Ep 45 · Intro : plumes, pages blanches et philosophie00:00
CE QUE RACONTE CET ÉPISODE
« Je suis responsable de ce que j'écris, pas de ce que tu comprends. » Cette phrase entendue dans Paris c'est loin m'a arrêté net, parce qu'elle libère du regard des lecteurs une fois pour toutes. Ta part : les intentions, les mots, la sincérité. Quand ton texte respecte ce que tu voulais dire, ta part est faite. Leur part : l'interprétation. Certains seront touchés, d'autres non, et presque jamais à cause de ta plume. Mieux : quelqu'un trouvera dans ton texte ce que tu n'y as pas mis, se l'appropriera, le fera vivre. C'est exactement ce qu'on souhaite à un livre. Dans l'épisode 45, je partage aussi le hack de la page bleue contre la page blanche, la technique des trois premières secondes où l'instinct répond avant le cerveau, et une plongée dans un dictionnaire de citations philosophiques trouvé chez un ami. À écouter là où tu écoutes tes podcasts.
LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE
CAROUSEL À VENIR
Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.
Face B — le transcript
L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE
Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !
Intro : plumes, pages blanches et philosophie
Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans le 45e épisode d'Ose Écrire. Et aujourd'hui, on parle de plumes, de pages blanches, de citations philosophiques, de Bergson, j'en passe et des meilleurs. Bref, un petit état des lieux, du désordre de mon cerveau actuel et de l'ordre que je souhaitais y mettre en vous partageant tout ça. Je vous souhaite une très bonne écoute et je vous dis à très vite. Moi, c'est Sam, Ybelion de Mon Nom de Plume. Je suis écrivain, coach et j'accompagne celles et ceux qui veulent renouer avec leurs rêves d'écriture. T'écoutes un podcast dont l'intention est simple, te donner inspiration, outils, motivation, discipline, bref, tout ce qui peut te permettre d'oser écrire. En gros, c'est un peu dans le titre quoi, Ose Écrire.
Coucou les amis, comment ça va ? Je suis dans un décor particulier chez un ami qui, comme vous pouvez le voir, est plutôt fan de BD.
45ème épisode, 45ème épisode. J'espère que vous avez kiffé l'épisode 44 avec Élise. La vie en turquoise, c'était un livre passionnant, je vous le conseille. C'est le mois dédié, donc allez-y. J'espère que vous vous êtes aussi remis de l'épisode 43 et des énormes bêtises que j'ai pu dire dedans. Aujourd'hui, épisode, somme toute classique. J'ai pas de café, j'ai pas d'eau, j'ai rien, mais c'est pas grave. J'ai par contre un petit Voltaire sur du parquet, donc si vous entendez du bruit, c'est tout à fait normal. C'est lui qui vivote, il fait sa vie là, il fait sa vie. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir vous raconter aujourd'hui ? La semaine dernière a été une semaine relativement classique. Un peu de déconnexion quand même, beaucoup de kiff.
Marcus : breakdown can create breakthrough
Et ouais, franchement, la vie, la vie perso. Alors attendez, je vais bouger Voltaire. Allez, couche-toi. Oui, c'est bien, c'est un bon chien. Voilà, vous voyez, j'ai même pas besoin de le déranger, il le fait pour moi. Voilà, semaine somme toute classique, on avance, je suis content. Les choses prennent encore plus forme, Ose Écrire devient de plus en plus intéressant. J'ai fini le, je sais pas si je vous l'avais dit, mais la troisième histoire de Marcus, qui m'a beaucoup touché. C'est peut-être l'histoire de vie d'un personnage d'Ose Écrire qui me ressemble le plus, je dirais, peut-être. En même temps, je dis ça, mais Nash et Isabella avaient aussi beaucoup de moi.
Je pense que je suis passé par une bonne, quasiment l'entièreté des croyances limitantes que peut vivre un écrivain. Le j'ai pas le temps, j'ai pas la légitimité, qui suis-je pour écrire, j'ai trop d'idées. Bref, absolument tout. Je les ai ressentis à un moment, je les ai pensés à un moment. Bon, Voltaire, pas bouger. Voilà, c'est bon. C'est bien, mon toutou. Je disais donc que toutes ces croyances limitantes, je les ai pensées, ressenties à un moment. Et en voulant essayer de les accrocher à un personnage particulier pour qu'il les incarne, et pour qu'il montre qu'on peut les surmonter, je me rends compte que c'est toujours des petits morceaux de moi. Quelque part, c'est toujours l'écriture, c'est ça, que voulez-vous. C'est ça qui est magnifique. Je ne le répéterai jamais assez, quoique peut-être que vous avez besoin de l'entendre aujourd'hui. Ce que vous écrivez est unique au monde, vous êtes les seuls à pouvoir l'écrire. Ça serait presque égoïste que ça reste dans votre tête.
Donc, osez écrire ce premier mot, puisque c'est le seul qui compte vraiment aujourd'hui. C'est celui que vous devez écrire. Vous penserez au second ensuite, au troisième, au quatrième, puis au dernier, au mot de la fin, plus tard. Voilà.
Et c'est ça qui est magnifique. C'est ça qui est magnifique dans ces histoires, du coup, pseudo-fictionnelles presque, parce qu'elles représentent une partie de ma vie. Alors, pas tout à fait. Vous verrez. Je trouverai, pour l'instant, je le partage, c'est vrai, notamment aux personnes que j'accompagne, parce que j'estime que c'est aussi une manière de les motiver, de leur montrer des exemples inspirants de personnes qui brisent leur barrière.
