La foudre ne frappe jamais ceux qui restent à l'intérieur.
CE QUE RACONTE CET ÉPISODE
Dans l'épisode 126 d'Ose Écrire, je pars d'une phrase de Zed Yun Pavarotti qui m'a percuté : « un miracle, c'est coup de foudre ». On nous répète que la chance se provoque, sur un ton de développement personnel bien rodé, sans jamais creuser ce que ça veut dire concrètement.
Alors creusons. Si ton miracle, c'est d'avoir écrit ton livre, la vraie question devient : qu'est-ce que tu mets en place pour être frappé-e ? Grimper sur la colline la plus haute, s'habiller de métal, tendre sa perche vers le ciel un soir d'orage. Traduction pour ton livre : clarifier tes intentions, itérer sur ton rythme jusqu'à trouver le tien, et regarder en face l'auteur-e que tu t'autorises à devenir.
Le reste de l'épisode déroule en mode vacances : Poupie et ses heures qui deviennent des secondes, le triptyque désir visible, besoin caché et mensonge, Voltaire qui se prend pour Icare devant ma lampe, et même Chipeur de Dora l'exploratrice qui cherche son identité au mauvais endroit.
Soyons un peu fous. C'est peut-être ça, les miracles.
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Face B — le transcript
L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE
Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !
Introduction en mode vacances
Hello, c'est Ybelion, en mode vacances, en mode été, et aujourd'hui c'est un peu ce qu'on va faire. On va faire des révisions avant les grandes vacances d'été, même si le podcast continuera tous les dimanches de cet été, évidemment. Et au milieu de ces révisions, et parce que vous me connaissez, vous aurez plein de digressions, notamment de Pokémon, notamment de musique, où je parle de Poupie ou de Zedjoon Pavarotti, et de tellement d'autres choses que j'ai déjà oublié. Je vous souhaite une très bonne écoute, et je vous dis à très vite. Moi c'est Sam, Ybelion de mon nom de plume. Je suis écrivain, coach ICF, et j'ai créé Ose Écrire, un accompagnement pour celles et ceux qui veulent enfin accomplir leur rêve d'écrire un livre. Ce podcast a la même intention, c'est ton rendez-vous, inspiration, discipline, et passage à l'action. Et si ça te parle, abonne-toi, mets 5 étoiles, et partage autour de toi, parce que plus il y a de gens qui osent, plus d'autres oseront à leur tour. Allez, c'est parti, et bonne écoute !
Coucou les amis, bienvenue dans ce nouvel épisode d'Ose Écrire, en mode vacances ! Bah oui, parce que les grandes vacances ont commencé, les vacances d'été aussi, le soleil est là, la chaleur aussi, la plage, les fêtes peut-être aussi, sous une ambiance de coupe du monde slash tour de France, bref, de quoi s'occuper, et aussi un peu de temps pour écrire, bien évidemment. Je suis ravi de vous retrouver aujourd'hui. Je pourrais vous dire que Ose Écrire va prendre des vacances, et que vous n'aurez pas d'épisode les deux prochains mois, ce serait vous mentir, vous aurez un épisode tous les dimanches, comme d'habitude, tant que j'aimerais partager autour de l'écriture, j'aurais des choses à dire. Aujourd'hui, j'en ai évidemment à dire, mais dans un ton peut-être beaucoup plus estival, jovial, rigolo. J'ai moins de sujets très sérieux en tête, parce que justement j'en ai beaucoup dans la vie à côté en ce moment, dans le boulot, dans le perso, et quelque part, je n'ai pas envie d'amener tout ça dans ce podcast, et j'ai plutôt envie d'avoir une vibe vacances.
Voilà. Donc je ne sais pas d'où vous m'écoutez, peut-être de la plage, peut-être de votre lit avec un ventilo, parce qu'il fait méga chaud, je ne sais pas. Mais je suis très content que vous me retrouviez aujourd'hui, et met à vie que, voilà, comme d'habitude, peut-être ce que vous allez entendre aujourd'hui, vous aviez besoin de l'entendre exactement aujourd'hui, et j'adore ça.
La bêtise de Voltaire, cet Icare du dimanche
Je vais commencer par vous faire un petit partage de mon toutou Voltaire, là, parce que, alors vous ne le voyez peut-être pas, mais du coup j'ai installé une lumière là, juste en bas, et cet idiot, commence pas, non ça va, il va se coucher dans le coin qu'il aime bien là-bas, mais cet idiot se mettait la tête devant la lumière, et t'es là, mais Voltaire, je ne suis pas médecin, je ne suis pas vétérinaire, mais je suis presque sûr que ce n'est pas bon pour toi de te rapprocher tant d'un soleil artificiel. Voilà. Ne soyons pas des Icar, quelque part. Et Voltaire encore moins, ce petit toutou d'amour. Bref, voilà la petite bêtise de Voltaire en introduction. Sinon, dans les nouvelles, écoutez, ça fait combien de temps que je dis que je vais terminer mon premier jet ? J'avais dit fin juin, j'avais promis à Cynthia fin juin, elle a terminé fin juin, elle d'ailleurs.
Moi, j'avoue que j'ai eu une épiphanie de malade, ce que je disais dans le bilan de la semaine dernière là, j'ai eu une épiphanie de malade sur ce texte-là, et du coup, qui a rallongé pas mal quand même ce que je voulais y raconter. Donc, je prends un peu de délai. Voilà. Et c'est, vous voyez, vous faites le lien avec, je dis toujours que l'important, dans se fixer une date, c'est pas tellement de savoir si on va l'atteindre ou pas, mais plus d'ancrer dans la réalité son rythme et son identité d'auteur, avec nos intentions clarifiées, évidemment, on en revient toujours aux trois piliers. Et c'est ça qui va nous permettre d'atteindre l'objectif. Après qu'on l'atteigne fin juin, début juillet, mi-juillet, je triche un peu, c'est pas grave, l'important, c'est que ça soit fait. Et le plus important derrière tout ça, c'est plutôt comment je me sens. Est-ce qu'il y a une frustration ? Et la vérité, c'est que, je vais pas vous mentir, j'ai zéro frustration en ce moment.
J'écris exactement ce que je dois écrire par jour, je suis content, je me vois avancer. Tous les jours, dans ma petite application, je me rajoute mes quelques mots et je vois, ok, Constance depuis, attendez, je peux vous le dire en direct. Attendez, il faut que j'attrape la souris.
