Aller au contenu principal
← La bibliothèque
Pochette de l'épisode 51 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 51SOLO28 SEPTEMBRE 202543 MIN

La chance est radioactive

Clarté · Intentionchanceoser
00:0042:36

FACE A — LES 14 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

Après huit ans en sûreté nucléaire, j'ai une conviction : la chance fonctionne exactement comme la radioactivité. En radioprotection, on distingue les effets stochastiques, probables mais incertains, et les effets déterministes, garantis à partir d'une certaine dose. La chance, c'est pareil. Le coup de poker existe : le manuscrit envoyé une seule fois qui décroche tout. Personne ne le contrôle. Mais il y a l'autre chance, celle qu'on provoque : écrire chaque jour, envoyer, améliorer, recommencer, pendant des mois puis des années. Mécaniquement, la probabilité grimpe, et un jour la foudre frappe. On dira que c'était de la chance, en oubliant toutes les galères d'avant. Dans l'épisode 51, je parle aussi du vent de panique au retour de vacances, de la liste de ce qui fait le sel de ta vie, et des 52 graphiques araignée qui transforment ton année en œuvre d'art. À écouter là où tu écoutes tes podcasts.

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE

CAROUSEL À VENIR

Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Intro : braver les tempêtes de doute

Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans le 51ème épisode d'Ose Écrire et aujourd'hui dans un nouveau décor, on parle de braver les tempêtes de doute, de libérer sa créativité et d'oser aller chercher son rêve. Je vous souhaite une très bonne écoute et je vous dis à très vite. Moi, c'est Sam Ybelion de Mon Nom de Plume. Je suis écrivain, coach et j'accompagne celles et ceux qui veulent renouer avec leurs rêves d'écriture. T'écoutes un podcast dont l'intention est simple, te donner inspiration, outils, motivation, discipline, bref, tout ce qui peut te permettre d'oser écrire. En gros, c'est un peu dans le titre quoi, Ose Écrire.

Coucou les amis. Eh ouais, je suis dans un décor crème, avec une chemise crème et une casquette marron. Donc, on est sur du pur ton sur ton. Je pourrais me fondre dans le décor et vous parler quand même. Écoutez, je suis très heureux de vous retrouver aujourd'hui pour ce qui doit être... Oh, je sais plus. Bref, c'est pas grave. 51ème. 51ème épisode. C'est ça, 51ème. Vous voyez, le dernier était sur une plage, dans un désert absolument idyllique. Là, je suis dans un cadre différent, avec une déco différente. Écoutez, on se laisse porter par la vie, on se balade. Donc, on tourne quand on peut tourner. Bon, vous remarquerez que j'embarque toujours de quoi filmer et de quoi m'enregistrer. Donc, un micro, en fait. Je ne sais pas pourquoi je complique les choses. Parce que le podcast est peut-être mon exercice préféré de toute cette aventure entrepreneuriale autour de l'écriture.

Et, tout simplement, je ne me vois pas ne pas faire d'épisode. Ça m'a même manqué pendant ma pause. J'étais là en mode, il faut que je parle. J'ai des trucs à dire. Il faut que je parle. Le malade. Vraiment, j'étais trop habitué à me parler tout seul. Donc, à chaque fois que j'enregistre un épisode dans un cadre différent, Voltaire n'est pas très loin. Là, vous ne le voyez pas. Mais il est sur le tapis, en train de faire des conneries. Donc, il se roule par terre avec son bout de bois, là. Écoutez, je vais essayer de ne pas être trop déconcentré par ce qu'il fait. Mais, on verra bien. On verra bien. Aujourd'hui, je pourrais vous parler de plein de choses. Je pourrais aussi vous dire que ce sera un épisode rapide. Je ne tomberai pas dans ce piège. C'est terminé. Je vais me laisser porter par l'énergie de l'épisode. Et quand on estimera... Enfin, en tout cas, quand j'estimerai, parce que vous ne pouvez pas me répondre.

Quand j'estimerai qu'on aura balayé suffisamment de choses intéressantes pour vous, futurs écrivains et écrivaines, eh bien, on s'arrêtera. Et j'irai manger parce qu'il est 11 heures. Donc, après, c'est repas. Et si vous voulez tout savoir, j'ai acheté des gnocchis. Voilà. Que je vais cuire dans du beurre pour que ça soit délicieux. Voilà, voilà. Bon, je n'ai pas encore... Si, j'en ai déjà fait. Est-ce que j'en ai déjà fait ? Je crois. Là, j'avoue que j'ai la flemme de faire mes gnocchis moi-même. Mais écoutez, parfois, c'est bien des trucs un peu rapides. Pourquoi c'est bien des trucs un peu rapides ? Parce qu'il est vrai que depuis le retour de vacances, ça a été la course. La course. Alors, je n'avais pas totalement déconnecté. Typiquement, je suivais les coachings. Je répondais aux coachés quand ils avaient besoin. Je suivais aussi leurs avancements, etc. J'ai aussi quand même fait un peu de routine Insta. quand même aller voir ce que font les amis et les collègues.

Martin Eden et Libérer votre créativité

J'ai aussi beaucoup lu. Et ça, c'était un vrai plaisir. Ça m'avait beaucoup manqué. J'ai lu Martin Eden. J'ai lu un livre qui s'appelait Le sel de la vie. Ce qui fait le sel de la vie. Je ne sais plus. J'en parlerai de ce livre qui m'a touché. J'en parlerai juste après. Et j'ai lu aussi Libérer votre créativité de Julia Cameron. Je l'ai presque fini. C'est un livre exceptionnel. Et je pèse mes mots. C'est un livre que tout le monde devrait lire. Même les gens pas créatifs. Même les gens qui n'ont pas envie d'écrire un livre. Tout le monde devrait lire ce bouquin. Il est incroyable. Il m'a tellement nourri. Il a tellement réveillé. Des petites lumières en moi. Il a abordé des sujets que j'avais déjà identifiés dans mon métier. Mais il les a renforcés. Il a donné de nouvelles clés de lecture. Il a amené de nouvelles compréhensions. De nouvelles citations aussi. Des punchlines bien énergiques.

