Ep 80 · Bienvenue : 20 questions, du sérieux au décalé00:00
Pourquoi ton livre n'avance pas ?
CE QUE RACONTE CET ÉPISODE
Je n'ai pas le temps. Je ne suis pas assez doué. Je n'ai pas la bonne méthode. Ce sont les trois réponses que j'entends quand quelqu'un m'explique pourquoi son manuscrit dort. Et dans la quasi-totalité des cas, aucune des trois n'est la vraie.
Ce que j'observe, c'est un désalignement entre ce qui compte vraiment pour la personne et ce qu'elle s'autorise à faire. Je dis bien ce qu'elle s'autorise, pas ce qu'elle ne fait pas, parce que la logique du « il faut » n'a jamais fait avancer un livre. Dans 99,9 % des cas, quelqu'un qui se dit bloqué manque de clarté sur ses intentions.
Il y a une question qui tranche ça très vite. Si dans un an ton livre n'est toujours pas écrit, qu'est-ce que tu ressens ? La réponse arrive en trois secondes et elle ne ment pas.
J'ai écrit mon premier roman en étant encore ingénieur, entre des cafés, des réunions, sur mes pauses, très tôt le matin. Le temps n'a jamais été le vrai sujet.
Dans cet épisode, je réponds à vingt questions que vous m'avez posées, du plus sérieux au plus décalé. Pourquoi le nucléaire était le chemin et pas un détour. La semaine perdue à la campagne qu'il m'a fallu pour oser démissionner. Voltaire et la poubelle de cartons. Et pourquoi je m'appelle Ybelion.
LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE
CAROUSEL À VENIR
Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.
Face B — le transcript
L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE
Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !
Bienvenue : 20 questions, du sérieux au décalé
Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans l'épisode 80 d'Ose Écrire. Et aujourd'hui, épisode FAQ. Vous allez en découvrir plus sur moi et sur ma vision de l'écriture. Et je vous spoil tout de suite, non, je ne réponds pas à la question « Es-tu en couple ? » C'était juste pour jouer le jeu du YouTube game. Je vous souhaite une très bonne écoute et je vous dis à très vite. Moi, c'est Sam, Ybelion de mon nom de plume. Je suis écrivain, coach et j'accompagne celles et ceux qui veulent renouer avec leurs rêves d'écriture. T'écoutes un podcast dont l'intention est simple. Te donner inspiration, outils, motivation, discipline. Bref, tout ce qui peut te permettre d'oser écrire. En gros, c'est un peu dans le titre, quoi. Ose Écrire. Hola, les amis, j'espère que vous allez bien. Bienvenue dans cet épisode 80. Épisode spécial, comme je l'avais dit sur Insta. Épisode FAQ. Frequently Asked Questions. Vous avez été nombreux quand même à me poser des questions.
Résolutions 2026 : le piège du 1er janvier
Je ne m'attendais pas forcément à ça et je suis trop content. Il y a des questions sérieuses. Il y a des questions plutôt drôles, mais que je vais rendre sérieuse. Et j'ai trop hâte. Écoutez, je vous propose qu'on ne patiente pas plus que ça et qu'on se lance directement dans le vif du sujet. La première question, je l'ai mise en premier parce qu'en vérité, j'y ai déjà un peu répondu avant. Mais voilà, c'était mes résolutions 2026. Alors, j'ai fait tout un épisode qui doit être du coup le 78, je crois, où je parle un peu bilan 2025, objectif 2026. Mais j'ai quand même mis la question pourquoi ? Parce qu'à mon sens, parler de résolution, c'est un peu dommage. Genre, il n'y a pas besoin d'un 1er janvier pour décider ce qu'on a envie de faire de notre vie. Et c'est même un petit peu un piège, tu vois, de se dire non mais ok, j'attends le prochain 1er janvier.
Et le deuxième piège, c'est de tomber dans l'excès de motivation. La motivation, c'est bien et c'est un vrai élan. Mais cet élan, il faut réussir. Enfin, il faut. Pas d'injonction, mon Sam. Cet élan, je vous invite à le contrôler, à le canaliser pour les bonnes raisons. C'est-à-dire, interrogez-vous sur pourquoi ce que vous avez mis dans vos résolutions est important pour vous. C'est ça qui va vous permettre, avec votre élan, de construire quelque chose avec lequel vous êtes confortable et qui peut durer dans le temps. Parce que l'objectif, ce n'est pas que l'année prochaine, en 2027, vous ayez la même résolution qu'en janvier 2026. Et malheureusement, c'est un truc qu'on voit très fréquemment. Il suffit d'aller dans une salle de sport en janvier et puis en février. L'élan et la motivation, c'est bien en janvier. Ça meurt en février. Alors là, connectons-nous à pourquoi les choses sont importantes pour nous. Qu'est-ce qu'on a envie de devenir ?
Qui on a envie d'être ? Et faisons en sorte de faire tous les petits pas qui vont nous amener là-bas. Ça, forcément, ça vient de l'importance qu'on met dans nos projets et pourquoi c'est vraiment important pour nous de nous dire OK, si je me retrouve en janvier 2027 et que je ne l'ai pas fait, franchement, ça ne va pas du tout. Voilà. Et donc, pour parler, moi, de mes résolutions 2026, en vrai changement, en vérité, en continuité, il y a évidemment continuer aux écrits, continuer à accompagner. C'est vraiment ce qui m'anime. Continuer à écrire, continuer à faire ce podcast. Donc ça, c'est déjà des choses en route. Et la vraie résolution, je dirais, changeante par rapport à mon année 2025, c'est de m'organiser du temps pour moi. Alors, pour moi, au sens, pas du temps de travail, donc du temps pour voir mes proches, pour voir les gens que j'aime et pour moi pouvoir me reposer.
« Tu n'es pas bloqué, tu manques de clarté »
Marathon de Paris : all-in, cinq runs par semaine
C'était un vrai enjeu sur 2025. Et là, j'essaie d'en faire quelque chose de plus cadré parce que comme j'ai beaucoup de coaching, beaucoup d'appels, etc. Si j'organise pas ces choses-là, en fait, ça devient le zoo et je me retrouve avec zéro temps libre. Et en fait, OK, c'est hyper excitant, mais à la longue, franchement, c'est presque destructeur, quoi. Donc, c'était cette résolution-là que j'ai cette année, c'est de réussir à prendre du temps pour moi. Ça passe aussi par le fait de réussir à s'autoriser à pas travailler. Bon, voilà, on a chacun des sujets à travailler. Ça, c'est le mien. J'ai mis une autre seconde question parce qu'une résolution que j'ai cette année aussi, c'est de courir un marathon. Et on m'a demandé trois ou quatre runs par semaine. Eh bien, écoute, je suis passé à cinq. Pourquoi je suis passé à cinq ? Parce que, en fait, j'ai envie de mettre toutes les chances de mon côté.
