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FACE A — LES 16 CHAPITRES · CLIQUE POUR ÉCOUTER

Combien de fois tu as dit « je n'ai pas le temps » cette semaine ?

CE QUE RACONTE CET ÉPISODE

Dans l'épisode 158, j'ai placé treize phrases qu'on se dit pour ne pas écrire sur une jauge, de la peur déguisée à la vraie contrainte. Le manque de temps a fini à 10 %.

Je lui laisse ces 10 % : il y a des périodes où l'écriture passe après le reste, une crise à gérer en famille, une fin d'année à clôturer au travail. Quand tu le décides en sachant pourquoi, je respecte ce choix.

Le reste du temps, la phrase sert de paravent. Elle arrange tout le monde, toi compris, puisqu'elle évite de regarder ce qui bloque : un projet à choisir parmi toutes tes idées, une idée du rythme d'écrivain impossible à tenir, une légitimité que tu ne t'accordes pas encore. Dans ma méthode des 3 Clartés, ces sujets relèvent de l'Intention, du Rythme et de l'Identité.

J'ai accompagné des auteur·ices aux vies très remplies qui ont écrit leur livre quand même. Parfois, moins on a de temps, plus on va à l'essentiel de son texte.

Pendant une journée, essaie la version « je n'ai pas pris le temps d'écrire ». C'est elle qui te rend ta part de choix.

L'épisode est à écouter là où tu écoutes tes podcasts.

LE CAROUSEL DE L'ÉPISODE — CLIQUE UN SLIDE POUR L'AGRANDIR

Face B — le transcript

L'ÉPISODE MOT À MOT

Évidemment, tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai tapé tout ce transcript à la main… Alors oui, il y a parfois des incohérences et des erreurs. Comme quoi, rien de mieux que d'écouter l'épisode plutôt que de le lire !

Tu cherches un passage précis ? La table d'écoute passe les transcripts de tous les épisodes au peigne fin.

Bienvenue dans cet épisode où je juge les 13 excuses que j'entends le plus souvent pour ne pas écrire. Je les juge de la plus fausse à la plus vraie, de celles qui sont une peur déguisée ou un mensonge confortable, à oui, ok, c'est une vraie contrainte. Bonne écoute. Moi c'est Sam, Ybelion de mon nom de plume. Je suis écrivain, coach ICF et j'ai créé Ose Écrire, un accompagnement pour celles et ceux qui veulent enfin accomplir leur rêve d'écrire un livre. Ce podcast a la même intention. C'est ton rendez-vous inspiration, discipline et passage à l'action. Et si ça te parle, abonne-toi, mets 5 étoiles et partage autour de toi. Parce que plus il y a de gens qui osent, plus d'autres oseront à leur tour. Allez, c'est parti et bonne écoute. Coucou les amis, je suis ravi de vous retrouver dans cet nouvel épisode de podcast. Encore une fois, en duo avec un écran. Alors ne vous embêtez pas si vous écoutez ça seulement dans vos oreilles, je vais tout prononcer à haute voix.

Donc voilà. Mais c'est simplement pour vous prévenir, vous pouvez aller en profiter, en vidéo, en direct sur YouTube. Vous verrez tout simplement le classement qu'on va faire ensemble aujourd'hui. À savoir, je vais juger les excuses pour ne pas écrire. Alors je vais faire un peu plus que les juger. Je vais évidemment porter mon regard de coach et d'écrivain dessus. L'objectif, je crois que c'est peut-être de un, de vous déculpabiliser. De deux, que vous vous sentiez moins seul. Parce que ces excuses-là, elles viennent à la fois de ce que j'ai connu, à la fois de ce que j'ai observé avec les auteurs que j'accompagne, à la fois de ce que j'ai observé avec les auteurs avec qui je discute sur Instagram, à la fois ce que j'ai pu observer avec tous les gens que j'ai eu comme ça une fois au téléphone. Bref.

Donc vous pouvez vous sentir moins seul. Voilà. Et trois, je dirais, vous aider à porter un regard peut-être différent sur ces excuses que vous vous dites peut-être. Voilà. Eh bien écoutez, c'est parti non ? C'est parti. Vous voyez, je suis en mode hiver là. J'ai un gros pull que j'adore et un petit bonnet. Hop, je vais faire mes petites manches là. Tac.

Je suis en train de vous perdre votre temps là. Je rigole. Allez, c'est parti. Le classement en direct, tes excuses pour ne pas écrire à la jauge. Pour chaque excuse, une seule question. Est-ce que c'est une vraie contrainte ou une peur qui se déguise ? Voilà ce qu'on va explorer tous les deux. Enfin, vous et moi quelque part. Voilà.

J'ai cru que j'allais éternuer. Du coup, je me suis retenu. Mais ça va le faire. J'en ai choisi 13. Voilà. J'avais plus le nombre en tête. Mais j'en ai choisi 13. Pourquoi ? Pourquoi pas ? Voilà. J'aurais pu en choisir 48 000. Mais non. J'en ai regroupé en... Il y en avait 13 qui m'ont parlé. En vrai, ça aurait pu... J'ai hésité à en rajouter deux autres sur cette session là. Mais je ne voulais pas faire un truc non plus qui durait maxi longtemps. Donc voilà. Écoutez, on va basculer direct dedans. Vous voyez. Alors, ceux qui m'écoutent, vous ne voyez pas. Mais je vais vous raconter. En gros, j'ai un petit curseur. Je peux mettre 0% ou 100% de peur déguisé, mensonge confortable à vraie contrainte. Et il y a le nom de l'excuse en haut. Donc je vais évidemment les lire à haute voix. La première excuse, c'est je n'ai pas le temps. Alors, je n'ai pas le temps.

Attention. Là où vous dites à merde, putain, ça me concerne. Je n'ai pas le temps, c'est... Il y a plusieurs niveaux de réponses sur j'ai pas le temps. Le premier niveau de réponse sur j'ai pas le temps, c'est que...

Déjà, il faut arrêter de dire j'ai pas le temps. Enfin, je dis il faut. Mais je vous encourage à arrêter de dire j'ai pas le temps. Et à basculer dans je n'ai pas pris le temps de... Je l'ai répété vraiment un nombre incalculable de fois. Mais quand vous basculez dans je n'ai pas pris le temps de... Vous adoptez une posture responsabilisante. Et donc, ça vous permet de vous mettre en face de... De simplement les rêves que vous avez envie d'accomplir. Parce que quand vous remarquez que vous n'avez pas pris le temps, par exemple, d'écrire votre livre. Mais que vous avez pris le temps de scroller un milliard de fois sur TikTok. Là, ça... Si vous voulez, ça vous permet de mettre de la conscience sur la dissonance entre ce que vous dites et ce que vous faites. Voilà. Ce que vous dites vouloir et ce que vous faites réellement. Donc, déjà, c'est le premier étage de j'ai pas le temps.

C'est pour ça que ça, c'est vraiment quelque chose qui me le ferait balancer dans peur déguisée, mensonge confortable. Parce que je pense vraiment que c'est un faux sujet. Pour quelle raison ? Je ne vais pas le mettre à 0%. Mais quand même vraiment orienté dans peur déguisée. Je vais mettre, je pense, en 10%. Donc, on est vraiment plutôt dans la peur déguisée. C'est qu'il y a effectivement des moments de vie où il n'y a pas le temps. On ne peut pas prendre le temps d'eux. C'est ça pour un tas de raisons. Mais si vous voulez, C'est toujours dans une logique de je choisis de ne pas prendre le temps d'eux. Et quand on choisit de manière consciente de ne pas écrire parce qu'on n'a pas envie de prendre le temps. Et parfois, c'est parce qu'on ne peut pas prendre le temps. Par exemple, je ne sais pas, on a une crise familiale, on doit gérer la crise familiale.

