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Pochette de l'épisode 96 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 96SOLO15 MARS 202637 MIN

35 000 mots en une semaine : la pire idée de ma vie

Clarté · Rythmedisciplineprocrastination
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FACE A — LES 24 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

Tu viens d'écrire tes mille premiers mots. Tu te dis quoi ?

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

Un roman commence autour de cinquante mille mots. Tu peux donc formuler la même réalité de deux façons. J'ai écrit mille mots. Ou il me reste quarante-neuf mille mots à écrire. Les deux phrases sont rigoureusement exactes, et elles ne produisent absolument pas le même effet.

La première te met en mouvement. La seconde te colle la montagne devant les yeux avant même que tu aies commencé à la gravir.

J'ai passé un week-end entier à faire analyser les quatre-vingt-quatorze épisodes de ce podcast, soit près de soixante-dix-sept heures de parole. Ce que j'y ai vu de plus utile n'est pas une statistique, c'est ça : dix pour cent ou quatre-vingt-dix pour cent, pourcentage ou valeur brute, c'est la même information et ce n'est pas le même impact. Les chiffres ne mentent pas, mais ils se contournent. Autant les faire jouer pour toi.

Dans cet épisode, je raconte aussi la semaine de mai 2023 où j'ai écrit trente-cinq mille mots en sept jours, et les trois mois pendant lesquels je n'ai plus touché à un texte après ça.

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE

CAROUSEL À VENIR

Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Est-ce que les challenges d'écriture, c'est bien ?

Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans l'épisode 96 d'Ose Écrire. Et aujourd'hui, on parle de routine d'écriture, de rythme plutôt, de posture d'auteur et surtout de est-ce que les challenges d'écriture, c'est bien ? Je vous laisse avec ce suspense insoutenable. Je vous souhaite une très bonne écoute et je vous dis à très très vite. Moi, c'est Sam, Ybelion de Mon Nom de Plume. Je suis écrivain, coach et j'accompagne celles et ceux qui veulent renouer avec leurs rêves d'écriture. T'écoutes un podcast dont l'intention est simple, te donner inspiration, outils, motivation, discipline, bref, tout ce qui peut te permettre d'oser écrire. En gros, c'est un peu dans le titre quoi, Ose Écrire. Coucou les amis, coucou, coucou, coucou, je commence par une petite gorgée de café.

J'espère que vous allez très très bien, que vous avez passé une bonne journée, un bon week-end. Bref, j'espère que vous allez bien. Je suis très content de vous retrouver aujourd'hui pour l'épisode 96. Je l'ai écrit là-bas. J'ai pas mal de choses à vous dire en vérité parce que le dernier épisode de dimanche dernier, le 94, il était un peu particulier. J'ai surtout parlé des personnages de mon livre, de ce qu'il m'avait appris, de comment et quelles questions on pouvait se poser pour justement, je dirais, débloquer nos personnages, ou en tout cas nous y connecter pleinement, et donc libérer notre écriture. Parce qu'effectivement, derrière ce « tous nos personnages sont un miroir », il y a une réalité que très souvent on est bloqué parce qu'on voit pas ce miroir. Et c'est au moment où on découvre qu'il y a ce miroir, et qu'on comprend le lien qu'on a avec notre personnage, que tout se débloque, et que tout s'éclaire, et que là, on a envie de courir sur ce chemin tout droit.

« Sam, c'est quoi ta routine d'écriture ? »

Putain, c'est pas facile à dire ça. Bref. Et donc, ça faisait longtemps que j'avais pas parlé comme ça, librement, à mon micro, sans aucun plan, et sans aucune vraie structure. Néanmoins, je vais commencer en faisant une petite... J'ai remarqué que, voilà, de manière périodique, sur une semaine, je recevais quelques questions. Bah écoutez, je vais profiter des débuts de podcast pour y répondre rapidement. Et puis après, on embrayera sur ce que j'ai envie de partager. La question qui est revenue deux fois cette semaine, c'était... Mais toi, Sam, quelle est ta routine d'écriture ? Quand est-ce que tu écris ? Bah écoutez, c'est une très bonne question. Alors, je vais vous répondre, bien évidemment. Mais je vais vous répondre pour que vous compreniez ce qui, moi, me parle.

