J'ai demandé à l'IA de me coincer sur tout ce que j'ai dit dans ce podcast
ClartéIntentionLe pourquoi : la vision, le rêve, le cap, la motivation profonde, la congruence entre ce que tu veux et ce que tu fais.
SujetsCoaching & transmissionLa posture de coach, l'accompagnement Ose Écrire, le révélateur, les outils, ce que le podcast transmet et ce qu'il ne promet pas.
Quand on me demande si un chapitre est assez long, je réponds par cette question. Elle agace un peu, je sais. Elle ouvre pourtant la seule porte qui compte. Un chapitre écrit pour toi et un chapitre écrit pour des enfants de 10 ans n'ont pas la même taille. La longueur dépend de ce que tu veux faire vivre à la personne qui te lit, et de qui est cette personne.
La technique est un excellent rideau. Elle donne la sensation de travailler sur son livre pendant que le livre attend. Quand je tire le fil d'une question sur la taille des chapitres, je tombe sur la peur du regard des autres, celle de l'échec, et parfois même celle de réussir. Qu'est-ce qu'on va dire de mes chapitres ? Et si on les trouve trop courts, ou trop longs, ou les deux à la fois ? Ces questions parlent d'abord de la personne qui écrit.
C'est ça, les 3 Clartés : l'Intention (pour qui et pourquoi ce livre), le Rythme (comment tu avances) et l'Identité (l'auteur·ice que tu t'autorises à être). Je suis convaincu que plus de 98 % des blocages se logent là. Depuis que je coache, la technique n'a été le vrai sujet qu'une seule fois. Il existe des gens qui en ont vraiment besoin, et de très bonnes formations pour ça. Pour tous les autres, la question sur le chapitre est un endroit où on préfère regarder pour éviter d'en regarder un autre.
Dans l'épisode 144, j'ai donné tous mes épisodes solo à une IA et je lui ai demandé de me coincer. Elle m'a sorti neuf questions sur mes propres contradictions : le temps, le rythme, les chiffres que je cite, la publication, la place de l'IA dans mon travail. J'y réponds une par une, tisane à la main.
#OseEcrire #coaching #writersofinstagram
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Face B — le transcript
L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE
Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !
Tu cherches un passage précis ? La table d'écoute passe les transcripts de tous les épisodes au peigne fin.
Intro
Bienvenue dans cet épisode de FAQ, ou plutôt d'auto-FAQ challengeante sur tout ce que j'ai pu dire depuis le début du podcast. Ouais, je me cherche mes propres noises. Je vous souhaite une très bonne écoute. Moi c'est Sam, Ibéléon de Mon Implume. Je suis écrivain, coach ICF et j'ai créé Ose Écrire, un accompagnement pour celles et ceux qui veulent enfin accomplir leur rêve d'écrire un livre. Ce podcast a la même intention. C'est ton rendez-vous inspiration, discipline et passage à l'action. Et si ça te parle, abonne-toi, mets 5 étoiles et partage autour de toi. Parce que plus il y a de gens qui osent, plus d'autres oseront à leur tour. Allez, c'est parti et bonne écoute. Coucou les amis, j'espère que vous allez bien. Épisode enregistré un petit peu en avance par rapport à d'habitude. Pour quelle raison ? Eh bien parce que la semaine qui arrive va être maxi-blindée. Et donc je n'ai pas réussi à caler dans mon agenda un moment pour enregistrer le podcast de manière cool et sans pression et en faisant ça en 20 minutes.
Donc j'ai pris la décision de faire un épisode un peu spécial que je voulais faire depuis un moment. C'était les propres questions challengeantes que je peux m'auto-poser. Alors comme ça, je me rends compte à quel point c'est marrant de dire ça haute voix. Mais en gros, comment j'ai fait ? Vous vous doutez bien, je suis là, ça doit être l'épisode 144, si je ne dis pas de bêtises à peu près. Enfin voilà, on est dans ces eaux-là. J'ai dit un paquet de trucs depuis que j'ai commencé. Et j'ai évidemment tout le transcript de tous ces épisodes solo que j'ai enregistrés. Je les ai donnés à manger à mon meilleur ami Claude là. Et je lui ai demandé de me dresser une liste de questions challengeantes à me poser. Donc c'est une espèce de propre FAQ. C'est-à-dire que voilà, j'ai dit plein de trucs. Et maintenant, on va voir si je suis capable de répondre à mes propres questionnements, à mes propres incohérences peut-être.
On verra. Et j'ai très hâte de vous prouver parce que je pense que il y a, je pense comme ça, à quelques choses, pardon, à quelques mantras ou quelques phrases que je peux partager qui peuvent être parfois, en tout cas qui peuvent paraître incohérentes. Et je pense que l'IA étant très, quelque part, rationnelle dans son fonctionnement, va noter des incohérences qui n'existent pas en fait. Et donc ça va être trop cool parce que ça va être un bon moment pour pouvoir, quelque part, remettre l'église au centre du village ou en tout cas remettre le curseur au niveau de l'équilibre et pas au zéro et pas au 100. Voilà. On ne va pas faire du blanc, on ne va pas faire du noir, on va faire du gris. C'est magnifique. Voilà. Alors, c'est marrant que je fasse cet épisode-là, après que dans l'épisode d'avant, je vous avais partagé ce message un peu alarmiste sur l'IA. Écoutez, je suis assez convaincu que les enjeux réels de l'IA vont bien au-delà de ce que l'on pense être important aujourd'hui.
Je vous donne un exemple. Ça rejoint un peu celui que j'ai donné la dernière fois. Mais par exemple, de savoir s'il y a, va remplacer des écrivains, c'est presque plus la question parce que ça me paraît tellement lunaire de pouvoir, par exemple, complètement interdire son utilisation. Alors, attention, la transparence de son utilisation est importante. L'utilisation en elle-même, par exemple, le fait que Instagram, par exemple, oblige à taguer le contenu IA, ça, ça me paraît logique. Et au-delà de ça, ça me paraît nécessaire pour la suite. Maintenant, interdire totalement son utilisation, j'ai l'impression que c'est presque déjà, on a ouvert la boîte de Pandore. Il y a comme un espèce déjà de truc incontrôlable. Donc, les enjeux sont presque, ceux-là, bon, ok, ils existent. Et j'ai l'impression que malheureusement, ou heureusement, je ne sais pas, ça dépend, j'imagine, du point de vue, on va être obligé de composer avec. Maintenant, ces enjeux de super-intelligence qui s'auto-alimente et qui, là, est du ressort des chercheurs et de ceux qui créent les nouveaux modèles.