Bon, ben voilà. Ou alors, on est d'astreinte pendant deux semaines au boulot. On sait que ça va être l'enfer, puisque c'est la fin d'année et qu'on doit clôturer. J'en sais rien. On sait que pendant ces deux semaines, on va être off écriture. Mais en fait, quand on rentre là-dedans, si vous voulez, c'est une démarche responsabilisante de dire, ok, je choisis de ne pas prendre le temps d'eux. Et dans ce cas-là, c'est une vraie contrainte. Le temps peut devenir une vraie contrainte. Mais je vais être obligé de dire que quand même, dans la très grande majorité des cas, tous les gens que je vois et qui me disent « j'ai pas le temps », derrière, ça cache vraiment, vraiment autre chose. Et en vrai, ça cache quasiment l'entièreté des sujets qu'on peut retrouver quand on a envie d'écrire un livre. Ça peut être de la clarté d'intention, c'est-à-dire que le temps est un coupable idéal qui nous empêche de devoir faire un choix entre toutes les idées qu'on a.

Ça peut être un coupable idéal pour masquer le fait qu'on a des très fortes croyances limitantes sur le rythme d'un écrivain. Par exemple, on est convaincu qu'il faut avoir six heures de libre par jour pour écrire un livre, ou alors qu'il faut faire que ça de sa vie. Ça peut aussi cacher « j'ai pas le temps », tout simplement un manque de légitimité, donc une posture d'auteur qu'on s'autorise pas, des permissions qu'on se donne pas, etc. Le « j'ai pas le temps », c'est un peu le coupable facile que tu donnes quand tu sais pas trop quoi donner d'autre. « Ouais, mais j'ai pas le temps. » Ouais, ok. À d'autres. À d'autres. Et donc moi, à chaque fois, il me fait sourire ce « j'ai pas le temps ». Parce que je sais que s'il est dit, c'est pas par volonté de tromper ou volonté de se déresponsabiliser, c'est plus par un espèce de réflexe.

Genre tu dis « j'ai pas le temps » parce que ça te permet de pas regarder qu'il y a des vrais enjeux que t'as pas réglés et ça permet aussi de pas se sentir trop coupable. Et quelque part, c'est ça qui est terrible, c'est que cette sensation court terme de pas se sentir coupable, elle se paye à long terme en se sentant coupable. Et c'est pour ça que c'est très paradoxal, mais je le répète très souvent en ce moment, mais que la posture responsabilisante, elle est très déculpabilisante. Parce que quand on s'autorise la responsabilité, on se sent plus coupable à long terme. Et en fait, quelque part, on se sent même pas coupable à court terme parce qu'on se rend compte qu'à long terme, on le sera pas. Et c'est ça qui est très piégeux dans le « j'ai pas le temps » et c'est pour ça que je le trouve assez terrible, c'est qu'il masque réellement notre responsabilité.

et donc, il nous culpabilise. Dire « j'ai pas le temps », c'est extrêmement culpabilisant, je trouve. Donc, c'est pour ça que je le mets en peur déguisée. C'est principalement une peur déguisée. Il y a quelques situations où effectivement, c'est une vraie contrainte. Mais si vous voulez, le truc, pour quelle raison ? Je le laisse parce que je pense vraiment qu'il faut pas faire de généralité. C'est encore plus... Dans ma posture de coach, je ne peux pas me permettre de faire des généralités. Je passe mon temps à challenger les généralités. Quand j'entends un « jamais », un « toujours », je laisse tomber, je saute dessus comme un mort de faim.

Mais quand je vois, par exemple, j'ai reçu des autrices en podcast, elles, je peux en parler, mais j'ai eu aussi des coachés qui avaient des vies tellement remplies et pourtant qui arrivaient à écrire des bouquins. Et tu te dis « putain, mais c'est fascinant ! » Et parfois, c'est même quand on a moins le temps qu'on écrit plus. Parce que parfois, il y a aussi cette espèce de truc de « bon ben en fait, quand j'ai vraiment pas le temps, je me concentre vraiment sur l'essentiel. » Et tu retombes dans un truc purement instinctif de réflexe qui fait que en fait, tu vas à l'essentiel de ton écriture. Et donc, tu te connectes à vraiment ta pleine authenticité. Voilà. Voilà, voilà pour cette première excuse « j'ai pas le temps ». C'est parti. La deuxième. « Je ne suis pas légitime, je n'ai pas fait d'études. » Alors, là, vous voyez pas, mais je glisse le curseur quasiment à fond vers peur déguisée.

Et en vrai de vrai, je vais le mettre, je vais pas faire d'absolutiste, mais je vais le mettre à 1, tu vois. Je pense vraiment que ça, c'est la maxi peur déguisée. Et en fait, ça tient en une phrase. C'est même pas pour dire « Oh là là, arrête de t'échapper à tes études, etc. » C'est quelqu'un qui... Alors déjà, définissons études. À votre avis, quelles sont les études que fait un écrivain ? Alors déjà, là, vous vous rendez compte si vous avez cette excuse-là que vous n'êtes probablement jamais posé la question. Donc, vous vous dites « j'ai pas fait d'études », mais vous vous avez jamais demandé en fait quelle étude il aurait fallu que vous fassiez. Alors après, en creusant, on arrivera peut-être sur un baccal, des études de lettres, un doctorat en philosophie, j'en sais rien, plein de trucs comme ça.

Et en fait, j'ai envie de vous dire, et ça, c'est la pure vérité vraie, ça. Voilà, parmi les 8000 langages que porte notre Terre, je décide de cracher des faits.

Les gens ont passé, par exemple, 5, 6 ans, 7 ans, 8 ans en études où ils ont appris des trucs autour de l'écriture. Soit. Mais vous, pendant ce temps-là, vous avez fait un milliard d'autres trucs différents qui vous rend parfaitement unique et parfaitement reconnaissable parmi ceux qui ont fait des études de lettres. Donc, j'irais même jusqu'à dire que ne pas avoir fait d'études, c'est extrêmement différenciant, c'est extrêmement positif, ça nous fait sortir du lot.

Et voilà, c'est tout. En fait, ça tient simplement au fait que quand vous ne faites pas d'études de lettres, vous faites plein d'autres choses qui sont extrêmement passionnantes à raconter dans un livre. Voilà. Donc, j'aurais tendance, quand j'entends cette excuse, je n'ai pas fait d'études, à réagir en disant mais putain, bien joué mec, incroyable, c'est trop cool, tu n'as pas fait d'études de lettres, ça veut dire que tu as tellement de choses différentes à raconter par rapport à ceux qui ont fait ça. Et si vous voulez, c'est un peu un effet induit toujours des règles et du système. C'est que quand tu traces, et c'est un problème par exemple, je vais vous raconter de manière très pratico-pratique, moi j'ai fait une école d'ingé qui s'appelle Phelma, Grenoble INP, qui a une filière nucléaire. Il n'y a pas beaucoup d'écoles en France d'ingé qui parlent du nucléaire, il y en a plus maintenant, mais pendant très longtemps il n'y en a pas eu beaucoup.

