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Pochette de l'épisode 126 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 126SOLO12 JUILLET 202651 MIN

Comment se faire frapper par la foudre pour écrire le livre de nos rêves

Clarté · Identitéinspirationaction
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FACE A — LES 17 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

La foudre ne frappe jamais ceux qui restent à l'intérieur.

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

Dans l'épisode 126 d'Ose Écrire, je pars d'une phrase de Zed Yun Pavarotti qui m'a percuté : « un miracle, c'est coup de foudre ». On nous répète que la chance se provoque, sur un ton de développement personnel bien rodé, sans jamais creuser ce que ça veut dire concrètement.

Alors creusons. Si ton miracle, c'est d'avoir écrit ton livre, la vraie question devient : qu'est-ce que tu mets en place pour être frappé-e ? Grimper sur la colline la plus haute, s'habiller de métal, tendre sa perche vers le ciel un soir d'orage. Traduction pour ton livre : clarifier tes intentions, itérer sur ton rythme jusqu'à trouver le tien, et regarder en face l'auteur-e que tu t'autorises à devenir.

Le reste de l'épisode déroule en mode vacances : Poupie et ses heures qui deviennent des secondes, le triptyque désir visible, besoin caché et mensonge, Voltaire qui se prend pour Icare devant ma lampe, et même Chipeur de Dora l'exploratrice qui cherche son identité au mauvais endroit.

Soyons un peu fous. C'est peut-être ça, les miracles.

🎙️ Épisode 126 disponible partout où tu écoutes tes podcasts.

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE — CLIQUE UN SLIDE POUR L'AGRANDIR

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Tu cherches un passage précis ? La table d'écoute passe les transcripts de tous les épisodes au peigne fin.

Introduction en mode vacances

Hello, c'est Ybelion, en mode vacances, en mode été, et aujourd'hui c'est un peu ce qu'on va faire. On va faire des révisions avant les grandes vacances d'été, même si le podcast continuera tous les dimanches de cet été, évidemment. Et au milieu de ces révisions, et parce que vous me connaissez, vous aurez plein de digressions, notamment de Pokémon, notamment de musique, où je parle de Poupie ou de Zed Yun Pavarotti, et de tellement d'autres choses que j'ai déjà oublié. Je vous souhaite une très bonne écoute, et je vous dis à très vite. Moi c'est Sam, Ybelion de mon nom de plume. Je suis écrivain, coach ICF, et j'ai créé Ose Écrire, un accompagnement pour celles et ceux qui veulent enfin accomplir leur rêve d'écrire un livre. Ce podcast a la même intention, c'est ton rendez-vous, inspiration, discipline, et passage à l'action. Et si ça te parle, abonne-toi, mets 5 étoiles, et partage autour de toi, parce que plus il y a de gens qui osent, plus d'autres oseront à leur tour. Allez, c'est parti, et bonne écoute !

Coucou les amis, bienvenue dans ce nouvel épisode d'Ose Écrire, en mode vacances ! Bah oui, parce que les grandes vacances ont commencé, les vacances d'été aussi, le soleil est là, la chaleur aussi, la plage, les fêtes peut-être aussi, sous une ambiance de coupe du monde slash tour de France, bref, de quoi s'occuper, et aussi un peu de temps pour écrire, bien évidemment. Je suis ravi de vous retrouver aujourd'hui. Je pourrais vous dire que Ose Écrire va prendre des vacances, et que vous n'aurez pas d'épisode les deux prochains mois, ce serait vous mentir, vous aurez un épisode tous les dimanches, comme d'habitude, tant que j'aimerais partager autour de l'écriture, j'aurais des choses à dire. Aujourd'hui, j'en ai évidemment à dire, mais dans un ton peut-être beaucoup plus estival, jovial, rigolo. J'ai moins de sujets très sérieux en tête, parce que justement j'en ai beaucoup dans la vie à côté en ce moment, dans le boulot, dans le perso, et quelque part, je n'ai pas envie d'amener tout ça dans ce podcast, et j'ai plutôt envie d'avoir une vibe vacances.

Voilà. Donc je ne sais pas d'où vous m'écoutez, peut-être de la plage, peut-être de votre lit avec un ventilo, parce qu'il fait méga chaud, je ne sais pas. Mais je suis très content que vous me retrouviez aujourd'hui, et m'est avis que, voilà, comme d'habitude, peut-être ce que vous allez entendre aujourd'hui, vous aviez besoin de l'entendre exactement aujourd'hui, et j'adore ça.

La bêtise de Voltaire, cet Icare du dimanche

Je vais commencer par vous faire un petit partage de mon toutou Voltaire, là, parce que, alors vous ne le voyez peut-être pas, mais du coup j'ai installé une lumière là, juste en bas, et cet idiot, commence pas, non ça va, il va se coucher dans le coin qu'il aime bien là-bas, mais cet idiot se mettait la tête devant la lumière, et t'es là, mais Voltaire, je ne suis pas médecin, je ne suis pas vétérinaire, mais je suis presque sûr que ce n'est pas bon pour toi de te rapprocher tant d'un soleil artificiel. Voilà. Ne soyons pas des Icare, quelque part. Et Voltaire encore moins, ce petit toutou d'amour. Bref, voilà la petite bêtise de Voltaire en introduction. Sinon, dans les nouvelles, écoutez, ça fait combien de temps que je dis que je vais terminer mon premier jet ? J'avais dit fin juin, j'avais promis à Cynthia fin juin, elle a terminé fin juin, elle d'ailleurs.

Moi, j'avoue que j'ai eu une épiphanie de malade, ce que je disais dans le bilan de la semaine dernière là, j'ai eu une épiphanie de malade sur ce texte-là, et du coup, qui a rallongé pas mal quand même ce que je voulais y raconter. Donc, je prends un peu de délai. Voilà. Et c'est, vous voyez, vous faites le lien avec, je dis toujours que l'important, dans se fixer une date, c'est pas tellement de savoir si on va l'atteindre ou pas, mais plus d'ancrer dans la réalité son rythme et son identité d'auteur, avec nos intentions clarifiées, évidemment, on en revient toujours aux trois piliers. Et c'est ça qui va nous permettre d'atteindre l'objectif. Après qu'on l'atteigne fin juin, début juillet, mi-juillet, je triche un peu, c'est pas grave, l'important, c'est que ça soit fait. Et le plus important derrière tout ça, c'est plutôt comment je me sens. Est-ce qu'il y a une frustration ? Et la vérité, c'est que, je vais pas vous mentir, j'ai zéro frustration en ce moment.

J'écris exactement ce que je dois écrire par jour, je suis content, je me vois avancer. Tous les jours, dans ma petite application, je me rajoute mes quelques mots et je vois, ok, constance depuis, attendez, je peux vous le dire en direct. Attendez, il faut que j'attrape la souris.

