Ep 79 · Un carton, un document, douze ans plus tard00:00
Qui décide de ce qui est utile ?
CE QUE RACONTE CET ÉPISODE
En triant des cartons chez mes parents, je suis tombé sur un document que j'avais complètement oublié. Un Vademecum de lettres et de philosophie, que mon professeur de prépa distribuait avant même le premier cours, avec pour consigne de le lire et de lui en donner notre opinion. Douze ans plus tard, je l'ai relu en entier.
Il y recense les préjugés que les scientifiques ont sur les lettres et les démonte un par un. Le dernier est celui de l'inutilité. Sa réponse tient en quelques lignes que j'aurais aimé comprendre à dix-huit ans : oui, elles sont inutiles, comme les nombres irrationnels des pythagoriciens, comme l'Amérique de Colomb, comme la pénicilline de Fleming. Qui êtes-vous au juste pour décréter ce qui a été, est, sera utile ?
Cette phrase, c'est aujourd'hui ma réponse exacte aux commentaires que je reçois. Qui êtes-vous pour vous dire écrivain. Non, tout le monde ne peut pas écrire. Personne n'a autorité pour dire aux autres ce qu'ils sont.
Il termine son document par une phrase que j'écris chaque année en haut de ma fiche d'objectifs sans savoir d'où elle venait : il n'est pas honteux d'avoir des lacunes, il est honteux de ne rien faire pour activement s'améliorer. Ton niveau d'écriture actuel n'a pas beaucoup d'importance. L'énergie que tu mets chaque jour pour aller vers ton livre, si.
LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE
CAROUSEL À VENIR
Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.
Face B — le transcript
L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE
Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !
Un carton, un document, douze ans plus tard
Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans l'épisode 79 d'Ose Écrire, et aujourd'hui un épisode très particulier dans lequel on part tout simplement du vademekoum pour le cours de lettres philosophie en MPSI que le professeur que j'avais m'a donné la première fois que je l'ai vu. C'est plein de valeurs. Je vous laisse avec ça, je vous souhaite une très bonne écoute et je vous dis à très vite. Moi c'est Sam, Ybelion de mon nom de plume. Je suis écrivain, coach et j'accompagne celles et ceux qui veulent renouer avec leurs rêves d'écriture. T'écoutes un podcast dont l'intention est simple, te donner inspiration, outils, motivation, discipline, bref, tout ce qui peut te permettre d'oser écrire. En gros, c'est un peu dans le titre quoi, Ose Écrire. Hola les amis, je vous accueille pour un nouvel épisode de podcast. C'est le premier quelque part de l'année 2026, après le bilan que j'ai fait la semaine dernière. C'est un épisode dans lequel je vais parler d'un sujet un petit peu particulier.
Le Vademecum de lettres-philo
En fait, tout récemment, j'ai passé un petit moment chez mes parents et j'en ai profité pour faire un tri dans certains cartons. Dans ces cartons, j'ai retrouvé notamment beaucoup de mes cours de prépa. Alors, j'ai fait le tri parce qu'évidemment, on ne peut pas tout garder. Donc, j'ai jeté certaines choses, j'en ai gardé d'autres. J'ai gardé notamment toutes les fiches que j'avais pu faire de résumés de mes cours de maths, de physique, puisque j'étais en MPSI-MP. Donc, j'ai majoritairement fait des maths et de la physique. Mais, j'ai aussi gardé tout ce que j'avais fait en cours de lettres et en cours de philo. On avait très peu de temps à accorder à ça. Et, rétrospectivement, je me rends compte que je ne l'ai peut-être pas assez pris au sérieux. Et, on portait tous un petit peu un regard, je dirais, à minima curieux sur notre professeur, qui était particulier dans son essence, mais qui, au regard de ce que je perçois désormais, avait un vrai amour des lettres et une vraie volonté de transmission, même si elle était parfois terriblement dure, une véritable envie de transmission de son amour des lettres.
