Tu écris, tu changes, et un jour tu réalises que ton entourage ne te suit pas.
CE QUE RACONTE CET ÉPISODE
Pendant des mois, l'écriture te transforme en silence. Tu poses de la clarté sur ce que tu veux raconter, tu apprends à t'écouter, tu deviens quelqu'un d'autre presque sans t'en rendre compte. Et puis tu lèves les yeux et tu te sens décalé, comme si les gens autour de toi ne voyaient pas le chemin parcouru.
La tentation, c'est de vouloir les embarquer de force. De leur dire « fais comme moi, tu verras, ça va tout changer ». Sauf que projeter ta réalité sur la leur, ça abîme plus que ça aide. Chacun avance à son rythme, et un choix n'est juste qu'au regard de celui qui le prend.
Alors tu fais autrement. Tu vas chercher celles et ceux qui vivent la même chose que toi, qui comprennent les enjeux que tu traverses. Et tu gardes précieusement les autres, ceux avec qui tu ris, tu souffles, tu parles de tout sauf d'écriture. Te sentir décalé, ça veut surtout dire que tu as changé. Pas besoin de couper les ponts pour ça, et franchement, bravo.
C'est tout l'épisode 120, à écouter là où tu écoutes tes podcasts.
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LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE — CLIQUE UN SLIDE POUR L'AGRANDIR
Face B — le transcript
L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE
Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !
Bienvenue dans l'épisode 120
J'arrive même plus à me rappeler de quoi j'ai parlé dans cet épisode. C'est quand même fou ! C'est Ybelion, bienvenue dans l'épisode 120 d'Ose Écrire. Et après avoir reconnecté mes neurones, on va parler de la belle transformation qu'est l'écriture, on va parler de tout ou blessé, un peu de foot à la fin, mais surtout, beaucoup d'authenticité. Bonne écoute. Moi c'est Sam, Ybelion de mon nom de plume. Je suis écrivain, coach ICF, et j'ai créé Ose Écrire, un accompagnement pour celles et ceux qui veulent enfin accomplir leur rêve d'écrire un livre. Ce podcast a la même intention. C'est ton rendez-vous inspiration, discipline et passage à l'action. Et si ça te parle, abonne-toi, mets 5 étoiles et partage autour de toi. Parce que plus il y a de gens qui osent, plus d'autres oseront à leur tour. Allez, c'est parti et bonne écoute. Coucou les amis, j'espère que vous allez bien. Ouh là là, ça bug dès la première phrase.
J'espère que vous allez très bien en cette magnifique journée. C'était une semaine intense. Et je dis ça, elle n'est pas finie. Alors, au moment où vous écoutez ses paroles, elle est finie. Mais au moment où j'enregistre, elle n'est pas finie. J'ai l'impression que ça fait déjà 50 ans qu'elle dure. Écoutez, on va faire un petit débrief. J'ai aussi un sujet assez précis dont j'avais envie de vous parler, qui découle à la fois d'un échange perso et d'une séance de coaching.
Une coachée termine son premier jet de 110 000 mots
Je vous fais une promesse. C'est que je vais continuer à raconter ma vie. Mais je ferai toujours le lien avec l'écriture. Promis. Comme ça, vous en tirerez toujours un peu de valeur. Et ça sera quand même assez rigolo. Parce que c'est quand même marrant de débriefer. Vous voyez aussi les backstage quelque part. Et c'est ça qui est cool. Alors, par où commencer ? Écoutez, je vais commencer par une immense fierté. Et ce qui est toujours... Franchement, je crois qu'il n'y a pas meilleur sentiment quelque part. Vous savez, j'accompagne des auteurs à écrire. Et une de mes coachées a cette semaine terminé son premier jet. 110 000 mots, je crois, très exactement. Je suis trop content. A la fois pour elle, mais aussi pour tout ce que ça représente pour elle. C'est un travail magnifique qu'elle a fait depuis notamment le début de l'année. C'est fou le nombre de choses qu'elle a osé travailler. Plutôt que d'utiliser le mot chose, on va utiliser le mot d'enjeu qu'elle a osé travailler.
Le nombre de questions qu'elle a osé entendre de ma part. Et c'est... Je suis trop content. Je suis vraiment trop content. Donc, je sais que tu passeras par là. Bravo. Et sachez que si je vous partage cette fierté, c'est pas du tout pour vous montrer un truc comme ça de quelqu'un qui réussit. Au contraire, c'est pour vous montrer que c'est possible. Et si tu m'écoutes aujourd'hui, c'est justement que tu as besoin d'entendre que c'est possible. Et si elle l'a fait, toi aussi. Voilà. C'est la première chose que je voulais absolument vous partager. Parce que c'est super précieux. C'est super impressionnant. Même pour moi qui connais le processus, qui sait que c'est comme ça que ça marche, qui n'a aucun doute là-dessus, ça reste hyper inspirant de voir quelqu'un qui a le courage de venir mettre de la clarté sur ce qu'il a envie de raconter, qui a le courage de venir challenger son rythme, de venir ancrer son rythme, de venir suivre et prendre un peu de hauteur sur ce qu'il est en train de vivre pour pouvoir itérer sur son rythme.
Le sommet du premier roman et l'atelier « oser l'écriture »
Et plus que tout, quelqu'un qui est capable de développer une réelle identité d'auteur et de vivre une vraie transformation par l'écriture. Et je le dis à chaque fois, mais je crois que c'est important de le répéter pour l'ancrer profondément. C'est impressionnant comment l'écriture porte des transformations qu'on n'aurait jamais pu imaginer. C'est dingue, c'est absolument dingue. D'ailleurs, pour embrayer sur un peu une partie cette semaine qui est complètement folle, c'était le sommet du premier roman organisé notamment par Ingrid, aka J'écris un roman, et j'ai eu la chance et l'honneur d'être invité pour être intervenant. Alors j'ai animé d'abord une table ronde autour de créer sa communauté de lecteurs, avec Tifs, Elise et Eulali, trois auteurs génialissimes, qui ont toutes les trois une approche différente, et qui ont construit leur communauté d'une manière différente. Et j'ai aussi pu animer un atelier, un café, une présentation, une réunion, appelons-la comme on veut, de 45 minutes. Alors j'ai un petit peu débordé parce que comme vous le savez, je parle énormément, et encore plus quand on me répond, parce que là vous me voyez, je suis capable de parler 45 minutes tout seul à une caméra.
Mais alors quand il y a des gens qui posent des questions en même temps, ça peut durer toute la nuit. Heureusement que je n'ai pas percé sur Twitch, parce que sinon...
