Sans deadline pour terminer l'écriture de ton livre, la seule deadline c'est jamais
ClartéRythmeLe comment : la discipline, la régularité, le processus, la méthode, l'organisation, les outils.
SujetsCoaching & transmissionLa posture de coach, l'accompagnement Ose Écrire, le révélateur, les outils, ce que le podcast transmet et ce qu'il ne promet pas.
BlocagesDiscipline fragileDiscipline fragile & attente de la condition idéale. Une régularité installée puis perdue, attendre la motivation, l'inspiration ou la condition idéale, des plannings qui paralysent.ProcrastinationProcrastination & évitement. Remettre à demain, fuir dans les écrans ou l'administratif, fonctionner en tout ou rien, culpabiliser le soir.La vie qui dévore le tempsLa vie qui dévore le temps. « Pas le temps » : le travail, la famille, les sollicitations, dire oui à tout et ne pas prendre sa place pour soi.
Sans deadline, la seule deadline qui compte, c'est jamais.
CE QUE RACONTE CET ÉPISODE
Cette semaine, plusieurs personnes m'ont partagé la même inquiétude : se mettre une date pour finir son livre, ça met la pression, ça peut paralyser. Je comprends, j'ai eu la même.
Une deadline, c'est ce qui sépare un rêve d'un objectif. Un rêve, on le fera peut-être un jour, alors qu'un objectif, on a décidé de l'atteindre. Le jour où tu dis « le 31 décembre 2026, mon livre est terminé », tu ancres ton envie dans le réel. Ton cerveau n'aime pas les choses pas finies, alors il se met à remplir le trou, presque sans que tu t'en rendes compte.
Ensuite vient le deuxième temps, celui qu'on oublie. Une fois que la date a fait son travail, elle redevient un chiffre. Le petit pas de chaque jour fait le reste. Si tu sens que tu ne la tiendras pas, arrête-toi deux secondes et retourne-toi : regarde tout ce que tu as avancé depuis que cette date existe. C'est ça, la Clarté de Rythme : un cadre qui tient dans ta vie et tes impératifs, puis le lâcher-prise sur le cadre lui-même.
Je le vis en ce moment sur la réécriture de mon troisième tome. Aujourd'hui j'ai réécrit quatre ou cinq chapitres, j'aurais voulu en faire quinze. J'ai un travail, un podcast à enregistrer, des auteur·ice·s à accompagner. Ma date est posée, et elle ne me met plus de pression. Ce jour-là, tu sais que tu as travaillé les bons endroits.
Le reste de l'épisode passe par un discours de mariage, Voltaire qui boude, et une question tirée d'une série : qu'est-ce que t'as perdu ?
#OseEcrire #ecriture #writersofinstagram
LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE — CLIQUE UN SLIDE POUR L'AGRANDIR
Face B — le transcript
L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE
Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !
Tu cherches un passage précis ? La table d'écoute passe les transcripts de tous les épisodes au peigne fin.
Intro
Bienvenue dans ce nouvel épisode. On parle d'amour et de mariage, et de ce que ça nous apprend sur l'écriture. On parle aussi des choses qu'on perd et qui nous lancent dans l'écriture. Puis on fait une digression par Voltaire, les deadlines et la confidentialité. Toujours pour parler d'écriture. Vous l'avez compris, j'aime l'écriture, et je parle d'écriture. Je vous souhaite une très très bonne écoute. Moi c'est Sam, Ibéléon de Mon Implume. Je suis écrivain, coach ICF, et j'ai créé Ose Écrire, un accompagnement pour celles et ceux qui veulent enfin accomplir leur rêve d'écrire un livre. Ce podcast a la même intention. C'est ton rendez-vous inspiration, discipline et passage à l'action. Et si ça te parle, abonne-toi, mets 5 étoiles et partage autour de toi. Parce que plus il y a de gens qui osent, plus d'autres oseront à leur tour. Allez, c'est parti, et bonne écoute. Coucou les amis. Je suis trop heureux de vous retrouver aujourd'hui.
J'ai l'impression que ça fait une éternité. Vu que j'avais enregistré l'autre podcast un poil en avance, ça fait plus de 7 jours que j'ai pas parlé tout seul face à une caméra. Et bah ouais, je dois avouer que ça me manque en fait. J'aime bien parloter comme ça. Je suis extrêmement heureux de vous retrouver. J'ai plein de choses à vous partager. J'ai pris des notes pendant toute la semaine, de petites citations, de petits moments qui m'ont accroché l'esprit. Et où je me suis dit, ça va être intéressant pour vous, pour votre écriture, pour vos projets. Bref, tout simplement, ça va être intéressant. Et, comme d'habitude, comme les choses ne tombent jamais au hasard, vous me direz à la fin de l'épisode quelle phrase vous a le plus marqué et surtout, pour quelle raison vous aviez besoin de l'entendre exactement aujourd'hui.
Moi, de mon côté, je suis prêt pour parloter une heure. On verra. j'ai ma petite tisane de grand-père dans ma tasse coque. Toujours aussi délicieuse. J'ai Voltaire qui demande de l'amour à côté parce que je viens de commencer à parler à quelque chose d'autre, aka un appareil photo et que lui, du coup, se sent abandonné. Qu'est-ce qu'il est mignon, je vous jure. Il est adorable. Je suis parti au mariage, je vous en reparlerai pendant deux jours. Et quand je l'ai retrouvé, il était trop heureux. Moi aussi, j'étais trop heureux. Et bref, c'est une boule d'amour. Qu'est-ce que je voulais que je vous dise ? Je pense que les gens qui sont propriétaires de chiens et qui m'écoutent sauront de quoi je parle. Et d'ailleurs, c'est vrai que je ne l'ai pas fait depuis longtemps, mais vous voyez les parallèles que vous apprend votre toutou sur votre vie ? Moi, pour moi, c'est flagrant Voltaire. C'est une boule à trouver des astuces et des conseils pour les écrivains.
Voltaire qui boude : la pause d'écriture trop longue
Alors, peut-être que c'est parce que j'ai un esprit tortueux qui fait absolument seulement les liens qu'il veut et surtout avec l'écriture. Mais je trouve que c'est toujours très pertinent. On verra si il y en a certains qui me viennent là. Je peux d'ailleurs en faire un tout de suite avec le fait que Voltaire ait trouvé, enfin, un, deux, trois, pardon, que j'ai manqué à Voltaire. Ouh là là, cette phrase était compliquée, ça commence bien. deux minutes 42, déjà un béguement. Paf ! Écoutez, j'ai un premier parallèle qui me vient. Récemment, j'ai laissé Voltaire deux fois à mes parents. Une première fois en début juillet, je crois, un truc comme ça, en mi-juillet. Et là, j'étais parti quasiment deux semaines.
Là, je l'ai laissé trois jours. Et bah, quand je l'ai laissé pendant deux semaines, il m'a fait la gueule au début. C'est-à-dire qu'il boulait, il dormait même plus dans ma chambre. Ce petit traître, je l'avais laissé, le pauvre. Il était entre de bonnes mains, mais je peux comprendre qu'il se soit senti un petit peu lésé. Et moi, il me manquait trop, j'avais trop envie qu'il dorme toujours en bas de mon lit. Et ce petit, il allait dormir ailleurs. Par contre, là, trois jours, c'était la durée suffisante pour pas qu'il me fasse la tête. Et donc, tout allait bien, il est tout de suite venu dans mes bras et redormir au pied de mon lit. Et bah, c'est un parallèle merveilleux avec l'écriture et le rythme d'écriture qu'on a quand on est auteur, tout simplement, ou auteur en devenir, ou écrivain, ou écrivaine en devenir, en fonction de l'étiquette, qu'on a envie de se coller sur le front.
