« Si d'autres n'avaient pas été fous, nous devrions l'être. » Je suis tombé sur William Blake par hasard, entre une sieste et un épisode de How I Met Your Mother, et cette citation m'a électrisé. Tout ce qui compte dans l'histoire humaine vient de quelqu'un qui a osé voir autrement : celui qui a lâché l'alexandrin, celui qui a mis un baggy au milieu des jeans skinny, celle qui a auto-publié son roman et déclenché sans le savoir la vocation d'une autre autrice. Dans l'épisode 34, je parle de la folie douce comme remède à la stagnation, de l'imagination comme « existence humaine tout entière », du conseil de vie caché dans HIMYM, et du plaisir de mélanger ses étiquettes : sportif, ingénieur, écrivain, coach. Quand tu racontes ton rêve et qu'on te répond « tu déconnes », c'est bon signe. Soyons fous. À écouter là où tu écoutes tes podcasts.
LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE
CAROUSEL À VENIR
Les slides de cet épisode arrivent bientôt dans la bibliothèque visuelle.
Face B — le transcript
L'ÉPISODE MOT À MOT · LES TIMECODES LANCENT L'ÉCOUTE
Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !
Intro : Blake, HIMYM et curiosité
Yo yo yo, c'est Ybelion, vous êtes dans le 34e épisode d'Ose Écrire, et aujourd'hui j'ai parlé d'How I Met Your Mother, de folie, de William Blake, et j'ai réussi à à peu près à tout lier. Sur ce, je vous souhaite une très bonne écoute et je vous dis à très vite.
Sieste devant How I Met Your Mother
Voilà, coucou les amis, épisode 34, magnifique, en ce milieu de mois de juillet, oui il fait chaud, mais c'est les vacances donc c'est très très cool.
J'étais, je suis assez calme là, vous voyez, je vais m'exciter petit à petit, parce que j'ai évidemment pris un petit café pour m'accompagner, mais j'étais en train de faire la sieste devant How I Met Your Mother, je sais pas si vous connaissez probablement cette série, c'est un peu ma sitcom avec laquelle j'ai grandi, donc c'est celle que je regarde tout le temps, dès que j'ai envie de regarder un truc, mais de pas trop me prendre la tête. Et d'ailleurs, à ce compte là, quelqu'un vient de me dire, quelqu'un à qui je fais une dédicace, quelqu'un vient de me dire que apparemment c'était un refuge pour pas trop surcharger notre cerveau avec des trucs qu'on connaissait pas. Et en vrai ça fait exactement sens, là vous voyez j'avais qu'une envie en fait c'était de, après mon repas, faire une petite sieste peinard. Voilà, le Tour de France avait commencé, mais bon c'est début d'étape, je préfère regarder à partir de 15, 30, 16 heures, tu vois.
Et donc j'étais là, je veux juste regarder un truc pour me poser tranquille, me sentir partir, et faire ma petite sieste quoi. Et donc j'ai mis M.M.M.E.R. Et c'est vrai en fait, j'ai envie de pouvoir m'endormir devant et me réveiller et pas, enfin toujours comprendre ce qui se passe. Voilà. Et j'adore cette série. Et d'ailleurs, tiens, bon, je vais commencer comme ça. Comme ça l'épisode n'aura vraiment aucun sens. En vérité j'ai un sujet dont je voulais vous parler, mais j'en profite là. Je regarde son ordinateur, mais à chaque fois quand je re-regarde cette série, il y a des choses qui me marquent, des phrases qui me marquent. Et je peux pas m'empêcher de me dire que ces phrases-là, qui sont maintenant des, je dirais des sortes de mantras, tu vois, que je me répète souvent. Je peux pas m'empêcher de me dire que les premières fois que je les ai entendues dans cette série, parce que j'ai pas fait la sieste devant tous les épisodes quand je regardais les premières fois, et bien en fait ces phrases m'ont marqué inconsciemment et m'ont amené à devenir la personne que je suis aujourd'hui.
« Si d'autres n'avaient pas été fous, nous devrions l'être »
Le conseil du mec à poil : tout doit tendre vers ton rêve
Et cette citation, elle intervient à la fin. Et ce qui est marrant, je sais pas si vous connaissez la série, mais c'est le mec à poil qui dit cette citation à la femme de Ted. Il lui dit, quand bien même ce serait complètement dingue, qu'est-ce que t'as envie de faire de ta vie ? Elle lui répond quelque chose, je crois qu'elle lui dit, j'ai envie d'éradiquer la pauvreté.
