop ressemblant à quelque chose, tu le supprimes et tu vas explorer une piste qui est beaucoup moins proche de celle où il peut y avoir une ressemblance. » En fait, ça fait des trucs croisés entre pleins d'inspiration.

Bref, c'est assez cool. Donc, on est dans un village où chaque habitant porte le masque de la personne qu'il a le plus blessé. Ok, putain, ça c'est douloureux ça.

Alors, vous voyez, ça vient aussi derrière ces thèmes-là. Ils vont résonner chez chacun de manière différente parce que là, il y a la notion de masque et donc il y a comment on interprète cette notion-là. On pourrait l'interpréter de manière extrêmement humaine, sociologique et philosophique à savoir ce que je vous partageais avant, celui qu'on porte, qu'on n'est pas vraiment, mais celui qu'on porte et qu'on montre au monde. Ça pourrait être ça. Ça pourrait être aussi interprété dans une notion totalement fantastique et fantasy où chaque personne a littéralement un masque, dire qu'il se fabrique un masque, je ne sais pas, un peu des types de masques, vous savez, asiatiques ou amérindiens, des trucs un peu stylés, tu vois, que tu porterais. Et il y aurait cette sorte d'échange où la personne qui t'a le plus blessé, quelque part, te donne son masque et tu vis avec ça. Donc, déjà, sur cette notion de masque, on pourrait, moi, celle qui m'appelle le plus, c'est évidemment la partie beaucoup plus sociologique, coaching, quelque part.

Toutes les idées existent, mais pas exploitées par toi

Le jour où un enfant naît sans visage, il comprenne que quelqu'un parmi eux a traversé la vie sans jamais faire de mal. Alors, il y a des notions hyper intéressantes derrière. Déjà, il y a la notion de faire le mal.

Et ça, c'est pareil. C'est-à-dire que vous voyez que dans un thème, chacun va avoir une résonance différente avec les mots et va l'exploiter de manière différente. Cette exploitation différente vient de l'unicité qu'on porte chacun en nous. C'est pour ça que je passe mon temps à répéter que, OK, toutes les idées existent, mais pas du tout exploitées par toi. Et c'est extrêmement important que tu retiennes bien ça. C'est-à-dire que si tu as l'impression que ton histoire ressemble à une autre, je te garantis qu'à la fin, quand tu l'auras écrite, ce ne sera pas du tout le cas. Parce que toute l'interprétation des mots, tout le dérouler, toutes tes intentions seront profondément différentes de la personne à qui tu as l'impression de ressembler.

Le bien, le mal et la zone grise

Voilà. Et donc, quand tu es dans une exploitation purement personnelle d'écrire le livre qui, toi, t'anime, le plagiat est quasiment... Alors, je n'ai pas envie de faire de généralité, mais quasiment impossible, tu vois. Pour ne pas dire que c'est impossible.

Et donc là, il y a cette notion de mal. Donc, la notion de mal, c'est le bien, le mal, par rapport à qui, par rapport à quoi, dans une société, comment on met les limites, comment on gère la zone grise qui gravit entre cette limite ? Est-ce que si je fais du mal à quelqu'un, mais pas au groupe, est-ce que je fais le mal ? Tout ça, ça implique de devoir mettre de la clarté sur les règles du bien et du mal dans cet univers-là. Et dans ce village où, quelque part, on a cette liaison entre tous les individus, je trouverais ça intéressant que la notion de bien et de mal soit corrélée à le bien, le mal sur le groupe. C'est-à-dire que ça créerait une espèce de boucle qui serait « Ok, un individu peut te faire du mal personnellement, mais pour le bien de la communauté. » Et donc là, on aurait une forte intrication entre tous les membres qui auraient une vision chacun de vouloir faire le bien du groupe, mais qui, par ces actions-là, toucheraient les individus.

Et donc, on pourrait exploiter et l'intention derrière, donc, vous voyez, je commence à tirer un peu un fil, ça serait de voir les impacts et les intrications qu'ont chaque individu dans un groupe, l'impact des individus sur le groupe, l'impact des individus sur les autres individus du groupe et l'impact du groupe sur chacun des individus.