« J'ai écrit 1000 mots »

Ma vraie plage horaire : 6h-9h, tous les jours

Et la manière dont je l'ai construit, peut-être. Parce qu'évidemment, pour faire très simple, j'écris le matin plutôt tôt. Donc, si vous n'êtes pas du matin, ou que le matin, vous êtes occupé avec des enfants, un chien à sortir, ou que sais-je, et bah ça vous fait une belle jambe de savoir que moi, j'écris le matin. En gros, ce que je veux dire, c'est que, bien sûr, que je peux partager la même manière de fonctionner. Maintenant, c'est pas une méthode secrète. Par contre, tout ce qui m'a permis de développer cette routine, ce rythme, je préfère ce mot-là, ça, par contre, c'est applicable à vous, effectivement. C'est d'ailleurs ce que je fais avec tous les auteurs que j'accomplis. Cela étant dit, moi, j'écris le matin de, globalement, 6h à 9h, sur cette plage-là. Alors, c'est pas fixe, c'est-à-dire que c'est pas 6h, je suis devant mon PC, à peine sorti du lit, c'est pas jusqu'à 9h, c'est une plage sur laquelle j'écris.

Ça peut être de 7h à 7,5h, ça peut être de 8h à 9h, ça peut être de 6h à 8h. Bref, vous avez compris, c'est, globalement, j'écris sur cette plage-là.

Thèmes aléatoires : 200 à 300 mots pour muscler la plume

Ce qui est intéressant, et que je dois vous partager, que vous allez comprendre, j'écris tous les jours, oui, mais j'écris sur des projets de livres entiers, pas tous les jours. Tous les jours, j'écris sur des thèmes aléatoires. Tous les jours, j'ai envie de faire travailler ma créativité, j'ai envie de faire travailler ma plume, j'ai envie de m'entraîner, j'ai envie de découvrir ce qu'un thème qui me parle pas va quand même faire sortir. Voilà, donc c'est ça que je fais tous les jours. Ce truc-là, c'est dans ma morning routine, comme on dit. Est-ce que vous voulez que je vous fasse une vidéo morning routine ? Ah putain, j'ai l'impression d'être en 2012. Mais cela étant dit, ça peut être intéressant, ça peut être intéressant, moi j'adorerais en parler. Bref, tout ça pour dire que les thèmes aléatoires, je les fais dans ma morning routine, le matin. Voilà, c'est une page, c'est peut-être 200-300 mots maxi, c'est vraiment pas grand-chose.

Vraiment, je reste... Voilà, et en plus ça dépend. Parfois je l'explore en écrivant une histoire, parfois je l'explore en écrivant une inquipite, parfois une fin, parfois tout simplement un plan, parfois je déroule les trois intentions, de dire ok, avec ce thème-là, j'ai envie de raconter une histoire avec telle intention, qui serait importante pour moi parce que, et qui parlerait à telle personne. Voilà, bref, je laisse libre cours à mon imagination. Parfois je ne respecte aussi pas du tout les règles. Voilà, c'est aussi un peu peut-être libérateur pour moi, et libératoire, les deux, je ne sais pas, lequel est français ? Margot, si tu ne passes pas là, dis-moi.

Mode « vrai livre » : assiduité et comptage de mots

De faire cet exercice. Et après, quand je suis sur un vrai projet, par exemple, mon premier livre, mon deuxième livre, l'algorithme présidentiel, les histoires du magazine Aux Écrire, le Lème Harmonique qui devrait bientôt sortir, bientôt le tome 3, bref, tous ces projets importants. Là par contre, je me remets dans mon rythme de vrai livre, et là c'est simple, c'est assiduité tous les jours, je mesure le nombre de mots, et jusqu'à la fin. Et donc en respectant mes trois étapes, et en fait c'est là que je déroule Aux Écrire. Aux Écrire, ce n'est pas une méthode sortie du chapeau, ou inventée en claquant des doigts, c'est mon expérience qui a éprouvé, et qui a fait dire qu'il y a ces étapes-là, et qu'il y a ces questions-là à se poser. C'est pour ça que le révélateur, il est au début, parce que à force de faire les choses dans mon coin, je me suis rendu compte à chaque fois qu'il manquait des morceaux.

Et donc paf, à la fin, ça fait un truc, ok, les 10 points à traiter au début, avant de commencer à écrire son livre.