Je trouve que quand on marque une pause trop grande pour ce dont on a besoin, le texte réagit difficilement quand on y retourne. Et quand on fait une pause nécessaire, mais qu'on la cadre, et qu'on y retourne dans un délai qui est OK, et bah là, c'est de magnifiques retrouvailles. Alors, je suis volontairement très flou dans les délais. Pourquoi ? Parce que ça dépend de chacun. Vous commencez à me connaître, aucune méthode miracle n'existe, à part celle de se confronter à ses propres peurs et à ses propres émotions, etc. Et bah, il s'agit de réfléchir à notre rythme pour comprendre ce qu'on peut s'autoriser ou pas. Sachant que ce qu'on peut s'autoriser aujourd'hui n'est pas forcément ce qu'on peut s'autoriser demain ou après-demain. Ce que je veux dire par là, c'est que si vous avez compris que quand vous faites une pause de plus d'une semaine, ça devient compliqué de vous remettre dans votre roman, c'est pas dit que vous allez devoir écrire absolument sans jamais plus qu'une semaine de pause durant tout le reste de votre vie.
Voilà. Tous les rythmes sont itératifs, ce qui est important c'est la réalité du moment. Quoi. Voilà. Magnifique. Magnifique premier parallèle. Et donc évidemment, Voltaire, à un délai qui était trop grand pour lui, le retour était paf, confrontant. À un délai qui était parfait pour lui, le retour était en apothéose. Quoi. Voilà, voilà le parallèle très fort avec l'écriture. Et moi, pour vous donner une indication, franchement, plus d'une semaine pour moi, ça devient compliqué. En fait, c'est comme si j'accumulais mes idées dans ma tête et qu'en fait, au bout d'une semaine, c'est comme si mon réservoir à idées était plein et que je devais partir dans tous les sens et du coup, quand je dois m'y remettre, je suis obligé très fortement de faire le tri et ce tri-là me demande une énergie qui est exponentielle avec le temps qui passe. C'est-à-dire que deux jours correspondent à 30 milliards de plus d'énergie. Vous connaissez les maths et les exponentielles.
« Ta vraie deadline, c'est ta mort ? »
Le mariage et mes anciens collègues ingénieurs
En gros, c'est pas linéaire. Très beau premier parallèle pour ouvrir le podcast. Magnifique. Magnifique. Je vous parlais donc du mariage. Je vois le nombre de trucs que j'ai à vous partager. Je ne sais pas, je m'excuse d'avance, mais je suis sûr que vous aimez ça. Petite pause tisane de grand-père.
Magnifique. Je vous parlais donc du mariage. C'était un mariage magnifique. De toute manière, quel mariage n'est pas magnifique, j'ai envie de vous dire. On célèbre l'amour de deux personnes qui s'unissent pour la vie, pour le meilleur et pour le pire. Quelque part, il n'y a rien de mieux que ça. Il n'y a rien de mieux que de décider qu'on va faire l'entièreté du reste de sa vie avec quelqu'un en acceptant à la fois ses défauts et ses qualités tout en sachant qu'en fait, tous ses défauts s'effacent face à tout ce qu'est la personne et tout ce qu'elle représente. Tout en n'oubliant pas que c'est justement tous ses petits défauts qui font sa douce imperfection ou son imparfaite perfection comme vous voulez. Voilà. Donc c'était un moment magnifique. Il faisait beau, il faisait pas trop chaud.
C'était super bon. Il y avait des gens que j'avais pas vu depuis longtemps que j'ai revus. C'était trop cool. Voilà. Alors ça me fait rire parce que du coup, c'est plutôt mon ancien groupe d'ingénieurs. Et moi, j'ai fait un virage de vie tard Mario Kart. Tu vois, donc il y a quelques petites dissonances parfois dans les discours, tu vois, où c'est compliqué de leur expliquer ce que je fais au quotidien parce qu'en fait, ils manipulent pas du tout les mêmes choses, tu vois. Il y en a pas un qui est mieux que l'autre. Simplement, forcément, c'est plus compliqué de raconter et alors de raconter pour moi et surtout, surtout parce que moi, je peux parler, vous avez compris, je peux taper des tunnels d'une heure comme ça. Mais surtout pour eux, d'écouter sur quelque chose qui à la fois ne maîtrise pas et ne les intéresse peut-être pas, tu vois. Donc, enfin là, je fais des suppositions mais que vous avez compris.
Et donc, c'est marrant de voir cette dissonance parce qu'à la fois, ça témoigne aussi de à quel point les gens comptent pour toi, déjà, et aussi à quel point les chemins de vie sont différents et que malgré qu'ils soient différents, et bah, is okay, en fait, tu vois. Et ça atteste de l'avancée de chacun. Et je trouve ça, je trouve ça, vous me connaissez, je vais le répéter, je trouve ça magnifique. Je trouve ça magnifique que les gens qui nous entourent soient aussi comme des encres qui nous permettent de dire ah ouais, j'ai quand même avancé. Et c'est à la fois nous qui avançons et eux qui avancent parce que, et eux qui avancent, pardon, parce que chacun avance dans sa direction. Et quelque part, c'est ça la vie, tu vois.
Le discours du marié : être soi-même sans masque
Personne ne reste fixe et c'est trop cool, c'est trop cool. Mais, mais, mais, il y a quelque chose de particulier qui m'a marqué et je l'ai écrit.
Il y a toujours quelque chose qui me touche particulièrement dans les mariages. Je vous fais un teaser là comme si j'étais, j'étais une IA.
Il y a toujours, il y a toujours quelque chose qui me touche particulièrement pendant les mariages. C'est tout simplement les discours des mariés. Parce que, je ne sais pas, je trouve ça extrêmement touchant que quelqu'un soit capable de mettre des mots sur l'amour et l'attachement qu'il porte à quelqu'un. Parce que, encore une fois, ce sont des composantes infinies. Et, c'est difficile de parler de l'infini. Et quand les gens le font, à chaque fois, ça fait mouche. Et, certains, évidemment, touchent plus que d'autres. Pour quelle raison ? Parce que, ça résonne plus ou moins en nous. Et, je fais une grosse bise au marié s'il passe par là. Mais le sien m'a particulièrement touché. Parce qu'il a partagé quelque chose qui était extrêmement précieux et qui paraît extrêmement bête. Mais cette simple phrase, vous ne pouvez pas savoir comment elle m'a fait monter les larmes aux yeux, c'était tout simplement que la personne qui l'a épousée et qui est du coup sa femme, lui permet d'être lui-même sans masque.
Épouser son livre avec honnêteté
Eh bien, écoutez, ça, je trouve que c'est magnifique. Il l'a dit avec des mots d'une simplicité qui était tellement touchante et ça a touché tellement juste. C'est comment on peut ne pas avoir envie d'écrire l'amour après, tu vois ? Comment on peut ne pas avoir envie de le vivre soi-même ? Comment on peut ne pas s'imaginer écrire 15 discours de mariage ? J'ai l'impression que je pourrais avoir une vie parallèle où mon métier serait d'écrire des discours de mariage et en même temps et en même temps et en même temps la beauté d'un discours de mariage vient dans les mots qu'on choisit nous-mêmes et c'est exactement pareil qu'un texte. Voyez votre livre parce qu'on arrive au parallèle, évidemment. Alors, je pourrais parler de la matière qui est voir un mariage quand on veut écrire une romance, par exemple, mais c'est au-delà de ça. Voyez votre livre comme la personne que vous allez épouser quelque part.
Embrassez-la avec ses défauts et surtout, embrassez-la en étant vous-même sans porter de masque parce que c'est comme ça que c'est véritable et c'est comme ça qu'il faut écrire un livre. Là, j'ai utilisé un il faut, je sais, c'est pas bien, donc je vais changer ma formulation. À mon sens, c'est comme ça qu'on doit avoir envie d'écrire un livre. C'est comme ça qu'on arrive au bout avec cette envie véritable de quelque chose qui va au-delà du simple acte d'écrire un livre. Ça va au-delà de nous, à la fois parce que les gens le lisent après, à la fois parce que c'est un accomplissement personnel, à la fois parce que c'est une guérison, un hommage, un héritage. mais tout ça, ça se fait dans l'honnêteté avec laquelle on traite son texte. L'honnêteté des mots qu'on choisit, l'honnêteté d'y passer du temps, celui qu'on s'octroie, toujours en responsabilité, sans tirer un trait sur sa vie et ses impératifs.