Et donc, tu te retrouvais dans les boîtes d'ingé nucléaires avec beaucoup de gens qui avaient fait la même école. Sauf que ça, c'est dramatique à long terme, parce que tout le monde est dans le même moule, donc personne n'est capable d'apporter un regard différent sur ce qui est fait. Et ça, c'est extrêmement sclérosant à long terme. C'est très important d'avoir des regards différents, d'avoir des tonalités différentes, des couleurs différentes, des écoles différentes, des influences différentes. La différence, c'est exactement ce qui permet l'évolution. Et c'est pour ça que j'ai pas fait d'études, c'est une putain de bénédiction. Genre, c'est... Enfin, j'ai pas fait d'études de lettres, vous m'entendez, je suis pas en train de critiquer le système scolaire. Attention, me faites pas dire ce que j'ai pas dit. Mais c'est une bénédiction, en fait, parce que vous allez apporter un regard différent sur l'écriture. Vous allez aborder les règles de l'écriture d'une manière différente. Vous allez probablement en enfreindre beaucoup aussi, mais c'est tant mieux.

Il y a que les policiers de la sémantique, là, qui sont là, il faut surtout pas faire... C'est bien de connaître la règle, ok, comme ça, on l'a en conscience, mais on peut la briser en conscience. C'est peut-être le seul intérêt des règles, d'ailleurs, qu'elles existent pour qu'on les brise. Qui sait ? Bref, c'est trop cool de pas avoir suivi un chemin classique. Je sais pas, si vous avez fait 30 ans de maçonnerie, et bien vous avez 30 ans d'expérience en maçonnerie, et aucun écrivain ne pourra inventer ça. Voilà. Voilà, voilà. Donc ça, vraiment, je suis pas légitime, je n'ai pas fait d'études, je tombe pas dans l'absolutisme, et pour ça, pour moi, c'est vraiment la peur déguisée, as fuck. C'est un mensonge qui n'est d'ailleurs pas si confortable que ça au demeurant, parce que souvent, c'est... on sent qu'il y a une espèce d'injustice, de non-justesse, plutôt. Voilà. Vraie contrainte, j'y crois pas du tout.

À part, à part, tu vois, le seul cadre dans lequel ça pourrait être une vraie contrainte. C'est par exemple, vous me dites, ouais, je veux écrire un livre qui traite de, je sais pas, la migration des tichodromes en France. Alors, les tichodromes, je sais que ça existe, je sais pas s'ils migrent. Désolé papa, je sais que t'es fan d'oiseaux, mais déjà, je connais le tichodrome, c'est pas mal, je sais pas s'ils migrent. Mais bref, vous voyez ce que je veux dire.

Si vous avez envie d'écrire un bouquin sur l'ornithologie, évidemment que c'est quand même très très utile d'avoir des connaissances en ornithologie. Mais c'est le seul moment où là, quelque part, il y a une contrainte de connaissance. Voilà. Excuse suivante. Touc. Je regarde l'heure aussi parce que sinon, c'est un épisode qui va durer 45 000 ans et vous allez m'en vouloir. Excuse 3. Ce que j'ai écrit est nul. Putain, je sais pas si je vais en mettre beaucoup en vraie contrainte, je suis désolé.

En fait, celle-là, je regarde avec un regard très attendrissant les gens qui amènent ce sujet et n'y voyez aucune moquerie quand je parle des excuses, surtout. Je les comprends et je les entends, sincèrement. Ce que j'ai écrit est nul. Ça, pour moi, c'est une peur déguisée. Et encore une fois, je me rends compte que j'ai mis mensonges confortables mais en fait, c'est pas forcément confortable. Donc, si je devais changer un truc, je mettrais pas forcément de mensonges confortables. Ce que j'ai écrit est nul, c'est une vraie peur déguisée. Elle est douloureuse parce que très souvent, elle touche à la légitimité, à la posture d'auteur qu'on s'autorise pas et ça peut venir de très loin. Ça peut être un prof de français qui un jour vous a mis une bâche en disant mais vous n'êtes pas fait pour écrire des histoires. Ça peut être un parent, ça peut être un ami, ça peut être tellement de choses, un conjoint, une conjointe que c'est très difficile.

Elle est très difficile à verbaliser déjà parce que j'ai écrit est nul parce qu'il y a un vrai jugement de valeur. Et elle témoigne aussi de quelque chose du regard qu'on porte sur son propre texte parce que là, j'ai beaucoup parlé des autres mais il y a aussi le regard qu'on porte sur son propre texte. Ça peut être du perfectionnisme par exemple où ça peut être une incapacité à reconnaître qu'on fait du bon travail. Je ne le range pas dans la même catégorie que le perfectionnisme en vérité. Mais vraiment le fait de reconnaître qu'on est doué et qu'on peut se féliciter pour ce qu'on fait. Et ça, ça passe beaucoup dans l'accompagnement. Je le vois beaucoup dans les gens qui sont demandeurs de relecture de leur texte. Alors attention, je ne dis pas qu'il ne faut pas faire relire son texte. À mon sens, c'est une étape absolument cruciale et obligatoire dans un processus d'écriture.

Mais pour moi, ça arrive en seconde réécriture. C'est-à-dire, tu as fait ton premier jet, tu l'as corrigé, première réécriture, tu le montres à quelqu'un, deuxième réécriture et tu intègres les commentaires qu'on peut te faire. C'est crucial dans le processus d'écriture. Par contre, dans un premier jet, les gens qui me demandent de relire, je suis toujours très challengeant parce que derrière, j'entends le besoin de validation et de reconnaissance. Et je ne suis pas là pour valider ou vous dire oui, oui, ça ressemble exactement à ce que j'aurais envie de dire. Non, vous n'avez pas besoin de ça. Ce dont vous avez besoin, c'est de tirer les fils et de débloquer ce qui va vous permettre de vous dire ok, ce que j'écris, je peux en être fier, j'en suis content. Et pour corriger la phrase, ce que j'écris, c'est bien et ça mérite d'exister. Il y a aussi beaucoup de ça, d'autorisation d'exister, d'autorisation de briller, d'autorisation de mérite.

Voilà. Et le hint qui me... Parce que parfois, ces excuses-là, on ne les dit pas. Parce qu'il y en a qui sont durs à dire, comme je disais tout à l'heure. Le hint, c'est est-ce que tu vas relire mon texte ? Voilà. Ou j'ai besoin qu'on relise mon texte. Ok, attends, j'entends ta demande, elle est probablement légitime, mais dans quelles circonstances tu as besoin qu'on relise son texte ? Qu'est-ce que tu viens chercher ? À quel moment du processus d'écriture t'es ? Et tu vois, tout ça, ça permet de calibrer exactement au juste besoin de la personne. Pourquoi je commence toujours par un échange avec les gens avant de commencer à travailler avec eux ? Parce que dans cet échange-là, je suis capable d'identifier si oui ou non, je suis la bonne personne pour les idées.

Je fais de la bêta-lecture, tu vois, simplement je relis les textes, mais assez peu spontanément, tu vois, c'est assez rare. Il y a certaines circonstances quand je vois justement que ça peut être pertinent parce qu'il y a un aspect coaching quand même, mais si c'est simplement pour relire un texte quelque part, c'est pas ce qui me... Voilà, c'est pas ce qui me passionne le plus, tu vois, moi j'aime beaucoup plus interroger l'intériorité des auteurs, travailler sur cette posture, travailler sur ces croyances limitantes, ces blocages, ces injonctions. Bref, voilà.

