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Je suis coach

« Je suis coach. »

Ces trois mots, n'importe qui peut les prononcer.

Je pourrais réduire mon manifeste à ces trois mots. Mais cette fois, ce sont eux qui posent problème.

Laisse-moi te raconter pourquoi je les prononce quand même.

Un titre qui s'obtient en une seconde

Pendant huit ans, j'ai été ingénieur en sûreté nucléaire. Ce titre-là, tu le gagnes avec des années d'études, des habilitations, des contrôles, des comptes à rendre chaque jour où tu le portes, et surtout un beau diplôme. C'est vrai pour l'ingénierie nucléaire, mais c'est vrai pour plein d'autres métiers en France.

Néanmoins, ce n'est pas le cas pour le métier de coach (il n'est pas réglementé). Une seconde suffit pour obtenir le mot « coach » : il n'y a qu'à le dire.

Alors attention, libre à chacun de prononcer ces trois mots et tu ne me verras jamais jouer les hommes providentiels qui décrètent, du haut de leur ego, qui a le droit de s'appeler comment.

Je crois à une répartition plus simple. Il en va de la responsabilité de chacun de porter les valeurs qu'incarne l'étiquette qu'il se colle. Et il en va de la responsabilité de ceux qui lisent, écoutent ou consomment de comprendre ce que cette étiquette veut dire.

Ce manifeste est là pour ça : te montrer ce qu'on range sous ce mot si galvaudé. Enfin, ce que moi, j'y range, tel qu'on me l'a appris.

Ce qu'on trouve derrière le mot

Tape « coaching écriture » dans Google et regarde ce qui remonte : du conseil littéraire, de l'accompagnement éditorial, des formations en modules vidéo, des relectures annotées dans la marge. Tout cela peut avoir de la valeur, et presque rien de tout cela n'est du coaching.

Derrière « coach », il y a d'abord un socle. Au sens des fédérations qui encadrent le métier (ICF notamment), le coaching est un partenariat : tu restes l'expert de ta propre vie, et le coach crée l'espace pour que tes réponses remontent à la surface. Ce partenariat, je l'ai signé noir sur blanc : un contrat, une formation, une supervision, un code de déontologie. Quelque part, tout ce qui ne coche pas ces cases emprunte le mot au marketing (encore une fois, du point de vue des fédérations qui encadrent le métier).

De ce simple mot découlent des familles entières : coaching de vie, de carrière, en entreprise, d'équipe, de groupe, et les coachings de spécialité, dont celui que je pratique, le coaching d'écriture.

Et puis il y a tout ce qui s'appelle coaching sans en être. Le mentor te partage l'expérience de quelqu'un qui est passé par là : il conseille, quand le coach questionne. Un formateur te transmet un savoir technique qu'il maîtrise et que tu ne maîtrises pas encore. Chez un consultant, tu paies une analyse et des solutions livrées à ta place. Quant au thérapeute, il soigne une souffrance venue du passé et l'explore pour la comprendre et la guérir, là où le coach invite à regarder vers un objectif et le futur, en ne plongeant dans le passé que pour y trouver des forces, des ressources ou des leviers. Restent les vendeurs de programmes miracles, de raccourcis, ou de résultats garantis sans travail ni passion, ceux qui te promettent un manuscrit en trente jours, un best-seller, ou des tonnes de ventes : ils utilisent le mot parce qu'il fait vendre.

Il me reste une autre nuance à poser. Il existe un coaching que j'appellerais « physique » : on t'y apprend une méthode, un geste, un programme, comme un coach sportif t'apprend un mouvement. Et il existe un coaching « mental » : on t'y aide à te comprendre pour que tu atteignes l'état désiré que tu vises. Les deux sont légitimes. Encore faut-il savoir lequel on achète.

Pourquoi je m'appelle coach

Maintenant que je t'ai dit ça, je peux te le dire en face.

