Ep 69 · Intro : IA, philosophie et thèmes créatifs00:00
CE QUE RACONTE CET ÉPISODE
Une IA trouvera de belles tournures, des structures solides, et bientôt une vraie cohérence sur trois cents pages. Autant l'admettre : elle progresse vite. Ce n'est pas là qu'est le sujet. Elle est la plus grande passeuse d'histoires, elle les a toutes en elle, mais il lui manque l'étincelle qui transforme ce qu'on absorbe en histoire à soi. On ne retire pas l'âme d'un artiste. Quand un texte te touche sans que tu saches pourquoi, c'est que l'auteur y a mis tellement de lui que ça sonne juste : de l'émotion, du corps, de l'instinct, rien de calculable. Dans l'épisode 69, je raconte aussi l'usage que j'en fais, celui d'un allume-feu qui génère mes thèmes aléatoires de l'année, et je déroule trois de ces thèmes en direct : un cartographe dont les cartes modifient le monde, les silences entre les mots comme langue secrète, et une société où vieillir devient un choix quotidien. À écouter là où tu écoutes tes podcasts.
LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE
CAROUSEL À VENIR
Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.
Face B — le transcript
L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE
Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !
Intro : IA, philosophie et thèmes créatifs
Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans le 69ème épisode d'Ose Écrire. Et aujourd'hui, on parle d'intelligence artificielle, de philosophie et d'exploration de thèmes créatifs. Et j'espère que peut-être je vous inspirerai quelques bonnes idées. Sur ce, je vous souhaite une très très bonne écoute et je vous dis à très très vite. Moi, c'est Sam, Ybelion de mon nom de plume. Je suis écrivain, coach et j'accompagne celles et ceux qui veulent renouer avec leurs rêves d'écriture. T'écoutes un podcast dont l'intention est simple, te donner inspiration, outils, motivation, discipline, bref. Tout ce qui peut te permettre d'oser écrire. En gros, c'est un peu dans le titre quoi. Ose Écrire.
Brooklyn Nine-Nine terminé en deux semaines
Coucou les amis, coucou. Alors, sachez que c'est extrêmement perturbant parce que je n'ai pas de retour sur la caméra. Je teste un setup un peu différent et du coup j'ai le retour sur mon téléphone. Du coup, ça me perturbe énormément. Donc si vous me voyez ziuter en bas, c'est normal. C'est juste que je contrôle si je suis toujours dans le cadre et à peu près au milieu quoi. Voilà. Écoutez, je suis ravi de vous retrouver. Ça va beaucoup mieux que la semaine dernière. C'est un truc de fou. Parfois, voilà, il y a des moments de down qu'il faut traverser. Et la vie amène les clartés, les solutions. Voilà, il faut rester attentif quelque part, rester patient. Et pof, tout s'éclair. J'aime à croire aussi que c'est un petit peu, grâce à l'épisode que j'ai enregistré la dernière fois, qui m'a permis de me libérer quelque part un petit peu.
Et aussi, grâce à Brooklyn Nine-Nine que j'ai fini. Donc j'ai bouffé 8 saisons en approximativement 2 semaines. Bref. Voilà. Je sais que certains ne connaissaient pas cette série et ont commencé sur mes bons conseils. Bah, enjoy, parce que franchement, vous découvrez un truc absolument fantastique. Comme vous pouvez le voir, décors différents. Je suis en polaire d'hiver. Il fait froid dehors. Voilà. Donc on va faire un truc réconfortant aujourd'hui. On va parler de créativité. On va parler de thèmes aléatoires. On va explorer des idées. Je ne sais pas lesquelles. Voilà. Je vous le dis. Je ne sais pas lesquelles. Et c'est ça qui va être absolument magnifique. Vive l'imprévisible. Ça va vous motiver. Ça va peut-être réactiver des idées chez vous. Ça va peut-être vous donner envie d'écrire juste après. J'en suis même quasiment sûr. Et comment on va faire ? Bah écoutez. On va parler d'un sujet qui fâche. Non. Pour moi, c'est extrêmement clair.
« L'IA ne remplacera jamais ton étincelle de folie »
Peut-on remplacer un auteur par une IA ?