Et il lui répond, et bien à partir d'aujourd'hui, toutes les décisions que tu prendras dorénavant doivent uniquement tendre vers ce but. Eh, smart le mec à poil, je vous le dis. Et cette phrase-là, tout à l'heure je l'ai entendue ce matin, elle m'a marqué. J'étais là, putain mais oui, c'est exactement ma conception du rêve et de la vie aujourd'hui en fait. C'est à chaque fois quand je dis qu'il faut être congruent entre ses actions et ses rêves, c'est exactement ça. Manifester tous les jours quel est notre rêve et qu'est-ce qu'on a envie d'atteindre, finalement ça nous permet de nous demander ensuite, ok, qu'est-ce que j'ai vraiment envie de faire aujourd'hui ? Donc voilà, petite parenthèse sur A Mature Mother qui est une série que j'adore, dont je pourrais parler des heures.
Je sais pas si elle pourrait sortir aujourd'hui, il y a quand même des choses, bon le comportement de Barnet par exemple au début est un petit peu problématique dans les prises de conscience récentes qu'on a eues au niveau sociétal on va dire. Mais c'est une série qui me touche toujours beaucoup. Et d'ailleurs Barnet est mon personnage préféré, non pas parce qu'au début c'est un immense connard, mais parce que c'est le personnage qui a la plus grande évolution et qui vient toucher du doigt la plus grande d'humanité je pense. Ted est extrêmement toxique, Marshall Ellie, son Marshall Ellie, donc voilà. Et Robin est plutôt toxique aussi en vérité. Et Barnet malgré toute sa toxicité est quelqu'un qui m'a toujours beaucoup touché vis-à-vis de l'amour qu'il porte à Robin, de la fuite en avant dans laquelle il se place quand en fait il en séduit plein d'autres. Et ouais il y a quelque chose de beau dans son évolution à la fin et dans tout l'amour qu'il donne à la fille qu'il a à la fin.
Enfin bref, série que j'adore. J'étais donc en train, parce que je suis parti de là quand même, j'étais donc en train de faire la sieste devant un épisode d'I Met Your Mother et je me suis dit quand même, quand même mon Sam, cette fin de semaine tu es de mariage, sauf que tu as un podcast à assurer. Et toutes les semaines j'ai envie de faire un épisode, au moins un épisode, parce qu'en vérité sur les semaines d'avant il y a eu deux épisodes par semaine, un épisode avec des invités, il y a eu Gaël, puis il y a eu Julie. Il y en aura d'autres, j'en ai enregistré d'autres, c'est trop cool, je suis trop content. Ce qui est marrant c'est que j'ai enregistré des podcasts avec des gens qui m'ont drop des exclus. Et donc je les garde pour quand il y aura, quand on pourra en parler. Donc c'est trop cool, je suis trop content.
J'ai trop trop hâte de vous partager ces épisodes. Je fais de plus en plus d'épisodes à deux parce qu'ils me passionnent. Ils me passionnent. Je les trouve extrêmement inspirants pour vous qui m'écoutez, pour toi qui m'écoute. C'est vrai qu'à chaque fois je dis que je tutoie, mais en fait je passe mon temps à vous voyez. Beaucoup trop de respect entre nous. Et aussi pour moi. Je les adore, je découvre des gens passionnants et ça me touche beaucoup, ça m'inspire beaucoup et ça me fait vraiment dire que oui, il y a plein de beaux livres à écrire. Voilà. Donc, un épisode toutes les semaines. Là je me suis dit, Sam, ça fait une heure et demie que tu es allongé sur ton canapé en train de regarder une télé. Il s'agirait quand même de se bouger un petit peu. J'ai branché le micro, allumé la caméra et c'est parti.
Voilà, voilà. J'avais pas trop de sujets aujourd'hui, mais hier j'ai été marqué par quelque chose. Je fais en sorte désormais d'essayer de capter ce que m'envoie la vie.
Parce que c'est bien d'avoir des plans, c'est bien de se dire, ok, je vais faire ça, puis ça, puis ça, puis demain et après-demain et machin et truc. Mais je trouve ça intéressant parfois d'avoir l'ouverture d'esprit, de rester curieux et de s'ouvrir à ce que nous amène la vie. Parce que je trouve que le hasard fait toujours bien les choses. Et donc, hier, hier, attendez, je sors la citation, hier pareil, alors vous allez voir, il y a une sorte de récurrence sur mes journées.
Ah mais attendez, d'ailleurs, avant de parler d'hier et de la récurrence de mes journées, je vous fais un petit résumé de la semaine. parce que, finalement, ça s'inscrit un peu dans ce que je vous disais.