Je peux vous le dire en direct. Voilà, là, ça fait 84. Tac, c'est tout bon, je me réinstalle. Ça fait 84 jours de continuité. Je suis extrêmement content. Il va être plus long que ce que je pensais, mais c'est la vie. Et voilà, je disais, il n'y a aucune frustration. Et je me faisais la réflexion la dernière fois, je me disais, putain merde, mais j'aimerais bien le finir maintenant, parce que, et tout de suite après, voilà, il y a des pensées parasites qui sont, ok, mais j'aimerais bien qu'il soit disponible à Noël. Donc, ça veut dire qu'il faut un peu de marge avec Inès, avec la correctrice. Et donc, hop, ça veut dire que bêta lecteur, il faut que ça soit fin de l'été. Et donc, et donc, et donc. Et à la fin, je fais mon rétro-planning. Et effectivement, ça serait mieux que le premier jet soit terminé là. Mais, en fait, derrière tout ça, il y a, ok, sauf que ce livre, je l'écris pour moi.

« Arrête d'attendre ton miracle »

Raccourcis, méthodes miracles et le marathon de l'écriture

J'ai envie qu'il existe. L'objectif, c'est pas de me tuer à la tâche. Bon, bah, s'il existe en février 2027 et pas en décembre 2026, bah écoutez, grand bien lui fasse à ce livre, il existera à la fin et c'est franchement le principal. Donc voilà, absolument zéro frustration. Mon rythme fonctionne tellement bien que c'est incroyable, je suis trop content. Et ça renforce encore plus ma croyance et mon envie d'amener les auteurs vers leur propre rythme. Je pense que je me battrais du coup encore très longtemps contre les méthodes miracles et les recettes secrètes ou les raccourcis. Peut-être plutôt les raccourcis sont encore pires parce qu'une méthode, elle peut être présentée comme ça, elle est à prendre, elle est pas à prendre, ça dépend beaucoup de la personne, comme je dis toujours, mais ça marchera peut-être sur certains profils. Les raccourcis, bah, il n'y a pas de raccourcis dans la vie. Écrire un livre, c'est à la sueur de son front et avec son propre sang et sa propre énergie.

Il n'y a pas de raccourcis. Il n'existe pas de méthode pour claquer des doigts et avoir écrit un livre en deux semaines. Ou alors, on peut utiliser l'IA. Ok, il faut être ok avec le fait qu'on ne vit pas le processus de transformation. Qu'est-ce qui est le plus important ? Qu'est-ce qu'on va chercher dans ce livre-là ? Le fait juste qu'il existe ou le fait qu'on l'ait écrit et qu'il existe parce qu'on l'ait écrit et qu'on ait parcouru ce chemin qui nous fait vivre quelque chose qu'on n'aurait jamais vécu autrement qu'en l'écrivant de manière pleine et entière ? Je rebondis toujours sur cet exercice parce que, enfin, sur cet exemple, pardon, mais c'est le marathon, c'est pareil. La voiture existe, l'avion existe, le vélo existe, la trottinette existe. Il n'a jamais été aussi cool et aussi intéressant de courir un marathon qu'aujourd'hui parce qu'on décide de s'ancrer dans un processus pour faire quelque chose de très personnel qui dépasse largement le cadre dans lequel il naît.

L'écriture, c'est des exemples de transformation personnelle par l'écriture. Je commence à en avoir pas mal et c'est vraiment impressionnant. Et à chaque fois, je le répète, mais le plus fou, c'est qu'en fait, on ne sait jamais laquelle ça va être. C'est dingue et c'est fou. Voilà. Et donc, toute cette digression pour dire, voilà, j'ai eu une épiphanie sur mon tome 3 et vous savez à cause de quoi, je ne sais pas si je l'ai raconté, mais à cause des mathématiques, j'ai repensé à la discontinuité des courbes en mathématiques. Et j'ai eu un flashback d'un pote de prépa qui, bourré, quand on se retrouve, nous refait des démonstrations de maths, je ne sais pas comment il s'en rappelle, mais voilà. Et donc, j'ai repensé à ça et voilà, j'ai eu cette épiphanie sur la discontinuité et pouf, c'est incroyable et du coup, ça déroule et ça grignote un peu le planning. Mais pas de frustration, donc c'est ok quelque part.

Ose Écrire devient une EURL

Voilà. Sinon, quelle autre nouvelle ? Comme je l'ai dit, je suis une EURL. Ouh là là, c'est compliqué. On est en vacances et pourtant, j'allais parler d'un truc très business. Je suis devenu une EURL, donc une vraie entreprise au sens légal peut-être du terme et c'est particulier, c'est particulier, c'est à la fois stressant parce que je ne connais pas et en même temps, absolument crucial et nécessaire pour continuer à aller dans la vision que j'ai qui est d'aider le plus de gens possible à écrire leur livre, à réaliser ce rêve-là parce que, comme je le disais avant, je suis convaincu qu'accomplir ce rêve-là déroule sur quelque chose d'autre et est transcontextuel après et c'est magnifique et ça change véritablement la vie. C'est ça que j'ai envie d'accomplir le plus, en fait. Donc, c'est une belle, un beau cran, une belle étape mais voilà, qui demande du travail et beaucoup de trucs administratifs et ce n'est pas forcément le plus fun, d'autant que je reste quand même un créatif avec un esprit parfois un petit peu fourre-tout et même si j'ai la rationalité de l'ingénieur qui est bien là derrière et qui rattrape le coup, il y a des moments où je n'ai pas envie de devoir suivre tout ça, j'ai envie que tout soit simple quelque part.

Regarder les Pokémon avec des lunettes d'écrivain

Mais, si je reste bloqué sur OK, mais je préférerais que tout soit simple, je ne ferais rien en fait et du coup, rien serait simple parce que je ne ferais rien. Voilà. Donc, je suis très content de cette étape-là. Voilà, l'écriture est en cours, les coachings se passent bien toujours, c'est toujours hyper appréciable de faire cette petite section fierté des coachers dans les bilans. Voilà, chacun traverse ce qu'il a à traverser, c'est ça le principal. Je suis là pour accueillir, réconforter, accompagner et aussi bien évidemment challenger parce que les gens travaillent avec moi non pas pour entendre ce qu'ils ont envie d'entendre mais pour entendre ce qu'ils ont besoin d'entendre même s'ils ne le savent pas tout à fait. Et c'est marrant, je fais le parallèle avec... Hier, j'ai enregistré une vidéo un peu plus fun. Voilà, vous allez la voir sortir dans pas très longtemps où c'est... Globalement, je prends mon amour de jeunesse que sont les Pokémon.

Vous devez avoir un carapuce dessiné d'ailleurs derrière là. Et voilà, avec mon regard d'écrivain maintenant, je vais tirer les leçons de ce que je vois dans les personnages, dans ce qu'ils ont d'archétypal, dans ce qu'ils dégagent. Et ça me fait... Ça me fait kiffer en fait, c'est trop cool. C'est vraiment un mode vacances pour moi ça. Je prends un truc que j'adore et je le regarde avec des lunettes d'écrivain. Qu'est-ce que ça m'apprend sur l'écriture et le processus d'écriture ? Et voilà. Et donc j'ai fait Bulbizarre, Salamèche et Carapuce. C'est trop cool. C'est... Et ouais, c'est trop trop cool. Et dans une de ces vidéos, voilà, je vous fais le partage pour faire le lien avec ce que je dis du challenge des gens que j'accompagne. Ça vous donnera aussi, vous, une idée, voilà, au-delà du fait d'être accompagné ça donne aussi une idée de, à mon avis, quels sont les angles morts qu'on a quand on reste tout seul.