Je peux vous le dire en direct. Voilà, là, ça fait 84. Tac, c'est tout bon, je me réinstalle. Ça fait 84 jours de continuité. Je suis extrêmement content. Il va être plus long que ce que je pensais, mais c'est la vie. Et voilà, je disais, il n'y a aucune frustration. Et je me faisais la réflexion la dernière fois, je me disais, putain merde, mais j'aimerais bien le finir maintenant, parce que, et tout de suite après, voilà, il y a des pensées parasites qui sont, ok, mais j'aimerais bien qu'il soit disponible à Noël. Donc, ça veut dire qu'il faut un peu de marge avec Inès, avec la correctrice. Et donc, hop, ça veut dire que bêta lecteur, il faut que ça soit fin de l'été. Et donc, et donc, et donc. Et à la fin, je fais mon rétro-planning. Et effectivement, ça serait mieux que le premier geste soit terminé là. Mais, en fait, derrière tout ça, il y a, ok, sauf que ce livre, je l'écris pour moi.
« Arrête d'attendre ton miracle »
Raccourcis, méthodes miracles et le marathon de l'écriture
J'ai envie qu'il existe. L'objectif, c'est pas de me tuer à la tâche. Bon, bah, s'il existe en février 2027 et pas en décembre 2026, bah écoutez, grand bien lui fasse à ce livre, il existera à la fin et c'est franchement le principal. Donc voilà, absolument zéro frustration. Mon rythme fonctionne tellement bien que c'est incroyable, je suis trop content. Et ça renforce encore plus ma croyance et mon envie d'amener les auteurs vers leur propre rythme. Je pense que je me battrais du coup encore très longtemps contre les méthodes miracles et les recettes secrètes ou les raccourcis. Peut-être plutôt les raccourcis sont encore pires parce qu'une méthode, elle peut être présentée comme ça, elle est à prendre, elle est pas à prendre, ça dépend beaucoup de la personne, comme je dis toujours, mais ça marchera peut-être sur certains profils. Les raccourcis, bah, il n'y a pas de raccourcis dans la vie. Écrire un livre, c'est à la sueur de son front et avec son propre sang et sa propre énergie.
Il n'y a pas de raccourcis. Il n'existe pas de méthode pour claquer des doigts et avoir écrit un livre en deux semaines. Ou alors, on peut utiliser l'IA. Ok, il faut être ok avec le fait qu'on ne vit pas le processus de transformation. Qu'est-ce qui est le plus important ? Qu'est-ce qu'on va chercher dans ce livre-là ? Le fait juste qu'il existe ou le fait qu'on l'ait écrit et qu'il existe parce qu'on l'ait écrit et qu'on ait parcouru ce chemin qui nous fait vivre quelque chose qu'on n'aurait jamais vécu autrement qu'en l'écrivant de manière pleine et entière ? Je rebondis toujours sur cet exercice parce que, enfin, sur cet exemple, pardon, mais c'est le marathon, c'est pareil. La voiture existe, l'avion existe, le vélo existe, la trottinette existe. Il n'a jamais été aussi cool et aussi intéressant de courir un marathon qu'aujourd'hui parce qu'on décide de s'ancrer dans un processus pour faire quelque chose de très personnel qui dépasse largement le cadre dans lequel il n'est.
L'écriture, c'est des exemples de transformation personnelle par l'écriture. Je commence à en avoir pas mal et c'est vraiment impressionnant. Et à chaque fois, je le répète, mais le plus fou, c'est qu'en fait, on ne sait jamais laquelle ça va être. C'est dingue et c'est fou. Voilà. Et donc, toute cette digression pour dire, voilà, j'ai eu une épiphanie sur mon tome 3 et vous savez à cause de quoi, je ne sais pas si je l'ai raconté, mais à cause des mathématiques, j'ai repensé à la discontinuité des courbes en mathématiques. Et j'ai eu un flashback d'un pote de prépa qui, bourré, quand on se retrouve, nous refait des démonstrations de maths, je ne sais pas comment il s'en rappelle, mais voilà. Et donc, j'ai repensé à ça et voilà, j'ai eu cette épiphanie sur la discontinuité et pouf, c'est incroyable et du coup, ça déroule et ça grignote un peu le planning. Mais pas de frustration, donc is ok quelque part.
Ose Écrire devient une EURL
Voilà. Sinon, quelle autre nouvelle ? Comme je l'ai dit, je suis une EURL. Ouh là là, c'est compliqué. On est en vacances et pourtant, j'allais parler d'un truc très business. Je suis devenu une EURL, donc une vraie entreprise au sens légal peut-être du terme et c'est particulier, c'est particulier, c'est à la fois stressant parce que je ne connais pas et en même temps, absolument crucial et nécessaire pour continuer à aller dans la vision que j'ai qui est d'aider le plus de gens possible à écrire leur livre, à réaliser ce rêve-là parce que, comme je le disais avant, je suis convaincu qu'accomplir ce rêve-là déroule sur quelque chose d'autre et est transcontextuel après et c'est magnifique et ça change véritablement la vie. C'est ça que j'ai envie d'accomplir le plus, en fait. Donc, c'est une belle, un beau cran, une belle étape mais voilà, qui demande du travail et beaucoup de trucs administratifs et ce n'est pas forcément le plus fun, d'autant que je reste quand même un créatif avec un esprit parfois un petit peu fourre-tout et même si j'ai la rationalité de l'ingénieur qui est bien là derrière et qui rattrape le coup, il y a des moments où je n'ai pas envie de devoir suivre tout ça, j'ai envie que tout soit simple quelque part.
Regarder les Pokémon avec des lunettes d'écrivain
Mais, si je reste bloqué sur OK, mais je préférerais que tout soit simple, je ne ferais rien en fait et du coup, rien serait simple parce que je ne ferais rien. Voilà. Donc, je suis très content de cette étape-là. Voilà, l'écriture est en cours, les coachings se passent bien toujours, c'est toujours hyper appréciable de faire cette petite section fierté des coachers dans les bilans. Voilà, chacun traverse ce qu'il a à traverser, c'est ça le principal. Je suis là pour accueillir, réconforter, accompagner et aussi bien évidemment challenger parce que les gens travaillent avec moi non pas pour entendre ce qu'ils ont envie d'entendre mais pour entendre ce qu'ils ont besoin d'entendre même s'ils ne le savent pas tout à fait. Et c'est marrant, je fais le parallèle avec... Hier, j'ai enregistré une vidéo un peu plus fun. Voilà, vous allez la voir sortir dans pas très longtemps où c'est... Globalement, je prends mon amour de jeunesse que sont les Pokémon.