Mais bon. On va parler quand même un peu d'intelligence artificielle. Je vois passer beaucoup en ce moment de, je ne sais pas, d'adds, d'idées comme quoi on pourrait remplacer un auteur, un écrivain, une écrivaine par l'intelligence artificielle. Alors, certains peut-être, je ne sais pas. En tout cas, moi, moi, je suis sûr qu'une intelligence artificielle ne pourrait pas me remplacer. Ah là là, l'outrecuidant, c'est le culot du garçon quelque part. Non. Plus sérieusement, ce que je sous-entends par là, c'est que... Une intelligence artificielle trouvera des bonnes tournures de phrases, trouvera probablement des bonnes structures d'histoire. Peut-être même que dans un futur qui est beaucoup plus proche que ce qu'on pense, elle sera capable de tenir une très grande cohérence, éviter des répétitions évidentes et des erreurs classiques qu'elle fait aujourd'hui, qui lui permettront de construire des vraies bonnes histoires et des vrais bons livres longs. Parce qu'aujourd'hui, il faut quand même se rendre à l'évidence que, oui, ok, sur un paragraphe, tu fais ça, tu as l'impression que c'est un truc de fou.
La plus grande passeuse d'histoires
Fais ça sur 15, 20 paragraphes, 300 pages ou 50 000 mots. Bon, alors là, c'est répétition sur répétition, formule lourde sur formule lourde. Bref, c'est écrit en gros que c'est fait avec l'intelligence artificielle. Bon, tous ces écueils seront peut-être corrigés. Mais même ça, même ça, en fait, même avec ça, ça ne remplacera jamais, jamais, jamais les auteurs. Pour une bonne et simple raison, c'est qu'on ne retire pas l'âme d'un artiste. C'est peut-être une position très utopique, utopiste, je ne sais pas, que je tiens et que je maintiendrai. Mais à mon sens, l'unicité que chacun porte est absolument unique et il n'y a que par elle ou lui que cette unicité peut transparaître dans un texte. L'intelligence artificielle ne pourra jamais faire transparaître cette unicité. Pour la simple et bonne raison qu'elle reste quand même un agglomérat de tout ce qu'elle a pu absorber. C'est, entre guillemets, la plus grande passeuse d'histoire parce qu'elle les a toutes en elle.
Ce qui lui manque : l'étincelle de folie
Elle peut même les optimiser, etc. Mais il lui manque cette petite étincelle de folie, cette petite étincelle de créativité, cette petite étincelle de futur. Ce truc qui transforme tout ce qu'on intègre en autre histoire à nous. Et c'est pour ça que ça ne remplacera jamais les auteurs. Et un lecteur, quelqu'un qui profite d'une histoire, il résonne avec ça. Il résonne avec ce que met l'auteur dans son livre. Et c'est parfois extrêmement inconscient. Extrêmement inconscient. Parfois un texte vous touche, vous ne savez pas pourquoi. Et bien c'est parce que l'auteur a mis tellement de lui dans ce texte qu'il y a un truc qui sonne juste. Et ne cherchez pas à expliquer ce truc-là. Il n'y a pas de rationalité froide, il n'y a pas de chiffre. Il n'y a que de l'émotion, du corps, de l'instinct. Il n'y a que de ça. Et c'est pour ça que ne nous inquiétons pas de l'intelligence artificielle pour remplacer les artistes et les auteurs.
Les vrais combats : droits d'auteur et plagiat
Menons les combats qui sont à mener. Je pense par exemple à tout le rapport au droit d'auteur, à tout le rapport au travail qui peut être plagié. Et bref, tout ça, oui, mais ne nous inquiétons pas du fait qu'une IA pourrait nous remplacer.
Vous, en tant qu'artiste, aucune IA ne sera capable de vous approcher, ne serait-ce qu'à la cheville. Voilà. Petit debunk important. Et donc, à ceux qui pensent qu'on peut écrire un livre avec une intelligence artificielle en, je ne sais pas, X semaines, X mois, alors toujours des temps très courts, je répondrais que, oui, effectivement, oui, effectivement, c'est possible. Mais ce livre, il ne résonnera pas en vous comme si vous l'aviez écrit vous-même. Il n'aura pas ce goût de fierté, il n'aura pas ce goût d'accomplissement, il n'aura pas ce goût de chemin parcouru. Ce qui est transformatoire, ce n'est pas le fait de tenir son livre dans les mains. C'est que quand on le tient, là, on se rend compte de tout le chemin, de tous les efforts, de tout le travail qu'on a fait sur nous, de toute l'évolution. C'est ça qui est extrêmement puissant.