« La chance est radioactive »

Le vent de panique du retour de vacances

Que j'aime bien récupérer. Et après inconsciemment, j'en fais ma sauce. Et hop, j'en partage de nouvelles. Et c'était vraiment un super bouquin. Le retour de cette pause-là a donc été un petit peu compliqué. Je vais pas mentir. J'ai eu une phase. Mais une phase de... Je sais pas. Je pourrais pas dire de déprime. Pas de crise existentielle non plus. Mais peut-être un peu un vent de panique. Tu vois où tu te dis... En fait, tu fais la liste de tout ce que tu dois faire. Et là, tu vois tu vois, tu fais ok. J'ai mis tout ça mais c'est impossible que ça tienne aujourd'hui. C'est même impossible que ça tienne cette semaine. Et tout est important en vérité. Tu vois, j'avais du travail à faire pour les coachings. J'avais du travail à faire pour mon livre. J'avais du travail à faire pour le site d'Ose Écrire. J'avais du travail à faire pour le contenu que j'ai envie de faire.

J'avais du travail à faire pour le podcast. Tout est important. Et là, tout paraît être un espèce d'effet vertigo. Je ne sais pas si vous voyez, si je ne dis pas de bêtises, mais c'est cet effet cinématographique où tu as l'impression d'être aspiré. Tu vois, je crois que ce qu'ils font, c'est qu'ils reculent avec la caméra et ils zoomen en même temps ou l'inverse, je ne sais plus. Bref, cette sensation-là, j'ai eu cette sensation-là de moi devant une montagne. Et donc, la montagne qui se rapproche et qui grossit, tu vois. Et tu te dis putain, mais jamais je m'en sortirai. Et là, il y a deux choses qui sont passées. La première, c'est que ce n'est pas la première panique comme ça que je vis, ça ne sera pas la dernière. Donc, je commence à me connaître et à savoir comment je fonctionne. Et la deuxième, c'est que j'ai été entouré. Et donc, ça m'a aidé.

J'en ai parlé avec la personne avec qui j'étais à ce moment-là. Ça fait du bien d'en parler. Et à la fin, avec en plus ce que je savais, je suis arrivé assez vite à la conclusion qu'en fait, là, il fallait prioriser. Il fallait dire, OK, Sam, c'est quoi ton vrai rêve ? C'est quoi ton vrai objectif cette année ? Bon, OK, c'est l'accompagnement, ose écrire. Donc, le plus important, comment ne pas faire ça, les coachings. Ensuite, tout le travail autour de ose écrire. Tu verras ton bouquin, tu verras les contenus plus tard. Et faire ça, ça m'a permis de reprendre le lendemain parce qu'après, j'ai coupé. Crise existentielle le samedi matin, on ne travaille pas le samedi après-midi. Il y a un moment, il faut faire une pause. Donc, je coupe. Incroyable, bonne déconnexion. Je reviens dimanche chargé à bloc, dimanche, lundi, mardi, laisse tomber. Les journées que j'ai enchaînées, c'était incroyable.

Et ça, à quelque part, c'est toujours, et c'est quelque chose qu'on vit aussi quand on écrit un livre. Oui, Voltaire, lèche-moi les doigts. C'est aussi quelque chose qu'on vit quand on écrit un livre, c'est vent de panique. Et c'est pour ça que je répète toujours, OK, la triple intention, l'intention personnelle, l'intention qu'on a avec le livre, l'intention qu'on a avec le lectorat, parce que c'est cette connexion à ce qui est vraiment important pour nous qui répond à nos questions quand on est en vent de panique. Et quand on est dans la panique d'un chapitre où on se dit putain, mais j'arriverai jamais à l'écrire, j'arriverai jamais à l'écrire, et en plus je sais plus, est-ce qu'il faut que je fasse ci, est-ce qu'il faut que je fasse ça ? Hop, petite pause, prise de recul, on se reconnecte à nos intentions personnelles et là on se dit OK, mon rêve c'est d'écrire un livre, très bien, et de l'écrire pour moi.

Mon deuxième, mon intention avec ce livre c'est de parler de tel thème. Ah oui, OK, au regard de ce thème, qu'est-ce que je peux dire de la situation dans laquelle je suis ? Vous voyez, après, là je suis déjà en posture de coach avec des questions de coach, vous voyez comment on peut tirer le fil, mais c'est comme ça qu'on se reconnecte à la réalité et qu'on arrive à passer ces vents de panique. Parce que il n'y a pas pire que de penser qu'il n'y aura pas de vents de panique, il y aura des vents de panique. comme le fait de penser pour écrire un livre, il ne faut pas travailler. Bien sûr que si, il ne faut pas travailler. Pas de méthode secrète avec chat de GPT ou quelqu'un qui écrit pour vous. Le livre que vous avez envie d'écrire, il n'y a que vous qui pouvez l'écrire. J'allais dire, c'est à vous de l'écrire, mais c'est au-delà de ça.