L'IA, le plus grand dilemme du prisonnier du siècle
Là, par contre, c'est de vrais enjeux. Je disais la dernière fois rapidement, je me suis réécouté et je ne l'ai pas expliqué. Je disais rapidement que c'était peut-être le plus grand dilemme du prisonnier de ce siècle-là, de cette décennie-là au moins, peut-être même de l'humanité. Et je m'explique, avant de rentrer dans mes questions challengeantes, là.
En fait, on se retrouve dans des configurations où chaque entreprise a envie d'arriver à avoir le plus d'utilisateurs possible. Et donc, quelque part, tu te retrouves avec ce truc de, mais ouais, mais si OpenAI s'arrête, mais qu'Enthropic continue, bah, Enthropic gagne. Et si Enthropic s'arrête, mais qu'OpenAI continue, bah, c'est OpenAI qui gagne. Et donc, les deux se disent, bah oui, mais je ne peux pas m'arrêter parce que... Et l'autre, alors ? C'est quelque chose qu'on a connu, par exemple, avec la course vers l'arme nucléaire, la course pour aller mettre le pied sur la Lune. L'écologie, quelque part, aujourd'hui, est encore un sujet comme ça, où on se dit, bah oui, mais pourquoi nous, on devrait s'arrêter alors que les Chinois vont continuer à polluer ? Bon, ce que font les autres n'a jamais empêché de se questionner sur ses propres responsabilités et son propre système de valeur. Et quelque part, j'aimerais bien... Alors, j'en connais...
Malheureusement, des chercheurs en IA, j'en connais qu'un seul, qui est un très bon ami à moi, et qui travaille surtout dans le domaine médical. Donc, c'est pas du tout pareil. Ils travaillent pas sur la création des modèles en eux-mêmes, quelque part. Et j'aimerais bien savoir... J'ai pas eu la chance de discuter avec quelqu'un qui travaille dans cette ingénierie-là, spécifiquement. Mais, quelque part, j'aimerais bien qu'ils aient la prise de conscience de dire, ok, mais où est-ce qu'on met notre système de valeur par rapport à gagner cette course ? Et peut-être que si tout le monde se pose la question, les deux vont choisir de s'arrêter, et donc là, plus personne ne perdra. Après, on pourrait se poser la question de est-ce que c'est grave de gagner, de perdre ? Et puis après, t'as d'autres niveaux aussi, même au niveau des pays. Parce qu'il n'y a pas que les Américains qui font de l'IA, il y a aussi les Chinois, par exemple.
Exercice créatif : comment l'IA se débarrasserait de nous
Il y a les Européens aussi, mais bon. Voilà, je n'en dirai pas plus. Et il y a un peu ce truc de, bah ouais, mais si nous, Américains, on arrête et que les Chinois continuent, ils vont gagner une guerre qui va leur assurer un pouvoir et une puissance bien supérieure à ce qu'ils ont aujourd'hui. Idem dans l'autre sens. Et donc, il y a ce dilemme du prisonnier, sauf que la résultante de ce dilemme-là va peut-être faire exploser l'humanité. Et alors après, oui, on pourrait dire c'est catastrophiste, c'est alarmiste, etc. Mais bon, je n'ai pas besoin de vous faire la liste des bouquins dystopiques qui expliquent ce qui a pu se passer quand l'IA a pris le contrôle. Par exemple, Skynet. Voilà. Et quelque part, bon, alors c'est, soit dit en passant, un très bon exercice créatif d'imaginer comment l'IA pourrait se désbarrasser de nous si elle devenait explicitement super intelligente et auto-apprenante. C'est un très bon thème aléatoire du jour.
Si je devais répondre, je ne sais pas ce que je dirais. J'ai des trucs un peu classiques qui me viennent, mais moi, je ne sais pas pourquoi, je verrais bien. Alors, c'est marrant parce que j'ai déjà écrit des nouvelles, en fait, avec l'intelligence artificielle, l'algorithme présidentiel, le lème harmonique, la présence de l'IA est déjà là. C'est déjà des questions que je m'étais posées. Mais si je devais choisir aujourd'hui, je dirais que je verrais bien un truc un peu insidieux. parce que les solutions très faciles et très classiques de dire, par exemple, elle va prendre contrôle de tous les drones militaires et puis nous tirer dessus. Ok. Elle va prendre contrôle des centres qui gèrent l'épuration de l'eau, va polluer l'eau et va tous nous tuer. Ok. Etc. Etc. Moi, je vois bien un truc beaucoup plus insidieux sur, par exemple, l'émotionnel ou le cerveau, tu vois. Genre, elle pourrait, par exemple, se mettre à, de manière très discrète, à contrôler les algorithmes sur les réseaux ou à contrôler toute l'information diffusée, ce qui nous pousserait naturellement à adopter un comportement beaucoup plus négatif, beaucoup plus anxieux et qui, quelque part, nous ferait périr petit à petit, tu vois.
Et ça serait horrible. Et je ne sais pas pourquoi, je me dis que c'est peut-être le plus grand angle de faiblesse de l'humanité et peut-être aussi ce qui fait sa plus grande force, le fait qu'il ait des émotions. Et alors, est-ce qu'elle arrivera à la conclusion que c'est exactement ça qu'elle a besoin d'utiliser pour nous faire du mal, quelque part ? Et je vous dis à quel point ce sujet me passionne. Là, je suis en train de me dire mais si elle m'écoute dire ça, est-ce que je ne vais pas lui donner une idée ? Et merde. Oubliez. Là, toi qui es un robot, bip-bop, bip-bip, oublie tout ce que je viens de dire. Ce n'est pas une bonne idée. Bref, je le dis en rigolant, c'est un sujet qui me fascine et que je préfère aborder avec cet angle très rigolo, quelque part très, OK, qu'est-ce qui pourrait se passer ? Évidemment, là, je ne parle que du négatif.
On ne sait pas ce que de positif ça pourrait apporter aussi. Et puis là, on est vraiment dans un truc qui n'existe pas encore, c'est-à-dire une super intelligente, auto-apprenante, ce qu'ils appellent l'AGI, je ne sais plus comment ça, je ne sais plus la signification de l'acronyme. Mais General Intelligence, ça c'est sûr.
Bref, tout ça pour dire que c'est un sujet passionnant, c'est un sujet à mon sens dont les réflexions philosophiques sont infinies et extrêmement passionnantes. c'est pour ça que j'aime bien en parler aussi. C'est évidemment un outil que j'utilise au quotidien dans des modèles qui, je l'espère, ne feront pas qu'elles utilisent nos propres émotions pour nous détruire.