Premièrement, j'ai envie de faire un bon temps. Deuxièmement et troisièmement, j'étais un peu le cul entre deux chaises parce que ma première passion, c'est vraiment le street workout. Et j'ai aussi des objectifs cette année en street workout. Mais en fait, c'était hyper parasitant de faire les deux. C'est-à-dire que je ne voyais pas faire moins de quatre runs par semaine. Et j'étais dans un truc où, du coup, je faisais quatre runs, trois séances de street. Et en fait, ça devenait le bordel. C'était trop. Et donc, tu vois, j'ai rationalisé dans ma tête. Je me suis dit, OK, si je ne fais que quatre séances de sport par semaine, ça ne va pas le faire. Donc, je vais jusqu'au Marathon de Paris, all-in sur le marathon. Voilà, tant pis pour le physique. Évidemment, j'ai déjà perdu du poids. Je m'affûte un peu, tu vois. C'est la vie. Et donc, je me suis dit, OK, on va stopper un peu le street jusqu'en avril.
Voltaire : la pire bêtise du cocker noir
On va courir le marathon en full sérieux. Donc, je suis passé à cinq séances. Ça me fait juste plus d'endurance fondamentale si j'ai envie de crever. Mais vas-y, on apprend à l'apprécier comme tout processus. Et donc, je suis passé à cinq séances, un peu moins de street. Et puis, en avril, on fera un switch. On repassera sur le street. On repassera au muscle-up, à la planche. Il y a tous les rêves que je peux avoir en street. Voilà pour cette première question. La deuxième question est absolument essentielle. Et j'ai beau y avoir réfléchi en avance, je ne sais pas trop ce que je vais raconter. On m'a demandé quelle était la plus grosse bêtise de Voltaire. Parce que je suis quand même relativement étonné du nombre de personnes que j'ai dans mes followers qui ont un coquer noir. Voilà. On est ensemble. Quelle est sa plus grosse bêtise ? Franchement, je touche de la peau de singe et du bois.
Mais je trouve qu'il n'a pas fait d'énormes, énormes, énormes bêtises. Il y a deux choses qui marquent. Il y a des moments où il a eu une très grosse dépendance affective. Où littéralement, quand je le laissais dans l'appartement, je fermais la porte. Au bout de cinq minutes, je pouvais rouvrir. Il avait pissé partout, mais de stress. Et donc, cette phase-là a été hyper compliquée. Parce que vraiment, il faisait caca partout. Il faisait pipi partout. Et ça n'a pas duré longtemps. Mais franchement, il suffit de deux, trois jours. Vous avez envie de péter un câble. Et je voyais que ça le stressait, en fait. Et donc, voilà. Ça, ça a été vraiment un truc à un moment compliqué. Et après, des bêtises, des trucs genre... Il réussit à choper le premier mouchoir d'une boîte de mouchoirs. Il éclate tout. Et tu reviens. Et dans ton appartement, c'est littéralement parsemé de petits bouts blancs. Et tu en as pour une éternité à tout ramasser.
Mais voilà. Il a fait pareil avec la poubelle des cartons chez mes parents. Il en a foutu partout dans tout le jardin. Tu sais, t'es là. Tu sors. Je me rappelle, j'avais fait genre coaching, enregistrement de podcast. À peu près trois heures, tu vois. Je sors dehors pour aller. Et là, c'est un moment de gros bug. Et tu vois genre l'étendue des dégâts. Tu tournes la tête à droite. Ça continue. Tu tournes encore plus. Ça continue encore. Et comme ça. Et là, tu fais putain. Et là, c'est parti. Hop. Nouveau sac. Et hop. C'est parti. Hop. Tu fais la ramasse. Tu ramasses. C'est ça, les plus grosses bêtises qu'il a fait. En vrai, j'ai de la chance. Il n'en a pas fait beaucoup. Mais gros big up à lui. Parce que franchement, je disais que mon enjeu, c'était de réussir à déconnecter un petit peu. Et grâce à lui, en 2025, j'ai réussi à ne pas perdre pied.
La romance : pourquoi elle attendra 2027
Parce qu'il m'a obligé à sortir. Il m'a obligé à prendre son de lui. Obligé, c'est un grand mot. Je le faisais avec très grand plaisir, évidemment. Mais sans lui, je pense que j'aurais eu beaucoup plus de mal. Et j'aurais sûrement peut-être explosé en vol. Donc, éternellement reconnaissant de ce petit toutou, bien évidemment. Troisième question. Merci Ingrid de me mettre dans la sauce. Non, c'est pas vrai. Elle m'a demandé, c'est pour quand la romance ? Parce que oui, c'est un projet que je porte. J'ai une romance que j'ai envie d'écrire. Une romance, je peux partager le thème, globalement. J'ai envie d'explorer les émotions masculines. Je ne vous en dis pas forcément plus sur les intentions qu'il y a derrière. Parce que moi-même, pour l'instant, je crois que je ne suis pas trop au clair. Et je crois que c'est plus un travail de recadrage que j'ai à faire sur OK, potentiellement, les gens qui liront, est-ce qu'ils pourront se reconnaître ?
Je ne sais pas si ces personnes, j'ai envie qu'elles se reconnaissent. En même temps, je ne l'écris pas pour elles. Je l'écris pour moi. Donc, quelque part, je crois que je suis à l'aise avec ça. Par contre, c'est pour quand la romance ? J'ai pris une très grande décision aussi en 2025. J'ai envie de finir la trilogie de Carnoa. Donc, L'Etreinte et Terré, La Sourde Alliance, qui sort tout bientôt. Le troisième tome, dont j'ai déjà le nom d'ailleurs. Et les intentions sont très claires. Et il déroulait aussi. Mon objectif, c'est de l'écrire en 2026. De le sortir soit à fin d'année, soit 2027. Et une fois que cette trilogie sera clôturée, je partirai sur d'autres choses. La romance, en priorité, en fait. Après, j'ai d'autres idées, mais en priorité, c'est la romance. Pourquoi ? Alors, je te vois venir Ingrid. Là, derrière, il y a ta petite ampoule de coach qui s'allume et qui fait « Tiens, c'est intéressant ça.
Pourquoi tu décales ? » D'aller vraiment te confronter au sujet dont tu vas parler dans cette romance. C'est vrai, je crois qu'il y avait un peu de ça au début. Et ça m'avait placé un peu dans une inactivité d'écriture sur un gros projet. Parce qu'évidemment, j'ai mes thèmes créatifs, j'écris tous les jours, tout va bien. Mais ça m'avait un peu placé dans ce truc, en mode « Ouais, je sais pas trop ce que j'ai envie de faire. » Et puis, il y a ce troisième livre et tout. Et à un moment, j'ai fait « Ok, en fait, ça, ma moment tranche. Arrête. Ouais, termine cette boucle. Termine cette boucle de fantaisie avec Carnois et la volonté de parler de notre rapport aux différences. La volonté de parler de cette balance de sécurité et de liberté des peuples avec la centralisation du pouvoir. Boucle cette boucle et après, on va aller adresser les sujets de romance.