Voilà. Donc, ne tombez pas dans ces pièges. Cela étant dit, cela étant dit, parce que ça, c'est le disclaimer le plus important, vraiment. Et je vais encore le répéter une fois.
Mes thèmes aléatoires, année après année
L'histoire que vous avez en tête, vous êtes le ou la seule à pouvoir la raconter. Si vous ne le faites pas, personne ne le fera, et encore moins une intelligence artificielle. Voilà. Parce qu'inconsciemment, vous saurez choisir les mots justes, vous saurez ce que vous avez envie de partager. Bref. Cela étant dit, ça a quand même des avantages, une intelligence artificielle, pour plein de choses. Dans l'écriture, ça peut être utile à plein de choses. Alors, ne tombons pas non plus dans la procrastination active de l'utiliser pour tout ces tas de choses, au lieu d'écrire. À la fin, les histoires existent parce qu'on les écrit, pas parce qu'on fait mumuse avec des intelligences artificielles, ou toute autre chose d'ailleurs. J'aurais pu dire la même chose avec le fait de world buildinger, par exemple. Mais moi, il y a un truc pour lequel j'adore l'utiliser. Comme vous le savez, comme je le répète souvent, moi, ma routine et ma connexion à l'amour de l'écriture passe par le fait que tous les jours, j'écris sur des thèmes aléatoires.
Cela a commencé par un livre que m'a offert ma sœur quand on est rentré de New York, où il y avait 365 thèmes dans le bouquin.
À la fin de cette première année, je me suis dit, en fait, moi, j'ai envie de continuer à avoir des thèmes aléatoires. Donc, j'en ai inventé un paquet à la main. Pas 365. On était au début de l'intelligence artificielle. Ce n'était pas terrible, mais avec déjà beaucoup de matière, il arrivait à te pondre des thèmes aléatoires. Donc, à l'époque, c'était du coup début 2000.
Le premier, donc, qui date, j'ai commencé 2023. Donc, on était fin 2023. Donc là, je pense qu'on est quand même à la naissance vraiment de chat de GPT, etc. Je me rappelle, Midjourney était déjà très puissant début 2023. Ouais, donc c'est ça. Donc, ce n'était pas oufissime, mais ça permettait quand même de créer un certain nombre de thèmes aléatoires. Et donc, en lui donnant des exemples, il arrivait à te pondre des nouveaux. Alors, je ne vais pas vous mentir qu'il y a des trucs qui étaient quand même relativement très standards. Mais, écoutez, dans cette recherche de thèmes aléatoires, je ne cherche pas l'idée du siècle. Je cherche l'acte d'écrire. Je cherche la mise en mouvement. Donc, la seule chose que je demande, c'est avoir un thème le jour J avec le moins de friction possible. Ce que j'entends, c'est que je n'ai pas envie de devoir chercher le thème le jour même. Parce que sinon, il y a de grandes chances qu'en fait, j'ai la flemme de le chercher et donc je ne l'écrive pas.
Et ensuite, ne pas être au courant de ce thème. Moi, je prépare tout en avance. Et le jour même, je vois le thème. Là, je fais OK et c'est parti. Tu vois, il y a cet aspect de surprise. Et c'est de mieux en mieux. Aujourd'hui, je m'éclate à inventer les thèmes. Là, j'ai inventé, j'ai préparé tous ceux de 2026. Et c'est une dinguerie. C'est une dinguerie. J'ai bossé avec Claude en l'occurrence. Je l'ai nourri de tous les thèmes que j'avais eus sur les 2023, 2024, 2025. J'ai mis plusieurs itérations pour qu'il essaie de supprimer au maximum des thématiques qui ressemblent à des choses très connues. Par exemple, je dis une connerie, mais si tu demandes plein de thèmes aléatoires à une IA, de fantasy par exemple, c'est très possible qu'à un moment, ils te disent la quête d'un groupe qui va récupérer un anneau pour le détruire. Bon, ok, en gros, tu veux que je te fasse un reboot du Seigneur des Anneaux ?
