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Pochette de l'épisode 49 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 49SOLO21 SEPTEMBRE 202544 MIN

Je parle en marchant ep1.

Clarté · Intentionnatureinspiration
00:0044:01

FACE A — LES 13 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

Quand je me retrouve face à la mer, à la montagne ou au ciel étoilé, tout ralentit. Mes urgences paraissent moins urgentes, mes problèmes moins graves, et je retrouve cette sensation rare d'avoir le temps. L'immensité fait le tri : elle te dit de te concentrer sur ce qui compte vraiment. Dans Le problème à trois corps, le héros chargé de sauver l'humanité trouve sa réponse allongé sur un lac gelé, à regarder le ciel : plus rien ne l'oppresse, il ne reste que lui et ses idées. Et les étoiles sont un cadeau pour un auteur : placées au même endroit pour tous, chacun les relie autrement et y dessine ses propres constellations. Épisode 49, enregistré en marchant au bord de l'eau, avec une nuit en voilier où deux infinis se rejoignent, Martin Eden et la question de travestir sa plume pour en vivre. À écouter là où tu écoutes tes podcasts.

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE

CAROUSEL À VENIR

Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Intro : un épisode enregistré en marchant

Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans le 49e épisode d'Ose Écrire, épisode très particulier puisque je l'enregistre en marchant et j'y parle d'immensité, de l'océan, la nature, les étoiles mais aussi de Martin Eden et de tout ce qui me passe par la tête. Je vous souhaite un très bon épisode, dites-moi si ça vous plaît quand je marche en même temps. Sur ce, je vous souhaite une très bonne écoute et je vous dis à très vite. Moi, c'est Sam Ybelion de mon nom de plume. Je suis écrivain, coach et j'accompagne celles et ceux qui veulent renouer avec leur rêve d'écriture. T'écoutes un podcast dont l'intention est simple, te donner inspiration, outils, motivation, discipline, bref, tout ce qui peut te permettre d'oser écrire. En gros, c'est un peu dans le titre quoi, Ose Écrire.

Les souvenirs d'enfance attachés à ce lieu

Coucou, coucou les amis. Épisode de podcast, nouvel épisode. Alors là, on ne peut pas faire plus particulier comme cadre. Je peux me taire un peu, vous entendrez peut-être le son de mes pieds sur la piste et la mer qui fait ses bruits de mer. Je suis en vacances. Oui, en vacances, j'ai quand même beaucoup déconnecté. Et là, je me suis dit, en vrai, j'ai un petit micro. Le matin, il n'y a pas grand monde. Aujourd'hui, il n'y a pas trop de vent. Vas-y, c'est parti. On va tenter d'enregistrer quelque chose. Et c'est quand même assez exceptionnel de pouvoir faire ça. En plus, il ne fait pas trop trop chaud non plus. Voilà, voilà. Donc épisode vraiment particulier où je suis en pleine marche, dans un décor parfaitement idyllique. Je n'ai vraiment pas d'autre mot pour décrire cet endroit. C'est un endroit où j'allais déjà souvent petit. J'y retourne de temps en temps. Pas assez souvent à mon goût. Et c'est extrêmement inspirant. J'ai évidemment absolument rien préparé pour cet épisode. Vous pouvez voir que j'ai une gueule de pas réveillé. Ce qui est tout à fait normal puisque je me suis couché tard. Mais pour tourner cette idée, je n'avais pas d'autre choix que de me lever tôt. Voilà, on met des guillemets parce qu'il est quand même 8h passée. Ah là là, c'est vraiment magnifique. Je ne sais pas si vous voyez. Mais magnifique. Donc évidemment, je n'ai absolument rien préparé. C'était très spontané comme idée. Je me suis dit pourquoi pas. Mais là, en commençant à parler, j'ai tout de suite pensé à quelque chose.

C'est un endroit où j'allais petit. Donc j'ai beaucoup de souvenirs. Et je ne sais pas quelle forme prenne vos souvenirs à vous. Moi, c'est beaucoup des images. J'ai beaucoup d'images dans ma tête. Comme des photos que j'ai prises moi avec mes yeux. Et c'est ça qui me revient à chaque fois à l'esprit. Et j'en ai des très particulières sur la terrasse, sur la plage. Bref, j'en ai beaucoup, beaucoup. Et en fait, quand je me retrouve là, quand je me retrouve là, ça fait vraiment comme un effet de... J'ai toutes ces émotions de petit qui reviennent en même temps que tout ce que je ressens aujourd'hui. C'est-à-dire que là, en voyant ce paysage, c'est impossible d'être insensible à ça. Mais en plus de ça, derrière, ce paysage est pour moi chargé de toutes les émotions que j'ai connues quand j'étais petit. Et ça me fait vraiment un effet extrêmement particulier à chaque fois. Et je pense qu'il y a... Ça m'est arrivé souvent de venir avec des potes et tout.

« Va te mettre face à une immensité »

L'effet cocotte-minute des vacances

Mais je pense que c'est extrêmement difficile d'expliquer aux gens à quel point cet endroit me touche. Pour moi, c'est vraiment un endroit hors du temps. Et du coup, extrêmement inspirant. Ça m'a permis de déconnecter, évidemment. C'est ce que je disais juste au début. Et en même temps, ça recharge toutes mes batteries créatives. C'est vraiment impressionnant. J'ai commencé les vacances en me disant, bon, je vais essayer quand même de ne pas trop penser à Ybelion, à oser écrire, à mes histoires, à mes trucs, etc. Et en fait, les gens que tu rencontres, ce que tu vois, le repos, les énergies que tu récupères, la nature, l'immensité, je reparlerai ça aussi, tout ça nourrit, si vous voulez, là, je m'imagine comme une cocotte minute. C'est-à-dire que tout ce que je viens de citer, le paysage, l'énergie, les gens, les souvenirs, etc. Hop, ce sont des ingrédients que je mets dans cette cocotte minute. Et là, je sens que c'est en train de chauffer, tu vois.