« Qui es-tu au juste pour dire aux gens ce qu'ils sont ? »
« Vous êtes l'élite de la nation »
Et, ce qui m'a le plus marqué de ce que j'ai retrouvé, c'est ce qu'il a appelé le Vademekoum pour le cours de lettres philosophie en MPSI. Je vais vous en lire quelques pages, ou quelques lignes plutôt, parce que je ne vais pas tout vous lire, mais dites-vous qu'il nous a donné ça la première fois qu'on l'a vu. Ça vous donne une idée du personnage, mais surtout, quand je l'ai relu, je me suis rendu compte de tout ce que j'aurais dû peut-être comprendre à l'époque, de ce qu'il essayait de me dire. Et, ce n'est pas facile quand on est dans une filière scientifique dans laquelle on t'accueille en te disant « Vous êtes l'élite de la nation, vous allez devenir des techniciens, des ingénieurs qui formeront la fine fleur du fleuron industriel français. » C'est difficile de prendre au sérieux les cours de lettres. C'est une erreur, bien évidemment. C'est peut-être une erreur que j'aurais mis un paquet de temps, à quasiment plus de dix ans, à comprendre.
Merci, monsieur : 18 ans d'un côté, 30 de l'autre
Un peu moins que ça, en vérité, mais en retombant sur son vademekoum, qui nous a donné le premier jour où on l'a rencontré, quelque part, ça m'a fait énormément de bien. Alors, je vais vous lire quelques extraits, je vais en parler après, s'il y a surtout la phrase de la fin qui me marquait. Et je me demande à quel point ça m'a marqué inconsciemment. Je me demande à quel point j'ai gardé ça en tête et à quel point ça a forgé la personne que je suis devenu quand j'ai décidé de sortir de cette enveloppe de fleuron de l'industrie française dans laquelle on m'avait mis. Bref, je suis infiniment reconnaissant à ce professeur, dont je ne vais pas nécessairement citer le nom, mais je suis infiniment reconnaissant de ce professeur parce que je pense qu'il m'a donné à l'époque quelque chose que je ne savais pas que j'avais besoin de recevoir, que j'ai accueilli peut-être avec douze ans d'écart.
J'ai fait le calcul dans ma tête, je suis rentré en prépa vers 18 ans, j'en ai 30 aujourd'hui, voilà. Mais je pense que toutes ces années, ça a fait ce chemin dans ma tête.
Les profs qui te poussent
Et pour ça, merci. Avant de le lire, du coup, je fais un petit big up au professeur, à ceux qui créent des vocations, à ceux qui partagent, à ceux qui, malgré l'environnement parfois difficile dans lequel on les autorise à évoluer, partagent leur passion, transmettent de véritables valeurs et autorisent à se poser des questions dans lesquelles il n'y a pas la réponse. Et j'ai toujours été extrêmement marqué par deux types de professeurs. Les professeurs qui me poussaient, les professeurs qui me disaient « C'est bien, mais tu peux faire mieux. Je sais que tu peux faire mieux. J'ai lu en toi que tu pouvais faire mieux. » Je pense que c'est pour ça aussi aujourd'hui que j'accompagne des gens qui, au début, ont moins confiance en eux que moins j'ai confiance en eux. J'ai la sensation de voir en eux ce qu'ils sont capables de faire, ce qu'ils sont capables d'accomplir, le courage qu'ils portent. Et j'aime permettre aux gens de révéler ça et ces forces-là.
Je pense que c'est ce premier type de professeurs que j'ai profondément apprécié. Et en fait, ce n'est pas ce que je pense, c'est les professeurs dont je me rappelle le plus, c'est ces professeurs-là. Et attention, je ne parle pas de professeurs qui te cassent, qui te mettent plus bas. Je te parle de professeurs qui notent tes forces et qui te disent que tu as ce qu'il faut en toi pour être encore meilleur.
Les profs qui t'ouvrent
Malgré tous les défauts que tu peux avoir. Et les deuxièmes types de professeurs que j'ai particulièrement appréciés, c'est ceux qui laissent place à l'ouverture. Les professeurs qui te posent des questions ouvertes, qui te demandent de réfléchir contre-intuitivement, qui te demandent de te forger ta propre opinion, qui te demandent de sortir de l'enveloppe dans laquelle parfois le processus éducatif français cherche à te mettre. J'ai toujours apprécié les professeurs qui essaient de te faire sortir des cases. Et on pourrait penser que ça passe surtout par des professeurs de français, de lettres, parce que la résonance que portent les textes est toujours extrêmement personnelle. Même si les mots ont un sens, l'impact qu'ils ont peut être très différent en fonction des gens. Mais en fait, pas que. Je me rappelle très bien d'un professeur de physique que j'ai eu pendant deux ans qui nous faisait des cours spécifiquement de physique non intuitive. Où dans la question, il y avait un semblant de réponse, mais en fait, c'était pas ça.