Et donc, ce Marcus, je suis en train de me replonger un peu dans son histoire, ce Marcus, c'est un personnage qui, malheureusement, la citation qu'il incarne, c'est « Breakdown can create breakthrough ». Autrement dit, les moments de bas, de down, peuvent créer des moments de renaissance.
Cette citation me touche à plusieurs égards. Tu vois, elle m'en rappelle d'autres. Elle me rappelle dans le péril croix, ce qui sauve. Elle me rappelle cette citation d'Orelsan qui dit « Renée comme un zombie, Renée comme un phénix, la défaite, c'est comment tu la gères ». Voilà. Et donc, ce Marcus est renvoyé de son travail d'ingénieur et sombre dans l'alcool, notamment. Il ne fait rien, à part du sport. Il se lève à 15 heures, il fait du sport, il se couche, il boit, globalement. Et donc, un moment, grâce à ce qu'il peut voir, écouter, grâce à ce qu'il entend, toutes ses synchronicités, toutes ses rencontres fortuites, un moment en lui, font un électrochoc et font qu'il se met à écrire. Sa vie change à ce moment-là. Je ne spoil pas plus, je vous laisserai découvrir cette histoire. Si tout se passe bien, je trouverai un moyen de les partager de la meilleure manière qu'ils soient sur cette fin d'année.
« Responsable de ce que j'écris, pas de ce que tu comprends »
Jade, Grace, Isaac : les prochaines histoires
Je vais donc maintenant passer à l'histoire de Jade. Là, vous voyez, j'ai fini mon deuxième livre. Il va partir en correction. Il y aura sûrement du travail à droite, à gauche. Il va y avoir aussi du travail un peu édito. Je vais probablement tout faire là, tout seul. Un peu de design, un peu de couverture. Je vais m'amuser sur Photoshop, sur InDesign. Voilà, on va faire des trucs sympas. Mais en parallèle de ça, je vais pouvoir continuer à écrire les histoires de ces personnages d'Ozécrire. La prochaine étant Jade. Après, je vais faire Grace. Après, je vais faire Isaac. Et quand j'aurai fait cela, j'en aurai déjà fait six, du coup.
Et ça sera déjà bien. C'était l'objectif que j'avais cette année, d'en faire au moins six. Sachant qu'ils ont leur version, leur petite version figurine. Alors bon, vous ne les voyez pas dans le décor là, mais dans les autres décors, si vous allez voir les épisodes d'avant, tiens, tiens, tiens, c'est une bonne pute, ça. Allez, une bonne pute.
L'échauffement social du matin
Une bonne pub. Je vais réussir à parler. Eh bien, vous remarquerez, derrière les petites figurines, ce sont les personnages d'Ozécrire. Ils y seront tous. Ils y seront tous. Et j'adore. J'adore parce que cet univers prend vie. Cet univers s'étend. Et c'est passionnant. Voilà. Bref, après cette parenthèse, je vais vous parler des quelques sujets que j'avais envie d'aborder aujourd'hui. Alors là, je remarque, je ne sais pas si vous le remarquez, j'ai un peu de mal à parler. Je ne sais pas si vous êtes sensible à ce concept d'échauffement social. ce truc souvent. En tout cas, moi, ça m'arrive beaucoup. Quand je ne parle pas, je ne sais pas, la journée, ou là, c'est le matin, donc typiquement, je n'ai pas parlé la nuit. Les premiers mots, les premières phrases que tu prononces, tu cherches toujours un peu, ça bute un peu. Vous verrez probablement, mon échauffement social va passer, et au fur et à mesure de l'épisode, je ferai de moins en moins de fautes de syntaxe.
Là, j'en fais, j'ai quelques petites coquilles, quelques petites coquilles, mais que voulez-vous ? C'est aussi la magie du direct. Aujourd'hui, je voulais vous parler de plusieurs choses. Déjà, j'ai entendu dans une chanson, et je ne me rappelle plus laquelle, c'est fou ça, je me demande si c'était pas, peut-être Valde, peut-être, j'ai un doute, mais il dit, je préfère rien faire que faire comme les autres. Et j'aime bien cette citation, elle permet d'embrasser son authenticité, son unicité. Elle a ce côté un petit peu provoquant, tu vois, de dire, en fait, ce qui m'intéresse, c'est pas de copier une méthode, c'est pas de faire comme tel autre, c'est de faire comme moi je veux. Et je trouve que ça sonne bien avec l'écriture à plusieurs égards, parce que souvent, un déclencheur dans notre processus de création et d'écriture, quel que soit l'âge d'ailleurs, c'est un moment de dire, en fait, j'ai vécu tellement de choses, j'ai tellement d'idées qui commencent à naître, je les ai jamais retrouvées toutes ensemble, quelque part.
Évidemment, ce petit morceau de mon idée me fait penser à tel livre, cet autre petit morceau, tel film, cet autre petit morceau, telle conférence que j'ai écoutée de telle personne. mais il n'existe pas d'œuvre qui regroupe toutes ces influences. Et ça rejoint toute cette théorie d'être un passeur d'histoire, d'être un catalyseur de toutes nos influences et de les regrouper pour les envoyer partout.
