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Pochette de l'épisode 130 du podcast Ose Écrire

ÉPISODE 130SOLO26 JUILLET 202666 MIN

Écriture et créativité : et si Ulysse était un Pokémon ?

Clarté · Identitéculture popmythologie
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FACE A — LES 23 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

Tu as choisi Carapuce sans hésiter ? Voilà qui mérite qu'on en parle.

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

Dans l'épisode 130, je pars de l'Odyssée de Nolan pour poser la question la plus sérieuse de l'été : et si Ulysse était un Pokémon ? Derrière le jeu, une découverte qui m'a bluffé. Les trois starters de la première génération portent exactement les blocages que je croise en coaching d'auteurs et d'autrices. Bulbizarre et sa graine héritée, comme ces croyances qu'on te colle sur le dos avant même ta première page. Salamèche et sa flamme, qui s'éteint s'il cache ses émotions. Carapuce et sa carapace, où sa puissance se charge loin des regards.

Le Pokédex devient alors un manuel d'écriture : chaque phrase est un enjeu narratif, chaque évolution un chemin de transformation. Et l'exercice est à ta portée. Prends n'importe quoi, un Pokémon, un légume, un objet, et demande-toi quelle histoire il te raconte. C'est comme ça qu'on entraîne sa créativité et qu'on retrouve le fun d'écrire.

L'épisode complet t'attend là où tu écoutes tes podcasts : l'Odyssée, les sirènes que j'aurais rêvé de voir, le duo Evoli-Pikachu, et l'arc complet d'Ulysse, de Dracaufeu à Léviator.

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE — CLIQUE UN SLIDE POUR L'AGRANDIR

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Intro : Ulysse, mais surtout quel Pokémon il serait

Hola, bienvenue dans cet épisode où on parle de l'Odyssée, donc d'Ulysse, mais surtout de quel Pokémon il serait. Vous ne voyez peut-être pas encore le rapport avec l'écriture, mais je vous assure qu'on va aborder tout un tas d'enjeux narratifs pour certains de nos personnages favoris. Ceux qu'on écrit. Je vous souhaite une très bonne écoute. Moi c'est Sam, Ybelion de Monde en Plume. Je suis écrivain, coach ICF et j'ai créé Ose Écrire, un accompagnement pour celles et ceux qui veulent enfin accomplir leur rêve d'écrire un livre. Ce podcast a la même intention. C'est ton rendez-vous, inspiration, discipline et passage à l'action. Et si ça te parle, abonne-toi, mets 5 étoiles et partage autour de toi. Parce que plus il y a de gens qui osent, plus d'autres oseront à leur tour. Allez, c'est parti et bonne écoute. Coucou les amis, bienvenue dans cet épisode en plein été. J'avais envie de faire quelque chose de très fun, que j'ai un petit peu préparé, puisque j'ai eu plein de bonnes idées, donc je me suis dit que ce serait très con de les oublier.

Donc j'ai pris quelques notes sur mon téléphone. Oh là là, grand scandale, Sam prépare ses épisodes. N'exagérons rien. Bref, j'avais envie de vous parler de Pokémon. Je vous ai même posé la question sur Insta si vous avez des Pokémon préférés. Vous allez comprendre pourquoi. Et pour ceux qui se disent, oh merde, putain, les Pokémon, ça ne m'intéresse pas. Vous pouvez rester quand même parce qu'en fait, les Pokémon ne sont qu'un prétexte pour parler de tout ce qui m'évoque. Les Pokémon sont porteurs d'histoire, porteurs d'arc narratif extrêmement fort et extrêmement intéressant que j'avais envie d'explorer aujourd'hui. Évidemment, vous vous en doutez bien, une fois que j'ai pensé à ça, mon petit cerveau a fait des liens partout et j'ai voulu partir dans tous les sens. Bon, j'ai une petite rationalité d'ingénieur qui me permet quand même de mettre des rigoles histoire de ne pas partir en hors-piste. Et donc, je me suis arrêté sur les Pokémon et le film que j'ai vu tout récemment, l'Odyssée de Nolan, évidemment, que je pense que je n'ai pas besoin de vous présenter.

La folie d'écrire, un sujet qui revient en coaching

C'est un film que j'ai adoré au demeurant et c'est aussi l'occasion d'en parler. Mais on va faire le lien entre Ulysse, les Pokémon, les histoires, l'écriture. Bref, tout ça, quelque part, va faire un beau mélange. Et c'est exactement ce dont j'ai besoin aujourd'hui. Beaucoup de fun. Je pense aussi que ça m'est venu parce que c'est un sujet assez récurrent dans mes coachings récemment. La folie de l'écriture, le fun. Comment on kiffe ? On voit ça comme quelque chose de si sérieux parce que c'est important pour nous. Que parfois, on en oublie à quel point l'écriture est un domaine dans lequel on a le droit d'être fou. On a le droit d'être créatif. On a le droit de tout faire. Et c'est génial. Cet épisode est aussi là pour vous montrer cette folie, quelque part, des liens qu'on fait entre toutes les choses qui nous passent par la tête. Et donc, par où je vais commencer ?

« Le Pokédex sait pourquoi tu bloques »

Ma toute première Game Boy, la relique

Maintenant que j'ai dit que j'allais parler de l'Odyssée et donc d'Ulysse et de Pokémon. Bon, globalement, la question qui m'est venue et quel lien je faisais, c'était de me dire, vis-à-vis de ce que j'ai pu voir des Pokémon et de ce qu'ils portent comme arc narratif ou comme enjeu narratif, si Ulysse était un Pokémon, ce serait lequel ? Je me suis aussi évidemment posé la question pour moi. Si j'étais un Pokémon, ce serait lequel ? Bon, je ne vais pas vous mentir que c'est une question que je me suis très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, très, Et j'ai forcément la petite Game Boy, là, là, ma première, ma toute première, la relique que je n'ai pas allumée depuis une éternité, vous vous en doutez bien, je ne sais même pas si elle marche encore, mais oh là là, elle est exceptionnelle, je suis tellement content, elle représente vraiment cette partie de ma vie, et quelque part, je crois aussi que, tu vois, je disais la dernière fois, Yu-Gi-Oh! a nourri ma créativité, Et bah c'est pareil pour Pokémon, genre, il n'y a rien de plus créatif que Pokémon, c'est incroyable.

Et donc, l'Odyssée, comment sauter du coca-là, mais je vous jure, tout est lié, tout est lié. Alors, bon, évidemment, je vais, bon, je vais pas vous, je veux dire, qui peut spoiler l'Odyssée ? Je pense que, on, j'ai pas besoin de vous mettre un spoiler alert, je vais évidemment parler de l'Odyssée et de ce que Ulysse vit, et je vais parler du film, du coup, un petit peu sans filtre, donc je m'excuse, il y a des gros spoilers, mais encore une fois, qu'est-ce que je pourrais vous spoiler sur l'Odyssée ? Alors, c'est un film que j'ai adoré, je sais qu'il y a des, il y a des gens qui l'ont adoré, parce que c'est des fanatiques de Nolan, donc ils sont pas du tout objectifs, mais moi, j'ai jamais été réellement fasciné par Nolan, je respecte beaucoup son travail, il a fait de bons films, mais là, j'y suis allé, franchement, je suis allé le voir, ça aurait été lui un autre, quelque part, pour moi, ça changeait rien.

Cheval de Troie et Cyclope : des réinterprétations brillantes

J'avais envie de voir l'Odyssée d'Ulysse, j'avais envie de me replonger dans ses mythes, dans ses légendes, qui, elles aussi, sont porteuses de tellement d'histoires, que c'est infini, en fait, c'est infini. Et ce que j'ai énormément apprécié dans ce film, c'est les quelques réinterprétations qu'il y a pu avoir de certains événements d'Ulysse, par exemple, la réinterprétation du Cheval de Troie, je la trouve extrêmement intelligente, beaucoup plus rusée dans l'approche, beaucoup plus cohérente. Quelque part, quand j'y repensais, ça m'a toujours un petit peu dérangé, ce truc de, oh là là, comme par hasard, tout disparaît, et un chevau sur des roulettes devant la porte, et les mecs le font rentrer.