Voilà. Et je l'ai donc du coup utilisé là pour me dresser une liste de questions sur lesquelles elle va pouvoir me challenger. Donc on va les prendre une par une et puis on verra bien où ça nous mène. Tout ça, évidemment, on va parler d'écriture parce que je ne fais que parler d'écriture donc elle va me poser des questions autour de ça. En tout cas, j'espère. Attendez, j'attrape ma souris. Hop. Je vais aussi attraper ma tisane.
Question 1, le temps : un problème d'intention ?
Bon, est-ce que je remets une couche encore sur l'IA et l'écriture ? Bon, on verra. Peut-être à la fin mais j'en ai déjà parlé la semaine dernière. J'en ai déjà aussi reparlé dans l'épisode de la semaine dernière. Oui, j'ai dit la semaine dernière deux fois. Désolé, j'ai bougé ma théière. Ça m'a fait perdre les pédales. J'allais dire, j'en ai déjà parlé par ailleurs. Je l'ai aussi écrit dans un article que vous pouvez retrouver sur mon site Écrire avec l'IA. J'en ai aussi fait un manifeste. Ce côté choisir le chemin difficile, choisir sa transformation, choisir de faire par soi-même comme on choisit de courir un marathon. Voilà. Et je pense que ça, c'est quelque chose qu'il est important de comprendre et c'est toujours une histoire d'agir en conscience. C'est parti pour la première question. Alors, pof, tac, la première question, le temps.
Le temps n'est jamais un souci. Alors que ta propre résolution 2026 est de retrouver du temps et que tu décris un zoo presque destructeur. Le problème de temps est-il toujours un problème d'intention ? Très intéressant, très bonne question, très très bonne question. Et alors, question, si vous me connaissez, j'imagine que vous avez déjà la réponse.
Il y a plusieurs niveaux de réponses. En fait, à mon sens, le temps n'est jamais le véritable problème lorsqu'on a fait le tri autour de ce qu'il représente pour nous. Et là, j'entends, une fois qu'on a fait le tri entre notre temps impératif et notre temps libre. En fait, ce qui nous intéresse, c'est de travailler sur le temps libre. Et quand on travaille sur ce temps libre, là, on retombe sur une question de clarté, d'intention et de priorité, quelque part. Qu'est-ce que j'ai envie de faire du temps que j'ai dans ma journée ? Qu'est-ce que j'ai envie de faire de mes 24 heures ? Modulo le temps impératif, donc par exemple, qu'est-ce que j'ai envie de faire des deux heures de libre que j'ai le soir ? C'est, à mon sens, ici, que le temps n'est pas un souci.
Parce qu'une fois qu'on a identifié ce temps-là, et bien, reste à voir qu'est-ce qu'on en fait. Ce qu'on en fait, pardon, c'est plus français quand même.
Évidemment, il y a des périodes de vie, il y a des gens qui, factuellement, quand ils vont mettre tous leurs impératifs les uns au bout des autres, et bien, peut-être qu'ils auront très peu de temps. C'est pas impossible. Mais, je pense que c'est quand même une minorité des gens, et je pense que très souvent, le temps est un coupable idéal. On aime bien accuser le temps parce que c'est pas nous, mais osons regarder nos problèmes en face et on verra que le temps ne devient pas un problème. et le temps est toujours une bonne excuse. Par exemple, ça peut cacher une frustration, une manque de priorisation, une peur de l'échec, une peur de réussir, un syndrome de l'imposteur. Et là, on touche à à peu près tous les pans, toutes les injonctions, toutes les croyances limitantes de chacun. Donc, je n'achèterai jamais la limite de quelqu'un qui viendrait me voir en me disant j'ai pas le temps.
Je le questionnerai toujours. Je lui dirai, ok, tu dis que t'as pas le temps. Qu'est-ce qui te fait dire que t'as pas le temps ? Et là, je tire le fil. Et c'est là que ça devient très individuel et chacun trouvera sa vérité. Mais dans la question, et là, quelque part, Claude me challengeait en me disant toi-même, t'as mis dans ta résolution retrouver du temps et lutter contre ce zoo presque destructeur. Oui, parce que derrière, la question n'est pas de trouver du temps au sens physique du terme. La question, c'est pas de savoir comment je vais transformer 24 heures en 25. Non. La question, c'est de savoir, ok, quels sont mes impératifs ? Quel est mon temps libre ? Et dans ce temps libre-là, comment j'ai envie d'organiser du temps, mon temps, pour retrouver du temps sur X ou Y activités ? Je sais pas, dans mes résolutions 2026, sur quoi je disais vouloir retrouver du temps.
Comme ça, spontanément, je me dis peut-être la lecture ou peut-être l'écriture même, je sais pas. toujours est-il que le travail que j'ai fait au début de l'année, alors je pense peut-être que c'est... Oui, non, c'est bon, ça me revient. C'était, j'ai organisé mon agenda pour que mes créneaux à la fois de coaching, de sport, etc., aient des endroits alloués, parce que sinon, en fait, j'avais toujours l'impression de courir dans une roue de hamster à me faire bouffer par ce qui venait. Et quand j'ai remis de l'organisation justement dans mon temps impératif pour identifier mes moments de temps libre, par exemple, les sessions d'écriture au début de la journée, à la fin de la journée, le sport entre midi et deux, tout ça, tout ça, et bien là, c'est là que j'ai repris contrôle de mon temps. Et là, le temps ne devenait pas un problème. Là où avant, je pouvais dire, putain, j'ai l'impression de ne pas avoir le temps, mais parce qu'en fait, je me fais malmener par ma propre organisation, là ici, le manque de temps caché, un manque d'organisation, et bien, c'est exactement cet exercice de priorisation que j'ai fait et d'organisation du temps impératif et du temps libre.
Question 2, le rythme : Noël sans écrire et le rythme qui danse
Donc, le problème de temps est-il toujours un problème d'intention ? À mon sens, oui. Et voilà. Donc, désolé Claude, tu ne m'auras pas ici. Deuxième question, le rythme. Tu désignes les vacances de Noël sans écrire comme la pire erreur et tu te félicites d'avoir écrit à 23h30 ou 5h30 du matin. Deux épisodes plus tôt, tu disais que quitter son rythme ne fait pas cesser d'être auteur et que le rythme danse. Quel message reste ? Et bien, exactement les deux messages. En fait, les deux sont vrais. Et là, je vois son erreur d'interprétation. Comme vous voyez, on est loin de la super intelligence parce que je suis plus malin qu'elle. Quelle arrogance. Je blague évidemment, mais il y a deux choses. En fait, il y a le rythme qu'on a quand on est dans l'accomplissement du projet et après. En dehors des projets. Dans les moments en dehors des projets, par exemple, entre mon premier et mon deuxième, le fait de ne pas écrire entre les deux n'a pas fait de moi un mec qui n'était pas auteur.