Donc, ce que j'écris est nul, je le mets un peu moins en peur déguisée que celle d'avant parce que je pense qu'il y a certains cas, encore une fois, par exemple, quand tu te mets vraiment à écrire pour... Je sais pas, t'es un auteur établi, t'as une patte pour laquelle t'es connu, ton éditeur t'a acheté un texte qui est exactement dans la DA de ceux d'avant, oui, là, peut y avoir un truc de ce que tu écris n'est pas tout à fait comme ce que la personne a acheté, tu vois, que l'éditeur a acheté. Donc, c'est peut-être le seul cas, voilà, où tu pourrais te dire on peut porter ce genre de jugement, mais même là, même là, tu vois, je suis pas sûr que derrière, il n'y ait pas autre chose parce que, tu vois, on dit souvent que, en fait, c'est possible d'être bloqué sur un dixième livre, genre, t'en as écrit neuf et puis, il faut écrire le dixième dans la même vibe, sauf que la vie a changé, sauf que t'es plus la même personne, enfin bref, il y aura plein de choses et c'est ça qui est parfois challengeant.

Voilà, donc ce que j'écris est nul, je le mets très bas aussi, peut-être un petit peu moins bas, c'est un peu une intuition comme ça, je le mets un peu moins bas, mais voilà. Excuse 4, il me faut d'abord une méthode, une formation. Alors là, c'est très intéressant et là, je vais le mettre, je vous le dis tout de suite, je vais le mettre en 50%, c'est-à-dire que, ça peut être une peur déguisée ou une vraie contrainte. Il y a des gens, et c'est là que c'est génial, c'est que, en tout cas, sur internet, vous trouverez plein de gens qui font plein de choses différentes. Par exemple, si vous voulez de très bonnes formations en écriture, vous pouvez aller voir Cécile Duquenne ou Ingrid de J'écris un roman. Les deux sont d'excellentes formatrices et vous apporteront des acquis techniques absolument passionnants. Et si vous allez les voir de ma part, vous pouvez leur dire, c'est...

Voilà, je les adore. Elles sont d'ailleurs toutes les deux passées dans le podcast. Néanmoins, une fois cela étant dit, cela étant dit, encore une fois, moi j'ai une position très particulière sur la technique, je vais vous la partager. Et vous allez comprendre ce que je veux dire. pourquoi, à mon sens, c'est aussi très souvent une peur déguisée. Pour moi, la technique arrive en second rideau d'un processus d'écriture. Et là, je me place dans la position de quelqu'un qui aurait profondément envie d'écrire un livre et qui est bloqué depuis des années.

À mon sens, là, l'enjeu est toujours et très souvent personnel. On évite les toujours. Et très souvent personnel. Donc, le besoin n'est pas technique. La technique arrive en second rideau. La technique peut être utile une fois qu'on a démêlé le nœud personnel, là, oui, on peut faire un apport, etc. Mais très souvent, je suis très challengeant encore une fois sur les demandes techniques parce que, ok, j'entends le besoin technique, mais allons voir ce qui se cache derrière pour voir si, en fait, derrière, il n'y aurait pas un peu d'illégitimité, de procrastination active, de peur du regard des autres, de questions sur son organisation, de clarté d'intention, etc.

Et très souvent, c'est le cas. Combien ici, moi, je l'ai connu, pas dans l'écriture, mais dans d'autres domaines, combien ici ont, sur un domaine, acheté une, deux, trois, quatre formations, 18 bouquins et n'ont toujours pas réalisé le truc ? Et bien, ça, c'est un comportement qu'on connaît très souvent et qui fonctionne sur une espèce de motivation à un instant T, tu vois, où tu te dis, ah, ça, c'est bon, cette fois, j'écris mon livre, hop, tu t'achètes un nouveau bouquin, une nouvelle formation, motivation pendant deux semaines et après, il n'y a plus personne et en fait, comme tu n'as pas, comme tu n'as pas traité quelque part l'enjeu initial, et bien, tu retombes au point de départ. Et c'est hyper insidieux, en vrai, c'est hyper insidieux parce que tu as la sensation d'avancer, mais c'est comme si tu payais pour procrastiner, tu vois ce que je veux dire ? C'est terrible quand même, tu vois ?

Donc, c'est pour ça que, dans une très grande majorité des cas, alors maintenant que, tu vois, j'ai, avant, ça m'arrivait, de temps en temps, de renvoyer des gens directement vers de la formation, mais maintenant que mon message est quand même de plus en plus clair, que même moi, je suis de plus en plus clair, que ma position sur, typiquement, la formation d'écriture est de plus en plus claire, j'accueille beaucoup moins de gens qui me disent alors la technique d'écriture.

Et donc, en fait, je sais aussi que quand ça arrive, c'est très souvent des gens qui ont beaucoup raisonné avec ce que je disais, mais qui se cachent quand même pas mal derrière ce mensonge confortable de ils n'en savent pas assez. Et là, pour le coup, lui, c'est vraiment un mensonge confortable. Et puis, il y a un autre truc, parce qu'il y a le mot de formation, mais il y a le mot de méthode. Alors là, par contre, c'est genre, ouais, il me faut une méthode, il me faut une méthode. Non, non, ce qu'il te faut, c'est te regarder, toi, comprendre comment tu fonctionnes, mettre de la clarté sur tes intentions, sur ton rythme, ton identité, pour développer quelque chose qui te correspond à toi. Donc, une méthode qui te correspond à toi. Et vous pouvez aller écouter les, je ne sais pas combien, plus de 50 épisodes avec des invités qu'il y a, il n'y en a pas un qui a le même fonctionnement d'écriture.

Il y en a qui, alors je ne vais pas rentrer dans toutes les explications, mais si, remarque, je peux. Il y en a qui écrivent une fois par semaine, il y en a qui écrivent tous les jours, il y en a qui écrivent le premier geste sans le regarder. Il y en a qui, au contraire, font relire tous leurs chapitres. Il y en a qui écrivent, qui réécrivent les dix premiers chapitres pour s'imprégner des personnages et qui après finissent. Il y a un milliard de manières de faire en écriture. Il n'y a pas de méthode miracle. Et là, c'est un mensonge très confortable. C'est, en fait, je n'ai pas envie de me questionner, donc je me dis qu'il me manque une méthode. Frérot, je peux te lister les entièretés de toutes les méthodes et tu n'écriras quand même pas ton livre. Ou alors, ce qui peut se passer, c'est qu'à un moment, tu as de la chance, tu tombes sur une méthode qui est peu ou prou celle avec laquelle tu fonctionnerais.

Mais tu as vraiment envie de baser ton rêve sur un coup de chance. Combien de méthodes tu vas devoir payer avant de te rendre compte que c'est la tienne que tu dois développer ? Voilà. Donc ça, je le mets en 50%. Mais en fait, même je dirais que c'est moins que ça. Je mettrais peut-être en... Je pense qu'il y a... C'est une vraie contrainte dans genre 40% des cas. Je dirais non, mais moins que ça en vrai. Moins que ça. Mais après, je suis biaisé parce que forcément, j'attire aussi les gens pour qui ce n'est pas une contrainte. Donc je vais mettre 40. Je vais laisser 40.

Allez hop. Excuse 5. Putain, ça va être long. Désolé. Remarque qu'à la fin, je sais qu'il y en a certains qui vont se traiter vite. J'ai trop d'idées, je ne sais pas laquelle choisir.

Alors ça, c'est une peur déguisée à 0%. Enfin, c'est plutôt une vraie contrainte à 0%. Non, ça c'est une fausse excuse. Ça, carrément fausse excuse.