Je préfère rien faire que faire comme les autres. L'objectif n'est pas de réécrire un livre qui a déjà été écrit, c'est d'en refaire notre propre interprétation. Et ça, c'est vraiment magnifique, qui est mon adjectif préféré que je dis à chaque fois qu'une citation me touche. Ça, c'est vraiment magnifique. Mais, voyez-vous, la vie, c'est aussi ça. J'essaie de m'astreindre un peu plus à ça. C'est de remarquer toutes les beautés de la vie.
Il y en a plein. Entraînons-nous à dire c'est magnifique ce qu'il se passe. C'est magnifique d'avoir vu ça. C'est magnifique d'avoir eu cette discussion. C'est magnifique d'avoir entendu ça.
Ça rejoint tout. Par exemple, j'ai déjà dû vous le dire, mais je vous encourage par exemple à le faire. Je dis toujours fêter ses fiertés, faire sa gratitude, ses reconnaissances. C'est un exercice que je fais quotidiennement depuis maintenant quasiment trois ans. J'ai des centaines et des centaines et des centaines de vidéos de moi face caméra où je dis aujourd'hui, je suis reconnaissant. ça permet d'inscrire cette curiosité de la beauté qui nous entoure. Il y a plein de choses. Vous voyez ? Ou alors attendez, j'ai commencé à ouvrir beaucoup de parenthèses. Je vais les fermer et après je pars sur ce que je voulais dire. Donc voilà. Soyons curieux de la beauté, osons dire que c'est magnifique, osons embrasser notre unicité, osons faire ce que nous on a envie de faire et donc pas comme les autres. Donc cette citation qui fait un peu provocante peut-être, tu vois, je préfère rien faire que faire comme les autres.
Quelque part, ça invite à s'interroger sur quel est l'alignement qu'on a envie d'avoir, quel est le rêve qu'on a envie d'atteindre, avec quelle méthode. Je me retrouve beaucoup dans cette phrase parce que c'est ce que je cherche à véhiculer. C'est ce que j'ai envie que les gens fassent quand ils sont dans la démarche d'écrire un livre. Je n'ai pas envie qu'ils suivent la méthode secrète en trois mois pour écrire un best-seller. Celle-là ne m'intéresse pas. Ce qui m'intéresse, c'est de savoir ce que la personne veut, elle, ce que la personne veut transmettre par son livre, ce que la personne souhaite toucher chez les gens qu'elle veut toucher. Et après ça, avec quelle méthode elle veut le faire ? C'est ça que j'aime bien. la versatilité d'être capable de construire une méthode avec quelqu'un qui lui ressemble en apportant le cadre qu'il faut pour qu'elle puisse le faire. Tu vois ? Et quelque part, c'est ça qui est beau.
C'est... Ce n'est pas une méthode secrète, universelle. C'est un cadre et une méthode pour trouver une méthode. C'est marrant dit comme ça. Ça fait un peu serpent qui se mord la queue. Mais c'est extrêmement bénéfique. Chacun a sa manière de fonctionner. Je le répète tout le temps, mais ça fait toujours du bien de l'entendre. Moi, j'écris le matin. Je ne dis à personne de faire la même chose. Il suffit que tu sois du soir ou qu'avant de voir du mat, tu sois éteint. Tu ne vas pas te mettre à écrire le matin. Ça n'a aucun sens. Ça n'a aucun sens. Donc voilà.
C'est ça presque que je dirais de manière provocante à quelqu'un. Je lui dirais tu préfères faire comme les autres que faire comme toi. tu fonctionnerais bien. Surtout que l'épanouissement derrière est bien plus puissant quand tu fais avec ta méthode. Surtout que la transformation que tu en retires est bien plus puissante, bien plus transverse. Elle rayonne dans tellement de domaines de vie. Quand tu as réussi avec l'aide de quelqu'un à construire, en l'occurrence moi, là je parle de mon accompagnement, quelqu'un qui réussira et qui, il faut que je dis comme si c'était au conditionnel, c'est pas du tout conditionnel, quelqu'un avec qui je travaille va développer une méthode avec laquelle elle arrivera au bout d'un rêve qu'elle a, écrire son manuscrit. Une fois qu'elle a fait ça, tout est possible. Je veux dire, si ça c'est possible, tout le reste aussi. Et ça c'est quelque chose qui me touche beaucoup. C'est quelque chose qui paraît parfois un petit peu un petit peu utopique.
Ça l'est pas du tout. Ça l'est pas du tout. Moi, j'ai longtemps inconsciemment intériorisé beaucoup de choses que je voulais faire et en fait, tout s'est déclenché au moment où j'ai tenu mon livre dans mes mains. Ça m'a donné toute la légitimité qui me manquait quelque part pour aller embrasser mon rêve. J'aime beaucoup ce message de dire que le livre est une preuve personnelle de l'abnégation, le courage, la résilience, le travail dont on est capable de faire preuve. Et ça, c'est magnifique. Qu'est-ce que vous voulez que je dise ? Soyons, voilà, là, attestons de la beauté magnifique de la vie. Le livre est un objet si simple des feuilles de papier collées l'une entre elles, les unes aux autres. Et pourtant, et pourtant, à l'intérieur, il y a tellement de choses. Il y a tellement de choses. Voilà. Voilà ce que je voulais dire pour commencer. J'en ai vu d'autres, des citations, et pour être honnête, je ne suis pas sûr de ce que j'ai envie d'en dire.
Elle est encore un peu poétique pour moi. C'est une chanson que j'aime beaucoup, qui est assez belle. Paris, c'est loin de Damso et Booba. Alors, je sais, le rap, le rap, parlons-en peut-être. Bref.