Bref. Pour revenir à nos moutons, je disais donc que j'ai eu la chance de animer cet atelier, qui était évidemment sur oser l'écriture, où j'ai parlé notamment des trois clartés, intentions, rythmes, identité, que je viens de parler pour le parcours de la coachée, qui a réussi son premier jet.
Et du coup, ça m'a obligé, en tout cas à me représenter. Ce que je fais en fait assez peu quotidiennement. Mais là, comme j'étais face à des gens qui m'avaient, pour certains, jamais entendu, et en fait pour la majorité probablement jamais entendu, tu te retrouves à devoir te présenter. Et en fait, à chaque fois, je repars et je recommence, et je raconte l'histoire. Alors voilà, j'étais ingénieur, puis je me reconnecte avec l'écriture, et puis petit à petit, etc. Et puis un jour, je tiens mon premier livre, et là, boum, bam, bim, patatra, je me retrouve à démissionner, m'inscrire en formation de coach, adopter Voltaire, et ma vie s'emballe, et ma vie change. Et c'est impressionnant, parce que encore aujourd'hui, je regarde ce truc-là d'un peu loin, et je me dis, putain, c'est tout ça grâce à de l'écriture, quoi. C'est impressionnant. Alors, évidemment, c'est un tout. Et après, c'est l'éternelle question, qu'est-ce qui vient ?
Tout ça grâce à l'écriture : la transformation qu'on n'imagine pas
Le changement, l'écriture, l'écriture, le changement, l'œuf ou la poule. C'était d'ailleurs le sujet d'un de mes coachings de pas cette semaine, celle d'avant. Ok, très bien. Peut-être qu'il y a aussi une histoire de synchronicité, de simultanéité. Moi, j'aime à croire que l'écriture est vraiment un déclencheur ou un accélérateur de tout ça. Et c'est tellement magnifique ce que ça fait naître. Je n'aurais jamais pu, et je le répète tout le temps, ça fait beaucoup de choses que je répète dans ce début d'épisode. Mais, c'est impressionnant. j'y aurais jamais cru. Si j'avais envoyé, là, tu vois, si je prenais mon téléphone, que j'envoyais un petit DM au Sam de, allez, on va dire début 2024, où je lui dirais, écoute, deux ans et demi après, juin 2026, t'accompagnes plus de dizaines d'auteurs à écrire, t'as écrit deux livres, t'es sur la fin du troisième, t'as rencontré des gens géniaux, tu partages ta passion quotidiennement. Voilà, mais comment, j'y aurais pas cru ?
Comment j'y aurais pas cru ? C'est dingue. Voilà, donc, c'est pour ça que c'est important d'oser écrire. Parce que, ça va vous faire prendre conscience, ça va vous transformer sur des sujets que vous pouvez même pas imaginer. Voilà, et c'est ça qui est magnifique. Chaque transformation est unique, chaque transformation est différente. c'est pour ça qu'on peut pas l'imaginer avant qu'elle se vive, mais elle se vit toujours au travers de l'écriture, c'est magnifique.
Voilà pour ça. Donc, sommet du premier roman, trop cool. D'ailleurs, en suivant, on va animer avec Ingrid un truc absolument génial. Vous connaissez, Omar et Fred, le SAV. Bah écoutez, on va faire un petit SAV de l'écriture, comme quelque part un coaching de groupe, où les gens vont pouvoir venir avec leurs questions et vous aurez la chance de m'avoir, moi, Ingrid, et on va démêler les sujets qu'amènent les gens pour pouvoir les faire avancer. On l'a appelé le SAV de l'écriture, on a fait une belle petite DA en mode un peu... Enfin bref, je vous spoil pas, vous verrez. J'ai pas envie de rentrer dans un... dans essayer de décrire une image. je vous la montrerai, c'est plus simple. Voilà. Donc un petit SAV de l'écriture, ça va être trop cool. Ça m'encourage aussi à faire des choses en groupe parce que, bah en fait, bah les gens, c'est important, les rencontres, c'est trop bien.
Voltaire, ses épillets et le signal qu'on ignore
Voilà. Donc c'est cool aussi de faire des choses en groupe. Voilà pour le sommet du premier roman. Bon, là, pas besoin de faire de lien avec l'écriture, c'est évident, c'est dans le titre, sommet du premier roman. On a eu plein de tables rondes, plein d'ateliers autour de l'écriture du premier roman. Très bien. Autre événement majeur de cette semaine.
Mon petit toutou. Mon pauvre petit toutou. Bah oui. Parce que je vous avais dit, il y a deux épisodes ou non. Oui, il y a deux épisodes, celui d'avant, c'était Les Légumes, d'ailleurs, je reviens sur ça après. J'ai eu beaucoup de réponses et beaucoup de choses super drôles à partager. Mon pauvre petit toutou qui était coupable de sauter dans la piscine. Et bah là, le pauvre, il a eu des... Bah, ceux qui ont des chiens vont connaître, les autres peut-être pas, des épilets dans l'oreille. Alors, c'est la période, c'est un truc que approximativement tous les chiens peuvent vivre au moins une fois dans leur vie. Et alors, un coquière, je vous en parle même pas. Et ce pauvre petit toutou Voltaire avait deux épilets dans l'oreille droite.
Putain, et en plus, s'il a mis hyper longtemps à vraiment se mettre à couiner et à devenir un moment... Il est tout le temps excité, il fait toujours des bêtises, il joue toujours avec ses chaussettes trouées, avec ses jouets, il demande toujours à jouer à la balle, il est toujours content, il saute dessus, il frétille, il te l'échouille. Et là, lundi soir, rien du tout. Il se mettait dans des coins et parfois, il secouait l'oreille, il se grattait. Enfin bref, ça me faisait trop de peine, donc évidemment, je l'ai emmené chez le Véto en urgence. Effectivement, deux épilets dans l'oreille. Et du coup, ce qui était impressionnant, c'est que, et vous allez voir le lien avec l'écriture, qui est en train de se construire dans ma tête, c'est que les épilets étaient là depuis quelques jours. Enfin, c'est ce que m'a dit le Véto. Et donc, ça faisait quelques jours qu'il avait ça dans l'oreille et il ne se plaignait même pas.
Écoute ton intuition, en écriture comme ailleurs
Et en fait, après, j'ai reconstruit l'histoire et il y a quelques jours, je l'avais vu à un moment, vous savez, genre secoué un peu l'oreille comme ça. Et je m'étais dit, putain, bizarre, il ne fait pas ça d'habitude. Mais, je n'avais pas, je n'avais pas, je m'étais dit, non, mais s'il ne le refait pas, c'est OK. Bon, je ne suis pas tous les jours, à toutes les heures et à toutes les minutes en train de le regarder. Donc, je ne l'ai pas revu faire, donc je ne me suis pas inquiété. Et j'aurais dû. Et donc, c'est là qu'intervient le magnifique parallèle avec l'écriture qui me paraît évident là. C'est que, ce truc, vous voyez d'intuition, alors, qui est en plus un peu prouvé parce que quand je le vois secouer la tête et que je sais qu'il n'a jamais fait ça, je sais qu'il y a un truc potentiellement qui ne va pas. Eh bien, cette intuition-là, écoutez-la.