Même quand j'entends j'ai trop d'idées, je fais mais mec, trop bien, t'es quelqu'un de créatif, c'est incroyable. C'est incroyable, ça doit être trop bien d'être dans ta tête, tu vois. Donc non, j'ai trop d'idées, c'est trop cool. C'est trop cool. Ça veut dire que quand on va faire un révélateur tous les deux, t'auras plein de choses à me raconter et qu'on aura plein de fils à tirer pour mettre de la clarté sur les intentions que t'as envie de porter. C'est incroyable, j'ai trop d'idées. Et donc, ça c'est une vraie peur déguisée, c'est un mensonge confortable de se dire qu'on ne sait pas quoi choisir.

Alors attention, quand je dis ça, je le dis d'un peu de manière taquine, ça ne veut pas dire que ce n'est pas important. Ça ne veut pas dire que je sous-estime l'excuse et ce que ça peut porter. Ça peut porter des sujets très importants. Néanmoins, je pense que ce n'est jamais une vraie contrainte d'avoir trop d'idées. Au contraire, c'est une putain de force. C'est incroyable d'avoir trop d'idées. Le tout, c'est du coup de bien se poser pour savoir laquelle est importante. Et derrière, la plus grande croyance limitante que j'entends, c'est choisir, c'est renoncer. Alors que choisir, c'est préférer. Et là, on tombe sur la notion de priorisation, la notion de responsabilisation, la notion de congruence entre ce qu'on fait et ce qu'on dit, etc. Donc celle-là, on la traite rapidement, on ne met pas 0% parce qu'on n'est pas absolutiste, mais voilà. Hop, excuse 6, ce n'est pas le moment.

Là, ça rejoint un peu la question du temps, mais là, pour le coup, elle est très orientée sur ce que j'expliquais quand on dit j'ai pas le temps. il y a des moments effectivement, ce n'est pas le moment.

Comment le repérer ? Comment c'est vraiment une vraie contrainte ? Genre, c'est pas le moment. Je pense que ce qui définit si c'est vraiment pas une contrainte, c'est la temporalité sur laquelle c'est pas le moment. Si tu me dis c'est pas le moment, là pour moi, c'est un mensonge confortable. Si tu me dis c'est pas le moment ce mois-ci, mais ça sera le moment le mois prochain, là, on peut être sur une vraie contrainte. Et encore, je la challengerai probablement un peu. Ça dépend évidemment avec quoi t'arrives. Par exemple, si ça fait 20 ans que t'as ce livre en tête, que ça fait 20 ans que t'essaies, que ça fait 20 ans que c'est pas le moment, eh vas-y, viens pas m'expliquer que là, c'est pas le moment, tu vois, quelque part. Parce que si tu tombes sur moi et tout ce que je raconte, c'est probablement que ça tourne beaucoup dans ta tête en ce moment, justement.

Donc, c'est pas le moment, voilà. Moi, je m'arrêterais sur est-ce que c'est est-ce que tu peux le fixer dans le temps ? C'est-à-dire, ok, c'est pas le moment ce mois-ci. Et donc, ça sera le moment à telle période. Et là, et là, s'il vous plaît, si vous dites ça, c'est entre vous et vous-même. Ça ne me concerne pas. Mais, tenez votre parole. Voilà. Si vous vous dites c'est pas le moment ce mois-ci, mettez-vous 18 rappels dans votre agenda de vraiment c'est le moment. Écrivez-vous une lettre en disant, voilà, là, on est le 26 octobre, j'ai dit que ça serait le moment le 26 novembre. Donc, voilà, là, tu vas relire la lettre, tu seras le 26 novembre pour probablement que tu auras la frousse et que tu auras encore envie de dire que c'est pas le moment. Mais à un moment, il faudra que tu sautes. Et donc, c'est ça, le piège insidieux de c'est pas le moment.

C'est que, effectivement, ça peut être une vraie contrainte. Mais, c'est une vraie contrainte que si elle est fixée dans le temps et qu'il y a un moment où on saute quand même dans le vide. Et attention, quand je dis on saute dans le vide, c'est évidemment quand on saute dans le vide de un, qu'on remarque que le filet apparaît et de deux, qu'en fait, on a des ailes dans le dos et que le filet, on n'en a pas besoin. Donc, c'est pas le moment, c'est... ça peut être une vraie contrainte, mais j'y suis très attentif. J'y suis très attentif. Voilà. Et, quelque part, c'est normal aussi. Tu vois, il n'y a pas de... Là, encore une fois, le discours n'est pas du tout culpabilisant. Au contraire, mon invitation, elle est à vous responsabiliser. de dire, mettez-vous une date. Vous verrez à quel point ça vous aide de mettre une date et à quel point ça vous permet de vous autoriser quelque chose que ça fait peut-être 20 ans que vous ne vous autorisez pas.

Parce que quand ça fait 20 ans que tu ne t'autorises pas quelque chose et que tu te retrouves au bord du précipice et que tu dis ok, je vais peut-être sauter.

Quand tu dis c'est pas le moment, en fait, c'est... Par exemple, on est le 26 octobre. Je dis c'est pas le moment, ça le sera le 26 novembre. Eh bien, ça laisse un mois à mon petit cerveau très bien fait pour me faire la liste entière de toutes les raisons pour lesquelles j'aurais absolument pas du tout envie et pas besoin d'y aller. Et le cerveau est très fort pour nous faire cette liste-là. Renforcer le statu quo, nous laisser dans les croyances limitantes avec lesquelles on a grandi et nous laisser dans la zone de confort. Parce que nos croyances limitantes, elles peuvent être limitantes, elles peuvent être même parfois toxiques quand on commence à mettre le doigt dedans ou la conscience dessus. Mais, mais, mais, mais, mais, elles sont confortables. C'est-à-dire qu'elles nous apportent quelque chose. Voilà. Et je peux citer mon exemple. par exemple, j'ai un driver qui fait des efforts extrêmement forts.

Quand j'avais pas de conscience dessus, c'était quelque chose dont je me servais pour procrastiner. C'est-à-dire que, par exemple, je reprends l'exemple avec l'écriture, premier univers de fantaisie, Vvistoh, j'avais inventé notamment un pays, il y avait 300 cantons et j'avais donné un nom à ces 300 cantons et j'avais trouvé un animal totem pour ces 300 cantons. Là, j'étais, ça satisfaisait énormément mon driver fait des efforts. Mais cette croyance que j'avais que tout projet nécessite une quantité d'efforts extrêmes m'éloignait de la simplicité qui était à côté le fait de se mettre à écrire mon premier chapitre. Alors attention, je parle de simplicité parce que c'est plus facile d'écrire une ligne du premier chapitre que d'écrire un tableau Excel avec 600 entrées. Mais, évidemment, c'était infiniment plus dur pour moi d'écrire cette première ligne. Je ne sais pas si vous faites la liaison avec ce que j'essaie de vous partager. C'est que cette croyance fait des efforts, elle était extrêmement confortable pour moi parce que c'était ce que je connaissais et elle me permettait de rester dans ce que je connaissais, donc de rester dans l'identité que j'avais et de ne pas aller challenger la peur que représentait la première ligne de ce chapitre-là.

Elle me protégeait en quelque sorte cette croyance limitante. Et il n'y a que quand j'ai mis des mots dessus que, évidemment, le reste est débloqué. Voilà pour le petit partage. Donc, ce n'est pas le moment.

Allez, avec le truc de la contrainte temporelle, je vais mettre un 60%. C'est une vraie contrainte, mais c'est vraiment si et seulement si, c'est limité dans le temps et si et seulement si, quelque part, vous tenez l'engagement que vous prenez avec vous-même. Vous voyez ? Et le piège, vous le connaissez, je ne sais pas pourquoi j'y pense que maintenant, mais les bonnes résolutions. C'est-à-dire que quand vous dites, voilà, par exemple, là, on va être bientôt à la période où on va commencer à se dire les bonnes résolutions de 2027.