C'est en train de chauffer et bientôt, ça va commencer à bouillir et je vais avoir besoin de m'enfermer trois jours chez moi pour tout exploiter, tu vois. Ou commencer à exploiter. Ou du moins, à vider mon cerveau de toutes ces idées. Parce que là, forcément, sans ordinateur, t'es pas forcément dans les meilleures dispositions pour poser toutes tes idées. Parce qu'évidemment, je le répète, je l'ai déjà beaucoup dit, mais c'est bien beau d'avoir des idées, mais les idées meurent, pas les livres qu'on écrit. Donc, et de manière générale, les idées meurent, pas les projets qu'on réalise. Donc l'idée, c'est pas d'en conduire 35 000, mais déjà un ou deux ou trois, c'est bien. Et donc, et bah c'est ce que je fais. J'ai besoin d'avancer vers oser écrire, vers mon écriture, et de libérer mon esprit de toutes les autres idées que je réaliserai plus tard. Voilà. Et donc, en ce moment-là, je sens que j'arrive sur mon côté cocotte minute, où à un moment, il va falloir que tout ça jaillisse. Voilà.

La traversée en voilier, entre mer et ciel

Et j'ai parlé de l'immensité, parce que c'est ça qui me marque le plus, qui me marque le plus actuellement. J'ai eu la chance de faire la traversée de la Méditerranée en voilier. Donc, tu passes une nuit sur un bateau.

Bon. C'était un petit voilier. À l'allée, il n'y avait pas de vent. La houle était perpendiculaire au bateau. Donc, comme ça. Je ne vous fais pas un dessin sur ce qui a pu se passer. Il y a eu une heure un peu compliquée. Mais au-delà de ça, on était donc sur cette petite maison volante. C'était un petit bateau. Au milieu de l'immense mer et au milieu de l'immense ciel étoilé.

Et ici, c'est pareil. Il y a la mer, il y a les montagnes. Et donc, tu es face à cette immensité de la nature.

Quand je vois ça, il se passe plusieurs choses en moi. La première, c'est que tout paraît moins grave, moins compliqué, moins urgent. J'ai l'impression que quand je me retrouve face à ces immensités-là, celle du ciel, celle de l'eau, celle de la montagne, celle de la forêt, bref, celle de la nature, j'ai l'impression que tout ralentit. Ça me donne cette impression que j'ai le temps. Et alors, je ne sais pas si ça vous parle, tout ce que je dis là, mais pour moi, qui est perpétuellement l'envie d'en faire plus, qui est perpétuellement l'envie d'aider plus, de faire plus, d'écrire plus, de créer plus, etc. Je me fais assaillir par des petits moucherons. Eh bien, c'est un sentiment très particulier que de se sentir avoir le temps. alors, d'aucuns diraient que c'est peut-être les vacances, l'effet vacances, mais en fait, je ne pense pas. Je pense que c'est l'effet nature. Parce qu'en fait, quand tu es dans une grande ville, comme c'est mon cas, et comme c'est sûrement le cas de beaucoup d'entre vous, il y a ce truc, il y a toujours du bruit, il y a toujours de l'effervescence, il y a toujours de l'énergie active.

Et forcément, en fait, tu es appelé par cette énergie, c'est ton environnement. Donc forcément, tu es appelé par ça. Et donc, tu suis ce flot d'énergie dans lequel tu vis. Et c'est toujours la même chose. On est le fruit de l'environnement dans lequel on grandit et qu'on crée, etc.

Ce que l'immensité apaise et met de côté

Et donc, cette nature m'apaise. Cette immensité m'apaise. Tu te retrouves là, tu es tout petit, face à ce truc immense. Est-ce que tout ce que tu penses est vraiment important ? Est-ce que tous les petits problèmes que tu penses absolument catastrophiques sont vraiment importants ? Qu'est-ce qui compte, au fond ? Voilà ce que me renvoient ces immensités-là. Mais pas de manière déprimante ou nihiliste, tu vois. C'est vraiment, je me dis, en fait, on est tellement petit face à tout ça, finalement, concentre-toi sur ce qui compte vraiment, quoi. Père pas de temps.

Excusez-moi. Père pas de temps à vouloir régler des problèmes, à vouloir te battre pour des gens qui n'ont pas besoin de toi, à vouloir te battre pour des gens qui ne sont pas prêts à accepter ton aide, à vouloir résoudre des problèmes que tu ne peux pas résoudre, à vouloir prendre la responsabilité de choses desquelles tu n'es pas responsable. Bref, c'est ça que ça renvoie, je trouve, cette immensité. Elle calme, elle apaise. Et ça, ça me fait le plus grand bien.