Trois jours full off qui relancent tout
Fin de semaine dernière, j'ai décidé de prendre des jours off, genre full off. C'est quelque chose que je n'imaginais pas possible au début de l'année quand j'ai quitté mon travail. Parce que je voulais me dédier à genre un milliard de pourcents, à Ebay Lyon, Ose Écrire, tous les gens qui me suivent, les auteurs et autrices que j'accompagne, etc.
Et là, je me suis dit, en vrai, je vais rentrer chez mes parents, je vais voir mes amis d'enfance, je vais voir ma sœur, j'ai envie de pouvoir step back un peu, tu vois. Et donc, je me suis dit, ok, samedi matin, tu vas toucher un peu ton ordi, évidemment, mais samedi après, nada, dimanche, nada, et lundi, nada, à part le soir, peut-être un petit peu en vitesse, tu vois.
Et, franchement, c'était trop cool. J'étais confortable avec le fait de prendre une pause, ça m'a fait un bien fou, et ça a fait que, mardi, mercredi, etc., j'ai pu, mais genre, en fait, j'ai avancé de fou sur plein de trucs que je procrastinais un petit peu, parce que je les voyais comme importants, et j'étais là en mode, ouais, mais il faudrait quand même que je me repose. En fait, si vous voulez, j'étais dans une espèce de boucle perpétuelle de me dire, ok, il faut que j'avance, il faut que j'avance, mais j'ai pas envie de faire trop de trucs importants parce qu'il faut que je me repose, il faut que je me repose. Et cette demi-mesure, cette espèce d'entre-deux, de flottement, là, entre le feu et la glace, tu vois, je sais pas comment on pourrait dire, franchement, c'est un peu toxique et franchement pas efficace, tu vois. Donc, le fait de me dire, ok, tu vas t'autoriser ces quelques jours, m'a fait le plus grand bien.
Ça m'a nourri énormément aussi, c'est ça qui est génial quand tu revois des gens que t'aimes, c'est ça qui est génial, quand tu partages des choses avec des gens que t'aimes, il se passe plein de trucs, dans ta tête, ça bouillonne. Tu te reconnectes un petit peu avec la notion d'ennui, finalement, tu vois, parce que, je vais pas vous mentir que, samedi, on a fait une seule chose, c'est boire des bières au bord d'une piscine, aller dans un resto, manger de la bonne nourriture avec du bon vin, rentrer, boire des bières au bord de la piscine, dormir. Dimanche, on s'est levé, ah j'ai quand même préparé un brunch, voilà, et ensuite, on s'est posé dans un coin, dans un coin de la piscine et on n'a pas bougé pendant toute la journée. La seule fois on a bougé, c'est pour aller chez quelqu'un d'autre au bord d'une autre piscine.
Et ce truc, d'accepter d'avoir un kilométrage à zéro, tu vois, on a dû faire mille pas dans la journée, on a dû, enfin genre vraiment, on faisait rien quoi, mais c'était trop bien, c'était trop bien. Et en fait, c'est hyper nourrissant pour tout ce qu'on a en nous, pour nos projets, notre créativité et quelque part aussi notre humanité, tu vois, ça nous reconnecte à ce qu'on a de plus précieux, les gens qu'on aime. Et j'ai trouvé ça génial, ça m'a fait beaucoup de bien. Alors évidemment, tu vois, on était entre potes, on refaisait le monde, comme si nous, du haut de nos à peine 30 ans, on avait la solution, tu vois, pour tout régler. mais je trouve ça génial. Je trouve ça génial, ça donne beaucoup d'idées aussi. Tu vois, tu ressors et là, tu notes tes idées, tu fais, putain, on a parlé de tel truc et puis de tel truc et ça me donne une idée de livre.
J'ai un pote qui est réalisateur et du coup, ça lui donne des idées aussi, tu vois. Et on se dit, putain, ça serait trop drôle, on fasse un truc tous les deux. Imagine, imagine, et oui, imaginons. Et il y a un peu cette prise de conscience aussi, tu vois, qu'en vérité, il y a des étés avant, quand on était plus jeune, on se voyait tout le temps. Pendant deux mois, tous les jours, on était là, on zonnait, piscine de l'un, piscine de l'autre, terrasse de l'un, terrasse de l'autre. Et on ne le fait plus maintenant parce que la vie change. Il y a, ouais, la vie change et tout. Il y en a des obligations, on a des travails, on a des familles, bref, on a plein de choses. Mais ça rend ces moments d'autant plus précieux et on aimerait qu'ils arrivent encore plus souvent.
