Aller au contenu principal
← La bibliothèque
Pochette de l'épisode 86 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 86SOLO8 FÉVRIER 202632 MIN

Deux ans pour oser tourner une page

Clarté · Identitéblocageschangement
00:0032:21

FACE A — LES 19 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

Quelle est ton excuse la plus ridicule en ce moment ?

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

La mienne, c'était les cartons. En construisant mon planning de week-end, je me suis entendu dire : j'ai jamais aimé faire des cartons, je déteste ça, ça me saoule. Mon réflexe de coach a tiqué sur un seul mot. Jamais.

J'ai vérifié contre les faits, et c'est faux. J'adore ranger. Mes notices d'appareils sont classées dans des sachets de congélation étiquetés, dans une boîte à chaussures. Mes feutres de dessin sont dans un petit verre qui me suit depuis des années. L'excuse n'a pas tenu trois secondes.

Ce qu'il y avait dessous était beaucoup plus lourd. Mettre mes livres dans des cartons voulait dire tourner la page de Lyon. Huit ans de travail d'ingénieur, cinq ans d'école, deux ans de prépa, et l'orientation choisie dès la seconde. Plus de dix ans d'un chemin, et un jour de février pour tourner tout ça.

C'est exactement ce que je vois chez les auteurs. Le blocage qui paraît le plus stupide est presque toujours celui qui cache le plus gros nœud. Alors ne vous sentez pas bêtes d'être coincés par des choses minuscules, et éloignez-vous de ceux qui vous diront que c'est ridicule.

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE

CAROUSEL À VENIR

Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Quand « j'aime pas faire mes cartons » cache tout

Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans l'épisode 86 d'Ose Écrire et aujourd'hui partage très personnel pour vous montrer que les blocages peuvent venir de choses aussi stupides que des phrases du type j'aime pas faire mes cartons. Voilà, épisode extrêmement introspectif qui vous en apprendra beaucoup sur ce qui peut vous bloquer en écriture mais pas que. Parce qu'évidemment tout ça c'est très transverse et ça parle surtout de chacun d'entre nous. Je vous souhaite une très bonne écoute et je vous dis à très très vite. Moi c'est Sam Ybelion de mon nom de plume. Je suis écrivain, coach et j'accompagne celles et ceux qui veulent renouer avec leurs rêves d'écriture. T'écoutes un podcast dont l'intention est simple, te donner inspiration, outils, motivation, discipline, bref tout ce qui peut te permettre d'oser écrire. En gros c'est un peu dans le titre quoi, Ose Écrire. Cool les amis. Épisode 86. Ravi de vous retrouver aujourd'hui. J'enregistre un matin, c'est très très rare.

Quand vous m'écouterez, j'aurai déménagé

Il y a des raisons à ça, ça sera le sujet de cet épisode d'ailleurs. Je pense que ça va être un épisode un peu plus introspectif peut-être. Je vais vous partager une situation dans laquelle je suis qui m'a appris beaucoup de choses et qui vous en apprendra aussi sûrement beaucoup sur des fils que vous pourrez vous-même tirer de votre côté pour aller décoincer ce qui vous coince et ce qui vous bloque en écriture évidemment. Je ne vais pas vous parler d'écriture paradoxalement, enfin si, mais je ne vais pas vous en parler directement. Le sujet n'est pas de l'écriture, mais les conclusions seront toujours de l'écriture. Pourquoi j'enregistre un matin ? Parce que au moment où vous écouterez cet épisode, épisode 86, du coup ça sera le 8 février, si je ne dis pas de bêtises. Au moment où vous écouterez cet épisode, j'aurais déjà déménagé. Et ça paraît extrêmement con à dire, mais vous n'imaginez pas à quel point ça représente quelque chose pour moi.

Et pourtant il ne va pas se passer grand chose, tu vois. Je pars de là où j'étais, je n'ai pas beaucoup d'affaires. Je vais dans un endroit que je connais, même si je ne sais pas trop où je vais m'installer. Mais ça reste un truc de fou, quoi. Ça reste un vrai, vrai, vrai truc de fou. Je vais vous expliquer le parallèle avec l'écriture juste après. On en parle juste après. Mais j'enregistre un matin, comme vous pouvez le voir, je suis quasi dans le noir complet. Il fait super moche. Il pleut de fou, de fou malade. Je dois aller courir.