Lecture : les préjugés tenaces
Il nous a appris que l'important, c'était pas d'avoir le bon résultat, c'était d'avoir le bon raisonnement. Il nous a appris à carrément écrire nos formules dans notre calculatrice. Pourquoi ? Parce qu'on connaisse la formule, pour lui, ça avait peu de sens. Ce qu'il voulait qu'on comprenne, c'est quoi le sens du résultat ? C'est quoi la physique de cette formule ? Qu'est-ce qu'elle veut dire ? Ça, ça te permet de comprendre le monde, ça te permet de rencontrer les autres, ça te permet de te rencontrer soi et de se construire. Voilà les deux types de professeurs que j'ai particulièrement appréciés et envers qui, je pense, n'avoir jamais été suffisamment reconnaissant. Voilà, je pourrais les citer parce que là, en vous parlant, il y en a plein qui me viennent en tête, mais je me contenterais, comme ça, à la volée, de remercier ceux qui transmettent. Voilà. Cela étant dit, je vais vous lire le Vademekun, ou en tout cas les premières lignes, du Vademekun pour le cours de lettres philosophie en MPSI du professeur que j'avais.
L'objet de ces quelques pages est de vous donner quelques directions pour vous aider à progresser dans une discipline que vous ne connaissez pas en entrant en MPSI. Je vous engage vivement le Moé en italique. Allez lire d'ici notre premier cours car je vous demanderai votre opinion sur ces pages. Alors, eratum du coup, on a reçu ça avant de le voir pour la première fois, je trouve ça génial. Je vais vous lire seulement la première partie qui s'appelle Partir de préjugés tenaces pour aboutir à une réalité très simple. Pas en entier, mais au moins le premier paragraphe.
Tout comme les littéraires ont souvent des préjugés contre les scientifiques, ceux-ci en ont aussi sur le compte de ceux-là. Je ne me voile pas la face et j'en reprends quelques-uns afin que notre travail en commun parte sur les bases de la franchise et de la lucidité. La lecture est une chose ennuyeuse et punitive alors que les loisirs passant par les écrans sous toutes leurs formes sont la bonne façon d'entrer dans la vie. Les notes sont subjectives en lettres de philosophie. La lecture, des manuels en vente chaque année sur le thème en vigueur suffit à faire illusion. La littérature et la philosophie ne servent à rien. Peu d'étudiants, à l'un, et parfois, hélas, ils nourrissent les quatre des préjugés que j'ai énoncés. Je les reprends. Non, la lecture est la compagne de vos premières années de vie et ce n'est pour les garçons qu'à l'adolescence qu'ils deviennent mal vus de lire. Pardon, je suis désolé, je reprends la phrase.
Non, la lecture est la compagne de vos premières années de vie et ce n'est pour les garçons qu'à l'adolescence qu'ils deviennent mal vus de lire. On considère la lecture comme l'apanage des femmes. Je ne sais pas pour lequel des deux sexes cette déclaration est la plus désobligeante. Réputée plus sensible et plus tournée vers l'imagination. La quantité de situations variées, dans le temps et dans l'espace, la somme de réflexions sur la destinée des hommes en ce monde sont tellement grandes que la lecture ne provoque non seulement pas l'ennui mais le sentiment de l'ivresse et de l'euphorie. Tant de chefs-d'œuvre qui nous parlent des êtres humains, de penser que nous n'avons pas la capacité de formuler en raison de notre manque de profondeur et de temps pour analyser la vie et si peu de temps pour faire ne serait-ce qu'un tour superficiel de ce qui existe en la matière. Je vous fais une parenthèse mais vous voyez la complexité des phrases et la poésie qu'il manie dans ces mots.