Désir visible, besoin caché et le mensonge qui les relie

Il y a un grand principe en écriture, je crois que ça vient de Creating Character Arcs de K.M. Weiland ou quelque chose comme ça. J'ai le livre dans le fond là mais je ne me rappelle plus le nom, ce n'est pas très grave. Voilà, vous irez voir si ça vous intéresse. Qui est cette triptyque d'un personnage, son besoin affiché, enfin en tout cas son, plutôt je vais utiliser l'autre mot, son désir, visible, son besoin caché et le mensonge qui relie les deux. Et tout le processus d'évolution d'un personnage est de se rendre compte que son besoin visible, en fait, son désir visible en fait est caché par un mensonge et de petit à petit comprendre que c'est un mensonge et de réaliser que le désir, enfin le besoin caché était la réelle chose après laquelle il courait. Il y a énormément d'exemples, voilà, je ne sais pas, celui qui me marque à chaque fois parce qu'il est cité dans le livre aussi, c'est l'exemple de Toy Story avec Woody qui comprend qu'en fait, ce n'est pas être le seul jouet aimé qui veut, mais c'est toujours avoir cette ambiance avec les jouets et avec Andy.

Bon voilà, c'est un exemple. C'est au début, pour ça qu'il déteste Buzz l'éclair, et puis qu'après ils deviennent potes. Voilà, il y a plein plein d'exemples comme ça. Et du coup, je faisais ce parallèle hier, et là ça me marque dans le lien avec les écrivains. C'est-à-dire que on a ce désir visible d'écrire un livre, et on a ce besoin caché de s'autoriser à être qui on doit être pour l'écrire. Et tant qu'on ne va pas regarder ce besoin caché et le mensonge qu'on se raconte, et bien, on n'atteint jamais, en plus, le désir visible. En écriture, c'est encore plus pernicieux parce que le désir visible est vraiment ce qu'on veut obtenir, et c'est ce que je souhaite à tous les futurs écrivains ou tous les écrivains d'obtenir. Mais tant qu'on ne va pas regarder ce besoin caché qu'on a avec l'écriture, qui j'ai envie d'être, qui j'ai envie d'incarner, de quoi j'ai besoin, qu'est-ce que j'ai envie de m'autoriser, etc.

Avec derrière, évidemment, toutes les croyances, les injonctions, les systèmes de valeurs, etc. Vous commencez à me connaître quand je déroule sur ça. Et tant qu'on ne va pas creuser là-bas, quelque part, on ne s'autorise pas pleinement d'aller toucher le désir visible parce que derrière, on a le filtre de ce mensonge, ce qu'on se raconte. Je vous donne un exemple, ça peut être, mais qui suis-je pour écrire un livre, moi, ancien ingénieur en sûreté nucléaire. Bon, voilà, c'est de détricoter ce mensonge-là qui m'a permis d'atteindre ce désir visible en reconnaissant le besoin caché que j'ai, que j'avais un enjeu de légitimité et que j'avais besoin de développer cette légitimité et de comprendre d'où ça venait, ce manque de légitimité, de confiance en moi, de peur du regard des autres, du jugement, etc. Voilà. Donc, très beau petit parallèle qui m'est venu là quand je disais, ok, moi, ce que je cherche dans ma posture, c'est de dire ce que les gens ont besoin d'entendre et pas de ce qu'ils ont envie d'entendre.

Cela étant dit, je disais un épisode un peu plus funky, fun, je vais quand même remercier un commentaire de Raphaël que j'ai trouvé très pertinent. Alors, j'ai partagé un réel sur le fait que dans mon livre, il y avait quelqu'un, le héros était sauvé par quelqu'un qu'il percevait comme un ennemi. Et donc, il y avait vraiment cette dissonance de valeur en se disant merde, quelqu'un que je suis censé détester me sauve la vie. Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Et si on m'avait menti ? Vous voyez, ce moment-là, c'est le point de bascule et c'est le point de bascule de Baltem, le héros dont je parle, au moment où il se rend compte qu'en fait, il vit avec un mensonge et que ce mensonge-là l'empêche de véritablement aller toucher le besoin caché et il reste dans ce désir visible qui est d'écraser l'autre, d'écraser celui qui est différent. Et ce filtre-là commence à fissurer ce mensonge.

Et je fais évidemment le parallèle dans ce partage-là avec l'écriture et avec le c'est très souvent quand le héros commence à être fissuré dans son mensonge que l'auteur lui-même commence à être fissuré dans le sien. C'est toujours le fameux miroir qu'il y a entre le personnage et l'écrivain, c'est toujours les fameux enjeux du personnage qui sont les enjeux de l'écrivain et c'est toujours ce truc de, ok, quand on est bloqué en écriture, très souvent, on se rend compte que, ok, le personnage et le chapitre sur lequel on est bloqué, et bah, il y a beaucoup de similitudes avec ce qu'on traverse soi-même. Voilà, donc c'est tout le partage que je faisais dans ce petit réel Instagram et Raphaël m'a dit je dirais que l'écriture m'a appris à faire davantage confiance à ma vision. Avant, je remettais tout en question en permanence. Alors, il précise maintenant aussi parce qu'évidemment, c'est un travail de longue haleine de détricoter des croyances ou des injonctions qu'on peut avoir.

Mais, donc il dit maintenant aussi un peu : « mais je suis beaucoup plus capable d'aller au bout d'une idée, même si elle sort des sentiers battus. Elle m'a aussi appris la patience : construire un univers sur plusieurs tomes, ça change forcément la façon de voir les choses. » Et c'est génial. Je suis très content, en plus, d'avoir un retour de Raphaël, ou de Lucas, voilà, le nom et le nom de plume. Je l'avais reçu dans l'épisode, je crois que c'est l'épisode 42. Ça me fait toujours rigoler, parce que 42, réponse universelle. Voilà, l'épisode avec Raphaël, où on avait aussi beaucoup parlé, justement, de, de cette clarté d'identité dont je parle très souvent. Et donc ça me fait très plaisir d'avoir des nouvelles de Raphaël. Et j'aime beaucoup, voilà, confiance en sa vision. Tu vois, le livre permet ça aussi, c'est-à-dire de vraiment trouver sa place. Tu vois, de, ok, qui j'ai envie de devenir, et à qui j'ai envie de faire confiance ? Tu vois, quelle est la personne en qui j'ai envie d'avoir confiance ?

J'entends soi-même, tu vois, quelle personne j'ai envie de développer, c'est cette personne-là à qui j'ai envie de faire confiance ? Voilà. Et puis, voilà, la patience, effectivement, l'écriture invite à la patience pour un milliard de raisons que j'ai déjà pu évoquer dans ce podcast-là. Là, les exemples en mode popcorn qui me viennent, ça peut être ce côté instantanéité du résultat, impact immédiat, ça peut être la patience sur accepter le processus pour développer sa confiance, accepter le processus pour développer sa légitimité, pour s'autoriser à être auteur, etc., etc., ça peut être plein de choses. Et il y a quelque chose de très intéressant, il amène aussi cet aspect de construction d'univers sur plusieurs tomes et donc de patience dans, ok, quels sont les éléments de mon univers que je vais utiliser au fil des tomes ? Parce que ça, c'est toujours le piège très classique, on retombe dessus encore une fois, mais vous voyez là, quelque part, cet épisode d'aujourd'hui, il fait très révision pré-vacances, tu vois, là c'est comme il va y avoir le carnet d'été, oh, attendez, j'ai une idée, on va peut-être faire ça après dans les épisodes qui suivent, ça serait marrant.