Et donc, on s'organise. Parce que là, tous ensemble, ça faisait quasiment deux ans qu'on ne s'était pas réunis. Et donc, tu as une petite prise de conscience, tu fais en vrai, si on fait ça jusqu'à la fin de notre vie, il y a moyen qu'on ne se voit plus beaucoup. Et donc, tu dis, ok, en vrai, c'est important d'être avec les gens que tu aimes. Donc, go reconnecter beaucoup plus souvent, go faire l'effort, tu vois, de se tenir au courant et de se voir.
Bref, ces trois jours de pause ont été extrêmement bénéfiques pour ça. Et donc, je suis reparti sur les chapeaux de roue. Voilà, chapeaux de roue. Et j'en arrive à ce que je disais juste avant de faire cette parenthèse parce que, voilà, alors, je voulais vous partager tout ça parce que je pense que c'est extrêmement important dans tous ces discours de motivation, dans tous ces discours de tu peux le faire en travaillant très souvent, beaucoup, tu peux arriver au bout de tes rêves, etc. Même si c'est vrai et j'en suis assez convaincu parce que j'en suis aussi le fruit, c'est bien de s'autoriser de souffler un moment. Et c'est bien de se l'autoriser sans frustration. Voilà. Je dis toujours qu'il faut réussir à, enfin, j'invite les gens à réussir à se connecter à leur écriture, à l'amour de leur écriture sans frustration, sans être à la recherche toujours d'un temps qui vont piocher dans leurs impératifs et donc qui n'est pas possible finalement.
C'est pareil avec les temps libres. Il faut, c'est intéressant d'aller se connecter et de s'autoriser des temps libres sans se dire mince, je pourrais avancer. C'est vrai, mais en même temps, c'est reculer pour mieux sauter, je pense.
Et donc, j'en arrive au jour qui m'a inspiré cet épisode-là qui est pareil, situation récurrente, je le disais, je finis de manger, je sens les paupières un peu lourdes, donc je vais me poser sur le canapé, j'allume la télé. Et là, je tombe, automatiquement, ça s'allume sur France 2 et j'entends, j'entends une émission, je ne sais pas laquelle, j'ai même un doute que ça soit sur France 2, sincèrement.
Petite pause café. j'entends quelqu'un parler d'une citation de William Blake qui est un anglais, je crois, alors du coup, je n'ai pas révisé, juste cette citation m'a marqué. Enfin, la citation en elle-même, j'ai fait ah, pas mal, pas mal. Et du coup, je suis allé voir d'autres citations de William Blake en me disant, tiens, franchement, intéressant, je vais creuser. Et je lis des citations et je me dis, putain, attends, il y en a certaines, j'en ferai bien un épisode quand même. Ouais, ça me parle, ça me parle. Et donc, j'ai voulu parler de ça aujourd'hui. Et c'est ça que j'aime bien, en fait. Tu vois, c'est un peu le hasard de la vie. Voilà, s'ouvrir. T'allumes la télé et j'étais parti pour regarder Matthew Mother. J'aurais pu zapper direct, pas faire attention à ce que disait le mec sur France 2 et passer à autre chose. Et là, en fait, j'ai juste accepté, tu vois, de tendre l'oreille les deux minutes pendant lesquelles je ne pouvais pas, le temps que la télécharge, cliquer sur Ah, Matthew Mother, tu vois.
Donc, j'ai écouté. Et donc là, il me parle de William Blake, d'à quel point il était dissonant par rapport à son époque, d'à quel point il voyait le chaos là où certains voyaient l'ordre et l'ordre là où il y avait le chaos, etc, etc. Moi, je n'ai pas encore bien bossé le sujet, mais j'ai été assez intrigué par la position de ce William Blake qui, d'ailleurs, j'espère, s'appelle bien William Blake parce que, s'il faut, je suis en train d'écorcher son nom depuis le début là.
Ouais, c'est ça, William. Non, pas du tout. Ah si, c'est ça, oui, il était peintre aussi, effectivement. Effectivement. Graveur et poète britannique. Ouais. Ok.