L'IA comme allume-feu du matin
Tous mes respects à Tolkien, j'arrive, tu vois. Donc, tout ça, tu vois, c'est des thèmes qui sont tellement ancrés dans l'inconscient collectif qu'à mon sens, ils ne me surprennent quelque part pas assez, tu vois. Donc, tout ça, voilà, plusieurs itérations pour supprimer tous ces trucs-là. Je sépare en plusieurs morceaux pour aller adresser plusieurs thématiques, plusieurs manières, bref, des thèmes absurdes, des thèmes pas absurdes. Je lui cite aussi des auteurs que j'aime bien pour que, voilà, ils s'inspirent de ce qu'ils ont pu, des thématiques qu'ils ont pu aborder pour en sortir d'autres. Bref, voilà. Et donc, c'est génial, c'est génial. Et c'est un catalyseur de créativité de fou parce que, du coup, voilà, t'explores plein de thèmes, t'explores plein de trucs. Et c'est juste hyper agréable de, tout simplement, de jouer avec sa créativité. Donc, vous voyez, là, l'IA n'est pas utilisé comme un remplaçant à la créativité, n'est pas utilisé comme un prêt de plume, quelque part.
C'est utilisé simplement comme, je dirais, c'est l'allume-feu, quoi. C'est-à-dire, c'est le truc qui permet, voilà, de tous les jours d'allumer la mèche. J'allume, j'allume, j'allume la mèche. Putain, je sais pas si vous avez cette ref. Oh là là, quelle musique. Putain. Oh là là. Le flashback que je viens d'avoir. Big up au gars de la prépa. Ils se rappelleront de Marine Monster.
Oh là là, putain, c'est incroyable. Putain, je pensais pas penser à ça aujourd'hui. Bref, voilà. L'IA, là, me sert juste pour... Pour m'amuser. Voilà. Et c'est trop bien. Et donc, ce que j'ai fait aujourd'hui, c'est que je lui ai demandé, là, de me sortir 5 thèmes. Un peu, voilà. 5 thèmes.
Et j'ai envie de... Finalement, de parler de ça. Et de partir de ça. Et de voir où on va aller avec ça. Voilà. C'est pas plus simple et pas plus compliqué que ça. C'est vraiment tout un contexte pour dire que, voilà, moi, je m'éclate avec ça. Et c'est incroyable. D'ailleurs, si c'est un truc qui vous amuse, ou qui vous amuserez, n'hésitez pas. Je peux partager ces thèmes sans aucun problème. Ça me dérange pas. Ça me dérange pas. Voilà.
Alors. Donc là, bon, tout le projet est un peu lourd. Il y a pas mal de trucs. Donc, le prompt à la fin que je lui demande, c'est juste 5 thèmes créatifs. Et quand il... Vous voyez, il sort une première itération de... Il sort une première itération des thèmes. Et après, voilà. Tu vois, il dit... Ces thèmes, bien qu'intéressants, flirtent avec des territoires explorés. Et donc, bon, il cite plusieurs œuvres. Voilà, voilà. Et donc, il fait, je vais pousser vers des territoires vraiment inexplorés. Alors, voilà. Là, on est typiquement dans un des écueils de l'IA. C'est qu'il te dit toujours, oui, je vais plonger dans des territoires vraiment inexplorés. Et oui, oui, cette fois-là, vraiment, j'ai trouvé la solution à ton problème. Et c'est sûr que ça va marcher. C'est faux. C'est toujours faux. Voilà. L'IA ne peut... Enfin, à mon sens, techniquement, pas... Poindre vers des territoires vraiment inexplorés. Par contre, moi, je peux.
Moi, je sais que je peux. Oh là là, je suis vraiment en outre-cuidance. Aujourd'hui. Mais ça me fait du bien. Putain, ça fait plaisir d'avoir le sourire. J'espère que ça vous le donne aussi. Voilà. Donc, premier thème. Et alors, ce qui est marrant, c'est qu'il y a déjà un mot que je ne sais pas ce que ça veut dire. Donc, à chaque fois, les thématiques, c'est genre... Ils donnent une sorte de genre... Enfin, pas de genre, mais...
Thème 1 : cartographie ontologique
Bon, vous verrez. En gros, là, c'est... Premier thème, c'est cartographie ontologique. Deux points. Un cartographe réalise que les cartes qu'il dessine modifient rétroactivement la géographie du monde. Oh putain. C'est... Déjà, voilà. Là, je suis confronté à un problème. C'est que je ne sais pas ce que ontologique veut dire. Donc, ça commence mal. Ce n'est pas un terme de philo, ça. Il y a quoi ? Alors, logos. Donc, forcément...