Voilà. En écriture, vous êtes en train d'écrire un chapitre et là, à un moment, vous vous dites, non, ce truc-là, ça ne va pas. Écoutez-vous. Ou alors, vous vous dites, je pense qu'il faudrait aller tirer vers cette idée-là. et le dérouler comme ça parce que c'est le personnage qui est en train de me le dire et il veut m'emmener là-bas. Écoutez-vous.
Alors, en vous partageant ce conseil, ça pourrait donner l'impression que je vous dis, oui, n'apportez aucune structure, ne faites pas attention à vos intentions, atatatata, vous ne m'aurez pas comme ça. Au contraire, tout ça est valable dans le cadre d'appliquer son intention. Donc, si vous vous êtes pris par une nouvelle idée, questionnez-vous vite fait en mode, est-ce que ça sert mon intention ? Et pourquoi c'est important de la répéter tout le temps, cette intention, et de l'avoir en tête ? Parce qu'à force, elle est ancrée dans votre inconscient et vous n'avez plus besoin de la questionner. Et donc, vous êtes beaucoup plus intuitif, beaucoup plus instinctif, mais toujours dans la bonne direction. Donc, non, ce conseil de suivre votre instinct ne vous dit pas de ne pas faire attention à vos intentions et à partir dans tous les sens parce que là, on se retrouve avec le fameux « Ah, mais j'ai trop d'idées et puis je commence une histoire, une deuxième, une troisième, une quatrième et à la fin, j'ai 50 bouquins commencés et aucun terminé ».
Structure et instinct peuvent cohabiter
Non, ça, c'est pas vrai. C'est pour ça qu'on vient mettre de la clarté sur notre intention personnelle, notre intention du roman, notre intention du lecteur à cible, qu'on se les répète constamment, qu'on les encre quelque part, qu'on les a bien en tête parce que comme ça, quand on est dans le processus d'écriture, eh bien, intuitivement, on sera toujours drivé par ces trucs-là qui nous parleront un peu comme l'ange de droite ou l'ange de gauche en fonction et qui nous indiquera par où aller. Voilà. Par là même, ça ne prive pas la structure et la cohérence. Les deux peuvent cohabiter. Voilà. On parle toujours de jardinier, d'architecte. Bon, moi, je suis comme Ingrid, je n'aime pas trop ces termes. Ils sont trop binaires, ces deux cases, alors qu'il y a une infinité de fonctionnements puisqu'il y a une infinité d'êtres humains. Alors, bon, pas à l'instant T, mais vous me comprenez dans ce que je veux dire.
Et ce curseur-là, eh bien, voilà, il n'est pas tout intuitif ou tout architecte, il n'est pas tout jardinier ou tout organisé, il est entre les deux. Et donc, suivre son intuition ne veut pas dire faire fi de la structure. Voilà. Les deux sont extrêmement compatibles. Et d'ailleurs, je vais vous faire un partage personnel. Après tout, c'est mon podcast, je fais ce que je veux, je raconte ma vie. Voilà, super, bienvenue, j'espère que vous êtes heureux.
Je suis personnellement un très bon exemple de quelqu'un qui a un fonctionnement assez oscillant entre jardinier et architecte. Je m'explique. Je commence toujours, évidemment, par poser mes intentions. Bon, ça, je le prêche à qui veut l'entendre, donc vous vous doutez bien que je fais la même chose moi-même. Vous me voyez faire en podcast, d'ailleurs, la dernière fois avec les légumes, c'est exactement ce que j'ai fait en direct.
Mon processus : quand le Sam ingénieur reprend la main
Ensuite, généralement, je fais une première trame. Genre, juste les quelques grandes étapes que j'ai l'impression d'avoir besoin de poser sur mon papier. Alors, c'est autant pour me donner une structure que pour me débarrasser des idées que j'ai pour la fin. Parce que la fin, c'est bien beau, mais ce que j'ai envie d'écrire, c'est le début et déroulé comme ça. Et donc, je fais cette structure jusqu'au moment où je me dis, bon, en fait, là, je ne vois pas ce que je peux rajouter. Ou alors, j'ai trop envie d'écrire. Genre, là, il faut absolument que je passe sur le premier chapitre. Quand j'ai un des sentiments ou les deux ensemble, là, je me lance. Et là, je me lance et j'y vais. Chapitre, chapitre, chapitre, j'avance, j'avance, j'avance, j'avance. Donc, je passe dans un fonctionnement très instinctif, plus du tout architecte et j'écris, j'écris, j'écris, j'écris. Jusqu'au moment où je sens un ralentissement et je sens un truc de, ah putain, en fait, j'avoue, je ne sais pas trop où je vais, puis j'ai cette question, machin, machin.
Ça, c'est mon signal, ce ralentissement-là, c'est mon signal interne. Et alors, attention, ce rythme-là que je vous décris, c'est quelque chose que je construis depuis des années et c'est pour ça que je suis capable d'avoir ce niveau de conscience-là. Vous, vous l'aurez. Alors, si vous écrivez depuis longtemps, vous avez probablement déjà des clés et sinon, vous l'aurez tout simplement en itérant. Pour citer l'exemple de la coachée qui a réussi, qui a terminé son premier jet, c'est comme ça qu'elle a travaillé son rythme. Elle a essayé plusieurs rythmes et à la fin, elle est tombée sur un truc qui fonctionnait pour elle. Et c'est pour ça bien sûr mon rythme. Quand j'ai ce ralentissement qui m'arrive en tête, là, c'est mon signal pour dire OK, l'instinctif créateur en mode surfeur beau gosse qui s'en fout de tout, c'est très bien mais là, ça ne marche plus. Et donc, on fait revenir le Sam militaire ingénieur en costume gris qui vient dire OK, on va mettre un peu de rationalité dans tout ça, on va faire des cubes gris.
Pause grenadine, puis le tome 3 en direct
Voilà. Ça me fait toujours rire cette image. Je fais une petite pause, je reviens. j'ai pris de la grenadine, c'est fou comme le sirop de menthe lui met une vitesse. Voilà, c'est comme la team Serena et la team Blair, moi je suis team sirop de menthe. Je n'entendrai pas vos arguments. Bref, je fais donc revenir le Sam ingénieur et rationnel, très rigide et je viens faire exactement ce que je faisais au début. Je refais une petite structure du moment où je me suis arrêté, je retire un petit peu la colonne vertébrale. En mode, je l'attire, pas je l'enlève. Et donc, j'affine. Et donc, je refais ce truc de me dire ok, là, j'imagine ça et il va donc se passer ça et il va donc se passer ça etc. Toujours, toujours avec quoi en tête ? 1, 2, 3, oui, vous l'avez, on est comme dans Dora l'exploratrice avec les intentions en tête, évidemment. Et là, exactement pareil.