On est le 26 octobre, tu as déjà l'idée d'une bonne résolution le 1er janvier 2027. Frérot, gagne du temps, commence maintenant. Tu t'auras gagné deux mois et demi. Bon, ben voilà. Vous voyez à quel point le « c'est pas le moment », il est insidieux. parce qu'en plus, parce qu'en plus, vous savez très bien comment ça se passe les résolutions du 1er janvier. Moi le 1er, on en fait un paquet, toujours. Et on n'en tient pas beaucoup.

Voilà pour cette excuse-là. Excuse 7, c'est trop douloureux à revivre. Là, on est sur vraie contrainte, vraie contrainte. Je ne mets pas 100%, parce que parfois, ça peut être un petit peu ça peut être parfois une peur déguisée, une peur de revivre. Par contre, c'est parfois un vrai enjeu. à mon sens, là, c'est aussi la rôle du coach d'être très clair sur ça. Une question que je pose beaucoup aux gens qui viennent, notamment quand c'est dans des ambitions où on retrouve en filigrane un peu la guérison ou le côté un peu thérapeutique. Évidemment, je ne suis pas thérapeute. Donc ça, déjà, première chose. La grande différence, le thérapeute, par exemple, le psychothérapeute, le psychologue, va adresser le passé, va guérir le passé. Le coach, mon but, c'est d'adresser le futur, donc d'aller atteindre un état désiré par l'action. Et donc, tout le passé n'est qu'une ressource de levier, d'identification de croyances, de système de valeurs, etc., qui nous permet d'aller adresser un futur.

Et une question que je pose souvent, c'est, ok, j'entends tout ce que porte ce livre, j'entends que c'est compliqué pour toi parce qu'il y a beaucoup d'émotions. Est-ce que toutes ces émotions, tu es prête à les retraverser ? Alors évidemment, dans un cadre sécurisé, je serai là, je suis à ton écoute, je serai disponible, mais est-ce que tu es prête à les retraverser ? Parce que je ne pourrais pas le faire pour toi et parce que si tu ne te l'autorises pas, probablement que tu n'iras pas tout à fait là où ton livre a besoin de t'emmener et là où tu as profondément envie et besoin d'aller. Donc, c'est pas du tout une excuse. En tout cas, je ne la prends pas du tout à la légère et je ne la prends pas du tout avec le même ton taquin, même si celles d'avant que je prends avec un ton taquin sont aussi importantes. Je pense que ces trous douloureux à revivre peuvent être une vraie contrainte et que c'est aussi ok de s'écouter sur ça.

Maintenant, il y a aussi un moment où on sent que ok, ça va être douloureux, mais on se sent prêt. Et attention, c'est là que la différence se fait, c'est que je ne demande pas aux gens de ne pas avoir d'émotion, de ne pas avoir peur, de ne pas avoir de tristesse, de ne pas avoir de colère. Au contraire, je leur demande juste est-ce que vous êtes prêt à le traverser ? Parce que, évidemment, si les gens n'avaient pas besoin, enfin, ils n'auraient pas besoin de moi, quelque part. Ils n'auraient pas besoin de quelqu'un qui les accompagne pour les traverser, justement. Mais le prérequis, c'est qu'il faut qu'ils soient prêts à traverser parce qu'ils aient envie de traverser plutôt qu'il faut parce que je ne pourrais pas les faire traverser tout seul. Je ne peux pas traverser à leur place. On est toujours dans une démarche d'autonomie, de responsabilisation, d'incarnation de la personne qu'on a envie d'être.

Excuse 8, ma santé ou celle d'un proche ne me le permet pas. Là, c'est l'exemple en plus médical d'avant. Là, je mets 100% vraie contrainte. On pourrait débattre en disant celle d'un proche, non. Je pense que là, par exemple, je vais vous donner un exemple de quelqu'un qui serait en burn-out. Typiquement, quand quelqu'un est en burn-out, on ne doit pas le pousser à l'action. C'est-à-dire que c'est quelqu'un qui, sous l'action, a été mis en surchauffe et s'est arrêté. Le moteur a explosé. Donc, tu ne vas pas coacher quelqu'un qui est en burn-out parce que le but du coaching, comme je l'ai dit, c'est de mettre en action. Quand quelqu'un arrive avec des enjeux comme ça de santé ou de burn-out, là, je suis très doux et c'est important de rappeler ce cadre-là. Et c'est important de ne pas se sentir coupable, par exemple.

Et donc là, vraie contrainte. La santé peut être une vraie contrainte quand elle ne permet pas la mise en action. Je le dirais comme ça.

Parce qu'après, on pourrait dire, et attention, c'est un sujet un peu touchy, donc je le prends avec des pincettes. Ne m'en voulez pas si ma sémantique est parfois maladroite. on pourrait dire, oui, par exemple, j'ai une maladie très grave, je ne peux pas écrire. Et bien, le truc, c'est que, au contraire, je pense que parfois, la maladie très grave, mais qui ne nous empêche pas l'action, peut être un déclencheur très fort et une source de, ok, non, en fait, il faut absolument que j'accomplisse mon rêve. Et ça m'est arrivé deux fois, très exactement. et c'est très touchant de voir l'énergie avec laquelle ces gens-là écrivent. Il y a un truc de... En fait, il y a un truc que tu ressens d'urgence vitale, mais, tu vois, je ne fais que la ressentir, je ne peux pas la comprendre parce que je ne suis pas dans cette urgence vitale. Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire.

C'est quelque chose que tu sens, mais que tu ne peux pas vraiment comprendre parce que toi, tu n'es pas face à ça. Et donc, là, tu te retrouves avec des gens qui avancent hyper vite, des gens qui sont hyper réactifs, qui foncent et qui traversent des choses que parfois, ils se sont refusés de traverser pendant des années. C'est réellement très touchant. donc, voilà.

J'ai quand même du mal à mettre pas vraie contrainte de la santé quand c'est apporté comme ça, tu vois. Je pense qu'après, il y a aussi, tu vois, si on pouvait, on mettrait 98% parce que c'est aussi une histoire de sentir comment la personne utilise cette phrase, par exemple. Est-ce que ce n'est pas déformé pour se camoufler derrière ça, pour camoufler une peur ? Dans la majorité des cas, quand les gens, je ne sais pas, quand quelqu'un te dit je suis en burn-out, tu ne vas pas lui dire excuse-moi, je ne pense pas en fait parce qu'énergétiquement, je ne le sens pas trop. Non, parfois, il faut savoir aussi accueillir simplement et je pense que c'est important dans un processus humain de faire confiance aussi à la personne que tu es en face de toi. Voilà. Hop. Je dois d'abord construire mon univers, faire mes recherches. Hop. Mensonge confortable. Ah, donf. Ah, donf. Allez, je mets 5% parce qu'il y a effectivement, parfois, des romans historiques, par exemple, qui nécessitent de la recherche.

Mais en vrai, la plupart du temps, et attention, je ne parle pas de quelqu'un qui aurait découvert son rythme à force d'écrire des bouquins et qui sait, par exemple, qu'il a besoin de faire des recherches pendant 6 mois avant de se lancer pleinement dans l'écriture. Il y en a, vous pouvez aller voir l'interview, par exemple, c'est qui ? Emma, qui partageait ça. Je crois que... Éteint, mince, j'ai mâché son nom. Ah, mais l'épisode n'est pas sorti encore, c'est pour ça. Je ne vous dis rien, du coup.