L'ontologie est une branche de la philosophie. Voilà. Putain. Ouais. Et j'avais quand même une petite base. L'ontologie est une branche de la philosophie. Et plus spécifiquement de la métaphysique. qui, dans son sens le plus général, cherche à définir ce qu'est l'être. Voilà. Ok. Ok, ok. Ce qu'est l'être. Et donc, il y a qui en philosophe connu de l'ontologie ? Ça me fait penser à... Quelque part... Quelque part... Ah bah voilà. Heidegger. Je ne sais pas pourquoi j'ai pensé à lui. Ça me rappelle des... Putain.
Heidegger, si je le prononce bien, j'ai acheté un bouquin de lui. J'avoue que c'est un espèce de pavé écrit tout petit. Et... Tout les... Bah du coup, toute cette branche de la... De la... De la philosophie là... Je la trouve... Ardue. Elle me parle beaucoup moins. Enfin en tout cas, j'ai pas encore... J'ai pas encore réussi à bien m'en imprégner. Et bien être touché par ça. Bref. Chronologie ontologique. Alors pourquoi définir ce qu'est l'être ? Donc une chronologie qui définit ce qu'est l'être. Oui, quelque part. Parce qu'on parle de dessins qui modifient rétroactivement la géographie du monde. Et vous voyez la merde dans laquelle je me mets avec des thèmes comme ça.
Bref. Cette idée. Donc un mec qui dessine des cartes et ça modifie la géographie du monde. En vrai, je trouve ça hyper intéressant. Là comme ça, ça m'évoque un sujet...
Alors il y a plusieurs thématiques qui pourraient être abordées autour d'un livre qui traite d'une idée comme ça. Je pense à l'impact qu'on peut avoir sur le monde.
Et surtout, la construction rétroactive de ce qu'on fait des événements. Vous voyez, si par exemple, on dit souvent l'histoire est écrite par les vainqueurs. Il y a aussi beaucoup... J'en ai par exemple beaucoup parlé avec ma sœur. Mais tout le... Le fait que ce soit les hommes qui aient beaucoup raconté l'histoire a invisibilisé beaucoup de femmes. Et donne l'impression que... Voilà. Avant, c'était un monde très binaire avec les hommes qui faisaient et pas les femmes. Bref. Vous comprenez ce que je veux dire. Et donc ma sœur m'expliquait que c'était aussi dû au fait que l'histoire étant écrite par des hommes, forcément transparaissait. Les constructions sociales dans lesquelles ces hommes-là avaient grandi. Et donc, quelque part, toute l'histoire était aussi, entre guillemets, teintée de ces constructions sociales. Et donc, c'est hyper intéressant de voir qu'en fait, tu as quelque part une responsabilité sur le passé. Et au sens de ce que tu racontes dans le présent du passé le modifie.
Et ça, je trouve que c'est une thématique hyper intéressante à aborder. Vous voyez, ce que là, le thème monte, je suis désolé, il y a l'horloge là. Bon bah voilà. Écoutez, il est 10h, donc ça va biper 10 fois. Qu'est-ce que je voulais que je vous dise ? Je vous laisse avec ça finalement. Bref, c'est fini. Ce que je trouve hyper intéressant, tu vois, dans cette exploration de thème, c'est qu'on se rend compte que là, tu vois, il y a une chose. Il y a une histoire. Donc un cartographe, il dessine des cartes et ça modifie la géographie du monde rétroactivement. Et donc ça, on peut partir tous de la même idée, du même thème donné par une IA, tu vois. Mais la créativité qu'on y met et le message qu'on y voit nous, là, il devient personnel. Et c'est là que c'est intéressant. C'est là, tu vois, tout ce que je vous raconte. Tu vois, je viens de parler de ma soeur, je viens de parler de machin.