« J'ai jamais aimé faire des cartons »

J'irai courir, qu'il pleuve ou qu'il vente

Rien que de le dire, j'étais là, je regardais mon micro. J'ai dit, tain. Ouais, je vais devoir aller courir. D'abord j'ai un coaching dans un peu moins d'une heure là. Donc à la fin de l'épisode. Un coaching. Et ensuite. Et ensuite. J'irai courir. Qu'il pleuve. Qu'il neige. Qu'il vente. J'irai courir. For sure. Comme dirait notre cher président. Qui, je l'ai vu, il suffit de porter des jolies lunettes et de devenir viral sur TikTok en parlant anglais de manière approximative pour gagner en popularité. Je ne sais pas ce que ça dit de notre système politique. Mais en tout cas, c'est vrai. Bref. Je dois aller courir. Première leçon peut-être sur l'écriture. J'ai tellement confiance dans le processus que je suis pour aller courir ce putain de marathon que je ne me pose pas la question de savoir si j'ai envie ou pas. Je le fais. Je sais qu'à la fin, je vais être content. La douche chaude qui m'attendra ensuite, après être rentré, je serai content.

Donc je le fais. C'est tout. C'est pour ça que c'est extrêmement important de toujours suivre ce qui nous drive. Voilà. Là, moi, ce qui me drive, c'est que je ne peux pas briser ma streak d'assiduité. Voilà. Donc je vais aller courir, même si je n'ai pas envie. Et j'ai envie de me sentir bien après et de me poser sur mon canapé pour manger tranquille avec mon petit Volterus sur les jambes. et de me dire, ah ouais, il me reste encore la moitié de la journée et j'ai fait ma petite course et je suis heureux.

L'assiduité est transverse à tous les domaines

Voilà. Voilà, voilà. Et du coup, j'enregistre aussi le matin. Bon, parce qu'il fait gris, du coup, j'ai la flemme de sortir et de faire autre chose. Et que comme j'ai un coaching dans une heure, bon voilà, j'organise mon temps. J'essaie de caler les trucs. Et parce qu'en fait, du coup, préparation de déménagement, je sais que semaine prochaine, ça va être galère pour enregistrer. Et encore une fois, ma stricte d'assiduité, vous voyez, c'est transverse à tous les domaines. Ce que vous appliquerez en écriture, vous l'utiliserez dans d'autres domaines. C'est pour ça que je dis aux gens, vous verrez la transformation que vous vivrez à travers votre livre. Elle sera transverse. Je ne peux pas vous dire ce que ça vous permettra. Je suis sûr que ça vous permettra plein d'autres choses, bien plus que d'écrire votre livre. Ne sous-estimez pas la valeur de cette transformation. Et n'essayez pas de la comprendre. Vous n'y arriverez pas. Vous n'y arriverez pas.

Vous ne pouvez pas deviner les choses extraordinaires qui vous arriveront quand vous plongerez pleinement dans ce processus d'écriture. Bref, mon assiduité des podcasts. Même si je pourrais poster la semaine prochaine un épisode où j'ai une invitée, parce que je vais encore en enregistrer un ce soir avec une super invitée.

Voilà, je pourrais, je pourrais. Mais je me suis promis tous les dimanches de faire un épisode moi. Moi qui parle tout seul. Moi qui apprends à bien parler tout seul. Moi qui apprends à être en roue libre. Moi qui apprends à, en roue libre, construire des discours cohérents un maximum. Moi qui apprends à gommer des tics de langage, comme par exemple les « e » que j'entends encore parfois dans les épisodes où je suis à deux, où je suis peut-être un petit peu plus stressé, ou un petit peu impressionné par mes invités, que je trouve toujours très très très très inspirant. Et il y a encore des... Voilà. J'essaie de les gommer. Il y a plein aussi d'autres tics de langage que là j'ai pas forcément en tête, mais peut-être que... ils me viendront. Peut-être que vous me les partagerez. Voilà, n'hésitez pas surtout.

Pourquoi je n'osais pas en parler

Pardon. Et donc, assiduité se faisant, je me sens absolument en obligé, et au-delà de ça c'est que j'ai très très envie de le faire surtout, d'enregistrer un podcast bien en avance. Un podcast sur ce déménagement.