Et le jour où cet enfant naît sans visage, y comprendrait parce que leur postulat de base c'était un peu de dire « Bon, de toute manière, c'est impossible de faire le bien de tout le monde. Donc, on l'accepte et voilà, on vit chacun avec le masque de la personne qui nous a le plus blessés. » Et là, il découvrirait qu'en fait, quelqu'un a réussi à ne pas faire du mal spécifiquement à une personne. Bon. Et il pourrait essayer de vouloir découvrir. et donc, on se placerait dans une espèce de situation où ça serait un espèce de loup-garou inversé. En mode « Bon, ok, là, maintenant, on va essayer de comprendre qui est cette personne. Voilà. Qui est cette personne ? » Parce qu'elle a réussi à faire quelque chose qu'on n'avait jamais réussi avant. Et donc, il y aurait cette espèce de pseudo-enquête qui serait peut-être une enquête vraiment sociologique. Vous voyez, en mode « Ok, on fait une analyse de chacun, on découvre l'histoire de chacun, tout ce que chacun porte, et on explore le masque qu'il porte, les intentions qu'il a, ce qu'il a pu faire, l'effet qu'a pu avoir ses actions sur le groupe et les individus pour essayer de dérouler une sorte de « Ok, quel bien a-t-il fait ?

Quel mal a-t-il fait ? » « Peut-il être la personne qui n'a jamais fait de mal à un individu ? » Ça serait une sorte d'exploration comme ça. Là, la fin ne me vient pas du tout. Mon intention, par contre, elle s'éclaircit, c'est vraiment d'explorer l'impact des individus sur le groupe, des individus sur les individus et du groupe sur les individus. Je pense que je pourrais même la préciser parce que là, il y a quand même trois thématiques. J'entends trois thématiques, donc si je devais en choisir une qui serait la plus importante, ça serait laquelle ? Je pense que au regard de la recherche qu'ils vont faire d'une personne qui n'a jamais fait de mal à une autre, je pense que la principale serait l'impact des individus sur les individus et du groupe sur les individus. Voilà.

Les trois sont évidemment liés, il y a des boucles, effectivement, mais si je devais en mettre une un peu plus haut et donc me concentrer sur celle-là, je ferais ça. Voilà. Donc, quand je dis impact des individus sur les individus, ça veut dire que dans la construction de mes personnages, je dois avoir des personnalités suffisamment fortes et des personnalités suffisamment différentes pour qu'on ait un vrai attrait à les découvrir et qu'on suppose à la lecture que certains pourraient être cette personne ou surtout ne pourraient pas l'être. et tout le déroulé du bordel ferait qu'on oscille entre ça peut pas être elle, ça peut être elle, ça peut pas être elle, ça peut être elle.

Voilà. Et donc, si je devais mettre ensuite une seconde intention, c'est évidemment cette notion du bien et du mal, cette notion du bien et du mal individuelle et collective. Et peut-être que la fin pourrait être en fait, on se rend compte que cette personne n'a jamais fait de mal individuellement, mais elle n'a jamais fait de bien collectivement. Et est-ce que ça, c'est OK ? Et là, on tombe dans une posture philosophique, une zone grise, une zone qui va toucher les valeurs personnelles de chacun et qui résonnera donc chez les lecteurs de manière très différente et c'est là que ça devient intéressant parce qu'il y aura de la réaction. Dire que la conclusion ne sera pas oh là là, ça c'est bien et c'est gentil, ça c'est mal et c'est méchant. Ah, j'aime bien, putain, et franchement, j'aime bien le fil tiré là. J'aime bien le fil tiré.

Ouais. Et alors, si je devais, bon, l'intention personnelle, pourquoi c'est important pour moi, là c'est clair et net, c'est pour ça que j'ai choisi plutôt l'orientation sociologique, coaching, ça serait une manière pour moi d'explorer de manière je cherche le mot de manière storytellée, putain, j'ai le mot qui vient qu'en anglais, bon voilà, il fallait bien que je cale un mot d'anglais dans cet épisode-là. Ça serait une manière pour moi d'explorer de manière avec du storytelling les masques qu'on peut croiser quand on accompagne des gens.

La structure cocotte minute

Donc, ça serait pour ça que c'est important pour moi parce que ça me permet en plus, si je déroule le fil, de rendre accessible des notions qui parfois semblent ne pas l'être ou alors de rendre intrigantes et intéressantes des notions qui pensent qui paraissent ne pas l'être parce que c'est des études sociologiques, parce que c'est souvent tagué de développement personnel et ça peut être un peu un peu galvaudé, voilà. Et ensuite, à qui j'aurais envie de parler ? Sincèrement, à des gens en fait là un peu comme moi, des gens très curieux d'en apprendre plus sur eux-mêmes, des gens très curieux de philosopher et de réfléchir à, ok, quelle est notre place dans un groupe, quel est l'impact du groupe sur moi et quel est l'impact des autres individus sur moi-même et vice-versa. Et je pense que ça serait une très bonne manière de réfléchir cet impact. On pourrait en plus imaginer, le thème mère était un peu, enfin, le thème là était un peu de l'horreur, donc voilà, petit village, petit comité, on pourrait facilement imaginer une structure en forme de cocotte minute, tu vois, où le temps, les intervalles de temps sont de plus en plus resserrés, le stress de beaucoup plus présent, les gens de plus en plus à cran et un moment paf, à la fin, qui amènerait à cette sorte de révélation justement.