J'ai presque envie de dire, là, ce qui est intéressant, ce n'est pas la personne qui l'a dit. C'est la citation, en l'occurrence. Bon, alors, je suis en train de me dire, ah oui, ça ouvre, en disant ça, j'ouvre le débat, séparons l'homme de l'artiste. Je ne sais pas. Je ne sais pas quoi. Je pense qu'il y en a certains qu'on ne peut pas séparer. Voilà. je pense que il y a des valeurs parfois qui sont touchées qui ne surpassent pas la valeur artistique intrinsèque d'une œuvre. Voilà.
Tout ça est un débat de valeurs multicontextuels, multifactoriels. Ce n'est pas manichéen, ce n'est pas noir ou blanc. Sûrement du contexte à apporter à plein de choses.
Mais ce n'est pas le débat. Voilà. Ce que je voulais dire, c'est que, en l'occurrence, tu vois, je dis avoir la curiosité de s'intéresser et d'observer. Écoutez, je trouve que c'est une curiosité qu'on peut avoir aussi dans les approches artistiques qu'on peut trouver. Ce que j'appelle approche artistique, c'est on peut trouver de l'inspiration dans les livres, on peut trouver de l'inspiration dans les tableaux, dans les photos, dans la musique et dans tous les genres de tous ces domaines-là. Ou tout ce qui, par exemple, les lie aussi. Et ça, c'est très très inspirant. Il y a beaucoup de choses à tirer de la musique. On peut être extrêmement touché par une musique sans parole où l'émotion ne passe que par des notes. C'est le cas de la musique classique. Il y en a des magnifiques et c'est extrêmement touchant. On peut être touché par l'énergie pure de la musique, ce qu'elle renvoie, sans comprendre les paroles.
C'est le cas, par exemple, de quelqu'un qui ne parlerait pas anglais et qui entendrait, je ne sais pas, une chanson, je ne sais rien, de Nirvana, des Beatles, de Green Day. Bref, vous pouvez faire tous les styles et tous les genres. Tu es touché par une énergie, tu es touché par ce qu'incarnaient ces artistes. Et c'est le cas aussi dans des musiques comme le rap ou la variété française dans ta langue natale où là, du coup, par-dessus les notes, par-dessus l'énergie que peut transmettre la musique, tu as aussi ce truc de les mots ont une importance. Les mots ont été choisis et donc sont porteurs de quelque chose. ils sont porteurs de quelque chose dans leur globalité, dans la globalité de ce que raconte ou pas la musique parce que certaines chansons n'ont pas d'autre vocation que d'être des chansons qui font de l'égo trip par exemple et d'autres, au contraire, sont des beaux messages sur deux, trois minutes ce qui est quand même assez beau de raconter une histoire en trois minutes, en quelques phrases.
C'est extrêmement beau. et encore plus intéressant, c'est que dans tout ça, tu as des doubles niveaux de lecture. Tu peux prendre une première strophe et ça a un certain message. Quand tu l'intègres dans la chanson entière, ça a un autre message. Et quand parfois tu extrais une phrase, ce que je fais tout le temps, bah paf, tu peux partir dans tes analyses philosophiques tard le prof de français. Et quelque part, ça c'est, vous savez, ce que je vais dire. Bref, tout ça pour fermer cette parenthèse et citer car l'angoisse de la page blanche a fait que je voyais rouge. J'en ai vu de toutes les couleurs. Ma plume a souvent dû changer d'épouse.
Les trois premières secondes : l'instinct avant le cerveau
Vous voyez, là la première chose, je le fais à l'instinct. Tu vois, ce qui est important, c'est les trois premières secondes. Tu lis la citation, tu penses à un truc. C'est là, c'est pas ton cerveau. C'est paf, l'instinct. Accroche-toi à ça. Ça, tu vois, je te fais un petit partage mais c'est un truc extrêmement intéressant. Quand on a des blocages en coaching, c'est extrêmement efficace parce que parfois, tu poses des questions. Et là, vous voyez, j'ai encore ouvert une parenthèse mais vous n'en faites pas, je vais la refermer et je reviendrai sur cette citation et sur la première chose qui m'est venue à l'esprit. Parfois, en coaching, tu poses une question et les gens soit grincent des dents, soit un petit sourire, soit lèvent les yeux. Tu vois, tu sens qu'il y a un truc et je ne sais pas. Bon, ok. Et là, en fait, c'est parce qu'on a des profils très souvent tête.
Tu vois, souvent, hop, on te pose une question, tu l'interprètes, tu commences à découper, tu fais des arguments logiques et hop, tu arrives à une conclusion. Et en fait, dans ces cas-là, c'est toujours intéressant de dire, ok, écoute, je vais reposer la question mais là, tu vas me dire la première chose qui te vient à l'esprit. Est-ce que c'est une couleur ? Est-ce que c'est un mot ? Est-ce que c'est une image ? Et après, on tirera le fil de ça, tu vois. Quelque chose qui dirait, bah, je ne sais pas, j'ai vu un flash blanc. Ok, le blanc, c'est quoi pour toi ? Hop, et tu passes. Et là, le blanc, c'est la pureté, la liberté. Ah, intéressant que tu m'amènes à ces sujets-là. C'est lequel qui te parle le plus ? Ah, bah, la liberté. Ok, ok, qu'est-ce que c'est la liberté pour toi ? Paf. Et là, tu arrives, tu vois, sur des valeurs, tu vois, tu creuses, tu passes du quoi, tu passes de l'image à du qui.