Ce que j'avais fait m'avait permis de développer une nouvelle identité et cette nouvelle identité ne dépendait plus de ce que j'avais fait pour l'obtenir.
Ça, c'est la première chose. C'est là que quitter son rythme ne fait pas cesser d'être auteur. Ça, c'est vrai. Ensuite, il y a quand on est dans le processus. Et en fait, là, la petite erreur qu'il fait, c'est qu'il confond mon rythme avec le rythme général que peuvent avoir les gens. Mon rythme à moi, c'est l'assiduité. Ce que j'aime dans le processus d'écriture, c'est voir que tous les jours, j'avance. Même de 200 mots, même de 100, même d'une demi-heure, bref, de voir que tous les jours, j'avance. C'est pour ça que la pire erreur que j'avais faite sur l'écriture de mon premier roman, c'était d'arrêter pendant les vacances de Noël. Parce que ça avait cassé mon assiduité, donc j'avais ressenti énormément de frustration et ça avait été extrêmement dur de s'y remettre parce que j'avais dû gérer cette frustration-là. Et plus j'attendais, plus la frustration grandissait, c'était exponentiel. Mais ça, c'est vrai pour moi, c'est pas vrai pour tout le monde.
Il y a des gens, ils n'auraient aucune frustration et au contraire, ils auraient beaucoup plus de frustration à continuer pendant les vacances de Noël. Donc la question du rythme, en fait, les deux sont vrais. Il y a le rythme avec lequel on veut avancer dans un projet et puis il y a le rythme à côté. Et là encore, on rentre dans des phases de vie. C'est pour ça que le rythme est adaptatif, le rythme dense. Oui, parce que ça dépend. Est-ce qu'on est en projet ? Est-ce qu'on n'est pas en projet ? Premier niveau. Deuxième niveau, comment est notre vie autour ? Est-ce qu'on est en vacances ? Est-ce qu'on n'est pas en vacances ? Est-ce qu'on est en période de rush au boulot ? Est-ce qu'on n'est pas en période de rush ? Est-ce que les enfants sont en vacances ? Est-ce qu'ils sont à l'école ? Bref, ça peut être tout et n'importe quoi.
La question est toujours de ne pas rester omnubilé par un rythme en soi, que ce soit le nôtre ou celui de quelqu'un d'autre. Et de s'autoriser justement la danse de ce rythme-là. Et toujours d'être très à l'écoute de nos émotions, la frustration par exemple, pour savoir comment se recaler sur ce rythme-là. Et dès qu'on rentre dans ce fonctionnement-là, déjà on lâche prise sur le processus, donc on profite beaucoup plus de processus, donc on s'autorise le changement, donc on s'autorise à incarner la nouvelle identité qu'on veut incarner, etc. Et c'est là qu'on lâche prise aussi sur le résultat et que le résultat arrive comme par magie. Donc, quel message reste ? Le message reste, c'est ton rythme est vrai sur la période d'aujourd'hui. Il sera probablement faux dans un an, il était probablement faux dans un an, mais ce qui est important, c'est qu'il ne te génère pas de frustration à l'instant aujourd'hui, au moment où tu le vis.
C'est ça le plus important. Et le deuxième message qui sous-tend ça, ça c'est vrai dans un projet et ça va au-delà de ça, c'est-à-dire que le rythme ne définit pas notre identité.
Question 3 : 915 mots par jour face à 200 mots par semaine
Ou en tout cas plutôt, l'identité n'est plus définie par le rythme à force que le rythme se soit ancré. C'est pour ça que c'est toujours, là je parlais au début de 0-200, il ne s'agit pas d'être à fond dans la discipline ou à fond dans le lâcher prise, il s'agit de jouer avec les deux, de s'imposer une discipline qui ne nous frustre pas pour développer l'identité qu'on a envie de développer et une fois qu'on a cette identité-là, de s'autoriser à changer son rythme au regard de notre nouvelle vie tout en ayant conscience que ça ne va pas modifier l'identité qu'on s'est développée. Voilà, pour la deuxième question.
Troisième question. Tu dis que l'assiduité compte plus que les mots puis tu annonces 84 000 mots, 915 par jour, une strike de 91 jours. Si le chiffre n'importe pas, pourquoi le lire à l'antenne et que ressent l'auditeur qui écrit 200 mots par semaine ? Eh bien, déjà, bravo. Si toi qui m'écoutes, tu écris 200 mots par semaine, c'est très bien. C'est infiniment plus que zéro. Voilà. Et je l'avais partagé d'ailleurs, il n'a pas bien lu le transcript. Je l'avais partagé à ce moment-là, annoncer que j'ai écrit 915 mots par jour pendant 91 jours n'est pas du tout de l'avant-tardis. Ça ne veut dire qu'une seule chose. Ça veut dire que vous aussi, qui m'écoutez, vous pouvez trouver votre rythme qui ne vous générera pas de frustration et qui vous permettra d'arriver à vos objectifs. Quelque part, je crois très fort que la célébration des victoires nous permet de nous-mêmes nous dire « Ah ouais, mais en fait, moi aussi, je peux le faire. »
Et c'est la seule chose qu'il faut retenir de cela. Vous pouvez me féliciter pour mes mots. Ok. Et je prends. Merci beaucoup. Mais ce que ça vous apprend pour vous, c'est que c'est possible d'ancrer un rythme dans sa vie. Après, que votre rythme fonctionne à l'assiduité, au nombre de mots par jour, au nombre d'heures passées par jour, etc. etc. Ça, c'est propre à vous. Et vous voyez, c'est toujours ce que je m'applique à faire en coaching. Les gens viennent me voir, évidemment, ils attendent aussi de moi quelque part que je leur serve la recette miracle. Il n'y en a pas. Je les renvoie toujours à eux-mêmes, à leur vie, à leurs impératifs, à leur temps libre. Et c'est comme ça que le bon rythme va s'ancrer. Donc, que ressent l'auditeur qui écrit 200 mots par semaine ? Eh bien, je pense qu'il peut ressentir surtout beaucoup de fierté parce que, je le répète, mais 200, c'est infiniment mieux que zéro.
Et là, je vais dire quelque chose d'assez challengeant, mais si l'auditeur qui écrit 200 mots par semaine se sent piqué par le partage de cette réussite, eh bien, je l'interrogerais sur qu'est-ce qui le pique exactement, qu'est-ce qu'il ressent et qu'est-ce que ça lui apprend. Parce que, derrière ce sentiment, et ça, je l'ai déjà partagé, à la fois pour moi et d'ailleurs, oui, à la fois pour moi, ça doit être dans l'épisode où je parle de Magla qui sort une BD.