Quand j'ai l'impression d'avoir suffisamment de structure ou quand intuitivement je me dis ok, je ne vois pas ce que je peux rajouter d'autre comme idée, voilà, je fonce. Et ou alors, et ou plutôt, j'ai trop l'envie de me remettre à écrire et donc j'y vais. Et en fait, je fais ça de manière itérative sur mon premier jet. Et donc, par exemple, sur mon tome 2, ça m'est arrivé beaucoup de fois parce qu'il était plus long, il y avait une transition que j'avais du mal à gérer et donc j'ai dû m'y reprendre à plusieurs fois. Il y a plusieurs fois où je me suis posé en me disant attends, comment j'articule mon truc, comment je fais en sorte que ça soit bien cohérent, etc. Par contre, là, sur mon tome 3, d'ailleurs, je pourrais carrément l'ouvrir pour vous le partager en direct. Je l'ai fait deux fois, deux fois, deux fois, exactement deux fois. Et là, je ne l'ai fait pas plus tard qu'hier et donc maintenant, ce matin, j'ai écrit un dialogue de 800 mots comme ça, sans réfléchir.
Faire confiance à son instinct jusqu'en réécriture
Et là, je sais tout ce qui va se passer sur les peut-être 15 prochains chapitres. Sachant que, petit disclaimer, j'ai là en l'occurrence choisi d'utiliser des chapitres assez courts puisque je veux des personnages qui se renvoient la balle. Enfin bref, une histoire d'intention personnelle et d'intention du roman, vous commencez à me connaître. La taille des chapitres n'a d'importance que pour celui qui sait ce qu'il veut faire avec. Et donc là, je sais ce que je vais faire sur les prochains et donc je suis beaucoup plus excité à l'idée d'aller m'y mettre et je me vois très très vite avancer. Et je pense que je le referai pas en fait parce que là, c'est le dernier cinquième de l'histoire donc c'est magnifique. Voilà, voilà pour le rythme, pour vous montrer vraiment le processus très itératif entre j'ai besoin de cette créativité instinctive, c'est ça qui me plaît en plus, il n'y a rien de mieux comme session d'écriture qu'une session d'écriture où à un moment tu ouvres les yeux et tu fais putain c'est moi qui ai écrit, c'est pas possible, c'est incroyable.
Ce sentiment d'être quelque part possédé par ses personnages, par sa plume, par appeler ça comme vous voulez quoi. Voilà. Et ensuite, quand je continue le processus, je remarque que c'est un petit peu pareil. Alors, dans une moindre mesure parce qu'une fois que tu as terminé le premier jet, il y a beaucoup moins de place pour l'instinct. Quoique, quand tu vas relire tes scènes, tu auras parfois la sensation qu'il y a des trous ou alors la sensation qu'il y a comme des fausses notes. C'est comme si ça tiquait à l'oreille, tu disais ouais, là il y a un truc qui manque. Vous voyez, encore une fois, l'intuition, comme je disais, Voltaire qui secoue l'oreille, j'aurais dû écouter mon intuition. Quand vous êtes en réécriture, c'est un peu pareil. Faites-vous confiance. Vous avez écrit votre premier jet avec des intentions très claires en tête. Vous avez pris le temps de relire une première fois votre texte et d'avoir cette vue d'ensemble cohérente.
Alors ensuite, quand vous allez dans le détail et dans le chapitre par chapitre, faites-vous confiance. Faites-vous confiance. Vous aurez des instincts, faites-vous confiance. Voilà.
Et donc, en fait, j'ai rien dit, c'est aussi un processus assez instinctif et à la fois rationnel puisque là, forcément, on a la vue d'ensemble donc c'est important de garder les cases là où elles sont. Donc, trop bien. Voilà pour l'aventure de Voltaire et ses épilets. Le pauvre, franchement, je m'en suis voulu en plus parce que du coup, je me suis dit putain, mais je l'avais vu qu'il avait secoué la tête et j'aurais dû aller chez le Véto direct. Il aurait détecté à l'époque, je ne savais même pas s'il y en avait un ou deux. Et donc, ce toutou est hyper docile, hyper résistant à la douleur. Le Véto a réussi à lui retirer les épilets sans l'endormir. Je dois avouer que je suis plutôt fier de mon toutou aussi parce que du coup, la facture était un poil moins salée. Même si elle était salée quand même. Mais bon, ça, c'est la vie. Voilà.
Et donc, autre chose que ça pourrait m'apprendre, c'est que vous voyez, il y a des toutous, on a besoin de les endormir pour leur retirer les épilets. D'autres, on n'a pas besoin. Certains, on en en un. Certains, on en un dans chaque oreille. Certains, on en deux dans une seule oreille comme Voltaire. Voilà. En fait, tous les toutous, sont différents. Tous les toutous réagissent différemment. Tous les toutous ont des enjeux différents. Voilà, voilà, voilà. Comme les écrivains. Voilà. Magnifique parallèle. Je pourrais, d'ailleurs, d'ailleurs, gros big up à Lucie, pardon, qui, dans le podcast, ouais, du coup, celui où je parlais de Voltaire qui saute dans l'eau, me disait, putain, mais elle est trop mignonne la photo, la photo que tu as mis avec Voltaire.
Ce que Voltaire m'a appris sur l'écriture
On a besoin de beaucoup plus d'amour en ces temps troubles, globalement. Et elle m'a fait tiquer d'un truc, c'est qu'à l'époque, tard l'époque, comme si c'était, comme si j'étais un vieux de la vieille, je faisais toujours un post sur LinkedIn par semaine qui était, qu'est-ce que Voltaire m'a appris sur l'écriture ? Alors, me demandez pas pourquoi je le faisais sur LinkedIn, j'utilise pas LinkedIn en plus, je crois que je le faisais seulement par acquis de conscience ou peut-être pour montrer à mes collègues de Framatome, de mon ex-boite du coup, que j'étais bien en train d'avancer quand même et que j'étais pas parti simplement pour ne rien faire. Voilà. Mais je faisais des posts, ce que Voltaire m'a appris sur l'écriture. Et je prenais n'importe quelle photo de Voltaire qui fait un truc bizarre, genre lui qui met sa truffe entière dans de la neige, lui qui saute dans l'eau, lui qui mange de l'herbe, lui qui court après un bâton, lui qui se cache pour récupérer une balle, lui qui refuse de me donner une balle, lui qui joue avec un slip troué, bref, voilà, tout ça.