Et pendant longtemps, je crois que je voulais pas en parler parce que... En fait, forcément je vais raconter des trucs et je me dis... Et si... S'il y a des gens plus ou moins concernés qui entendent des machins... Eh, tu sais quoi ? J'en ai rien à foutre. Voilà. Je le dis, j'en ai rien à foutre. Je le fais pas pour les gens. Je le fais pour moi. Je le fais parce que je pense que ça peut aussi vous inspirer et vous montrer que dans des situations extrêmement anodines et des blocages qui paraissent extrêmement cons peuvent se cacher des sujets réellement importants que si on cache sous le tapis, peuvent devenir destructeurs et même t'empêcher, par exemple, comme ce fut mon cas, pendant un an et demi de pas bouger de quelque part où t'as profondément envie de bouger. Voilà.

Deux ans à vouloir partir de Lyon

Et donc, je trouve que c'est très pertinent et très intéressant pour vous d'entendre ce partage. Voilà. En fait, le constat, il est assez simple. Ça fait très longtemps que j'ai envie de partir de là où je suis. Bon, de Lyon. Je peux vous le dire. De toute façon, on s'en fout.

De l'ingénierie au coaching : toucher son ikigai

De toute façon, Lyon, c'est grand. Bref. Ça fait très longtemps que j'ai envie de partir de Lyon. J'y suis pas depuis très longtemps non plus. J'y suis depuis début 2024. J'y étais avant. J'ai beaucoup bougé. Bref. Je le raconte dans d'autres épisodes. Probablement. Je sais plus exactement. J'ai beaucoup bougé. Mais depuis 2024, je suis revenu à Lyon avec, pour le travail, avec l'envie profonde de quitter ce travail et de tenter d'oser vivre quelque chose de différent professionnellement. j'entends une aventure entrepreneuriale autour du monde du livre. Quand je reviens, je n'ai absolument aucune idée de ce que je veux faire. C'est évidemment pendant l'année 2024 que tout ça se développe. C'est à ce moment-là qu'ensuite, je démissionne, que je découvre le coaching, que je m'inscris en formation de coaching, que je commence le coaching. Ce lance-là, l'année 2025, où je commence à accompagner des auteurs et nous voilà en 2026, où je continue à faire ça avec le plus grand plaisir du monde et avec la sensation profonde d'avoir commencé à toucher du doigt mon ikigai.

Si vous ne savez pas ce que c'est l'ikigai, je ne vous ferai pas l'affront d'en parler aussi brièvement parce qu'il mériterait qu'on en parle longtemps. Je vous invite à aller regarder, c'est un concept japonais qui parle beaucoup du sens de la vie quelque part. Et ça fait une belle boucle parce qu'en fait, quand je reviens à Lyon, je sais que le sens de ma vie n'y est pas.

Plus de deux ans pour oser poser le préavis

Mais, mais, malgré tout ça, vous voyez, il m'a fallu plus de deux ans pour enfin oser poser ce putain de préavis pour quitter mon appartement et quitter Lyon.

Ça paraît extrêmement con, comme ça, vraiment, mais j'étais bloqué, quoi. J'étais bloqué et la boucle que je passe mon temps, enfin la boucle, les boucles que je passe mon temps à démêler avec les auteurs, à savoir les placer dans une action, dans dépasser leur peur pour aller accomplir leur rêve, leur montrer que leur rêve vaut plus que leur peur, leur montrer que dans un an, s'ils n'ont pas écrit ce livre, c'est pas possible. Et donc, qu'ils ont profondément envie de se lancer dans cette aventure, même si elle fait peur et même si elle sera pas facile et qu'elle demandera du travail. Bref, malgré tout ça, vous voyez, c'est pour ça que l'auto-coaching, ça a ses limites, malgré le fait que je sache tout ça, que je l'ai déjà fait beaucoup de fois dans ma vie, ne serait-ce que pour écrire mes deux premiers bouquins et plein d'autres trucs, eh bien, sur ce sujet-là, j'étais quand même coincé.

C'est quand même fou. J'estime avoir quand même beaucoup de recul sur moi et sur ce qui peut me bloquer, mais force est de constater que ce truc-là me bloquait quand même.