Et au-delà de ça, je la trouve aussi extrêmement inspirante, cette immensité. C'est comme si tu avais une grande feuille, une grande feuille et que tu pouvais piocher des idées à droite, à gauche et exploiter celles que tu voulais exploiter. et c'est marrant, ça me fait penser à, il y a dans un des épisodes précédents, je parlais de la page blanche, je parlais du fait de changer, changer de couleur, changer de référentiel. Et bah franchement, je trouve que se mettre face à une immensité de la nature, ciel, mer, terre, montagne, etc., forêt, et bah franchement, ça te débloque toute cette page blanche, ça te débloque tellement de choses. c'est vraiment un truc de fou. C'est vraiment un truc de fou. Et d'ailleurs, ça me fait penser, si vous avez lu la, la, 1, 2, 3, la trilogie du problème à trois corps, dans le deuxième tome, La forêt sombre, il y a ces histoires de, excusez-moi, j'ai oublié le nom, le terme, mais des personnes qui doivent sauver l'humanité, là, dont le héros chinois qu'on suit, si je dis bien, si je dis pas de bêtises, il est chinois.

Et il réfléchit, en fait, ouais, les pourfendeurs, non, non, pas les pourfendeurs. Ça, c'est dans le livre d'Ingrid. Comment il s'appelle ? Je sais plus, bref, c'est pas très grave.

Et donc, lui est sélectionné, mais il sait pas pourquoi. Il est sélectionné pour sauver l'humanité. Donc, il est censé avoir une idée bien, bien, bien solide. Mais, on estime que c'est le seul à pouvoir la trouver.

Et en fait, il comprend, il comprend, ce pourquoi il avait été sélectionné. il résout le problème qu'il avait. Il vint ce truc de page blanche, cette inefficacité qu'il avait, en se mettant sur un lac gelé, au milieu de rien, et en regardant le ciel. C'est-à-dire qu'il n'y a plus rien qui l'oppresse, qui le dérange. Il n'y a plus que lui, l'immensité et ses idées. Et là, en regardant les étoiles, en regardant cette immensité, paf, ça le débloque. et moi, je comprends. Maintenant, tu vois, c'était une époque où je ne lisais pas tout le temps forcément en conscience. Alors, je ne conseille pas forcément de le faire tout le temps parce que, en fait, parfois, c'est un peu chiant de lire et de se dire « Ah oui, mais pourquoi ça me touche ? Pourquoi je n'aime pas ? Qu'est-ce que je peux en tirer pour moi ? » Bref, voilà, vous avez compris. Parfois, c'est bien de poser son cerveau et d'enjoyer la lecture.

Le ciel étoilé : chacun trace ses constellations

Mais quand je refais cette analyse de lecture consciente du problème à trois corps, ce passage m'a profondément touché parce qu'en fait, il me renvoyait quelque chose, enfin, à quelque chose qui, moi, me touche beaucoup aussi et qui fonctionne beaucoup sur moi. C'est ce rapport à l'immensité de la nature, en fait. Et donc, d'être connecté et de voir comme si tu avais le champ des possibles, tu vois. Et en fait, je trouve, moi, celui qui me touche le plus, vous me direz, vous, est-ce que c'est plutôt la mer, la montagne, bref, etc. Moi, ce qui me touche le plus, c'est le ciel étoilé parce qu'en plus, tu as les étoiles et les étoiles sont finalement plein de petits points placés aléatoirement sur une grande feuille noire et que toi, tu peux relier comme tu veux pour en faire les idées que tu veux. Et ce qui est incroyable, c'est comme tu as une infinité d'étoiles dans le ciel, elles ont beau être placées au même endroit pour tout le monde.

Chacun va pouvoir faire les dessins qu'il veut dans le ciel étoilé. Et ça, je trouve ça absolument magnifique. Ça représente tout ce que je trouve touchant dans la créativité, dans l'art, dans le fonctionnement qu'on a en tant qu'humain. Ça représente notre unicité, ça représente notre manière de comprendre, d'assembler les choses en acceptant qu'on ne peut pas toutes les comprendre. Parce que tu vois, le dessin qu'on va faire, on va relier certaines étoiles pour comprendre et puis il y en a d'autres qu'on ne va pas toucher, qu'on va laisser comme ça et en acceptant qu'on ne peut pas tout saisir, on ne peut pas être parfait, on ne peut pas tout comprendre, on doit se baser sur ce que font les autres. Et c'est que quand on regroupe tous les êtres humains du monde qu'on arrive à avoir le portrait complet et de l'ensemble. Alors après, on pourrait débattre, de dire, bon, s'il y a une infinité d'étoiles, il faudrait une infinité d'êtres humains pour tout comprendre, etc.

Et oui, quelque part, c'est ça. L'inconscient collectif qu'on laisse depuis des millénaires nous permet, petit à petit, d'aller creuser encore plus la compréhension de tout ça et donc, en fait, peut-être qu'à terme, l'humanité réussira à tout comprendre. Mais il faut accepter qu'actuellement, ce n'est pas le cas. Et donc, si je fais un exemple beaucoup plus terre à terre, philosophique, mais en vérité, si vous écrivez un livre, par exemple, sur, je ne sais pas, le plus simple pour la compréhension, c'est, imaginons que vous écriviez un livre historique, bon, vous n'allez pas faire toutes vos recherches à la mano, comme ça, à retracer toute l'histoire. Vous allez regarder un livre écrit par quelqu'un qui a déjà fait ce travail pour comprendre et assimiler tout ce qu'il a déjà compris, déjà expliqué, déjà trouvé et l'intégrer dans votre histoire. C'est ça que j'appelle faire confiance, entre guillemets, et accepter de pas tout soi-même comprendre et explorer. Faire confiance et déléguer la connaissance, entre guillemets.