Et je faisais un parallèle avec l'écriture. Et bah, vous savez quoi ? Je ferai un épisode spécial sur ça. Et je partagerai beaucoup plus autour de Voltaire et de ce qu'il m'a appris sur l'écriture. Ce qu'il m'a appris beaucoup de choses. Il m'a appris beaucoup de choses. D'ailleurs, je pourrais faire ce partage aussi de... On dit toujours que l'écriture est solitaire. Alors, c'est à la fois vrai et pas vrai. Vous commencez à connaître mon avis là-dessus. Vous savez aussi à quel point je chéris le mécanisme d'accompagnement dans l'écriture. C'est pour ça que j'ai choisi ce métier-là, parce que j'en suis moi-même très friand. Et bah, Voltaire est un compagnon de route. Et c'est pas pour rien contre le jour où je dis à mon chef que je vais démissionner.
Ah putain, rien que d'y penser, j'ai les émotions. C'est incroyable. Quel petit toutou fantastique. C'est pas pour rien. Il était là pour m'accompagner sur cette route-là. Et notamment pour une raison, c'est que... Alors, je suis un petit peu obsédé par mon métier et par l'écriture. S'il n'y avait pas Voltaire, je crois que l'année dernière, je serais tellement pas sorti de chez moi. Voltaire m'a permis de m'obliger à mettre le nez dehors. Au début, très souvent, parce qu'il faisait pipi tout le temps et partout. Et ensuite, un peu moins, parce que forcément, il a appris à devenir propre. Voilà. Et sans lui, sans lui, je pense que je n'aurais pas eu la même vie. Il est tellement inspirant, ce petit toutou. Les autres sont toujours très très inspirants. Voilà.
J'ai dit que j'allais revenir sur l'histoire des légumes. C'était un des épisodes les plus drôles. Franchement, je me suis tellement amusé à enregistrer cet épisode sur les légumes. C'était fou. Et j'ai presque envie de continuer, quoi. Et de faire, genre, légume par légume, ce qui m'évoque. Putain, mais attendez, je suis en train de me dire que c'est peut-être ça qu'il faut que je fasse. Ah, j'imagine bien ça, là. Ah, je pourrais faire ça. Construction de l'univers des légumes en direct live. Qu'est-ce que vous en pensez ? Je vais peut-être faire ça, tiens.
Et donc, j'ai eu énormément de retour sur les légumes et sur la fameuse question qui serait le légume héros d'une saga de fantasy. Alors, je vais vous lire un peu pêle-mêle les réponses, mais il y en a une que j'ai trouvée très belle.
C'est sur la patate. Big up à Emiliana, à qui j'ai demandé l'autorisation de lire ce partage. Et donc, je vais vous lire direct parce que ce sera plus simple que d'essayer de vous faire un résumé. Elle me répond. Une petite patate, pour sûr, si banale et quotidienne qu'on n'y pense même pas. Elle se sentirait si inférieure aux autres qui sont hauts en couleurs et qui font de l'épate avec leurs vitamines. Mais en réalité, ça ne peut être que la patate, la grande héroïne de ce roman. Elle apprendrait tous ses super pouvoirs au cours de son apprentissage. Au début, elle ne saurait pas qu'elle peut se transformer en frites ou en chips. Ce serait formidable et émouvant de voir la petite patate gagner en confiance et se sentir enfin fière et légitime dans la caste de légumes, sans parler de toute l'injustice et le rejet qu'elle subirait auprès de ceux comme l'asperge, hyper pétante celle-là. Je reviendrai sur ce point, Emiliana, parce que je ne vois pas où tu vois l'asperge comme hyper pétante.
Tu es le seul à pouvoir raconter ton histoire
Qui lui dirait qu'elle n'est même pas un légume, mais un féculent, qu'elle n'a rien à faire dans leur panier, alors qu'elle est en fait les deux. On aborderait ainsi le racisme, le rejet et l'isolement subis par la patate. Vous voyez, c'est magnifique parce qu'on parle de la même idée, prendre un personnage légume et tirer le fil pour voir ce que, quelque part, on imagine comme personnage légume et comme histoire autour de ce personnage. Là, vous voyez, moi, j'étais parti dans un truc beaucoup plus, explorer l'inconscient collectif, les chevaliers, tout ça, tout ça. Et là, elle, par exemple, beaucoup plus sur la thématique de l'injustice, du racisme et de la patate qu'on prend pour un féculent et qu'on n'autorise pas à s'appeler légume. Et c'est intéressant parce qu'une idée peut mener à deux livres totalement différents alors que c'est la même idée. Donc, pour ceux qui se disent j'ai une idée mais elle ressemble trop à X.
J'ai une idée mais on va me dire que c'est Y. Eh, qu'importe. Franchement, toutes les idées existent. On n'est que des passeurs d'histoire mais elles n'existent pas écrites par votre plume. L'unicité de votre parcours, tous les éléments qui composent votre vie font que l'histoire que vous avez à raconter, elle est unique et vous êtes le seul à pouvoir la raconter. Et donc, Aurel San a dit si c'était si facile, tout le monde le ferait. Moi, je dirais surtout, si vous ne le faites pas, eh bien, personne ne le fera parce que votre histoire, vous êtes le seul à pouvoir la raconter. Voilà.
Maintenant, passons à tous les propositions de héros légumes que j'ai eues. Alors, on a eu avec Élise Girodo qui est passée dans le podcast épisode 44, je vous le conseille, il est incroyable, autrice de La Vie en Turquoise notamment. On est parti sur un délire complet de super héros légumes. Donc, elle a commencé par Kat Wumash. Exceptionnel. Aussi, attendez ces techniques, La Veuve Noire de Crimée. Je ne vous donne pas la réponse. Je vous laisse trouver pourquoi La Veuve Noire de Crimée. Évidemment, La Veuve Noire, Black Widow, Scarlett Johansson, les Avengers, tout ça. Mais pourquoi De Crimée ? Je vous laisse trouver. Il y a aussi Tortichot. Celui-là est exceptionnel parce que là, j'imagine très bien un artichaut en costume de Thor avec un marteau en forme d'artichaut.
Magnifique. Et je lui ai répondu parce que du coup, ça m'a donné, ça m'a fait rentrer dans un tunnel de super héros. j'ai noté Iron Maïs et Captain Americhoux.