De la fougère au baobab face aux tempêtes

Si vous ne l'écrivez pas, personne ne le fera. Je le répète souvent, mais c'est extrêmement important. Voilà, donc les vents de panique arrivent et on résiste. Au début, les premiers vents de panique qu'on prend, parfois, on est un peu une fougère. On est vraiment balotté. Et puis, plus le temps passe, plus on s'affermit et à la fin, on devient un véritable baobab et on ne bouge plus quand on est en pleine tempête. Alors, j'espère que c'est vrai et que les baobabs ne sont pas des arbres extrêmement fragiles aux tempêtes, mais je ne sais pas. Je ne maîtrise pas encore bien les baobabs. Petite gorgée de café.

Ça fait extrêmement bien. Voilà, la reprise compliquée avec ce vent de panique. On se rattache à ses rêves, ses intentions. On reprend corps avec la réalité. On n'avance pas après pas. Et finalement, j'ai quand même, au bout de ces trois jours, avancé sur mon contenu, mon podcast, mon livre, aux écrires. Mais il fallait un moment commencer à prioriser et faire les choses dans l'ordre et ne pas vouloir tout faire. Et éternellement, et je le répéterai très souvent, on surestime ce qu'on peut faire en sept jours. On sous-estime ce qu'on peut faire en sept mois. Voilà. Laissez-vous le temps aussi. Tout en étant ambitieux, évidemment. Se laisser le temps, ce n'est pas dire j'écrirai mon livre peut-être un jour. Non, non, non, non. Il faut l'écrire aujourd'hui. Commencez à l'écrire aujourd'hui. Il faut accepter par contre qu'il ne sera pas fini d'être écrit ce soir. Parce que ça, c'est parfaitement utopiste et simplement décourageant. Et c'est ce qui te pousse à abandonner.

Ça fait partie de tous les cercles vicieux des écrivains. D'ailleurs, il y a quelque temps, j'avais dit que je ferais des posts sur les cercles vicieux des écrivains. Oui, je sais. Ça rentre dans la case contenu que je n'ai pas encore fait et que j'ai envie de faire. Parce que ça me touche beaucoup. Je trouve que ça rattache vraiment à ce qui, parfois, est un vrai challenge pour nous, écrivains et écrivaines, les cercles vicieux dans lesquels on peut s'enfermer. l'intérêt de ces posts seront de vous partager aussi quelques tips pour peut-être en sortir. Des questions coaching, toujours, je ne vais pas mentir. Je ne vais pas mentir et vous dire que le coaching n'est pas bien. Les questions coaching sont extrêmement pertinentes pour sortir de tous ces cercles vicieux parce que à force, je remarque quand même que dans les sujets coaching qui sont amenés, très souvent, on se rattache à un de ces cercles et les questions ne sont jamais les mêmes parce que le coaching est une discipline dans l'écoute active.

Pour servir au mieux le coaché que j'aurai en face de moi, je suis toujours dans l'écoute et mon objectif est toujours de poser la question pertinente au moment T. Donc, il n'y a pas de question secrète. Par contre, je peux vous donner quand même quelques questions qui peuvent vous aider et vous permettre de vous questionner. Même si l'auto-coaching, ça n'existe pas vraiment. Même moi qui suis coach, je ne m'auto-coache pas. Je suis un mauvais coach quand j'essaie de m'auto-coacher parce qu'il y a des questions que je n'ose pas me poser. Toujours très inconscient, mais je n'ose pas vraiment me les poser. Mais un coach qui serait en face de moi, il osera me les poser. Il osera aller là où ça gratte, là où je n'ai pas envie de mettre mon pied parce que je sais qu'il y a des orties ou que je sais qu'il y a un petit caillou. Et pourquoi je disais tout ça ?

Oui, c'est quand même intéressant d'avoir des petites questions à se rattacher. Et dans le coaching, ce qui est important, c'est l'écoute active et l'intention du coach, c'est-à-dire d'aider la personne qui est en face de lui à résoudre le sujet avec lequel il vient au jour J. Ça, c'est ton intention. Quand tu as cette intention en tête très claire et que ton objectif, c'est de poser la question dans une écoute active, là, tu trouves les bonnes questions, les questions puissantes, celles qui font bouger les choses. Ce mot de puissance, il est important. il est important. C'est vraiment quelque chose d'efficace, tu vois, de paf, tu te sens grandir, tu te sens, je parle du coachier, pas de moi, mais voilà, tu sens que le coachier s'autorise cette puissance, se permet cette connexion à cette puissance qu'il a en lui, qu'il ne voyait pas forcément. Voilà.

D'ailleurs, je suis très content parce qu'au moment de la reprise, j'ai quand même eu une séance de coaching qui était vraiment géniale. J'en ai une autre aujourd'hui. Bref, le coaching, j'adore ça, c'est génial. Voilà. C'est tout ce que j'ai à dire. J'adore ce métier. J'adore ce métier. J'adore ce métier. Allez, c'est parti. On va parler des petits sujets qui ont pu être évoqués. Bon, alors la première qui est quand même un truc assez rigolo. J'étais dans un endroit où c'était très sauvage, très nature, très route, très camping. J'adore. J'adore. Il n'y a pas mieux comme des connexions. Et j'aime bien cette hybridité de dire bon, en fait, il y a des moments, je peux aller faire des vacances dans des hôtels 5 étoiles. J'exagère, je n'ai jamais mis les pieds dans un hôtel 5 étoiles. Mais vous voyez ce que je veux dire, des trucs très confortables, machin, etc. Ou des vacances très routes, tu vois, où tu es là, plus en mode camping, tu es un peu dans la nature, au contact des animaux, de la nature, enfin, bref, c'est trop bien, de l'environnement, tout ça.