Je m'appelle coach car mon objectif est de permettre aux gens qui portent le rêve d'écrire un livre de le réaliser. Et je le fais en travaillant, très principalement, sur la partie mentale : pourquoi tu écris ce livre, comment tu l'écris au quotidien, qui tu deviens en l'écrivant. Ceux qui me connaissent auront reconnu les 3 Clartés et auront reconnu le chemin très personnel et individuel que je fais parcourir aux gens que j'accompagne. J'amène un cadre et une structure, mais je te permets surtout d'avancer dedans en t'apprenant à te connaître avec en ligne de mire l'autonomie et la liberté. Tu restes l'expert de ta vie, moi l'expert du processus.

Jamais je ne te dirai quoi faire. Qui suis-je pour me proclamer expert de ta vie et t'expliquer comment tu aimerais la conduire ? Moi, je suis l'expert du processus de coaching d'écriture qui peut te permettre d'arriver au bout de ton livre.

Cette phrase, j'ai mis du temps à la mériter. Avant de me former, mon réflexe d'ingénieur reprenait sans cesse le dessus quel que soit le domaine. J'analysais un problème qu'on m'amenait et je tendais ma solution, tout content de moi. Une fois sur deux, ça ne marchait pas, et la personne en face de moi repartait sans avoir personnellement avancé et qui plus est, sans autonomie. J'ai fini par comprendre que fermer ma bouche et ouvrir mes oreilles valait mieux que n'importe quel conseil.

Alors oui j'écoute, mais la posture de coach m'oblige à te prévenir… je n'achèterai jamais les excuses que tu me présentes pour justifier que tu n'avances pas. Je serai toujours challengeant, avec toute la bienveillance du monde et sans te lâcher. Parce que je suis là pour te dire ce que tu as besoin d'entendre pour aller vers ton rêve, et pas pour te dire ce que tu as envie d'entendre.

Le cadre auquel j'ai souscrit

Cette posture, je suis allé l'apprendre chez Coaching Ways, une école accréditée par l'ICF, la fédération internationale du métier, et j'ai souscrit à son code de déontologie.

Ce mot austère recouvre quatre valeurs : le professionnalisme, la collaboration, l'humanité et l'équité. Et il y a des engagements très concrets : une confidentialité, un contrat clair avant de commencer, l'honnêteté de te parler de la co-responsabilité (je suis responsable du cadre, toi du résultat), et la lucidité de te diriger vers un professionnel du soin si ta demande relève de la thérapie. La philosophie du code tient en une ligne : faire le bien, plutôt que simplement éviter le mal.

Ce code se déploie en huit compétences. Les voici, telles que je m'engage à les vivre en séance.

  1. Adopter une pratique éthique : je reste coach, à bonne distance du thérapeute, du gourou et du vendeur de recettes.
  2. Incarner un état d'esprit coaching : ouvert, curieux, et convaincu que tu es responsable de tes choix.
  3. Définir et maintenir les contrats : tu sais toujours ce qu'on vient chercher, séance après séance.
  4. Développer un espace de confiance et de sécurité : un lieu où tout peut se dire, y compris ce qui tremble.
  5. Rester en présence : pleinement là, jusque dans les silences.
  6. Écouter activement : ce que tu dis, ce que tu gardes pour toi, et jusqu'à ton énergie qui parle à ta place.
  7. Susciter des prises de conscience : les questions qui font basculer, bien plus que des réponses toutes faites.
  8. Faciliter la croissance : transformer la lumière d'une séance en action dans ta vie réelle.

Trois questions pour tout trier

Il te reste trois questions à poser, à n'importe quelle offre de coaching, pour y voir clair dans tout ce que ce manifeste vient de dérouler. Voici mes réponses.

Qui a les réponses ? C'est toujours toi qui les as.

Y a-t-il un cadre ? Oui, je m'appuie sur les compétences ICF et sur un code de déontologie auquel j'ai souscrit.

Vers quoi regarde-t-on ? On regarde ton rêve et ton futur, droit devant.

Voilà pourquoi je m'appelle coach : je suis convaincu que, grâce à cette posture, à ces compétences et à ce cadre, tu trouveras tes propres réponses pour atteindre ton rêve.

Voilà pourquoi tu peux, toi aussi, exiger de savoir qui se cache derrière chaque étiquette.

Sam alias Ybelion