Alors, des événements de vie ont fait que fin décembre, ou plutôt début janvier, vous voyez déjà, j'essaie de raccourcir le temps pendant lequel je me suis chié dessus, gros, globalement, je peux le dire, des événements de vie ont fait que à un moment, je me suis dit, allez, tu sais quoi, mon Sam ?

Flip the table, on envoie tout balader, on fait les choses dans l'ordre, on quitte ce putain d'appart. Je suis désolé, je suis vulgaire, mais c'est vraiment comme ça que je l'ai senti à un moment ce truc de dire en fait, c'est plus possible que ça continue comme ça, c'est plus possible d'être dans une attente que quelqu'un ou quelque chose te fasse prendre une décision et première leçon que j'ai sur moi et que j'ai appris en coaching justement en juillet de l'année dernière, c'est que la situation dans laquelle j'étais, c'était la première fois de ma vie que j'étais totalement libre de mes mouvements.

Personne ni rien pour me dire Sam, tu dois aller t'installer là-bas. Eh ben, c'est vachement dur d'avoir le choix. C'est vachement dur d'avoir le choix. C'est pour ça que je challenge les auteurs toujours avec une très grande bienveillance. quand ils m'amènent plusieurs idées et qu'ils me disent je sais pas par où commencer et je sais pas laquelle choisir. Ouais, mon pote, je sais à quel point c'est dur de choisir quand t'as le choix. C'est vachement plus simple parfois de se sentir tellement appelé par quelque chose ou d'être poussé inconsciemment vers une direction. Je sais pas si c'est bien, je sais pas si c'est mal. En tout cas, ça a un côté plus confortable et plus facile.

Là, je l'avais pas. Et à un moment vraiment nazi, t'arraches ce pansement, t'arrêtes de te dire ouais, je le ferai voilà, quand j'aurai fini ma formation ou quand j'aurai rencontré quelqu'un ou quand machin ou quand truc ou bidule. Eh vas-y, tu sais quoi ? J'ai envie d'être maître de ma vie un peu. J'ai envie d'avancer dans une direction qui est la mienne, indépendante de celle qu'on m'indiquerait, que quelqu'un ou que quelque chose m'indiquerait. Et donc, vient ce jour de janvier où j'ose poser ce de préavis. J'intègre les bips. Je fais une pause café. et là, je pense qu'à ce moment-là, c'est une des actions et c'est peut-être encore une fois très con, mais vous voyez, c'est dans ces choses-là que se cachent les belles choses et les choses intéressantes à creuser. j'ai fait beaucoup de trucs stressants dans ma vie récemment. Quitter mon travail, passer une formation d'un métier que finalement, je ne savais pas s'il allait être pour moi.

Bon, le fait que je me pose la question, je me doutais bien que ça serait le cas, mais bon, voilà, me lancer dans une activité que... inconnue. j'en ai fait des trucs stressants et pourtant, aller à la poste et poser cette lettre avec accusé de réception a été une des choses les plus stressantes et les plus dures que j'ai fait récemment. Ouais, c'est hyper con à dire. C'est pour ça, ne vous sentez pas coupable, ne vous sentez pas bête d'être bloqué par des choses qui paraissent complètement stupides. Elles ne le sont pas. Elles ne le sont pas. Et éloignez-vous de tous les gens qui vous diront que c'est stupide et venez en parler à des gens qui ne trouveront pas ça stupide, justement. C'est pour ça qu'à chaque fois que je commence un coaching ou un appel de découverte pour savoir si j'ai envie de travailler avec la personne et pour savoir si la personne a envie de travailler avec moi, je commence toujours par dire sens-toi libre de partager ce que tu as envie de partager.

Tu es dans un espace de sécurité, tu es dans un espace confidentiel et il n'y a aucun jugement. C'est extrêmement important si on n'ose pas parler de ce qui nous passe par la tête, même si c'est complètement stupide. Évidemment qu'on ne peut pas démêler tous les nœuds qu'on a en tête parce qu'en plus c'est souvent des trucs extrêmement stupides desquels découlent les plus gros nœuds.