Moucheland et Souris City : l'inspiration partout

Là, on était vraiment dans ça. Et à tel point qu'il y avait beaucoup d'animaux, il y avait beaucoup de règnes animales autour de nous. Il y avait des chiens, il y avait des poules, il y avait des sangliers, il y avait des renards, il y avait les mouches, il y avait les moustiques, les guêpes, tout ça, tu vois, les souris, les loirs, les belettes, bref. Et du coup, c'est toujours très drôle parce que, tu sais, tu entends des petits bruits à droite à gauche et du coup, tu inventes un peu des histoires. En tout l'occurrence, là, j'étais avec mon oncle et du coup, on a inventé beaucoup d'histoires autour de ces animaux. Et tu vois, ça nous donne, alors forcément, tu vois, on avait inventé Moucheland et Sory City parce que c'était, je ne sais pas comment expliquer ça, c'est juste super drôle. Et après, on a inventé des super-héros un peu loufoques autour de super-pouvoirs animaux qu'on ne verrait pas forcément.

On s'est dit, bah voilà, tu vois, tu as toujours, ok, Spider-Man, hyper-stylé, tu en as probablement d'autres, Wolverine, voilà, hyper-stylé, qui a d'autres comme super-héros animal ? Black Panther, hyper-stylé, Kraven aussi, finalement, qui a quand même un truc un peu de léopard, même si lui, c'est un chasseur, hyper-stylé, bref, il y en a plein comme ça. Venom aussi, quelque part, qui est une araignée noire. Bref, on s'est dit, voilà, il faut réhabiliter le métier de super-héros avec des super-héros plus terre-à-terre. Donc ça m'a donné une idée d'histoire d'écrire sur des super-héros comme ça, un peu, pas, pas lambda ou pas loufoques ou pas nuls, juste, réels, quelque part.

Donc voilà, Moucheland et Souris City nous ont donné ces idées-là. Souris City, parce qu'on entendait des souris passer partout, que quand tu laissais ton paquet de gâteaux sur la table, tu revenais, il y avait un petit trou et quelques gâteaux mangés, tu fais, hé, cocotte, je t'ai vu passer. Voilà, Moucheland, parce que, voilà. Alors, la ville a cet avantage, il n'y a aucune mouche. C'est quelque part inquiétant, les insectes font quand même partie des écosystèmes et sont importants. bah là, là où j'étais, ouais, elles sont présentes, elles sont présentes et téméraires, et téméraires. Parce que la petite mouche qui se pose sur ton bras et que tu peux faire virer vite fait comme ça, mais alors celle qui se pose sur ton visage, genre sur tes yeux, ton nez et tout, là, quel enfer. Et à la fin, moi j'étais comme ça, je lisais mon livre, je me mettais des grandes claques pour leur faire comprendre que, non, va-t'en en fait, va-t'en, laisse-moi tranquille, retourne à Moucheland là.

Voilà. Finalement, Moucheland, c'est tout l'environnement dans lequel elles sont, elles sont libres. C'est incroyable. Bref, voilà, petite parenthèse, aussi pour dire que l'inspiration vient de partout. Je ne savais pas que j'allais être inspiré par ça en partant là-bas et finalement, et finalement, quelque part, ça m'a inspiré. C'est génial, c'est génial. Autorisez-vous ces pauses dans votre écriture. J'ai changé pas plus tard qu'hier avec un auteur qui disait, bon bah là, aujourd'hui, j'arrive pas à écrire, et quand tu demandes la question, ok, mais qu'est-ce qui est différent par rapport à avant ? En fait, il y a eu tellement de bonnes nouvelles récemment, j'ai tellement d'idées, j'écris tellement. Ah mais oui, c'est ça qui a changé en fait, t'écris tellement. Et ouais. Donc après, tu discutes vite fait. Alors, on ne fait pas de coaching de comptoir par message, mais voilà, tu sens que la fin, la conclusion, c'est je vais m'autoriser une pause, je vais m'autoriser à sortir dehors, à marcher, à courir, à me balader, à voyager, à prendre des vacances, etc.

Et ça, c'est toujours, on a l'impression que c'est se séparer de l'écriture, ne plus donner une chance à son rêve, mais je ne le répéterai jamais assez, une voiture qui ne s'arrête jamais, elle tombe en panne, c'est important de se déconnecter, de retrouver sa créativité et de se connecter au monde extérieur, de rester curieux, ouvert. C'est comme ça, toutes les idées de livres que vous avez écrits et que vous passez votre temps à écrire, elles viennent de tous ces moments-là. Connectez-vous à ces moments-là. Voilà pour le premier passage.

Le sel de la vie de Françoise Héritier

Le deuxième passage, c'est le livre dont je vous parlais avant de Françoise Héritier, je crois, si je ne dis pas de bêtises. Ouais, je crois que c'est ça. Et qui a écrit un livre qui s'appelle Le sel de la vie ou le grain de sel de la vie ou quelque chose comme ça. Je vous laisse méditer pour que vous imaginiez à quoi c'est, à quoi ça fait référence, pardon, et je prends une petite gorgée de café. Voilà.

Ça fait du bien. Alors, dans ce livre, elle part d'un échange finalement qu'elle a avec un ami et elle reçoit une lettre où cette personne lui dit qu'elle n'a plus le temps ou qu'elle a l'impression de voler du temps. Bref, il y a un rapport au temps, je ne me rappelle plus exactement. et elle, ça lui fait tilt et elle se dit on ne se rend pas compte de tout ce qu'on fait dans notre vie qui a du sens et qui est important. On ne prend pas le temps de le noter.

Faire la liste de ce qui fait le sel de sa vie

Et c'est ça. Et pourtant, c'est toutes ces choses-là qui font le sel de la vie. C'est toutes ces petites choses-là. Et donc, pendant une cinquantaine, plus d'une cinquantaine de pages, elle fait la liste de toutes les choses qui font le sel de sa vie. Et j'ai trouvé ça extrêmement touchant, extrêmement inspirant, extrêmement intéressant. Ça m'a donné envie de faire pareil. Voilà. Et donc, ça va de tout et de rien. Tu vois, c'est le plaisir d'acheter une baguette.