Vous devez avoir un carapuce dessiné d'ailleurs derrière là. Et voilà, avec mon regard d'écrivain maintenant, je vais tirer les leçons de ce que je vois dans les personnages, dans ce qu'ils ont d'archétypal, dans ce qu'ils dégagent. Et ça me fait... Ça me fait kiffer en fait, c'est trop cool. C'est vraiment un mode vacances pour moi ça. Je prends un truc que j'adore et je le regarde avec des lunettes d'écrivain. Qu'est-ce que ça m'apprend sur l'écriture et le processus d'écriture ? Et voilà. Et donc j'ai fait Bulbizarre, Salamès et Carapuce. C'est trop cool. C'est... Et ouais, c'est trop trop cool. Et dans une de ces vidéos, voilà, je vous fais le partage pour faire le lien avec ce que je dis du challenge des gens que j'accompagne. Ça vous donnera aussi, vous, une idée, voilà, au-delà du fait d'être accompagné ça donne aussi une idée de, à mon avis, quels sont les angles morts qu'on a quand on reste tout seul.
Désir visible, besoin caché et le mensonge qui les relie
Il y a un grand principe en écriture, je crois que ça vient de Creating Character Arcs de K.M. Vailand ou quelque chose comme ça. J'ai le livre dans le fond là mais je ne me rappelle plus le nom, ce n'est pas très grave. Voilà, vous irez voir si ça vous intéresse. Qui est cette triptyque d'un personnage, son besoin affiché, enfin en tout cas son, plutôt je vais utiliser l'autre mot, son désir, visible, son besoin caché et le mensonge qui relie les deux. Et tout le processus d'évolution d'un personnage est de se rendre compte que son besoin visible, en fait, son désir visible en fait est caché par un mensonge et de petit à petit comprendre que c'est un mensonge et de réaliser que le désir, enfin le besoin caché était la réelle chose après laquelle il courait. Il y a énormément d'exemples, voilà, je ne sais pas, celui qui me marque à chaque fois parce qu'il est cité dans le livre aussi, c'est l'exemple de Toy Story avec Woody qui comprend qu'en fait, ce n'est pas être le seul jouet aimé qui veut, mais c'est toujours avoir cette ambiance avec les jouets et avec Andy.
bon voilà, c'est un exemple, c'est au début pour ça qu'il déteste Buzz l'éclair et puis qu'après il devienne potes, voilà, il y a plein plein d'exemples comme ça et du coup, je faisais ce parallèle hier et là ça me marque dans le lien avec les écrivains, c'est-à-dire que on a ce désir invisible d'écrire un livre et on a ce besoin caché de s'autoriser à être qui on doit être pour l'écrire et tant qu'on ne va pas regarder ce besoin caché et le mensonge qu'on se raconte et bien, on n'atteint jamais en plus le désir visible. En écriture, c'est encore plus pernicieux parce que le désir visible est vraiment ce qu'on veut obtenir et c'est ce que je souhaite à tous les futurs écrivains ou tous les écrivains d'obtenir. Mais tant qu'on ne va pas regarder ce besoin caché qu'on a avec l'écriture, qui j'ai envie d'être, qui j'ai envie d'incarner, de quoi j'ai besoin, qu'est-ce que j'ai envie de m'autoriser, etc.
Avec derrière, évidemment, toutes les croyances, les injonctions, les systèmes de valeurs, etc. Vous commencez à me connaître quand je déroule sur ça. Et tant qu'on ne va pas creuser là-bas, quelque part, on ne s'autorise pas pleinement d'aller toucher le désir visible parce que derrière, on a le filtre de ce mention, ce qu'on se raconte. Je vous donne un exemple, ça peut être, mais qui suis-je pour écrire un livre, moi, ancien ingénieur en sûreté nucléaire. Bon, voilà, c'est de détricoter ce mensonge-là qui m'a permis d'atteindre ce désir visible en reconnaissant le besoin caché que j'ai, que j'avais un enjeu de légitimité et que j'avais besoin de développer cette légitimité et de comprendre d'où ça venait, ce manque de légitimité, de confiance en moi, de peur du regard des autres, du jugement, etc. Voilà. Donc, très beau petit parallèle qui m'est venu là quand je disais, ok, moi, ce que je cherche dans ma posture, c'est de dire ce que les gens ont besoin d'entendre et pas de ce qu'ils ont envie d'entendre.
Cela étant dit, je disais un épisode un peu plus funky, fun, je vais quand même remercier un commentaire de Raphaël que j'ai trouvé très pertinent. Alors, j'ai partagé un réel sur le fait que dans mon livre, il y avait quelqu'un, le héros était sauvé par quelqu'un qu'il percevait comme un ennemi. Et donc, il y avait vraiment cette dissonance de valeur en se disant merde, quelqu'un que je suis censé détester me sauve la vie. Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Et si on m'avait menti ? Vous voyez, ce moment-là, c'est le point de bascule et c'est le point de bascule de Balthème, le héros dont je parle, au moment où il se rend compte qu'en fait, il vit avec un mensonge et que ce mensonge-là l'empêche de véritablement aller toucher le besoin caché et il reste dans ce désir visible qui est d'écraser l'autre, d'écraser celui qui est différent. Et ce filtre-là commence à fissurer ce mensonge.
Et je fais évidemment le parallèle dans ce partage-là avec l'écriture et avec le c'est très souvent quand le héros commence à être fissuré dans son mensonge que l'auteur lui-même commence à être fissuré dans le sien. C'est toujours le fameux miroir qu'il y a entre le personnage et l'écrivain, c'est toujours les fameux enjeux du personnage qui sont les enjeux de l'écrivain et c'est toujours ce truc de, ok, quand on est bloqué en écriture, très souvent, on se rend compte que, ok, le personnage et le chapitre sur lequel on est bloqué, et bah, il y a beaucoup de similitudes avec ce qu'on traverse soi-même. Voilà, donc c'est tout le partage que je faisais dans ce petit réel Instagram et Raphaël m'a dit je dirais que l'écriture m'a appris à faire davantage confiance à ma vision. Avant, je remettais tout en question en permanence. Alors, il précise maintenant aussi parce qu'évidemment, c'est un travail de longue haleine de détricoter des croyances ou des injonctions qu'on peut avoir.
Mais, donc il dit maintenant aussi un peu mais je suis beaucoup plus capable d'aller au bout d'une idée même si elle sort des sentiers battus. Elle m'a aussi appris la patience construire un univers sur plusieurs tomes ça change forcément la façon de voir les choses. Et c'est génial, je suis très content en plus d'avoir un retour de Raphaël ou de Lucas, voilà, le nom et le nom de plume je l'avais reçu dans l'épisode, je crois que c'est l'épisode 42, ça me fait toujours rigoler parce que 42 Réponse universelle, voilà l'épisode avec Raphaël où on avait aussi beaucoup parlé justement de de cette clarté d'identité dont je parle très souvent. Et donc ça me fait très plaisir d'avoir des nouvelles de Raphaël et j'aime beaucoup voilà, confiance en sa vision, tu vois, le livre permet ça aussi, c'est-à-dire de vraiment trouver sa place, tu vois, de, ok, qui j'ai envie de devenir et à qui j'ai envie de faire confiance, tu vois, quelle est la personne en qui j'ai envie d'avoir confiance ?