Donc un peu un résumé de tout. Et donc, voilà, il y a cette histoire de patience. J'ai perdu le fil ou pas ? Je parlais de la patience, je parlais de la patience sur beaucoup de sujets en écriture et après, ça m'a échappé. Bon, j'ai peut-être pas fini ma phrase, vous m'en excuserez.

Bref, la patience dans le processus, dans le fait qu'on est capable de changer. Et ça relie, tu vois, avec la confiance qui l'amène, c'est que avoir confiance dans notre patience à vivre le processus. Si on attend... Et ça rejoint cette idée de raccourci ou de recette miracle : même si je vous donnais, là, comme ça, en claquant des doigts, vous aviez votre livre terminé. Ouah, si vous saviez tout le chemin qui resterait à parcourir quand même ! Ça ne changerait rien, en fait, qu'il soit terminé comme ça, sans le fait de l'écrire. Voilà.

Ok, donc, trop content de ce petit commentaire dont je voulais vous parler. Et maintenant, en mode un peu vacances, alors, je pourrais parler de Pokémon, mais du coup, j'ai fait des vidéos dédiées, donc, je vais essayer de garder les Pokémon pour là-bas, même si, oh putain, comment vous ne savez pas comment je meurs d'envie de parler de ces choses qui me régalent quelque part, qui me régalent. C'est quoi votre Pokémon préféré, d'ailleurs ? Est-ce que vous jouez toujours à Pokémon ? Moi, j'ai une grande nostalgie, j'ai une très très grande nostalgie, je disais que Yu-Gi-Oh! m'avait beaucoup apporté de manière créative, mais alors Pokémon, oh là là, oh là là, mais Pokémon, quoi. C'est un truc de dingo, c'est pour le coup vraiment ma génération.

La poésie, ce mystère qui laisse la place au lecteur

Mais putain, c'est fou. C'est fou, il y a tellement de choses. C'est en plus très croisé d'inspiration, Pokémon, ça représente bien ça, tu vois, ça brasse partout. Et puis en même temps, à l'inverse de Yu-Gi-Oh!, il y a une réelle unité visuelle dans tout ce qui est produit, très grande cohérence. Et puis il y a cet aspect stratégique dans Pokémon : quand t'es un enfant, voilà, tu le sais à moitié, mais quand tu deviens adulte, en plus, tu peux vraiment y passer beaucoup de temps. Bref, désolé pour le baillement. Et je voulais vous parler de... Je vais garder Pokémon pour une prochaine fois, voilà, vous me partagerez votre Pokémon préféré, je continuerai à dérouler tout ce que m'ont appris les Pokémon sur l'écriture. Mais en story, la semaine dernière, je racontais l'épisode que j'avais enregistré avec Juliette, où on parlait de poésie, et je disais que j'aimais beaucoup dans la poésie ce côté très mystérieux, ce côté...

Tu sais pas, en fait, ce que l'auteur veut vraiment dire, parce qu'il y a ce choix d'écrire avec peu de mots des idées très fortes. Je trouve ça génial, je trouve ça très parlant, je trouve que ça laisse énormément de place au lecteur, et en vérité, même à l'écrivain. Parce que quand tu écris une phrase de poésie, quand tu la relis des années après, elle peut te frapper pas tout à fait de la même manière, et c'est très très intéressant. Je trouve que le contexte dans lequel on écrit est d'autant plus important quand on parle de poésie, parce qu'il imprime beaucoup de ce qu'on y met inconsciemment. Dans la poésie, il y a ce côté, l'inconscient et le contexte jouent encore plus. Parce que comme on utilise peu de mots, comme on peut en changer certains pour la musicalité, pour la rime, pour la structure, etc., volontairement, notre message est empreint d'une réalité à peine différente. Et tous les choix qu'on pense logiques ou rationnels parce qu'il faut que ça rime, parce que, parce que, quelque part, moi j'aime bien les voir comme des expressions de notre inconscient, et donc comme des petits indices qu'on laisse au lecteur, à notre nous d'après, aussi, pour comprendre véritablement ce qu'on a voulu laisser, peut-être, et aussi, quelque part, ce que le lecteur en reçoit. Parce que c'est ça qui est magique avec la poésie, en fait : c'est que tu peux lire un texte, ne pas être touché, le lire dix ans après et prendre une giga claque. C'est génial. Et donc, tout ça pour dire que, on fait ce partage autour de la poésie, ça m'évoque ce mystère, et en fait, ça m'évoque tout de suite les albums de musique que moi j'écoute tout le temps. Il n'y en a pas beaucoup, et en fait, il y en a trois, c'est ceux que je partageais en story, justement. Et j'ai remarqué que la similitude, les similarités qu'il y a entre ces trois albums, c'est que c'est des albums où je peux récupérer des phrases comme ça, les sortir de leur contexte et en faire une interprétation que j'ai envie, un truc qui me parle au jour d'aujourd'hui. Je peux les sortir du contexte et les utiliser comme si c'était des petits aphorismes de philosophie. Tu vois, c'est comme si c'était Nietzsche, quelque part, qui avait écrit ces petits morceaux, il avait fait du rap après, et paf, des années après, tu aurais pu extraire une petite partie et en faire une espèce d'analyse de prof de philo, quoi.

Et donc, les trois albums, c'est Blackbird de BB Jacques, Enfant Roi de Poupie et Beauseigne de Zed Yun Pavarotti. Et je crois que là, j'ai envie juste de prendre un peu au hasard une musique. Alors, BB Jacques, j'en ai déjà beaucoup parlé en vérité. Il y a beaucoup de ces phrases que je redis ou réutilise comme ça. Comme je disais, il est même, dans ma story, j'entends pas dans cet épisode-là que vous me preniez pas pour un fou qui s'entend parler dans sa tête.

BB Jacques est même, je le cite en bas de page de mon deuxième livre parce qu'il y avait vraiment une phrase qui m'avait très marqué que j'avais détourné pour que ça colle au contexte et à ce que je voulais véhiculer. Mais c'était tellement transparent que je m'étais dit à autant rendre à César ce qui appartient à César. Je sais pas, j'aime bien, je sais pas pourquoi, peut-être, vous me direz ce que vous en pensez, mais j'ai l'impression que parfois les gens sont un peu frileux à dire ce qui les a inspirés. Mais moi, je trouve ça trop cool. Je suis hyper fier de pouvoir dire que dans les inspirations de cette première trilogie, il y a à la fois les gens que j'ai rencontrés qui ont mis cette histoire sur mon chemin, il y a BB Jacques, là, par rapport à certaines phrases qu'il a pu prononcer dans sa musique, il y a Harry Potter, évidemment, parce qu'on parle d'une école de magie et je suis pas le premier, j'ai pas inventé l'école de magie.