Pardon. Le plaisir d'acheter une baguette encore un peu chaude, de casser le quignon et de la manger. Tu vois, ça peut être le plaisir de retrouver son chiot quand on ne l'a pas vu pendant deux heures. Ça peut être le plaisir d'ouvrir un nouveau livre, de sentir l'odeur du livre neuf. Ça peut être le fait de marcher dans la nature. Ça peut être le fait de déguster un bon repas qu'on avait l'habitude de manger mais qu'on a oublié qu'on savait faire et qu'un coup, on se dit mais attends, je vais refaire ça. Et là, tu dégustes après un bourget et c'est à la fois le kiff de la madeleine de Proust et le kiff actuel. Et elle cite énormément de choses comme ça. Il y a des choses effectivement très logiques entre guillemets. Je ne sais pas, partager un moment avec ses enfants. Il y a des choses, comme je disais avec l'exemple de la baguette, des choses beaucoup plus qui paraissent anodines mais qui ne le sont pas.

Et je me suis noté de le faire, je ne l'ai pas encore fait parce que comme je vous disais avant, des histoires de priorité, voilà, chaque chose en son temps. Mais faire cette liste des choses qui font le sel de notre vie, je trouve ça génial. Franchement, j'ai envie d'encourager tout le monde à faire cette liste, tu vois, à prendre le temps, pardon, à prendre le temps de se dire ok, qu'est-ce qui fait le sel de ma vie ? Parce que, en faisant ça, pardon, désolé, j'ai eu un petit retour de café. en faisant ça, on se connecte aussi à ce qui nous rend heureux, sensibles et on va aussi inconsciemment, une fois qu'on les a verbalisés, beaucoup plus aller les chercher. Vous voyez ? Si ce qui fait un petit peu le sel de ma vie, c'est de me balader dans la nature, une fois que je l'ai verbalisé, j'aurai beaucoup plus tendance à aller me balader dans la nature et à kiffer, tu vois, le fait d'aller dans la nature.

Et c'est pour ça que je pense que c'est extrêmement pertinent de faire cette liste. Voilà. C'est un livre qui m'a profondément touché et et c'est marrant parce que quelque part, il fallait y penser de faire un liste qui, enfin pardon, j'ai l'absurde révélateur, de faire un livre qui est une liste. Fondamentalement, ce livre, c'est deux pages au début, deux pages à la fin et au milieu, une liste. Mais c'est génial, ça raconte beaucoup de choses, une liste. À la fin d'avoir lu cette liste, tu te figures beaucoup plus la vie qu'a eue l'autrice d'ailleurs. Tu comprends et ça fait partie de son unicité et il n'y a pas finalement plus belle unicité d'auteur et d'autrice que de partager les petites choses qui t'animent dans ta vie, les petites choses que tu as faites et qui t'ont fait ressentir quelque chose de fort et de positif. Je dis toujours qu'on met beaucoup de nous dans nos histoires, qu'on est unique et qu'on est les seuls à pouvoir raconter ce qu'on a envie de raconter.

Et bien, quelque part, la liste est le matériel le plus brut de ça. Et d'ailleurs, ça pourrait être un exercice, tu vois, quelqu'un qui a la page blanche, qui est bloqué, qui ne sait pas quelle intention il a envie de mettre dans son roman.

Mais t'avis que s'il fait une liste des choses qui font le sel de sa vie, il va comprendre quelle intention il a avec son roman. C'est un très bon exercice, ça, d'ailleurs. Tu voyez, là, je prends conscience de, je le conseillerais à des coachers, notamment, et à vous qui m'écoutez.

L'étoile de la semaine, mesure devenue art

Pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Voilà. Autre chose, toujours dans cette idée d'exercice. Je ne sais pas pourquoi, mais je pense que c'est aussi parce que le livre Libérez votre créativité en propose plein, mais je trouve ça intéressant d'avoir connaissance de plusieurs outils parce que parfois, on ne sait juste pas qu'ils existent, de les essayer si on a envie de les essayer, de leur laisser leur chance aussi, évidemment. C'est-à-dire que si tu essaies un truc une fois et que tu ne vois pas d'effet, bon, voilà, mais essaie le 10, 15, 20 fois et tu verras. Peut-être que ça n'aura pas d'effet et que tu l'abandonneras tout naturellement et que tu seras OK avec ça. C'est toujours ça, le faire en conscience. Et, ou alors peut-être que ça va marcher, ou alors peut-être que tu vas en faire une variante qui sera beaucoup plus pertinente pour toi. Et là, l'exemple dont je voulais parler, c'est l'étoile de la semaine.

Moi, je suis. Ça, d'ailleurs, ça vient de libérer votre créativité, mais ça m'a connecté à quelque chose que j'avais pensé depuis très longtemps. En fait, depuis très longtemps, j'ai cette envie de mettre de l'art dans la mesure d'une habitude. ça paraît bizarre, dit comme ça, mais je trouve ça assez beau de se dire je vais mesurer par exemple le nombre de mots que j'écris par jour ou le nombre d'heures que je passe à écrire par jour, j'en sais rien. Mais cette mesure, à la fin, c'est jamais très beau. C'est un tableau Excel, c'est machin, ces trucs. Mais je trouve ça tellement intéressant de trouver une certaine forme d'expression artistique pour mettre en lumière cette mesure.