J'entends soi-même, tu vois, quelle personne j'ai envie de développer, c'est cette personne-là à qui j'ai envie de faire confiance ? Voilà. Et puis, voilà, la patience, effectivement, l'écriture invite à la patience pour un milliard de raisons que j'ai déjà pu évoquer dans ce podcast-là. Là, les exemples en mode popcorn qui me viennent, ça peut être ce côté instantanéité du résultat, impact immédiat, ça peut être la patience sur accepter le processus pour développer sa confiance, accepter le processus pour développer sa légitimité, pour s'autoriser à être auteur, etc., etc., ça peut être plein de choses. Et il y a quelque chose de très intéressant, il amène aussi cet aspect de construction d'univers sur plusieurs tomes et donc de patience dans, ok, quels sont les éléments de mon univers que je vais utiliser au fil des tomes ? Parce que ça, c'est toujours le piège très classique, on retombe dessus encore une fois, mais vous voyez là, quelque part, cet épisode d'aujourd'hui, il fait très révision pré-vacances, tu vois, là c'est comme il va y avoir le carnet d'été, oh, attendez, j'ai une idée, on va peut-être faire ça après dans les épisodes qui suivent, ça serait marrant.
Donc un peu un résumé de tout. Et donc, voilà, il y a cette histoire de patience. J'ai perdu le fil ou pas ? Je parlais de la patience, je parlais de la patience sur beaucoup de sujets en écriture et après, ça m'a échappé. Bon, j'ai peut-être pas fini ma phrase, vous m'en excuserez.
Bref, la patience dans le processus, dans le fait qu'on est capable de changer et ça relie, tu vois, avec la confiance qui l'amène, c'est que avoir confiance dans notre patience à vivre le processus. si on attend et ça rejoint cette idée de raccourci ou de recette miracle, même si je vous donnais là comme ça, en claquant des doigts, vous aviez votre livre terminé. Ouah, si vous saviez tout le chemin qui resterait à parcourir quand même, ça ne changerait rien en fait, qu'il soit terminé comme ça, sans le fait de l'écrire. Voilà.
Ok, donc, trop content de ce petit commentaire dont je voulais vous parler. Et maintenant, en mode un peu vacances, alors, je pourrais parler de Pokémon, mais du coup, j'ai fait des vidéos dédiées, donc, je vais essayer de garder les Pokémon pour là-bas, même si, oh putain, comment vous ne savez pas comment je meurs d'envie de parler de ces choses qui me régalent quelque part, qui me régalent. C'est quoi votre Pokémon préféré, d'ailleurs ? Est-ce que vous jouez toujours à Pokémon ? Moi, j'ai une grande nostalgie, j'ai une très très grande nostalgie, je disais que Yu-Gi-Oh! m'avait beaucoup apporté de manière créative, mais alors Pokémon, oh là là, oh là là, mais Pokémon, quoi. C'est un truc de dingo, c'est pour le coup vraiment ma génération.
La poésie, ce mystère qui laisse la place au lecteur
Mais putain, c'est fou. C'est fou, il y a tellement de choses, c'est en plus très croisé d'inspiration, Pokémon, ça représente bien ça, tu vois, ça brasse partout, et puis en même temps, à l'inverse de Yu-Gi-Oh! il y a une réelle unité visuelle dans tout ce qui est produit, très grande cohérence, et puis il y a cet aspect stratégique dans Pokémon, quand t'es un enfant, voilà, tu le sais à moitié, mais quand tu deviens adulte, en plus, tu peux vraiment y passer beaucoup de temps. Bref, désolé pour le baillement, et je voulais vous parler de... je vais garder Pokémon pour une prochaine fois, voilà, vous me partagerez votre Pokémon préféré, je continuerai à dérouler tout ce que m'ont appris les Pokémon sur l'écriture, mais en story, la semaine dernière, je racontais l'épisode que j'avais enregistré avec Juliette, où on parlait de poésie, et je disais que j'aimais beaucoup dans la poésie ce côté très mystérieux, ce côté...
tu sais pas en fait ce que l'auteur veut vraiment dire, parce qu'il y a ce choix d'écrire avec peu de mots des idées très fortes. Je trouve ça génial, je trouve ça très parlant, je trouve que ça laisse énormément de place au lecteur, et en vérité, même à l'écrivain, parce que quand tu écris une phrase de poésie, quand tu la relis des années après, elle peut te frapper pas tout à fait de la même manière, et c'est très très intéressant. Je trouve que le contexte dans lequel on écrit est d'autant plus important quand on parle de poésie, parce qu'il imprime beaucoup de ce qu'on y met inconsciemment. Dans la poésie, il y a ce côté, l'inconscient et le contexte jouent encore plus, parce que comme on utilise peu de mots, comme on peut en changer certains pour la musicalité, pour la rime, pour la structure, etc., volontairement, notre message est emprunt d'une réalité à peine différente, et tous les choix qu'on pense logiques ou rationnels parce qu'il faut que ça rime, parce que, parce que, quelque part, moi j'aime bien les voir comme des expressions de notre inconscient, et donc comme des petits indices qu'on laisse au lecteur, à notre nous d'après, aussi, pour comprendre véritablement ce qu'on a voulu laisser, peut-être, et aussi, quelque part, ce que le lecteur en reçoit, parce que c'est ça qui est magique avec la poésie, en fait, c'est que, tu peux lire un texte, ne pas être touché, le lire dix ans après et prendre une giga claque, c'est génial, et donc, tout ça pour dire que, on fait ce partage autour de la poésie, ça m'évoque ce mystère, et en fait, ça m'évoque tout de suite les albums de musique que moi j'écoute tout le temps, il n'y en a pas beaucoup, et en fait, il y en a trois, c'est ceux que je partageais en story justement, et, j'ai remarqué que la similitude, les similarités qu'il y a entre ces trois albums, c'est que c'est des albums où je peux récupérer des phrases comme ça, les sortir de leur contexte et en faire une interprétation que j'ai envie, un truc qui me parle au jour d'aujourd'hui, je peux les sortir du contexte et les utiliser, comme si c'était des petits aphorismes de philosophie, tu vois, c'est comme si c'était Nietzsche quelque part qui avait écrit ces petits morceaux, il avait fait du rap après et paf, des années après, tu aurais pu extraire une petite partie et en faire une espèce d'analyse de prof de philo, quoi.