Et donc voilà, extrêmement stressant et en même temps extrêmement libérateur vraiment cette sensation de sauter dans le vide. Voilà, littéralement. Et donc c'est pour ça aussi que je dis toujours aux auteurs bah oui je comprends, je comprends que ça te fasse peur, je comprends que t'aies besoin de la nuit pour réfléchir à si tu veux vraiment te lancer et si ce livre et ce rêve que tu portes vaut vraiment le coup. Bah oui, je comprends et et je comprends aussi après quand ils me disent putain je me sens tellement bien de m'être lancé. Bref, étape extrêmement difficile et là vient forcément un truc, bah ouais, il va falloir que je range mes affaires.

« Jamais » : le coach tique

Ouais, pas le choix, il va falloir que je mette tous mes livres dans des cartons, il va falloir que je mette le peu d'affaires que j'ai dans des cartons, il va falloir que je me débarrasse de l'électroménager que j'ai pas envie d'embarquer, voilà, il va falloir que je me débarrasse de tout ça. Et là j'arrive devant un truc où en fait je me dis putain mais en fait putain j'ai jamais aimé faire des cartons, je déteste ça, ça me saoule, machin etc. Alors, je dis ça, tu vois, de manière très spontanée dans une discussion quand t'es en train de te faire ton planning du week-end où tu te dis ah ouais là j'ai quand même deux heures de livres, ça serait bien que je me mette à ranger et là ça fait tiquer, tu vois, mon esprit de coach parce que je me dis comment ça, Sam, jamais, comment ça t'as jamais aimé faire des cartons ?

C'est quoi cette phrase là ? Pourquoi il y a un jamais ? C'est vrai ça, jamais ? Et alors en plus, c'est totalement faux, j'adore ranger, j'adore que les choses soient rangées. Je suis le genre de type, je vous donne un tips, vrai tips, vous savez, à chaque fois qu'on achète des meubles, des appareils, des machins, des trucs, on a toujours des notices qui traînent, c'est super chiant. Bah moi, ce que je vous conseille, c'est d'acheter des petits sacs congélation, ça vaut rien chez Ikea, probablement qu'il y en a aussi chez Action ou d'autres trucs comme ça. Et bah, je mets toutes mes notices dans des petits sachets de congélation, j'écris sur le sachet de congélation micro-ondes, et je mets ça dans un carton, dans un petit carton, une boîte à chaussures, et voilà, j'ai toutes mes notices là-dedans, rangées dans des petits sacs. Et là là, comment ça fait du bien ! Et même, il y a tout, mes feutres, voilà, mes feutres, mes feutres de dessin sont rangées dans un petit verre qui me suit depuis des années, mes poscas sont pareilles dans un autre verre à côté, voilà, tout est extrêmement bien rangé.

Ce qu'il y a derrière : la page de Lyon

Et là, d'un coup, j'aimerais pas devoir ranger des trucs dans des cartons de manière extrêmement organisée. Mais on est où là ? On est où ? Donc non, évidemment, ce « j'ai jamais aimé faire des cartons », il est complètement stupide. Il y a quoi derrière ça ? Bah, il y a la page de Lyon qui se tourne, hein. Ah ouais, la réalisation, elle a piqué un peu. Elle a piqué. Et, et en fait, c'est gigabète, Lyon, ça représente, je vais droit au but, on n'est pas là pour faire du suspense, ça fait déjà 20 minutes que je parle. Lyon, ça représente mon ancien travail, même si j'ai pas travaillé qu'à Lyon, je travaillais partout en France. mais, ça représente mon ancien travail. Une vraie page qui se tourne. Ça représente, bah, en fait, les vraies copines que j'ai eues aussi.

Bah ouais, des sacrées pages qui se tournent aussi. Des sacrées pages qui se tournent. et tout ça, tout ça, c'est que des pages que tu tournes le même jour.

Un jour de février pour tourner huit ans de vie

Un jour de février pour tourner huit ans de vie. Ah ouais, c'est dur. Le dire à haute voix, émotion, là. Vous voyez comme les choses très bêtes peuvent faire remonter beaucoup de choses.

C'est là que tu te rends compte qu'il y a beaucoup, beaucoup de sujets que tu mets toujours un peu sous le tapis, tu vois. en disant ah, je verrai plus tard. Mais ouais, tourner la page de huit ans de travail qui représente bien plus que ça, en fait. Parce que ce travail d'ingénieur, même s'il fait partie de moi, mon diplôme, il va pas disparaître.