Ce que le sport m'a appris : la win streak

Donc, voilà ma routine d'écriture. Le matin, tous les jours, jusqu'à ce que le projet soit terminé. Alors, est-ce que ça veut dire qu'il faut écrire tous les jours ? Bien sûr que non. Je vais vous expliquer, moi, ce qui m'intéresse, ce qui m'a intéressé derrière ça. En fait, alors j'en ai fait un article entier, mais pour vous le résumer, pour vous le résumer, j'essaie de, peut-être le plus concis possible dans ma tête, pour vous le résumer, je dirais, au moment où je décide de prendre l'écriture sérieusement, la seule chose sur laquelle je maîtrise et j'ai pu voir une progression forte, et récente, c'est le sport. Et donc, je me dis tout naturellement, OK, qu'est-ce qui a marché en sport, qui marchera du coup, forcément, pour l'écriture ? C'est simple. Moi, c'était l'assiduité. C'est-à-dire que, au-delà de ce que je vais faire dans cette séance, ce qui m'excite profondément, c'est tous les jours d'y revenir et de voir qu'hier, je l'avais fait, et qu'avant-hier, je l'avais fait.

Et donc, au bout de 50 jours, de voir que les 49 d'avant, je l'ai fait. Cette métrique d'assiduité, de win streak, de vous l'appelez comme vous voulez, elle est hyper, elle marche hyper bien pour moi. C'est pour ça, et d'ailleurs, je le remarque, beaucoup d'applis utilisent ce procédé de win streak, peut-être, c'est une sorte de gamification, bien évidemment, et ça, c'est des applis que j'utilise quand elles ont un but pour moi, forcément, mais ça marche très, très bien avec moi. C'est un truc de fou. Et donc, dès que j'ai des choses importantes à faire dans ma vie, je m'adresse à ce côté assiduité, tu vois. Pareil, la préparation marathon, en fait, pareil, ce qui me drive, c'est de voir qu'à la fin de la semaine, je suis à 100% d'assiduité. C'est magnifique. Et donc, moi, c'est ça que je suis vraiment. C'est ça, plus que tout. Et donc, même les jours où, par exemple, je sais que je vais être de formation, et donc, que j'ai peut-être que 15 minutes entre 6h15 et 6h30 avant de partir, je les prends, ces 15 minutes.

Le Sam qui procrastine contre le Sam qui avance

Parce que là, je sais que je vais peut-être écrire 50 mots, mais dans mon tracking d'assiduité, je verrai que j'ai écrit. Et c'est la seule chose vraiment importante pour moi. Et après, l'autre chose, c'est qui se cache derrière, évidemment, c'est l'espèce de concours d'égo que j'ai avec moi-même.

Quelqu'un me posait la question en commentaire, d'ailleurs, sur la vidéo du deuxième livre, mais s'il y avait mes personnages qui me parlaient dans ma tête. Alors, je vais peut-être faire une réponse qui paraîtra étrange, mais en fait, moi, j'ai vraiment l'impression, parfois, d'avoir différents sams, tu vois. Et ce combat d'égo dont je parle, c'est genre entre le sam qui procrastine et le sam qui avance. Et le sam qui écrit tous les jours, il sait qu'il met une distance au sam qui procrastine. Et ce concours d'égo interne, chez moi, il marche très bien.

Et voilà. Donc, voilà, ma routine d'écriture. Elle est drivée par forcément ce que m'apporte aux écrires par ces étapes-là très structurantes et derrière, par la définition de mon rythme à moi et pas d'une méthode secrète qui viendrait d'un auteur célèbre ou d'un influenceur littéraire, mais vraiment la mienne et qui s'adresse du coup à une métrique principale qui est l'assiduité. Pour certains, ça sera 500 mots par jour, par exemple. C'est une forme d'assiduité mais qui ne prend pas du tout la même forme que la mienne. Et ça peut être autre chose. Ça peut être le kiff qu'on prend en écrivant. Ça peut être le fait de se laisser porter par son instinct trois fois par semaine.

Jour à définir. En avance, pas en avance. Il y a tellement de rythmes différents. Et d'ailleurs, ça serait intéressant qu'avec l'autorisation des concernés que je puisse faire un espèce de benchmark de ce que j'ai pu voir comme rythme. Ça serait hyper intéressant de voir ça. Ça permettrait de montrer que au diable toutes ces méthodes secrètes. Je suis désolé, je fais une fixette sur ça parce que je pense que c'est un espèce de combat personnel quelque part. Ça m'a tellement desservi dans le passé que j'ai envie que les gens qui n'osent pas forcément encore écrire ne se disent pas « putain merde, j'ai pas la dernière méthode secrète qui me permet d'écrire mon bouquin. » Tu vois ? J'ai envie qu'ils comprennent que tout ça, c'est des histoires d'autorisation intérieure de se dire « ok, je m'autorise à être auteur et donc je vais développer mon propre rythme pour raconter ma propre histoire. » Alors, c'est résumé très facilement mais évidemment, c'est un travail parfois de longue haleine mais c'est faisable, je vous jure que c'est faisable.