Voilà. Putain. Il y a aussi d'ailleurs Lucie, dont je vous parlais juste avant, m'a aussi proposé le navet. Donc, elle est d'accord avec moi. J'ai eu des... Ah, mon légume préféré est le poivron. Dommage que je sois devenu un méchant personnage. Oui, effectivement, dans mon histoire, le poivron... Mais il n'était pas vraiment méchant parce qu'en fait, il a plusieurs visages. Le rouge, le vert, le jaune. Donc, non, pas tout à fait. Il y en a un qui m'a répondu, Elda, qui m'a dit Boris Viande, le héros de légumes des jours. Alors, je trouve ça exceptionnel parce que le jeu mot est fantastique et surtout que s'appeler Viande dans un monde de légumes, ça, ça peut être... Ça, ça, il y a un truc à creuser. Exceptionnel. Exceptionnel.
Évidemment aussi... Oula, je ne sais pas si je vais réussir à prononcer ton nom, je suis désolé. c'était chez Shire. Vegetable, donc Vegetable. Bon, je ne vous fais pas un dessin. Une carotte en Super Saiyan Vegeta, j'achète. Alors, quelqu'un qui, très premier degré, me répond, Mathis, Monsieur Patate, c'est vrai, j'y n'y avais pas pensé et vous voyez, on n'est que des passeurs d'histoire. Il y en a qui se sont posé la question. Si un légume était un héros, ça serait qui ? Eh bien, ils ont tranché, ça serait Monsieur Patate. Voilà, c'est vrai. Alors, je ne fais pas partie de la génération. Je regarde quand même, mais non, je ne pense pas. Est-ce que j'ai des légumes dans mon décor ? Je n'ai pas de légumes dans mon décor.
Je fais partie d'une catégorie de personnes qui n'a jamais joué avec des Monsieur Patate, donc je n'y ai pas pensé. Mais c'est bien vu.
Et voilà, c'est principalement ceux qui m'ont fait mourir de rire, mais c'est incroyable. Vraiment, ce genre de retour, je suis tapisat, mais je vais repenser à cette idée de live. Bref, voilà pour ça. Maintenant, ce que ça fait déjà une demi-heure que je parle, je voulais vous parler d'un sujet qui est quand même assez intéressant, et qui est très cool, c'est, on a abordé, d'ailleurs c'est marrant, c'est beau lien à faire avec le début de l'épisode, on a abordé au début de l'épisode cette transformation qu'est l'écriture. J'ai pu observer à la fois chez moi, mais aussi chez d'autres, dans une discussion personnelle et puis avec une coachée, cette sensation et, je mets un disclaimer, vous pourrez penser que ce que je dis est négatif, mais ce n'est pas du tout le cas, vous allez voir où je veux aller avec ça. quand on se transforme, on aimerait bien, alors, non, je ne vais pas l'amener comme ça, excusez-moi, je reprends, on est un être unique, on est au sein d'un groupe ou de plusieurs groupes globalement, quand on décide de se transformer, on change, ça prend du temps, évidemment, parfois, huit mois, le temps d'écrire un livre, clin d'œil, clin d'œil, mais on change, on se transforme et les gens autour de nous ne se transforment pas de la même manière que nous et donc, ça arrive souvent, parfois, pas toujours, évidemment, qu'à un moment, on se rende compte de ça, on se dise putain merde, mais j'ai l'impression d'être déconnecté avec le groupe que j'ai autour de moi, comme s'ils ne me comprenaient pas, comme s'ils n'étaient pas capables de voir la transformation que j'avais faite, comme s'ils n'étaient pas capables de voir la puissance qu'avait l'écriture, comme s'ils n'étaient pas capables de comprendre qu'en travaillant sur eux, ils arriveraient à comprendre ce que moi j'ai vécu, ils le vivraient eux aussi.
Pourquoi je me suis trouvé un autre groupe
Alors, je ne sais pas si ça vous parle, moi, ça me parle très profondément à beaucoup d'égards, à beaucoup d'égards. Je vais vous donner pêle-mêle comme ça des exemples, mais avant ça, j'aimerais tout de suite amener la conclusion, pas besoin de vous faire poireauter, c'est qu'en fait, bah oui, c'est comme ça, c'est la vie. Vous allez vous transformer et certaines personnes autour de vous ne se transformeront pas en même temps que vous, ne se transformeront peut-être d'ailleurs jamais. et effectivement, peut-être que vous vous éloignerez de certains pour certaines parties de votre vie. Je vous donne un exemple.
Au moment où je me mets à vouloir parler d'écriture, je me rends bien compte que ce n'est pas avec mon entourage que je vais le faire. Personne n'a écrit des livres autour de moi, je viens, mes amis les plus proches sont des ingénieurs qui n'écrivent pas. Bon, écoutez, ça leur fait une belle jambe quand de manière obsessionnelle, je leur raconte l'importance que c'est d'écrire un livre, à quel point c'est transformatoire, pourquoi c'est important de mettre de la clarté sur l'intention, le rythme et l'identité, etc. Ça leur fait une belle jambe. Ils ont presque envie de me dire, écoute Sam, on sait que c'est un sujet important pour toi, mais vas-y, abrèche, tu vois, passons à autre chose. Et ils ok en fait. Mais ce que j'ai compris, c'est qu'aussi, ce sujet était tellement important pour moi et cette transition de vie était tellement importante pour moi qu'en fait, évidemment que j'avais besoin de me trouver un autre groupe pour parler de tout ça.
Et par exemple, Ingrid, dont je vous parle assez souvent, qui est venue dans le podcast, qui en plus travaillait au même endroit que moi, eh bien, j'avais besoin d'être beaucoup plus proche d'elle parce que j'avais besoin de quelqu'un qui comprenne les enjeux que je traversais, qui comprenne l'importance de l'écriture, quelqu'un que je peux appeler comme ça d'un coup et lui dire putain, j'ai pensé à ça pour l'écriture, qu'est-ce que t'en penses ? Et évidemment, de facto, derrière ça, la conclusion, c'est que tu passes peut-être un peu moins de temps avec le groupe qui ne te comprend pas. Ce n'est pas négatif ce que je dis, c'est juste la vie, les chemins de vie qui s'éloignent, mais qui s'éloignent ne veut pas dire qu'ils ne vont pas se recouper et que tu dois couper les ponts. Il ne s'agit pas du tout de ça ici, mais il s'agit quelque part simplement, je sais que quand j'ai envie de me détendre et que je n'ai pas envie de parler d'écriture, ou tout simplement quand les gens ont besoin de toi aussi, ça arrive évidemment, je suis hyper content d'avoir un groupe auquel j'appartiens, mais qui n'a aucun lien avec l'écriture.
Parce que je peux très bien leur dire écoutez, je n'ai pas du tout envie de parler d'écriture, mais de totalement autre chose. De la Coupe du Monde, par exemple. Je vous ferai ma prédiction Coupe du Monde à la fin d'ailleurs.