Du nucléaire au coaching d'auteurs
Donc, la romance, ce ne sera pas avant 2027, sauf miracle. Je ne sais pas. Après tout, on pourra peut-être être surpris. Mais dans les faits, là, au jour d'aujourd'hui, la romance, c'est pour après le troisième tome de Carnois. Et je suis trop content parce que le deuxième va bientôt sortir. Il y a une vidéo autour de tout le process qui arrive aussi parce que j'ai filmé l'entièreté de la réécriture. Donc, j'ai une palanquée de moi qui écrit. Et franchement, c'est trop cool. J'ai longtemps cherché à comment utiliser tout ça. Là, je commence à avoir mis le doigt sur un truc. J'en parle avec mon monteur demain. Et puis, let's go. Franchement, ça va être trop cool. Voilà pour la troisième question. Quatrième question, beaucoup plus personnelle. Le lien entre le nucléaire et l'accompagnement d'auteurs. J'en ai regroupé d'autres aussi. T'as eu peur en changeant de vie et en quittant l'ingénierie ? Ouais, j'ai eu giga peur.
Je réponds tout de suite à ça. Le lien entre le nucléaire et l'accompagnement d'auteurs. Je pense qu'il n'est pas direct, mais il est un peu induit.
J'ai toujours été passionné d'écriture. Je vous le fais en rapide parce que je pourrais enregistrer des épisodes entiers sur ça. Mais j'ai toujours été passionné d'écriture. J'ai eu une vie, une éducation, des études qui m'ont vraiment orienté vers l'ingénierie, la rationalité quelque part. Ça m'a coupé de ma créativité. Mais le fait est qu'un jour, je me suis retrouvé dans un poste où, sur les moments de pause, quand je ne travaillais pas, comme je n'avais ni internet ni mon téléphone, j'ai été obligé de buller. Donc, quelque part, le lien, même si on pourrait dire qu'en fait, l'ingénierie m'a coupé de la créativité, quelque part, c'est aussi l'ingénierie qui m'y a ramené de force. En m'obligeant, moi, à buller, à regarder par la fenêtre, quelque part, je me suis retrouvé confronté à mes idées. Et c'est là que j'ai repris contact avec l'écriture. C'est là que j'ai développé tout ça. Et le deuxième point sur lequel l'ingénierie nucléaire m'a aidé pour l'accompagnement d'auteurs, c'est tout simplement qu'en fait, dans l'ingénierie nucléaire, j'ai découvert que superviser des gens, c'est un bien grand mot parce que je n'ai jamais été manager hiérarchiquement, j'ai été ce qu'on appelle manager transverse, alors de petits groupes, évidemment, je n'ai pas eu 15 personnes, mais ça m'a donné cette fibre de voir comment assembler tous les éléments, de voir les vraies forces qu'ont chacun, comment on fait pour que tous répondent.
Et je pense aussi que ça m'a donné ce contact humain, ça m'a mis face au fait que, ouais, en fait, j'aime l'humain. Et aussi dans des moments plus négatifs où tu vois qu'on ne te considère pas forcément comme humain et où là tu te dis, ok, il y a un truc qui me manque. Et quand je me suis retrouvé dans le coaching, j'ai ressenti cette bienveillance que je n'avais jamais connue vraiment dans le monde de l'ingénierie. Et là, j'ai su, ok, je comprends ce que je cherchais en fait.
Et un troisième point, et vous voyez qu'en fait, quel que soit le chemin qu'on emprunte, on arrive toujours à en retirer quelque chose. Et bah, sans toutes les formations transverses que j'avais demandées pendant mon parcours professionnel, bah, j'aurais jamais rencontré les formatrices et coachs, parce qu'elles avaient la double casquette, avec qui j'ai échangé quand j'étais en train de réfléchir à ce que je voulais faire de ma vie et qui m'ont, elles, orienté vers le coaching. Donc, tout est juste quelque part. Et c'est ça qui était dingue, en fait. C'est que sans l'ingénierie nucléaire, je n'accompagnerais pas les auteurs aujourd'hui. Et même si j'aurais eu la volonté de me dire « ça aurait été trop bien de commencer avant », bah, peut-être, mais sauf qu'en fait, t'avais besoin de tout ça. Et dernier point, et non des moindres, c'est qu'en fait, tout ce parcours d'ingénieur m'amène une vraie rationalité, une vraie organisation qui est super puissante en écriture, super puissante dans un processus d'accompagnement, parce que je sais le construire, parce que je sais comment le structurer, parce que je sais comment le rendre carré.
« J'étais terrifié » : la démission et la phrase de Népal
Et en rajoutant la surcouche humaine du coaching, je sais maintenant comment permettre aux gens de le rendre carré pour eux. Donc, je leur amène une structure, et ensuite, on travaille ensemble pour que cette structure devienne la leur. Et ça, je trouve ça génial. Et tout ça, je n'aurais pas réussi sans avoir fait prépa, sans avoir fait une école d'ingé, sans avoir adressé ma partie vraiment très rationnelle, qui me rassure aussi, puisque moi, c'est un truc qui me drive. Voilà. Est-ce que j'ai eu peur en changeant de vie ? Laisse tomber. J'étais terrifié, genre vraiment terrifié. C'est pour ça que ça m'a pris autant de temps de quitter mon taf, parce que j'étais terrifié. Et même au moment où... Parce que j'ai fait un dispositif démissionnaire, ce n'est pas un secret. Et même au moment où on me dit « C'est OK, tu as le droit de démissionner et de t'inscrire au chômage. » Et donc, voilà, d'avoir cette chance de visibilité.
Alors évidemment, une chance que je me suis construit. J'ai autant travaillé, c'est aussi pour ça. Et même là, je n'ai pas osé démissionner tout de suite. Ça me faisait... Ça me foutait tellement les jetons. Vraiment, mais un truc de fou. Et j'ai même... J'ai même eu besoin de prendre une semaine de quasi-déconnexion totale perdue dans la campagne pour à la fin que vraiment l'évidence me frappe en disant « OK, Sam, c'est pire de ne pas traverser cette peur. » En fait, donc traverse-la et fonce. Et donc, c'est pour ça que je comprends entièrement quand j'ai des gens en face de moi qui me disent « Ouais, mais Sam, tu comprends ? En fait, je sens ton accompagnement. Il m'aiderait de fou, mais en fait, ça me terrorise. Ça me fait peur. » Ben ouais, je comprends. Je comprends. Je comprends. Et c'est pour ça que je suis challengeant avec toi. Mais si je te le dis, c'est que je sais que tu as le courage de l'entendre.
Et il ne faut pas que les gens oublient ça. C'est que s'ils ont le courage de venir me parler de ça, déjà, ça veut dire qu'ils sont extrêmement courageux et qu'ils ont déjà fait un premier pas à traverser leurs peurs et qu'ils ont un dernier à faire. Tu vois, c'est dosé pleinement. Mais voilà, je comprends. C'est pour ça que je suis challengeant. C'est pour ça que je challenge les peurs. Toujours.