Il ne s'agit pas de plus dormir. Il s'agit de ça, tout simplement. Il s'agit de regarder avec honnêteté le rêve qu'on a envie d'atteindre et d'agir en congruence.
Et voir l'écriture d'un livre comme la déclaration ultime d'amour au texte qu'on porte, je ne sais pas, je trouve que ça le sacralise un peu et j'aime bien le délire. Moi, ça me donne envie d'y aller encore plus à fond. Alors, on pourrait me dire oui, mais ça met encore plus de pression. Mais pas du tout. Pas du tout. Parce que quand on... C'est un peu contre-intuitif. Mais quand on s'autorise la pleine honnêteté, les choses deviennent plus faciles. Intellectuellement, avant de se confronter à nos peurs, à nos blocages, on a l'impression que c'est plus dur. Mais en vérité, une fois qu'on les affronte, ces peurs, ces blocages, ça devient beaucoup plus facile. Tout devient plus facile. Voilà. Alors, ça ne veut pas dire que c'est agréable sur le moment d'aller se confronter à son ombre, ces blocages, les marécages dans lesquels on marche, les sables mouvants dans lesquels nos pieds sont pris. Mais je peux vous jurer plus folle et surtout hyper libératrice.
Voilà. Voilà ce que m'a fait ressentir ce discours du mari. Hyper touchant. Je lui ai dit peut-être trois fois dans la soirée. Je ne sais pas s'il s'en souvient parce qu'il a bien fêté son mariage. Mais je lui ai répété après le lendemain et je lui ai envoyé un message pour lui dire. Donc, magnifique. Et voilà. Vous voyez, j'ai écrit dans mes notes « Je ne remercierai jamais assez les gens amoureux d'expliquer pourquoi ils sont amoureux dans des magnifiques discours. » Voilà. Et surtout, c'est là que tu vois que rien ni personne d'autre ne peut le faire. Voilà. Donc, en fait, mon métier alternatif d'écrivain de discours de mariage, je le garde pour ma romance. Les vrais gens, ils ont tout ce qu'il faut au fond des tripes. Et en fait, c'est exactement quelque part à la posture de coach que j'adresse avec « Ose Écrire ». Tiens, je pourrais faire un « Ose Écrire »
version mariage. Genre, tu veux écrire ton discours de mariage ? Je suis là, bébé. Il n'y a pas de problème. Ah là là, c'est trop drôle en vrai. Mais c'était magnifique, vraiment premier degré. Et j'aime trop cette idée que...
Je ne sais pas, il y a quelque chose de tellement touchant de simplement reconnaître que c'est en étant soi-même et parce qu'on ne porte pas de masque que tout se passe bien.
La seule question : de quoi j'ai besoin aujourd'hui pour écrire ?
Je trouve ça d'une simplicité extrême parce que ça désacralise pour le coup. Je parlais que le voir comme l'amour de sa vie quelque part, le livre. Alors c'est vrai à un instant T parce qu'après on en écrit d'autres. Ça le sacralisait un peu. Bref, je ferme la parenthèse. Mais le plus important que je voulais vous partager ici, c'est que finalement, voir l'écriture d'un livre comme étant la succession de ok, je vais juste faire preuve d'honnêteté, je vais juste avoir le courage d'oser traverser mes peurs, ça désacralise énormément le chemin à parcourir parce qu'en fait, il n'y a plus rien d'autre qui compte que le seul blocage que vous avez aujourd'hui. Et c'est pour ça que je répète en permanence la seule question peut-être à laquelle vous devez répondre aujourd'hui, c'est de quoi j'ai besoin aujourd'hui pour écrire ? Qu'est-ce qui me manque aujourd'hui pour écrire ? Alors, il peut y avoir plein de niveaux de réponses différents et si vous voyez que ça devient énorme, si vous voyez que vous n'arrivez pas à répondre à la question, venez me voir, allez regarder l'atelier Ose Écrire, kiffez, et venez me voir ensuite.
C'est exactement de ça que je parle avec les auteurs que j'accompagne. Ce n'est pas pour rien que je partage énormément de valeurs gratuites sur mon site parce que ma plus-value ne se situe pas du tout là, elle se situe dans la manipulation des ombres des gens et pas manipulation au terme petite marionnette dansée, non, au sens être capable de d'accueillir ces ombres et d'en faire véritablement des forces lorsque les gens osent les traverser. Voilà.
Et je trouve ça extrêmement désacralisant, ça désacralise énormément le processus de se dire en fait, il n'y a qu'une seule chose qui compte là aujourd'hui, c'est de m'occuper de la barrière que j'ai devant moi aujourd'hui. C'est pour ça que je répète à qui veut l'entendre, évidemment, ou même pas en fait, enfin si, c'est l'expression, c'est pour ça que je répète à qui veut l'entendre que se poser la question de l'édition alors qu'on n'a pas écrit une ligne, ça ne sert à rien. Voilà. Se poser la question de la correction quand on n'a pas écrit une ligne, ça ne sert à rien. Voilà. Se poser la question de la méthode avec laquelle on va faire rentrer tous les carrés dans les ronds, ça ne sert à rien si la clarté initiale du projet n'est pas posée. Etc. Et en fait, quand vous remontez cette chaîne, vous vous rendrez toujours compte que le vrai point bloquant, c'est aujourd'hui.
Ok, qu'est-ce que je ne m'autorise pas aujourd'hui ? Voilà ce sur quoi on travaille. C'est pour ça qu'en coaching, on fait toujours en sorte que l'objectif soit en séance. parce que ce qui est intéressant, c'est que la personne reparte avec quelque chose de débloqué, avec une action qu'elle peut mettre en place. Si on parle de la pluie ou du beau temps ou si on parle de l'édition alors que la première ligne n'est pas écrite, en fait, c'est comme si on pissait dans un violon. vous m'excuserez l'expression. Je pourrais aller, ne m'obligez pas, attention, attention, ne m'obligez pas à aller chercher mon livre des expressions mondiales pour trouver des synonymes à pisser dans un violon. J'ai tellement envie de le faire maintenant, mais si je fais ça, là on est parti pour 4 heures. Je ferai ça plus tard. Bref, vous m'avez compris. C'est marrant, ça me fait penser, quand on allait en Corse, là, on avait un ami qui, quand il sous-entendait quelque chose mais qui ne racontait pas vraiment la fin de l'histoire, vous voyez, exactement quand je fais vous m'avez compris et lui il faisait tu m'as compris, hop, il faisait un petit mouvement de clé qui ferme comme ça et tu m'as compris, clac, j'adorais, j'adore.
Tu vois, c'est pareil, la subtilité de faire passer un message en quelques mots, pas besoin de grand discours, pas besoin de beaucoup d'explications, pas besoin de parler pendant une heure devant une caméra, clin d'œil, clin d'œil, simplement, tu m'as compris, j'adore, j'adore. Voilà, en résumé, vive l'amour, soyez honnête avec votre texte, osez regarder les peurs que vous avez à traverser et vous verrez que le seul enjeu que vous avez aujourd'hui, c'est la première barrière qui vous empêche d'écrire. Donc, ce que vous ne vous autorisez pas ou ce dont vous pensez avoir besoin, etc., etc.