Si je devais le rattacher à un terme beaucoup plus business, beaucoup plus terre à terre. Je vais me mettre un peu plus haut pour que vous puissiez profiter de la vue quand même, parce que la position où j'ai la main en bas, elle est confortable pour moi, mais pour vous, c'est dommage. Là, je marche sur un petit chemin, donc vous allez me voir. De toute façon, vous, ça ne changera rien parce que la caméra est stabilisée.

Et donc, voilà tout ce que représente le ciel étoilé pour moi. Et c'est quand même assez fou parce que je pourrais vraiment parler des heures d'un ciel étoilé. D'ailleurs, ça m'a inspiré beaucoup de poésie, je trouve, cette immensité. ça donne envie de faire des choses qui sont belles. Voilà. Et ça, c'est quand même super d'être dans un cadre qui te donne envie d'ajouter de la beauté au monde plutôt que d'écrire parfois des trucs déprimants, même si parfois on en a besoin. Et quoi que, des choses déprimantes peuvent être belles aussi, en fait. Donc, pourquoi pas, en vrai ? Bon, là, vous ne le voyez pas, mais je suis en train de me battre contre littéralement plein de toiles d'araignée. je suis vraiment en train de faire l'ouverture du sentier de rando. de rien pour tous ceux qui passeront juste après parce que du coup, je ne vous aurais pas les toiles d'araignées. Voilà.

Voilà, voilà, voilà, le ciel étoilé. Et alors, c'était encore plus magnifique. C'était ça que je disais au début, là. Les digressions, on connaît, enfin, vous connaissez. C'est ça qui était absolument magnifique sur le voilier. C'est qu'en fait, en plus de ça, tu avais l'immensité du ciel qui, rejoignait l'immensité de la mer parce que tu ne voyais plus l'horizon à un moment. On était en pleine nuit et donc, tu as eu un moment où on ne voyait ni la côte du continent ni la côte de la Corse. Et donc, c'était exceptionnel. C'était exceptionnel. Tu as cet effet de, bon, en fait, une immensité en rejoint une autre, deux infinités se rejoignent et bon, je vous laisse imaginer le champ des possibles qu'on a quand deux immensités se rejoignent les unes avec les autres. Voilà, c'est absolument fantastique. Voilà, sinon, j'ai aussi profité de ces vacances pour rien faire. Oui, en quelque sorte, ce n'est pas tout à fait vrai.

j'avais quand même prévu suffisamment de contenu pour ne pas totalement disparaître. J'avais aussi la chance d'enregistrer beaucoup de podcasts, notamment avec des avec des autrices et des auteurs. Donc, en fait, sur les quelques jours où j'ai été en vacances, il y a eu, il y a toujours eu des choses. D'ailleurs, quand vous écouterez cet épisode, je pense que vous avez eu les podcasts d'Élise, de Oran, de Manon et de, il y a celui d'Aurore qui va arriver. Et, et bon, voilà, je vous renvoie. Si vous ne les avez pas écoutés, allez les écouter parce que c'est vraiment des, c'est vraiment des échanges passionnants. Et d'ailleurs, il y a eu une synchronicité assez dingue. Donc, Élise, que j'ai reçue pour qu'elle parle, bon, on a parlé de plein de choses, on s'est laissé porter par la discussion. D'ailleurs, c'est marrant parce que, je l'avais prise de court en lui disant que c'était filmé. Et donc, sur la vidéo, elle est dans sa confort zone, tu vois, avec son pyjama et tout.

on lui a envoyé, ses potes lui envoyaient des arrêts sur l'image où effectivement, tu as l'impression qu'elle est là en mode, mais qu'est-ce qu'il me raconte l'autre ? Et du coup, elle partageait ça en disant, putain, mais ce n'est pas du tout vrai, ce n'est pas du tout vrai. C'était hyper sympa comme échange. Enfin bref, ça m'a fait rire. Et c'était vraiment un échange passionnant. Donc bref, je ferme cette parenthèse rigolote autour de la surprise que j'avais réservée à Élise en filmant finalement. Mais, ce que je voulais dire, c'est qu'on a aussi parlé de son livre, La vie en turquoise, qui d'ailleurs a un beau succès en ce moment. Et c'est vraiment amplement mérité et vraiment super cool parce que c'est un super bouquin qui raconte une très belle histoire. et donc, l'histoire de sa soeur Louise qu'elle raconte dans ce livre-là, eh bien, Louise, son chiffre favori, son chiffre personnel, c'était le 4. Et l'épisode, mais de manière, mais purement aléatoire, eh bien, c'était l'épisode 44.

Et donc ça, c'est quand même assez dingue, tu vois. C'était un petit symbole de dire l'hommage est total. Et d'ailleurs, attendez, parce que je regarde un autre truc, mais, ouais, non, mais c'est quand même une dinguerie aussi. Parce que, d'habitude, les épisodes, je les sors les mercredis. Donc l'épisode aurait dû sortir le 3 septembre.