Anaïs en a témoigné sur Instagram, elle a beaucoup partagé autour de cette libération de sa posture d'autrice et je trouve ça génial. vous pouvez aller voir ce qu'elle partage et si tu passes par là, Anaïs, bah écoute, encore une fois, bravo ! Voilà, voilà pour la petite introduction qui n'aura duré que hop, 12 minutes après tout. Nous sommes donc sur une introduction parfaitement rapide. Petite gorgée de café.

J'ai passé un week-end à disséquer 77 heures de podcast

Alors, de quoi d'autre je voulais parler aujourd'hui ? Bah écoutez, j'ai fait un truc qui m'a éclaté. J'ai fait un petit euh... J'ai fait une analyse statistique de... du podcast Ose Écrire. Donc, j'ai... Alors, ça a été un travail le week-end dernier, j'ai eu un espèce de tunnel sur ça, j'étais obsédé. Et donc, j'ai récupéré tous les transcripts des podcasts, j'ai récupéré toutes les... j'ai... toutes les descriptions, tous les titres.

Et après, grâce à l'IA-LA, j'ai pu faire une analyse de cette base de données. Parce qu'évidemment, c'est colossal. Il y avait 94 épisodes euh... à chaque fois en moyenne... Bah d'ailleurs, je... En fait, je sais pas pourquoi je dis... Je peux littéralement vous le donner parce que maintenant, j'ai les vrais stats, en fait. et ça, c'est quand même... C'est quand même génial. Podcast.ibillion. Paf.

Le ménage, la montagne et le premier petit pas

Tac. Dot.ibillion. Hop. Voilà, j'ai mon petit dashboard. Euh... Littéralement, 48 minutes durée moyenne. En tout, quasiment 77 heures de podcast. Donc, vous doutez bien que j'ai pas fait cette analyse à la main. Et donc, je me suis éclaté avec l'IA et ça, ça, ça a découlé sur des trucs, des trucs géniaux. Tu vois, j'ai pu taguer les épisodes par la clarté dont je parle le plus. Identité, rythme, intention. J'ai pu identifier aussi les thèmes principaux. Par exemple, vous voyez, le thème oser revient très souvent. Le thème des parcours personnels revient aussi très souvent forcément parce qu'il y a les invités. La créativité revient souvent, la peur, la discipline, l'inspiration, l'authenticité, la philosophie, etc. Et comme ça, il y en a plein. C'est incroyable. Et je suis... Vraiment, j'ai eu la sensation, je sais pas si vous voyez ce que je veux dire, mais ça parlera peut-être à certains, mais vous savez quand... D'ailleurs, il y a un parallèle avec l'écriture qui est incroyable et je le ferai juste après.

Parfois, vous devez faire le ménage et on se rend compte que plus on attend de faire ce ménage, plus le travail à faire est exponentiel ou paraît exponentiel. C'est-à-dire que si je fais le ménage toutes les semaines, voilà, et bien je vais travailler moins en cumulé que si je faisais le ménage une fois par mois. parce que là, il y aura tellement de trucs à faire et j'aurais tellement envie de faire tellement de trucs que tout va être immense.

Et bah, c'est un peu cette sensation que j'ai eue. Ça faisait longtemps que je voulais faire une analyse statistique du podcast, mais à chaque fois, je repoussais et là, il y a un moment, je me suis dit non mais Sam, de toute manière, plus tu attends, plus ça sera pire. Donc commence maintenant. Et donc je l'ai fait. Et donc je fais une petite parenthèse dans cette analyse statistique du podcast aux écrits, mais en écriture, c'est un petit peu pareil.

Corrélations absurdes : quand les chiffres racontent n'importe quoi

En fait, l'écriture, on le voit un peu comme une montagne et plus on laisse cette montagne, cette image de montagne sans commencer à la gravir, plus en fait, elle paraît devenir grosse. En réalité, c'est pas comme le ménage, elle devient pas plus grosse. Juste comme on reste devant, on a vraiment un effet de putain, en fait, elle fait que grandir, elle fait que grandir, elle fait que grandir. Et la seule solution pour régler tout ça, c'est un moment de dire ok, quel est le premier petit pas que je peux faire pour m'autoriser l'action ? Parce qu'une fois qu'on est dans l'action, là, on se concentre sur la première marche et plus la grosse montagne qu'on doit monter. Voilà, voilà. Et donc après, dans ces statistiques, je ferme la parenthèse, écriture, il y a des trucs trop drôles. j'ai volontairement demandé de créer des, enfin en tout cas, de repérer des corrélations absurdes. Ça m'a toujours fait hyper rigoler.