Et donc, les trois albums, c'est Blackbird de Bébé Jacques, Enfant Roi de Poupie et Beaux Seigne de Zed Youn Pavarotti. Et je crois que là, j'ai envie juste de prendre un peu au hasard une musique. Alors, Bébé Jacques, j'en ai déjà beaucoup parlé en vérité. Il y a beaucoup de ces phrases que je redis ou réutilise comme ça. Comme je disais, il est même, dans ma story, j'entends pas dans cet épisode-là que vous me preniez pas pour un fou qui s'entend parler dans sa tête.
Bébé Jacques est même, je le cite en bas de page de mon deuxième livre parce qu'il y avait vraiment une phrase qui m'avait très marqué que j'avais détourné pour que ça colle au contexte et à ce que je voulais véhiculer. Mais c'était tellement transparent que je m'étais dit à autant rendre à César ce qui appartient à César. Je sais pas, j'aime bien, je sais pas pourquoi, peut-être, vous me direz ce que vous en pensez, mais j'ai l'impression que parfois les gens sont un peu frileux à dire ce qui les a inspirés. Mais moi, je trouve ça trop cool. Je suis hyper fier de pouvoir dire que dans les inspirations de cette première trilogie, il y a à la fois les gens que j'ai rencontrés qui ont mis cette histoire sur mon chemin, il y a bébé Jacques, là, par rapport à certaines phrases qu'il a pu prononcer dans sa musique, il y a Harry Potter, évidemment, parce qu'on parle d'une école de magie et je suis pas le premier, j'ai pas inventé l'école de magie.
Et d'ailleurs, c'est une question à laquelle j'ai toujours pas répondu. Est-ce que J.K. Rowling était la première à avoir inventé l'école de magie ? Je trouve ça génial. Si c'est le cas, c'est génial. Et si c'est pas le cas, c'est aussi génial. Bref, je trouve ça très cool de pouvoir pointer du doigt quelque part les inspirations qu'on a. Parce qu'à ce moment-là, on se rend compte qu'elles sont multiples et on se pose beaucoup moins la question de savoir si notre histoire existe déjà, si elle mérite d'être écrite et si on va pas nous accuser de plagiat. Bon, bah écoute, je pense pas que ça soit du plagiat parce que, regarde, j'ai été inspiré par ça, ça, ça, ça, ça, ça, et la liste est giga longue et plus tu déroules la liste, plus tu vois qu'elle est longue. C'est là qu'on retouche du doigt la fameuse unicité des auteurs. Voyez, on est vraiment dans cette logique de répéter les choses avant les vacances.
Bref, unicité des auteurs parce que les inspirations et donc cette musique, cette note de bas de page de bébé Jacques, ce petit côté que peuvent avoir les gens parfois de pas dire qu'on a pu être inspiré par quelqu'un d'autre ou par quelque chose d'autre. Moi, au contraire, je veux même vous le dire, tous les gens que je rencontre, tous les auteurs que j'écoute et que j'interview sont des gens qui m'inspirent parce qu'ils m'apprennent beaucoup de choses, parce que ça, en plus, confirme beaucoup d'idées que je peux avoir sur ma vision de l'écriture, ce que représente l'écriture. Quand j'entends, par exemple, Juliette dire qu'il y a un texte qu'elle a écrit que personne ne veut publier mais qu'elle n'en changerait pas un mot, et là, on touche à l'intention personnelle vraiment importante, on touche à l'unicité de l'auteur, on touche à vraiment ce qu'il est allé chercher en écrivant ce texte et tu vois, ça confirme ces valeurs que je porte de clarté d'identité, de clarté d'intention, etc.
Donc, voilà, et c'est trop cool, je trouve ça trop cool d'être inspiré, c'est trop bien, et d'ailleurs, quand on ouvre les yeux, on peut être inspiré par énormément de choses. Voltaire m'inspire énormément, là, couché dans son coin avec la langue qui pend, il m'inspire énormément, il est capable de se reposer, pas moi, en ce moment, donc ça veut dire beaucoup de choses, peut-être qu'en fait, c'est possible de se reposer. Vous voyez, je peux partir très loin, rien qu'en observant Voltaire et en étant inspiré. D'ailleurs, je n'ai pas oublié l'idée que je vous avais partagé de refaire des épisodes spéciales Voltaire, mais je ne vous en dis pas plus, clin d'œil, clin d'œil.
Poupie : « mes heures sont des secondes parce que je les vis »
Voilà, donc l'inspiration trop cool, la musique, etc. Et donc, je vais prendre une musique un peu au hasard, donc je disais, bébé Jacques, j'en ai déjà parlé, Poupie, j'en ai déjà parlé plusieurs fois, parce que il y a beaucoup de phrases, et notamment, « Et mes heures sont des secondes parce que je les vis. » Et cette phrase-là, même là, je l'ai dit, j'ai des frissons. « Et mes heures sont des secondes parce que je les vis. » c'est génial, c'est génial. Vous voyez le rapport au temps qui passe, le rapport au bon moment quelque part aussi. Il y a tellement à dire. Peut-être que je pourrais m'arrêter sur cette phrase-là, mais j'avais envie d'aller voir chez Zadouiou ne pas voir aussi. Mais attendez, je vais essayer de retrouver dans quelle chanson elle dit ça. je ne sais pas si je serais capable de...
Il faudrait que je retrouve... « Et mes heures sont des secondes car je les vis. » « Et toutes mes heures sont des secondes car je les vis. » « Et toute ma vie, je rêvais d'un monde un peu moins vide. » « Je veux mon bonheur et si je me trompe, je ne veux pas qu'on me vise. » Putain, elle est exceptionnelle. « C'est vue sur la mer de Poupie, album Enfant Roi. » Cette chanson est magistrale. Je n'ai pas d'autre mot. Franchement, je rêverais de la rencontrer, Poupie, mais pour lui parler en fait de sa musique. Tu vois, ce que je fais avec les auteurs quand je les interview, je n'aime pas trop le mot d'interview d'ailleurs, je trouve ça plus discussion moi j'aime bien, j'aime à croire que c'est comme si on se mettait autour d'un café et qu'on discutait entre potes. Ce que je fais avec les auteurs, les écrivains, franchement, je rêverais de le faire avec des artistes comme ça, comme Poupie, ce serait exceptionnel.
D'ailleurs, vous savez qu'initialement, le podcast, je l'avais appelé « Chemin d'artiste et d'auteur » parce que j'avais déjà en tête cette transcontextualité des arts quelque part. Le fait est que moi, ce qui m'anime surtout, c'est l'écriture, l'acte d'écrire. Donc, j'ai mis « Oser écrire » au début et je l'appelle comme ça le podcast parce que c'est de ça dont je parle principalement. Mais, je suis sûr que ponctuellement dans ce podcast, j'aurais des musiciens, des peintres, et je pense que ça en dirait beaucoup et on en apprendrait énormément sur l'acte d'écrire. Donc, je me note ça dans un coin. Et j'ai quelques petites idées d'ailleurs de gens que j'aimerais bien avoir. Bref, et donc Poupie, je vais faire Poupie puis après je ferai une phrase de Zédiune Pavarotti et après je vous laisse parce que là, ça fait déjà, je sais pas, 20 ou 30 minutes que je parle.