Sauf que le 3 septembre, j'étais pas, enfin, je pouvais pas, je pouvais pas être là, tout simplement. Donc je l'ai sorti le 4 septembre. Voilà. Encore un 4. L'épisode 44 sort le 4 septembre où on parle d'un livre qui rend hommage à une femme, Louise, dont le chiffre favori était le 4. On croit au symbole, on croit pas. On les trouve là où on a envie de les trouver, certes. Moi, je trouve que c'est absolument magnifique et je suis très heureux d'avoir pu avoir cet échange avec Louise. Voilà, voilà. et j'en ai plein d'autres de prévu. Et ça, je suis vraiment très content parce que je trouve que c'est absolument passionnant de laisser la voix aux auteurs et aux autrices et de pouvoir vous partager à vous des parcours totalement différents d'auteurs et d'autrices qui ont vaincu tous les démons qu'on peut rencontrer sur le chemin de l'écriture. parce que oui, vu de loin, ça donne l'impression qu'écrire un livre, c'est facile parce qu'on les voit finis mais ce qu'on oublie, c'est qu'avant, il y a beaucoup de peur, beaucoup de doute, beaucoup de détresse, beaucoup de pleurs.

Bref, il y a de tout quand on écrit un livre et c'est cool, c'est cool, c'est bien d'entendre des gens qui racontent tout ça, qui n'affichent pas forcément que le côté positif qu'on peut voir sur les réseaux sociaux en disant c'est facile, ça avance bien, machin, etc. Bah oui, il y a des moments où ça avance super bien mais il y a aussi des moments où ça n'avance pas bien du tout. Et c'est la vie en fait. Voilà, il faut l'accepter. Enfin, il faut. Disons que c'est important de se dire que ça va arriver et d'avoir de ne pas perdre pied à ce moment-là. C'est pour ça, à chaque fois, je le répète, on me pose la question parfois. Oui, Sam, toi tu proposes un accompagnement pour écrire un livre, machin, etc. Mais qu'est-ce qui me dit que je ne peux pas l'écrire tout seul ? Mais bien sûr que oui, tu peux l'écrire tout seul.

Il y en a plein qui l'écrireont sans moi. Moi, ce n'est pas à ces gens-là que je m'adresse. Tant mieux, tant mieux si tu arrives tout seul. C'est super. Mais la vraie différence, c'est que quand tu pars tout seul, peut-être que oui, il y aura des épreuves que tu n'as pas imaginées et qui vont te faire extrêmement douter et parfois même abandonner. Et bien ça, avec moi, ça n'arrive pas. Voilà. Les passages sont difficiles, mais à la fin, on arrive à les surmonter. Évidemment, on met une astérix parce que rien n'est magique. Je n'ai pas de potion magique, je n'ai pas de recette secrète. Donc, c'est évidemment corrélé à la volonté de l'accompagner de faire les efforts nécessaires pour écrire son livre. Ça, forcément. Mais je ne peux pas... Justement, je prône le fait que nous sommes tous uniques et que nous avons tous une histoire à raconter. Je ne peux pas écrire l'histoire à la place des gens.

Voilà. Mais cela étant dit, et ça, c'est incroyable, j'ai une coachée, mais elle vous racontera son histoire mieux que moi quand elle aura totalement terminé. Mais c'est impressionnant. Je suis bluffé par le chemin qu'elle fait, par la transformation qu'elle vit. Ça me bluffe. Voilà. Si tu passes par là, tu te reconnaîtras. Et je te répète, je te répète, mais bravo, que de toute manière, je partage en story tout le temps. voilà, voilà. Cela étant dit, oui, se faire accompagner, c'est pas... Ça ne rend pas l'accomplissement du rêve moins beau. Au contraire. C'est peut-être faire preuve de faiblesse et une preuve de force quelque part. Voilà. Moi, je ne remercierai jamais assez tous les gens qui m'ont aidé pour que je sois là où je suis aujourd'hui. Et il y en a beaucoup, des gens qui m'ont aidé. Et d'ailleurs, tiens, je vous fais un petit partage que vous pouvez aussi vous faire de temps en temps.

Toutes les semaines, donc je fais mes bilans, machin, machin. Et à la fin, et à la fin, il y a une petite question bonus qui est qui aurais-tu envie de remercier cette semaine ? Et l'objectif, c'est de trouver quelqu'un où tu te dis « Ah, ok, cette personne, aujourd'hui, enfin, cette personne, cette semaine, j'ai l'impression qu'elle a eu un impact positif sur ma vie. Eh bien, eh bien, félicitons-la. Voilà. Dites-lui merci. Vous lui envoyez un message, vous lui dites merci. la personne la plus entre guillemets aléatoire à qui j'ai fait ça récemment, c'est une formatrice, coach, que j'avais eue quand j'étais encore dans mon ancienne entreprise. Et en fait, je l'avais rencontrée, on avait discuté, c'était déjà une époque où j'avais commencé à écrire, bref. Et elle m'avait fait un partage, elle m'avait touché à l'époque, je garde pour moi le partage, mais elle m'avait vraiment touché à l'époque. Et donc, quand je m'étais posé des questions sur ce que je voulais faire de ma vie, je l'avais appelé.

Je lui avais dit, bon, parce qu'au début, je pensais à la formation. Et je l'avais appelé, je lui avais envoyé un message, plutôt au début, je lui avais dit, bon, est-ce que tu aurais quelques minutes à m'accorder pour qu'on échange autour du métier de formateur parce que parfois, je me pose des questions sur ce que j'ai envie de faire de ma vie. Et donc, elle avait gentiment accepté. On avait passé quasiment deux heures au téléphone. Et vous voyez, pour elle, c'était peut-être que deux heures. C'est déjà énorme de libérer deux heures de son temps pour quelqu'un. Mais pour moi, la valeur de ces deux heures-là, ça a été, je ne sais pas, peut-être 6, 7, 8, 10 mois de raccourci. parce qu'en fait, la fin de cet appel-là, c'était, bon, Sam, en fait, tout ce que tu me racontes, c'est très beau, on sent que tu es passionné, mais regarde le métier de coach parce que ce n'est pas de la formation que tu as envie de faire.