Hop, là, ça touche à moi. Et donc les intentions qu'on va mettre derrière cette même idée vont être totalement différentes. Donc la première chose que ça m'a évoqué, c'est notre responsabilité et l'impact qu'on a sur ce qu'on raconte du passé. Ça pourrait toucher aussi à nos souvenirs, tu vois. À quel point on construit nos souvenirs ? À quel point on est touché par nos souvenirs ? À quel point on peut les modifier pour qu'ils collent beaucoup plus à la réalité ? Autre intention qui pourrait être traitée dans cette histoire, c'est notre volonté cérébrale quelque part et très instinctive de ne jamais laisser de vide et toujours d'essayer de comprendre. Et donc, au regard de ce qui nous arrive aujourd'hui, de faire « Ah ok, en fait c'est parce que machin, machin, machin. » Et là t'assembles et là tu... J'ai le mot anglais qui vient mais t'es orienté résultat, voilà. T'es résulte orienté, orienté résultat.
Et donc, avec le résultat, tu reconstruis la logique. Sauf qu'en fait, et après tu te dis « Mais alors c'est complètement débile, pourquoi les gens l'ont pas vu venir ? » Mais ouais, mais parce qu'en fait quand t'as le résultat en tête, c'est beaucoup plus facile, tu vois. Voilà, je pense à ça. Après, on pourrait partir dans un délire beaucoup plus terre-à-terre quelque part. Juste un mec, voilà, qui décide d'inventer le monde dans lequel il aimerait vivre. Et donc, on pourrait aller adresser des volontés de... Bon voilà, est-ce que la liberté d'un individu doit prévaloir sur, finalement, le monde qu'entoure les autres ? Parce que si quelqu'un est capable de modifier le monde dans lequel on vit, comment on décide que lui a le droit de le faire et pas quelqu'un d'autre ? Est-ce que c'est acceptable que quelqu'un puisse modifier tout l'environnement d'un univers sans que les autres aient leur mot à dire ?
Une même idée, une intention unique
Vous voyez, là on touche aussi à d'autres notions philosophiques. La liberté des uns, la liberté des autres, la liberté de l'individu, la liberté du groupe. Voilà, il y a plein d'intentions qu'on peut traiter par ce thème. Et c'est ça qui est génial. Je sais pas ce que vous a inspiré ce thème de cartographie ontologique. Voilà, voilà ce qui se passe dans ma tête tous les matins. Mais c'est génial, c'est génial, vous voyez, c'est comme ça qu'on, qu'on petit à petit, on développe aussi des appétences. Parce que vous le verrez sur les thèmes qu'on va sûrement avoir juste après. Moi, il y a des thématiques qui me reviennent toujours très fortes. Tu vois, cette thématique de la liberté, c'est une thématique que j'aborde dans l'étreinte éthérée, dans la sourde alliance qui va sortir bientôt. C'est des thèmes qu'on retrouve. Est-ce que la posture providentielle d'une personne peut suffire à sauver un groupe ? Est-ce que c'est bien ? Est-ce que c'est mal ?
Est-ce que c'est respecter la liberté de tous les individus et du groupe que de placer les décisions dans une posture providentielle ? Voilà. Donc, tu vois, ça permet d'affiner aussi. Ça permet de faire un truc qui paraît pompeux comme ça, mais qui en fait est génial. C'est de philosopher, tout simplement. Et donc de se construire quelque part ces axes de réflexion qui nous touchent profondément de manière beaucoup plus commune quelque part. Ça fait déjà 23 minutes que je parle en disant, et j'ai abordé un thème. J'en ai mis cinq, mais je pense qu'on ne fera pas les cinq. Alors, deuxième thème. Linguistique du vide. Déjà, ça, c'est intéressant. Parce que ça paraît être un peu en opposition. Les silences entre les mots d'une conversation forment une langue secrète que seuls les moribonds comprennent. Ok. Ok. Alors, vous voyez, c'est marrant parce que le mot moribond, je le connais, mais je ne saurais pas donner sa définition.
Les silences comme second niveau de lecture
J'aurais spontanément dit un truc, genre un mec un peu... Je ne regarde plus la définition que je viens de faire d'apparaître, du coup. Genre un brigand un peu, ou je dis une connerie ? Ah non, un moribond qui est près de mourir. Ah bah, vous voyez, je ne savais pas.
Génial. Génial. Forment une langue secrète que seuls les moribonds comprennent. Oh putain. Alors là, putain, c'est deep. Déjà, ça veut dire que... Tu as une langue secrète que seuls les gens qui sont prêts de mourir comprennent. C'est ça ? Ah bah, sympa. Putain, c'est le moment où tu captes, tu commences à comprendre des trucs que les gens... Tu fais attendre, mais ça veut dire que je vais claquer. Ah, intéressant.