Et c'est là que se débloquent les choses. C'est là qu'il y a un travail qui se fait. Conscient, inconscient, en discussion, mais paf, là, tu oses mettre un pied dans la zone d'évolution. Tu oses aller titiller le caillou qui est dans ta chaussure.
L'endroit où tu veux aller, tu vois. Et ces images évocatrices, ces mots, ces couleurs qui viennent dans les trois premières secondes quand on pose une question ou qu'on en passe à quelque chose, c'est souvent salvateur. C'est souvent très révélateur et souvent très intéressant.
« Ma plume a souvent dû changer d'épouse »
Et alors, je close cette parenthèse pour dire que là, ce qui m'est venu quand j'ai vu la citation, c'est le « Ma plume a souvent dû changer d'épouse ». Et je le vois comme, si vous voulez, la plume, le papier, un couple inséparable, quelque part, on parlait souvent, je vous ai déjà parlé du recadrage spatial au sens propre du terme. Et bien, quelque part, ma plume a souvent dû changer d'épouse et une manière de combattre la page blanche. Au-delà du geste symbolique, tu vois, tu pourrais passer sur du papier bleu. Et bien, rien que pour ça, c'est plus une page blanche. Tu vois, t'es sur une page bleue. C'est pas la même chose. Il n'y a pas de syndrome de la page bleue. Ben, peut-être que rien que ça, inconsciemment, ça va te débloquer. Ça peut être aussi de passer d'écrire sur son clavier à écrire sur une feuille de papier. Ça peut être de passer d'écrire en police 12 à écrire en police 25, d'écrire en Times New Roman et en fait, d'écrire en comics 100 MS police arc-en-ciel.
Ah là là, je ne sais pas si vous vous rappelez de ces PowerPoint magnifiques qu'on faisait. Hop, désolé. Allez, petit ordinateur. Putain, c'est insupportable quand il fait ça, là. Incroyable. Désolé. Je ne sais pas si vous vous rappelez de ces PowerPoint qu'on faisait quand on était petit à l'époque où ce n'était pas évolué. Il n'y avait pas d'animation, il n'y avait pas Canva, il n'y avait pas d'InDesign, il n'y avait pas de Photoshop. Et on mettait des comics 100 MS, des titres comme ça en arc-en-ciel. Tu sais, en arc-en-ciel vraiment avec les couleurs de l'arc-en-ciel. Ah, c'est vraiment révélateur d'une époque. J'adore. Ça me touche, tu vois, de repenser. C'est très nostalgique. Tu as presque envie d'aller creuser ce truc artistique et de le mettre au centre d'une pièce, tu vois. C'est intéressant.
Bref, ma plume a dû souvent changer d'épouse. C'est beau. Peut-être que la page blanche ne peut se combattre que par ça. Alors, peut-être pas et peut-être qu'il faudrait creuser. Mais ça peut être une astuce, une voie pour sortir de sa routine, pour sortir de... Tu vois, c'est comme... C'est marrant en plus que l'analogie choisie soit celle d'un couple. Ma plume a souvent dû changer d'épouse.
Un couple, c'est ça aussi. Tu vois, c'est perpétuellement se surprendre, se réinventer. Alors, je ne parle pas d'aller voir ailleurs. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Mais, tu vois, quand tu sens qu'il y a peut-être moins d'électricité, de dire, viens, on fait un truc qu'on n'a jamais fait. Viens, on va dans ce resto dont on a parlé. Viens, on va dans cet endroit qu'on a vu la première fois. Viens, on retourne là où on était. Viens, on fait ci. Viens, on fait ça. ça, ça, ça, c'est changer, ça, c'est tenter quelque chose. Et ça, ça redonne de la motivation, ça redonne de l'électricité, ça redonne de l'intensité, ça redonne, ça redonne corps au feu, au feu qu'on a en nous, qui représente cette passion de l'écriture. parce qu'elle est toujours là, mais parfois, toutes les croyances, tout ce qu'on a autour, tout ce qu'on vit, peut venir un peu couvrir ce feu.
Eh bien, il n'en faut pas beaucoup, parfois, pour le rallumer. Et faire, permettre, pardon, autoriser à notre plume à changer d'épouse, peut être une solution pour libérer la page blanche.
Les six cercles vicieux de l'écrivain
Donc là, je n'ai parlé que de la fin. mais bon, voilà, la page blanche a fait que, l'angoisse de la page blanche a fait que je voyais rouge. Bon, tout de suite, on a la colère, tu vois, qu'on ressent. J'en ai parlé, alors j'en parlerai, je ne sais pas si les posts sont sortis, mais je me suis intéressé au, j'ai remarqué récemment des schémas, des schémas chez les auteurs, de cercles vicieux. Et c'est marrant parce que je ne les avais pas forcément remarqués chez moi, à l'époque. Non pas qu'ils n'existaient pas, mais je pense que je ne les avais pas conscientisés. ou je ne les avais pas combattus en les identifiant. Pourtant, quelque chose dont on a peur fait beaucoup moins peur une fois qu'on sait ce qui fait peur. Donc, j'ai identifié six grands cercles vicieux dans lesquels on peut tomber quand on écrit un livre.