« Pourquoi toi et pas un auteur à best-sellers ? »
Voilà. Donc oui, c'était terrifiant. Mais ce que je peux vous dire, c'est que le jour où tout ça est devenu réel, je ne sentais plus la pression. Je reviens éternellement à cette phrase de Népal. Vraiment, vraiment, le jour où tu décides de sauter les barrières et de voler comme un esprit libre, tu ne sentiras même plus la pression. Le jour où tu oses sauter cette barrière de la peur, tu verras que tu te mets à voler. Et c'est vraiment, vraiment, vraiment vrai. Par contre, c'est jamais quelque chose que je peux faire à la place des gens. Et donc, c'est aussi mon rôle de leur amener ce changement de vision en leur disant que tes peurs, c'est normal. Je ne te demande pas de ne pas avoir peur. Mais je te demande d'avoir le courage et tu l'as déjà puisque tu es en train de me parler, de le courage de sauter cette barrière et de te dire ok, j'ai peur mais je fonce quand même.
Cinquième livre. Ça, c'était question, je l'aime bien cette question parce qu'elle est un peu picante, tu vois. C'est, tu as publié un livre, Pourquoi je t'écouterais toi plutôt qu'un auteur qui a écrit des best-sellers. Et bah, pour la simple et bonne raison que, en fait, moi, je ne promets pas aux gens d'écrire des best-sellers.
C'est un mystère pour moi. Voilà, pour moi, un best-seller implique une vraie réussite commerciale qui n'est pas du tout mon domaine d'expertise. Moi, je m'adresse à la partie artistique. La partie commerciale ne m'intéresse pas vraiment. C'est un changement de posture total entre quand tu as envie d'écrire pour être célèbre ou pour être riche et quand tu as envie d'écrire pour toi. Moi, je me concentre sur écrire pour toi. C'est ça qui me drive. C'est ça que j'aime voir chez les gens parce que c'est moi-même ce que j'ai vécu. J'ai publié qu'un livre pour l'instant parce que le deuxième arrive. Il y a aussi les nouvelles gratuites que je propose. Il y a aussi les livres que j'ai écrits avant ça mais dont je n'ai rien fait pour l'instant.
Mais ça, c'est qu'une posture défensive de ma part quelque part. Je suis en train de me justifier. La vraie raison et ce qui devrait être important, c'est toi qui viens. qu'est-ce que tu viens chercher ? Est-ce que tu viens chercher le secret pour écrire un best-seller ? Eh bien, si c'est le cas, is ok. Mais ce n'est pas avec moi. Je n'ai même moi pas envie de travailler avec toi parce que je sais que la posture sera différente et que ce n'est pas celle-là qui m'intéresse vraiment. Moi, j'aime les gens qui ont envie d'écrire pour eux, qui ont envie de vivre un chemin transformatoire. Tu vois ? Et au-delà de ça, il y a aussi la posture qui va avec. C'est que avoir écrit beaucoup de livres, c'est très bien. Avoir lu beaucoup de livres, c'est très bien. Mais ça n'apporte pas cette posture de gardien, cette posture de coach, cette posture de guide, utilisez le mot que vous voulez.
Ça n'apporte pas cette posture qui permet vraiment aux gens d'aller clarifier leur intention, leur organisation et leur posture d'auteur. Parce que mon métier, c'est coach, ce n'est pas écrivain. Je suis les deux, mais les gens viennent travailler avec moi parce que je suis coach avant tout. Alors, évidemment, évidemment que c'est hyper normal que je sois même passé par le processus que je propose. Aux écrire, c'est quelque chose que j'ai créé à la sueur de mon franc, de mon sang et de tout ça, tu vois. Donc, évidemment que c'est aussi une preuve et une légitimité. Mais avant tout, ce qui va profondément aider les gens, c'est cette posture de coach, c'est ce questionnement, c'est ce miroir que je suis et c'est de là que se débloquent les vrais problèmes. C'est par ça. Et voilà, voilà, voilà. Donc, quelque part, si je devais résumer ce que je dirais, je dirais que au-delà de la publicité, alors déjà, non, c'est ça, je rajouterai une dernière chose.
Donc, je décorèle parfaitement la partie artistique d'un livre qui est vraiment, OK, comment j'arrive à un manuscrit terminé et la partie commerciale et marketing qui est, OK, est-ce que je me fais éditer, à qui je parle, comment, pourquoi, comment je monte un dossier, comment je fais ma com, etc, etc. Tout ça, c'est deux mondes différents.
Quand on a envie d'écrire pour soi, il faut d'abord se concentrer sur le premier parce que le second n'a de sens que quand un livre existe. Maintenant, certains diront peut-être oui, mais moi, j'ai quand même envie d'être lu. Oui, et c'est normal, mais ne laisse pas le regard des autres parasiter déjà ta créativité. Et en fait, c'est quand tu lâches prise sur cette seconde partie que tu embrasses pleinement cette première partie et c'est en embrassant pleinement cette première partie que bizarrement, magiquement, découle la seconde. mais les choses doivent être faites dans l'ordre. Donc, si je devais résumer, je dirais que il ne faut pas confondre la partie artistique et la partie commerciale et marketing. moi, écrire un best-seller, promettre d'écrire un best-seller, ça ne me parle pas et puis c'est une promesse que je ne peux pas tenir. Il y a quoi comme secret derrière ? Tu vois, il y a aussi une notion de timing, de chance, de moment.
Passions d'enfance : la clé de ce qu'on veut devenir
Voilà, ce n'est pas un truc. Je veux dire, si c'était si facile d'écrire un best-seller, vous ne croirez pas qu'on le ferait tout le temps comme ça ? Bien sûr que non. Bien sûr que non. Donc voilà. Voilà, voilà. Et puis surtout, la posture de coach. Voilà, c'est ça. La double casquette, coach, écrivain. Et puis en fait, il y en a une troisième, c'est celle d'ingénieur parce que ça, ça me donne une petite rationalité froide quand même qui est pas mal utile. Sixième question.
Passion depuis tout petit ou elles sont nées adultes ? Alors celle de l'écriture, je l'ai dit, c'est une passion que j'ai depuis tout petit et en fait, je pense que plus largement, en fait, j'avais cette passion de raconter des histoires. J'avais cette passion de raconter des histoires dans ma tête et ça s'est beaucoup ancré avec l'écriture mais en vérité, quand je réfléchis, en fait, j'aime trop explorer tous les médiums. De toute façon, vous le voyez là avec les collages que je peux faire, vous le voyez là avec les figurines, ça prend plein, ça prend des formes différentes. Donc en fait, ce que j'aime avant tout, c'est raconter des histoires. Voilà. raconter des histoires et que ça soit les miennes, mais bizarrement aussi celles des autres. J'aime voir une histoire commencer à être racontée. J'ai toujours hyper touché de découvrir la finalité de ce que les gens amènent. Est-ce que tu peux te capter sur moi, petit écran ?