Quelque part, vous l'avez bien cherché, tu vois. Et là, je trouve que dans le film, c'est bien amené, parce qu'il y a ce côté, le cheval échoué sur la mer, et donc, forcément, il y a beaucoup d'efforts pour le ramener à l'intérieur. Enfin bref, il y a un truc intéressant, je trouve. J'ai aussi énormément aimé la réinterprétation du Cyclope, que j'ai trouvé extrêmement terrifiant, et du coup, extrêmement intéressant. C'était très créatif. J'avais jamais vu un Cyclope comme ça. Alors là, pour le coup, je pense qu'on le voit dans la bande-annonce, mais d'habitude, les Cyclopes, en fait, ils ont une tête d'homme, et puis c'est comme si on leur avait gommé les deux yeux, et puis qu'on en avait foutu un seul. Et là, justement, il a le visage déformé, vraiment comme si c'était une espèce de malformation, comme s'il y avait un truc qui avait vraiment pas bien fonctionné au moment où il a été mis au monde, tu vois, le pauvre petit Cyclope.

Et j'ai adoré, j'ai vraiment adoré cette réinterprétation quelque part du Cyclope. C'est les deux choses qui m'ont vraiment marqué dans les réinterprétations des épreuves quelque part que traverse Ulysse ou des mythes et des histoires qui sont racontées dans ce film-là et dans cette histoire-là, du coup, dans l'Odyssée.

Charybde et Scylla : ma petite déception

En parlant, là, je repense aussi à Carib et Silla, ce qui, pour le coup, eux m'ont un petit peu déçu, je crois, parce que, putain, là aussi, il y avait moyen d'être créatif, là. Et alors, je vous pose une question, parce que je suis sûr que ça vient pas de moi, je suis sûr que je l'ai vu quelque part, mais impossible de le retrouver. J'ai le souvenir d'un livre, d'une série, d'un film, je sais plus exactement, où Carib et Silla étaient interprétés par des êtres humains. Enfin, ils étaient personnifiés. Et j'arrive pas à me rappeler de ça. Et je sais pas pourquoi, quelque part, je m'attendais un petit peu à ça, tu vois, à un truc un peu différent. Et là, bon, on a vraiment le tourbillon très classique, mais il manque la bouche du centre qui dévore tout. Et puis, par contre, le monstre qui est Silla, du coup, si je dis pas de bêtises, là, il a un côté intéressant, vraiment très particulier.

Tom Holland et les acteurs inséparables de leur rôle

Il est très protéiforme. C'est uniforme. Pour le coup, je l'ai bien aimé. Donc, je dis que j'ai été déçu, mais en fait, pas tellement. Pas tellement. C'est juste que dans ma tête, j'avais cette espèce de truc de caribé-silla personnifié en être humain. Et je sais pas pourquoi, je m'attendais à ça, alors que ça n'a aucun sens. Mais bref, si ça vous revient, vous me dites, je suis curieux, j'arrive pas à retrouver d'où me vient cette idée. Parce que je sais qu'elle me vient pas de moi. Enfin, j'ai l'impression de l'avoir déjà vue quelque part. Bref, et plus que tout, ce que j'ai aimé, alors bon, il y a beaucoup d'acteurs très célèbres, pour le coup, qui jouent quand même très bien, je trouve. Après, je suis un cinéfi, enfin, je suis pas un professionnel du cinéma, tu vois, et je suis pas très dur à convaincre. Donc, je dis ça, s'il faut, il y a certains de vous qui adorent le cinéma, qui vont s'arrasser les cheveux et les yeux en se disant, mais qui est-ce qu'il raconte, lui, ils ont pas du tout bien joué.

J'en sais rien, moi, j'ai trouvé que c'était très agréable. J'ai notamment, bah, étonnamment, bien apprécié Tom Holland, où je me disais, je sais pas si ça va bien marcher, mais en fait, si, ça va bien marcher. En fait, je suis tellement habitué à le voir en Spider-Man aussi, alors que ça fait pas si longtemps qu'il joue le rôle, mais quand tu trouves un acteur qui tombe parfaitement dans le rôle, c'est difficile de le voir jouer dans d'autres rôles. C'est un truc qu'on a, par exemple, extrêmement vu avec Daniel Radcliffe et Harry Potter. Quand je vois Daniel Radcliffe, moi, je pense à Harry Potter direct, et c'est impossible pour moi de les séparer, quoi. Et Tom Holland, bah, comme Robert Donnay Jr. avec Iron Man, je trouve qu'ils correspondent extrêmement bien au rôle qu'ils ont dans leurs films par rapport à ce qu'ils sont dans les comics et ce qu'ils incarnent dans les comics.

Et donc, au-delà des acteurs, au-delà des monstres, au-delà de replonger dans une mythologie hyper intéressante, j'ai aussi particulièrement apprécié le message final du film. Alors là, que je vous partage, comme moi, je l'ai perçu, j'ai beaucoup aimé ce truc de dire en fait, on a créé le monstre qu'on dit combattre à la fin. En brisant cette loi de Zeus de l'hospitalité, quelque part, on a ouvert la porte à toutes sortes de traîtrises, toutes sortes de bassesses, toutes sortes de crimes. Et d'ailleurs, le fils d'Ulysse, donc Télémac, risque de mourir avec cette loi brisée, puisqu'il y a toute cette intrication avec... cette intrication... cette intrigue avec les mercenaires qui se déguisent en prêtres et qui accueillent Télémac et qui essaient de le tuer. Donc vraiment, le truc, la bassesse ultime, tu vois, de prendre le costume d'un agneau pour dévorer celui qui vient te voir, tu vois.

Quelque part, juste retour de bâton avec ce qu'ils ont pu faire en brisant la loi de Zeus. Et ça, tu vois, c'est ce qui est expliqué dans le film. Donc, briser la loi de Zeus fait que toutes les bassesses sont possibles et qu'on ne peut plus faire confiance à personne. Mais en fait, le message va bien au-delà de ça. Le message, c'est pour quelle raison l'être humain passe son temps à créer le feu qu'il dit vouloir éteindre. Et je n'ai pas besoin de vous faire un dessin de tout ce que le monde peut vivre en ce moment, mais les parallèles sont quand même extrêmement limpides, ne serait-ce que l'écologie, ne serait-ce que la politique. Enfin bref, il y a un milliard de sujets où on est vraiment dans ce truc de, on dit combattre quelque chose qu'on nourrit en arrière-plan. Et c'est terrible, en fait, c'est terrible. Et ça m'a vraiment marqué dans le film et j'ai particulièrement apprécié le film parce que j'aime particulièrement ce message, parce que c'est un message que, en fait, j'écris sur ce message aussi de mon côté, puisque la trilogie de Carnot est quand même très orientée aussi autour de ce message.

Le rapport aux différences de Baltem et Hulrock, c'est ça, en fait. C'est pour quelle raison détester un autre et continuer à nourrir ce feu-là alors que tu dis que tu souhaites la paix, tu vois.

Et donc, c'est pour ça que je pense que le film m'a autant plu parce qu'il regroupe deux éléments essentiels pour moi, à savoir une thématique qui me touche particulièrement, ce côté nourrir le feu qu'on dit combattre et la mythologie grecque, Enfin, c'est incroyable, je veux dire, la mythologie, mais grecque et pas grecque. Toutes les mythologies sont exceptionnellement intéressantes. Pokémon est un type de mythologie, tu vois. Et comme je pourrais prendre tous les dieux grecs et voir tout ce que narrativement ils peuvent nous apprendre sur la construction d'un personnage, je vais le faire avec Pokémon. Voilà.