L'envie qu'on peut ressentir sur la réussite des autres nous donne toujours beaucoup d'indications sur un angle mort qu'on pourrait avoir dans la nôtre. Par exemple, quelqu'un, c'est pour ça que je dis que je suis un peu challengeant, attention, ne le prenez pas personnellement, en gros, quelqu'un qui ressentirait, qui serait agacé par le fait que je partage cette réussite, et bien ça pourrait peut-être vouloir dire qu'il y a, par exemple, un enjeu de priorisation et d'intention sur son propre temps qui fait qu'il ne s'autorise pas pleinement à exploiter son envie d'écrire et du coup, ça lui génère une frustration et le fait de voir quelqu'un d'autre réussir ne fait que secouer cette frustration. Mais le coupable, ce n'est pas l'autre. Le coupable, c'est cette frustration qu'on a fait naître parce qu'on n'a pas mis de la conscience sur cette envie de priorisation. Et c'est là que ça devient intéressant ce qu'on ressent vis-à-vis des autres parce que c'est un indicateur toujours de ce qu'on a au fond de nous.
Et il n'y a que en adressant ce qu'on ressent au fond de nous qu'on peut avancer vers ce qui nous fait plaisir et ce qui est important pour nous. C'est ça le plus important. Voilà.
Autre point, pareil, des chiffres, les chiffres du discours. Tu cites 90% des auteurs abandonnent. Puis tu admets que c'est... Non, ce n'est pas du tout au doigt mouillé. Combien de chiffres du discours sont vérifiés ? Eh bien, 90% des auteurs abandonnent, ce n'est pas du doigt mouillé. C'est ce qu'on trouve dans les sources sur Internet. Et en fait, je pense qu'il dit que c'est au doigt mouillé parce qu'en fait, il y en a certains qui sont encore plus sévères, qui vont... Ça va au-delà de 95%, par exemple. Et donc, c'est des vrais stats. Donc, ce n'est pas une posture marketing. C'est vrai. C'est-à-dire qu'il y a plus de 90% des gens qui ont envie d'écrire qui n'écrivent pas. Voilà.
Et après, effectivement, il me pose la question sur 98% des blocages ne sont pas techniques. Et ça, j'en suis assez convaincu. Je pourrais faire des stats, mais ça ne m'est arrivé parmi tous les coachings que j'ai faits, ça ne m'est arrivé qu'une fois de vraiment aller parler de technique. Genre en profondeur. C'est-à-dire... Et alors, je vous explique pourquoi ce n'est pas vrai. Alors, attention, nuance. Quand même, petite nuance parce qu'on est là pour nuancer.
Il y a des gens qui ont vraiment besoin de technique. mais quelque part, ces gens-là ne travaillent pas avec moi parce que quand je les ai en face de moi et que je ressens que leur besoin est purement technique, il y a des gens qui font très bien des formations d'écriture. Et là, je vous renvoie notamment par exemple vers Ingrid ou Cécile Duquen. Voilà.
Mais, mais, et c'est là que je suis challengeant, très souvent, la technique est un rideau qui nous donne l'impression d'avancer et qui est de la procrastination active à balle, à balle, à balle. Parce que la technique, c'est très bien, mais ça ne parle pas des tripes au fond de vous et ça ne parle pas de tous les blocages qui vous empêchent d'écrire. Et, ce que j'ai pu observer, c'est que très souvent, on vient avec un problème technique. Est-ce que mes chapitres sont assez longs ? Est-ce que mon style est assez bon ? Est-ce que mes personnages sont suffisamment crédibles ? Est-ce que mon arc narratif est bien construit ? Ce sont de très bonnes questions par ailleurs. Mais, mais, mais, mais, mais, quand j'entends des questions comme ça, je ne peux pas m'empêcher de dire « Ok, j'entends là ton chapitre assez long. Assez long pour qui, exactement ? » Allons creuser. Qu'est-ce qu'il y a derrière cette volonté de savoir si le chapitre est assez long ou pas ? »
Et derrière, on retrouve toujours des questions de clarté d'intention, de clarté de rythme ou de clarté d'identité. La question de savoir si notre chapitre est assez long ou pas peut indiquer un manque de clarté sur l'intention. Par exemple, est-ce qu'on écrit pour nous ou pour un public très ciblé qui est différent de nous ? Par exemple, est-ce que j'écris pour moi ou pour des enfants qui ont 10 ans ? Là, du coup, la réponse à la taille du chapitre n'est pas du tout la même. Donc, ça peut cacher ça. Ça peut aussi cacher un manque de clarté sur l'identité d'auteur qu'on a envie d'être. Et donc, par exemple, syndrome de l'imposteur, manque de légitimité, tout ça, tout ça. Parce que, tout simplement, ça peut être de dire « Mais qu'est-ce qu'on va dire de ma taille des chapitres ? Et si on trouve que mes chapitres sont trop courts ou trop longs ? Ou les deux à la fois ? »
Question 5, la publication : la promesse d'un manuscrit terminé
Et bien, ça traduit, par exemple, notre peur de l'échec, notre peur du regard des autres, notre même peur de réussir, bref, etc. Donc, c'est pour ça que je suis toujours convaincu que plus de 98%, alors là, effectivement, c'est au doigt mouillé, je pourrais faire des stats, mais je suis convaincu que plus de 98% des blocages des auteurs sont vraiment de cet ordre-là et pas du tout techniques. Voilà. La publication.
Tu reproches... Ah oui, alors ça, c'est l'épisode 90. Je pense que c'est l'épisode où je parle de la BD de Magla et d'un film que j'avais vu dont j'ai oublié le nom. Et la question, c'est, tu reproches au film de dire écrire, c'est être publié alors que ton offre s'appuie sur ton propre livre publié. Ce n'est pas du tout vrai. Mon offre ne s'appuie pas du tout sur un livre publié. Par contre, oui, la promesse d'un manuscrit terminé, c'est vrai.
Et donc, la question, c'est le podcast ne véhicule-t-il pas la même croyance en plus doux ? Eh bien, pas du tout. Pas du tout, du tout, du tout. Et là, je le ferai, vous reconnaîtrez, mais ça n'a rien à voir. Voilà. Rien à voir. Ça me fait rire. J'ai vu récemment le battle dans Nouvelle École de Big Flow et Oli. Et quand Oli utilise cette propre ref contre Big Flow, ça m'a fait mourir de rire. Bref, ça n'a rien à voir. La promesse, et ça, je vais le répéter encore une fois. Je vais le répéter. Je ne peux pas promettre à quelqu'un d'être publié. Je ne peux pas lui dire tu vas être édité par Gallimard et tu vas vendre beaucoup de livres. Et qui suis-je pour... Ce n'est pas sous mon contrôle, ça. Moi, par contre, une promesse que je peux faire, c'est oui, si on avance en co-responsabilité, oui, tu vas pouvoir arriver à un manuscrit terminé.