The Shards, Ingrid en bêta-lecture et l'art abstrait
Venez me voir, j'en parle avec vous, avec grand plaisir. Cela étant dit, cela étant dit, je voulais vous parler d'une phrase, alors, est-ce que, ouais, si je vais la raconter comme ça, j'ai commencé à regarder une série que je ne suis pas sûr de comprendre, elle est extrêmement particulière, c'est The Shards sur Disney+, alors, je l'ai lancée par pur hasard et, je n'ai toujours pas vraiment compris ce qu'elle voulait raconter ou où elle m'emmenait. Elle m'emmène, je la regarde, c'est-à-dire que je ne comprends pas grand-chose, alors, évidemment, je comprends les actions qui se passent, mais je ne vois pas où les gens veulent m'emmener, là. Et donc, ça m'intrigue encore plus, je suis un peu bizarre, c'est pour ça que je suis un bon beta-lecteur, parce que je suis très ouvert d'esprit, voilà. Et d'ailleurs, c'est marrant, je vous fais une petite parenthèse dans la parenthèse The Shard, il y a Ingrid qui a écrit, là, son nouveau roman, Ingrid de J'écris un roman sur Instagram, vous pouvez aller la voir, vous pouvez aussi écouter les épisodes qu'on a enregistrés ensemble, de mémoire, on en a fait deux chez elle et trois chez moi.
D'ailleurs, ça veut dire qu'il faut que je retourne chez elle pour en enregistrer un. Petit clin d'œil. Bref, Ingrid a fini l'écriture de son nouveau roman. Il est passé en beta-lecture. Elle a des avis divergents. Et divergents un peu sur les deux spectres, tu vois. Et donc, elle s'est dit, ça serait pas bête de demander un avis qui puisse trancher. Voilà. C'est-à-dire, quand t'as deux votes à gauche, deux votes à droite, t'en prends un cinquième pour voir s'il va à droite ou à gauche. Et t'espères que le mec se met pas au centre.
Pardon, j'avais en fait un cheveu dans l'œil. Et donc, elle me dit, j'aimerais bien que tu bétalises. Moi, évidemment, je me dis, allez, c'est parti. Et après, elle me dit, le problème, c'est que probablement que toi, tu vas aimer parce que c'est un peu expérimental et je sais que t'es ouvert d'esprit. C'est très vrai. Mais, il y a une nuance importante. C'est que, au regard des intentions qu'elle a avec ce roman, je serais tout à fait capable de mettre mon ouverture d'esprit de côté pour coller exactement à ce qu'elle vise avec ce texte. Voilà. Mais ça m'a fait sourire et ça m'a rappelé ce truc. C'est qu'en fait, effectivement, moi, j'adore les trucs expérimentaux, les trucs bizarres. Je ne sais pas, je trouve ça marrant. Je me dis toujours, OK, qu'est-ce que le mec a essayé de me montrer ? C'est quoi le message au fond ? Pourquoi il a passé autant de temps à créer un truc aussi bizarre ou aussi simple ?
Vous voyez, l'art abstrait, je le range un peu dans cette catégorie. Je le regardais un peu avec un œil moqueur avant, mais en fait, maintenant, je suis presque défenseur de l'art abstrait. L'art vraiment où tu te dis, moi aussi, j'aurais pu faire pareil. Bah ouais, mais on ne l'a pas fait. Et lui, il l'a fait, il est exposé. Bon, ça en dit aussi très long, forcément, sur comment fonctionne l'art, etc. Bref, ce n'est pas le débat. Tout simplement que je trouve ça marrant. Et petite anecdote, vous notez, deuxième anecdote dans la parenthèse, je charde.
Petite anecdote, je suis allé une fois au Guggenheim, à Bilbao, à l'époque où il y avait, je ne sais pas si c'est encore le cas, mais à l'époque où il y avait une exposition faite par un gars qui s'appelle Tapies. Ce gars avait notamment fait une sculpture dont je me rappelle encore plus d'une dizaine d'années après. Vous imaginez, il y a des vrais tableaux d'art que j'ai vus au Louvre dont je n'ai pas un souvenir. Mais par contre, la pile d'assiettes sales de Tapies, au Guggenheim de Bilbao, je m'en rappelle comme si c'était hier. Ça m'avait marqué parce que je me suis dit mais bordel de cul, pourquoi ils ont choisi de mettre ça ? Et en même temps, s'ils ont choisi de le mettre, c'est qu'il y a une raison. Et je ne me rappelle plus parce qu'à l'époque, pas trop connecté, je n'avais ni lu la petite fiche qu'il y avait à côté, ni écouté ce que le guide audio pouvait me raconter.
Et ni était curieux et posait la question aux gens du musée. mais je l'ai toujours gardé en tête parce que je me suis dit putain mais... Et je pense que des années après, une des raisons rétrospectives pour laquelle ça m'a marqué, c'est parce qu'en fait quand tu vois une oeuvre comme ça, et franchement, en fait peut-être que moi aussi je peux le faire. Je ne dis pas que c'est facile de faire ce qu'il a fait.
Il ne l'a fait pas moi à partir de là. Voilà. Mais franchement, je peux y penser ça aussi. Donc go en fait. Pourquoi je m'interdirais quoi que ce soit ? Voilà. Et donc, maintenant, je suis encore plus fan de ces arts abstraits. Alors dans la limite du raisonnable, évidemment, mais j'aime bien. J'aime bien. C'est pour ça par exemple que la musique de Mister Oiseau ou les films de Quentin Dupieux, je trouve ça toujours un peu rigolo parce que je me dis toujours ouais, où est-ce qu'il m'emmène ? Et ça, j'aime bien. J'aime bien. J'ai un petit côté de moi qui aime bien. Bref, tout ça pour dire que, je ferme cette parenthèse, The Shard, je ne sais pas trop. J'aime bien la petite DA à l'ancienne rétro à Los Angeles, tout ça, ok, fine, c'est très cool.
Mais il y a surtout une phrase que dit un des personnages parce qu'il y en a un qui veut être réalisateur, en gros, si j'ai bien compris.
« Qu'est-ce que t'as perdu ? »
Et il y en a un autre qui lui dit « Tous les grands films parlent de quelque chose qu'on a perdu ». Et donc, il lui dit « Toi, qu'est-ce que t'as perdu ? » Et cette phrase m'a marqué et vous voyez, je n'y ai pas beaucoup réfléchi et je ne sais toujours pas quoi en penser.
J'ai du coup réfléchi à moi, qu'est-ce que j'avais perdu qui m'a donné envie d'écrire mes livres. et je n'ai pas encore réussi totalement à trouver. Et en même temps, j'ai des éléments de réponse. Tu vois, je pourrais penser par exemple, vous me direz ce que vous en pensez en commentaire, mais je pourrais penser par exemple au fait d'avoir eu cette sensation de perdre ma créativité durant mes années d'école d'ingénieur et donc d'être allé me mettre à écrire comme une revanche sur ça en disant tu vois, je ne l'ai pas perdu et donc ce sentiment d'avoir perdu m'a mis en action. C'est vrai aussi tout simplement avec ma séparation de ma toute première vraie petite amie, tu sais, celle dont tu es amoureux la première fois.
Je me rappelle que ça m'avait fait un électrochoc. Je m'étais dit bon vas-y maintenant on va se mettre à faire des trucs, tu vois. Alors évidemment c'est le moment où à l'époque je ne faisais plus que de la calisthénie dans mon jardin. Bon bah je suis retourné à la salle de sport, tu vois. Et puis je me suis remis à écrire beaucoup plus sérieusement. J'avais recommencé avant qu'on se sépare mais je l'assumais moins. Là le fait, cette séparation, cette perte du premier amour, bah tu vois, paf, ça m'a remis en action. Alors même que je ne parlais pas d'amour en soi, tu vois. Je n'ai pas écrit un livre sur une séparation et en même temps je ne dis pas grand chose de plus mais en pensant à ce que j'ai écrit là sur la fin du troisième tome, peut-être des petits liens quand même. Mais bon, c'est rigolo. C'est rigolo. Ah, la lumière derrière vient de s'éteindre.