Ah putain, franchement, je kiffe bien. Bon écoutez, je vais faire comme d'habitude, si cette idée, elle vous titille, exploitez-la, écoutez, les idées sont libres de cours, donc si je les partage là, c'est que peut-être que ça vous donnera des idées et c'est vachement cool. Voilà. Ok, 20 minutes sur ce thème là. Trop bien. Bon, vous voyez, c'est justement là les aléas du direct, vous m'avez vu au début galérer avec mon IA, la preuve que elles ne pourront pas nous remplacer et elles ne remplaceront jamais la plume des écrivains. J'en suis convaincu, je pourrais faire un épisode entier sur ça. C'est ma conviction personnelle. D'ailleurs, je l'ai déjà dit ça mais il faut vraiment que je le fasse. Il faut vraiment que je fasse un concours entre moi et IA pour prouver que je suis meilleur qu'elle. Oh, le combat d'égo, putain, incroyable. Oh là là. Bon, je vous lis le deuxième thème. Ok, on est sur un truc plutôt humour-comédie, même satire et il dit un coach en développement personnel découvre que son moi authentique est le personnage le plus fabriqué de tous et que son masque, lui, est le seul à dire la vérité.

Alors, ça, je suis presque sûr que ça existe déjà. ça m'évoque quelque chose très fort. Je pense que c'est une thématique assez récurrente chez les peut-être voilà, tout de suite, ce à quoi ça me fait penser, c'est toutes les figures d'influence qu'on peut avoir et qui peuvent utiliser le mot de coach de manière un peu galvaudée parce qu'ils sous-entendent pas coach professionnel au sens, par exemple, ICF du terme avec un process, un code de déontologie auquel tu souscris, etc. C'est pour ça qu'à chaque fois, moi, je mets coach ICF. C'est important pour moi ce terme-là parce qu'il sous-entend et il sous-entend une posture qui est pas n'importe laquelle et qui est vraiment professionnelle et qui est là pour mettre en sécurité les gens que tu vas accompagner. Et donc, voilà, peut-être là, ça me fait aussi spontanément penser au film Gourou de Pierre Ninet que j'ai vu qui était, je sais pas, moi, je l'ai pas vu.

Certains disaient, alors j'ai vu un peu de tout, des gens dire moi, bof, des gens dire oui, ils dénoncent des vraies choses. Bon, je veux pas faire un avis sur ce film vu que je l'ai pas vu et qu'ils suivent pour en parler. Moi, je trouve que c'est important de peut-être oser parler du coaching, que ça soit bien fait, mal fait, mais je pense que c'est important de venir mettre des mots sur ce que c'est et si ça passe par un film qui montre ce que ce n'est pas ou ce que ça ne doit pas être, bah quelque part, bah pourquoi pas ? Pourquoi pas ?

Et donc, ouais, ce thème-là m'inspire un petit peu moins quelque part découvrir que le personnage qu'on partage comme étant authentique est en fait un personnage fabriqué euh... Ah non, c'est encore pire là en fait, euh... que son moi authentique. Donc si je devais faire vraiment un parallèle, ok, c'est un coach qui parle sur les réseaux, donc son moi authentique, donc la personne qu'il est en dehors de ça est totalement fabriqué et ce qu'il partage en vrai est finalement donc son masque est le seul à dire la vérité.

Bah je pense là tout de suite ce qui me vient, ça pourrait être de dire euh... en fait la posture qu'il adresse avec son masque euh... est une posture qui lui dit sa vérité, qu'il ne veut pas entendre quand il est dans sa posture authentique, euh... face caméra quoi. Et je pense qu'il y aurait une boucle intéressante à aller creuser de ce point de vue là. euh... Ouais. Ouais. Il m'inspire un petit peu moins ce thème. Euh... Pourquoi il m'inspire un petit peu moins ? Tiens c'est intéressant ça.

Profonde réflexion. Euh... Je pense... Pour quelle raison il m'inspire un petit peu moins ? Je pense que c'est parce que le sujet du coaching euh... est un sujet qui me touche euh... sur lequel je... je... sur lequel je trouve important de discuter euh... et je pense que je le traiterai pas en fait je pense que c'est ça. Je pense que j'aurais pas envie de le traiter sous la forme de l'humour ou de la comédie. Parce qu'à mon sens ça a été beaucoup fait euh... enfin il suffit de voir par exemple euh... comment il s'appelle là le... vous avez forcément dû voir passer mais l'américain qui avait euh... c'était plus c'était quand ? C'était l'année dernière là où il partageait sa morning routine genre qui était un peu aberrante en mode euh... tête dans un bain de glaçon euh... hyper froid euh... le mec se levait à 5h40 euh... c'est... c'est... ah bah c'est Ashton Hall je crois non ?