Bref, c'est un putain de mensonge confortable, la vérité. Je dois d'abord construire mon univers, c'est exactement ce que j'ai raconté avant. Je dois d'abord trouver les 300 noms et les 300 animaux totems de mon super pays de fantasy alors que l'histoire se passe dans un canton. En fait, frérot Sam, t'aurais pu simplement trouver le nom et l'animal totem de ce canton-là et écrire ton histoire. Mais non, il fallait pour la cohérence, non, procrastination active à donf, ça, je suis toujours très challengeant sur construire l'univers. C'est toujours au juste besoin et au juste besoin de l'histoire. On est là pour écrire des histoires, pas pour faire des encyclopédies. Attention, si vous voulez faire une encyclopédie, trop cool. D'ailleurs, j'adore les encyclopédies, il y en a plein dans mon décor. Vous voyez, des encyclopédies d'animaux, il y a des encyclopédies de donjons et dragons, j'adore les encyclopédies. Je rêverais de faire une encyclopédie avec des monstres que j'aurais inventés d'ailleurs.

Et d'ailleurs, j'en ai inventé plein, je ne sais pas, il y a plusieurs épisodes de podcast où je montre les monstres que j'ai décidé quand j'étais petit. Genre, il y a le... Comment il s'appelle déjà ? Le... Le Glutamac ? Je ne sais plus. Il y en a comme ça. Attendez, il faut que je le retrouve parce qu'en fait, ils sont sous mon tapis.

Je vous dis juste comme ça. Allez, là. Voilà, le Glumaturm. Après, il y avait le Fourmata, le Loubracatine, l'Araguritoriricarito, d'accord, l'Etalatus, le Brouillata. Voilà. Bon, bref, il y en a des tannes. J'en ai dessiné un paquet. Je vous laisse imaginer l'imagination débordante avec laquelle je grandissais. Donc ça, maxi-excuse, maxi-mensonge.

Je préfère garder ça pour moi. Ça, vraie contrainte. Mais, contrainte est mal choisie. Je vais mettre à 90%. Ça peut être une excuse, mais en fait, c'est pas le sujet, en fait. Cette excuse-là, je l'ai gardée justement pour parler un peu du hors-sujet que ça peut être. Parfois, en fait, le sujet, quelque part, c'est...

De toute manière, on publie et on partage un livre qui est écrit. Donc la première étape, c'est de l'écrire. Donc c'est à ce moment-là que du coup, je préfère garder ça pour moi. Je pourrais le mettre en full peur déguisé. Mais si je prends le processus d'écriture entier, oui, une fois que le manuscrit est écrit, on peut dire, oui, vraie contrainte, je n'ai pas envie de le partager. Mais, pardon, désolé, j'ai eu un... un relant de ma tisane.

Et en fait, je vais changer d'avis. Je vais prendre le je préfère garder ça pour moi comme une excuse pour ne pas écrire. Et donc dire, non mais je n'écris pas parce qu'en fait, je sais que je vais garder ça pour moi. Du coup, là, c'est plutôt un mensonge confortable. On va le mettre vers les 33%. Voilà. Parce qu'effectivement, ça peut être le cas et parfois, tu peux dire, non mais en fait, voilà, je suis content, je n'écris pas parce qu'en fait, je préfère garder ça pour moi. Donc, ça n'a pas vocation à être un livre ou voilà, bref, tout ça. Et parfois, c'est un truc en disant, mais à quoi bon écrire si de toute manière, je le fais pour moi ? Mais sauf que c'est mélangé un peu tout, tu vois. Ce n'est pas le sujet pour l'instant. Est-ce que tu as envie... Tu vois, je m'arrêterai à des questions fermées, genre, est-ce que tu as envie d'écrire un livre ?

Oui, non, ok. Si c'est oui, dans ce cas-là, bah, écris-le et tu verras après, tu vois. Voilà. Donc, je préfère garder ça pour moi.

Je ne sais pas... Ça peut être une contrainte, mais en vérité, voilà, vous m'avez compris. Tu m'as compris, comme disent... J'avais un ami corse qui faisait comme ça, genre, à chaque fois qu'il disait un truc, mais il sait qu'il ne finit pas sa phrase. Tu vois très bien de quoi je parle. Il te regardait comme ça, tu m'as compris. Il faisait un signe de clé qui se tourne, tu vois. Genre, tu m'as compris, clac, la clé qui tourne et qu'on lance. Bref.

Ce n'est pas grave si je ne le fais pas. Bah, écoutez, ça, oui. Bah, écoute, tant mieux. Je le mets en vraie contrainte. Eh, mec, trop bien. Eh, t'as pas besoin de te prendre la tête, du coup. C'est pas grave si tu le fais pas. Mais let's go, en fait. Tu peux te libérer grave d'espace mental. C'est incroyable.

Ça, c'est un peu la technique que j'aborde quand je sens que certains ont une importance. Enfin, un, deux, trois, pardon. quand le rêve d'écrire a pour certains une réelle importance, mais qu'ils disent genre, non, non, mais c'est pas grave si je le fais pas. Et du coup, je suis là, ben mec, trop bien en fait. C'est incroyable. Ça veut dire que tu peux te libérer tout l'espace mental que c'est de vouloir écrire un livre. et la vérité. Et la vérité, en vrai, c'est généralement quelqu'un qui est capable de verbaliser que c'est pas grave s'il le fait pas. C'est que c'est réellement le cas. En tout cas, c'est un peu ce que j'ai pu observer. Et en vrai, je le dis vraiment sincèrement, genre, tant mieux. Si tu vois, tu te dis genre, dans un an, j'ai pas écrit mon livre et que t'es OK avec ça, et quelque part, quelque part, tant mieux, tu vois.

Mais attention, faut pas tout mélanger. Je suis pas en train de dire... En fait, faut pas le voir, pardon, je vais reformuler. Il faut pas le voir en disant si j'ai pas fini dans un an. C'est pas ça. C'est si dans un an, je suis au même point qu'aujourd'hui, qu'est-ce que je ressens ? C'est sur ça qu'il faut s'arrêter. Tu vois ? Et là, ça donne une très très forte indication. Parce que je vais replacer l'église au milieu du village. La deadline, par exemple, j'aurais fini dans 8 mois, parce qu'à Ose Écrire, je travaille 8 mois en moyenne, j'aurais fini dans 8 mois. Ça veut pas dire que t'auras le dernier point final dans 8 mois. Tu auras peut-être un petit peu avant, un petit peu après. Mais c'est une première deadline pour ancrer le rêve dans la réalité. Donc ça devienne un objectif et ensuite, quotidiennement, pouvoir se dire OK, vis-à-vis de mon objectif, quel petit pas j'ai envie de faire pour me rapprocher de cet objectif ?

Et donc, la vraie question pour savoir si ce n'est pas grave si je le fais pas est une vraie contrainte ou pas, c'est de se poser OK, si dans un an, on se rappelle et que tu es au même point, qu'est-ce que tu ressens ? Si c'est rien, écoute, banco, frotte-toi les mains, ça veut dire que tu peux faire un milliard d'autres trucs et ne te prends pas la tête avec l'écriture ou alors, si tu as comme ça un petit peu de temps vite fait, vas-y, fais-le. Par contre, si la réponse, elle est, franchement, ça me ferait grave chier de ne pas avoir avancé et parfois, c'est même plus virulent que ça, c'est hors de question, je ne peux pas en fait, ça doit être écrit. Tout ça, tu vois, c'est une identification extrêmement cruciale de l'importance qu'a le projet et c'est pour ça que c'est très très important comme question. Si dans un an, tu es au même point qu'aujourd'hui, qu'est-ce que tu ressens ?