Et d'ailleurs, c'est une question à laquelle j'ai toujours pas répondu. Est-ce que J.K. Rowling était la première à avoir inventé l'école de magie ? Je trouve ça génial. Si c'est le cas, c'est génial. Et si c'est pas le cas, c'est aussi génial. Bref, je trouve ça très cool de pouvoir pointer du doigt quelque part les inspirations qu'on a. Parce qu'à ce moment-là, on se rend compte qu'elles sont multiples et on se pose beaucoup moins la question de savoir si notre histoire existe déjà, si elle mérite d'être écrite et si on va pas nous accuser de plagiat. Bon, bah écoute, je pense pas que ça soit du plagiat parce que, regarde, j'ai été inspiré par ça, ça, ça, ça, ça, ça, et la liste est giga longue et plus tu déroules la liste, plus tu vois qu'elle est longue. C'est là qu'on retouche du doigt la fameuse unicité des auteurs. Voyez, on est vraiment dans cette logique de répéter les choses avant les vacances.

Bref, unicité des auteurs parce que les inspirations et donc cette musique, cette note de bas de page de BB Jacques, ce petit côté que peuvent avoir les gens parfois de pas dire qu'on a pu être inspiré par quelqu'un d'autre ou par quelque chose d'autre. Moi, au contraire, je veux même vous le dire : tous les gens que je rencontre, tous les auteurs que j'écoute et que j'interview sont des gens qui m'inspirent, parce qu'ils m'apprennent beaucoup de choses, parce que ça, en plus, confirme beaucoup d'idées que je peux avoir sur ma vision de l'écriture, ce que représente l'écriture. Quand j'entends, par exemple, Juliette dire qu'il y a un texte qu'elle a écrit que personne ne veut publier mais qu'elle n'en changerait pas un mot, et là, on touche à l'intention personnelle vraiment importante, on touche à l'unicité de l'auteur, on touche à vraiment ce qu'il est allé chercher en écrivant ce texte. Et tu vois, ça confirme ces valeurs que je porte de clarté d'identité, de clarté d'intention, etc.

Donc, voilà, et c'est trop cool, je trouve ça trop cool d'être inspiré, c'est trop bien, et d'ailleurs, quand on ouvre les yeux, on peut être inspiré par énormément de choses. Voltaire m'inspire énormément, là, couché dans son coin avec la langue qui pend, il m'inspire énormément, il est capable de se reposer, pas moi, en ce moment, donc ça veut dire beaucoup de choses, peut-être qu'en fait, c'est possible de se reposer. Vous voyez, je peux partir très loin, rien qu'en observant Voltaire et en étant inspiré. D'ailleurs, je n'ai pas oublié l'idée que je vous avais partagé de refaire des épisodes spéciales Voltaire, mais je ne vous en dis pas plus, clin d'œil, clin d'œil.

Poupie : « mes heures sont des secondes parce que je les vis »

Voilà, donc l'inspiration trop cool, la musique, etc. Et donc, je vais prendre une musique un peu au hasard. Donc je disais, BB Jacques, j'en ai déjà parlé. Poupie, j'en ai déjà parlé plusieurs fois, parce que il y a beaucoup de phrases, et notamment, « Et mes heures sont des secondes parce que je les vis. » Et cette phrase-là, même là, je l'ai dit, j'ai des frissons. « Et mes heures sont des secondes parce que je les vis. » C'est génial, c'est génial. Vous voyez le rapport au temps qui passe, le rapport au bon moment quelque part aussi. Il y a tellement à dire. Peut-être que je pourrais m'arrêter sur cette phrase-là, mais j'avais envie d'aller voir chez Zed Yun Pavarotti aussi. Mais attendez, je vais essayer de retrouver dans quelle chanson elle dit ça. Je ne sais pas si je serais capable de...

Il faudrait que je retrouve... « Et mes heures sont des secondes car je les vis. » « Et toutes mes heures sont des secondes car je les vis. » « Et toute ma vie, je rêvais d'un monde un peu moins vide. » « Je veux mon bonheur et si je me trompe, je ne veux pas qu'on me vise. » Putain, elle est exceptionnelle. « C'est vue sur la mer de Poupie, album Enfant Roi. » Cette chanson est magistrale. Je n'ai pas d'autre mot. Franchement, je rêverais de la rencontrer, Poupie, mais pour lui parler en fait de sa musique. Tu vois, ce que je fais avec les auteurs quand je les interview, je n'aime pas trop le mot d'interview d'ailleurs, je trouve ça plus discussion moi j'aime bien, j'aime à croire que c'est comme si on se mettait autour d'un café et qu'on discutait entre potes. Ce que je fais avec les auteurs, les écrivains, franchement, je rêverais de le faire avec des artistes comme ça, comme Poupie, ce serait exceptionnel.

D'ailleurs, vous savez qu'initialement, le podcast, je l'avais appelé « Chemin d'artiste et d'auteur » parce que j'avais déjà en tête cette transcontextualité des arts quelque part. Le fait est que moi, ce qui m'anime surtout, c'est l'écriture, l'acte d'écrire. Donc, j'ai mis « Oser écrire » au début et je l'appelle comme ça le podcast parce que c'est de ça dont je parle principalement. Mais, je suis sûr que ponctuellement dans ce podcast, j'aurais des musiciens, des peintres, et je pense que ça en dirait beaucoup et on en apprendrait énormément sur l'acte d'écrire. Donc, je me note ça dans un coin. Et j'ai quelques petites idées d'ailleurs de gens que j'aimerais bien avoir. Bref, et donc Poupie, je vais faire Poupie puis après je ferai une phrase de Zed Yun Pavarotti et après je vous laisse parce que là, ça fait déjà, je sais pas, 20 ou 30 minutes que je parle.

Et donc, elle dit donc « Et toutes mes heures sont des secondes car je les vis. » mais on se rend compte de cette dinguerie. Vous voyez à quel point le temps passe vite. Le temps passe vite quand on les vit. Et ce que je trouve génial, c'est qu'on pourrait se dire « Ah putain, mais merde, le temps passe vite. » Mais au contraire, ça veut dire que quand tu les vis pas, les heures ne sont pas des secondes, il y a une notion d'arrêt, tu vois, de stop. Et ça, c'est la mort, tu vois, où tu ne bouges plus. Le temps se fige quand tu ne vis pas. Je trouve ça génial, tu vois. Et elle est toute simple, cette phrase, mais elle m'évoque tellement de choses. Elle m'évoque aussi la liberté créatrice, le flot, le flot qui s'empare de nous quand on se rend compte qu'on est sur le bon chemin, le chemin qui nous anime.

Ça me fait toujours penser à cette phrase de « Ok, mais en fait, si tu te lèves le matin, et que tu n'as pas envie d'aller bosser, bon, ok, mais si ça t'arrive tous les jours de ta vie, il y a un truc, tu vois, qu'il faut changer. » Je crois que c'est Alexandre Astier aussi d'ailleurs qui le dit assez souvent. Il est très dév perso Alexandre Astier quand j'y pense son rapport à l'échec, au fait de tenter de faire des choses, etc. Mais bref.

Et quand je dis ça, tu vois, tout de suite, on pense au travail, au fait de « Ok, mais en fait, je n'ai pas envie d'aller au travail, donc voilà, ça veut dire qu'il faut que je change de travail et en vérité, je ne peux pas changer de travail, tout le monde ne peut pas se le permettre. » C'est vrai en fait, mais ce n'est pas ça que je veux dire. Quand je dis « Ok, si tous les jours quotidiennement, tu te lèves et que tu détestes ce que tu fais profondément ou que tu n'aimes pas, il y a quelque chose qui doit changer. » Je vous donne mon exemple personnel. Pendant très longtemps, j'ai eu ce sentiment-là. Je me levais le matin, j'allais à mon métier d'ingénieur, je savais que j'étais doué, mais j'avais un sentiment de vide tellement profond. Et puis un jour, alors ça, je vous parle de ça, c'est 2021, 2022.