Et j'ai toujours cherché cette manière-là, je ne l'ai jamais trouvée. Et là, quand je lis le livre de Julia Cameron, Libérez votre créativité, elle parle des graphiques araignées. Vous savez, ces graphiques où tu as plusieurs branches, tu mets des notes et ça te fait comme un petit camembert. Un petit camembert, c'est des trucs qu'on retrouve typiquement dans les stats de jeux vidéo, dans bref, dans plein de choses, dans la roue des permissions, ouais, dans plein de choses. Et je lis ça et je me dis mais putain, mais attends, ça c'est une belle mesure. C'est une belle mesure. Et donc, ce qu'elle invite à faire, elle, c'est de d'identifier les quelques thèmes qui sont importants dans notre vie et de leur mettre une note à la fin de la semaine quand on fait notre journaling.

Et ça, ça te fait un camembert, enfin, une araignée pour chaque semaine. Et moi, je me dis putain, mais ça c'est incroyable. Ça veut dire qu'à la fin de l'année, j'ai 52 araignées et ça, superposé, ça peut être magnifique. Tu vois, ça peut être vraiment une pièce d'art que personne d'autre que toi ne peut faire. Et je trouve ça super beau de dire qu'il n'y a pas de triche, il n'y a pas de, t'es purement dans l'expression de ton moment présent, t'es dans une démarche artistique parce qu'en fait, tu te connectes au moment présent. T'es pas en train de te dire comment je vais faire pour que. T'es en train juste de faire le bilan de ta semaine, de mettre une petite note et sans le savoir, c'est une pièce d'un puzzle qui prendra forme à la fin de l'année. Et ça, je trouve ça magnifique. Et donc, ni une ni deux, bilan de la semaine dernière, j'ai fait ces trucs-là.

Et donc, j'ai noté les thèmes, je peux vous les partager, ça vous indiquera peut-être, voilà. Mais j'ai mis moi, donc l'état intérieur, l'énergie, l'alignement, l'amour, le couple, le foyer et Voltaire, évidemment, à qui je porte énormément d'amour. 3, la créativité, l'écriture, les projets, l'art, tout ça. 4, le travail, bon bah forcément, le coaching, ose écrire, etc. Le sport, le street, la discipline, le marathon qui va arriver, la planche, le front, l'équilibre, un bras, bref, tout ça. Les relations, donc là, hors amour, évidemment, donc amis, famille, réseau, lien social, tout ça, tu vois. Les finances, le rapport à l'argent, etc. Et la spiritualité et le sens, donc un truc plus introspectif, plus, ok, est-ce que je me sens vraiment, je sais pas, connecté à peut-être la version la plus inconsciente de moi qui sait exactement ce qu'il faut qu'elle fasse dans la vie, tu vois. Et j'avais jamais pris le temps d'essayer de mettre des notes sur ça.

Alors, je fais un petit disclaimer parce que je crois que j'en ai déjà parlé, mais toutes ces idées de mesure, sont très personnelles. Je suis quelqu'un, malgré que je sois très instinctif et très dans le corps quelquefois, j'ai quand même grandi toute ma vie orientée tête, donc orientée mesure, monde de l'ingénierie, rationnelle, etc. Donc, avec moi, la mesure chiffrée, la progression linéaire mesurable, très palpable, très rationnelle, fonctionne bien. c'est pour ça que j'arrive à, à la fin de la semaine, mettre une note sur 10 à ce que j'ai ressenti au niveau du sport. Tu vas dire, bon, cette semaine, c'était un peu une semaine genre mid, allez, je lui mets 6, tu vois.

Mais, peut-être que vous, comme d'autres personnes, ne sont pas sensibles à ces mesures de tête. Et, il faut s'autoriser à aller mettre des mesures qui nous parlent, des mesures de corps ou des mesures de cœur. Une mesure de cœur très rapportée à l'émotion, une mesure de corps très instinctive, un truc de, je sais, tu vois. Et quelque part, moi, je relis les deux, tu vois, tête et corps. Je réponds spontanément. C'est-à-dire que je lis, moi, cette semaine, enfin, t'aimes, moi et ma personne.

Instinctivement, j'ai envie de mettre 8, je mets 8. Voilà. Quelqu'un de purement tête, il dirait, ok, alors lundi, il y a eu ça. Là, c'était plutôt un 5 parce que j'ai fait ci, j'ai fait ça, j'ai fait ci, j'ai fait ça. Ok, mardi, pareil. Après, on fait une moyenne pondérée, on coefficientise en fonction des jours et des heures travaillées. Et là, t'as une note parfaitement objective, rationnelle, parfaitement tête de ta semaine. Chacun trouve midi à sa porte. Et là, en vous parlant, je me rends compte que j'ai un fonctionnement un peu hybride entre la tête et le cœur. Et la tête est le cœur-corps.

Voilà. Donc, je vous invite à essayer ce genre d'exercice. C'est quelque chose qui revient assez régulièrement en coaching parce que moi, j'invite toujours mes coachés à se féliciter, à faire leur bilan de semaine, etc. Je donne forcément un cadre, une trame, etc. Mais chacun trouve midi à sa porte. Chacun réussit à récupérer l'outil qui lui parle. Et j'aimerais beaucoup à l'avenir avoir une sorte de basse de données, d'outils comme ça, adaptables en fonction de ce que la personne a envie de partager, enfin de se partager en tout cas. Voilà. Voilà pour cette parenthèse sur les outils et ce qu'on peut faire pour sentir qu'on progresse. Parce que dans l'écriture, c'est important. Comme je disais, on fait le lien avec le début du podcast. Il y a beaucoup de doutes. Donc, c'est important pour ces moments de doute d'avoir de la matière dont on peut se rappeler quand ça ne va pas pour aller mieux et se dire « Ok, j'atteste du chemin parcouru, je me rends compte qu'en fait, j'en ai déjà fait beaucoup et que ce qui compte, c'est le petit pas d'aujourd'hui. »

Voilà. Ensuite, un autre thème qui m'a beaucoup touché, mais d'abord, si je dis le thème, la chance provoquée et le rapport avec la radioactivité. Gorgée de café, après je vous raconte le parallèle. Je dis gorgée, mais j'y brille genre littéralement 4 ou 5 gorgées. Donc bon. Ok.