Les sirènes que j'aurais rêvé de voir

Voilà pour Ulysse. Qu'est-ce que je pourrais vous... Enfin, pour l'Odyssée, pardon. Et qu'est-ce que je pourrais vous raconter d'autre ? J'ai été un petit peu déçu de ne pas voir une réinterprétation des sirènes, pour le coup. Parce que ça, je pense qu'il y aurait moyen de faire un truc un peu stylé et un peu différent aussi parce que... Pardon pour le baillement, j'ai pas beaucoup dormi cette nuit. La réinterprétation des sirènes, je sais pas, je trouve qu'il y aurait un truc à faire.

Alors, on sait déjà quelque part une réinterprétation parce que là, elles avaient leur forme humaine très jolie. Dans la mythologie, il me semble que c'est des espèces de piaf très méchants, quoi. je sais pas, je m'attendais à quelque chose de très créatif, un peu fou sur les sirènes. Qu'est-ce que ça aurait pu être ? Peut-être des... Je sais pas, je pense tout de suite à des méduses, tu vois, qui ont des espèces qui sont très belles, très brillantes, et puis dès que tu les touches, elles t'électrocutes, tu vois. Je sais pas, voilà, je m'attendais à quelque chose de différent.

Mais c'était très bien quand même. Voilà, et donc, la fameuse question, et si Ulysse était un Pokémon, ce serait lequel ? En fait, j'en ai identifié plusieurs, mais très exactement, j'en ai identifié un, un, deux, trois, ouais, quatre, cinq, on va dire. Mais, avant ça, qu'est-ce que j'entends, moi, quand je vous dis, là, Pokémon, esprit narratif, tout ça, là ? En fait, je vous donne l'exemple, je vais prendre l'exemple sur les Pokémon que vous m'avez cités sur Insta. Alors, la plupart des réponses que j'ai reçues, pardon, c'était, je cite, c'est trop dur, ta question, impossible de choisir, il y en a trop des géniaux. Bon, ok, vous ne m'aidez pas, les gars, là. Mais c'est vrai que c'est extrêmement dur de choisir. Mais, j'ai eu, après, des carapuses, des salamèches, des bulles bizarres, bien évidemment, difficile de séparer Pokémon de ce premier trio de tête, j'ai eu des Pikachu, des Evoli, j'ai eu des Aquali, effectivement, les Evolutions, Evilution, je ne sais plus comment on les appelle, avec Aquali, Pyroli, Voltali, sont souvent très appréciés, et j'ai eu étonnamment un Soporifique.

Et alors, pour quelle raison ? Parce que Soporifique, il est quand même vachement particulier, et quand même plutôt moche, si tu veux mon avis. Je rigole. Grand respect à Soporifique, qui, je pense, il est... En fait, le fait que tout le monde le trouve moche, le rend beau à mes yeux, je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire.

J'ai eu aussi, évidemment, un Sécateur, Dracaufeu, bon, voilà, les Pokémon un peu badass, et je pense que moi, si j'avais dû, je vais vous le faire en direct, comme ça, parce que, je pense que si j'avais dû faire une équipe de 6, j'aurais pris Nidoking, Alakazam, Ectoplasma, Insécateur, Cabutops, putain, il ne me reste plus qu'un, c'est terrible, Arcanin ou Osatueur, allez, peut-être Arcanin, ouais. En fait, il y en a trop, c'est vrai qu'il y en a trop, c'est vrai qu'il y en a trop. Et donc, qu'est-ce que j'entends par esprit narratif ? Écoutez, c'est très simple, je vais vous donner l'exemple de notre petit bulbizarre. Donc, comment j'ai fait mon travail ? C'est tout simplement que je suis allé récupérer la phrase, vous savez, qu'il y a dans le Pokédex.

Et bulbizarre, il y a écrit une étrange, alors le problème, c'est que je l'ai en anglais, je vais vous épargner la prononciation anglaise, quoique vous voulez peut-être un peu rigoler, donc je vais le faire finalement. A strange seed was planted on its back at birth. The plant sprouts and grows with this Pokémon. Donc, en gros, il a une plante, enfin, une graine qu'on lui a mis sur le dos qui grandit avec lui quand il grandit. et typiquement, moi tout de suite, quand je vois ça, je me dis narrativement, il y a plein de choses à raconter. C'est le poids de la personne qu'on est, tu vois, le sac à dos qu'on a, la graine qu'on a sur le dos et de laquelle on a l'impression qu'on ne peut pas s'éloigner et donc, qui nous pèse. Et ça, c'est hyper intéressant narrativement. Un enjeu de bulle bizarre pourrait être justement d'accepter ce qu'il est pour devenir ce qu'il a vraiment envie de devenir plutôt que de se dire putain merde, j'ai cette graine dans le dos, j'ai pas envie d'avoir cette graine dans le dos et elle m'empêche de faire quoi que ce soit.

Et c'est exactement ça que j'aime dans Pokémon et d'en réfléchir à comment les choses pourraient s'articuler narrativement parce que, du coup, je vois bulle bizarre, je l'ai écrit, tu vois, comme l'enfant qui porte dès la naissance ce qu'il n'a pas choisi et qui devra choisir un jour d'en faire son identité plutôt que son fardeau. Tu vois ? Et donc, derrière, ça pose plein de questions. Le rapport à l'identité, ce qui nous est hérité, ce qu'on a envie de construire, comment on fait avec les deux, est-ce que les deux s'opposent, est-ce que les deux peuvent cohabiter ? Et ça, c'est hyper intéressant pour l'évolution d'un personnage. Et donc, en tout cas, moi, j'aime beaucoup les personnages construits comme des bulles bizarres qui ont une graine sur le dos et une graine qui fait partie de leur identité et qui se demandent. Ok, mais qui je suis, en fait ? Cette grande question, qui suis-je ? Elle est hyper intéressante.

Bulles bizarres représentent ça. Et donc, après, tu peux avoir derrière, tu peux avoir plein de choses. Ça peut être incarné dans un, par exemple, un élu réticent, quelqu'un qui est désigné pour accomplir quelque chose, mais qui n'a pas envie d'accomplir cette chose-là. Et personne ne comprend autour de lui pourquoi il refuse d'accomplir ce pour quoi il est censé, enfin, ce pour quoi il est né. ça peut être aussi quelqu'un qui hérite d'une pression familiale. Ça peut être, je ne sais pas, le... Ah si, la pression familiale, ça peut être, par exemple, le fils d'un joueur de foot ultra célèbre. Tu vois ? Comment tu construis avec cette pression familiale qui fait partie de ton identité mais qui n'est pas totalement toi puisqu'elle est héritée ? Et donc, comment on fait pour construire autour de tout ça ? Vous voyez, quand je réfléchis aux Pokémon, c'est ce genre de questions que j'aime me poser. Et c'est pour ça que je vous demandais vos Pokémon préférés parce que du coup, j'avais envie d'aller en explorer quelques-uns.

Évidemment, je ne vais pas oublier Soporifique parce que celui-là, je ne m'y attendais pas. Mais pour faire les quelques classiques qui me sont venus, donc, il y a Bulbizar avec cette espèce d'enjeu de dériter d'une certaine pression de par la personne qu'on est ou enfin, qu'on est quand on est, plutôt, qu'on naît, E-S-T, quand on naît, N-E, quoi.

Salamèche : cacher ses émotions, c'est s'éteindre

J'espère que je l'ai bien conjugué, peut-être pas. Vous ne m'en voudrez pas, j'ai des bécherelles dans mon armoire, mais ça fait longtemps que je ne les ai pas ouvertes. Je ne vais pas m'en dire. Et je ne suis pas correcteur, je suis écrivain. Voilà. Un bon rappel pour l'été, c'est cool. Après, il y a notre petit... Je vais faire le trio. Parce qu'on pourrait faire tous les Pokémon, mais il y en a 151 et je ne suis pas sûr que vous avez 18 heures devant vous. Il y a notre petit Salamèche. Donc, la flamme extérieure qui change avec ses émotions. En plus de ça, il y a ce côté, quand elle s'éteint, il meurt. Et là, quelque part, on se retrouve, tu vois, avec un personnage qui est absolument transparent sur les émotions qu'il traverse. Et ça, c'est extrêmement intéressant narrativement, d'avoir un personnage qui est incapable de cacher les émotions qu'il traverse.