Je vous invite à peut-être réécouter en x05 pour comprendre l'entièreté du message. Ouvrir un livre de littérature et pratiquer le raisonnement philosophique sont des moyens d'approfondir notre compréhension de la réalité et d'en distinguer les contours d'en accuser les lignes et d'en dessiner finement les traits.
« Qui êtes-vous au juste ? »
J'adore ce cette déconstruction qui fait de la lecture être ennuyeuse. J'adore le fait qu'il le rattache aussi peut-être à une construction sociale entre femmes et hommes. J'adore qu'il le déconstruise. et je crois que ça a joué dans ma construction. Je crois que inconsciemment je me suis senti beaucoup plus appelé par les sciences pour cette raison aussi alors que j'étais un être profondément créatif et tout ce que je fais aujourd'hui atteste de ça. Je vous lis je réfléchissais mais en même temps c'est tellement c'est tellement intéressant que je trouve ça dommage de pas vous le lire. Donc je vous lis le paragraphe sur l'utilité des lettres. Je vous lis pas celui sur les notes subjectives ça je suis partiellement d'accord parfois et sur remplacer la lecture des textes en classe prépa bon ça parlera qu'à ceux qui font prépa. Mais par contre l'autre il est intéressant. Quant à l'inutilité des lettres et de la philosophie oui elles sont inutiles comme la découverte des nombres irrationnels par les pythagoriciens comme la découverte de l'Amérique par colomb comme celle de la pénicilline par Fleming.
Qui êtes-vous au juste pour décréter ce qui a été est sera utile ? Vous l'avez compris je ne vous accorderai jamais ce point de l'inutilité par défaut. Au contraire je pense que savoir exprimer une pensée rigoureuse capable d'opérer des distinctions là où d'autres ne voient rien capable de formuler en quelques mots bien choisis une situation délicate est une qualité inappréciable. je trouve que c'est absolument génial je suis touché par ce que je lis c'est exactement j'adore ce point de l'inutilité par défaut et je retrouve son côté un peu provocateur quand il dit qui êtes-vous au juste pour décréter ce qui sera utile ? J'adore laissons aux gens trouver là où ils trouvent l'utile ou l'inutile et je pense que là ça me marque parce que je lis ce passage et en fait je me rends compte à quel point ça a joué inconsciemment dans la construction aussi je me suis tourné vers la philosophie en fait j'ai beaucoup lu quand j'étais jeune c'est marrant parce que je suis exactement ce qu'il a décrit j'ai beaucoup lu quand j'étais jeune avec les études j'ai arrêté et j'ai repris au moment où j'ai décidé que je voulais commencer à changer un peu de vie et à sortir un peu de l'enveloppe dans laquelle je m'étais construit et j'ai été appelé par certains livres de développement personnel puis j'ai été appelé par des livres de philo pourquoi ?
« Qui es-tu pour te dire écrivain ? »
parce que je trouvais justement que il n'y avait que le sens qu'on lui donnait qui était intéressant il n'y avait pas d'utilité ou d'inutilité il n'y avait que ce qu'on en faisait quelque part quels contours on dessinait quelles lignes on tracait avec ce qu'on lisait ça m'a placé dans une envie de réflexion envie d'ouverture sur le monde que j'avais jamais connu et inconsciemment je pense que tous ces mots que j'ai lu quand je suis sorti de terminale et que je suis arrivé en prépa ils m'ont marqué voilà parce qu'il avait ce ton aussi il avait cette ce cette posture cette ouais cette présence qui était parfois un peu posture haute parfois peut-être un petit peu voilà qui êtes-vous au juste pour décréter ce qui sera utile ou pas et je fais un autre parallèle mais c'est exactement comme ça que je réponds quand je vois sous certaines de mes vidéos des commentaires de gens qui disent qui êtes-vous pour vous dire écrivain je ne connais pas votre livre et non tout le monde ne peut pas écrire et frérot qui es-tu au juste pour dire aux gens ce qu'ils sont je remercie encore une fois ce professeur et autre paragraphe qui là voilà et et absolument génial c'est le mot provisoire de la fin je vous lis que le dernier paragraphe votre niveau de départ est ce qu'il