Qui as-tu envie de remercier cette semaine ?

Tu n'as pas envie de dire à quelqu'un, C, A, C, B, débrouille-toi avec. Tu as envie de l'accompagner pour qu'il réussisse à faire son A plus B pour arriver là où il veut arriver. Et donc, quand elle m'a dit ça, en fait, ça m'a tout unloqué et ça m'a fait gagner un temps fou. Et donc, récemment, des mois après, je lui ai envoyé un message en lui disant que j'avais passé ma formation de coach, que j'avais commencé à accompagner des écrivains et des écrivaines, que j'avais fini d'écrire mon deuxième livre parce qu'elle m'avait soutenu en plus sur le premier. Tu vois, donc, vraiment, une très belle personne sans laquelle je ne serais pas là où je suis aujourd'hui. Et la liste comme ça, elle est super longue. Et donc, cette petite question très simple qui j'aurais envie de remercier cette semaine, ben voilà, elle amène à se reconnecter à des moments importants de vie, à des gens importants.

Et c'est magnifique, qu'est-ce que je voulais que je vous dise ? Je l'avais déjà dit dans cet épisode, c'est magnifique, vu que c'est un peu ma spécialité. Bon, là, vous me voyez commencer à être essoufflé parce que, ah, ça monte, ah, là, mais bon, ça vaut le coup, je vous le dis.

Ça vaut le coup. Ah, bref, remercions les gens qui nous inspirent. C'est toujours extrêmement touchant, extrêmement magnifique. c'est ça qui fait les belles histoires.

Voilà, voilà, bon, ça fait déjà 28 minutes que je parle et il y a autre chose que j'avais envie de dire. Ah, c'est magnifique. Bon, écoutez, je vais, je vais vous faire un petit panorama en continuant à parler. Comme ça, ceux qui, ceux qui regardent la vidéo verront, tout simplement. alors, attends, il faut peut-être que je mette plutôt comme ça. Voilà, attends, je peux même peut-être agrandir encore plus, ça ne change pas grand-chose. Non, ça ne change rien. Hop.

Ah là là, voilà, je vous fais le petit tour du propriétaire. Je n'ai pas les mots pour décrire la beauté de cet endroit. Voilà. Bon, je suis désolé, j'ai activé le face tracking, donc vous avez ma grosse tête sur le paysage. Voilà, mais bon, je ne sais pas quoi vous dire, c'est absolument magnifique. C'est absolument, absolument, absolument magnifique.

Bon, sinon, j'ai profité de ces vacances pour lire un petit peu, quand même. Pour lire. Alors, j'avais pris plein de bouquins, notamment des bouquins d'auteurs que j'ai eus en podcast récemment et dont j'avais très envie de découvrir leur univers. Bon, malheureusement, je n'ai pas eu le temps de tout lire, mais bon, c'est dans ma palle, finalement, donc ça viendra. Par contre, j'aime beaucoup parfois la synchronicité, avec laquelle les livres tombent sur ton chemin. Je passe chez mes parents avant de partir en vacances.

Martin Eden trouvé chez mes parents

Ma mère avait dû faire du tri dans des bouquins, etc. Et là, je vois une édition dessus. En passant, je vois une édition de Martin Eden qui date des années 70, imprimée en 1973. Je n'ai jamais lu Martin Eden. Martin Eden, j'ai déjà lu Jack London et je suis absolument fan de cet auteur. Et donc là, je me dis, putain, mais c'est l'occasion. En plus, je l'avais, Martin Eden, je l'avais en format e-pub, mais que sur mon téléphone. Et j'ai faim. Je crois qu'en fait, ça venait de l'application Apple Livres. Ils ont beaucoup de bouquins gratuits et ils avaient Martin Eden. Et sauf qu'en fait, ça me gonfle de lire sur mon téléphone. Donc, j'avais commencé, j'avais lu une page ou deux et j'avais arrêté. Et là, du coup, je vois Martin Eden, cette vieille édition. Je l'apprends, je me dis, putain, c'est fou, c'est un signe. Il faut que je l'apprenne à ce moment-là.

Quelle fut ma surprise quand j'ai découvert qu'en plus, il était marin. C'est quand même... Parfois, je trouve que la synchronicité des choses qui te tombent dessus est vraiment magnifique. Et Martin Eden, que j'ai presque fini là, du coup, c'est un bouquin... C'est absolument... C'est absolument magique. Franchement, je kiffe, je kiffe. J'ai pas d'autres mots, je kiffe. J'en ferai un épisode complet, je pense, parce qu'il y a beaucoup de choses à dire sur ce livre. Néanmoins, il y a deux choses qui me viennent à l'esprit là maintenant et quelque part, autant en parler tout de suite.

C'est... Est-ce que je redescends ? Attendez, je réfléchis en même temps. Est-ce que je redescends ? Est-ce que ça fait déjà 30 minutes ? Donc on va éviter de faire un épisode non plus trop long. Mais bon, attends, je vais finir ici. Comme ça, il y aura moins de bruit, de vagues, etc. Alors, Martin Eden, il y a deux trucs qui m'ont marqué hier là, parce que je suis presque à la fin.