Voilà, merci. Voilà, donc surtout des passions de petits. Et si je devais faire un petit laïus aussi sur ça, je dirais que il y a beaucoup de passions. En fait, si vous vous demandez ce que vous avez envie de faire dans la vie aujourd'hui, demandez-vous ce que vous aimiez faire quand vous étiez petit. Mets avis que il peut y avoir un lien. Très souvent, on se reconnecte avec nos passions d'enfance. Je ne sais pas, voilà, c'est vrai pour ça. C'est vrai aussi, tu vois, je suis fan, j'ai toujours été assez fan des jeux vidéo genre un peu tactiques. Je range Pokémon même s'il n'est pas vraiment dans ça, mais tu vois, où tu as un aspect de progression petit à petit où avec intelligence, tu arrives à arriver à la fin du jeu. Alors globalement, les RPG tactiques et Pokémon, je le range dans ça. Et en fait, je me rends compte qu'aujourd'hui, quand j'ai envie vraiment de me détendre, et pendant quelques jours de complètement off, en fait, je vais rejouer à ces jeux-là, tu vois.
Dans les coulisses d'une séance de coaching
Et donc, ce qu'on faisait quand on était petit, on dit beaucoup sur ce qu'on aurait envie de faire quand on est adulte. Voilà. Question 7, pourquoi 7 mois ? Oui, c'est une très bonne question, ça. Pourquoi 7 mois d'accompagnement ? En fait, c'est surtout 7 mois de travail effectif parce que j'ai découpé les étapes et il y a forcément des moments de pause. Donc, ça s'étale plutôt sur 8, 8,5 en fonction des gens, ça dépend. Mais pourquoi 7 mois ? Moyen observé, chez moi, chez d'autres. C'est un objectif à la fois ambitieux mais réaliste. Alors, on n'est pas là pour claquer la porte au bout de 6 mois et 29 jours, mais c'est important d'ancrer dans sa vie un objectif qui est ambitieux et réaliste. C'est comme ça qu'on se rend compte qu'on tient des deadlines. L'objectif en soi n'a pas besoin d'être atteint, peut-être qu'on l'atteindra plus rapidement, plus lentement, mais l'ancrer déjà, inconsciemment, on fait un travail différent.
Question 8. Comment ça se passe une séance ? Très bonne question. Alors, je commence à le partager beaucoup plus sur Insta. J'essaie. C'est difficile. Alors déjà, parce qu'il y a une notion de confidentialité des échanges en coaching qui est extrêmement important. Donc, ça veut dire que quand je fais un partage, je suis... Bon, déjà, je pose la question si c'est OK. Et 2. J'anonymise évidemment tout. C'est-à-dire qu'il ne faut absolument pas que la personne, que d'autres puissent la reconnaître. Donc, on ne cite pas de prénom, de lieu, de machin, de truc. Cela étant dit, c'est important, je pense, parce qu'en fait, coaching, c'est un peu galvaudé. Il y en a beaucoup qui se disent coach, qui n'ont pas du tout cette posture professionnelle de coach. Je ne dis pas que c'est mal. Je dis juste que à la base, c'est un vrai métier qui a une définition. L'objectif, si je devais la donner là, c'est adresser un futur et aller chercher ses leviers, ses forces, ses croyances, ses systèmes de valeur qui permettent d'aller adresser le futur.
C'est quelque chose qui est orienté vers l'action, vers le changement. Comparé à une thérapie, par exemple, une thérapie vise à guérir le passé. Le coaching ne guérit pas le passé. Ce n'est pas une thérapie. On adresse le futur et le changement. Évidemment, on parle du passé, mais ça, c'est pour y trouver des leviers et des ressources positives pour aller adresser le futur. Voilà. Cela étant dit, comment se passe une séance ? Toujours de la même manière. Il y a une structure très claire et après, c'est une posture d'écoute active parce qu'en fait, ce qui est important, ce n'est pas de lire une suite de questions, ce n'est pas de suivre un mode d'emploi, c'est vraiment d'être pleinement à l'écoute de ce que la personne amène parce que c'est comme ça qu'on va pouvoir lui poser des questions pertinentes pour elle qui vont la faire travailler et qui vont faire émerger de véritables prises de conscience et donc des engagements et donc de l'action et donc du changement et donc un livre terminé dans le cas qui nous amène.
Une séance, elle est structurée en quatre axes. Le premier, c'est la définition de l'objectif. On est là pour définir un objectif de séance. L'objectif, c'est d'avancer dans la séance. Ça, c'est mon rôle avec mon questionnement. Les gens arrivent avec une problématique. Par exemple, j'ai envie d'être plus efficace et moi déjà, ça, c'est hyper vague. Ce n'est pas un objectif de séance.
Donc, je le rends spécifique. OK, c'est quoi être efficace ? Globalement, je vous fais en version simplifiée. On le mesure. OK, comment tu vas mesurer à la fin de la séance que tu as avancé sur cette notion-là ? Donc là, ça pourrait être, par exemple, j'ai envie de trouver des leviers pour devenir plus efficace. Ensuite, on vérifie l'enjeu parce que si ça n'a pas d'enjeu pour la personne, en fait, ça ne sert à rien. Autant se concentrer sur un truc qui a de l'enjeu. Donc, pourquoi c'est important pour toi ? C'est quoi le risque si tu ne le fais pas ? Ensuite, les attentes. OK, quelle piste tu as envie d'explorer dans ce sujet-là ? Par quel chemin tu as envie qu'on passe ? Voilà. Et ensuite, on contractualise. Globalement, c'est juste un résumé de toutes les lettres d'avant et on fait, OK, est-ce que tu es partante ? On part sur ce sujet-là. Donc, quelqu'un qui vient avec j'ai envie d'être plus efficace.
OK, un sujet bien coaching, ça pourrait être dans mon processus d'écriture le matin, j'ai envie d'être plus efficace et donc aujourd'hui de repartir avec des leviers qui me permettent de le devenir. Voilà. Une fois qu'on a fait cette partie de spécification de l'objectif, là, on va explorer la réalité. Donc, c'est là qu'on va creuser, qu'on va aller voir les croyances, les valeurs, etc., etc. Et c'est là la partie la plus intéressante, explorer la réalité. Là, on réouvre l'entonnoir quelque part. Tout ça permet, l'objectif de ça, c'est de faire émerger une prise de conscience. Une fois que cette prise de conscience a émergé, au regard de cette prise de conscience, on regarde les options qui s'ouvrent à nous. OK, au regard de ça, qu'est-ce que tu as envie de faire ? Qu'est-ce que tu pourrais faire ? Hop, on balaye plein d'options. Là, encore une fois, on réouvre l'entonnoir. Et à la fin, une fois qu'on a balayé plein d'options, OK, maintenant, au travers, vis-à-vis de toutes ces options, à quoi tu t'engages ?