En radioactivité, il y a un principe très simple qui est que la radioactivité, quand on y est soumis en tant qu'humain, c'est pas super bon. En même temps, c'est pas super bon, mais naturellement, il y a des trucs radioactifs partout. Prendre un avion, c'est... Tu prends des radiations.

Vivre dans un sous-sol en Bretagne, tu prends des radiations. Bref, pour aller voir, manger des bananes, tu prends des radiations. Il y a même une échelle de mesures radioactives, de radioactivité en bananes. vous pouvez aller voir, c'est très marrant. On se rend pas compte quand on est pas dans le monde du nucléaire. Ça a été mon monde quand même pendant quasiment 10 ans, en comptant les études et le boulot. Donc, moi, je suis sensible à ça, mais je me rends compte qu'on n'a pas tous la même appétence. Vous pouvez aller voir, c'est très marrant, de se rendre compte qu'en fait, des choses radioactives autour de nous, il y en a plein, que c'est pas le danger forcément qu'on croit, même s'il y a du danger et c'est à ça que je veux venir. on mesure les effets des dangers radioactifs, enfin, en tout cas, quand on fait de la radioprotection et donc, quand on mesure ce qu'on va prendre pour savoir quel moyen de prévention on va, enfin, prévention, surveillance, limitation des conséquences on va mettre en place, on a deux choses.

Les effets stochastiques : le coup de poker

On a les effets déterministes, c'est-à-dire qu'ils disent après telle dose, il t'arrivera telle chose. Et ça, c'est pas de peut-être de je sais pas quoi, c'est 100% telle dose, tel effet. Première échelle, l'échelle déterministe. La deuxième chose, c'est tout ce qui est stochastique, en fait, probable ou pas. C'est-à-dire que tu prends telle dose, tu as une probabilité non nulle et non certaine que tel symptôme, tel truc t'arrive. et donc, c'est intéressant. C'est-à-dire que une exposition à même une petite exposition peut, avec les effets stochastiques, te déclencher quelque chose et par contre, ce qui est sûr, c'est qu'une exposition répétée qui a fait que là, tu amèneras forcément des effets déterministes. Donc, il y a ces deux penchants et là, le parallèle avec la chance est magnifique et magique. Quand on parle de chance, pardon, quand on parle de chance, on a toujours l'aspect stochastique en tête. On pense au coup de poker, on pense au mec qui envoie un manuscrit dans sa vie à Gallimard, Kepri, Kepri Nobel, Prigoncourt, bref, tous les Pulitzer, il a tous les prix, il a envoyé un seul manuscrit et il n'avait même pas mis en page son truc.

Les effets déterministes : la chance provoquée

Enfin bref, voilà, vous voyez, coup de poker, ça marche, banco. C'est vrai. C'est vrai. C'est vrai que la chance a des effets stochastiques. C'est vrai. Et il faut le savoir et quand ça nous arrive, parce que parfois ça nous arrive, ne nous lapidons pas, acceptons-le et profitons-en. Voilà. Parce que des gens qui ne l'ont pas auraient été très contents de l'avoir et en auraient profité. Donc, nous ne nous sentons pas coupables d'avoir eu de la chance. Profitons-en. Voilà. Et, derrière tout ça, il y a aussi les effets déterministes. Je m'explique. si, tous les jours, j'écris et que dès que j'ai fini un manuscrit, je l'envoie dans une maison d'édition et que dès que j'ai un retour qui soit positif ou négatif, j'améliore mon process dans une démarche d'amélioration continue et que je continue à écrire, du coup, de mieux en mieux et que je renvoie un manuscrit, etc. etc. etc. Et que je fais ça pendant un mois, deux mois, dix mois, douze mois, un an, deux ans, trois ans, dix ans, quinze ans, cinquante ans.

Et mécaniquement, le coup de poker dont je parlais avant avec Gallimard, prix Nobel, tout ça, tout ça, il a beaucoup plus de chances d'arriver. Et c'est là qu'on vient toucher à l'espèce de chance déterministe, de chance provoquée. L'alignement qu'on a avec nous, et nos passions et notre amour permet d'aller chercher cette chance provoquée. C'est pour ça que quand on entreprend des choses, c'est toujours, à mon sens, essentiel d'en avoir l'amour profond. Voilà. Quelqu'un qui me dirait j'ai envie d'écrire un livre parce que j'ai envie de gagner de l'argent vite, tu dirais frérot ça va être trop compliqué pour toi et j'ai pas envie de t'accompagner. Parce que, à mon sens, c'est être décorrélé de la réalité en fait. il y a une dissonance. Il y a une dissonance.

Embrasse le processus d'écriture. Kiffe-le et tu verras ce qui peut se passer. Mais t'as aucune certitude d'être publié par une grande maison d'édition et de faire un best-seller. Je le réitère à chaque fois. peut-être qu'un jour je trouverai la recette miracle. Mais moi, il ne me viendrait pas à l'esprit de promettre à quelqu'un un best-seller. Il ne me viendrait pas à l'esprit de promettre à quelqu'un qui va être édité par Gallimard parce que j'ai une méthode secrète et miracle. Non. Par contre, te promettre que tu peux atteindre ton rêve d'écrire un livre, que tu as tout ce qu'il faut pour, que tu es suffisamment unique pour l'écrire et que je peux te donner le cadre et l'accompagnement qu'il faut pour te prendre de ton idée et te l'amener à ton manuscrit final après avoir fait ta relecture et une bêta lecture. Ça, ça, ça, je le garantis. Voilà. Et la chance provoquée, c'est ça. C'est de se dire si par amour et sans rien attendre finalement.