Et paradoxalement, c'est ça qui est aussi intéressant de ces Salamèches, c'est qu'en plus de ça, c'est un indicateur de sa vitalité. Donc, s'il éteint sa flamme et donc, il cache ses émotions, eh bien, il meurt. Et cet enjeu-là, entre exprimer ses émotions mais qu'on ne s'en serve pas contre nous, mais en même temps, si on ne les montre pas, on meurt, parce que c'est extrêmement important pour nous de les exprimer, vous voyez, ça place dans une espèce de boucle qui est hyper intéressante pour un personnage. Parce que derrière, tu as aussi des enjeux de dire « Oui, mais alors, en fait, si j'exprime mes émotions mais que je tombe que sur des gens qui les exploitent, où est le problème ? Est-ce que c'est moi qui dois apprendre à cacher mes émotions et donc à développer un cœur de pierre ? Ou alors, c'est juste que je m'entoure de gens qui sont incapables d'accepter les émotions que je peux traverser ? »

Et donc, tout ça, ça place dans des... Tout de suite, tu vois, ça tisse des fils de contexte narratif hyper intéressant. Et donc, comment... La question après, c'est « Ok, quand j'ai un personnage salamèche, qu'est-ce qui peut se passer ? » Tu vois, quels sont les chemins par lesquels il peut passer ? Voilà. Donc, c'est ça, tu vois, j'ai écrit « L'enfant intuitif » dans une famille qui exige la dissimulation. Alors ça, c'est marrant parce que c'est un petit peu... Je me suis un petit peu reconnu dans ça, tu vois, le côté très instinctif dans une famille plutôt ou avec la réserve, tu vois, on exprime nos émotions par réserve. Alors attention, j'ai eu une enfance très heureuse et il n'y a pas de... Voilà, il n'y a pas de catastrophisme. Simplement, on n'exprimait pas nos émotions. D'ailleurs, je l'ai partagé dans l'épisode sur la roue des permissions. Vous pouvez aller le voir, la roue des permissions est en plus un très très bon outil de coaching.

Et donc, je voyais... Je me reconnaissais un petit peu dans ce salamèche, tu vois, quelqu'un d'assez instinctif, d'assez intuitif qui a envie de s'exprimer mais à qui on apprend à être, voilà, réservé. Et ça, ça a été un vrai enjeu pour moi, après, de m'autoriser l'expression de qui je suis pour pas m'éteindre, tu vois, et ça se reconnaît aussi dans la recherche du métier que je voulais faire. En étant ingénieur, j'étais pas tout à fait la personne que je voulais être et à la longue, je me voyais vraiment m'éteindre. C'est pas pour rien que je vous partageais plusieurs fois cette sensation de à l'époque de quand je suis ingénieur de me dire j'ai l'impression d'être au bord d'une route et de pas avancer et pas avancer pour moi, c'est la mort, tu vois. Et depuis que j'ai changé de métier, et bah quelque part, je suis beaucoup plus moi-même et donc, bah je me sens avancé et donc je me sens vivant et c'est exactement comme Salamèche.

Et en même temps, Salamèche a d'autres enjeux aussi, c'est qu'il peut pas simplement se laisser dominer par ses émotions, tu vois, il peut pas se mettre à tout cramer avec sa queue juste parce qu'il est en colère. Donc il y a aussi cet aspect de c'est ok d'être soi-même et de montrer ses émotions, mais ça n'excuse pas tout et ça n'excuse pas tous les types de comportements. Et tout ça, c'est extrêmement intéressant. Vous voyez un peu plus ce que je voulais dire par ce que les Pokémon nous apprennent narrativement ? Donc là, j'ai fait Bulbizarre, donc l'enfant qui hérite, on a fait Salamèche, l'enfant qui est instinctif et qui... qui doit apprendre à composer avec cette transparence de ses émotions. Et puis après, il y a Carapuce que lui, je vois beaucoup plus comme... Voilà, parce que sa phrase, c'est... C'est... Pardon, allez, c'est pour vous. C'est pour vous. C'est pour vous. Putain, j'ai vraiment un accent anglais affreux.

Je repense à mes années de double diplôme à Stockholm. À l'époque, j'étais vraiment bien bilingue. Les temps ont bien changé, mais bon, que voulez-vous, c'est la vie aussi.

Je parlerai, tiens, un jour de ce que j'ai... Ah, ce serait intéressant de ça te faire... OK, tous les endroits où t'es allé, que t'ont-ils appris sur l'écriture ? Je raccroche tout à l'écriture. Bref, en lisant cette phrase de Carapuce. Donc, quand il rentre sa tête dans sa carapace, il y a de l'eau qui sort avec force. Eh bien, tout de suite, moi, ça me fait écho au côté introverti qui peut être très puissant. Tu vois, c'est le fameux truc, tu dis toujours aux gens, sors de ta coquille, sors de ta coquille. Bon, c'est super de dire à Carapuce de sortir de sa coquille, mais s'il sort de sa coquille, il ne peut pas attaquer avec toute sa puissance. Et donc, quelque part, ça replace au centre cette puissance personnelle. Tu vois, être introverti peut être une force. Se retirer à l'intérieur ne veut pas dire s'effacer, ne veut pas dire être faible. Tu vois, et ça, c'est trop cool, je trouve.

Voilà, tu vois, c'est c'est Abtarnas, le mot est parti aussi vite qu'il est venu. Voilà, le timide, quelque part explosif, tu vois, qui fait les choses dans son coin et qui, parce qu'il les fait dans son coin, est capable de les construire. Et en même temps, quand je dis ça, eh bien, faire les choses dans son coin, ça peut aussi te couper de beaucoup de bonnes idées, tu vois, de retours positifs. Ça peut te couper d'une posture challengeante de coach, clin d'œil, clin d'œil, qui te permet de développer pleinement ta force. Donc, tu vois, l'enjeu de Carapuce serait aussi de trouver un équilibre entre son besoin de se replier sur lui-même pour développer sa puissance et s'autoriser d'aller voir à l'extérieur pour la développer encore plus. Et donc, il y aurait tout ce jeu entre le côté réservé qui le sert, mais qui peut le desservir s'il ne fait que ça. Et ça, c'est pareil, c'est très très intéressant.

Le trio de départ, miroir des blocages d'auteur-e-s

Et ce qui est marrant, c'est que là, les trois... Alors, tu vois, quelque part, l'œuf, la poule, la synchronicité, mais j'ai l'impression que les trois, là, Bulbizar, Salamèche, Carapuce, porter des croyances qui ne sont pas les nôtres, accepter nos émotions et notre vitalité, et oser se recentrer sur nous-mêmes pour développer notre puissance sans s'y enfermer, et bien, quelque part, en fait, c'est quand même beaucoup de blocages très classiques qu'on rencontre en écriture. Le nombre de croyances limitantes qui sont héritées de profs de français, de parents ou de proches, amis, etc., c'est une dinguerie. Et, à l'inverse, ça peut aussi être positif, je ne dis pas que tous les profs ou tous les proches sont... n'encouragent pas à l'écriture, au contraire, ça m'arrive de rencontrer des gens qui me disent bah moi, j'ai jamais lâché l'écriture parce qu'en fait, j'ai un prof de français qui m'a dit bah continue, en vrai, t'es sur la bonne voie.

bah là, c'est pareil, tu vois, ça ancre une croyance et ça, ça joue sur le long terme. Donc, il y a toutes ces croyances qu'on porte dont on hérite. Ça peut être aussi, par exemple, tu es ingénieur, tu ne peux pas écrire. Tiens, tiens, tiens, ça me rappelle quelqu'un. Ça peut être aussi, si je reprends notre ami Carapuce, ce côté, on t'a tellement dit de sortir de ta coquille, on t'a tellement dit de rentrer dans le moule que tu t'es jamais autorisé à regarder qui tu étais à l'intérieur. Donc, c'est comme si un Carapuce n'avait jamais osé rentrer la tête dans sa carapace pour développer cette très très belle attaque pistolet à eau. Tu vois.

