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Coulisses· 3 min

Un rêve où les rêves ont un agenda

Septembre 2025, page 248. Un texte sur la salle d'attente des rêves. Six mois plus tard, j'y vois un arc-en-ciel.

Cinq silhouettes encapuchonnées en combinaisons colorées penchées sur une table dans une explosion de poudres roses, bleues et jaunes.

Un rêve où les rêves ont un agenda

Cette idée me rappelle vaguement un Pixar dont j'ai oublié le nom, avec des âmes je crois bien.

Mais qu'importe le titre, j'ai toujours été fasciné par le concept de la prosopopée.

Septembre 2025. Page 248 de mon carnet. J'avais écrit un truc là-dessus, normal c'était le thème quotidien.


Écriture manuscrite — Un rêve où les rêves ont un agenda, page 248, septembre 2025

Lire la transcription

Un rêve où les rêves ont un agenda.

« Je dois me réaliser demain. »

Dans la salle d'attente des rêves, l'ambiance est translucide. Une sorte d'immobilisme avant d'être projeté violemment dans la réalité colorée.

Tout est blanc, mais visible. Acté, mais invisible car non réalisé.

Puis vient le fatidique moment où propulsé par la Vie tu te retournes après d'une fraction de seconde, le blanc explose.

Le miroir se brise sans se former. La vue ment, le son ment, le toucher frappe. Comme la foudre rattrapé par un foudre. Un serpent dont le but est de se mordre la queue.

Puis plus rien. À part la vie.

Une fraction de seconde après une éternité. Vivante.


Ce qu'en pense le Sam d'aujourd'hui

J'apprécie tout particulièrement l'idée visuelle que j'en avais faite de cette salle d'attente des rêves. Du blanc. Et en une fraction de seconde, de la couleur.

Pour moi un rêve c'est exactement ça.

Tous ici nous pouvons avoir le même rêve. « Écrire un livre », par exemple. C'est un rêve que je croise chaque semaine. Des gens qui portent ça en eux depuis un an, cinq ans, parfois dix. Le même rêve, blanc, en attente, translucide.

Mais la couleur du résultat ne dépend que de nous. Et de ce que nous traversons pour la lui donner.

Pour moi, ce fut un profond changement de vie. Quitter l'ingénierie nucléaire, revenir à ce qui brûlait depuis toujours, tenir mon premier roman, puis le second. La couleur que mon rêve a prise, je ne l'aurais jamais devinée dans la salle d'attente.

Pour Anaïs, ce fut l'incarnation d'une nouvelle posture pleine de confiance. Elle le raconte mieux que moi.

Pour toi qui me lis, ce serait autre chose. Forcément. C'est là que c'est beau. Dans cet inconnu, dans de mystère de l'exploration.

Alors si je devais reprendre cette histoire et la continuer, je ferais comme cela : on assisterait à la réunion des anciens élèves de cette école des rêves. Ceux qui sont passés de l'autre côté, du blanc à la couleur. Et comme un symbole, on se retrouverait à une table avec un seul et unique rêve décliné en un magnifique arc-en-ciel.

Chacun avec sa couleur. Chacun avec son chemin.

Et la discussion serait la plus belle qui soit : celle sur ce qui les a rendus comme ça. Profonde, humaine. Des témoignages des transformations qu'on ose.

C'est peut-être ça qu'on fait ensemble, quand j'y pense. Loin d'une méthode ou d'un programme rigide... une table où les rêves qui se sont réalisés se racontent ce qu'ils ont traversé.

Et la chaise est libre.


L'Encre de Sam, c'est un format où je ressors mes pages manuscrites et je les relis avec mes yeux d'aujourd'hui. L'écriture manuscrite est mon terrain de jeu quotidien, l'endroit où je pense sans filtre. Si ces coulisses te parlent, tu peux aussi lire Le trône de cendres, Des horloges qui avancent à reculons, Choisir, c'est renoncer ? ou Le vaccin contaminé, ou retrouver d'autres réflexions dans la newsletter.

rêvetransformationécriture manuscriteL'Encre de Samcoulisses

Ecrit par Ybe

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