Ah bah oui, forcément, elle n'avait plus de batterie. Bon, vous m'excuserez. Hop, petite pause. Hop, petite coupure pub, non pas du tout. C'était ma lumière de derrière qui s'est déconnectée et donc, elle s'est éteinte parce qu'elle n'avait plus de batterie. Voilà, me revoilà donc avec cette phrase de The Shard, tous les grands films parlent de quelque chose qu'on a perdu et ça faisait écho. Donc, j'ai dit à la fois cette sensation de perte de la créativité, à la fois cette perte du premier amour et probablement maintenant que tu vois, il y a aussi cette perte de ma seule identité qui était celle d'ingénieur pour développer celle du coach, celle de l'écrivain. Et effectivement, je trouve ça intéressant. Je pense que c'est peut-être plus que le résultat final, le processus. Bon, vous me direz, quand le processus est influencé, forcément, le résultat final l'est. Pardon d'avoir tapé sur le micro. Mais, effectivement, je pense que tout ce qu'on a perdu et donc tout ce qui est un choc, parce qu'en fait, c'est ça, la vérité derrière tout ça, c'est que là, on parle de perte et en vérité, c'est tout ce qui est un choc émotionnel, une phase importante de notre vie, que ça soit joie, tristesse, peur, colère, est en fait quelque chose qui nourrit profondément à la fois la créativité, le processus créatif, l'envie, la motivation, l'importance.
Le coût de l'inaction
J'ai beaucoup de gens qui viennent me voir et qui, par exemple, ont eu un décès ou une rupture, forcément, parce que c'est quelque chose qui te fait un électrochoc et qui te met face à... ça te fait comme un bilan brutal, en fait. Et à ce moment-là, tout ce que tu avais caché sous le tapis, tu ne peux plus le cacher et donc le miroir du déni est brisé et là, quelque part, tu reçois très fort dans la tête le coût de l'inaction. Et donc, ça te pousse à l'action parce que tu te dis en fait, là, ça fait trop longtemps que je paye ce coût de l'inaction, je n'ai plus envie de ne plus le payer. Enfin, oui, j'ai envie d'arrêter de le payer plutôt. Voilà. Donc, magnifique phrase qui m'a fortement marqué dans cette série Parfaitement Bizarre.
Ça me fait penser en suivant, là, je parlais de coût de l'inaction, ça fait la bonne transition avec ce point-là. Parce que le coût de l'inaction, donc, c'est typiquement, si je devais le réexpliquer rapidement, on imagine, je vais prendre l'exemple, quelqu'un voudrait travailler avec moi. Évidemment, évidemment, je ne fais pas du pro bono. Ça paraît logique, mais c'est bien de le rappeler.
Donc, tu pourrais te dire que travailler avec moi, c'est seulement un coût, c'est-à-dire, ça coûte de l'argent. Ok, c'est vrai, mais ne pas travailler avec moi, ça a aussi un coût, alors qu'il ne se mesure pas en argent, évidemment, mais ça a aussi un coût. Et le coût, c'est par exemple, ton livre qui n'est pas écrit. Et attention, entendez-moi bien, je ne dis pas, ici, qu'il est obligatoire de travailler avec moi pour écrire un livre. Sinon, vous vous doutez bien que tous ceux qui sont derrière moi n'existeraient pas. Ça paraît logique de le rappeler. C'est pas du tout ça que je dis.
Je dis ça seulement dans certaines circonstances. c'est-à-dire quelqu'un qui viendrait me voir en disant ça fait des années que j'ai envie d'écrire mon livre. J'ai essayé ci, j'ai essayé ça, mais toujours la même chose, j'abandonne. Et tous les 31 janvier, je reviens à cette envie d'écrire un livre et à ce constat que l'année d'avant je m'étais fait la même promesse et que je ne l'ai toujours pas tenu. Ok. Quelqu'un qui arrive, qui m'explique ça et qui me dit en admettant qu'il est les finances, attention, parce que c'est aussi un argument dont il faut prendre en compte, il ne s'agit pas de se placer dans une sécurité financière douteuse ou de vendre un rein pour travailler avec moi. Encore une fois, on met des disclaimers mais c'est important de le rappeler. Et bien quelqu'un qui arrive en me disant voilà, ça fait des années que j'ai essayé d'écrire mon livre, j'ai essayé plein de choses, j'ai fait ci, j'ai fait ça, toujours le même résultat et ma promesse n'est pas tenue et mon livre n'est pas écrit et qui à la fin me dira non mais en fait je n'ai pas envie de travailler avec toi même si ça me correspond à 100%, là je me sentirai obligé de lui rappeler ok, donc le coût que tu préfères payer c'est le coût de l'inaction.
Voilà, et ça, oui, j'entends que ça ne fait pas plaisir et je l'ai entendu moi-même, par exemple, j'ai été accompagné dans le processus de création de mon business et je me rappelle très bien de ce moment où la personne qui m'a accompagné à qui je fais un gros big up d'ailleurs, m'a mis en face de ce coût de l'inaction et vous ne pouvez pas savoir comment je l'ai détesté. Évidemment, ça ne fait pas plaisir de se rendre compte qu'il y a un coût qu'on paye et qu'on ne voyait pas.
Et évidemment, encore une fois, il l'a partagé parce qu'il voyait en moi quelqu'un qui pouvait aider, il voyait en moi quelqu'un qui avait des problématiques qu'il pouvait régler et il voyait en moi quelqu'un qui était capable d'avoir le courage d'entendre ce qu'il avait à me dire. C'est pour ça que là, je vous fais ce partage-là. Attention, ne le prenez pas personnellement, je le dis de manière générale et surtout dans un contexte très précis, quelqu'un qui viendrait me voir, qui est à la recherche d'une aide, quelqu'un, ça fait plusieurs fois que les mêmes résultats amènent les mêmes actions, effectivement, à un moment, il y a quelque chose qui doit changer, et quelqu'un qui, évidemment, est dans une santé financière qui est isoqué pour lui. Voilà.
Tous ces disclaimers, là, c'est bien beau, mais c'est vrai qu'en fait, il s'agirait peut-être de mettre plus les pieds dans le plat, voilà, ce coup de l'inaction, il existe et il est parfois douloureux à regarder. Voilà.
Écrire son épitaphe
Et quelque part, voilà, tu vois, même moi, le fait de le dire, je repense, tu vois, en fait, comment une indication pour voir, c'est généralement les trucs qu'on sait qu'on doit faire mais qu'on ne fait pas. Vous voyez, c'est la phrase, là, il y a deux épisodes ou trois épisodes ou quatre peut-être où je disais si tu réfléchis à des raisons de ne pas le faire, c'est que tu devrais le faire. C'est exactement ça. Là, généralement, on touche à quelque chose. Et donc, le coup de l'inaction, ça peut être le fait de ne pas finir son livre, le fait de ne pas accomplir ce rêve, le fait de ne pas réaliser cette transformation personnelle et donc tout ce qui s'ensuit. Et après, tu peux tirer le fil loin. Et ça, d'ailleurs, c'est un exercice qui fonctionne très bien. C'est un exercice qui fonctionne très bien pour se connecter à l'importance de notre rêve.
Exercice classique, écrire son épitaphe. Je le répète à chaque fois, mais c'est une anecdote qui me fait trop rire, donc j'aime bien la répéter. Mais moi, en 2023, c'est un des exercices aléatoires du bouquin que m'avait offert ma sœur qui m'oblige à me poser cette question. Et là, quand tu es obligé d'écrire « été ingénieur et n'aimais pas ce métier », alors là, le coup de l'inaction, mon pote, tu le prends pleine barre et ça ne fait pas plaisir. Donc ça, c'est un très bon exercice. Voilà. Ou tout simplement, dans un an, où est-ce que j'ai envie d'être ? Et au regard de où est-ce que j'ai envie d'être dans un an, qu'est-ce que j'ai envie de faire aujourd'hui ? Et question pour se dissocier du processus, si mon meilleur ami me disait qu'il voulait être là-bas dans un an, qu'est-ce que je lui conseillerais de faire aujourd'hui ? Autre exercice, quelqu'un qui voudrait voudrait être là où j'ai envie d'être dans un an, quelle décision il prendrait aujourd'hui ?