Bah, c'est quand même une page qui se tourne. C'est quand même une page qui se tourne et une page de huit ans plus cinq ans d'école d'ingé plus trois ans de prépa, enfin, deux ans de prépa.

Plus, finalement, trois ans de lycée ou deux ans puisqu'en fait, tu commences, tu choisis ta première orientation en seconde, fin de seconde. Ah ouais, ça pique. Plus de dix ans d'un chemin et un jour, tu changes totalement de chemin. Ah ouais ? Ah ouais ? Eh ben, c'est pas évident. Et rajouter à ça tout l'aspect personnel que ça porte. Évidemment, Lion, il y a plein, j'ai plein d'amis, tu vois, des amis que tu ranges dans la catégorie de ceux à qui tu dis jamais suffisamment que tu les aimes, tu vois.

D'ailleurs, faites-le. Si vous le faites pas ou si vous le faites pas assez, n'oubliez pas de dire aux gens que vous les aimez. Ça vaut le coup, je vous jure. Bref, il y a ça puis, puis ouais, les relations, forcément.

Forcément, c'est des vraies pages, tu vois, tu clous des chapitres. Alors, la sensation est pas triste, c'est-à-dire qu'elle est émotionnelle et elle fait remonter des trucs où tu te dis putain, mais elle permet de faire la paix. En fait, il y a des choses qui remontent et tu te dis en fait, is ok. Et, en fait, je suis prêt à tourner cette page. Et là, ça devient excitant. tourner des pages, ça fait peur. Tourner des pages, c'est stressant. Changer, c'est dur. Mais en fait, c'est libérateur. Et le jour où on le fait, on se rend compte qu'on est prêt à le faire depuis un moment. Peut-être même depuis des années. Mais on n'a pas osé pour plein de raisons. Et le temps passe vite quand on trouve plein de raisons pour pas oser de faire des choses.

Donc, voilà, vous voyez à quel point un truc aussi con qu'un déménagement, avoir peur de faire ses cartons, cache derrière de vrais changements et de vrais trucs en mode « Ah, vas-y mon pote. » Alors là, va falloir aller jusqu'au bout et va falloir assumer. Et, et en fait, c'est tellement libérateur. c'est tellement libérateur. À tellement d'égards. Le premier, c'est que déjà, t'oses tourner une page. Là, je parle pour toi comme pour moi.

Rien n'est irréversible

Et ce qui est fou, encore une fois, c'est que j'ai plein d'exemples dans ma vie où je l'ai fait et celle-là, elle est dure à tourner. Et je pense qu'en vrai, elle est vraiment dure à tourner parce que c'est cette bifurcation de chemin de « Ok, ce qui a construit une partie de mon identité avec ce métier d'ingénieur qui était quand même extrêmement rattaché à Lyon. Ouais, on va tourner cette page. Ah, c'est dur, c'est dur. Bref, pourquoi c'est plein d'espoir pour toi comme pour moi comme pour tous dès qu'on a des blocages vraiment très cons ? C'est que quand tu tournes la page, t'as le courage de le faire et donc que ça va forcément t'apporter quelque chose de magnifique. Je sais pas quoi, mais ça va être magnifique. Et le deuxième, c'est qu'en fait, rien n'est irréversible. En fait, c'est ça qui est aussi cool. C'est que finalement, si dans 5 ans, j'ai envie de retourner à Lyon, qui va m'en empêcher ?

Personne. Personne. Et donc voilà. Allez, je fais une petite pause café pour reprendre mes esprits. Ah, je viens de recevoir un mail de proposition d'une interview d'autrice. Trop cool. Vous aurez donc probablement, j'ai pas ouvert le mail, mais généralement, je dis pas non. Vous aurez donc probablement une autre invitée parmi les peut-être 10 ou 15 que j'ai déjà prévues. L'année va vite se remplir. Moi, je vous le dis. Vous voyez, elle est belle. Vous voyez, là, peut-être, je sais pas, peut-être que l'univers envoie ce mail à ce moment-là pour m'indiquer que j'ai fait bien de tourner la page. J'en sais rien. Je cherche des raisons ou des signes pour dire que je prends le bon chemin. voilà. Donc, je conclurai peut-être en disant oser tourner des pages. Ouais. Je vais le changer. Je vais dire osons tourner des pages parce que du coup, je suis en train d'en tourner une aussi, moi. voilà, page du travail d'ingénieur à Lyon va définitivement se tourner et au moment où vous écoutez cet épisode, elle a définitivement été tournée.