Né en 1757, mort en 1827. Ouais, c'est ça, c'était quelqu'un pendant la révolution, etc. Ok. magnifique. Et, et donc, je vais creuser ce sujet là parce qu'il y a des bouquins en plus qui m'ont paru intéressant. Alors j'ai vu que sur guttenberg.org, ils étaient, on pouvait en télécharger certains gratuitement, mais ils sont en anglais, du coup, je sais pas trop si je vais avoir, je vais avoir le, la courage de les lire en anglais. En vrai, ça pourrait être intéressant, en vrai. Ouais, je vais voir, je vais voir. Bref, parothèse mise à part. Je suis allé creuser certaines citations et certaines m'ont marqué. Alors, je vais vous les dire totalement hors contexte, mais je vais vous parler de ce qu'elles m'ont évoqué. Voilà, comme d'habitude, je prends quelque chose que dit un auteur, je le transforme comme un prof de français et j'en fais autre chose. C'est un peu, ça devient ma spécialité, mais j'adore ça.
Et donc, la première citation, c'est « L'imagination n'est pas un état, c'est l'existence humaine tout entière. » Merci, William Blake. J'adore cette citation. J'adore, j'adore, j'adore. Elle met l'imagination au centre de tout. C'est vrai que l'imagination, la créativité, le fait d'avoir des idées, le fait de pouvoir changer les choses, changer le paradigme, recadrer, voir ce qu'on voit d'un œil différent, d'une position différente, c'est très humain. Et c'est ce qui marque finalement toute l'évolution de l'humanité.
J'ai déjà cité cet exemple, mais je sais pas, genre, tous les changements du monde sont à cause de l'imagination, à cause de la créativité, à cause de quelqu'un qui décide de ne plus suivre les règles qu'il connaît. Et ça, c'est important à mon sens, de se libérer des cases dans lesquelles on peut nous mettre. Je pense qu'on a plein, on nous colle plein d'étiquettes, on nous range dans plein de boîtes, on nous donne plein d'injonctions, on nous dit il faut faire ci, tu dois faire ça.
Et pourquoi, dans le fond, ne pas le respecter, c'est une manière d'honorer ses règles aussi quelque part, ou en tout cas ceux qui les ont mises en place. et de dire non, j'ai conscience de ce que tu amènes, mais moi, je vais l'exploiter autrement. Alors attention, là je parle notamment dans le cadre de la créativité, de l'écriture, etc. Je ne suis pas en train de te dire c'est interdit de voler, contourne les règles, mets-toi à voler. Selon moi, s'il y a bien une règle universelle au moins à respecter, c'est bien ce truc de dire est-ce que ça fait du bien aux gens ou est-ce que ça fait du mal aux gens, tu vois. C'est un peu... Putain, c'est un peu l'éternel débat. Je vous glisse ça là, vous me direz ce que vous en pensez et après je reviens sur mon sujet de créativité. C'est un peu l'éternel débat de dire ok, si quelqu'un découvrait un remède contre le cancer, mais qu'en fait pour le découvrir, il a enfreint à peu près toutes les règles de l'humanité, il a détourné des milliards de fonds publics, il a triché, etc.
Est-ce que son action est bien ? Tu vois, genre, il y a plein de sens à cette question. Ça me questionne beaucoup. Je ne sais pas trop comment répondre à ce genre de questions. Bref, voilà, je vous invite à ce débat philosophique qui est un débat de valeur dans le fond, donc il n'y a pas vraiment de bonne réponse. Mais je trouve toujours ça intéressant d'y réfléchir.
Et donc, cette citation, l'imagination n'est pas un état, c'est l'existence humaine tout entière. Je l'adore parce que c'est vrai. Voilà. Cette analyse incroyable. On est au bar PMU là.
Oh là là. Non, si vous voulez, selon moi, c'est ce qui fait notre vraie humanité. c'est ce côté un peu fou, un peu électron libre qui nous donne envie de faire des choses différemment quand on nous dit de ne pas les faire.
Briser les règles : alexandrins, baggy et leadership
Et quelque part, je pense que si tu tirais le fil, à peu près tout ce qui s'est passé d'intéressant dans l'histoire de l'humanité est déclenché par quelqu'un un jour qui décide de faire autrement. Tu vois, à chaque nouveau style musical, à chaque nouveau style de peinture, à chaque nouvelle manière d'écrire, à chaque nouvelle règle d'écrire, c'est perpétuellement quelqu'un qui, un jour, dit bon, bah ok, tout le monde écrit en alexandrin, bah moi, je vais écrire en décasylabe.