Tout ça, ce sont des petits exercices qui permettent de faire un recadrage sur le processus de décision interne qu'on tient aujourd'hui. et ça aide énormément pour aller dans des endroits qui parfois nous font peur et là encore, on retombe sur quelque chose que j'ai déjà partagé, mais c'est la peur, le fameux cerveau qui a son fusil à peine et qui nous tire dessus et ouais, c'est plus le temps passe, plus il nous tire dessus, plus ça fait mal et plus on a l'impression qu'eux, et en fait, il s'agissait d'écouter son instinct qui nous disait d'aller traverser ce nuage de peur. Pour le ramener beaucoup plus terre à terre à l'écriture, alors évidemment, tout ce que j'ai partagé c'est valable quand on a envie de rentrer dans un processus d'être accompagné avec moi ou quelqu'un d'autre, c'est aussi valable avec le fait de s'autoriser à écrire des choses qu'on a l'impression qu'on ne doit pas écrire.
Écoutez, voilà, quelqu'un qui a envie d'écrire le livre qui porte les intentions qui portent votre livre, quelle décision il prendrait aujourd'hui ? Qu'est-ce qu'il écrirait aujourd'hui ? Si votre meilleur ami vous disait je ne sais pas si je devrais écrire ça, j'ai peut-être peur que mon ex se reconnaisse. Qu'est-ce que vous lui diriez ? Mais t'avis que vous commenceriez par lui dire t'es sûr que ton ex va lire ton livre ? Parce que là, il n'est pas écrit encore, juste comme ça. Voilà. Je le dis avec un grand sourire parce que c'est évidemment des questions que je me suis moi-même posées. Voilà.
La deadline, entre rêve et objectif
Bref, ce coup de l'inaction, il est terrible et il amène au point que je voulais vous partager qui était la notion de deadline. Parce qu'évidemment, ce coup de l'inaction prend corps dans la réalité quand on y appose des dates. C'est-à-dire que tant que on reste sur des ça fait des mois, des années, des peut-être, des toujours, des demain, des machins, des trucs, en fait, on reste sur des dates floues. Et alors, le flou, c'est très bien pour entretenir le fait qu'on ne paye pas ce coût de l'inaction. On le paye quand même, mais on ne le voit pas, en gros. Et quand on vient mettre des deadlines, quand on vient mettre des dates, et bien là, on passe dans une mécanique consciente et on remarque, on est capable de calculer ce que ça nous coûte. Tu vois ? Et donc, je voulais revenir sur cette notion de deadline. Parce que j'ai eu plusieurs échanges cette semaine, alors, des échanges tout à fait, voilà, des inquiétudes tout à fait légitimes sur le fait de se mettre une deadline.
Notamment parce que ça peut mettre la pression ou parce que ça peut coincer ou paralyser. beaucoup de précisions à apporter. La première, une deadline n'est que la différence entre un rêve et un objectif. Un rêve, c'est un truc qu'on fera peut-être un jour. Un objectif, c'est quelque chose qu'on a décidé, qu'on avait profondément envie d'atteindre. En mettant une date, on passe du rêve à l'objectif et on ancre cet objectif dans la réalité physique. Quand je dis j'ai envie que mon livre soit terminé cette année, j'ancre dans ma tête que le 31 décembre 2026, mon livre sera terminé. En faisant ça, ça provoque inconsciemment quelque chose de très fort, c'est que le cerveau sait qu'il a quelque chose à finir et le cerveau n'aime pas les choses pas finies, il n'aime pas les trous alors il remplit. Et en ayant cette deadline en tête, naturellement, sans que vous ne faisiez quasiment rien, vous allez vous mettre à être plus efficace.
Ça paraît très bizarre dit comme ça, mais c'est vrai. Alors évidemment, ce n'est pas tout à fait aussi simple, mais ça peut déjà aider, je vous conseille de le faire.
Pourquoi je dis que ce n'est pas tout à fait aussi simple ? Parce qu'après, il y a plein de ramifications, évidemment, tu vois, quand on creuse, on peut se rendre compte que cet enjeu de deadline, il fait ressortir plein de choses. Bref, parenthèse mise à part.
Donc ça, c'est la première vérité. C'est-à-dire que sans deadline, la seule deadline qui compte, c'est jamais. Et donc, jamais, c'est jamais. Je n'ai pas besoin de faire un dessin. Quand je n'écrirai jamais mon livre, ça veut dire qu'à la fin de ma vie, je n'aurai jamais écrit mon livre. En mettant une deadline, tout devient réel, tout s'ancre dans la réalité et tout avance.
Alors, l'effet induit, c'est que, effectivement, ça pourrait créer une sorte de pression. Alors déjà, c'est toujours pour ça qu'en coaching, on va notamment toujours aller chercher des objectifs qui sont même plus que smart, mais qui sont smart et cac. On rajoute des lettres. Alors comme ça, Pelle-Melle, il y a notamment celle du contrôle, c'est-à-dire ce qui est sous ton contrôle. Si tu as envie d'atteindre l'objectif d'être envoyé sur la Lune, ça ne dépend pas tout à fait que de ton contrôle. Voilà. Parce qu'il faudrait qu'il y ait des voyages spatiaux pour les non-astronautes ou alors il faudrait que tu passes un diplôme d'astronaute. Je ne sais pas comment ça se passe, mais tu m'as compris.
Voilà, spécifique, mesurable, avec un enjeu important, avec une temporalité définie, avec des attentes précises, qu'est-ce qu'il y a d'autre ? Le contrôle et après des trucs plus coaching que je vous épargne ici.
C'est pour ça que c'est important parce que l'objectif doit être ancré dans la réalité. Quelqu'un qui vient me voir demain en disant je suis avec trois enfants, j'ai un travail, j'ai envie de finir mon livre dans trois mois. Bon, je le regarde avec des grands yeux et je lui dis trois mois ? Voilà.
Blague à part, évidemment, je l'inviterai à se réancrer dans sa réalité et se réancrer dans les objectifs avec le temps libre qu'il a de disponible vis-à-vis de ses impératifs, toujours. une fois qu'on a cette deadline qui est évidemment représentative de la projection qu'on se fait, du rythme qu'on pourrait avoir. Je ne vous le répète pas, j'en ai parlé un peu au début, le rythme éitératif, tout ça, tout ça, ok. Et bien, la deadline n'est plus qu'un chiffre. Voilà, elle nous a servi à ancrer le processus dans la réalité, mais la deadline à la fin, ce n'est plus qu'un chiffre. Que vous l'atteignez avant ou après, et bien, ça ne change pas grand-chose. L'objectif, c'est que tous les jours, vous fassiez un petit pas vers cet objectif, justement. Voilà.
Parce que c'est ça qui va vous faire atteindre la deadline. Alors, à la fin, quand vous avez la sensation que votre deadline, vous n'allez pas la respecter, et bien, ce n'est pas grave. Arrêtez-vous deux secondes et prenez le temps de vous retourner pour voir tout ce que vous avez vécu depuis le début du process. Voyez tous les progrès que vous avez faits. Voyez tous les avancements que vous avez faits parce que vous avez mis une deadline.
Lâcher prise sur la deadline
Et donc, la deadline a quelque part deux étapes. La première, où on la fixe et où elle est extrêmement importante. Et la deuxième, où on lâche prise sur cette deadline parce qu'on se rend compte que ce qui est important, c'est le chemin qu'on parcourt.
Et ouais. j'aime beaucoup cette vision de la deadline parce que, encore une fois, je la trouve très saine pour un quotidien. Parce qu'elle permet de se responsabiliser, de prendre au sérieux ses rêves et donc ses objectifs, mais aussi sa vie et ses impératifs. Et elle nous permet de travailler sur le lâcher prise. Et le lâcher prise est évidemment au centre de beaucoup de transformation.