Voilà. Et on ancre cet engagement dans la réalité. Voilà comment fonctionne une séance de coaching. Et c'est hyper puissant. Et je vous dis ça, il faut que vous essayiez pour voir à quel point c'est puissant. C'est très difficile de parler de la puissance d'une séance de coaching à part dire c'est fou, c'est fou, ça marche, c'est fou. Question 9. Est-ce que tout le monde peut écrire ? Très bonne question. Alors, je pense qu'il y a plusieurs niveaux de réponse, mais je vais essayer de faire assez court. Oui, à mon sens, tout le monde peut écrire. Par contre, tout le monde ne place pas l'écriture et l'importance que ça peut revêtir pour eux au même niveau. Et c'est ça qui fait la différence. quand écrire est juste un passe-temps mais qui n'est pas forcément important et quelque part mourir sans avoir écrit le livre, c'est OK. Quelque part, peut-être que tu ne l'écriras jamais. Peut-être que tu ne donneras jamais les moyens ou les capacités de l'écrire.
Mais is OK puisque ce n'est pas ta priorité. Donc, en ce sens-là, non, tout le monde ne peut pas écrire. mais quelqu'un qui a vraiment un driver fort en mode OK, je dois absolument écrire mon livre, c'est une envie profonde chez moi et qui est au clair sur pour qui il le fait. Là, pour moi, oui, tout le monde peut écrire. Par contre, deuxième niveau, il faut être prêt à aller traverser ses peurs, ses blocages parce que c'est un processus long, c'est un processus challengeant et donc, il y aura des peurs, il y aura des blocages, il y aura des doutes, etc. Et si on est prêt à les affronter, encore une fois, l'objectif, ce n'est pas de ne pas avoir tout ça, c'est juste de dire OK, ça va arriver, mais je les adresserai quand ils arriveront et is OK, tu vois, et j'y vais quand même. Donc, ma réponse, très brute, est-ce que tout le monde peut écrire ?
Oui. Est-ce que tout le monde se donnera les moyens d'écrire ? Non. Et ça, ce n'est pas forcément négatif, c'est simplement un système de priorité pour certains. Finir un tableau est plus important, pour certains, construire une vie de famille est plus important et is OK.
Question 10. La vraie raison pour laquelle on bloque ? Franchement, c'est à peu près ce que je viens de dire juste avant, en fait. Là, ce qui me vient, c'est un désalignement, une dissonance entre ce qui est important pour nous et ce qu'on s'autorise à faire dans la vie. Je dis bien s'autorise à faire parce que pas ce qu'on fait pas, parce que derrière, il y a une notion de il faut, il faut, il faut. Non. Qu'est-ce que tu t'autorises pas ? Voilà. C'est en travaillant ça généralement qu'on arrive au bout. Donc, le vrai blocage, c'est un enjeu d'alignement et de clarté sur les intentions, l'organisation, la posture d'auteur, comme j'ai pu le dire avant. Quand on clarifie ça, déjà, là, le chemin, le chemin se, hop, s'ouvre. Et après, il y a de multiples, il y a de multiples petits blocages, mais, ce que j'ai pu observer, c'est une moyenne observée, c'est pas vrai pour tout le monde, mais c'est une moyenne.
Quelqu'un qui vient me voir en me disant qu'il est bloqué, dans 99,9% des cas, c'est quelqu'un qui manque de clarté sur ses intentions. Et donc, il manque de clarté sur quel chemin il a envie d'emprunter et pourquoi c'est important pour lui et qu'est-ce qu'il y aura comme message derrière. Désolé, j'ai été un petit peu perturbé parce que je ne suis pas sûr que l'appareil photo fasse la focale sur moi et pas sur derrière. Bon, au pire, ça sera un petit peu flou sur YouTube. Que voulez-vous que je vous dise ? C'est un risque que je suis du coup prêt à prendre. Ouais. Bon, on verra bien. Advienne que pourra.
Question 11. Comment savoir si écrire est un rêve ? Simplement, en répondant à cette question. Si dans un an, tu ne l'as pas écrit, qu'est-ce que tu ressens ? Vraiment, c'est jouer sur l'inaction. C'est-à-dire que tu poses de but en blanc la question à quelqu'un est-ce que ton rêve c'est d'écrire un livre ? Il te dira peut-être oui. Maintenant, tu poses la question inverse en disant ok, dans un an, tu ne l'as pas écrit, qu'est-ce que ça te fait ? Il y en a beaucoup qui te diront bah, ils ok. et là, ça veut dire que ce n'est pas un rêve qui est prioritaire. Je ne dis pas que c'est bien ou mal, je dis juste qu'il n'est pas forcément prioritaire. Et après, la question ultime, moi qui m'avait aidé mais qui est un peu brutale, je la partage quand même, c'est ok, demain ou dans cinq ans, enfin, ouais, non, plutôt, soyons cash, demain, tu meurs, tu dois écrire ton oraison funèbre, là, bah, est-ce que le fait de ne pas avoir écrit, c'est grave ?
Tolkien, Damasio et le backflip de Surya Bonali
Bon, les gens qui portent le vrai rêve d'écrire, comme ça a été mon cas, je peux te dire que quand tu te poses cette question-là, tu fais bon, il va falloir sérieusement changer quelque chose parce qu'en fait, là, c'est pas du tout ok de ne pas l'avoir fait. Question difficile, mais question qui débloque.
Question 12, dîner avec une personne célèbre. Alors ça, c'est une question qui me fait toujours marrer et c'est une question que je trouve intéressante à poser, notamment en entretien d'embauche parce que ça fait parler les gens, tu vois. Ça fait parler les gens et ça donne une idée de est-ce qu'il y a des réponses toutes faites ou est-ce qu'on va aller toucher à des choses un petit peu sensibles. Moi, je dirais, alors, spontanément, j'ai pensé à Tolkien parce que il est tellement important, il a tellement un effet tentaculaire sur l'écriture aujourd'hui que j'aurais tellement de questions à lui poser.
Si je devais être un peu plus spécifique, sur des auteurs d'aujourd'hui, je pense qu'en fait, j'aimerais pouvoir enregistrer un podcast avec les auteurs qui m'ont vraiment inspiré, qui m'ont marqué. Et donc là, tu vois, j'ai écrit Grimbert, Damasio, Eddings, tu vois, parce qu'ils m'ont tellement marqué que j'aurais envie de leur poser des questions, tu vois. Et Damasio fait partie des gens où quand j'ai lu leur bouquin, je me suis dit, ah ouais, ça, jamais je pourrais l'écrire. Et ça, moi, ça me drive vraiment. J'ai enregistré un épisode avec Léo que vous découvrirez, il ne sera pas encore sorti au moment où vous écouterez ça. Mais on parlait de ça, justement. Un truc hyper impressionnant dans un bouquin, c'est quand tu lis et tu te dis, putain, j'aurais jamais été capable d'écrire ça. Il y en a certains, et Isoquet, encore une fois, tu vois, ce n'est pas une critique, mais il y en a certains, tu te dis, je pense que en travaillant et en volontairement voulant atteindre ce même objectif, je pense que je serais capable d'écrire un truc un peu comme ça.