Il y avait un site web, alors je serais incapable de le retrouver, mais qui justement ne partageait que des, je ne sais plus comment c'était, absurdes correlations ou je ne sais plus comment ça s'appelait, site. Mais en gros, il ne présentait que des courbes qui collaient et donc il y avait une corrélation entre deux valeurs qui se modifiaient, mais évidemment, aucune causalité. Mais c'est ça qui est super drôle dans ces corrélations. Et c'est là que c'est ça qui est impressionnant. Et sur ce site, il y avait des trucs genre complètement débiles, genre la consommation de saumon avec le taux de domicile dans un pays. Tu vois, genre des trucs qui n'ont absolument rien à voir. Mais pour dire à quel point les chiffres, en fait, on leur fait dire un petit peu ce qu'on veut. Et donc, il faut toujours faire attention à ce qu'on... à ce qu'il y a derrière les chiffres. C'est toujours bien d'avoir cette sorte d'esprit un petit peu critique, quelque part.

Ouais. Ouais. Cette... En tout cas, cette... Cette ouverture d'esprit un peu critique. Voilà. C'est comme parler en pourcentage ou en valeur brute. Déjà, voilà, c'est comme dire 10% ou 90%. On peut dire la même chose en disant les deux termes. Mais, évidemment, les deux n'ont pas le même impact. Et donc, quelle leçon vous voulez la rôle de coach ? Ok, Sam t'amène ça. Mais t'es dans un podcast d'écriture. Quelle leçon tu tires de ce que tu viens de partager concernant l'écriture ? Eh bien, c'est très simple. C'est que avec ce que vous faites en écriture, vous pouvez avoir plusieurs manières de le présenter. Je vous donne un exemple.

Je sais qu'un roman, c'est à partir de 50 000 mots. Eh bien, quand je commence à écrire les 500 premiers, je vais dire les 1 000 premiers pour que ça soit à peine plus simple. Quand je finis d'écrire les 1 000 premiers, je peux dire deux choses. Je peux dire j'ai écrit 1 000 mots ou je peux dire il me reste 49 000 mots à écrire. Eh bien, je pense que vous l'avez senti, mais énergétiquement, dans l'un ou dans l'autre, le ressenti est pas du tout le même. pas du tout. Et donc, les chiffres sont magiques, les chiffres sont très parlants, mais les chiffres sont malléables quelque part. Ils ne mentent pas, mais ils se contournent. Je dirais ça comme ça. Faisons en sorte qu'ils nous servent. Donc, quand vous êtes en train d'écrire votre livre, ne vous dites pas il me reste 49 000 mots à écrire. Dites-vous putain, j'ai déjà écrit 1 000 mots.

C'est incroyable. Aujourd'hui, j'ai écrit 1 000 mots. Plutôt que de dire putain, il me reste encore 49 000 mots de montagne à monter. Voilà. Je pense que c'est ça la leçon que m'apprend ce podcast. Ou en tout cas, cette analyse statistique. est aussi que, par exemple, je parle plus quand il fait froid. Voilà. Véridique. C'est-à-dire que, en moyenne, je parle quasiment 5 minutes de plus en automne et en hiver. Incroyable. Je parle de plus en plus. Bon, ça, ça ne m'étonne pas.

Et après, il n'y a que des trucs. C'est trop drôle. Mais, par exemple, savoir que les épisodes de la suite de Fibonacci sont plus courts en moyenne de 4 minutes, je trouve ça génial. Voilà. Ce genre de choses, je trouve ça génial.

Bref, c'était vraiment un gros kiff de faire ça. Et du coup, maintenant que j'ai fait cet éstimant chantier, j'aurais juste à rajouter les... quelques épisodes. Pardon pour le baillement. J'aurais juste à rajouter les épisodes. Je ne sais pas, tous les mois, je rajoute les 4, 5, 6 épisodes qu'il y a eu et puis voilà. Et puis, périodiquement, je me suis mis des petites steps ou des petites milestones plutôt. Il fallait évidemment que je case encore quelques mots anglais dans cet épisode. Café. Ou pardon, pardon, pardon. Coffee. Coffee. Et donc, le nombre d'invités, le nombre de minutes parlées, le nombre d'épisodes, on est bientôt à 100. C'est incroyable. C'est incroyable. C'est incroyable, mec. Voilà. J'adore ce même.