Ouais c'est... il y a un titre comme ça bref vous voyez on était déjà dans une espèce de démarche parce que ok il le fait de manière euh... un peu sérieuse mais dans le fond c'est quand même très... c'est très comique et un peu satirique il y avait même des faux raccords sur les horaires en mode le mec il commençait à plonger dans sa piscine et au moment où il touchait l'eau il y avait eu une minute tu vois l'air de dire putain le mec passe une minute en l'air tu vois bref il y avait des petits trucs comme ça qui sous-tendaient quand même que c'était un peu de la comédie et je pense que ce sujet là a été beaucoup traité aussi comme ça bah quelque part je crois que le film de Pierre Ninet c'est une comédie dramatique de mémoire moi j'aurais envie qu'on l'adresse peut-être de manière plus sérieuse en fait voilà ouais peut-être que j'aurais envie de de vraiment raconter euh...

ce qu'un coach pourrait euh... pourrait pourrait vivre en tant que recherche de sa propre authenticité aussi euh... et euh... et la difficulté qu'il pourrait avoir à jongler entre euh... les masques qu'il montre les masques qu'il porte chez lui et ce qu'il y a dessous et je pense que là ça serait beaucoup plus intéressant en tout cas ça me parle beaucoup plus et l'intention serait assez simple c'est de tout simplement ça serait de partager autour du métier de coach on tire le fil ok ça serait partager quoi euh... partager cette posture partager ce que ça fait partager comment ça fonctionne et partager comment ça résonne pour le pour le coach en question voilà et donc de l'importance qu'il y a à avoir travaillé sur soi en tant que coach notamment pour ne pas tomber dans des allergies à outrance des résonances à outrance ou euh... des euh... des forts miroirs voilà et je pense que là ça serait beaucoup plus intéressant on toucherait à à à à l'intime du coach vraiment à comment on comment on on vit avec quelque part euh...

ces masques euh... ça serait intéressant ça serait intéressant ça en tout cas ça me parle ça me parle beaucoup plus bon là par contre vous savez en fait il y a aussi une deuxième raison pour laquelle il me parle moins c'est parce que le premier m'a vraiment beaucoup parlé j'aime beaucoup cette espèce de loup-garou géant dans un village là euh... avec cette notion du bien et du mal d'impact d'individu groupe ça ça me parle ça ça me parle fort ça ça me parle fort euh... en mode horreur euh... ça pourrait être euh... vous voyez je vois bien genre une naissance un enquipide qui commence avec une naissance jour de pluie tonnerre euh... accouchement qui se passe pas super bien euh... et hop l'enfant sans visage qui naît les gens qui hallucinent et là genre la pluie qui s'arrête le tonnerre qui s'arrête et genre silence tu vois mais pleine nuit nuit de pleine lune tu vois tu pourrais amener en plus des éléments peut-être un peu qui viennent plus du monde de l'horreur dans ce truc là euh...