Et après, une fois que ce manuscrit est terminé, là, on pourra réfléchir à ce que tu as envie d'en faire. Publication, autopublication, tentative de passer en maison d'édition, que sais-je. Très bien. Mais on ne publie et édite un livre seulement s'il est écrit. Moi, c'est sur ça que je vais me concentrer. C'est pour ça que ma promesse, mon offre, si on peut parler marketingment, c'est un manuscrit terminé. Ça n'a jamais été de promettre aux auteurs d'être publiés, de vendre beaucoup de livres, d'écrire un best-seller ou que sais-je. Et encore une fois, je le répète, mais attention à écouter ces promesses marketing. Alors, entendez-moi bien, je ne critique pas du tout les gens qui peuvent utiliser ce genre de promesses. C'est une technique marketing comme une autre. Il en va de la responsabilité du consommateur de mettre en relief les promesses qu'il reçoit et ce qu'on lui propose réellement. Voilà. Et c'est pour ça. Ayez la curiosité de questionner les promesses.
Osez les questionner les promesses. Quand je suis en discussion avec quelqu'un pour savoir si on va travailler ensemble, évidemment, qui peut me poser ces questions-là et de toute manière, je les aborde. Toujours la question de est-ce que c'est bien clair que je ne peux pas te promettre d'être édité par Gallimard et de vendre beaucoup de livres pour ça, pour moi, c'est absolument essentiel. Quelqu'un qui me dirait ah bah ouais, mais c'est quand même important pour moi, eh bah, probablement pas avec moi qui va pouvoir travailler parce que moi, je ne suis personne pour signer pour oui, t'inquiète, tu vas vendre 10 000 livres. C'est tout ce que je te souhaite, mais je ne peux pas te le garantir. Voilà.
C'était un bon rappel, ça, sur la publication et ça, c'est important. C'est vraiment important. On ne publie des livres que... seulement quand on les a écrits. Donc, si tu te poses la question de savoir comment tu vas éditer ton livre avant même d'avoir écrit le premier chapitre, là, tu es en train de procrastiner activement. Là, tu ne regardes pas au bon endroit. Voilà. Et dans ce cas-là, je t'inviterai à te dire OK, à quel endroit t'as pas envie de regarder ? Je te laisse avec cette question de coach. Ah bah tiens, il y a une question sur l'IA. Tu annonces que l'IA ne remplacera pas la créativité tout en construisant cette liste de questions avec Claude. Où passe la ligne entre outil et co-auteur dans ton propre travail ? Ah, question vraiment passionnante. Je pense que c'est en grande partie une question déjà de transparence, une question d'intention, une question de qu'est-ce qu'on va chercher avec ça ?
Dans l'écriture, ça ne me viendrait pas à l'idée parce que j'ai besoin de ressentir ce que vont dire les mots à ma place, peut-être ? De voir où mes personnages vont m'amener, de voir les difficultés auxquelles je vais être confronté, de sentir ces difficultés, de les traverser et de me sentir libéré par cette traverse.
Donc, je pense que la limite elle est là entre l'outil et l'auteur. Qu'est-ce qu'il y a un outil ? Qu'est-ce qui remplacerait ce que j'ai besoin de vivre ? En tout cas, c'est mon interprétation.
Je l'utilise sur tout ce qui peut me faciliter la vie, mais plutôt, je l'utilise sur tous les endroits où j'ai moins envie de passer de l'énergie et donc là où j'ai vraiment envie de consacrer mon énergie mentale et physique, peut-être.
Ça ne me viendrait pas à l'idée de prendre un vélo pour courir un marathon, ça ne me viendrait pas à l'idée d'utiliser Claude pour écrire un livre. Je le dirais comme ça. C'est une question philosophique très intéressante en vérité. Est-ce que j'ai autre chose à ajouter sur ce sujet-là ? C'est passionnant. Je suis très curieux de savoir ce que vous en pensez.
Parce que j'imagine que certains adopteront la position de dire l'utiliser tout court, c'est pas professionnel par exemple. Moi, au contraire, je trouve que ça permet de l'être encore plus parce que ça permet de se concentrer sur les qualités émotionnelles et humaines qui sont les plus importantes.
Par exemple. C'est très intéressant. C'est vraiment très très intéressant. par contre, en fait, la limite se situe aussi là. Cette notion de créativité. Et encore, on pourrait même challenger le fait que...
Ah, il y a deux choses différentes. Effectivement, à mon sens, ça ne remplacera jamais la créativité. Dire que la créativité humaine, cette capacité qu'on a à assembler des morceaux qui nous viennent et à en faire quelque chose d'unique, c'est quelque chose qui sera toujours profondément meilleur en étant humain parce que sera teinté aussi de l'humanité, des chemins de vie, des difficultés, des galères, des obstacles, etc. Même s'il y a arrive à créer des choses nouvelles en prenant des inspirations de partout, à mon sens, ces choses nouvelles ne seront jamais teintées de tout ce qu'un être humain a dû traverser pour arriver à ce résultat nouveau. Et ça, pour moi, c'est... Voilà. Maintenant, c'est vrai que ça peut être aussi un outil de créativité, de challenge. Par exemple, quand je lui demande de me poser ces questions-là, c'est évidemment des questions auxquelles j'ai les réponses tout de suite parce que c'est des questions qui se percutent dans ma tête.
Par contre, je ne les avais jamais vraiment verbalisées. Enfin, la preuve que je les avais un petit peu verbalisées puisqu'elles apparaissent là. Mais, je ne les avais jamais posées quelque part. C'est intéressant. Et donc, quelque part, ça m'a aidé à me les poser plus vite. Et donc, pour conclure sur cette question, je dirais que l'important pour moi, c'est de continuer à choisir là où j'ai envie de me transformer et là où j'ai envie de sentir ma propre progression. et c'est pour ça que j'adore l'écriture parce que l'écriture, c'est que ça et c'est ça qui est génial. C'est pour ça que j'adore le coaching parce que le coaching, c'est que ça. Tu es obligé de te concentrer sur la personne que tu as en face de toi de la première séance à la dernière tout en connectant tous les points pour pleinement qu'elle vive sa transformation. Et ça, ça ne pourra jamais être remplacé par une IA parce que même si l'IA est capable de sentir tout et bien ça ne sera jamais la même chose qu'un humain qui connecte émotionnellement avec un autre humain.