Tout de suite, tu vois, là, ça met... Mais quand on... Dans des histoires, on a cet aspect d'être capable de... Un aspect prédictif de la mort. Tout de suite, ça devient hyper intéressant. Parce que là, il y a des sujets hyper profonds à creuser, tu vois. Il y a cet aspect de... Du coup, quand c'est déterminé, la vie change totalement.
Si on sait qu'on va mourir demain, ou qu'on va mourir dans un mois, bon bah, mets ta vie qu'on quitte tous le taf qu'on a et pompe l'up, quoi. La vida loca, quoi.
Acapulco, et tout ça, tout ça, tu vois. Si on sait qu'on va mourir dans 90 ans, dans 100 ans, dans 500 ans, là, peut-être que... On dirait, putain, j'ai le temps. Et peut-être qu'on fera encore moins de choses que si on allait mourir dans un mois. Et vous voyez, là, encore une fois, typiquement, hop, un thème qui paraît comme ça, voilà. Tout de suite, on peut aller plonger dans des sujets qui sont hyper, hyper intéressants. Par contre, moi, je trouve... Je kiffe trop l'aspect, les silences entre les mots d'une conversation forment une langue secrète. Et quelque part, c'est ce double niveau de... de conversation qu'on peut avoir dans plein, plein de choses. Ce double niveau de lecture. Et tu pourrais très bien imaginer... Là, tu vois, ce qui me vient en tête, je vous le partage comme ça. Ça vous donnera peut-être des idées. Mais tu pourrais même imaginer un livre très, très graphique dans l'idée.
Tu vois, des dialogues où t'as volontairement des espaces plus ou moins grands qui, eux-mêmes, signifient quelque chose. qui permettraient au lecteur lui-même de faire l'interprétation et peut-être, à force du livre, de comprendre, de par les espacements dans les dialogues, le sous-message qui est passé par le personnage. Et donc là, tu pourrais imaginer plein de choses. Tu pourrais imaginer une enquête. Tu pourrais imaginer une histoire de fantaisie. Ou alors, tout simplement, un dialogue de la personne. Dire, le narrateur parle au lecteur. Et petit à petit, le lecteur est capable de décoder les espaces, les silences. Et là, il y a un deuxième niveau de lecture. Je trouve ça génial. Ah, je trouve ça génial. Écoutez, je vous fais une petite passe dès là. Faites-en ce que vous voulez. Mais là, il y a un délire artistique à avoir. Bon, par contre, je pense qu'on est sur des trucs. Laisse tomber pour créer une langue via des espaces.
Ah putain, il faut bosser. Il faut bosser. Voilà, et ça, c'est le genre d'idées que je range dans la catégorie. Écoutez, quand me nourrir et payer mes factures ne sera plus un problème et que je ne pourrais être qu'un artiste qui vit pour le fait de faire de l'art, peut-être que je me pencherai sur des idées comme ça qui prennent des dizaines d'années. Mais qui... Voilà. Évidemment, après, c'est tout le problème d'être... Enfin, tout le problème. J'en croise beaucoup en accompagnement, en appel, etc. Des gens qui me disent ouais, j'ai énormément d'idées. Voilà. Écoutez, déjà, premièrement, c'est génial. Vous avez plein d'idées, c'est génial. Maintenant, oui, il faut les rationaliser et il faut les prendre dans l'ordre et il faut apprendre à canaliser cette énergie créatrice pour aller dans une seule direction. Parce que si vous... Tentaculairement, vous voulez aller partout, à la fin, vous allez nulle part. Faisons un seul tentacule ou une seule tentacule.
Putain, je ne sais jamais si c'est féminin ou masculin. Et hop, tout droit, quoi. Voilà. Et donc là, typiquement, ce genre d'idées, je trouve ça génial. Je pourrais passer une journée entière à commencer à réfléchir à ça. Puis à la fin, je me dirais, non mais en fait, attends mon Sam, ton rêve, ce n'était pas vraiment ça. Et donc, là, tout de suite, tu vois, ça, c'est un truc, je vais le ranger dans une case et j'y mettrai mon énergie créatrice quand un jour, peut-être, j'aurai le temps. Mais c'est loin des priorités qui sont importantes pour moi et des rêves que j'ai aujourd'hui. Tu vois. Là, aujourd'hui, ma priorité, c'est ose écrire, c'est l'accompagnement, le podcast et tout ce qui nourrit ça, quelque part. Voilà.