Et alors, Salamèche, franchement, c'est exactement pareil. Ce côté, s'interdire la vulnérabilité parce que ça pourrait se retourner contre nous sans se questionner sur... En fait, peut-être que ça en dit beaucoup plus sur ceux qui sont critiques vis-à-vis de ça que sur moi. Et donc, en s'autorisant à verbaliser nos émotions, on se comprend beaucoup plus et on avance beaucoup plus loin. Et surtout, on arrive à décorréler l'émotion de notre vitalité. Parce que si on n'est pas capable de traverser nos émotions, elle nous contrôle. Et c'est quand elle nous contrôle que la flamme peut s'éteindre. Et c'est tout l'enjeu de Salamèche de réussir à contrôler ce pouvoir. Tu vois.

Evoli et Pikachu : deux héros, deux clartés

J'aime bien ça. Il y a beaucoup de choses à apprendre sur l'écriture avec les Pokémon. Les deux autres Pokémon très classiques que j'ai pu voir, c'est Pikachu et Evoli. Et alors, c'est marrant parce que je me suis fait la réflexion que Evoli, donc dans son Pokédex, alors je ne sais pas si j'arriverai à le retrouver, mais il y a ce côté le code ADN non stable et qui évolue en fonction de la pierre avec laquelle on le met en contact. Et en fait, c'est génial parce que ça représente vraiment le champ des possibles ouverts quand on s'autorise l'ouverture à toutes les opportunités qu'on peut avoir. Et donc, Evoli, c'est vraiment ce petit Pokémon tout mignon qui, le jour où il voit une pierre haut, il se dit putain, trop bien, je vais pouvoir en faire quelque chose et qu'il devient un Aqualie. Et puis, si c'est une pierre feu, il devient quelqu'un d'autre. Et puis, s'il est mini moins 5 et qu'il fait nuit, il devient quelqu'un d'autre.

Tu vois, j'ai toujours été agacé par ces méthodes d'évolution compliquées qui nous ont mis après. Moi, j'aimais bien le côté une pierre, hop, une évolution. Tu vois ? Mais bref, ça, c'est un avis personnel sur Pokémon et nous ne sommes pas là pour ça. Nous sommes là pour parler du pouvoir, en fait, de l'hyper-inspiration qu'est Evoli. Evoli, c'est donc ce petit personnage qui est ouvert à toutes les routes qu'il a devant lui et puis qui, un jour, en choisit une et il décide de l'explorer. Et ça, je trouve ça génial. Ça laisse... Et quelque part, je me suis dit, putain, mais en fait, c'est pour ça que quand ils ont fait des remakes, ils ont pris Pikachu et Evoli pour être les mascottes. Je ne peux pas m'empêcher de penser que derrière ça, il y a une justesse. Je parlais d'œuf et de la poule tout à l'heure et puis après, je suis reparti dans mes...

dans... dans mes comparaisons Pokémon histoire. Mais en fait, ce que je voulais dire avec la synchronicité, l'œuf ou la poule ou je ne sais pas quoi, c'est surtout que de dire c'est fou quand tu prends le trio de base Bulbizarre, Carapuce et Salamèche, c'est les trois premiers Pokémon et en fait, ils portent vraiment les enjeux de quelqu'un qui débute. Tu vois ce que je veux dire ? Et ça, je trouve ça génial. Alors, c'est sûrement un hasard, c'est sûrement aussi de la... de la construction rétroactive, enfin, ou rétrospective dans le sens où... Oui, comme ce sont des Pokémon du début, c'est comme ça que je les interprète. Mais peut-être aussi que très inconsciemment, ils ont construit ces Pokémon en étant au début avec des enjeux de Pokémon du début. Tu vois ? Et je trouve ça hyper intéressant. Et donc, c'est pour ça aussi que j'ai compris pourquoi Evoli pouvait être un très bon Pokémon de départ.

Parce qu'il n'y a rien de plus versatile qu'un Evoli. Il n'y a rien de plus créatif qu'un Evoli. Il n'y a rien de plus fou qu'un Evoli. Il peut littéralement devenir quasiment de tous les types. Tout est ouvert à lui. Il s'autorise toutes les identités. C'est passionnant et c'est génial. Ça en fait un héros fondamentalement très très intéressant. Parce qu'en plus, chaque histoire que vivra un Evoli sera différente de celui ou celle d'à côté. ça me fait penser à un article que j'avais écrit sur une salle d'attente des rêves où les rêves étaient distribués comme ça et puis ils se teintaient de la couleur avec laquelle ils étaient réalisés par les gens. Enfin, je ne sais pas si j'ai été très clair mais en gros ils partaient chez les gens et puis en étant réalisés par les gens ils se teintaient d'une certaine couleur. Et puis un jour tous ces rêves-là se retrouvaient à une table et tu avais comme un arc-en-ciel.

Tu vois, toutes les couleurs possibles. Un même rêve décliné en des centaines de milliers de couleurs. Et bah, Evoli c'est ça. C'est-à-dire que il y a toutes les histoires qui sont possibles. Toutes les histoires sont possibles. Et si tu mets toutes les évolutions d'Evoli, tu te retrouves avec un magnifique arc-en-ciel et je trouve ça trop cool. Et donc, je trouvais ça intéressant et je me suis dit ah mais tiens c'est intéressant. Tu as donc ce... Là, en l'occurrence je fais référence au Pokémon Let's Go Pikachu et Evoli où ils ont choisi les deux héros Pikachu et Evoli. Et donc, dans la même logique que ce que je disais en synchronicité full à poule, tu vois, de choisir d'un côté un héros comme Evoli qui lui s'autorise toutes les voies et de l'autre côté un héros comme Pikachu qui lui refuse l'évolution. Tout le principe de Pikachu notamment dans l'anime c'est qu'il refuse l'évolution. Il décide de rester ancré avec son identité.

Et je trouve ça génial d'avoir deux héros profondément opposés mais quand tu les prends séparément quelque part ils ont chacun leur raison. Tu vois, quand je vois Pikachu c'est super beau de voir un personnage qui est convaincu qu'il porte la bonne identité et qu'il est qui il est et donc pour quelle raison il changerait ? Tu vois, pour faire plaisir à quelqu'un d'autre ? Non, ce qui compte c'est ce que lui veut faire. Et je trouve ça hyper intéressant d'avoir ces deux j'avais jamais vu ça comme ça et je trouve ça intéressant d'avoir ces deux héros tu vois, celui qui se laisse l'opportunité de tout le champ des possibles parce qu'il est encore en exploration et celui qui sait dur comme fer dans quelle direction il veut aller et voilà, qui n'a pas envie de changer d'évoluer et d'adopter une autre identité.

Et si Ulysse était un Pokémon ?