Et je suis assez impressionné, toujours, et j'apprécie énormément entendre, au bout de quelques mois, certains qui lâchent totalement prise en disant en fait, là, c'est bon. La deadline, je la vois, elle me permet d'ancrer mon objectif dans la réalité, mais elle ne me met plus de pression. Là, c'est magnifique. Là, tu sais que t'es sur le bon chemin et tu sais que t'as travaillé les bons endroits. Et quelque part, tant qu'il n'y a pas totalement ce lâcher prise sur la deadline, ça veut dire qu'il reste quelques frustrations à aller travailler et à aller creuser. Voilà. Je le remarque à titre personnel, je vais parler de moi surtout là, je le remarque à titre personnel parce que je sais qu'écrire un livre prend du temps et j'aimerais bien, évidemment, tu vois, épiquement, aujourd'hui, je suis en réécriture de mon troisième livre. J'ai réécrit quatre ou cinq chapitres aujourd'hui. Évidemment, j'aimerais en réécrire quinze ou vingt. Comme ça, je terminerais ma réécriture plus vite.
Ingrid aurait le livre en bêta lecture plus vite. Margot pourrait corriger. Bref, tu vois, tout irait plus vite. Mais la vérité, c'est que j'ai des impératifs, j'ai un travail, j'ai envie d'avancer sur le coaching, j'ai envie d'enregistrer le podcast.
Et donc, tout ça m'apaise parce que j'ai un vrai lâcher prise sur la deadline et surtout, j'ai un vrai trust de process, tu vois.
Je me fais confiance. Voilà. Et cette confiance-là, je ne l'ai pas décrétée en claquant des doigts. Évidemment, c'est quelque chose d'itératif comme le rythme. Petit pas après petit pas, les rêves se font la courte échelle, tout ça, tout ça. Voilà.
Ah, ça fait du bien de parler de ces notions de deadline. Parce que les deadlines, c'est bien d'en mettre et c'est bien aussi de leur botter les fesses après. C'est très paradoxal, d'ailleurs, mais tout est paradoxe. C'est encore une fois comme cette notion d'infini. D'ailleurs, on retrouve la notion d'infini dans la deadline. Quand on n'en met pas, on est dans une logique d'infini. C'est hyper dur de mettre le mot fin sur quelque chose qui n'est pas fini. Et ouais.
Et... parce que, effectivement, effet induit, vous voyez là, le parallèle avec l'infini me fait tilt dans la tête, le fait de mettre une deadline vous permettra aussi beaucoup plus facilement d'écouter votre instinct quand il vous criera que c'est bon. Et qui vous dira, là, ton texte, BG, il est OK. t'as plus besoin d'aller le retravailler. La deadline permet ça. Elle permet de mettre l'ancrage dans la réalité qui permet à notre instinct de se réveiller et de dire, bon, elle a le cerveau qui est en train de m'enfler avec son perfectionnisme à deux balles. Hop, non, fais-moi confiance, on fonce, là, c'est la bonne. Voilà.
Dire les choses positives
Et c'est, vous l'avez deviné, absolument magnifique. Dernier point, non, pas dernier point, avant-dernier point. Il y a un autre, alors malheureusement, je ne me rappelle plus de quel contenu ça vient.
Et en fait, c'est un contenu que j'ai vu, je ne sais même plus où, est-ce que c'était sur YouTube, Insta, TikTok, je ne sais plus, dans un de mes doomscrolling des enfers perdus un soir, avant de dormir.
La pensée qui m'est venue après, c'était, c'est important de dire les choses positives. ça paraît très con, mais quand vous avez eu une discussion avec un ami et qu'elle vous avait fait du bien, dites-lui. Quand vous avez lu un texte qui vous a touché, dites-le à l'auteur ou à l'autrice. Quand vous avez écouté, clin d'œil, clin d'œil, un podcast qui vous a fait bouger quelque chose, dites-le.
Quand vous avez accompli quelque chose dont vous êtes fier, dites-le vous. quand votre, je ne sais pas, votre copine, votre copain, un ami, votre mère, votre père, votre frère, votre sœur, fait quelque chose qui vous rend service, qui vous est utile, dites-lui. Dis-le. Dis-le. Dis-le. Dire les choses positives, ça crée une boucle qui est délirante d'effet, en fait.
C'est aussi bête que d'oser dire les choses quand elles nous touchent. C'est valable pour soi, c'est valable pour les autres. Je vais me concentrer sur pour soi et pour l'écriture.
Petit exo que je peux vous encourager à faire tous les soirs, si vous voulez. Moi, je le fais tous les soirs. Ou toutes les semaines, si vous voulez.
Notez de quoi vous êtes reconnaissant. Et j'irai même plus loin. Si cette reconnaissance touche quelqu'un, dites-le. Par exemple, la semaine dernière, j'ai été très reconnaissant du discours du marié. Il m'a beaucoup touché. Je lui ai dit. Voilà. Et c'est marrant parce que ça m'a inspiré aussi une partie de cet épisode. Donc, cette mécanique d'oser dire, d'oser partager.
Oui, c'est magnifique. Oui, vous l'avez entendu avant même que je le prononce. Voilà. Dites-le. Dites-le. C'est aussi bête que ça. C'est aussi bête que ça. Ce petit exercice des victoires. je pense que des reconnaissances, des victoires, je pense que je l'ai déjà partagé plusieurs fois. Mais le faire quotidiennement, ça permet tout simplement de finir la journée sur une note positive. C'est-à-dire que, ouais, mais même dans les journées les plus catastrophiques, il y a peut-être toujours une chose positive qui peut être je respire encore. Si vraiment, c'est la journée la plus horrible que vous ayez jamais vécue. Mais il y a toujours quelque part. Et là, j'utilise un toujours alors que ma posture de coach a plutôt tendance à faire attention au toujours. Mais là, je l'utilise quand même. Il y a toujours quelque chose de positif à trouver d'une journée. Voilà.
Et ça permet surtout quand on se replonge sur sa semaine, sur son année, de voir toutes les choses positives qui nous sont arrivées et qu'on parfois on oublie. Ça me touche de parler de ça parce que en fait, c'est tout de suite je repense à plein de reconnaissances et je me dis putain, mais en fait, il y aurait tellement plus de gens à remercier.
Et là, t'as envie, je ne sais pas si vous vous rappelez cette scène dans How Met Your Mother quand Ted, il se met à faire des câlins. Il y a un épisode où il explique l'effet papillon qui l'a mené à quelque chose. Alors, si je ne dis plus de bêtises, c'est la rupture avec Stella. Je crois qu'il recroise Stella dans la rue. Un truc comme ça.
Et à la fin, il fait un câlin à tous les gens grâce à qui il est arrivé à ce moment-là qu'il a fait réaliser, qu'il a fait avancer dans la vie.
Et bien, c'est exactement cet effet-là en fait. C'est d'aller provoquer aussi ces rencontres en prenant le temps d'être reconnaissant de ce dont on est reconnaissant.
Voilà. Dernière chose que je voulais partager. Alors, c'est marrant parce que, en fait, j'aurais pu le ranger dans la catégorie des excuses qu'on se trouve pour ne pas se confronter au problème d'écriture qu'on a aujourd'hui.
La confidentialité avant la première ligne
J'ai eu un échange récemment où la personne posait à juste titre une question très importante. Mais il l'a posé super au début, en fait. C'est pour ça que ça me fait sourire. Au début de notre échange, il m'a très vite parlé de la confidentialité des textes si on travaillait ensemble. Alors, évidemment, cela va sans dire, c'est écrit dans le contrat avec les gens avec qui je travaille. Parce que s'il n'y a pas de cadre de confiance et de sécurité, la personne peut être, et c'est normal, frileuse à partager les textes qu'elle écrit. Et donc, forcément, s'il n'y a pas de confiance et pas de cadre de sécurité, on n'avance pas parce qu'on ne peut pas aller adresser les vrais sujets bloquants. Donc, bien évidemment, dans le contrat, il y a la confidentialité des textes. De manière générale, je vous inviterai toujours, et ce n'est pas être soupçonneux que de dire ça, quand vous travaillez avec quelqu'un qui va travailler justement sur votre texte à lui faire signer un NDA, un accord de confidentialité.