Et donc, elle dit donc « Et toutes mes heures sont des secondes car je les vis. » mais on se rend compte de cette dinguerie. Vous voyez à quel point le temps passe vite. Le temps passe vite quand on les vit. Et ce que je trouve génial, c'est qu'on pourrait se dire « Ah putain, mais merde, le temps passe vite. » Mais au contraire, ça veut dire que quand tu les vis pas, les heures ne sont pas des secondes, il y a une notion d'arrêt, tu vois, de stop. Et ça, c'est la mort, tu vois, où tu ne bouges plus. Le temps se fige quand tu ne vis pas. Je trouve ça génial, tu vois. Et elle est toute simple, cette phrase, mais elle m'évoque tellement de choses. Elle m'évoque aussi la liberté créatrice, le flot, le flot qui s'empare de nous quand on se rend compte qu'on est sur le bon chemin, le chemin qui nous anime.
Ça me fait toujours penser à cette phrase de « Ok, mais en fait, si tu te lèves le matin, et que tu n'as pas envie d'aller bosser, bon, ok, mais si ça t'arrive tous les jours de ta vie, il y a un truc, tu vois, qu'il faut changer. » Je crois que c'est Alexandre Astier aussi d'ailleurs qui le dit assez souvent. Il est très def perso Alexandre Astier quand j'y pense son rapport à l'échec, au fait de tenter de faire des choses, etc. Mais bref.
Et quand je dis ça, tu vois, tout de suite, on pense au travail, au fait de « Ok, mais en fait, je n'ai pas envie d'aller au travail, donc voilà, ça veut dire qu'il faut que je change de travail et en vérité, je ne peux pas changer de travail, tout le monde ne peut pas se le permettre. » C'est vrai en fait, mais ce n'est pas ça que je veux dire. Quand je dis « Ok, si tous les jours quotidiennement, tu te lèves et que tu détestes ce que tu fais profondément ou que tu n'aimes pas, il y a quelque chose qui doit changer. » Je vous donne mon exemple personnel. Pendant très longtemps, j'ai eu ce sentiment-là. Je me levais le matin, j'allais à mon métier d'ingénieur, je savais que j'étais doué, mais j'avais un sentiment de vide tellement profond. Et puis un jour, alors ça, je vous parle de ça, c'est 2021, 2022.
Et puis là, l'écriture revient dans ma vie. Et là, le matin, je me lève et je me dis un peu en mode « Fake it until you make it » je me dis « Aujourd'hui, je suis content de me lever parce que je suis écrivain et parce que je vais pouvoir écrire et parce que je vais pouvoir faire du sport. » Et je me répétais ça. Et donc, j'allais dans mon travail d'ingénieur, mais je savais que dans la journée, j'allais m'autoriser un moment, un temps d'écriture et un temps de sport. Et ça, ça m'a fait tenir. Vraiment, ça m'a fait tenir. Ça m'a fait tenir. Et c'est petit à petit, tu vois, tous ces pas-là qui à un moment m'ont permis de passer le pas et de changer de métier. Mais c'est arrivé bien après. J'aurais jamais eu le courage du jour au lendemain de quitter mon taf. Comme ça. C'est pour ça qu'à chaque fois, je recentre aussi sur l'instantanéité du résultat.
Vous voyez le lien que je fais avec ce que je vous disais juste avant ? C'est parce que je l'ai vécu que je ne demande pas à quelqu'un du jour au lendemain en claquant des doigts de devenir et d'assumer sa posture d'écrivain. Ça fait peut-être 10, 20 ans que tu essaies d'écrire ton livre. Évidemment que ce n'est pas en claquant des doigts que ton identité d'auteur elle va naître. Par contre, moi ce que je peux te garantir c'est que t'inquiète pas qu'en travaillant on va réussir à la faire naître. C'est ça qui est beaucoup plus magnifique.
Voilà. Et donc quand je relis cette phrase de mes heures sont des secondes parce que je les vis en fait je me retrouve dans cette posture-là. Tu vois, je me retrouve dans ce moment-là où effectivement à un moment j'avais l'impression de ne pas vivre. J'avais l'impression d'être à l'arrêt. J'avais l'impression de voir tous les gens passer sur l'autoroute et moi d'être au bord de la route et de ne pas savoir comment bouger. C'était horrible comme sensation évidemment. Et puis est venue l'écriture et là cette sensation que les journées passent vite et les week-ends encore plus. Les week-ends créatifs j'arrivais le samedi matin j'avais qu'une envie c'était de me lever à 7h du sbar et de partir tout droit dans ma journée créative. Et c'est à ce moment-là d'ailleurs que je me suis mis à batch cooker vraiment parce que j'étais là en mode je n'ai plus envie de perdre du temps. Je veux un maximum de temps pour mes projets pour ma création et donc je préparais tous mes repas de la semaine en avance et comme ça j'arrivais le samedi je me levais je mangeais vite fait ma gamelle je continuais le soir ma gamelle aussi et je continuais et c'était trop bien et je le fais toujours aujourd'hui mais un peu différemment parce que maintenant tout le temps que j'avais de travail d'ingénieur ça a changé tout ce temps-là il est libre donc je peux l'organiser différemment et donc maintenant il y a des moments où je peux m'autoriser de faire à manger etc.