Et puis là, l'écriture revient dans ma vie. Et là, le matin, je me lève et je me dis un peu en mode « Fake it until you make it » je me dis « Aujourd'hui, je suis content de me lever parce que je suis écrivain et parce que je vais pouvoir écrire et parce que je vais pouvoir faire du sport. » Et je me répétais ça. Et donc, j'allais dans mon travail d'ingénieur, mais je savais que dans la journée, j'allais m'autoriser un moment, un temps d'écriture et un temps de sport. Et ça, ça m'a fait tenir. Vraiment, ça m'a fait tenir. Ça m'a fait tenir. Et c'est petit à petit, tu vois, tous ces pas-là qui à un moment m'ont permis de passer le pas et de changer de métier. Mais c'est arrivé bien après. J'aurais jamais eu le courage du jour au lendemain de quitter mon taf. Comme ça. C'est pour ça qu'à chaque fois, je recentre aussi sur l'instantanéité du résultat.

Vous voyez le lien que je fais avec ce que je vous disais juste avant ? C'est parce que je l'ai vécu que je ne demande pas à quelqu'un du jour au lendemain en claquant des doigts de devenir et d'assumer sa posture d'écrivain. Ça fait peut-être 10, 20 ans que tu essaies d'écrire ton livre. Évidemment que ce n'est pas en claquant des doigts que ton identité d'auteur elle va naître. Par contre, moi ce que je peux te garantir c'est que t'inquiète pas qu'en travaillant on va réussir à la faire naître. C'est ça qui est beaucoup plus magnifique.

Voilà. Et donc quand je relis cette phrase de « mes heures sont des secondes parce que je les vis », en fait je me retrouve dans cette posture-là. Tu vois, je me retrouve dans ce moment-là où, effectivement, à un moment j'avais l'impression de ne pas vivre. J'avais l'impression d'être à l'arrêt. J'avais l'impression de voir tous les gens passer sur l'autoroute, et moi d'être au bord de la route et de ne pas savoir comment bouger. C'était horrible comme sensation, évidemment. Et puis est venue l'écriture, et là cette sensation que les journées passent vite, et les week-ends encore plus. Les week-ends créatifs, j'arrivais le samedi matin, j'avais qu'une envie, c'était de me lever à 7h du mat et de partir tout droit dans ma journée créative. Et c'est à ce moment-là, d'ailleurs, que je me suis mis à batch cooker, vraiment, parce que j'étais là en mode, je n'ai plus envie de perdre du temps. Je veux un maximum de temps pour mes projets, pour ma création. Et donc je préparais tous mes repas de la semaine en avance, et comme ça j'arrivais le samedi, je me levais, je mangeais vite fait ma gamelle, je continuais, le soir ma gamelle aussi, et je continuais, et c'était trop bien. Et je le fais toujours aujourd'hui, mais un peu différemment, parce que maintenant, tout le temps que j'avais de travail d'ingénieur, ça a changé, tout ce temps-là il est libre, donc je peux l'organiser différemment. Et donc maintenant il y a des moments où je peux m'autoriser de faire à manger, etc.