Wajdi Mouawad : le courage de lâcher
En gros, c'est vrai pour les correcteurs, les correctrices, c'est vrai pour les bêta-lecteurs, c'est vrai pour les coachs. Voilà. Ça me paraît tout à fait normal. Ce qui m'a fait sourire dans sa question, c'est que c'était la première de ses questions alors qu'il n'y avait pas une ligne décrite et que c'était le flou absolu sur l'idée qu'il avait envie d'exploiter. Et donc, je l'ai évidemment rassuré, mais je l'ai aussi évidemment confronté avec bienveillance toujours sur le fait que c'était en tout cas intéressant qu'il amène ce sujet de la confidentialité alors que l'idée de base n'était même pas claire. Voilà. C'était le dernier partage que j'avais envie de vous faire. Et le dernier, c'est qu'on m'a offert un bouquin et je suis trop content parce que je ne l'avais pas. C'est un bouquin de Ouachdi Ouachdi, forcément, que je cite un épisode sur deux. Vous savez, on ne sait jamais qui en sauve en écrivant. Voilà.
Et là, on m'a offert jusqu'au bord de son ravin les verbes de l'écriture. Ça parle d'écriture, c'est génial. Je vous lis la quatrième de couverture. Enfin, en tout cas, une partie. Et je vous laisserai méditer sur ça. Et ça, ce bouquin, je le ferai en format oselire, certainement. Alors, il est long. Je ne sais pas si ça sera un seul oselire, mais ça me paraît absolument essentiel de faire un réactant direct quelque part à ce bouquin. Je vous lis la quatrième de couverture. Pour s'avancer jusqu'au bord de son ravin, il faut des mains à tenir. On retrouve les mains, d'ailleurs. Mais de toutes les mains, la plus précieuse est celle qui nous donne le courage de lâcher. Car écrire, c'est chuter. C'est le battement de son cœur qui remonte à la gorge et qui accélère au rafale des frayeurs.
J'ai un frisson en lisant ce texte. J'aurais aimé l'écrire, tellement c'est beau. J'adore, mais de toutes les mains, la plus précieuse est celle qui nous donne le courage de lâcher. J'adore parce que les mains, on le voit toujours comme quelque chose qu'on attrape. Et là, justement, il y a celle le courage de lâcher, le courage de se jeter dans le vide, le courage d'oser faire ce saut en parachute, le courage de se jeter dans le grand bain. Choisissez l'endroit où vous voulez vous jeter. Mais voilà. En creux, Ouajdi Mouahad rappelle combien l'écriture est un acte de dignité et de reconnaissance, combien il faut savoir se laisser tisser par elle sans jamais lui poser de conditions.
J'adore. J'adore. J'adore. Et je retrouve aussi ce qui est intéressant, c'est que j'avais eu la chance d'échanger avec lui, donc je retrouve ce côté savoir se laisser tisser, c'était exactement ce qu'il m'avait partagé quand il avait dit que l'écriture c'est se surprendre soi-même et donc s'autoriser à se laisser porter par là où nous emmène notre plume. Et vous voyez, ça prend tout son sens et c'est encore un rappel que je faisais dans l'épisode d'avant mais peut-être que si j'ai besoin de le répéter, c'est peut-être parce que j'ai besoin de le redire moi et peut-être que c'est parce que vous avez besoin de le réentendre mais à mon sens, c'est exactement pour ça que le plus important, c'est la clarté d'intention du début. C'est pas la structure ultime et toutes les étapes de son livre, à part si on a besoin de ça pour écrire aujourd'hui, très bien, mais de manière générale, c'est pas la structure ultime et savoir absolument tous les points par lesquels va passer notre personnage, non.
On a besoin de l'intention du personnage, on a besoin de l'intention de notre roman, on a besoin de l'intention personnelle pour laquelle on fait les choses, on a besoin de l'intention du lectorat à qui on a envie de parler, très bien. Mais une fois qu'on a ça, c'est là qu'on se laisse porter par les personnages et l'écriture, c'est là qu'elles se laissent tisser, c'est là que les personnages nous prennent la main et quelque part nous permettent de la lâcher et d'oser. Et donc, ce livre va parler d'oser, je le sens et j'ai très hâte de le lire.
Et vous voulez que je fasse un parallèle avec la phrase qu'il a partagée, à savoir on ne sait jamais qui on sauve en écrivant, et bien j'aime à croire que lire ce livre va me donner des clés qui va me permettre moi-même d'être un meilleur coach et donc de sauver encore plus de gens par l'écriture qui eux-mêmes par les livres qu'ils auront écrits sauveront eux-mêmes encore plein de gens. Et avec ça en tête, je pense qu'on peut dire mission accomplie. Mission accomplie pour aujourd'hui. Parce qu'évidemment, c'est une posture qu'on va essayer de tenir jusqu'au bout. En tout cas, jusqu'à ce que j'ai un pied dans la tombe. Voilà.
Et bien écoutez, voilà, pas loin d'une heure, c'est magnifique, j'ai été très content de vous retrouver aujourd'hui pour parler de The Shard, de Ouachdi, de rythme d'écriture, de Voltaire, d'amour, de mariage, de deadline, bref, de tout ça.
Je vous dis à très vite. Moi, je vais aller courir parce que oui, c'est vrai, je ne vous l'ai pas dit. Oh là là, magnifique. Une petite digression pour finir.
Le genou et le sprint héroïque
Mon genou me semble aller mieux. Alors, un dernier partage sur l'écriture, je suis désolé, je vous tiens la jambe. Mon genou me semble aller mieux. Je pourrais faire comme la dernière fois, recommencer comme un idiot et me reblesser la semaine prochaine. Mais, vous voyez, je vais y aller avec parcimonie. Et c'est marrant parce que l'écriture m'avait déjà donné cette leçon. Je vous ai déjà raconté l'histoire du sprint héroïque d'écriture de mai 2023. Bon, eh bien, la reprise de la course post-blessure, j'ai fait exactement la même erreur. Je me suis dit ouais, mais l'objectif du marathon à moins de 3 heures est trop important, il faut vraiment que je m'y remette à fond. Eh bien, ça n'a pas manqué, je me suis re-blessé. C'est l'équivalent d'avoir été dégoûté de l'écriture et de ne pas pouvoir re-écrire pendant plusieurs mois.
Outro
Donc, dernière leçon, voilà pourquoi c'est extrêmement important d'écouter sa vie et ses impératifs parce que ça vous permettra de glisser l'écriture exactement comme vous l'aimez dans votre vie. Et une fois que l'écriture se glisse comme ça dans notre vie, c'est l'autoroute du kiff. Et je vous lisse, je vous lisse, non, je vous lisse sur rien. Je vous laisse avec cette image de l'autoroute du kiff et je vous dis à très très vite les amis. C'était Ybelion, des bisous et à bientôt. Et surtout, oui, oui, oui, Ose Écrire. Merci. Merci d'être là, épisode après épisode. Si ce podcast t'inspire, t'aide ou te met du baume au cœur, t'abonner, mettre 5 étoiles et le partager, c'est le meilleur moyen de m'aider à toucher le plus de gens qui ont un livre en eux. Parce qu'après tout, plus il y a de livres écrits et mieux le monde se porte. A très vite. Ose Écrire. Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada
Ancien ingénieur en sûreté nucléaire, j'ai tout quitté pour l'écriture. J'anime Ose Écrire et j'accompagne les auteurs autour de trois clartés : le rythme, l'identité, l'intention. Toi aussi, tu as un livre qui attend ?