Et après, ça devient une norme. C'est un peu comme la mode. Un jour, c'est les jeans skinny qui sont à la mode et puis un jour, t'as quelqu'un qui décide avec une grande assurance de mettre un baguie, tu vois. Et là, au début, tout le monde se fout de sa gueule. Sauf qu'il a tellement une assurance, il est tellement sûr que briser la règle en assumant, ça le fait devenir la personne qu'il est censé être, qui dégage quelque chose, qui donne envie de le suivre. Quelque part, quand on s'autorise à briser les règles, on embrasse notre propre leadership, notre propre unicité. C'est toujours, et on reboucle sur cette notion de rêve et de rayonnement de rêve que j'aime beaucoup, qui est de dire accomplir le rêve qu'on a profondément en nous. Donc, par exemple, écrire un livre, si tu m'écoutes, c'est probablement ton cas. Accomplir ce rêve d'écrire un livre, ça va nous faire passer dans une dimension différente d'accomplissement de soi.
Ça va nous permettre de rayonner différemment. Ça va nous permettre d'asseoir notre unicité différemment. Une fois qu'on a fait ça, les gens peuvent parler, mal parler, bien parler. on devient un peu hermétique à ça, parce que le chemin pour aller jusqu'au bout de ce rêve nous aura tellement transformé que la finalité en soi, même si elle est magnifique, sera presque moins importante que tout ce que ça nous a appris. donc on aura cette posture différente. On aura cette confiance en nous différente. On pourra dire je suis capable de faire plein de choses. J'en étais probablement capable avant d'ailleurs. Mais là, encore plus, il y a un truc exceptionnel, c'était mon rêve et j'ai été capable de le faire. C'est génial. Et tout ça, grâce à notre créativité, notre inventivité, notre imagination, tout ce qui fait l'existence humaine tout entière. Voilà. Donc j'ai adoré cette citation parce qu'elle a, si vous voulez, c'est comme si elle avait allumé plein de choses qui m'animent dans ma mind map mentale de mantra un peu aujourd'hui, tu vois.
Elle me connecte avec cette idée que, à mon sens, tout le monde est unique et tout le monde a un juste niveau de créativité et d'imagination pour raconter l'histoire qu'il a envie de raconter. Elle me connecte aussi à cette notion de rêve qui est extrêmement forte et de rayonnement quand on l'accomplit qui donne par là même l'envie à d'autres à côté d'accomplir le leur.
J'ai été inspiré et d'ailleurs, et oui, oui, alors attendez, je fais un petit parallèle mais j'ai changé avec une autrice ce matin par message, j'adore d'ailleurs toujours ça, c'est passionnant et je lui avais posé une question qui était qu'est-ce qui t'a permis de passer le pas, de commencer à écrire, de publier et elle m'a donné une réponse et ça me fait frissonner rien que de la relire, avoir découvert des autrices qui auto-publiaient leur roman, ça a été le déclic. Vous voyez ça ? À quel point c'est puissant ? Mais mon Dieu, vous vous rendez compte à quel point c'est puissant ? C'est incroyable. Quelqu'un réalise son rêve, il donne l'envie à quelqu'un d'autre de réaliser le sien mais ça veut dire que cette personne qui a elle-même réalisé son rêve grâce au rêve de quelqu'un d'autre, mais je suis sûr qu'elle va donner envie à quelqu'un d'autre encore de réaliser le sien. Vous voyez cet effet positif que ça a et ça dépasse purement l'accomplissement de soi, c'est génial, c'est un truc qui se perd pas quoi, c'est-à-dire que tu réalises ton rêve et en plus de t'élever toi-même, t'élèves tous les gens autour de toi.
Voilà, moi c'est une notion qui me touche. Vous voyez encore une lumière qui s'allume dans ma mind map après les deux autres que je viens de vous citer, cette notion de l'individu qui décide de s'accomplir pour renforcer le groupe dans lequel il est et élever le groupe dans lequel il est qui permet ensuite à chaque individu d'eux-mêmes s'élever qui élève le groupe, etc. C'est une espèce de spirale qui explose, qui nous donne des choses magnifiques, des créations, des inventions magnifiques.
« Si d'autres n'avaient pas été fous, nous devrions l'être »
Et donc voilà, parenthèse faite sur cet échange qui résonnait beaucoup finalement et vous voyez, j'avais pas fait le lien avant de vous parler de ça. Donc quelque part, je m'ouvre à la vie encore une fois, ça sera peut-être le message de cet épisode. Je m'ouvre à la vie, je m'allonge sur mon canapé pour regarder A Humaitre Mother. On parle de William Blake que je connaissais de nom mais que j'avais jamais regardé. Je vais voir, je trouve une citation qui, deux jours après, au moment où je vous en parle, fait écho avec un message que j'ai échangé ce matin. C'est génial, ouvrons-nous à la vie, toujours un peu plus tous les jours. J'adore. Deuxième citation de William Blake qui m'a marqué. Si d'autres n'avaient pas été fous, nous devrions l'être. Je vous laisse réfléchir, j'ai beau un peu de café.