D'autres s'écriront, je ne sais pas lesquelles et et j'espère que ce partage très personnel de trucs très cons, de blocages très cons vous aidera dans vos blocages d'écriture.

Peut-être dans d'autres blocages aussi, peut-être dans des blocages plus personnels, plus professionnels, que sais-je, mais n'ayez pas peur, ne portez pas de jugement sur les blocages que vous pouvez avoir. Par contre, soyez à leur écoute, ils vous disent beaucoup de choses et encore une fois, je vais le répéter, mais parfois, c'est aussi con que d'avoir peur de faire des cartons ou d'avoir peur d'une page blanche ou d'un mot ou d'une personne qui pourrait, par exemple, lire votre histoire alors que peut-être qu'elle ne la lira pas ou peut-être que vous êtes en train d'imaginer ce qu'elle pourrait en penser. Je ne sais pas.

Voilà. Ne vous laissez pas bouffer par vos blocages. Osez en parler et vous direz vous irez très loin. C'est sûr et certain. Surtout, vous vous transformerez et vous découvrirez des choses sur vous que que vous n'auriez pas découvert autrement. Et vous ne pouvez pas vraiment savoir ce que c'est. Il sait bien un peu de chaos là-dedans quand même. D'ailleurs, ça fait un beau parallèle.

Pardon. Ah putain, ça va être dur la course. Si je suis déjà fatigué, je baille la journée à ne pas commencer. Putain. Bref, ce que je voulais rajouter, c'est que ça fait écho avec l'épisode qui est sorti mercredi avec Diane où elle parle du partage qu'elle a fait autour de son parcours d'écriture et où elle partage justement que ça lui a ouvert beaucoup d'opportunités qu'elle n'aurait jamais eues si elle n'avait pas partagé et qu'elle n'aurait jamais pu imaginer avant de les partager. lâchons prise. Voilà. Nous ne pouvons pas tout contrôler. Et si nous voulons tout contrôler, eh ben, vous allez faire comme moi. Vous allez passer deux ans dans une ville dans laquelle vous n'aviez plus vraiment envie d'être. C'est dommage. Et là, je fais un autre parallèle parce que tous les épisodes se répondent. Évidemment, gros big up à l'épisode avec Annaëlle où justement on partage que franchement, la vie, elle est trop courte pour ne pas l'aimer.

Voilà. Faisons des choses qui nous plaisent. Osons faire des choses qui nous plaisent. Ne restons pas bloqués par des trucs aussi cons que des cartons bordel de Dieu. Voilà. Comment je clôturerais cet épisode que j'ai passé affalé ? Peut-être posture de défense aussi. Voilà. J'avais besoin d'être un peu en retrait pour pouvoir partager tout ça. En tout cas, j'espère que ça vous aura plu. Je crois que moi-même, ça m'a fait beaucoup de bien de libérer ça, d'oser dire à haute voix ouais, ça va être une page qui est dure à tourner. Ouais, pour plein de raisons. Principalement parce que je quelque part bifurque sur mon identité pleinement.

Voilà. Partagez-moi le plus gros blocage que vous avez en écriture en ce moment. Parlons-en. Osez écrire. Osez partager. Restez vous-même. Ça paraît con, mais c'est important.

Il n'y a pas de problème stupide. Et voilà. Je vous souhaite une très bonne fin de dimanche pour ceux qui écoutent dimanche soir. Et pour les autres, écoutez, je vous souhaite le meilleur aussi. n'hésitez pas, c'est vrai que je le fais pas assez, mais n'hésitez pas à noter le podcast, à lui mettre des bonnes notes, des 5 étoiles sur Spotify, sur Apple Music, Apple Podcast. Ça me fait extrêmement plaisir. Ça aide beaucoup. Sur YouTube, pareil, vous pouvez laisser un petit commentaire, vous pouvez vous abonner, vous pouvez me faire un retour, me dire ce que vous appréciez, ce que vous voulez entendre, s'il y a des sujets desquels vous voulez parler. Voilà. Sur ce, je vous fais des bisous et je vous dis à très vite. de la vidéo. Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501