Et ils comprendront tout de suite et en plus, ils se diront tant mieux parce qu'en vrai, en vrai, de vrai, Sam, quand tu tapes des tunnels de 45 minutes sur l'écriture, j'avoue, on s'en bat un peu les... T'as compris. Voilà. Et donc, c'est sain en fait. Voilà. C'est ça que je veux vous amener comme niveau de conscience. C'est que c'est sain de se remarquer, de remarquer, pardon, qu'on se transforme. C'est extrêmement sain de venir mettre un niveau de conscience là-dessus. Parce que tout devient moins frustrant. Tout devient plus agréable. et c'est trop bien. Et c'est trop bien. Et derrière, il y a aussi un autre niveau. Et là, je vous le partage en tant que coach. D'ailleurs, ça va être... j'ai eu la chance d'enregistrer dans le podcast marketing du livre de Lucie. Et elle me demandait, je ne sais plus comment était abordée la question. Vous irez écouter l'épisode qui ne sera pas sorti encore, je pense, au moment où vous écouterez celui-là.
Mais elle me demandait quelque part c'était quoi le pire en tant que coach d'écrivain. Ou alors... Pardon. C'était quoi le pire ? J'ai pensé à autre chose, mais hop, je reste focus sur cette question. Le pire, c'est simple. C'est d'accepter que tu ne pourras pas sauver tout le monde.
Il y a des gens que tu es persuadé de pouvoir aider. Que tu sais profondément que tu vas aider. Que tu vois dans l'échange que tu as avec eux. Parce qu'évidemment, je n'accompagne pas des gens comme ça en mode DM Instagram. Non, moi j'ai besoin de voir les gens de face pour voir si on s'entend bien, pour voir si les problèmes qu'ils amènent, je suis capable de l'aider à les résoudre, etc.
Ne pas projeter sa réalité sur les autres
Il y en a, je vois que je peux les aider. Je vois qu'ils ont tout ce qu'il faut pour aller au bout. Et pourtant, ils ne souhaiteront pas travailler avec moi. J'y peux rien. C'est la vie. Je dois vivre avec. Ça me fait un peu de peine parce que j'ai des exemples récents qui me montrent que certains n'arrivent pas au bout. Mais, c'est la vie. c'est leur choix et c'est tant mieux. Il faut tout pour faire un monde. Et ça a été très dur au début pour moi d'accepter ça.
D'accepter que je ne pourrais pas transformer tout le monde. Mais, ça rend la transformation des gens qui acceptent de travailler avec moi, comme je vous le partageais au début de l'épisode, encore plus belle. Et, c'est exactement pareil quand on se sent parfois un petit peu déconnecté d'un groupe. c'est exactement pareil. On ne peut pas transformer tout le monde. Et ça ne veut pas dire qu'on a besoin de couper les ponts avec ces gens-là. Alors, entendez-moi bien, évidemment, quand il n'y a pas de relation toxique ou de lien toxique, je parle d'une relation normale et saine, et bah, parfois, il est simplement accepté que oui, on ne pourra pas transformer tout le monde. C'est comme, je vais vous donner un autre exemple, comme ça, ça vous fait prendre conscience de ce que j'essaie de vous transmettre. Ce n'est pas évident de parler de ce sujet-là parce que ça pourrait laisser, ça pourrait faire croire que je dis couper les ponts avec les gens qui vous freinent.
Ce n'est pas du tout ça. Ce n'est pas du tout ça. Ce n'est pas du tout ça. L'exemple que je voulais vous partager, c'est j'ai vécu le processus de quelqu'un qui est devenu ingénieur parce qu'il ne savait pas trop quoi faire de sa vie. devenir ingénieur un peu par la force des choses. Je n'aimais pas particulièrement ce métier. J'étais doué, je faisais bien mon travail mais je n'y trouvais pas de sens, je n'étais pas vraiment heureux et j'avais un grand vide. j'ai vécu cette émancipation, j'ai vécu cette liberté, je la vis tous les jours aujourd'hui. Je suis tellement plus heureux aujourd'hui en étant coach d'écrivain. Même si c'est plus dur, j'ai moins de sécurité mais je suis tellement plus heureux. Et bien, de vivre ça et d'avoir partagé avec d'autres amis ingénieurs ce vide, ce manque de sang, cet ennui, ça me donne envie de les secouer et de leur dire bordel de Dieu, quitte ton taf et fais comme moi, trouve un truc qui te plaît, essaie, échoue, itère, réessaie et puis advienne que pourra, la vida loca, tout ça, tout ça.
Et bien, en fait, vous savez à quel moment j'ai faux dans mon partage ? C'est quand je dis j'aimerais qu'ils fassent comme moi. Je projette ma réalité sur la leur. Et ça, c'est pas la démarche d'un ami quelque part. Et donc, j'ai arrêté de le faire. Et je m'emporte beaucoup mieux. Et donc, l'effet induit, c'est que, bon, effectivement, quand j'ai besoin de parler d'entrepreneuriat, de comment construire mon business, d'écriture, etc., c'est pas à ces amis-là que je vais raconter tout ça. Mais ils ok. Par contre, quand j'ai besoin de simplement de rire, d'être avec eux, de nous rappeler nos bons souvenirs, d'en vivre de nouveau, sans pression, sans rien, évidemment, c'est toujours un immense plaisir de faire partie de ce groupe. Et je pense que ça, c'est extrêmement précieux. Voilà. Et, ouais, parfois, c'est un petit peu délicat, effectivement, de se rendre compte qu'on se sent un petit peu différent en se transformant et en mettant des mots sur qui on devient.
Tes choix sont bons parce que ce sont les tiens
On aimerait bien que tout le monde nous suive, mais vous pouvez pas forcer les gens à prendre un chemin de vie qui n'est pas leur. Et sachez que il y a quelque chose que, d'ailleurs, qui vient, je crois, d'une chanson de Laylo qui dit quelque chose comme le choix que tu fais, c'est forcément le bon choix parce que c'est le tien. C'est vrai, en fait, c'est vrai. Les choix ne sont bons ou mauvais qu'au regard de la personne qui les prend ou qui les juge. Voilà. Et donc, pour reprendre cet exemple-là, si je me mets à faire du sport et que je vais beaucoup mieux et que je dis à quelqu'un « fais du sport, tu iras beaucoup mieux », qu'il ne le fasse pas peut paraître pour moi être un mauvais choix, mais sauf qu'en fait, je ne suis pas dans la vie de la personne qui prend ce choix-là. Et si elle prend ce choix-là, c'est que c'est celui qui est juste au moment où elle le prend.
