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Coulisses· 3 min

Choisir, c'est renoncer ?

Avril 2025, page 100. Un poème en spirale sur le vertige de choisir. Quand la forme du texte raconte ce que les mots n'arrivent pas à dire seuls.

Choisir, c'est renoncer ?

Choisir, c'est renoncer ?

Avril 2025. Page 100 de mon carnet. Thème du jour : Le mystère des profondeurs.

Le header imprimé sur la page dit « Poème en spirale (poème se lisant en suivant une spirale) ». Je me souviens de m'être dit : ok, qu'est-ce qui a la forme d'une spirale dans ma tête en ce moment ?

La réponse est venue toute seule.

Voilà ce que j'avais écrit :


Écriture manuscrite — Poème en spirale, page 100, avril 2025

Lire la transcription

Il y a tant de choses que je n'ai pas exploré. Comment choisir quand il y a tant d'options ? Est-ce que choisir… c'est renoncer ? J'aimerais que non. Mais j'ai quand même besoin d'y réfléchir, de choisir, de renoncer, de regretter, de me reposer la question et de lancer ma boucle.


Ce qu'en pense le Sam d'aujourd'hui

Celui-là me fait grave marrer.

Je crois qu'une de mes side quests, c'est de faire un livre de poésie visuelle comme ça. Que des formes qui servent le propos. Une seule et même intention par page. Pas forcément confortable à lire, mais on serait là pour le côté artistique.

Je ne sais même plus quel choix m'obsédait fin avril 2025. Il faudrait que je croise avec mon journaling, mais sincèrement c'est anecdotique. Ce qui compte ici, ce n'est pas le contexte. C'est la forme.

Regardez la page. Le texte s'enroule sur lui-même. Il part large, ouvert, plein de possibles. Et puis il se resserre. Tour après tour, la spirale se referme. L'écriture devient plus petite, plus serrée, plus difficile à lire. Jusqu'au centre. Un point. Le point duquel on ne bouge plus.

C'est exactement ce que fait la croyance « choisir, c'est renoncer » quand on la laisse tourner en boucle. On regarde ses possibles. On hésite. On ne fait rien. Et on s'enfonce dans ce tourbillon qui converge vers l'immobilisme.

Sauf que.

Si choisir, c'était préférer ?

Le mouvement change. La spirale ne se referme plus sur elle-même. Elle s'ouvre. Par l'action et vers l'action. Elle n'est plus un typhon qui nous aspire vers la paralysie. Elle est en expansion. Et en s'ouvrant, elle ouvre un autre champ des possibles.

Je verrais bien une double page de cette leçon, d'ailleurs. À droite, la spirale qui se ferme. Celle que vous voyez ici, celle du doute. À gauche, celle qui grandit. Celle du choix assumé. Deux mouvements pour traduire ce recadrage autour du verbe choisir.

Des bisous.


L'Encre de Sam, c'est un format où je ressors mes pages manuscrites et je les relis avec mes yeux d'aujourd'hui. L'écriture manuscrite est mon terrain de jeu quotidien, l'endroit où je pense sans filtre. Si ces coulisses te parlent, tu peux retrouver d'autres réflexions dans la newsletter.

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Ecrit par Ybe

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