est et je préfère bien sûr que ce niveau soit le plus haut possible cependant l'essentiel n'est pas ce qui s'est passé auparavant mais ce que vous comptez faire de vos deux heures hebdomadaires et des textes que vous devez lire je serai évidemment là pour vous aider à progresser et corriger vos erreurs et vos lacunes attention notez bien il n'est pas honteux d'en avoir mais il est honteux de ne rien faire pour activement s'améliorer et ce qui est dingue c'est que je me rends compte que c'est exactement ce que je note en haut de ma fiche d'objectifs de l'année à chaque fois c'est pas grave de pas les atteindre par contre ne rien faire pour les atteindre ça c'est grave et j'adore et je trouve que c'est fou à quel point on n'avait pas le niveau de conscience pour entendre ça et je crois que là je rejoins un petit peu aussi la quelque part la mission de vie que je me suis choisi de permettre un maximum de gens d'oser écrire quelle que soit la manière que ça soit quand je les accompagne eux de manière personnalisée sur plusieurs mois ou que ça soit parce qu'ils consomment mon contenu que ça soit le podcast sur insta bref mais dans cette mission je me sens aussi investi de ce truc de ok ouais ça me va falloir que tu te répètes parce que parfois on a besoin d'entendre quelque chose plusieurs fois pour que à un moment tac on ait le déclic et donc quelque part le message que m'a transmis ce professeur de philosophie à cette époque c'est que ce qui est quelque part problématique c'est de rien faire pour aller obtenir ce qu'on doit obtenir à l'époque on allait passer des concours il fallait qu'on soit les meilleurs ça jouait aussi par les laits de philo il y a des concours où ils sont importants alors je sais pas encore maintenant mais à l'époque par exemple à centrale c'était important de pas être une bille en philo et quelque part avec l'objectif d'intégrer des grandes écoles bah ouais il fallait faire un pas un effort dans des disciplines qu'on nous avait pas appris à apprécier et dans lesquelles on nous avait pas appris à faire des efforts les lettres philosophie mais ce message en fait il s'étendait bien au-delà de ça c'est hyper beau le message qu'il porte c'est l'espoir de dire en fait les choses peuvent changer frérot genre ouais t'es peut-être pas doué là aujourd'hui mais ça c'est pas grave là où tu pars c'est pas grave par contre ne rien faire pour aller là où t'as envie d'aller et ça ça coince un peu quoi et typiquement ça parlera beaucoup à ceux qui attendent d'être parfaitement formés qui attendent d'avoir parfaitement tout préparé pour se lancer dans l'écriture ton niveau d'écriture actuel il est pas tellement important par contre l'énergie que tu vas mettre quotidiennement pour aller vers le rêve que t'as d'écrire ton livre ça c'est important et je peux te rassurer ça passe par écrire beaucoup de trucs qu'on supprime et beaucoup de trucs qu'on corrige ça me rappelle toujours cette phrase des dix et je terminerai peut-être là-dessus parce que j'en ai déjà fait plusieurs podcasts mais il y a 50% des traits de génie qu'on a qui servent à rien pourquoi parce que tout simplement c'est pas aligné avec les intentions qu'on a pour notre histoire parce que tout simplement c'est peut-être pas suffisamment à la hauteur de ce qu'on a envie de faire et voilà et c'est ok et les 50% géniales qu'on écrit ne peuvent exister que parce qu'il y a 50% de pas géniales qu'on a aussi écrit voilà donc je terminerai en faisant un gros big up à tous les professeurs qui m'ont encouragé tous les professeurs qui m'ont invité à me poser des questions et qui m'ont du coup aussi par la même occasion transmis cette fibre de du partage de l'encouragement et d'oser tout simplement je crois que avec ce Vademekoum de Lettre Philosophie de M.P.E.C.
j'ai peut-être été pour la première fois en contact avec un des mantras très forts d'Ose Écrire que chaque effort compte et que ce qui est important c'est pas de là où on part c'est qu'est-ce qu'on fait quotidiennement pour aller là où on a envie d'aller voilà sur ce je vous laisse et je vous dis à très vite et Sous-titrage ST' 501