Bon, bah écoutez, j'adore, j'adore cette idée aussi de la linguistique du vide. Alors, autre thème. Une société ou vieillir est un choix conscient quotidien. Certains choisissent de rajeunir, d'autres de stagner. Chronologie volontaire. Alors là, putain, alors là, là, tout de suite, moi, ce qui me vient, c'est un truc que je viens de déjà dire, mais c'est le rapport à la vie, à la mort, aux rêves, à la liberté, au regard des autres aussi parce que tu pourrais traiter des thèmes sociétaux extrêmement importants dans une histoire comme ça. tu vois, si tu choisis de rajeunir, de vieillir, de stagner, ça veut dire que l'âge que t'as renvoie aussi la personne que t'as envie d'être.
Et, et, et, ah putain, ça serait pas mal, ça permettrait de, de, de traiter des, des thématiques sur ce que tu renvoies aux gens, donc, derrière, tu pourrais avoir l'adage la bi ne fait pas le moine, la bi fait le moine, tu pourrais imaginer autour de ça, ça serait intéressant. Et puis, effectivement, ce que je racontais sur, alors là, on parle pas d'immortalité quand même, quoique, ah, ça pourrait laisser sous-entendre. Bref, si t'as le choix en disant, ok, en fait, je décide de vieillir ou pas, et, non, mais là, je le comprends pas comme ça, j'ai pas envie de le comprendre comme ça, en tout cas. C'est trop bien, on peut le comprendre de plein de manières différentes, en fait. Imaginons, genre, tu, ça ne change rien à ta durée de vie, par contre, ton apparence physique, tu la choisis finalement, tu choisis d'être jeune, vieux, ou, voilà. Ah putain, c'est encore mieux, c'est encore mieux.
Est-ce que, qu'est-ce qu'on choisit, qu'est-ce que vous choisiriez, vous ? Franchement, je ne sais pas. En fait, ces notions-là, ces choix-là, de dire, tu choisis quand est-ce que tu, quand tu meurs, tu choisis quand est-ce que, tu, tu vieillis, quelque part, je trouve qu'il y a, derrière ça, une volonté, d'asseoir un contrôle, sur quelque chose, qui n'est pas censé être contrôlé, et compréhensible, et, je pense que, c'est à l'opposé, du lâcher prise, qui t'amène, quelque part, vers le côté, contemplatif du bonheur. Je ne sais pas si c'est très, parlant, ce que je vous dis, mais, dans ma tête, ça fait sens. Ce que j'entends par là, c'est que, quand on lâche prise, on devient, attentif, patient, on devient connecté, au moment présent, et c'est dans cette contemplation, du moment présent, que là, on se connecte, à ce qui nous rend, vraiment heureux. Tu vois, c'est toujours ça, que je viens chercher, avec les gens que j'accompagne, en écriture, c'est comment je les connecte, à leur amour de l'écriture.
C'est un processus, très itératif, on part toujours, d'une base de structure, qui leur irait, et puis ensuite, on avance, on trace, la frustration, les blocages, et là, on itère, pour créer un cadre, et une structure, qui correspond beaucoup mieux, et qui connecte réellement, à l'amour de l'écriture. Voilà. Écoutez, ça fait, plus de 30 minutes, déjà, que je parle, je vais, je vais m'arrêter là, parce que sinon, ça fait, too much, je peux y passer des heures. j'ai été ravi, de parler de ces thématiques, aujourd'hui, j'étais ravi, d'évoquer le sujet, de l'intelligence artificielle, et je conclurai, une dernière fois, sur ça, vous voyez, là, grâce à l'IA, j'ai pu philosopher, j'ai pu partager, des thématiques, qui me touchent, j'ai pu avoir, des idées, qui me paraissent pertinentes, et qui moi, nourriront, mon côté, mon côté auteur, et mon côté unique, et c'est cool, mais l'IA ne remplacera jamais, l'unicité que vous portez, en tant qu'autrice, et en tant qu'auteur, donc, osez tout simplement, embrasser cette unicité, oui, ça fait peur de se jeter dans le vide, mais le filet apparaît que quand on se jette, donc, osez écrire, allez, sur ce, je vous fais des bisous, et je vous dis à très vite.