Il y a certains auteurs, tu les lis, tu sais dès le début que c'est impossible, c'est un style qui est inimitable. J'adore ça. J'adore ça. Voilà. Et sinon, personne un peu plus méconnue, mais qui moi, je ne sais pas pourquoi, m'a profondément marqué, c'est Surya Bonali. J'avais regardé un petit reportage sur Netflix, sur elle. C'est une patineuse noire française qui s'est heurtée au racisme ambiant qui avait, je parle au passé parce que je ne connais pas bien, donc je n'ai pas envie de porter des accusations, mais qui avait dans le monde du partenariat artistique et qui s'est toujours battue, qui a toujours été animée par son rêve de gagner dans cette discipline et je la trouve hyper inspirante et surtout qu'elle a fait un truc en compétition internationale où ce n'est pas autorisé, elle a fait un backflip, un salto arrière où elle retombe sur ses pieds, donc elle réussit la figure, mais c'est disqualificatoire parce que supposé trop dangereux, je crois, et il y a cette scène géniale où elle le fait, elle sait qu'elle est éliminée mais tout le public l'applaudit parce qu'en fait, c'est absolument exceptionnel comme démonstration et tu as ce truc de, en fait, allez, les règles, j'en ai rien à, tu vois, et je vais briller par ce qui fait mon essence, je trouve que ça, ça fait une connexion avec notre unicité et ça a été pour moi, je pense, et c'est toujours pour moi un modèle de fais ce qui te branche, fais ce qui te branche, tu vois, et kiff, et j'ai toujours été admiratif de ça, et puis alors, vous pouvez taper sur YouTube, sur Yabonali backflip, c'est giga impressionnant, moi, sur de la glace, dur comme du bois, enfin, dur comme de la glace, résultat, et avec des trucs giga coupants en pieds, je ne tente pas un backflip, déjà, je ne suis pas sûr de le tenter sur un seul normal, donc sur de la glace avec des patins, encore moins.
Écrire malgré le chaos : réveil 6h30 et win streak
Question 13, si on te donne une boîte avec tout ce que tu as perdu, tu cherches quoi ? Ça, c'est une question, quand je l'ai lu, je me suis dit, putain, je ne sais pas ce que je vais répondre. Qu'est-ce que je chercherais ? Bah, tu sais que là, la première réponse qui me vient, c'est, je chercherais bien mon chargeur de Nintendo DS parce que j'ai quelques petits jeux que j'aimerais bien refaire et je ne sais pas où est mon chargeur. Je pense que je chercherais ça, principalement. ou sinon, des photos que j'ai perdues. Ouais, des photos que j'ai perdues et parfois, je repense à des souvenirs et je me dis, putain, en fait, j'aimerais bien regarder ces photos-là et je ne les ai plus, je ne sais pas où elles sont et j'aimerais bien. Je pense que c'est ça que je chercherais. Ouais, les photos des souvenirs qui me reviennent et que je ne sais pas où j'ai mises ou que j'ai perdues.
Question 14, c'est quoi ton process plus, j'ai mis, parce que c'était ça regroupé, déjà écrit malgré le chaos de la vie ? Alors, spoiler alert, la vie est chaotique, la vie est juste la vie, on ne peut pas lui demander d'être calme, pas chaotique, etc. Donc, on est toujours obligé de composer avec le chaos de la vie. C'est pour ça que c'est extrêmement important d'être à l'aise avec ses intentions, son organisation, son rituel d'auteur, sa posture d'auteur. Parce que quand tout ça est clair, qu'importe ce qui est autour de nous, tout devient facile. Facile au sens, j'ai le courage de m'y mettre. Et c'est ça qui fait vraiment toute la différence. Voilà. Donc, je dirais ça sur déjà écrit malgré le chaos de la vie. Oui, mon premier livre publié, L'Étreinte éthérée, qui est juste derrière là. Je l'ai écrit, j'étais encore ingénieur, je bossais beaucoup. Et pourtant, entre des cafés, des réunions, sur mes pauses, le matin très tôt, j'ai réussi à écrire mon premier livre.
Donc, temps is not the souci, tu vois. C'est derrière, généralement, quand il y a un problème de temps qui est amené, il y a toujours un problème de clarification d'intention, il y a toujours un problème de clarification de l'organisation, il y a toujours un problème de clarification de la posture d'auteur. C'est en tirant ce premier fil du temps qu'on va réussir à aller adresser le vrai sujet qui est derrière, tu vois. Voilà. Et sinon, mon process, franchement, dans la vie quotidienne, moi, j'écris tous les jours, j'ai mes petits thèmes aléatoires, ça me permet d'explorer ma créativité et de garder toujours ma plume en mouvement. Et ensuite, quand je me mets vraiment dans un processus d'écriture d'un gros livre ou d'une nouvelle, là, c'est simple, je me mets à mesurer le nombre de mots que j'écris, parce que ce qui me drive, moi, c'est vraiment la wind streak, tu vois, c'est de voir que tous les jours, je l'ai fait et je le fais le matin.
Là, ça devient beaucoup plus sharp, tu vois. D'habitude, je vis un peu sans réveil et donc je me réveille entre 6h30 et 7h15, quoi, globalement, en fonction de la fluctuation. Mais là, ça part, ça met le réveil à 6h30, 6h45, c'est devant le PC et ça écrit globalement entre une demi-heure et jusqu'à, jusqu'à, du coup, 2h30, puisque je m'arrête parfois jusqu'à 9h. Et voilà, et j'avance. Et là, process classique, méthode aux écrires. Alors, au-delà du coaching, vraiment, les étapes qui sont en secret pour personne, parce que c'est comme ça qu'on construit un livre à peu près partout, à savoir, première jet, première réécriture, première réécriture, seconde réécriture, et là, on a terminé et après, là, on peut lancer le processus beaucoup plus commercial de, OK, qu'est-ce que j'en fais, est-ce que je l'édite, auto-édite, bref, voilà. Voilà mon process. Question 15, tu mets quoi, ça, ça m'a fait marrer, tu mets quoi sur une pub dans le métro ?
Franchement, je pense que je mets une photo de moi un peu intrigante et juste un truc genre ose cliquer, tu vois. Voilà. Je mets juste un truc comme ça, tu vois. Et un petit trip égotique de voir sa tête affichée en grand dans le métro quand même, je reconnais. On va poser aussi la question, le super pouvoir.
Écoutez, il n'y a pas de débat vraiment sur le meilleur super pouvoir. Je pense que le best of all time, c'est vraiment la téléportation. C'est celui où je trouve il y a le moins de négatif, tu vois. Est-ce qu'on pourrait dire ouais, l'immortalité, super, quand tout le monde est mort, voilà, t'es tout seul. Ça veut dire que si la Terre explose, t'es encore vivant. Enfin bref, ça pue quoi. Après, on pourrait dire lire dans les pensées. Moi, il y a plein de pensées que je n'ai pas envie de lire.