Et c'est ça qui est important. Voilà. Donc, le sujet derrière tout ça, c'est quand ça rejoint cette question de oser vous entourer de gens qui vivent la même chose que vous. Oser écouter des gens qui vivent la même chose que vous. le podcast est aussi là pour ça. Parce que je sais que ce n'est pas forcément facile de parler d'écriture, d'oser partager autour de l'écriture, mais j'aime à croire et ouais, j'aime à croire et en fait, je suis convaincu que c'est vrai que ce podcast où je ne parle que d'écriture, de mindset d'écriture, de tout ce que me renvoie la vie autour de l'écriture, vous permet d'avoir un petit quelque part un cocon et un groupe qui comprend ce que vous pouvez traverser. Je dis un groupe parce qu'il y a moi mais il y a tous les gens qui écoutent et c'est ça qui est trop cool. C'est magnifique.
Et donc, pour revenir au sujet d'origine qui était ce sentiment quand on écrit et quand on se transforme de parfois se sentir déconnecté, écoutez, ça veut dire une seule chose en réalité, c'est que vous avez changé et que c'est trop bien et bravo pour ça. Voilà. Et c'est peut-être la seule leçon que vous pouvez en tirer. Et vous savez, là, on regarde les gens qui parfois ne comprennent pas votre changement ou ont du mal à vous en parler mais vous savez, vous en aurez aussi qui comprennent tout à fait ce changement même si pour eux c'est imbitable. Je pense à certaines personnes de mon entourage qui sont à fond derrière tout ce que je fais alors que l'écriture pour eux c'est pas c'est pas c'est pas leur plan tu vois, ça leur parle pas ni l'entrepreneuriat. Et quand vous tombez sur quelqu'un comme ça chérissez-le. C'est important. Toujours les autres. C'est toujours c'est extrêmement précieux.
France-Espagne et le but de Mbappé à la 90+8
Magnifique. Voilà. Bon bah écoutez pour ce que je vous propose c'est que pour les fans de foot je vous fasse ma petite prédiction. Alors petit détail on parlait d'intuition tout est lié tout est lié évidemment je c'est la France qui va gagner la coupe du monde c'est évidemment mon ma take évidemment en toute objectivité bien sûr je subis aussi la culture de l'instant présent donc j'ai vu le dernier match de l'équipe de France j'ai vu le match d'Olizet je me dis ce joueur est un génie c'est exceptionnel il est de plus en plus exceptionnel au fur et à mesure que je le vois alors je précise j'ai regardé beaucoup de foot dans mon enfance dans la période 2016 2018 jusqu'à 2022 et depuis que je suis pleinement dans le coaching et l'écriture sincèrement j'ai plus le temps je n'aime plus trop prendre le temps de regarder des matchs de foot à part la coupe du monde vous savez pas comme j'ai envie de me mettre les grands Ouzbékistan République démocratique du Congo de 4h du matin dans les veines cela étant dit je suis un footix voilà voilà mon avis foot n'est que celui d'un mec qui aime bien ça de temps en temps l'écriture est devenue tellement importante la congruence que je porte est tellement importante que je préfère me focus sur ça que sur regarder un match de foot et il y a une autre raison c'est qu'aussi souvent les matchs de foot c'est tard et moi je me lève tôt et à 22h30 mon cerveau est éteint il est éteint alors là autant vous dire qu'il y a plus de chances que j'arrive à me réveiller pour voir le match de 4h du mat que je reste éveillé pour aller le voir bref donc je suis soumis à la culture de l'instant présent donc je n'ai aucun recul évidemment donc ma take c'est qu'évidemment la France gagne par contre en vrai de vrai en vrai de vrai on n'est pas un pec un pec en défense donc je pense qu'on va prendre au moins un but dans tous les matchs de la coupe du monde on aura donc zéro clean sheet à la fin c'est très précis comme prédiction à la fin dernier carré donc demi-finale il ne reste que 4 équipes on sera l'équipe qui a pris le plus de buts mais on sera aussi la meilleure attaque mais pas la meilleure attaque d'un peu on sera la meilleure attaque et on aura mis deux fois plus de buts que la deuxième meilleure attaque autre détail important Olizé va battre écoutez-moi bien Olizé va battre le record de Juste Fontaine il va mettre 14 buts très exactement voilà autre chose avec les tirages comme ça je pressens je pressens une finale France-Portugal avec le Portugal qui avant sort l'Argentine voilà j'avoue avoir une petite préférence pour Cristiano Ronaldo par rapport à Messi aïe aïe aïe je vais me faire des ennemis et nous de notre côté de l'arbre il y a un match dont je suis à peu près certain c'est qu'on va prendre l'Espagne et qu'on va les battre mais avec une particularité on va gagner 5-4 dans le temps réglementaire c'est Mbappé qui mettra le cinquième but à la 90-8 très exactement et on sera mené 3-0 à la mi-temps voilà je drop le mic c'est ma prédiction coupe du monde évidemment elle a autant de chance de se réaliser que toutes les autres mais ça me fait rigoler de la déposer comme ça je sais pas pourquoi voilà justement je parlais d'intuition avant ça m'est tombé comme ça en courant je me suis dit ah ouais je pense que c'est ça qui va se passer voilà écoutez petite intuition comme ça moi ça me fait rire ça me permet aussi de kiffer un peu la coupe du monde et puis à la fin le meilleur gagne il y aura forcément de belles histoires à raconter c'est aussi la beauté du sport quelque part je pour faire une parenthèse et pour finir sur ça peut-être je vois le sport en fait comme l'écriture à savoir que c'est une c'est une manière de trouver la vie belle évidemment le monde dans lequel on vit est complexe je dirais ça simplement par contre on a plein de moyens de le rendre meilleur à notre échelle et pour finir sur cette douce note et vous renvoyer à l'épisode où je dis que écrire change le monde et bah si toi qui m'écoutes je me mets à tutoyer si toi qui m'écoutes tu aimes l'écriture tu aimes écrire bah ose écrire et en plus de ça en mettant ces paillettes dans ta vie en te connectant à cet amour que t'as en accomplissant ce rêve là et bah je suis convaincu que tu permettras de rendre le monde meilleur parce que ton livre touchera quelqu'un sauvera quelqu'un et ça sera magnifique et je vais encore finir sur cette citation de Wajdi parce que je pense qu'il est de bon ton de se la répéter souvent on ne sait jamais qui on sauve en écrivant comme on ne sait pas qui nous a sauvés parce qu'il écrivit voilà je vous fais des bisous c'était Ibéléon à très vite j'ai failli oublier le clin d'oeil merci merci d'être là épisode après épisode si ce podcast t'inspire t'aide ou te met du baume au coeur t'abonner mettre 5 étoiles et le partager c'est le meilleur moyen de m'aider à toucher le plus de gens qui ont un livre en eux parce qu'après tout plus il y a de livres écrits et mieux le monde se porte à très vite ose écrire