Ah là là. Eh bien, écoutez, voilà ce que je voulais commencer à vous dire. Ensuite, autre chose. Oui. Ouh là là. Ça va être... Comment je... Dans quel ordre je prends tout ça ? Ah, vous voyez en pleine réflexion. Comme ça, vous voyez, je ne peux pas tricher. Attendez, je vais reprendre mes notes parce que là, en fait, j'ai eu trois idées à la fois mais je veux voir dans quel ordre j'avais à peu près supposé que je les mettrais.

Oui. Ah oui. Alors, je peux effectivement parler de ça parce qu'en plus, je l'ai évoqué dans le blog et ça rejoint un peu ce que je partageais tout à l'heure.

Le NaNoWriMo et le calcul qui fait peur

Quand... Dans ma recherche de trouver mon rythme. Comme ça, je boucle avec le début de l'épisode. Et ça coche en plus une des thématiques que je voulais aborder.

Dans ma recherche de trouver mon rythme, évidemment, je me suis très vite heurté ou en tout cas, j'ai très vite été confronté au challenge.

Ça peut être tout et n'importe quoi. Le plus connu était, il y en aura sûrement, il y aura sûrement des enfants mais le plus connu était le NanoRemo 50 000 mots en un mois si je ne dis pas de bêtises. Alors attendez, on peut en plus faire les calculs.

50 000 mots en un mois, donc on va dire 30 jours, ça fait 1 600 mots. Bon, admettons que tu n'écris pas tous les jours mais 5 jours par semaine. Donc, 50 000 divisé par 20, ouais, 2500 mots par jour. Ok.

C'est beaucoup. Enfin, c'est beaucoup. Ça dépend. Ça dépend. Ce que en fait, c'est beaucoup, c'est une interprétation personnelle, donc non, c'est pas forcément beaucoup, ça dépend de chacun. Donc ça, Sam, c'était inutile à dire. Voilà. En tout cas, pour moi, pour mon rythme à moi, c'est beaucoup. Et donc, quand je suis dans ma démarche de trouver mon rythme, que j'ose pas trop, etc., forcément, je vois ces histoires de challenge, je vois le NaNoWriMo, sauf que moi, faire ça pendant un mois, ça me paraît absolument impossible. Et donc, je me dis plutôt, écoute, mets un énorme coup de collier, mon Sam, tu fais, pendant une semaine, tu prends des vacances, et ça, je vous parle de ça, c'était en 2023, je crois. Ouais. Et là, tu prends une semaine de vacances, et t'écris 5000 mots par jour pendant les 7 jours.

Ça fait 35 000 mots. Mon objectif, à ce moment-là, c'était de terminer le premier jet de mon premier tome dans mon univers de fantasy, qui n'est même pas celui qui est sorti, et vous allez comprendre pourquoi. Alors, déjà, l'objectif était stratosphérique, c'est-à-dire que déjà, à une époque où je me disais, le NaNoWriMo, pour moi, écrire entre 1600 et 2500 mots par jour, ce n'est pas possible. Je ne vais pas y arriver. Et bien là, je me colle l'objectif de faire 5000 mots.

Ambitieux, le Sam. Mais, je le compense en disant, ça ne va durer qu'une semaine. OK. Donc, objectif 35 000 mots. Deuxième problème, mon objectif, c'est d'arriver à la fin du premier jet. Alors, un problème, pas un problème. En soi, c'est une étape. Donc, OK. Mais, dans le fond, c'est que le début du chemin. Tu vois, quand on a fini le premier jet, on n'a pas à terminer le manuscrit. Il reste derrière la réécriture, la bêta lecture, et puis une deuxième réécriture. Au moins. Enfin, en tout cas, moi, dans le fonctionnement que je vois et que j'utilise avec moi et avec les auteurs, c'est ça. Bon. Eh bien, je le fais. Et en fait, je le... Enfin, je... Je veux dire, j'ai été formaté en prépa à faire des trucs que je trouvais durs ou ennuyeux ou sous la contrainte. Bref. Je l'ai fait. J'ai écrit 35 000 mots en une semaine. Ouais. Il n'y a pas de...