Et c'est vrai par les livres qu'on écrit et qu'on lit et c'est vrai par les séances qu'on fait qu'on soit coach ou coaché. Et quelque part, si ça me permet de l'utiliser par exemple comme outil pour traiter les podcasts, faire la transcrive des podcasts, etc. comme d'ailleurs c'est fait automatiquement sur YouTube ou ce genre de truc parce que ça m'évite de devoir taper la transcript à la main et donc que ça me libère du temps pour les coachings ou l'écriture et bien là dans ce cas-là je trouve ça intéressant. Voilà.
C'est vraiment un sujet passionnant et infini. Bref, on passe à la question d'après. Coaching et thérapie. Tu dis ne pas remplacer le médical puis tu racontes un coachier dont les enjeux du personnage s'incarnent dans sa vie. Quand l'écriture devient thérapie de fait, à quel moment un coach oriente-t-il vers un professionnel ? Déjà, il y a plusieurs choses. Les enjeux du personnage peuvent s'incarner dans la vie et c'est tout à fait normal. C'est ça aussi l'écriture, c'est ça vivre l'écriture. Et quelque part, c'est aussi le processus de transformation qu'on vit par l'écriture. Et ça, ça ne veut pas dire que c'est médical. Là où la barrière est vraiment importante, c'est dans l'aide et l'accompagnement qu'on propose aux gens, tout simplement. Et ce qu'on fait dans ces séances-là, je vais répéter cette différence, mais elle est très importante. La thérapie s'adresse au passé, le coaching s'adresse au futur. La thérapie va venir chercher à guérir le passé.
Donc, on va essayer de comprendre ce qui s'est passé, on va essayer de comprendre pourquoi, comment c'est arrivé, à quel moment et on va chercher à guérir ce passé. Donc, on est vraiment orienté vers le passé. Le coaching, ce n'est pas du tout ça, c'est orienté vers le futur. On a un objectif désiré, on a un état désiré, on est à un état au départ et l'objectif, c'est de voir comment on arrive à cet état désiré, étape par étape.
Évidemment, sur ce chemin-là, il y a des moments où on va aller regarder le passé. Mais attention, on va le regarder pour y trouver des forces, des leviers, des systèmes de valeurs, des croyances, etc. Et c'est ça la différence fondamentale. C'est-à-dire qu'un thérapeute, si tu lui racontais une anecdote du passé, te demanderait comment tu t'es senti à ce moment-là et quand c'est arrivé. Non, un coach, il viendrait te dire j'entends ton partage sur cette expérience que tu as vécue, qu'est-ce que ça te fait comprendre sur le toi d'aujourd'hui et qu'est-ce que ça t'apprend sur l'objectif que tu as envie d'atteindre aujourd'hui. Et ce n'est pas du tout orienté de la même manière. Et donc, c'est ça. Et après, en coaching, on parle très souvent d'un truc qu'on appelle le GBS. Voilà, on sait que ça sonne comme GPS et surtout, ça veut dire gros bon sens. Parce que le coaching, c'est aussi ça. C'est-à-dire, il y a un moment, tu ressens, tu vois, tu sens que ça dépasse le cadre du coaching.
Question 8 : le coach s'exempte-t-il de ce qu'il demande ?
Et là, très important, simplement le dire. Là, j'ai la sensation que ça dépasse le cadre du coaching. Est-ce que tu es accompagné dans une démarche médicale de thérapie et ce que tu as déjà pensé à le faire, etc. Et, et ben ouais, ça s'apprend aussi comme ça, en le vivant et en se faisant confiance. Voilà. ce que tu demandes aux autres.
Tu gardes pour toi le thème, ah oui, ça c'est l'épisode où je parle de la lettre au masque, je crois là. Tu gardes pour toi le thème le plus personnel, la lettre au masque, tout en demandant aux autres d'essorer leur trip. Le coach s'exemple-t-il de ce qu'il demande ? Alors, pas du tout. Un coach qui s'exemple de ce qu'il demande est probablement un mauvais coach. Je m'explique, pardon, ça peut paraître un peu brutal, mais en fait, c'est tout le principe de pourquoi en formation de coaching, on passe autant de temps au départ, les premiers mois de formation à s'auto-coacher entre nous ? Parce que c'est extrêmement important de vivre le processus. Pourquoi dans le processus de formation de coaching, on demande à aller creuser ces zones d'ombre, à identifier ces angles morts ? Parce que c'est extrêmement important de les avoir en conscience, d'être capable de les connaître pour tout simplement faire attention quand tu les croises chez quelqu'un d'autre et éviter les systèmes de résonance qui pourraient te pousser à mal conseiller les gens ou à mal questionner ou à mal réagir.
Parce que quand tu as conscience de tes zones d'ombre et que tu vois cette même zone d'ombre chez quelqu'un d'autre, tu as la petite ampoule qui s'allume dans la tête et là qui te dit OK. Là, tu sais que ça te touche aussi personnellement. Donc, fais très attention à la manière avec laquelle tu vas partager ce que tu vas dire parce que il y a une séparation importante à faire entre ta vie et la vie du coaché. Les coachés sont les experts de leur vie. Ce n'est pas moi l'expert de leur vie. Ce n'est pas à moi de leur dire quoi faire ou comment régler telle situation. c'est à moi de les questionner pour aller identifier leurs forces, leur système de valeurs, les croyances qu'ils ont envie de détruire et celles qu'ils ont envie de construire. Et c'est ça qui va leur permettre de pleinement se placer sur le chemin sur lequel ils ont envie d'aller, de marcher pour aller vers leur objectif.
Et c'est ça qui va à la fin les faire arriver vers l'autonomie qui est toujours l'objectif final, évidemment. Voilà. Donc non, je ne m'exemple pas du tout de ça. Je me rappelle très bien cette lettre au masque parce que c'est très personnel aussi. Et après, là, je partage cet épisode de manière publique. Je ne dis évidemment que ce que j'ai envie de dire. Ça paraît très con dit comme ça, mais c'est extrêmement important. Donc la lettre au masque met ta vie que je ne l'ai plus en tête là, mais qu'elle était trop personnelle pour être partagée, par exemple. Voilà.
Et je conseillerais toujours alors essorer leur trip, c'est peut-être un peu fort, mais je conseillerais toujours aux gens d'aller questionner leur trip parce que ça, il y a beaucoup, beaucoup de choses à leur apprendre. Ça, c'est sûr et certain. Et d'ailleurs, on dit souvent qu'un bon coach est un coach qui continue à se poser des questions. Et c'est quand on ne se questionne plus à la fois sur sa posture, à la fois sur les enjeux qu'on peut rencontrer dans ce métier-là que, bah, quelque part, c'est dangereux. Je n'irai pas jusque là, mais en tout cas, pas tout à fait la bonne chose. Désolé, j'ai dû faire une pause mouchoir parce que j'ai, je ne sais pas, j'ai un début d'allergie là. Bref, c'est la vie. Je conclue sur cette question et il m'en reste une dernière, je crois, après, qui était le coach s'exempte-t-il de ce qu'il demande ? Bien sûr que non. Au contraire.