Je fais des choses tous les jours et parfois la foudre frappe. Voilà. Et ça, c'est magnifique. Et après, vous savez, il y a cette phrase très célèbre qui dit ils diront que c'était de la chance. Je vois un truc comme ça. Ce qu'on oublie, c'est que c'est toutes les galères d'avant. Si je fais un parallèle avec une actualité très récente qui parlera ou parlera pas à tout le monde, mais dans le monde du streaming de Twitch, très récemment, il y a quelqu'un qui a percé, anime, qui a une explosion mais fulgurante. Alors, on pourrait se dire que c'est de la chance. Mais en vérité, quand tu vois la palanquée de vidéos et de temps qu'il a passé avant à ne pas faire de vues, à machin, à truc, tu te dis quelque part cette chance, il est allé la provoquer. Alors, il a une ascension tellement stratosphérique qu'évidemment qu'il y a quand même un peu de hasard, de chance, de coup de poker là-dedans.

Mais ça aurait jamais été possible s'il avait fait qu'une seule vidéo. C'est pas vrai. Et je trouve ça extrêmement beau de voir ça. En fait, je trouve que c'est un message d'espoir de voir que les efforts peuvent porter leurs fruits. Et au-delà de peuvent, c'est vont porter leurs fruits. Parce que c'est toujours une histoire de congruence avec ce dont on rêve. je disais tout à l'heure, je peux t'amener de ton idée à ton manuscrit final. Oui, ça, j'en suis sûr. Et d'autant plus quand c'est ton rêve profond et que t'as envie d'écrire le livre, que t'as toujours rêvé d'écrire ce truc qui n'existe nulle part ailleurs, tu vois. Et que si personne l'écrit, il n'existera pas parce que t'es le seul à pouvoir l'écrire. Ça, c'est sûr. Voilà.

Par contre, Promette Gallimard et le best-seller et tout ça, bon, on repassera. Ou alors, il faudrait jouer sur la sémantique marketing du best-seller en disant non, non, mais ce n'est pas en termes de vente, c'est juste en termes de structure narrative et tout, c'est un truc qui pourrait peut-être se vendre. Je ne sais pas. Je ne suis pas à l'aise avec cette sémantique du mot best-seller. Peut-être qu'il faudrait que je travaille dessus.

Bref, chaque jour, tu avances avec alignement. Chaque jour, tu te rapproches de ses effets déterministes de la chance et un jour, la foudre frappe. Voilà. J'adore cette comparaison entre la radioactivité et la chance.

Qu'est-ce que ça vous évoque ? Qu'est-ce que ça vous évoque ? Moi, je pense que c'est incroyable. Alors, je vois que ça fait déjà 40 minutes que je parle là, j'ai un sujet qui est énorme, donc j'en parlerai plus tard. Et donc, ouais, ce thème, il est un peu, il est un peu gros, donc ce qu'on va faire, c'est qu'on va se le garder pour le plus tard. Là, ça va nous faire un petit épisode de 40 minutes environ. C'est très cool. Écoutez. pour conclure, je dirais, allez provoquer votre chance en faisant ce qui vous passionne avec amour tous les jours ou en fonction de votre juste niveau de structure et d'organisation.

Mais surtout, aimez-le. Voilà. Bref, on parlait d'écriture, donc je vais le rattacher à l'écriture. Allez provoquer votre rêve, allez le chercher, osez y mettre toutes les chances de votre côté, osez faire ce pas que vous avez peur de faire, osez votre rêve et vous verrez que vous embrasserez une transformation absolument magnifique parce que si vous êtes resté jusqu'au bout de ce podcast, je pense que c'est parce que vous avez un profond amour de l'écriture. Osez écrire. Je vous fais des bisous et je vous dis à très vite. Sous-titrage ST' 501

Remets un disque

UN AU HASARD, ET LES DEUX D'À CÔTÉ

Ose Écrire, épisode 112

ÉPISODE AU HASARD · N°112

Écrire pour changer le monde - Discussion avec Léonie Bloom

Épisode 112 avec Léonie ! On parle d'écriture, de transmission et de double temporalité avec Léonie Bloom, dont le nouveau roman Le Voyage de mille lieux paraît chez HarperCollins. On évoque cette matinée où elle prépare le petit-déjeuner d'un hôtel à 6 heures, regarde le café couler, et se demande soudain : « mais pourquoi je suis pas écrivaine, moi ? ». On aborde la grève des Sardinières de 1925, la lutte contre la centrale de Plogoff et cette lignée de femmes bretonnes qui devient le cœur du roman. On explore l'instant où Léonie confie à son éditrice « j'écris pour changer le monde » et reçoit cette réponse magique : « super, comment on peut t'aider ? ». On parle aussi de sa newsletter, vraie lettre envoyée à ses lecteurs tous les 15 jours, du syndrome de l'imposteur qui frappe après un succès, et de cette anecdote inoubliable où elle passe une journée d'immersion chez un éleveur de porcs. On découvre enfin pourquoi une licorne a parfaitement sa place dans le monde, et pourquoi le boulot d'un auteur ne sera jamais d'être irréprochable en orthographe.

Toi aussi, tu as un livre qui attend ?

Cet épisode parle de rythme, d'identité et d'intention : les trois clartés au cœur d'Ose Écrire. Si tu veux poser les tiennes, c'est par ici.

Découvrir l'accompagnement