Et je vais pas, j'ai donc, j'ai fait des posts sur ça, je trouve ça assez cool. Et effectivement, quand il y a de la page blanche, il n'y a pas d'écriture. Donc, il y a de la frustration, il y a de la colère, il y a du rouge qui apparaît. C'est pour ça que les couleurs ont un sens. C'est pour ça que toutes les choses anodines qui nous viennent à l'esprit peuvent avoir un sens bien, bien, bien plus profond. Et c'est d'ailleurs, voilà, j'ouvre des parenthèses sur des parenthèses, mais vous devez me prendre pour un fou. Ouais. C'est d'ailleurs tout le, du coup, mais c'est pas grave, je continue, j'enfonce des portes ouvertes. C'est d'ailleurs tout le travail qu'ont pu faire sur les rêves les grands psychanalystes de l'époque. Jung, Adler, Freud, tout ça, analyser les rêves dans leurs moindres détails et dans la plus pure essence de ce que pouvait signifier tout ce qui apparaissait.
Je sais pas, un rêve où on perd ses cheveux n'a pas le même sens si c'est juste des cheveux qui tombent ou des cheveux qui sont arrachés, tu vois. Bref, je sais pas pourquoi je pense à ça, j'ai dû le lire dans un bouquin récemment, j'imagine. J'ai un trou là. Bref, tout ça dans un sens. Donc, je referme cette parenthèse des rêves, je referme cette parenthèse sur l'importance des couleurs et je reviens sur la page blanche a fait que je voyais rouge. Ne pas écrire, crée de la frustration parce que tu n'écris pas, tu es en colère, tu te mets la pression pour écrire, donc tu écris de moins en moins bien puisque tu n'es pas libéré. Tu as les épaules tombantes, tu vois. C'est comme si la main qui tenait la plume était comme ancrée, tu vois, dans la table. Tu ne pouvais plus soulever, tu ne pouvais plus écrire. L'écriture, c'est ça, vous voyez, c'est ce mouvement libéré qui te fait voler un petit peu.
Tu es comme sur un petit nuage et tu dessines des arabesques dans le ciel, quoi. Voilà. Et donc, j'en ai vu de toutes les couleurs parce que, oui, à mon sens, au-delà de la colère, derrière, il y a beaucoup de choses. C'est souvent qu'on associe les couleurs à des émotions. Je ne sais pas, le vert, la jalousie, le bleu, le bonheur peut-être, ou la sagesse, le rouge, la colère, la force, le jaune, la sagesse, non, l'érudité, je ne sais pas. Bref, il y en a plein. C'est pour ça que, par exemple, les couleurs fortes, je ne sais pas, dans Game of Thrones sont si marquées. Elles ont une importance. Elles ont une importance que les Lannister, ce soit du rouge et or, ça a une importance.
C'est quoi d'autre l'état réel ? C'est du vert, c'est ça ? Ça a une importance. Bref. Voilà. J'en ai vu de toutes les couleurs, la page blanche, l'écriture, nous fait passer par tous les états. Et hop, on reboucle avec l'état de transformation, le caractère transformatoire du processus d'écriture. On ne ressort jamais tout à fait pareil une fois qu'on a écrit un livre. C'est quelque chose qu'on sous-estime. On a ce rêve d'écrire un livre. On se dit oui, un jour j'y arriverai. Mais en fait, on oublie la puissance que ça a. On oublie la puissance que ça incarne.
Donc, vous voyez, l'enjeu, quand on se dit est-ce que j'ai envie d'écrire mon livre ou pas ? Est-ce que j'ai envie de mettre toutes les chances de mon côté pour l'écrire ? Voilà. Wink wink. Vous me voyez venir avec mes grands sabots. Eh bien, c'est intéressant de se demander et de se rappeler pourquoi on le fait et surtout quels vont être les effets induits qu'on ne calcule pas souvent. On sous-estime les effets induits qu'a l'accomplissement d'un rêve comme celui d'écrire un livre.
Voilà pour cette citation. Ça fait déjà 30 minutes que je parle. Que voulez-vous ? Il y a une autre citation dans cette chanson qui m'a beaucoup touché qui était « Je suis responsable de ce que j'écris par 1, 2, 3, pardon pas de ce que tu comprends du flow. » Extrêmement touchant, extrêmement intéressant à plusieurs égards. À deux égards, à mon sens. Le premier, c'est que il y a des gens qui vont être touchés par nos textes, il y a des gens qui ne vont pas être touchés. Les gens qui ne sont pas touchés, ça peut être pour plein de raisons. Et pas forcément et en fait même quasiment jamais à cause de votre manière d'écrire ou quand les choses sont faites en conscience. Écoutez, c'est comme ça. Des gens n'aimeront pas ce que vous écrivez. Mais vous n'êtes pas responsable de l'interprétation que feront les gens. C'est quelque chose qui n'est pas sous votre contrôle.
Vous n'allez pas imposer aux gens de dire « Si, si, t'as aimé mon livre. » Peut-être pas. Et en fait, c'est ok. Plaire à tout le monde, c'est plaire à personne. Je le répète tout le temps, mais c'est extrêmement important. C'est extrêmement important. C'est tout le travail des intentions que je prends grand plaisir à faire avec les auteurs que j'accompagne parce qu'à mon sens, c'est vraiment un point central. Quand tu travailles bien ces intentions au début et quand je dis travailler bien, c'est pas travailler pendant des semaines. Parfois, c'est rapide. Mais quand tu travailles bien ces intentions, ton intention personnelle, ton intention du roman, ton intention du lectorat, et bien, tout derrière prend beaucoup plus de puissance et t'es beaucoup plus ok avec le fait de ne pas plaire à tout le monde. Voilà.