et puis genre euh... là une porte qui s'ouvre tu vois et genre tout le monde qui reconnecte avec la réalité avec ce sursaut d'effroi euh... et donc là on... nous en tant que lecteur on verrait on dirait putain un enfant sans visage mais qu'est-ce que je suis en train de lire et puis il y aurait justement après ces premiers échanges entre par exemple le médecin qui... comme on est dans un tout petit village bah typiquement le maire pourrait toujours être plus ou moins là et donc là on aurait le maire qui prend le médecin qui prend le père à part ou la mère et qui explique qui dit bon bah voilà votre enfant est né sans visage ça veut dire que il n'a quelqu'un parmi nous à passer sa vie sans faire de mal et tu vois ça poserait toutes les bases du truc ça serait hyper intriguant un enfant sans visage comment ça quelqu'un à passer donc on sentirait qu'il y a une connexion entre les gens mais on comprendrait pas très bien il y aurait cette notion de masque qui serait appelée tout de suite qui mettrait un peu le flou sur ok mais il y a quoi derrière ce terme ah franchement je kiffe bien l'idée ouais je kiffe bien l'idée ouais écoutez n'hésitez pas à l'exploiter prévenez moi je vous donne je vous donne toutes les idées ah putain j'ai beaucoup parlé j'avais soif d'un coup écoutez écoutez que dire je pense que je vais m'arrêter là avec ces trois thèmes autour de du thème mère des masques un thème très coaching finalement écoutez vous avez vu comment une étincelle peut naître c'est à dire que avant de commencer cet épisode cette idée là j'en avais absolument je savais pas que je l'avais en moi je savais pas que je serais capable de tirer un fil comme ça la seule chose qui m'a fallu c'est juste une phrase lire cette phrase et commencer par la question ok à quoi ça me fait penser et si cette question ne vous amène rien et bah vous regardez la phrase et vous prenez un mot et vous dites ok dans cette histoire là qu'est ce que ce mot signifie vous voyez là dans ce thème là il y avait le mot masque le mot mal qui tout de suite pouvait amener des définitions différentes et donc orienter la créativité quelque part en se questionnant simplement sur ces mots là et bah ça permet de commencer à dérouler un fil et en fait c'est vraiment infini mais quand on commence à tirer sur le fil de cette pelote il y a un mouvement d'entraînement quoi alors l'exemple de la pelote n'est pas bien choisi c'est plutôt comme une boule de neige vous voyez c'est vraiment en me posant ces premières questions je pousse la boule de neige sur la pente et en fait à force de parler de verbaliser ce que ça me fait apparaître dans ma tête et dans mon esprit hop la boule de neige devient énorme et on arrive vraiment à une très grosse idée voilà donc si vous pensez manquer de créativité met à vie que ce n'est pas du tout le cas et que vous pouvez vous éclater avec des thèmes aléatoires comme ça si vous avez besoin de thèmes aléatoires bah n'hésitez pas j'en ai plein sous la main à vous partager qui vous permettront de travailler votre créativité très beau bâillement rattraper mon sam et sur ce écoutez je vous invite à vous abonner à laisser une note sur les plateformes de podcast qui le permettent à me laisser un commentaire à me dire ce que vous en avez pensé tout ça est extrêmement important pour moi et je vous souhaite une très bonne soirée je vous souhaite d'explorer à fond votre créativité je vous souhaite de l'affirmer et de la découvrir de la redécouvrir bref toutes les magnifiques idées que vous avez en tête vous êtes les seuls à pouvoir les avoir et à les exploiter comme vous voulez vous donc ça serait dommage qu'elles restent en tête en tout cas moi j'aurais très hâte de les découvrir et j'aurais très envie de les découvrir donc voilà je vous dis à très vite c'était Ybelion et la prochaine fois que vous m'entendrez après l'épisode 99 que j'ai enregistré et qui sera avec Elio c'est un épisode passionnant ça sera le centième qu'est-ce qu'on fera pour le centième écoutez je ne sais pas encore l'avenir nous le dira pardon et et voilà c'est aussi simple que ça des bisous les copains des bisous les copines et

Remets un disque

UN AU HASARD, ET LES DEUX D'À CÔTÉ

Ose Écrire, épisode 111

ÉPISODE AU HASARD · N°111

Discussion avec Isabelle Amiard

Épisode 111 avec Isabelle ! Et si écrire ton rêve te le faisait vivre avant même de le vivre ? Trois ans après la sortie de Comme une envie d'ailleurs , Isabelle me confie qu'elle ne ressent plus l'envie de partir en van avec sa fille. Pourquoi ? Parce qu'elle est déjà partie. Dans son livre. On parle de Morgane, son personnage qui rêve d'ailleurs et que les doutes rattrapent quand le van arrive devant chez elle. On évoque ce déclic d'une fille de 13 ans qui lui demande « mais pourquoi tu le fais pas ? » et qui change tout. On aborde le marché de Noël où 120 livres se vendent en un week-end, ce moment où l'on découvre qu'écrire impressionne et fait grandir. On explore son deuxième livre, 182 jours pour réaliser mes rêves , ce journal qui transforme un rêve en projet par des mini-actions quotidiennes, un tableau de visualisation et trois gratitudes par soir. On parle du Sahara avec sa fille, du pouvoir des mots qui guérissent autant qu'ils détruisent, des 1440 minutes qu'on a chaque jour à dépenser, et de cette lectrice qui a brûlé ses peurs comme Morgane le fait dans le roman. On découvre enfin pourquoi il n'y a pas de petits rêves, juste des rêves uniques qu'on incarne pas à pas, sans se sacrifier, sans sortir en force de sa zone de confort, et à n'importe quel âge.

Toi aussi, tu as un livre qui attend ?

Cet épisode parle de rythme, d'identité et d'intention : les trois clartés au cœur d'Ose Écrire. Si tu veux poser les tiennes, c'est par ici.

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