Dix barges dans un corps doux : l'architecte et le jardinier

Et donc c'est plus cool aussi. Voilà pourquoi je racontais tout ça, tu vois. Vous voyez tout ce que me fait dire Poupie, en partant d'une phrase. Et donc, quelque part, cette phrase, à chaque fois, elle me saisit, parce que je vois, je vois tellement l'engrenage inerte dans lequel j'étais coincé, et toutes ces heures qui paraissaient être des années, en vérité. Et là où on pourrait se dire, putain, mais c'est trop cool, si les heures étaient des années, ça veut dire que je serais immortel ou... Bah non. Bah non, parce qu'en fait, si tu bouges pas, c'est horrible, il se passe rien, et le temps est très long. Et alors qu'en fait, quand les heures deviennent des secondes, quand tu les vis, putain, c'est incroyable, c'est incroyable. J'adore cette phrase de Poupie. Il y en a plein dans cet album-là, Enfant Roi, c'est vraiment une dinguerie. Et donc, notre petit Zed Yun Pavarotti, album Beauseigne, qui est exceptionnel. Je crois que c'est un des albums où c'est... Il y a une seule musique que je peux zapper de temps en temps, mais sinon c'est un no skip incroyable. C'est un espèce... Je saurais même pas trop classer. Il y a à la fois un peu de rap, parce que parfois il prend un peu des flows rap, mais il y a une musique, musicalité très rock, presque punk rock, peut-être parfois un petit peu pop. Il est vraiment multi-talent, Zed Yun Pavarotti, et il m'inspire beaucoup sur ça aussi. Quand je l'ai découvert, en, je sais plus, ça devait être 2019 peut-être, il était peut-être beaucoup plus rap à l'époque. Et tu sens qu'il s'est jamais, en fait, il s'est jamais rangé dans une case, et il a jamais continué à faire cette case parce que cette case marchait. Il est toujours dans une démarche créative de dire, ok, comment, qu'est-ce que je peux faire ? Et je trouve ça génial. Il a une espèce de liberté totale qui se ressent beaucoup dans sa musique, qui se ressent aussi beaucoup dans la manière avec laquelle il communique. Il est pas forcément régulier, il sort pas d'albums tous les ans, mais je sais pas, je trouve que sa musique transpire la liberté, la créativité, le fait de s'autoriser cet espace géant qu'est la créativité, en se libérant des, ok, mais ce qu'il pourrait vendre c'est ça, ce qu'il pourrait plaire c'est ça, et peut-être que si je racontais cette histoire ça ferait plus cliquer. Bah non, justement, il s'enferme pas là-dedans, et je trouve ça génial, et ça se ressent fortement. Et donc, tout ça pour dire que Beauseigne est un album qui met en plus énormément en joie, c'est-à-dire que même sans s'arrêter aux paroles, simplement par ses mélodies, par les instrus, bah tout de suite il y a un truc de, tu vois, ça, t'as envie d'y aller, t'as envie d'y aller. Et c'est d'ailleurs un des rares albums que je suis capable d'écouter en écrivant, malgré qu'il y ait des paroles, parce que ça m'arrive de déconnecter complètement de ce qu'il peut dire, et parfois ce qu'il peut dire est suffisamment flou pour que ça m'accroche pas, dire que si je me concentre pas, bon, bah ça glisse, en fait, et je suis juste dans la vibe de l'instru et de la musicalité. Et au contraire, après, quand je me mets à écouter, parfois paf, il y a des phrases qui me tapent, qui me tapent. Donc je vais prendre laquelle, en vrai ? La première, en fait. Beauseigne, elle est exceptionnelle. Beauseigne, elle est exceptionnelle. Alors je vais essayer de trouver une petite phrase, parce que si je parle de Beauseigne, ça veut dire qu'il y a probablement quelque chose que j'ai besoin... Attends. « Un miracle, c'est coup de foudre. » « Un miracle, coup de foudre. » « Je suis dix barges dans un corps doux. » Attends. C'est pas... Pourquoi ça me parle, ça ? Vous voyez, je suis plongé dans mes réflexions, dans mes réflexions. En lisant, en fait, ce qui m'a accroché, c'est « un miracle, c'est coup de foudre ». Parce que il y a ce truc de, en fait, j'ai jamais trop cru au miracle, quelque part. Je crois, je pense que attendre le miracle, c'est vraiment attendre, en fait. C'est prendre le risque de pas vivre, en se disant, mais ce qui doit m'arriver va m'arriver. Et c'est comme, ouais, espérer d'être frappé par la foudre, quelque part. Alors après, on pourrait me défendre que physiquement, oui, si je m'habille de métal et que je tends une perche, une perche métallique, en haut d'une montagne le jour d'un orage, j'ai beaucoup plus de chance d'être frappé par la foudre. Mais vous voyez la différence. C'est magnifique. Voilà, c'est bon, je sais pourquoi je voulais vous partager cette phrase, et je sais pourquoi je vous ai infligé ce petit silence-là pendant que je lisais cette phrase. « Un miracle, c'est coup de foudre. » Bah oui, parce qu'en fait, je reprends cette analogie de vouloir être frappé par la foudre. Si je suis là, oisif, allongé dans mon canapé, ou avec Voltaire dans son petit coin là-bas, la langue qui pend, bah je serai jamais frappé par la foudre. Je suis à l'intérieur, je suis dans une zone où il n'y a aucune chance, même s'il y a des orages tous les soirs, d'être frappé par la foudre. Et c'est vraiment ce truc de, ok, mais si je suis attentiste comme ça, je me ferai jamais frapper par la foudre, donc j'aurai jamais ce miracle-là, quoi. Et en fait, si je fais la démarche, alors qui est stupide au demeurant, c'est... Attention, ce que je vous dis n'est pas à reproduire chez soi. Mais si je fais la démarche de me faire un petit chapeau en forme de bateau, là, en métal, que je vais piquer la pioche dans le garage, et que je vais en haut de la colline qui n'est pas très loin, que je tends ma pioche métallique comme ça en l'air un soir d'orage, bah là, j'ai beaucoup plus de chances de me faire frapper par la foudre. Mais vous voyez la démarche dans laquelle j'étais. La démarche, c'est, ok, le miracle que j'attends, c'est d'être frappé par la foudre. Alors qu'est-ce que je peux mettre en place pour avoir le plus de chances possible d'être frappé par la foudre ? Et c'est fou que cette image ne me soit pas venue plus tôt, pourtant elle est hyper parlante de réalisme, là où on me dit, c'est la chance, c'est la chance, c'est la chance, la chance se provoque. Bon, voilà, on le dit toujours comme ça, sur un ton très dév perso, parce que c'est ce qu'on nous a répété sans vraiment essayer d'aller creuser ce que ça veut dire. Et puis on le dit comme ça, la chance, ça se provoque. Ok, mais qu'est-ce que ça veut dire derrière ? Putain, c'est fou, cette image de la foudre, mais jamais venue avant. Admettons que la chance, ce miracle, soit la foudre. Comment je fais pour être frappé par la foudre ? Comment je fais pour que ce miracle frappe ? Et bah je vais aller sur la colline la plus haute aux alentours, je vais aller dans une région qui est plus sensible aux orages, je vais m'habiller entièrement de manière métallique, et je vais prendre un grand bâton en métal et je vais le tendre comme ça, hop, en l'air, le débile profond. Je suis désolé, mais ne faites pas ça chez vous. Ne faites pas ça chez vous. Ne jouez pas avec les forces, les forces et les électrons. Même si peut-être que vous pourriez vous mettre sur un support pas conducteur, ou je sais pas quoi. Bref, ne jouez pas avec les forces électroniques. C'est d'ailleurs la matière, je vous dis ça, mais c'est la matière que j'aimais le moins en prépa. J'étais pas très bon en électromag, et en école d'ingé. Enfin, j'étais pas très bon, voilà, c'est relatif, mais c'était pas la matière que j'appréciais particulièrement dans la physique. Oh, Voltaire a changé d'angle d'orientation dans son coin. Il était comme ça, et il est passé comme ça maintenant. Bref. En école d'ingé, c'était encore pire que tout, l'élec, là, quand il fallait... Ouais, non, vraiment, c'était horrible, je détestais, je détestais. Voilà, petite croyance limitante, évidemment. Je détestais, j'y mettais pas beaucoup d'efforts, donc ça m'aidait pas à aimer. Donc ne jouez pas à vouloir être frappé par la foudre, par contre récupérez l'analogie pour, ok, j'ai envie d'être frappé par ce miracle d'avoir écrit un livre. Qu'est-ce que je peux faire aujourd'hui ? Et bah peut-être que je peux m'interroger, au hasard, sur quel est réellement mon trio d'intention, avec quel rythme j'aurais envie de fonctionner, et de quoi j'aurais besoin pour réellement commencer là à itérer sur mon rythme. Parce qu'évidemment, on le trouve jamais en claquant des doigts, et puis c'est itératif, et puis on essaie deux semaines, et puis on voit là où naît la frustration ou l'émotion, et puis on creuse autour de cette frustration, et on se rend compte de ce qu'on a envie de rajouter ou enlever dans notre rythme. Et puis peut-être qu'au hasard je pourrais m'interroger sur cette identité d'auteur, profondément, que j'ai envie d'être. Mais, mais, et surtout, ok, qu'est-ce que je m'empêche, qu'est-ce que je m'autorise pas, de quoi j'aurais besoin, etc., etc. Clin d'œil, clin d'œil sur El Famoso trois piliers d'Ose Écrire que je partagerai jusqu'à ma mort. Voilà. Donc soyons frappés par la foudre, soyons un peu fous, quelque part. Est-ce que c'est pas ça, les miracles, aussi ? Voilà. Et donc c'est pour ça que cette phrase m'a accroché, parce qu'en plus, quand je l'ai lu en entier, le passage, je me disais, j'arrivais pas à faire le lien. Voilà. « Je suis dix barges dans un corps doux. » Bah, quelque part, c'est vrai aussi. Il y a toujours cette partie visible de nous qu'on montre, et toutes les petites voix dans notre tête qui sont tout aussi plus barges les unes que les autres, et qui sont toutes pétries de croyances et d'avis. Et voilà, et parfois elles rentrent en conflit. Alors, c'est le fameux... Voilà, je vous fais un petit partage aussi, c'est pour ça que j'adore parler de musique. Parce que, tu vois, j'ai lu cette phrase, « je suis dix barges dans un corps doux », mais m'est avis que Zed Yun, quand il écrit ça, il se dit pas, ok, ça représente les conflits qu'on a dans notre tête quand on est auteur. Et bah écoutez, moi c'est l'interprétation que j'en fais aujourd'hui. Voilà, je suis le prof de philo que je détestais quand j'étais au collège et au lycée. J'adore. Je suis devenu ce que je détestais, quelque part. Je rigole, je détestais pas, en vrai, ça me faisait sourire. Mais voilà. Et donc je finis sur ce parallèle-là, et puis après j'arrête de vous tenir la jambe avec la musique. Promis. C'est pas vrai, je continuerai très longtemps. Pas dans cet épisode, mais très longtemps dans plein d'autres. Tu vois, cette voix, par exemple, du perfectionnisme, c'est... En fait, je reviens sur l'architecte et le jardinier. L'architecte, la petite voix pourrait dire, non mais prépare tout, prépare tout, prépare tout. Mais du coup, si tu l'écoutes, t'écris jamais. Et l'instinctif dirait, mais écris, écris, écris. Sauf qu'il te ferait passer à côté de ton trio d'intentions, et du coup t'écrirais des trucs qui n'auraient aucune cohérence entre elles, et tu changerais à chaque fois, et puis à la fin tu te retrouverais avec 18 manuscrits commencés et aucun terminé. Voilà. Et bien en fait, toutes ces voix-là, elles veulent la même chose : que le livre existe. L'architecte, il a un côté très perfectionniste, et le jardinier, là, il a un côté un peu je-m'en-foutiste. Et en fait, voilà, allez les équilibrer, allez les écouter, allez écouter ces 10 barges qu'on a au fond de nous, pour quelque part incarner ce corps doux à la fin, ce mélange de nous et de qui on a envie d'être profondément, en fait. Et forcément, cet être qu'on a envie d'être profondément, et bien il est composé de toutes les parties qui nous... qui sont... un, deux, trois, j'allais dire... Il est composé de toutes les parties qui nous composent. Bien vu l'aveugle. Mais voilà, c'est un assemblage de toutes les parties qu'on peut avoir en nous, avec leur qualité, leurs défauts. Et toutes ces parties-là sont influencées à différents niveaux par plein de choses, par le cadre dans lequel on a pu grandir, par les inspirations qu'on a, par les livres qu'on a pu lire, etc. Voilà. Et là on retombe, encore une fois, on révise, sur, sur, sur l'unicité de l'auteur, bien évidemment, de par la vie qu'il a. Voilà. Je me transforme un peu en Dora l'exploratrice, je suis en train de remarquer. Bientôt je vais vous faire des trucs à trous, je vais être là, voilà, ok, donc là on vient de voir que chaque chemin de vie était différent, qu'on pouvait être inspiré par plein de choses à plein de moments différents, et c'était quasiment irreproductible pour quelqu'un d'autre, et donc ça veut dire... Là je mettrai le compte à rebours, et là vous devriez tous dire en chœur : l'unicité de l'auteur. Et voilà. Et là je vous ferai genre, bravo, bravo, je ferai une petite danse en mode Dora l'exploratrice. Comment il s'appelait, le singe de Dora l'exploratrice ? Je me rappelle que « Chipeur, arrête de chiper ! » Qu'est-ce que... Qu'est-ce que pourrait nous apprendre Chipeur sur l'écriture ?