Trois mois sans écrire une ligne

Ça n'a même pas été... C'était même pas un sujet. À partir du moment où moi, je me mets cet objectif et que je suis en égo avec moi-même, comme vous l'avez pu quand j'ai pu le partager avant, je sais que je vais le faire. Par contre, l'état dans lequel j'étais à la fin de la semaine, c'était peut-être la pire semaine de vacances de toute ma vie. Alors, il y avait cet aspect-là, mais l'autre aspect et qui était peut-être le plus terrible de tous, parce que la fatigue, bon, c'est... Isoquais, genre, ça va... Ça va... Ça va passer. Mais c'est qu'en fait, ça m'a dégoûté de l'écriture. C'est-à-dire, à la fin, je ne voulais plus voir mon texte. J'ai mis des mois avant de me remettre à écrire. En fait, quasiment trois, puisque après, c'est le début de l'écriture de l'étrure intétérée en septembre 2023. ouais, c'est ça. Mais, ce challenge-là, je m'étais lancé en mai.

Donc, en gros, juin, juillet, août. Ouais, voilà, c'est ça. Donc, après, pendant littéralement trois mois, je n'ai pas écrit. je n'ai pas touché mon texte. Et, quand je me remets à écrire, c'est sur un autre texte. Parce que, ce processus-là m'a totalement dégoûté. Et, ce que je veux partager là, derrière, c'est que, en fait, ce que, à mon sens, et là, c'est aussi, à des gens comme ça, que j'ai envie de m'adresser, c'est mais, à mon sens, quand on ambitionne de développer sa posture d'auteur, c'est quelque chose qu'on ambitionne sur le long terme.

Un challenge, c'est extrêmement court terme et ça ne joue que sur la motivation. C'est pour ça qu'il n'y a pas de challenge qui dure quatre mois. La plupart des challenges, ils durent une semaine, un mois et parfois, ça peut tirer un peu mais, globalement, à partir de un, deux mois, la motivation initiale de l'élan qu'on a quand on commence quelque chose de nouveau, il disparaît et là, derrière, il ne reste que soi, son rythme et ce dont on a besoin de s'autoriser pour aller plus loin.

En fait, je me suis heurté à ce mur tellement fort, tellement fort et, quelque part, je pense que j'ai eu besoin de le vivre pour justement avoir cet électrochoc de dire Sam, la méthode dont toi, tu as besoin et que tu as envie de construire, elle est à l'opposé de ça. Elle est à l'opposé de dire il n'y a que la motivation qui compte.

Il faut absolument ce challenge énorme qui est motivant. Moi, je ne trouve pas ça motivant au bout d'une semaine d'avoir envie de plus écrire pendant trois mois. Ce n'était pas du tout ça ma vision de l'écriture. Et ouais, ça m'a tellement marqué, je le referais plus jamais, plus jamais, plus jamais. et le pire dans tout ça, c'est que donc après l'étreinte éterrée, tout ça, c'est vraiment le moment où os écrire prend forme, où moi, je trouve mon rythme. Bref, c'est là où je comprends comment, à mon sens, ça devrait fonctionner. il y a des sessions où j'écris 1500 mots et je n'ai pas besoin que ça marche que sur une motivation extrinsèque ou qui n'est pas liée à ce que moi, j'ai envie de faire. Et c'est vraiment ça que j'ai envie que vous reteniez. Quand je dis parfois, les challenges peuvent être dangereux.

Dangereux, c'est un mot putaclic. Je dis ça pour faire des vues, tu vois. c'est pas dangereux en soi. Par contre, c'est court terme, je dirais. Ça, c'est vrai. Et quand l'objectif, c'est long terme, parfois, il faut accepter de OK, utilisons la motivation qu'on a au début pour commencer et surtout se poser les bonnes questions sur OK, comment je continue ? C'est pour ça que l'itération du début de dire OK, je fonctionne comme ça, je ressens ça avec ce que je ressens, comment j'ai envie de fonctionner différemment. Cette méthode itérative permet de trouver son rythme qui est un rythme qui ne dépend plus de la motivation.

Parce que si vous continuez à dépendre de la motivation, vous en êtes esclave quelque part. Le problème, c'est que la motivation, ça va, ça vient. Et c'est extrêmement influencé et influençable par tout ce qui nous entoure. Il suffit que le matin, on croise des collègues qui ont des mauvaises nouvelles pour que pouf, notre motivation, elle tombe en bas. C'est dommage de ne pas écrire dans ce genre de situation.