Et donc, t'es pas responsable de ce que les gens comprendront de ton flow. Au-delà de ça, il y a une deuxième partie que je trouve aussi extrêmement positive. Ça rejoint ce truc de créer ces vivres de foi. Créer, c'est la recette de l'immortalité que j'ai très souvent partagée. L'idée de dire toi, tu es responsable de l'écrit, de l'écrit. Voilà. L'histoire que tu passes, tu es passeur d'histoire, tu écris l'histoire, tu la transmets, et après, ton texte vit. Il vit parce que c'est ton texte et il vit parce que les gens se l'approprient. Quelqu'un qui lira ton texte résonnera avec ce texte. Quelqu'un qui lira ton texte en fera son interprétation. Il en tirera ce qu'il veut de ton flot d'écriture.
Et ça, j'adore. Voilà. Ça, c'est magnifique. Donc, cette citation est belle à plusieurs égards. Alors, je pense que dans la chanson, vu la thématique, je dirais qu'elle est plus dit dans le premier sens, à savoir, écoutez, les critiques négatives, quelque part, ce n'est pas de ma responsabilité. Moi, je suis responsable de ce que j'écris. si je suis OK avec ce que j'écris, si cet écrit respecte mes intentions, quelque part, ce que les gens interprètent après, n'est pas forcément dans notre sort et n'est pas forcément importantissime. Voilà. Voilà pour ces deux citations. Et c'est ce que j'ai retenu des dernières semaines. Et là, j'ai trouvé un livre, parce que j'adore fouiller les bibliothèques des gens et j'adore en tirer des livres, vous voyez. Donc, j'ai trouvé une version. Alors, voilà, j'ai lu que des passages d'Hamlet. Je n'ai jamais lu Hamlet en entier. Et comme je disais la dernière fois dans un podcast, j'ai écouté du coup un podcast de Frédéric Sigris, blockbuster sur Shakespeare.
En fait, je me suis rendu compte que je n'avais jamais vraiment lu Shakespeare. et putain, ça m'a donné envie en vrai de découvrir et du coup Hamlet, il faut que je lise Hamlet. Donc là, j'ai vu Hamlet. Au-delà de il faut aussi, j'ai envie de lire Hamlet, de découvrir ce monument de la littérature. Bon, je pourrais aussi passer des heures à regarder toutes les BD qu'il y a derrière moi parce qu'il y aurait forcément plein de trucs intéressants. Mais, un bouquin qui m'a particulièrement intéressé, c'est ça. C'est Dictionnaire des citations philosophiques. 1500 citations. Alors, c'est orienté sur le bac, mais finalement, les citations restent les citations. Et donc, il y en a plein. Il y en a plein. Et je pourrais, vous voyez, je le fais avec les thèmes aléatoires, mais je pourrais prendre ce bouquin et faire 10 citations et donc faire mes 150 épisodes de podcast sur des citations comme ça. Je vais ouvrir au hasard et la synchronicité va nous apporter des citations dont on a besoin.
« Le bonheur a les yeux fermés »
Par exemple, le bonheur a les yeux fermés. Bon, voilà, Paul Valéry, oui, voilà, généralement, le bonheur est là sans qu'on ait besoin de se convaincre et qu'il existe et qu'il est là. Ça me fait penser d'ailleurs, souvent, j'ai déjà dit, mais un philosophe contemporain que j'aime bien est Comte Sponville et il définit le bonheur en disant, bon, définir le bonheur c'est quand même compliqué. Par contre, ce qu'on peut dire, c'est qu'on sait quand on n'est pas malheureux et finalement, le bonheur, c'est l'absence de malheur. Voilà. Le bonheur a les yeux fermés. Vous voyez, il y a littéralement six mots. Il y a tellement, c'est tellement puissant. Le bonheur a les yeux fermés. c'est magnifique. C'est magnifique. Et d'ailleurs, c'est marrant parce qu'il y a marqué juste en dessous, tu vois, je parlais de ce qu'a dit Comte Sponville, mais juste en dessous, il y a le sage n'aspire pas au plaisir mais à l'absence de souffrance.
Et bon, c'est un petit peu absolutiste comme ça, mais dans l'idée, dans l'idée, oui. Dans l'idée, oui. Alors, il y a plein, c'est trié par thème, c'est génial, le désir, le devoir, l'existence et le temps. Tiens, ça, ça doit être marrant. Putain, je revois des citations de Bergson. Bergson, pour ceux qui seront de la même génération que moi, génération 95, donc prépa dans les années 2013, 2014, vous avez dû vous taper un thème sur le temps.
Il y avait un livre de Virginia Woolf qui était génial. Il y avait un troisième livre que j'ai oublié et il y avait Bergson. Bergson est un auteur un peu compliqué. Je le dis, je trouve qu'il est costaud le petit Bergson. Il n'en est pas moins intéressant, mais il est costaud. Il est costaud.
Et donc là, il y a des parties sur l'existence et le temps. Il y a des choses intéressantes, des choses qui me parlent moins.
L'avenir n'existe que parce qu'on décide
Putain, c'est beau. Il n'y a d'avenir que pour un être qui désire. Alors, Louis Lavel, je ne connais pas. Tiens, c'est que ça m'intrigue. Je suis un peu d'accord, mais le mot désir me fait un peu tiquer. Parce que désirer, c'est ne pas posséder. Et quelque part, tu tombes un peu dans cette espèce de complexe d'icard qui est qu'en fait, la chaleur du sonnel n'est jamais assez forte. l'objectif, c'est de l'atteindre et tu te brûles. Par contre, l'avenir n'existe que parce qu'on décide.
Votre livre n'existera que parce que vous déciderez de commencer à l'écrire aujourd'hui. Quand votre rêve devient un objectif, quand il y a une date entre les deux qui permet de passer de l'un à l'autre, il y a un avenir pour ce livre. Ce livre se met à exister. Et chaque jour, on peut se réinterroger, toujours pareil, congruence, action, rêve, et on se déplace vers cet avenir qu'on construit. Et on commence à le construire quand on décide qu'on a envie de l'atteindre. On l'atteindra à la date demandée, à pas la date demandée, peut-être même qu'on ne l'atteindra pas, mais ça sera pour une raison qui nous sera propre et qui sera forcément intéressante. Ne voyons pas l'échec comme un point de no-go. L'échec est une option parmi les centaines de milliards d'autres qui existent. Donc, ça ne vaut pas le coup de ne pas tenter quelque chose parce qu'on a peur d'échouer. Voilà, quelque part. Parce qu'en fait, quand on dit ça, c'est fou, c'est vraiment un biais qu'on a de dire si j'échoue, alors du coup, je ne le fais pas.
Oui, mais tu as oublié tous les cas où le si j'échoue, il n'est pas vrai. Ça, c'est dommage. Voilà. Qu'est-ce qu'il y a d'autre ? Interprétation et langage, justice et droit, liberté. Oh, liberté, ça doit être intéressant. Alors, je ne m'arrête que sur les phrases extrêmement courtes. Extrêmement courtes. je ne puis me dire et me sentir libre qu'en présence et vis-à-vis d'autres hommes.
Intéressant. Intéressant. C'est vrai que le complet, le... le... Ouais, c'est vrai, c'est intéressant. Je n'ai pas de choses qui me viennent particulièrement là. Alors là, vous voyez, dans la démarche coaching dont je vous parlais tout à l'heure, je pourrais poser la question, je me serais auto-poser la question, mais vraiment rien. Et puis, OK, qu'est-ce qui représente ce rien ? Comment tu le décrirais ? Oh ! Attends, c'est intéressant ça.
Valéry : un désordre plus un besoin de mettre en ordre
Notre esprit est fait d'un désordre plus un besoin de mettre en ordre. Paul Valéry. Ça, c'est un peu... Vous voyez, le parallèle avec l'écriture est assez parlant. En vérité, c'est vraiment le côté avoir trop d'idées, par exemple, c'est un peu ça. C'est-à-dire qu'on est foui, tu vois. Oui, elle est intéressante, cette citation. Je vais m'arrêter là après parce que sinon, ça sera trop long, mais elle est intéressante, cette citation, parce que c'est toute la problématique de l'alignement. Vous voyez, alors effectivement, là, je parlais de trop d'idées. Et en fait, c'est l'alignement de l'intention personnelle et de l'intention du roman. Vous voyez, on reboucle encore une fois sur ces histoires d'intention.
Quand je travaille avec un coaché pour éclaircir ses intentions, ce qu'on fait, c'est qu'on met de l'ordre dans son désordre. Avoir du désordre, c'est pas forcément négatif. C'est même plutôt bonne nouvelle parce que ça veut dire que c'est effervescent, ça veut dire qu'il y a de la vie, ça veut dire qu'il se passe des choses qu'on crée.
Et par contre, après, c'est vrai que c'est intéressant quand même d'aller aligner tout ça, d'aller au milieu de ce désordre récupérer les choses qui sont importantes maintenant, d'aller récupérer ce qui fait qu'on est là aujourd'hui et ce qui déterminera ce qu'on a envie d'accomplir aujourd'hui. Le petit pas qu'on a envie de faire vers notre rêve, donc la congruence. Et donc oui, mettre de l'ordre dans sa tête, s'aligner avec ses intentions, etc., c'est permettre d'avancer quelque part. Voilà. Je vais finir sur ce message d'espoir, je pense. Ça doit faire une quarantaine de minutes que je parle. Je pense que c'est plutôt pas mal. J'ai été ravi de parler avec vous aujourd'hui d'un peu tout et rien finalement, mais je pense que... Qu'est-ce que je retiendrai exactement ? J'ai beaucoup aimé cette citation sur la page blanche. Et je retiendrai quelque chose vraiment particulièrement, c'est de cette histoire de il n'y a plus de syndrome de la page blanche quand la page est bleue ou rouge, ou verte, ou jaune.
Eh, est-ce que c'est pas le hack ultime ? Tu ne peux pas dire que tu as le syndrome de la page blanche quand la page est bleue. Putain, je suis curieux d'aller essayer. J'ai vraiment l'impression que c'est un hack du cerveau pour se débloquer en écriture. Bref, j'irai partager ça avec mes coachers, j'irai partager ça avec... Et puis, on verra si c'est efficace ou pas. Mets à vie que ça serait efficace pour certains. Écoutez, sur ce, je vous souhaite une très, très, très, très bonne journée, soirée, dîner, goûter, bref, ce que vous voulez. Je vous dis à très vite, je vous fais des bisous les copines, je vous fais des bisous les copains.