Et si là, la réponse, c'est pas grave, bah écoute, tant mieux. C'est pour ça que, en fait, c'est une phrase tellement forte qu'il y a peu de gens pour qui c'est vraiment important qui l'utilisent comme une peur déguisée ou un mensonge confortable. Donc, c'est pour ça que je le mets à plutôt une vraie contrainte à 80%. L'avant-dernière, j'ai trop de fautes.

Peur déguisée, à balle mon frère ou ma soeurette. Pour quelle raison ? Parce qu'on est écrivain, pas correcteur. Ça s'arrête là, période. Je pourrais arrêter le truc là. Voilà, on n'est pas correcteur, en fait. Fais des fautes d'orthographe. Éclate-toi, enfermé. Donne du travail à la correctrice après.

Je peux comprendre l'importance que ça a pour certains, mais très souvent, c'est... ça témoigne peut-être d'un perfectionnisme et d'un enjeu de lâcher prise. Et moi, du coup, c'est plus sur ça que j'aurais envie de travailler. Je suis très content quand quelqu'un me dit « je fais trop de fautes ». Ça veut dire que, tu vois, il y a tout de suite un premier fil que tu peux attraper pour tirer et voir ce qui se cache derrière. Parce que « fais trop de fautes », il y a plein de choses. Ça peut être « j'ai peur du regard qu'on va porter sur mon texte » parce que ma prof de français, elle était tellement accro aux fautes et je disais en connaissance de cause en prépa, le prof de français, c'était « trois fautes, tu prenais moins un point », je crois. Ou alors, c'était « tu prenais moins trois points », non, c'est quand même pas.

Mais bref, en gros, tu te faisais ramasser sur les fautes d'orthographe. Oublier un accent circonflexe, c'était déjà une faute d'orthographe. Donc, on n'est pas sur... Voilà, c'était vraiment, il fallait avoir une orthographe impeccable. Mais, eh vas-y, je suis écrivain, je ne suis pas correcteur. Donc, maintenant, j'ai totalement lâché prise sur ça. Mes premiers jets, bourrés de fautes. Et parfois, des fautes qui t'arrachent les yeux, tu vois. Mais moi, du coup, ça me fait trop rire. Et là, je le dis, putain, je ne l'ai jamais fait, mais je devrais screenshot toutes ces fautes-là et en faire, ça me ferait un tableau incroyable. Ça serait incroyable. Ouais. Attends, ça, je vais peut-être le faire parce que ça a déculpabilisé beaucoup les gens aussi. Mais d'ailleurs, si vous avez regardé l'épisode de la semaine dernière, vous avez mes textes en direct, je suis sûr, je n'ai pas regardé quand on était en direct, mais je suis sûr qu'ils étaient bourrés de fautes.

J'en suis convaincu parce que je ne fais pas attention. Quand j'écris en mode instinctif comme ça, je ne fais pas attention à l'orthographe. Voilà. Et d'ailleurs, si, je me rappelle, on avait parlé, il y avait de la syntaxe qui n'était pas bonne du tout. Bah ouais, c'est normal. Donc ça, c'est pas du tout une vraie contrainte. Je fais trop de fautes. À part, si tu veux écrire un livre sur l'orthographe, mais vas-y, encore, tu vois. Un livre technique, j'entends. Genre, si tu es le rédacteur du Bescherelle, oui, là, peut-être que ça peut être une vraie contrainte. Mais qui ici, qui ici, veut écrire le Bescherelle ? Hein ? Voilà. Qui vient de me voir ? J'ai un Bescherelle d'ailleurs dans mon décor. Je ne sais pas si vous le voyez. J'ai des Bescherelle de conjugaison et de grammaire qui sont là-bas. Mais je crois qu'ils sont hors cadre. Bref, ça me fait marrer. Je ne les ai pas rouverts depuis un bail.

Oh là là. Et dernière excuse, j'ai passé l'âge, c'est trop tard. Je vais dire un truc horrible. Mais c'est une vraie contrainte si tu es déjà dans la tombe, tu vois, quelque part. Mais sinon, c'est un mensonge confortable. En vrai.

J'exclus les cas, voilà, où tu n'es plus capable de réfléchir, d'écrire. Bref, j'exclus ces cas-là. Mais pour moi, c'est une vraie excuse. Trop jeune, c'est pareil. Trop jeune, tu as accès à une instantanéité et à une vision de la vie qui est totalement différente de quand tu es vieux. Et quand tu es vieux, tu as accès à une sagesse et à une vision rétrospective de tout ce que tu as vécu qui est totalement différente. Écrire quand on est jeune, écrire quand on est vieux, c'est passionnant. Faites-le, quel que soit l'âge que vous ayez, écrivez, vraiment. Donc ça, je clôturerai comme ça. Celle-là, c'est un beau mensonge confortable pour ne pas se mettre à agir en se disant, bon, de toute façon, voilà, je ne l'ai pas fait, ça ne sert à rien, c'est trop tard. Non. Non, non, non, non, non, il n'est jamais trop tard. Il n'est jamais trop tard. Le meilleur moment, c'était peut-être hier.

Le second meilleur moment, c'est aujourd'hui. Et le... Et c'est tout. Voilà. C'est tout. Il n'y a pas de demain. Est-ce que là, on retombe dans le... Ce n'est pas le moment aujourd'hui. À d'autres. À d'autres. Voilà. Hop, voir le verdict.

T'as, c'est marrant. C'est marrant, du coup. Ouais, ok. ça me plaît bien. Ma santé, c'est pas grave si je le fais pas. Donc là, tu vois, on retombe vraiment sur c'est trop douloureux, c'est pas le moment. Ouais, on retombe vraiment sur un peu les deux choses, en fait, qui font que c'est pas le... C'est des vraies contraintes. C'est l'état de santé et l'état émotionnel et l'état d'intention. C'est-à-dire si ton intention personnelle dans ta vie ce n'est pas d'écrire un livre, bah là, oui, c'est une vraie contrainte, tu vois. Dans le sens, ok, bah c'est ok en fait, tant mieux, tant mieux. Mais tout le reste, voilà, j'ai été plutôt sévère en vrai. Ah, c'est marrant. J'aime bien, j'aime bien l'idée. Je vais me faire un petit screenshot pour pas oublier tout ça. Bon, moi, je suis en train de filmer le truc, je suis complètement débile, moi. C'est pas grave, je fais quand même mon screenshot.

Le petit démon que je suis. Magnifique. Écoutez, j'ai été ravi de faire cet épisode sur les excuses, les 13 excuses de l'écriture, de la plus fausse à la plus vraie, quelque part. Donc, de celle qui est une peur déguisée, un mensonge confortable qu'on a vu, qui n'est pas toujours confortable et ce qui peut être une vraie contrainte. Et écoutez, c'était passionnant, je vous souhaite une très bonne journée, soirée, bref. Vous êtes le meilleur et surtout une très jolie écriture. C'était Ybelion, je vous fais des bisous et surtout, Ose Écrire. Merci. Merci d'être là, épisode après épisode. Si ce podcast t'inspire, t'aide ou te met du baume au cœur, t'abonner, mettre 5 étoiles et le partager, c'est le meilleur moyen de m'aider à toucher le plus de gens qui ont un livre en eux. Parce qu'après tout, plus il y a de livres écrits et mieux le monde se porte. A très vite. Ose Écrire.