Ouais, c'est dommage. Donc voilà, si je devais concaténer un petit peu tout ce que je viens de partager, je le résumerai comme ça. Il existe plein de challenges. Ces challenges sont efficaces et ils permettront certainement à certains auteurs d'enfin oser commencer à écrire. Et pour ça, je suis infiniment reconnaissant envers tous ces challenges.

Comment j'aurais dû m'y prendre, jour par jour

Maintenant, ce qu'il est important de retenir, c'est que ces challenges sont basés sur la motivation de vouloir faire quelque chose de nouveau. C'est un élan plein d'énergie, plein de feu, plein de fougue qui est super, mais qu'il est important dans une discipline comme l'écriture qui se fait sur du long terme et surtout quand on a envie de développer cette posture d'auteur sur du long terme, il est important de transformer cet élan en notre rythme et donc de comprendre dans cet élan au-delà de la motivation ce qui nous plaît ou ce qui ne nous plaît pas. Si je devais finir avec l'exemple pour que vous donnez vraiment la matière, quand je repense aux challenges que je me suis fixé moi, en fait, j'aurais dû tout de suite dès le premier jour sentir que j'aurais dû faire le poids et me dire non Sam, là tu vois, aujourd'hui tu as vraiment subi, tu l'as fait mais tu as subi, comment tu fais pour ne plus subir ?

En fait, je pense que j'ai besoin d'y passer moins de temps. Ok, y passer moins de temps, comment ça fonctionne ? Et là, tu déroules le fil. Et donc là, je me serais rendu compte que ok, c'est peut-être y travailler un peu le matin surtout. Ok, j'aurais fait ça le lendemain, comment je me suis senti ? Je me suis senti bien mais j'aimerais en faire plus. Ok, tu as besoin de quoi pour en faire plus ? En fait, j'ai besoin de le faire le matin mais de savoir qu'à la fin, putain, j'ai avancé. Ok, et là, vous voyez, je retombe sur des métriques que moi, je maîtrise. Comment je sais que j'ai avancé ? L'assiduité. Et voilà, et là, petit à petit, je déroule et j'arrive à mettre un doigt sur ma manière de fonctionner. Et c'est exactement le piège dans lequel il ne faut pas tomber quand on parle de challenge. C'est-à-dire que les challenges, c'est bien, ok, mais on fait quoi après ?

Voilà. C'est comme, et en vrai, je parle d'écriture, mais c'est vrai aussi dans le sport. et c'est vrai dans tellement de choses et c'est vrai dans toutes les résolutions de janvier. Premier janvier, on est là, pompe l'up, on a décidé qu'on allait faire du sport, on y va six fois la première semaine, on est fané et après, on se dit, ah bon, c'était intense quand même, vas-y, je prends une semaine de pause et après, on cligne des yeux, paf, on est décembre. Voilà. Alors que, si avec cette motivation initiale, tu commences à faire un petit pas et tu te dis, ok, bon, là, c'était peut-être un peu trop pour un début. Comment je fais pour continuer parce que c'est important pour moi, mais pour pas m'épuiser et pour pas me dégoûter ? Voilà. Voilà, voilà ce que j'avais à dire sur les challenges, sur nos joyeux challenges qui sont effectivement plein de feu, plein de fougue, plein de souhaits, plein de bonnes volontés, bien évidemment.

Et ça en dit beaucoup sur votre courage aussi quand vous lancez des challenges, évidemment, et sur l'importance que revêtent les projets qui sont portés par ces challenges. Donc c'est extrêmement positif, bien sûr. Et puis, vaut mieux ça que de rien faire. Encore une fois, vous entendez peut-être à force, à chaque fois, je le note, mais ça c'est un peu une croyance imitante que j'ai, que ne rien faire c'est mourir quelque part, tu vois. C'est une croyance imitante que je dois aussi, moi, atténuer. prendre son temps n'est pas forcément ne pas avancer. Voilà.

Bref, sur ces belles paroles, je vous souhaite une semaine très productive, très joyeuse, surtout joyeuse, remplie d'amour, bien évidemment. Et si vous deviez vous fixer un challenge, là maintenant, tout de suite, ce serait lequel ? Lequel vous motiverez ? Et une fois que vous avez fait ça, ok, comment vous pouvez transformer cet élan de motivation que vous avez créé en vous fixant un challenge en rythme qui vous permettra de transformer votre identité profonde et d'assumer la nouvelle posture que vous avez envie d'incarner ? Voilà. C'était Ybelion, je vous fais des gros bisous, je vous dis à très vite et ciao ! !