Question 9 : que deviennent les coachés après le manuscrit ?
Et c'est aussi pour ça qu'il y a des logiques de mentorat en coaching. c'est-à-dire que c'est important d'être quelque part suivi par un coach plus expérimenté qui nous permet de nous accompagner sur les questions qu'on se pose dans cette posture. Moi, j'ai la chance d'avoir trouvé une mentor qui, en plus, est écrivaine, un coach depuis des années qui a été aussi une de mes formatrices. Et c'est toujours, j'attends toujours nos échanges avec beaucoup d'impatience parce que ça m'aide énormément à chaque fois.
Dernière question. Tu dis n'avoir jamais eu quelqu'un qui, à la fin, ne veuille pas être publié. Ah, c'est plus vrai du coup. C'est intéressant. Mais tu n'accompagnes pas la publication. Que deviennent tes coachés après le manuscrit ? C'est très intéressant. Et en fait, c'est plus vrai parce que, par exemple, la personne dont je vous parlais la semaine dernière, le dimanche dernier, avec qui j'ai travaillé et pour qui j'ai fait la couverture, là, a fait le choix parce qu'elle avait envie que son livre existe le plus vite, d'en imprimer quelques exemplaires. Et là, on va travailler notamment avec Stéphane que j'ai accueilli dans l'épisode 123 peut-être, je ne sais plus, dans ces eaux-là.
Voilà. Et en fait, je dirais qu'il y a plusieurs choses. Il y a plusieurs cas de figure, en fait. Déjà, au départ, je fais un très gros travail avec eux pour le lâcher prise du résultat final. Parce que, si on est obnubilé par ce qui se passera à la fin, on n'est pas concentré sur le moment présent. Et, quand on n'a pas écrit son livre, la seule chose qui compte, c'est de l'écrire. La publication, sinon, c'est du vent et de la procrastination active. Première étape. Évidemment, quand on lâche prise sur ça, là, la machine se met en route. Là, on commence à écrire. On finit son premier, on finit sa réécriture, etc. Et donc, naturellement, mais vous voyez, c'est là que c'est assez magique, c'est que les choses se font en douceur. Parce que, on les clarifie au début. Et après, dans la mécanique de vie d'un livre, évidemment, que quand on se retrouve à la fin avec un manuscrit terminé, on se questionne sur qu'est-ce que j'ai envie de faire.
Et là, évidemment, moi, j'accueille les questions et on réfléchit à, ok, quel est le chemin que j'ai envie d'emprunter ? Très souvent, la vraie question derrière, c'est, en termes de, d'envie que j'ai de voir ce livre exister le plus vite, où j'en suis ? Il y a certaines personnes qui auront un très fort sentiment d'urgence à dire, j'ai envie d'avoir ce livre dans mes mains le plus vite possible. Et bien, dans ce cas-là, autopublication ou alors travailler pour que ce soit encore plus rapide à simplement imprimer quelques exemplaires pour sa famille et ses amis qui demandent du coup pas, on n'a pas besoin d'ISBN, de dépôt à la BNF, tout ça, tout ça, voilà, dans ce cas-là, ça nous donne un chemin.
Si on est ok avec le fait de patienter et qu'on n'a pas du tout envie de rentrer dans quelque chose de marketing, par exemple, qui est obligatoire, évidemment, avec l'autopublication, si on a envie d'exposer son travail, et bien, assez naturellement, ça peut valoir le coup de tenter l'aventure en maison d'édition. Et donc, globalement, c'est majoritairement ça qui arrive, c'est-à-dire que les gens arrivent, en fait, ils sont tellement heureux de voir la transformation qu'ils sont prêts à attendre et de tenter cette démarche-là. Alors, c'est pas le cas de tout le monde. Et c'est ça qui est trop bien, c'est qu'aujourd'hui, le fait que l'auto-édition par Amazon existe ou par d'autres systèmes, le fait que Stéphane, par exemple, propose d'imprimer à la demande, le fait qu'il y ait plein de maisons éditions, grandes, pas grandes, etc., et bien, il y a plein de chemins et il y a toujours un chemin qui correspond à quelqu'un. Et c'est ça que j'ai envie que vous reteniez peut-être, c'est que il y aura un chemin qui vous paraîtra évident à la fin et c'est toujours cette idée de clarifier les intentions.
Mais, vous ne pouvez pas connaître les intentions que vous aurez à la fin du manuscrit terminé. Ce qui est important, c'est qu'elle soit claire au début pour l'écriture du manuscrit, justement. Voilà. Et, laissez-vous aussi l'opportunité que ça change. Vous pouvez ne pas avoir envie d'être publié et puis avoir envie de l'être. Vous pouvez avoir envie de l'être et ne plus avoir envie de l'être à la fin. Laissez-vous la chance et l'opportunité de vivre la transformation qu'est l'écriture pour voir ce que seront les intentions que vous aurez à la fin. Voilà.
Conclusion
Voilà pour cette dernière question. Écoutez, c'était un exercice hyper marrant et en vrai, c'est trop drôle de parler de tout ça. Et en plus, ça me fait évoquer plein de sujets. Donc, je suis très content d'avoir fait cet épisode avec vous. Je vous retrouve la semaine prochaine pour un épisode probablement plein de débriefs parce que du coup, là, je l'ai fait un petit peu en avance et en plus, j'aurais passé trois jours à coanimer la formation de coaching. Donc, j'aurais plein de choses à raconter. J'en suis sûr et certain. Et puis, voilà, trop cool. Je vous souhaite une très bonne journée, soirée, matinée, comme d'hab et surtout, aux écrits.
Merci. Merci d'être là, épisode après épisode. Si ce podcast t'inspire, t'aide ou te met du baume au cœur, t'abonner, mettre 5 étoiles et le partager, c'est le meilleur moyen de m'aider à toucher le plus de gens qui ont un livre en eux. Parce qu'après tout, plus il y a de livres écrits et mieux le monde se porte. A très vite. Aux écrits.
Ancien ingénieur en sûreté nucléaire, j'ai tout quitté pour l'écriture. J'anime Ose Écrire et j'accompagne les auteurs autour de trois clartés : le rythme, l'identité, l'intention. Toi aussi, tu as un livre qui attend ?