Je ne sais pas pourquoi j'aime tant cette citation. Je la trouve tellement simple et tellement puissante. Et vous voyez, là comme ça, ça m'évoque quelque chose, c'est que c'est comme si je ne sais pas quel exemple je pourrais donner. C'est comme si à un moment, vous êtes sur un bateau et il faut que quelqu'un bouge pour que le bateau avance.
Sauf que l'acte de bouger est complètement taré. Et c'est un peu cette situation dans laquelle tout le monde se regarde et se dit il y a quelqu'un qui va y aller. Il y a un fou qui va y aller. Ce n'est pas possible.
Et à un moment, la pression s'accumule et peut-être que c'est vous le fou. Et donc tu te dis ouais, quelque part, il y aura toujours quelqu'un d'assez fou pour aller déclencher cette évolution, cette créativité, cette émulsion.
Et si personne ne l'est, peut-être que ça sera vous. J'aime trop cette idée. Ça me fait penser à la citation « Parle-moi avec justesse de tes idées folles ». La folie dans le sens le rêve dont vous parlez et qu'on vous dit « Ah frérot, tu déconnes ». Ceux-là, c'est les meilleurs, bien évidemment. C'est d'ailleurs une citation qui, je ne sais pas de qui elle est, mais qui dit que quand tu dis ton rêve à quelqu'un et qu'il ne te dit pas « Ah, tu déconnes », c'est qu'il n'est pas assez grand. C'est peut-être une très bonne métrique ça appliquée. C'est vrai qu'à chaque fois, on a tendance à rêver petit, toujours oser rêver plus grand. Si d'autres n'avaient pas été fous, nous devrions l'être.
C'est magnifique en vrai. Qu'est-ce que je peux vous dire de plus sur cette citation, franchement ? Elle me parle tellement. J'avais noté un autre truc ce matin parce qu'elle m'a fait penser à quelque chose, justement.
Attendez. C'est où j'avais écrit ça ? Ah oui, c'est ça. J'avais bien aimé parce qu'il y avait marqué cette citation, quand j'avais cherché la citation, il y avait écrit ça. Cette citation est souvent citée pour montrer à quel point Blake valorisait les marginaux, les rêveurs, les fous, entre guillemets, bien évidemment. Parce qu'on ne parle pas de définition médicale, quoi.
La folie, remède à la stagnation mentale
Et donc, dans sa vision, la folie est parfois un remède à la stagnation mentale. C'est marrant parce que vous voyez, c'est exactement la situation dont je vous parlais. Une espèce de situation d'immobilisme qui fait qu'un moment, paf, ça explose et il faut quelqu'un qui ose, une folie, qui ait l'audace d'aller déclencher quelque chose. J'adore ça. Et donc, les grands changements dans l'histoire humaine viennent souvent de ceux qui ont osé voir autrement. Voilà. Putain, c'est magnifique, franchement. Je vais aller lire, Blake.
Mélanger ses étiquettes pour créer la sienne
J'aime trop cette mentalité. Je ne sais pas du tout qui c'était. S'il faut, c'était un... Il n'est pas hyper bien vu maintenant, je n'en sais rien. Mais, wesh, là, j'adore. les grands changements dans l'histoire humaine viennent souvent de ceux qui ont osé vous voir autrement. Mais de toute manière, c'est... Finalement, ça paraît logique parce que si on était resté fixé sur nos premières étiquettes, rien n'aurait changé, en fait.
Et d'ailleurs, c'est par essence, par construction et par définition, ce n'est pas possible parce que si tu as dû créer les étiquettes à un moment, ça veut dire que quelqu'un a dû oser les créer. Donc, en imposant en gens de rester dans des cases ou dans des étiquettes, on nie par là même la création même des étiquettes. Hé, c'est QFD, hein. Voilà. Ce qu'il fallait démontrer pour les non-mateux.
C'est QFD. D'ailleurs, ça me fait penser que toutes ces notions d'étiquettes, là, ça me fait penser à quelque chose. Vous voyez, on dit souvent oui, quand tu partages quelque chose, quand tu fais quelque chose, reste bien dans ta niche, tu vois, ne mélange pas tout. Et au contraire, je pense que tout mélanger, chaque chose qui nous anime, si vous voulez, chaque étiquette qu'on peut se mettre à chacun, tout mélanger, ça permet de créer notre propre étiquette, un peu d'aller connecter avec notre unicité, finalement. c'est un peu comme s'il y avait une grande carte mentale avec chaque point serait genre une passion, tu vois.