Bon, évidemment, zone spoiler en quelque sorte. Il y a, au-delà de ce que ça raconte, il y a les thèmes que ça aborde et il y a ce thème de la place de l'art. Qu'est-ce que c'est l'art ? Comment on fait de l'art ? Comment on fait son art ? Parce qu'il est confronté à quelque chose, c'est qu'il est persuadé qu'il va réussir à vivre de sa plume. Alors, il commence à vendre quelques trucs, mais il n'a pas encore suffisamment pour pouvoir assurer, pour rembourser ses dettes, pour faire vivre sa femme, etc.

Et donc, il se rend compte que, en fait, sa plume à lui, alors il est persuadé d'être un génie aussi. Dire qu'il est sûr qu'il comprend quelque chose que les autres ne comprennent pas. On pourrait débattre de peut-être qu'il est mégalo, peut-être qu'il est arrogant, machin, etc. Mais ce n'est pas tellement le sujet. Quelque part, on est tous des génies à notre échelle. On a tous notre histoire unique à raconter et on est les seuls à pouvoir l'écrire. Donc ça, moi, je préfère l'admettre. Je préfère me dire oui, en fait, oui, c'est vrai. Et par contre, il est confronté au fait que ce style, cette écriture, ne se vend pas. Et donc, il est obligé de travestir sa plume pour écrire des trucs qui vont être publiés dans les journaux, les machins, les trucs. Encore une fois, si vous avez lu tout le bouquin, peut-être que ça va vous paraître bizarre ce que je raconte parce que je ne l'ai pas fini, tout à fait.

Mais ça m'a marqué hier, donc je le partage. Et donc, il se rend compte qu'il doit travestir ça. Il doit travestir son écriture pour pouvoir être publié. Et il croise un gars qui lui dit mais en fait, tu n'y arriveras jamais. Tu es trop attaché à ton style. Tu es trop génial. pour réussir à travestir ta plume. Quand tu la travestis, ça se sent et ça devient mauvais. Ça devient médiocre.

Je change un peu les termes. C'est mieux écrit que dit ici. et donc, c'est vrai, cette question de savoir comment s'inscrit notre style dans le temps qu'on est.

Vous voyez, en ce moment, il y a des genres qui sont plus à la mode que d'autres. Donc, quand on n'écrit pas de ce genre-là, quand notre zone de génie n'est pas ce genre-là, peut-être qu'on vendra moins de livres. C'est vrai. Ou peut-être qu'on n'en vendra même pas du tout.

Et cette place de l'art, elle est pour moi extrêmement importante. Et vous voyez, c'est aussi une des raisons pour laquelle je ne prête pas tant attention que ça au nombre de bouquins que je peux vendre. parce que j'ai un rapport tellement personnel à l'écriture, je le vois tellement comme mon exutoire, comme en fait une sorte de, je ne sais pas, on pourrait appeler ça presque un journal intime mais grandeur nature, quoi, que je n'arriverai pas à écrire en ayant en tête que ça doit rentrer dans des cases très précises pour plaire à un public donné qui va en ce moment acheter beaucoup de livres. Voilà. Et je ne dis pas que c'est bien, je ne dis pas que c'est mal.

Voilà. Il y a de tout. Mais c'est pour ça que c'est extrêmement important en commençant à écrire de savoir quelle est notre intention personnelle avec le livre. Je le répète genre un milliard de fois tout le temps mais c'est extrêmement important. Parce que quand on va se dire est-ce que ce personnage, est-ce que cette histoire, machin machin, etc. qu'on va se poser plein de questions qu'on va douter et tout et tout et bien c'est important de savoir pour quelles raisons on écrit ce livre. Est-ce qu'on l'écrit pour avoir potentiellement la chance d'être lu par des milliards de personnes ? Bon, auquel cas il faut peut-être écrire exactement ce qu'ont envie de lire ces milliards de personnes. Ou alors tout en sachant que peut-être ce truc-là ne reflètera pas ce qu'on a profondément en nous. ou alors la raison pour laquelle ce manuscrit est important c'est parce qu'il représente quelque chose pour nous. C'est parce que il représente une partie de notre histoire.

Parce qu'il représente un hommage qu'on a envie de faire. Parce qu'il représente une partie de notre combat. Et dans ce cas-là c'est ça le plus important. C'est de s'accrocher à ça. C'est pas que je sais pas Jean-Michel qui achète des bouquins toutes les semaines soit passionné par notre livre. S'il l'achète pas et qu'il l'aime pas mais que le message lui est pas dédié et puis de toute façon il est pas comme nous donc il comprendra pas forcément ce pourquoi il est important pour nous bah on s'en fout en fait de Jean-Michel. Grand respect à lui par ailleurs.