Les vœux d'été : s'autoriser le repos et les rêves

Bah écoutez, c'est évident. Je pourrais faire le texte à trous, quand même. Allez, vous pouvez le faire. Je suis désolé. Chipeur nous apprend, comme ça, globalement... Je pourrais faire un épisode entier sur « Chipeur, arrête de chiper ! » Mais Chipeur, à la fin, en fait, il cherche qui il a envie d'être. Voilà, ça a envie d'être Chipeur le renard et pas Chipeur le voleur. Et en fait, et bah il essaie de copier les autres, de piquer chez les autres, pour essayer de se bâtir une identité. Mais sauf que Chipeur, il regarde au mauvais endroit : son identité, elle viendra forcément de lui, pas de... de ce qu'il va piquer à Dora l'exploratrice. Voilà. Bref, sur ces belles paroles, je vous fais des gros bisous, je vous souhaite de bien profiter de cet été. On se retrouvera tous les dimanches, tous les mercredis quand il y aura des invités. J'en ai des beaux ! Peut-être que je garderai, s'ils le souhaitent, les épisodes plutôt à la rentrée littéraire, pour septembre, mais sinon vous aurez les épisodes le mercredi. Profitez bien de cet été, reposez-vous, écoutez-vous, agissez de manière congruente avec les rêves que vous avez. Parce que les moments de vacances sont aussi des moments qu'on peut s'autoriser à garder pour nous, et garder pour nous, ça veut pouvoir dire plein de choses : s'autoriser le repos, s'autoriser la pause, et s'autoriser aussi des rêves que peut-être qu'on n'a jamais trop pris au sérieux, ou qu'on n'a jamais voulu vraiment écouter. Les vacances peuvent servir à ça aussi, d'être un premier déclencheur. En tout cas, si vous avez des questions, je suis là. Je vous souhaite une très bonne fin de journée, goûter, repas, etc. Une bonne fin de coupe du monde, profitez bien du tour de France. Moi, en tout cas, là, on est mercredi, première journée sans match de foot, ça va être compliqué. Mais demain, on a une magnifique journée avec le magnifique col du Tourmalet sur le tour de France, suivi d'un petit France-Maroc. J'adore ces deux équipes, ça va être génial. Sur ce, je vous fais des bisous. C'était Ybelion, Ose Écrire. Merci, merci d'être là, épisode après épisode. Si ce podcast t'inspire, t'aide ou te met du baume au coeur, t'abonner, mettre 5 étoiles et le partager, c'est le meilleur moyen de m'aider à toucher le plus de gens qui ont un livre en eux, parce qu'après tout, plus il y a de livres écrits et mieux le monde se porte. À très vite. Ose Écrire.

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UN AU HASARD, ET LES DEUX D'À CÔTÉ

Ose Écrire, épisode 118

ÉPISODE AU HASARD · N°118

Mon monde magique est un chou romanesco

Épisode 118. Tout part d'une sieste de deux heures qui me laisse l'impression de ne plus savoir parler, et d'un commentaire de Cynthia qui compare Serena à une aubergine. On parle de vos retours de la semaine : la théorie papillon « capillotractée mais pas impossible » de Jules, le sourire de Naomi aux inconnus, ma supposée ressemblance avec Mr V, et la juste longueur d'un chapitre selon Emily. On évoque cette question devenue obsédante, si tu étais un légume tu serais lequel ? Et pourquoi je me verrais bien en tomate ou en chou romanesco fractal. On aborde le RÉVÉLATEUR déroulé en direct sur une saga de fantasy peuplée de légumes : le trio d'intentions, le lectorat visé, le message du roman, la manière de raconter. On découvre Hervé le Navet, héros banal qui ose changer de vie, son échalote qui relève tout, Poivron le méchant à double visage, le roi Brocoli et la reine Ciboulette, les gardiens Citrouille, Potimarron et Patisson, les guerriers Estragon et Artichaut, Piment le bouffon et Chou Romanesco le commanditaire secret. On découvre enfin pourquoi explorer une idée farfelue m'a fait passer de l'énergie basse à l'énergie haute, et pourquoi les étiquettes qu'on nous colle ne valent jamais celle qu'on choisit de porter.

Ybelion — Samuel Le Parc

DERRIÈRE LE MICRO

Ybelion

Samuel Le Parc · écrivain et coach ICF

Ancien ingénieur en sûreté nucléaire, j'ai tout quitté pour l'écriture. J'anime Ose Écrire et j'accompagne les auteurs autour de trois clartés : le rythme, l'identité, l'intention. Toi aussi, tu as un livre qui attend ?