Et quand on a ces cinq Pokémon et bien en fait on a quand même déjà déjà cinq potentiels arcs narratifs parce qu'en plus évidemment tous sont déclinables en milliards en milliards de solutions et d'ailleurs je disais évoluer Pikachu je les voyais que d'un oeil positif mais les deux ont leur piège tu vois refuser d'évoluer comme Pikachu ça peut être dangereux si tu veux obtenir un résultat différent de celui que tu as aujourd'hui et bien à un moment il faut évoluer donc soit apprendre une nouvelle attaque soit évoluer je parle comme si je coachais Pikachu tu vois si Pikachu vient me voir en coaching et me dit écoute Sam ça va pas voilà quelque chose doit changer et je lui dis très bien Pikachu mais qu'est-ce que t'as envie de changer alors il me dit ah non rien du tout je changerai je veux juste un résultat différent bah Pikachu mon frérot je suis désolé pour toi mais ça va pas être possible il faut que tu changes quelque chose donc soit tu évolues soit tu apprends des nouvelles attaques mais voilà quelque chose doit changer tu vois et c'est génial et au contraire Évoli et bah il a ce piège il a plein d'opportunités tout ce qu'il rencontre est une nouvelle opportunité et donc qu'est-ce qu'il se passe si un jour il voit un caillou il se dit ah je prends celui-là et puis en allant vers celui-là il envoie un autre et puis en fait non il veut prendre l'autre etc etc là il se retrouve comme un auteur qui a 18 idées de romans tu vois lequel je choisis tu vois Évoli a un enjeu de clarté d'intention et Pikachu a un enjeu de clarté quelque part d'identité parce que l'intention il l'a très bien mais ça peut être un piège si il attend un résultat qui est différent sans oser se changer lui-même tu vois c'est passionnant c'est passionnant j'aime beaucoup ça je pourrais faire des séances de coaching de Pokémon voilà nouvelle série coaching session with et hop là un Pokémon et donc là il faudrait que vous m'imaginiez attention je vous demande d'être créatif vous m'imaginez avec un costume de Pikachu et je m'allonge là sur mon canapé et je fais oui bonjour monsieur le coach voilà je viens vous voir aujourd'hui parce que en fait j'en ai marre de faire que des attaques éclairs quoi ah ouais c'est quoi une attaque éclaire pour vous Pikachu ça serait trop drôle putain quel serait le pire déguisement le jour où je fais le gros tas de morve là là c'est compliqué quoi que ça peut être très marrant je pense gros tas de morve c'est chaud ah Smogo et Smogogo aussi c'est pas cool attendez je vais me reconcentrer parce que là je suis en train d'imaginer des déguisements Pokémon et c'était pas du tout de ça dont je voulais vous parler voilà alors on va aller voir tout de suite notre ami soporifique alors attendez il faut que je retrouve parce que là pour le coup je l'ai pas préparé mais on va retrouver la phrase du Pokédex de soporifique ok donc il est pas cool en gros il bouffe tes rêves pendant que tu dors et il te laisse pire par tes narines trop bien le petit soporifique et bah là pareil tu vois c'est hyper intéressant narrativement parlant le voleur le voleur de songe le ravisseur de rêve c'est en plus des thématiques qu'on retrouve dans beaucoup d'histoires si je dis pas de bêtises tout le vous savez là il y a un il y a un des slasheurs très connus dans les films d'horreur là qui c'est quoi c'est Freddy qui va dans les cauchemars là non c'est pas ça bref il y a lui tout ce qui est Sandman etc là c'est pareil c'est dans les rêves là vous voyez ce qui me vient c'est que soporifique il est vu comme quelqu'un de très méchant tu vois c'est quelqu'un qui pique les rêves des gens et bah je pense que le plus grand enjeu de soporifique c'est de comprendre que en fait ce qu'il a besoin de s'autoriser c'est son propre rêve à lui voilà c'est qu'il se nourrit de l'inconscient des gens en essayant d'ignorer le sien et il se nourrit du rêve des gens en se disant que ça va remplacer celui qui lui-même n'ose pas regarder tu vois quelque part soporifique se lève le matin en se disant aujourd'hui je vais piquer x rêves en oubliant qu'en fait la vérité c'est qu'il en a besoin que d'un seul et c'est le sien donc qui a envie de devenir soporifique c'est peut-être ça son vrai enjeu et donc là tout de suite si je devais raconter une histoire sur un personnage qui serait soporifique et bien je raconterais par exemple l'histoire d'un ingénieur qui est convaincu que pour réussir dans la vie il doit gravir les échelons et donc accomplir les rêves de son père par exemple voilà son père qui n'a n'a pas fait tu vois n'a pas fait d'études d'ingénieur mais qui a toujours rêvé de le faire et qui a toujours dit à son fils il faut que tu sois ingénieur mon fils il faut que tu gravisses les échelons et d'ailleurs ça rejoint aussi le côté bizarre tu vois mais là je le vois plutôt en côté soporifique en côté ok mon père il faudrait pas qu'il le dise en mode accomplis-le il faudrait plutôt que son père répète de manière passive et inconsciente oh là là j'ai échoué ma vie et j'ai pas pu gravir les échelons ou tu vois pas en mode directif et donc soporifique le personnage le fils qui se réconstruit comme soporifique à force de l'entendre se dirait ok bah je vais piquer ce rêve de mon père je vais l'accomplir pour lui et bah en fait non non soporifique ne pique pas le rêve des autres ou alors on pourrait être encore plus terre à terre et avoir quelqu'un de fondamentalement à première vue méchant qui parce qu'il déteste quelqu'un décide d'accomplir tous les rêves qu'il a en tête donc par exemple si la personne qu'il déteste rêve d'aller à Bali et bah soporifique va aller à Bali c'est pas très gentil soporifique et tout l'enjeu de l'histoire serait que au fur et à mesure de réaliser les rêves de cette personne qu'il déteste il se rend compte qu'en fait la vraie personne qu'il déteste c'est lui-même parce qu'il n'a jamais osé écouter le rêve qu'il porte voilà c'est un très cool ça très cool ce soporifique qui j'ai vu d'autre j'ai dit un sécateur je vais pas pouvoir tous les faire parce qu'après je dois vous parler d'Ulysse aussi j'avais dit ça attendez un sécateur un sécateur il est stylé définition d'un sécateur un sécateur il y a un peu le côté combattant qui a jamais évolué quoi qui ne peut pas qui ne peut pas évoluer ça c'est terrible pour un sécateur alors définition où est-ce qu'il est pourquoi je ne le trouve pas tac tac tac où est mon petit un sécateur alors pour la petite histoire un sécateur c'était vraiment un de mes mes personnages favoris et je l'adorais alors je sais que dans la version rouge feu il était obtenable notamment par le par le par le casino je crois et en fait c'était terrible parce que il est il est il était du coup bizarrement pas si fort que ça parce qu'il ne pouvait pas évoluer et c'était toujours mieux d'avoir des pokémons évolués parce qu'ils avaient beaucoup plus de stats et donc c'était embêtant pour un sécateur ah voilà c'est bon j'arrête de raconter ma vie de de mec qui était triste d'avoir un sécateur ok it is nearly impossible to parry its attacking theft its movements are like a ninja's ouais ok d'accord en gros c'est il est impossible de parer ses attaques avec ses faux ses mouvements sont ceux d'un ninja bon effectivement quand je lis comme ça il y a c'est pas hyper intéressant mais mais mais mais mais mais mais mais mais mais il y a un truc qui me vient quand même il y a du coup ce côté comment il a fait pour rendre ses attaques imparables tu vois pourquoi il est presque impossible de ne pas parer ses attaques surtout que c'est presque impossible donc ça veut dire qu'un sécateur lui-même sait que c'est encore possible de contrer ses attaques donc il a encore des efforts à fournir pour contrer enfin pour qu'on ne puisse plus contrer ses attaques donc il est à la recherche d'une chimère quelque part qui est un jour j'arriverai à que mes attaques soient réellement imparables et donc il est tellement focalisé sur ça qu'il en oublie quelque part l'essentiel pour quelle raison tu fauches mon petit sécateur et là miroir brisé les faux qui lui en tombent et révélation ultime de ah bah ouais je ne me suis jamais posé la question de pourquoi je voulais absolument que mes attaques soient imparables et que mes faux découpent tout ce qui passe voilà ce qui me vient pour un sécateur c'est c'est intéressant j'avais pas pensé à ça et alors là pour le coup l'enjeu serait de taille parce que ça voudrait dire mettre de côté son perfectionnisme d'accepter qu'il puisse se confronter à l'échec peut-être ça serait quoi le pire entre qu'il ne soit pas capable de développer une attaque que personne peut arrêter ou alors qu'il trouve quelqu'un qui soit capable d'arrêter ses attaques tu vois d'où lui vient cette peur de l'échec quelque part est-ce qu'elle est intérieure est-ce qu'elle est extérieure et là pareil là on commence à creuser là on commence à creuser d'où lui vient cette peur et donc on pourrait très bien imaginer alors ça rejoint en plus son enjeu que je vous disais juste avant dans la première génération il n'évolue pas donc quelque part il y a ce côté aussi admettons qu'il accepte qu'il ne peut pas atteindre la perfection peut-être qu'en fait il évoluerait tu vois intéressant et d'ailleurs si je devais faire un parallèle avec son évolution il évolue en 6 Iox avec une peau métal donc il passe d'un quelque part d'un pokémon offensif à un pokémon un peu défensif et donc tu vois il y a aussi cette notion qui se prolonge de dire si il s'autorise la non-perfection dans l'attaque et qu'il est ok avec le fait d'élargir sa zone de confort et bah hop il évolue tu vois l'évolution passe aussi par le fait d'arrêter de chercher la perfection de manière extrêmement têtu dans une seule direction il y a donc une différence c'est le fameux truc entre c'est quoi l'expression entre la persévérance et l'idiocie ou quelque chose comme ça ou être persévérant mais pas têtu je sais plus l'idée qui est de dire le souci c'est pas d'être persévérant c'est de de pas répéter tout le temps la même chose en espérant un résultat différent ça c'est pas Einstein qui dit ça d'ailleurs c'est très intelligent ce bonhomme je sais pas si vous connaissez voilà pour un sécateur et donc maintenant que j'ai dit ça le rapport que je voulais faire avec avec Ulysse parce que du coup ça m'a questionné tu vois j'étais en train de réfléchir à tout ce que j'ai écrit là sur notamment Carapus, Bulbizarre, Evoli, Pikachu etc et je me suis dit du coup avec les définitions du Pokédex Ulysse il est quoi donc j'en ai je suis arrivé à la conclusion vous allez me dire si ça vous parle mais je suis arrivé à la conclusion que Ulysse était à des stades différents un Pokémon différent avec des enjeux narratifs différents alors j'ai repris un peu le Ulysse du coup de l'Odyssée je dois vous avouer que je me rappelle plus des textes donc je sais pas si dans les textes originaux il y avait cette notion de parce que la vengeance avec les prétendants et je me rappelle jamais le nom du méchant je l'ai appelé Antilope tout le temps où on en parlait après avec ma soeur mais il s'appelle pas Antilope mais celui qui est joué par Robert Pattinson qui joue extrêmement bien d'ailleurs extrêmement bien j'aurais dû le dire au début ça bref donc tout cet aspect vengeance etc oui ok il y est par contre je sais pas si c'était dans l'histoire originale ce côté culpabilité et donc ne pas s'autoriser à rentrer tant qu'il avait pas accepté cette culpabilité voilà je vais ouvrir à mon petit toutou je reviens donc je disais je sais pas si c'est propre à Nolan ou si c'est comme ça dans l'odyssée de base mais ce côté besoin de passer outre la culpabilité pour l'accepter et revenir chez lui et donc accepter qu'il a été le déclencheur de quelque part la fin de presque la fin du monde j'ai envie de dire tu vois de dire ok il a rompu le pacte de la loi de Zeus et donc maintenant qu'est-ce qui empêche les autres de rompre l'hospitalité et la bienséance et bah rien et donc il doit accepter que le monstre qu'il disait combattre et qu'il disait vouloir combattre finalement bah c'est lui qu'il a créé et c'est par sa ruse qu'il a qu'il a quelque part détruit le système fragile sur lequel fonctionnait le monde dans lequel il vivait voilà donc je sais pas si cette culpabilité là est dans l'odyssée de base mais moi j'ai réfléchi avec ça parce que le premier qui m'est venu du coup vis-à-vis de cette culpabilité bah c'est évidemment Dracaufeu puisqu'il y a écrit Et donc il y a ce côté ok un pouvoir si grand qu'il y a des dommages collatéraux et bah Ulysse au départ c'est un putain de Dracaufeu il est tellement malin qu'il arrive à trouver la faille mais qu'il y a des dommages collatéraux qui sont immenses alors oui il arrive à répondre à l'enjeu qu'il avait c'était à savoir gagner la guerre de Troie et et faire plaisir à Gamemnon là mais en faisant ça les dommages collatéraux sont immenses la loi de Zeus rompue tout le monde qui s'effrite du coup parce que quand il y a plus de climat de confiance bah il n'y a plus rien en fait et donc au début il est un Dracaufeu et quelque part ce qui est est-ce qu'à la fin il sera possible tu vois je me pose cette question du coup parce que du coup si je devais me rattacher à ce qu'est Dracaufeu c'est accepter cette puissance qu'il porte qui peut être destructrice et la réussir à la canaliser ou à l'utiliser de la bonne manière tu vois et c'est vraiment ce truc de Spiderman un grand pouvoir implique de grandes responsabilités je me demande si à la fin il le comprend Ulysse dans le film là je sais pas en tout cas au début il tombe dans le piège de ce qu'est un Dracaufeu il envoie tellement la patate avec sa puissance qu'il possède qu'en fait il y a des dommages qui sont collatéraux qui sont innommables voilà puisque quelque part il y a même cette caricature dans le film d'Athéna qui est décapité donc ça va loin quoi ça va loin puis ensuite à mon sens à mon sens il y a peut-être ce côté alors moi non en fait je m'étais noté ectoplasma pour quelles raisons je vous explique parce qu'il y a ce côté voilà la définition d'ectoplasma dans le Pokédex c'est il se cache dans l'ombre des gens et pendant la nuit il absorbe leur chaleur et il y avait un peu alors c'est peut-être plutôt les monstres et donc le parcours d'Ulysse qui porte ceux-là mais il y a ce côté il va devoir payer de toute sa chaleur et toutes les étapes qu'il rencontre et donc je les ai notées là alors on les voit pas toutes dans le j'ai vu qu'il y en avait pas mal qui n'étaient pas dans le film mais nous on voit notamment Polyphème on voit les Lestrigons on voit Circe on voit les Enfers on voit les Sirènes on voit Caribe des Scylla on voit Calypso et bah tout ça sont des monstres qui viennent absorber ce qu'il était et il y a cette espèce d'ombre prédatrice tu vois de il est menacé par sa propre création et les monstres viennent le ponctionner de tout ce qui est cher à ses yeux et quelque part tout son équipage petit à petit voilà pourquoi j'ai pensé à ça mais j'ai un peu triché j'avoue alors je dis que j'ai un peu triché mais en fait je me dis c'est surtout d'accepter sa part d'ombre et la part de responsabilité dans les choses qui nous arrivent quelque part le polyphème le cyclope il bouffe littéralement les gens qui viennent chez lui donc il viole l'hospitalité que Ulysse a lui-même violée les sirènes chantent une gloire qui n'est qu'en fait qu'un orgueil et donc il est mis face à ses propres zones d'ombre et donc il doit accepter la responsabilité de ses zones d'ombre pour pouvoir les traverser et pourquoi ça me fait penser c'est bon je recâble les liens pourquoi ça me fait penser à un ectoplasma parce que ectoplasma justement lui c'est tout son enjeu narratif c'est de remarquer qu'en fait s'il se nourrit des ombres des autres c'est parce qu'il refuse de voir la sienne et qu'il refuse de combattre la sienne et il y a donc ce truc de le prix à payer et quelque part toujours de réussir à dialoguer avec son ombre et j'aime bien ce côté narratif reconnaître sa signature sur les ombres qui peuvent nous entourer et la reconnaître ne veut pas dire alors ça ne veut pas dire que c'est forcément négatif mais au moins la reconnaître permet de la traverser et de la comprendre voilà et le dernier pokémon et après je m'arrête là parce que là ça fait déjà une éternité que je parle je remarque le dernier pokémon !

Ta part de responsabilité dans les feux que tu combats

qui m'a vraiment là pour le coup lui il m'a fait tilt quand je lisais les définitions du pokédex c'est starry alors ça paraît hyper con mais en fait c'est parce que il y a marqué même si son son son corps est détruit il peut se régénérer aussi longtemps que le coeur reste vivant et en fait ce qui est incroyable c'est que Ulysse c'est exactement ça à la fin il perd absolument tout dans cette compréhension de sa responsabilité vis-à-vis du monde qui désormais l'entoure il perd quasiment tout et en fait il ne se raccroche qu'à une seule chose c'est sa femme forcément son fils son chien son Ithac et la personne qu'il est profondément au fond et tant que ça reste vivant et bien quelque part quel que soit l'endroit dans lequel il se retrouve même si c'est au plus profond du trou et bien hop il y a toujours un espoir qui remonte et petit à petit c'est vraiment cette histoire de il remonte il remonte il remonte jusqu'à la fin où il réincarne pleinement son individualité en tendant l'arc et puis en bottant le cul de tous les prétendants notamment d'Antilope qui ne s'appelle toujours pas Antilope voilà donc j'aimais bien l'idée de voir les différents enjeux narratifs au travers de Pokémon alors c'est très con comme exercice mais je trouve ça super marrant j'ai pensé aussi à d'autres tu vois il y a le fameux Dracolos qui est un personnage qu'on croit exister tu vois c'est un Pokémon dont on parle que dans des légendes bah Ulysse c'est aussi un petit peu ça pendant très longtemps on se dit il est vivant il est mort qu'est-ce qui se passe personne ne sait tu vois il ne vit plus que dans les légendes un peu comme un Dracolos et ça aussi narrativement c'est hyper intéressant c'est quelque chose qu'on retrouve beaucoup notamment par exemple dans la fantasy où t'as toujours ces histoires de dieux qui sont là sans être là sont-ils vivants ont-ils des ont-ils encore une emprise sur notre monde etc etc et puis après t'as aussi le fameux Léviator et sa colère ultime sa rage qui rase tout sur son passage et bah paradoxalement Ulysse boucle aussi dans la violence alors ça c'est quand même ça qui est un petit peu à la fin tu te dis attendez je finis avant de faire cet épilogue là mais du coup la fin est totalement Léviatoresque à savoir que quelque part quand il se retrouve au milieu de tous ses prétendants il n'a aucune autre issue que de tous les massacrés donc là il est en pleine en augestion de sa rage et puis il balaye tout et donc le parallèle qui est intéressant c'est que finalement au début sa plus grande force qui est sa ruse c'est aussi ça qui débat qui fait apparaître la destruction totale de tout et je remarque que là en parlant qu'en fait on boucle quand même pas mal dans la violence il y a un truc alors c'est vrai qu'à la fin il y a cette histoire un petit peu peut-être de rédemption en disant finalement on part vers le soleil et on va rendre hommage à tous ceux qui nous ont quitté mais il recède à la violence quelque part voilà un point que j'ai pas encore tout à fait creusé est-ce que Ulysse est un personnage qui a résolu tous ces enjeux narratifs quand il termine l'Odyssée c'est une très bonne question à laquelle j'ai pas la réponse là tout de suite est-ce que c'est une alors dans le film dans le vrai texte je me rappelle plus faudrait que je creuse dans le film j'ai la sensation que quelque part oui il boucle et ça se termine parce qu'en fait ce voyage vers le soleil c'était déjà quelque chose qu'il évoquait au début donc quelque part il revient vraiment à son coeur tu vois comme exactement comme je disais Astari tout le reste explose mais à la fin il ne reste plus que l'essentiel et c'est comme ça qu'il se reconstruit et en même temps il a quand même réglé tous ses problèmes à coup de à coup de lance d'épée et de flèche donc qu'est-ce qu'est-ce que c'est de nous transmettre Nolan très exactement là non je blague je blague je retiens vraiment moi le message du film qui m'a beaucoup touché c'est toujours s'interroger sur quelle est notre part de responsabilité dans les dans tout ce qui arrive et alors c'est au-delà de de la cause parce que quelque part la cause le truc est là tu vois donc à quoi bon s'autoflageller s'autoflageller donc c'est pas tellement ça c'est plus ok aujourd'hui une fois que je me rends compte qu'en fait l'humanité à créer des poisons qu'elle dit combattre aujourd'hui où se situe ma responsabilité individuelle pour faire en sorte que ces poisons soient réellement combattus et que j'arrête de les nourrir tu vois et donc là ça rejoint tout le discours de responsabilisation dont je vous parlais dans un épisode précédent qui s'incarne par véhiculer les messages qu'on a envie de voir partout bah déjà de manière individuelle quoi voilà et si je devais boucler sur encore une fois sur l'écriture parce que là du coup on a beaucoup parlé de personnages vous voyez il y a plein de manières d'explorer des personnages tout est une matière à raconter des histoires c'est vrai pour les pokémons c'est vrai pour la mythologie c'est vrai pour absolument toutes les choses qui nous entourent c'est aussi bête que ça de commencer à raconter des histoires quelque part c'est s'autoriser cette folie de prendre n'importe quoi qui nous passe et d'avoir la curiosité de dire ok mais qu'est-ce que ça me raconte comme histoire voilà ça c'est tout ce que j'ai pu partager là est un très bon exercice pour entraîner sa créativité et aussi se libérer de l'énorme pression qu'on a d'écrire le livre qu'on voudrait absolument écrire parfois on prend tout ça tellement au sérieux qu'on en oublie la folie et le fun qu'est l'écriture et faire un petit détour par toutes les choses qui sont un peu moins importantes que pour nous permet une fois qu'on retourne sur le projet qui est le plus important pour nous de se dire ok en fait je sais que je peux mettre un peu de fun parce que je l'ai fait par ailleurs voilà alors évidemment attention je vous vois venir l'idée n'est pas d'abandonner le projet qui est important pour nous pour aller faire des projets qui ne comptent pas non non non non c'est dans l'exploration de notre projet comment je fais pour m'autoriser de la folie qui va servir le projet qui compte vraiment pour moi voilà je voulais vous partager ça je voulais vous partager aussi que cette responsabilité des messages qu'on a envie de véhiculer elle passe aussi beaucoup par les livres qu'on a envie d'écrire tous les messages que portent nos livres sont des messages qu'on aurait envie de crier sur les toits c'est une manière différente de faire et met à vie que si votre livre est si important pour vous c'est aussi que c'est une manière pour vous de mettre sur papier un message qui compte terriblement et que vous avez envie de voir partout et effectivement ce message mérite d'exister et un jour il touchera quelqu'un et ça changera très certainement sa vie et donc je vais clôturer en répétant encore une fois cette phrase de Ouajdi qui est absolument essentielle on ne sait jamais qui on sauve en écrivant comme on ne sait jamais qui nous sauve parce qu'il écriva ou plutôt nous sauva parce qu'il écrivit et donc évidemment je clôture avec cette phrase de Ouajdi que j'aime toujours rappeler mais on ne sait jamais qui on sauve en écrivant et peut-être que ce sauvetage passe par les messages que vous avez envie de porter et quelque part vous êtes responsable de les transmettre dans votre livre et ça serait vraiment dommage que de si belles idées restent dans votre tête voilà voilà sur ce je vous souhaite une très bonne fin de journée et puis osez écrire merci merci d'être là épisode après épisode si ce podcast t'inspire t'aide ou te mets du baume au coeur t'abonner mettre 5 étoiles et le partager c'est le meilleur moyen de m'aider à toucher le plus de gens qui ont un livre en eux parce qu'après tout plus il y a de livres écrits et mieux le monde se porte à très vite ose écrire