Dix barges dans un corps doux : l'architecte et le jardinier
et donc c'est plus cool aussi voilà pourquoi je racontais tout ça tu vois vous voyez tout ce que me fait dire Poupie en partant d'une phrase et donc quelque part cette phrase à chaque fois elle se saisit parce que je vois je vois tellement l'engrenage inerte dans lequel j'étais coincé et toutes ces heures qui paraissaient être des années en vérité et là où on pourrait se dire putain mais c'est trop cool si les heures étaient des années ça veut dire que je serais immortel ou bah non bah non parce qu'en fait si tu bouges pas c'est horrible il se passe rien et le temps est très long et alors qu'en fait quand les heures deviennent des secondes quand tu les vis putain c'est incroyable c'est incroyable j'adore cette phrase de Poupie il y en a plein dans cet album là Enfant Roi c'est vraiment une dinguerie et donc notre petit Zedjoon Pavarotti album Bosene qui est exceptionnel je crois que c'est un des albums où c'est il y a une seule musique que je peux zapper de temps en temps mais sinon c'est un no skip incroyable c'est un espèce je serais même pas trop classé il y a à la fois un peu de rap parce que parfois il prend un peu des flots rap mais il y a une musique musicalité très rock presque punk rock peut-être parfois un petit peu pop il est vraiment multi-talent Zedjoon Pavarotti et il m'inspire beaucoup sur ça aussi quand je l'ai découvert en je sais plus ça devait être 2019 peut-être il était peut-être beaucoup plus rap à l'époque et tu sens qu'il s'est jamais en fait il s'est jamais rangé dans une case et il a jamais continué à faire cette case parce que cette case marchait il est toujours dans une démarche créative de dire ok comment qu'est-ce que je peux faire et je trouve ça génial il a une espèce de liberté totale qui se ressent beaucoup dans sa musique qui se ressent aussi beaucoup dans la manière avec laquelle il communique il est pas forcément régulier il sort pas d'albums tous les ans mais je sais pas je trouve que sa musique transpire la liberté la créativité le fait de s'autoriser cet espace géant qu'est la créativité en se libérant des ok mais ce qu'il pourrait vendre c'est ça ce qu'il pourrait plaire c'est ça et peut-être que si je racontais cette histoire ça ferait plus cliquer bah non justement il s'enferme pas là-dedans et je trouve ça génial et ça se ressent fortement et donc tout ça pour dire que Beaussegne est un album qui met en plus énormément en joie c'est-à-dire que même sans s'arrêter aux paroles simplement par ses mélodies par les instrus bah tout de suite il y a un truc de tu vois ça t'as envie d'y aller t'as envie d'y aller et c'est d'ailleurs un des rares albums que je suis capable d'écouter en écrivant malgré qu'il y ait des paroles parce que ça m'arrive de déconnecter complètement de ce qu'il peut dire et parfois ce qu'il peut dire est suffisamment flou pour que ça m'accroche pas dire que si je me concentre pas bon bah ça glisse en fait et je suis juste dans la vibe de l'instru et de la musicalité et au contraire après quand je me mets à écouter parfois paf il y a des phrases qui me tapent qui me tapent donc je vais prendre laquelle en vrai la première en fait bosseigne elle est exceptionnelle bosseigne elle est exceptionnelle alors je vais essayer de trouver une petite phrase parce que si je parle de bosseigne ça veut dire qu'il y a probablement quelque chose que j'ai besoin attends un miracle c'est coup de foudre un miracle coup de coude je suis dix parts dans un corps doux attends c'est pas pourquoi ça me parle ça vous voyez je suis plongé dans mes réflexions dans mes réflexions en lisant en fait ce qui m'a accroché c'est un miracle c'est coup de foudre parce que il y a ce truc de en fait j'ai jamais trop cru au miracle quelque part je crois je pense que attendre le miracle c'est vraiment attendre en fait c'est prendre le risque de pas vivre en se disant mais ce qui doit m'arriver va m'arriver et c'est comme ouais espérer d'être frappé par la foudre quelque part alors après on pourrait me défendre que physiquement oui si je m'habille de métal et que je tends une perche une perche métallique en haut d'une montagne le jour d'un orage j'ai beaucoup plus de chance d'être frappé par la foudre mais vous voyez la différence c'est magnifique voilà c'est bon je sais pourquoi je voulais vous partager cette phrase et je sais pourquoi je vous ai infligé ce petit silence là pendant que je lisais cette phrase un miracle c'est coup de foudre bah oui parce qu'en fait je reprends cette analogie de vouloir être frappé par la foudre si je suis là oisif allongé dans mon canapé ou avec voltaire dans son petit coin là-bas la langue qui pend bah je serai jamais frappé par la foudre je suis à l'intérieur je suis dans une zone où il n'y a aucune chance même s'il y a des orages tous les soirs d'être frappé par la foudre et c'est vraiment ce truc de ok mais si je suis attentiste comme ça je me ferai jamais frapper par la foudre donc j'aurai jamais ce miracle là quoi et en fait si je fais la démarche alors qui est stupide au demeurant c'est attention ce que je vous dis n'est pas à reproduire chez soi mais si je fais la démarche de me faire un petit chapeau en forme de bateau là en métal que je vais piquer la pioche dans le garage et que je vais en haut de la colline qui n'est pas très loin que je tends ma pioche métallique comme ça en l'air un soir d'orage bah là j'ai beaucoup plus de chances de me faire frapper par la foudre mais vous voyez la démarche dans laquelle j'étais la démarche c'est ok le miracle que j'attends c'est d'être frappé par la foudre alors qu'est-ce que je peux mettre en place pour avoir le plus de chances possible d'être frappé par la foudre et c'est fou que cette image ne me soit pas venue plus tôt pourtant elle est hyper parlante de réalisme là où on me dit c'est la chance c'est la chance c'est la chance la chance se provoque bon voilà on le dit toujours comme ça sur un ton très def perso parce que c'est ce qu'on nous a répété sans vraiment essayer d'aller creuser ce que ça veut dire et puis on le dit comme ça la chance ça se provoque ok mais qu'est-ce que ça veut dire derrière putain c'est fou cette image de la foudre mais jamais venue avant admettons que la chance ce miracle soit la foudre comment je fais pour être frappé par la foudre comment je fais pour que ce miracle frappe et bah je vais aller sur la colline la plus haute aux alentours je vais aller dans une région qui est plus sensible aux orages je vais m'habiller entièrement de manière métallique et je vais prendre un grand bâton en métal et je vais le tendre comme ça hop en l'air le débile profond je suis désolé mais ne faites pas ça chez vous ne faites pas ça chez vous ne jouez pas avec les forces les forces et les électrons même si peut-être que vous pourriez vous mettre sur un support pas conducteur ou je sais pas quoi bref ne jouez pas avec les forces électroniques c'est d'ailleurs la matière je vous dis ça mais c'est la matière que j'aimais le moins en prépa j'étais pas très bon en électromag et en école d'ingé enfin j'étais pas très bon voilà c'est relatif mais c'était pas la matière que j'appréciais particulièrement dans la physique oh Voltaire a changé d'angle d'orientation dans son coin il était comme ça et il est passé comme ça maintenant bref en école d'ingé c'était encore pire que tout l'élec là