Donc, ispa ok. Voler, bon, en fait, c'est de la téléportation au moins bien. Qu'est-ce qu'il peut y avoir d'autre ? Superforce, tout ça, bon. Un peu aux effes, téléportation, c'est gotesque. Genre, tu peux aller te taper un... D'ailleurs, je crois que c'est ce film, comment il s'appelle ? Jumper, un truc comme ça, je crois. Tu peux aller te taper un petit déj à Paris, puis après, hop, resto à New York, et après, paf, petite baignade en Australie, j'en sais rien, tu vois. Trop bien. Téléportation, first choice, et je pense, j'entends pas les gens qui disent pas ça, tu vois. Ça me fait penser à une série, Misfit, où là, il y avait vraiment des pouvoirs qui étaient trop chelous. Genre, typiquement, le mec qui pouvait contrôler le lait. Imagine ton pouvoir, c'est ça, comment c'est René. Bon, alors, en l'occurrence, justement, le pouvoir paraît René, mais dans Misfit, ça prend toute une autre tournure, et je ne vous spoil pas si vous voulez regarder, mais super série, by the way.
Question 17, pourquoi l'écriture et pas un autre art ? Alors, à titre perso, j'explore un peu tout, mais système de priorité, quand je me dis, ok, qu'est-ce que j'ai vraiment envie d'accomplir, c'est toujours l'écriture qui ressort, donc je mets l'écriture en priorité, et après, dans l'accompagnement, tout simplement, parce qu'en fait, c'est l'écriture qui me parle le plus, du coup, c'est ça que j'ai surtout envie d'adresser, ça me permet aussi d'avoir un message qui est beaucoup plus clair pour les gens, par contre, effectivement, en fait, ça marcherait très bien avec n'importe quel processus créatif, parce que ces histoires d'intention, d'organisation et de posture, c'est toujours la clé, donc en vrai, moi, je kifferais à terme, tu vois, pas maintenant, mais peut-être plus tard, accompagner vraiment des artistes, tu vois, au sens large, j'avoue que j'ai des petits rêves secrets aussi, genre, d'accompagner, genre, des sportifs de haut niveau, ou des joueurs pros, tu vois, j'en sais rien, mais j'aimerais trop explorer un peu tout ça.
En fait, évidemment, après le coaching, en écriture, est celui qui m'anime le plus, mais le coaching dans d'autres trucs, ça reste la même chose, juste, c'est des thématiques différentes et ça m'éclaterait bien plus tard, tu vois, d'explorer ça, mais pour l'instant, écriture first. Question 18, pourquoi Ybelion ? Très bonne question. Au départ, quand j'ai voulu partager sur Instagram, je ne voulais pas montrer ma tête, je voulais être très secret, donc je me suis dit je vais prendre un pseudo. J'avais un personnage que j'adorais dans un bouquin de fantasy que j'ai écrit que je n'ai pas sorti parce que j'ai envie de le retravailler. Il y avait un personnage que j'adorais qui s'appelait Don Belion. Don Belion, c'était un gros costaud chauve avec une grande hache. Ça faisait très chevalier, effectivement. Ça ne matchait pas trop avec la vibe que je voulais pour moi. Je trouvais que c'était trop rustre, quelque part, trop brut. et donc je me suis dit on va garder le Belion qui sonne bien et on va essayer avec les voyelles.
Celle qui marchait le mieux, c'était le I, I Belion. Par contre, le I majuscule, on le confond avec le L minuscule, donc je ne voulais pas qu'on m'appelle Belion, tu vois. Donc j'ai mis un Y. Fun fact, ça ne marche pas bien en anglais, tu vois, c'est quelque chose auquel je n'avais pas pensé. En anglais, on dit Why billion ? Et donc ça marche moins bien. Mais, Izoquet, je l'ai beaucoup dit dans cet épisode, Izoquet, mais c'est un peu un tic que j'ai en ce moment. Voilà pourquoi I Belion, c'était un personnage que j'ai inventé, d'ailleurs un nom qui m'est venu comme une épiphanie, tu vois, je cherchais un nom pour ce personnage de fantasy et vraiment, je suis parti avec son image en tête, marcher dehors et j'étais là comme ça et je faisais peut-être que je pourrais l'appeler et puis un moment Don Belion a frappé et c'était une évidence et après, toutes les autres idées que j'ai eues, j'étais en mode non mais c'est beaucoup moins bien que Don Belion.
Question 19, tu penses que tout le monde a quelque chose à dire ? Oui, oui, je pense qu'on porte chacun en nous une unicité, on a chacun une expérience de vie, on a tellement vécu de choses que tout l'assemblage qu'on en fait en nous fait qu'on a un message unique à passer. C'est pour ça que je dis souvent si vous ne le faites pas, personne ne le fera. voilà. Et c'est derrière plus une envie de enfin, c'est plus derrière une question de est-ce que j'ai envie de le dire ? Tu vois, ça c'est un deuxième sujet mais est-ce que tu as quelque chose à raconter ? Ça pour moi, c'est un grand oui, un grand oui. Tu vois, ceux qui diraient ouais mais par exemple j'ai pas fait d'études de lettres pour écrire, je leur dirais ouais mais pendant que les autres faisaient des études de lettres, toi t'as vécu tellement d'autres choses mais t'avis que ça t'a apporté énormément justement pour trouver des leviers, des forces dans ton processus d'écriture et dans ton imagination et dans ta créativité et donc dans ton livre.
Voilà, vous voyez la question derrière, tout l'aspect coaching de ok, je vais voir dans le passé ce qui peut me servir aujourd'hui. Et dernière question, c'est quoi un livre réussi ? La vingtième question, c'est quoi un livre réussi ? Écoutez, c'est une très bonne très très bonne question. Ça dépend de l'intention personnelle qu'on en a. Je dirais qu'un livre réussi, c'est un livre qui répond aux intentions de l'auteur. Donc, l'intention de pourquoi c'est important pour lui, de l'intention du message qu'il avait envie de faire passer et des personnes qu'il avait envie de toucher. Pour moi, quand ces cases-là sont cochées, quand on a vécu un processus de plusieurs mois où on vient écrire un premier G. On corrige une première fois, on corrige une deuxième fois, à la fin, on arrive à un manuscrit dont on est fier et dont on a vraiment la sensation qu'il est représentatif de la personne qu'on est et où on se dit je suis trop fier de moi, c'est un vrai accomplissement, j'ai réalisé mon rêve et ça, ça unlock un tas de trucs dans la vie, c'est une transformation que je ne peux même pas décrire parce qu'elle est vraiment unique à chacun.
Moi, je sais que ça a changé ma vie, je le répète tout le temps, mais c'est grâce à ça que j'ai démissionné, que je me suis inscrit en formation de coaching que j'ai adopté Voltaire. Voilà. Donc, un livre réussi, c'est un livre qui répond aux intentions de l'auteur et ça implique aussi de se poser sincèrement la question de ses intentions. Voilà, voilà, voilà. Et, écoutez, sur ce, je vous souhaite une très bonne fin de journée, je vous dis à très vite, on refera un épisode FAQ comme ça plus tard, je l'imagine sûrement, mais là, c'est déjà pas mal, 20 questions. Voilà. Je vous dis à très vite, des bisous les copains, les copines, à bientôt. Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada