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Genre littéraire

Polar

Un crime a eu lieu : quelqu'un va chercher qui, comment et pourquoi, jusqu'à la vérité.

Ce que c'est

Le polar, ou roman policier, part d'un crime et suit l'enquête qui tente de l'élucider. L'enquêteur peut être policier, détective privé, journaliste ou simple curieux ; le récit progresse d'indice en indice jusqu'à la révélation.

Le polar regarde vers un crime déjà commis, là où le thriller guette une menace qui arrive.

Ce que le genre promet

Il promet une solution loyale : la personne qui lit doit pouvoir trouver le coupable avec les indices qu'on lui a donnés. Fausses pistes, alibis compliqués, enquêteurs bougons : tout passe, tant que la vérité finale explique chaque indice.

Le coupable sorti du chapeau à la dernière page reste l'impardonnable du genre.

L'anecdote historique

Le 3 décembre 1926, Agatha Christie quitte son domicile le soir ; on retrouve sa voiture abandonnée le lendemain. Pendant des jours, la presse se passionne et la police fouille la campagne anglaise. On la retrouve le 14 décembre dans un hôtel de Harrogate, où elle s'est inscrite sous le nom de Neele, celui de la maîtresse de son mari. Ses biographes ne s'accordent toujours pas sur ce qui s'est passé : la reine du crime a laissé derrière elle une énigme sans solution.

Ses tropes

Ses tropes sont les pièces de la partie : un cercle de suspects, un crime impossible, un indice trompeur, un lieu dont personne ne sort, un détail qui reviendra.

Ses sous-genres

Le polar historique, le roman noir, le roman de procédure policière ou le polar nordique changent l'époque, le ton et la méthode ; le cosy mystery installe l'enquête dans un village paisible.

J'ai noté un rêve où l'on se rendait quelque part parce qu'on disait que quelqu'un allait tuer une vieille dame. On a passé des jours à chercher, à accuser tout le monde, sans rien trouver ; petit à petit, les gens partaient. On a fini par ramener tout le monde, puis je suis parti en laissant un message : j'étais avec ma sœur, et le coupable était le frère jumeau caché de quelqu'un. Mon cerveau endormi a osé la solution que le polar s'interdit : un coupable qu'aucun indice n'annonçait. Le genre promet l'inverse, une vérité qu'on aurait pu trouver avec ce qu'on avait sous les yeux.

La Clarté qu'il éclaire

Même endormi, mon imaginaire fabriquait une enquête complète, avec ses suspects et son coupable. Ces enquêtes nocturnes relèvent aussi de la Clarté d'Identité : ton imaginaire travaille déjà comme celui d'un·e auteur·ice. Ton enquêteur arriverait en séance persuadé de n'être qu'un fonctionnaire ; on chercherait depuis quand il se sait détective.

Application gratuiteLa grille d'identitéPasse tes croyances d'auteur·ice à la grille, comme un enquêteur passe un alibi au crible.Les 3 Clartés

Avant de l'écrire

  • 1

    Quel indice décisif glisses-tu dans une scène anodine ?

  • 2

    Pourquoi ton enquêteur tient-il tant à trouver la vérité ?

  • 3

    Quelle fausse piste occupe l'enquête le plus longtemps ?

Pour continuer

L'atelier offert

Ton imaginaire travaille déjà, parfois même la nuit : on y apprend à t'en reconnaître l'auteur·ice.

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