quand il fallait ouais non vraiment c'était horrible je détestais je détestais voilà petite croyance limitante évidemment je détestais j'y mettais pas beaucoup d'efforts donc ça m'aidait pas à aimer donc ne jouez pas à vouloir être frappé par la foudre par contre récupérez l'analogie pour ok j'ai envie d'être frappé par ce miracle d'avoir écrit un livre qu'est-ce que je peux faire aujourd'hui et bah peut-être que je peux m'interroger au hasard sur quel est réellement mon trio d'intention avec quel rythme j'aurais envie de fonctionner et de quoi j'aurais besoin pour réellement commencer là à itérer sur mon rythme parce qu'évidemment on le trouve jamais en claquant des doigts et puis c'est itératif et puis on essaie deux semaines et puis on voit là où naît la frustration ou l'émotion et puis on creuse autour de cette frustration et on se rend compte de ce qu'on a envie de rajouter ou enlever dans notre rythme et puis peut-être qu'au hasard je pourrais m'interroger sur cette identité d'auteur profondément que j'ai envie d'être mais mais et surtout ok qu'est-ce que je m'empêche qu'est-ce que je m'autorise pas de quoi j'aurais besoin etc etc clin d'oeil clin d'oeil sur El Famoso trois piliers d'os écrire que je partagerai jusqu'à ma mort voilà donc soyons frappés par la foudre soyons un peu fous quelque part est-ce que c'est pas ça les miracles aussi voilà et donc c'est pour ça que cette phrase m'a accroché parce qu'en plus quand je l'ai lu en entier le passage je me disais j'arrivais pas à faire le lien voilà je suis dix barges dans un corps doux bah quelque part c'est vrai aussi il y a toujours cette partie visible de nous qu'on montre et toutes les petites voix dans notre tête qui sont tout aussi plus barges les unes que les autres et qui sont toutes pétries de croyances et d'avis et voilà et parfois elles rentrent en conflit alors c'est le fameux voilà je vous fais un petit partage aussi c'est pour ça que j'adore parler de musique parce que tu vois j'ai lu cette phrase je suis dix barges dans un corps doux mais t'avis que Zed Youn quand il écrit ça il se dit pas ok ça représente les conflits qu'on a dans notre tête quand on est auteur et bah écoutez moi c'est l'interprétation que j'en fais aujourd'hui voilà je suis le prof de philo que je détestais quand j'étais au collège et au lycée j'adore je suis devenu ce que je détestais quelque part je rigole je détestais pas en vrai ça me faisait sourire mais voilà et donc je finis sur ce parallèle là et puis après j'arrête de vous tenir la jambe avec la musique promis c'est pas vrai je continuerai très longtemps pas dans cet épisode mais très longtemps dans plein d'autres tu vois cette voix par exemple du perfectionnisme c'est en fait je reviens sur l'architecte et le jardinier l'architecte la petite voix pourrait dire non mais prépare tout prépare tout prépare tout mais du coup si tu l'écoutes t'écris jamais et l'instinctif dirait mais écris écris écris sauf qu'il te ferait passer à côté de ton trio d'intentions et du coup t'écrirais des trucs qui n'auraient aucune cohérence entre elles et tu changerais à chaque fois et puis à la fin tu te retrouverais avec 18 manuscrits commencés et aucun terminé voilà et bien en fait toutes ces voix là elles veulent la même chose que le livre existe l'architecte il a un côté très perfectionniste et le jardinier là il a un côté un peu je m'en foutiste et en fait voilà allez les équilibrer allez les écouter allez écouter ces 10 barges qu'on a au fond de nous pour quelque part incarner ce corps doux à la fin ce mélange de nous et de qui on a envie d'être profondément en fait et forcément cet être qu'on a envie d'être profondément et bien il est composé de toutes les parties qui nous qui sont 1, 2, 3 j'allais dire il est composé de toutes les parties qui nous composent bien vu l'aveugle mais voilà c'est un assemblage de toutes les parties qu'on peut avoir en nous avec leur qualité leurs défauts et toutes ces parties là sont influencées à différents niveaux par plein de choses par le cadre dans lequel on a pu grandir par les inspirations qu'on a par les livres qu'on a pu lire etc voilà et là on retombe encore une fois on révise sur sur sur l'unicité de l'auteur bien évidemment de par la vie qui l'a voilà je me transforme un peu en Dora l'exploratrice je suis en train de remarquer bientôt je vais vous faire des trucs à trous je vais être là voilà ok donc là on vient de voir que chaque chemin de vie était différent qu'on pouvait être inspiré par plein de choses à plein de moments différents et c'était quasiment irreproductive pour quelqu'un d'autre et donc ça veut dire là je mettrai le compte à rebours et là vous devriez tous dire en coeur l'unicité de l'auteur et voilà et là je vous ferai genre bravo bravo je ferai une petite danse en mode Dora l'exploratrice comment il s'appelait le singe de Dora l'exploratrice je me rappelle que Shipper arrête de shipper qu'est-ce que qu'est-ce que pourrait nous apprendre Shipper sur l'écriture ?
Les vœux d'été : s'autoriser le repos et les rêves
bah écoutez c'est évident je pourrais faire le texte à trous quand même allez vous pouvez le faire je suis désolé Shipper nous apprend comme ça globalement je pourrais faire un épisode entier sur Shipper arrête de shipper mais Shipper à la fin en fait il cherche qui il a envie d'être voilà ça a envie d'être Shipper le renard et pas Shipper le voleur et en fait et bah il essaie de copier les autres de piquer chez les autres pour essayer de se bâtir une identité mais sauf que Shipper il regarde au mauvais endroit son identité elle viendra forcément de lui pas de de ce qui va piquer à Dora l'exploratrice voilà bref sur ces belles paroles je vous fais des gros bisous je vous souhaite de bien profiter de cet été on se retrouvera tous les dimanches tous les mercredis quand il y aura des invités j'en ai des beaux peut-être que je garderai s'ils le souhaitent les épisodes plutôt à la rentrée littéraire pour septembre mais sinon vous aurez les épisodes le mercredi profitez bien de cet été reposez-vous écoutez-vous agissez de manière congruente avec les rêves que vous avez parce que les moments de vacances sont aussi des moments qu'on peut s'autoriser à garder pour nous et garder pour nous ça veut pouvoir dire plein de choses s'autoriser le repos s'autoriser la pause et s'autoriser aussi des rêves que peut-être qu'on n'a jamais trop pris au sérieux ou qu'on n'a jamais voulu vraiment écouter les vacances peuvent servir à ça aussi d'être un premier déclencheur en tout cas si vous avez des questions je suis là je vous souhaite une très bonne fin de journée goûter repas etc une bonne fin de coupe du monde profitez bien du tour de France moi en tout cas là on est mercredi première journée sans match de foot ça va être compliqué mais demain on a une magnifique journée avec le magnifique col du tourmalet sur le tour de France suivi d'un petit France-Maroc j'adore ces deux équipes ça va être génial sur ce je vous fais des bisous c'était Ybelion Ose Écrire merci merci d'être là épisode après épisode si ce podcast t'inspire t'aide ou te mets du baume au coeur t'abonner mettre 5 étoiles et le partager c'est le meilleur moyen de m'aider à toucher le plus de gens qui ont un livre en eux parce qu'après tout plus il y a de livres écrits et mieux le monde se porte à très vite Ose Écrire c'est le meilleur moyen de m'aider à toucher