Voilà. Donc dans Martin Eden t'as cette question de où se place l'art où se place le génie comment l'intégrer comment y mettre en fait y adosser la valeur argent et la valeur enfin le ouais l'argent tout simplement en fait je sais pas quel mot chercher d'autre mais voilà est-ce qu'on fait toujours de l'art quand on le fait pour l'argent ? Vous voyez ça c'est une question philosophique intéressante. C'est une question philosophique intéressante. J'ai pas de réponse. Je sais pas. Je sais pas. en même temps si tu ne gagnes jamais d'argent est-ce que tu peux continuer à faire de l'art ? Parce que c'est le problème qu'il a Martin Eden. C'est mignon de dire oui non mais ne travestis pas ta plume. Ouais mais je vais crever à la fin du mois. Ah bah oui voilà. Donc c'est des questions intéressantes. C'est des questions intéressantes. Et voilà. Je n'ai pas la réponse universelle. Je peux partager ma vision.

c'est ce que je fais d'ailleurs tout le temps. Je dis des trucs vous pouvez ne pas être d'accord. Vous pouvez penser l'interpréter le voir autrement et c'est incroyable. Et c'est comme ça c'est ça qui fait la richesse aussi et l'évolution du monde. Et donc moi à titre personnel j'écris pour moi. J'écris pour faire passer des messages passer des hommages qui sont importants pour moi. Peut-être qu'ils toucheront plein de gens peut-être pas. Et ça en fait c'est ok. C'est voilà. C'est la vie c'est comme ça. Et donc je ne me concentre pas trop sur ce que ça me rapporte. Je dis pas trop parce qu'il ne faut pas être absolutiste. Évidemment que ça fait plaisir quand des gens achètent ton livre évidemment que ça fait plaisir de gagner un peu d'argent avec quelque chose qui vient de nous et qui nous représente profondément. Mais ce que je veux dire c'est que c'est pas la métrique la plus importante pour moi.

La métrique la plus importante pour moi c'est d'écrire les livres qui comptent pour moi et que je vais pouvoir en quelque sorte léguer ça sera l'hommage que ma pierre à l'édifice de l'humanité. Mais ça je l'ai déjà dit tous nos livres ont un pouvoir d'hémurgie toucheront quelqu'un un jour quelque part on sait pas quand. Et c'est notre manière de contribuer à l'évolution de l'humanité. Voilà.

Donc il y a cette question là dans Martin Eden qui m'a marqué hier et la deuxième qui m'a profondément marqué et dont je reparlerai probablement c'est le soutien dans un couple. et parce qu'en fait il y a sa femme route on dit comme ça j'espère qui lui dit bon bah je suis amoureuse de toi Martin évidemment mais en fait ça serait quand même bien que t'aies un truc un peu stable et qui nous permette de construire des choses qui nous permette de nous marier etc. etc. Et donc oui il lui dit oui mais tu comprends l'écriture c'est moi c'est je sens que c'est ce pourquoi je suis fait etc. Etc. Et un moment un truc se brise alors on comprend depuis le début qu'en fait elle elle capte pas trop le délire le délire d'écrivain qu'il a mais un moment elle lui dit elle lui dit non je pense que vous ne réussirez pas dans l'écriture et qu'il vaut mieux que vous vous trouviez une situation plus classique etc.

Et en fait il lui répond oui mais en fait si j'abandonne ça je ne serai plus l'homme dont tu es amoureux parce que l'homme dont tu es amoureux c'est l'homme passionné qui a découvert l'écriture qui s'épanouit qui a tellement d'idées qui aime lire qui aime écrire d'ailleurs il passe tellement de temps à écrire je sais pas comment il fait et elle lui répond bah ouais ok tu vois j'ai plus tout à fait la réponse en tête parce que c'est vraiment le moment où elle lui dit je pense que vous ne réussirez pas dans l'écriture qui m'a marqué et ce qu'on parle souvent tu sais de soutien dans un couple et en fait ce qu'on met derrière le soutien peut prendre tellement de forme que c'est bizarre de parler vraiment de soutien mais c'est plus l'admiration et quelque part en fait quand elle lui dit ça c'est comme elle lui disait en fait je ne t'admire plus vraiment il y a une partie de toi que j'admire pas et ça c'est terriblement triste au delà de tout ce qui manque parfois dans les couples c'est ce côté putain la personne avec qui je suis elle m'inspire tellement je l'admire tellement tout ce qu'elle fait tout ce qu'elle dit tout ce qu'elle a fait tout ce qu'elle a dit tout ce qu'elle a évolué tout ce qu'elle s'est transformé tout ça ça m'inspire ça me donne envie d'aller encore plus haut et en plus de ça elle me pousse en m'inspirant elle m'élève encore plus et tu vois bien que quand tu es dans une dynamique comme ça de deux personnes qui s'inspirent tu vas beaucoup plus loin et après on peut faire la digression voilà là on a parlé du couple mais bon qui je suis pour parler de tout ça on pose le point c'est valable aussi avec tes amis avec les gens que tu côtoies etc c'est tellement important d'être entouré de gens qu'on admire qui nous inspire qu'on inspire aussi qui nous admire vous voyez et c'est un truc forcément après ça devient exponentiel on se retrouve dans des situations où 1 plus 1 égale 10 000 1 plus 1 plus 1 égale 30 milliards de trucs et tous les gens du groupe parce qu'ils s'admirent parce qu'ils s'inspirent se renforcent s'élèvent et ça c'est c'est bah vous voyez il était temps je l'avais pas beaucoup dit encore mais je vais pouvoir le répéter ça c'est vraiment vraiment vraiment vraiment magnifique voilà écoutez sur ce sur ce je vous souhaite une magnifique journée soirée matinée goûter bref ce que vous voulez je vous dis à très vite vous n'aurez pas des décors comme ça tous les jours je vous le garantis parce que j'aime trop travailler en fait et que là j'ai pas de bureau et et voilà kiffez kiffez votre journée kiffez les gens autour de vous qui vous inspirent et qui vous admirent remerciez-les d'être là de vous inspirer et de et voilà tout simplement je vous fais des bisous je vous dis à très vite ciao les copains et les copines et les copines et