Et pour chaque personne, paf, quelques lumières s'allumeraient. et il y aurait pour chacun une cartographie différente, finalement. Ça serait génial. Et donc, si je prends l'exemple, je suis sportif, je fais du street workout, j'écris, je suis coach, j'ai été ingénieur, finalement, je trouve ça dommage de ne pas vous parler de toutes ces étiquettes, parce que c'est ça qui rend mon message unique et pertinent à mon sens. Sachant que chaque étiquette se renvoie la balle. Si je dois citer l'exemple, par exemple, du sport, de l'ingénierie et de l'écriture, bon, c'est extrêmement...
ça ne va pas ensemble. Voilà, si on prend les clichés, les étiquettes classiques, ça ne va pas ensemble. Un sportif, ce n'est pas censé écrire, un écrivain, ce n'est pas censé faire de sport, un ingénieur, ce n'est pas censé être créatif, c'est censé être tout maigre et ne pas faire de sport, et en plus de ça, un écrivain, voilà, ne peut pas être ingénieur parce que ce n'est pas un matheux. Voilà, bon, alors j'ai balancé un tas de clichés, je ne suis pas du tout d'accord avec tout ça. Pour moi, justement, toutes ces étiquettes se renvoient parfaitement la balle. Quand écrit, avoir une rationalité d'ingénieur, c'est une force en plus extrême, ça ne veut pas dire que tu as besoin de l'un pour faire l'autre, mais c'est une force en plus, tu vois, ça t'amène peut-être beaucoup plus de froideur organisationnelle quelque part. Quand tu as la discipline d'un sportif, qu'est-ce que c'est utile en écriture ?
C'est beaucoup plus facile de développer sa discipline d'écriture quand on a déjà connu l'exercice de la discipline dans une autre étiquette. Quand tu es écrivain et que tu arrives à t'ouvrir au monde, à avoir des idées créatives, à voir A et B, à dire putain, il y aurait peut-être C avec. C'est extrêmement puissant quand tu es dans une démarche d'ingénierie et qu'on te demande de résoudre un problème qui n'a jamais été résolu. Ou il faut inventer quelque chose. Il faut aller breveter une nouvelle invention, tu vois ? Mais idem, quand tu construis tes séances de sport, finalement, avoir la créativité d'en prendre un petit peu de l'un et puis de l'autre et de mélanger deux sports, j'en sais rien, mais tu vois, je ne sais pas dans quel ordre ils ont été inventés. Mais si je prends l'exemple du street workout, c'est quand même un mix entre de la muscu traditionnelle et de la gymnastique.
Peut-être qu'un jour, il y a un mec qui a débarqué, il a fait putain, j'aime trop la muscu classique, putain, j'aime trop la gym, allez, viens, hop, on les mélange, ça fait des choc-appliquements, bref, tu vois. Et quelque part, c'est ça, tu vois, les étiquettes servent à ça, les étiquettes servent à être mélangées pour créer d'autres trucs. Voilà. Si je devais résumer le truc. Les étiquettes, pourquoi pas ? Mais elles sont faites pour perpétuellement évoluer, perpétuellement être mélangées. Dès qu'elles sont trop fixes, il faut les mélanger à d'autres étiquettes pour en créer de nouvelles, quoi. Il ne faut jamais se restreindre aux étiquettes qu'on nous colle. Et puis, en fait, à nous de décider quelle étiquette on a envie de se coller sur la tête, finalement. Voilà. Et tous les gens qui voudront nous en coller, quelque part, grand bien leur fassent. Écoute.
Voilà, voilà. Écoutez, sur ce, franchement, je pense que je vais m'arrêter là. Ça fait 30 minutes que je parle. Je suis très content. Je vais aller... Bah tiens, sur ce, je vais retirer mon étiquette de podcaster et je vais aller mettre mon étiquette de sportif. Voilà. Qui me servira, d'ailleurs, pour un vlog dans lequel je parlerai d'écriture et de sport parce que je pense qu'il y a des parallèles intéressants à faire.
Écoutez, sur ce, je vous souhaite une très bonne journée et j'ai envie, finalement, de vous dire soyons fous. Ouais. Ouais, soyons fous. Ça, c'est cool, ça. À plus, les amis. À plus, les amis. À plus, les amis.
À plus, les amis. À plus, les amis. À plus, les amis. Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada